- il y a 10 heures
Ce mardi 3 mars, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, Paul Marcel, co-fondateur de L'Atelier des Options, Guillaume Gérino, directeur de la gestion de Carlton Sélection, Frank Benzimra, responsable de la stratégie Actions en Asie chez Société Générale CIB, Vincent Lequertier, responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave, et Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:02BFM Business présente Good Morning Marquette
00:07Etienne Braque qui se dépêche d'arriver dans le studio. Bonjour Etienne, Good Morning Marquette.
00:12Dans un instant on va revenir sur les cours du gaz qui repartent.
00:15Oui les cours du gaz qui repartent très clairement de l'avant après une hausse de plus de 30%
00:18hier soir à la clôture.
00:20C'est un plus 20% ce matin pour le TTF, c'est la référence en Europe.
00:24Le mégawatt-heure qui repasse au-delà des 50 euros.
00:27On est sur des plus hauts de mai dernier et ça, ça inquiète beaucoup parce que ça rappelle des mauvais
00:31souvenirs.
00:32Ça rappelle 2022, la guerre en Ukraine.
00:34Alors on était monté au-delà des 300 euros sur les cours du gaz en Europe.
00:37On en est pour l'instant encore très loin puisque nous sommes à 50 euros.
00:41Mais quand vous regardez les cours du pétrole également qui sont au-delà des 80 dollars ce matin, les cours
00:45du gaz,
00:46eh bien le marché s'inquiète d'un retour de l'inflation.
00:49Ce qui ne serait pas neutre puisque les marchés sont portés depuis des semaines, des mois même maintenant par les
00:54baisses de taux.
00:55Et forcément, si demain vous avez plus d'inflation, les banques centrales vont mettre un peu plus de temps pour
01:00baisser leurs taux.
01:01Ce qui a notamment fait remonter le marché obligataire.
01:03Réaction très intéressante.
01:05Vendredi et hier matin, le marché est revenu sur les souverains, sur les dettes d'État en se disant
01:10c'est un produit qui est liquide, qui est safe, on peut sortir, rentrer comme on veut et puis on
01:15va se mettre à l'abri sur ce type de produit.
01:17Bah oui, mais sauf qu'en fait, si demain il y a plus d'inflation, forcément ça aura un impact
01:20sur les taux longs.
01:21Et donc vous avez le 10 ans américain qui a pris un peu plus de 10 points de base hier,
01:25quand le 10 ans français est ce matin à 3,3%.
01:27Nous étions hier matin à 3,2%, donc on est quand même sur des mouvements assez importants sur cette classe
01:32d'actifs.
01:33Comment on réagit ce matin les marchés asiatiques ?
01:34C'était compliqué, notamment pour la bourse de Séoul qui était fermée hier et donc qui a rattrapé son retard.
01:40Moins 7% quand même ce matin pour la bourse de Séoul à cause notamment de deux grandes valeurs.
01:44Deux grandes valeurs qui ont porté cet indice sur des plus hauts historiques.
01:47On était quand même ces derniers jours sur une hausse de 30% entre le 1er janvier et fin février
01:52et 30% en deux mois.
01:53C'était quand même assez anormal et là, retour de bâton très violent avec moins 11% pour SKNX qui
01:59gagne néanmoins toujours plus de 30% depuis le début de l'année.
02:02Quand Samsung a perdu quasiment 8% du côté de Tokyo après une baisse de 1,3% hier, on
02:07a l'ONIKEI qui a cédé plus de 3% ce matin à la clôture.
02:11On a entendu la cloche il y a un instant. La tendance ce matin à l'ouverture des marchés, ça
02:17s'ouvre comment, Étienne ?
02:18Dans le rouge, après une baisse de 2% hier, c'était la plus forte baisse en l'espace de
02:227 mois pour le CAC 40, de 17 précisément hier soir à la clôture.
02:25On est sur un recul de 1,2%. Le CAC 40 qui perd les 8300 points.
02:318289 points à l'ouverture pour le CAC 40, 1,2% pour l'Eurostoxx 50 qui s'éloigne gentiment
02:38des 6000 points
02:38puisque nous sommes à 5917 points pour cet indice large européen.
02:43L'Oréal, Veolia et ArcelorMittal sont les plus fortes baisses à l'ouverture.
02:46Trois valeurs qui cèdent 2,6%.
02:48Et puis à l'inverse, Total Energy continue d'être sur des plus hauts historiques.
02:53Hier soir, la valeur était au-delà des 73 euros.
02:56C'était tout simplement la première fois portée notamment par les cours de l'énergie.
03:00Et ce matin, Total Energy gagne 0,6% au-delà des 70 euros, suivi de Thales
03:05puisque vous avez vu que ce matin, le groupe a publié ses résultats.
03:09C'était la dernière entreprise du CAC 40 à publier ses résultats annuels
03:12avec un carnet de commandes record au-delà des 25 milliards d'euros.
03:16Mais on est vraiment sur du temps long.
03:18On n'est pas sur une croissance astronomique loin de là.
03:21Résultat net en hausse de 6%, plus 9 si vous ne prenez pas en compte la hausse de la fiscalité
03:26avec désormais l'IS qui dépasse les 30-35% en France depuis l'an passé.
03:30Mais un groupe qui se dit forcément optimiste puisque le conflit actuel ne fait que renforcer la conviction des États
03:37d'augmenter leurs dépenses militaires.
03:40On l'a encore vu hier avec le déplacement d'Emmanuel Macron du côté de Brest.
03:44Et là, forcément, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour la défense.
03:47Patrice Kane, le patron de Thales, estime même que cette ère va durer une génération.
03:51Et donc ça, forcément, ça profite à l'ensemble du secteur.
03:55Et ce titre Thales qui prend désormais 1,9% au-delà des 260 euros.
03:59Good Morning Market, dans un instant, c'est quoi le programme, Étienne ?
04:02Eh bien, dans un instant, nous serons avec Christian Parizeau pour revenir notamment sur la réaction des marchés
04:07face à ce conflit en Iran.
04:09Une réaction assez étonnante hier soir du côté de Wall Street puisque les trois indices américains
04:13ont clôturé dans le vert alors que l'Europe était sur un moins 2%.
04:17C'était notamment le retour des NVIDIA et de toutes les valeurs liées à l'intelligence artificielle.
04:22Ensuite, nous serons avec les équipes de l'atelier des options pour regarder en détail ce titre Total Energy
04:27qui est donc sur des records historiques.
04:29Quand le CAC 40, c'est donc ce matin un peu plus d'un pour cent, quels sont les niveaux
04:32techniques à suivre ?
04:33Sachant que nous sommes à 8291 points.
04:36Car le temps de sélection sera avec nous pour revenir sur les valeurs à suivre en ce moment.
04:40Comme chaque mardi, nous serons depuis l'Asie, avec notamment les équipes aujourd'hui de Société Générale
04:45qui nous attendent depuis Hong Kong.
04:46C'est un moment important pour la Chine puisqu'à partir de demain, vous avez le congrès des deux sessions
04:51qui s'ouvrent avec notamment la Chine qui pourrait bien revoir à la baisse son objectif de croissance.
04:56Finalement, les 5% ne sont visiblement plus à l'ordre du jour.
04:59Nous verrons cela dans cette émission Good Morning Market 9h10h.
05:02Et moi, je vous dis à demain.
05:119h05, c'est parti pour Good Morning Market.
05:13Le CAC 40 est donc sur une baisse de plus d'un pour cent, moins 1,3%.
05:178284 points, moins 1,56.
05:19Pour l'Eurostox, 50 à 5892.
05:22Total Energy est la plus forte hausse avec Thalès.
05:24Ce sont les deux seules hausses ce matin à signaler.
05:2769,79 euros pour Total Energy.
05:30257,70 euros pour ce titre Thalès.
05:32A l'inverse, Accor qui a déjà vécu une très mauvaise séance hier avec un quasi moins 10,
05:36perd 2,7%, 43,67 euros.
05:39Tous les éléments de cette séance, ça sera dans quelques instants avec Paul Marcel de l'Atelier des options.
05:45Mais juste avant, on va essayer de vous donner des clés, sans vous donner totalement des réponses,
05:50mais au moins essayer de comprendre la situation avec Christian Pareizo,
05:53conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics.
05:56Bonjour Christian, merci d'être avec nous ce matin.
05:59Dans un instant, on va revenir sur les craintes, notamment du secteur bancaire.
06:02C'est vrai que c'est passé un petit peu inaperçu ces dernières heures,
06:04mais vous avez un acteur MFS qui ravive un petit peu les tensions,
06:08notamment autour de la dette privée.
06:10Là, quand vous regardez un petit peu les différents indices,
06:13hier soir, Wall Street qui termine stable ce matin,
06:15moins 3 pour le Nikkei, moins 7% pour Séoul,
06:18l'Europe qui a fini à moins 2 hier, qui repère 1% ce matin,
06:21on a quand même des réactions qui sont assez disparaques.
06:24Donc, le marché est visiblement un petit peu perdu.
06:26En tout cas, il retrouve la boussole de l'art.
06:28Oui, alors c'est vrai que c'est peut-être l'élément qui peut surprendre quelque part,
06:32c'est à quel point ça a été violent en termes de correction pour l'Asie et pour l'Europe.
06:38Alors, plusieurs éléments.
06:39Je pense qu'on était sur une thématique au niveau des grandes gestions américaines
06:42de diversification du risque.
06:44Et on avait beaucoup joué la thématique de l'IA tout au long de l'année dernière.
06:48Et on jouait beaucoup maintenant la diversification géographique.
06:52On l'avait vu notamment avec cette bourse sud-coréenne
06:54qui a eu des flux records en quelques séances, en quelques semaines.
06:59Et on jouait aussi la thématique européenne,
07:01sachant que l'Europe, c'était un couple rendement risque
07:04qui n'était pas si mauvais que ça.
07:05Parce que vous n'allez pas avoir de très bonnes surprises sur la croissance européenne,
07:08mais c'était très difficile d'avoir un scénario très hasardeux
07:12qu'on pouvait attendre en termes d'économie.
07:14Donc, beaucoup de gestions avaient diversifié sur les émergents.
07:17On avait vu pas mal de flux, notamment sur les ETF émergents.
07:21Et on avait beaucoup diversifié sur l'Europe aussi,
07:23au niveau des grandes gestions.
07:24Donc là, c'est clairement ce qui se passe au Moyen-Orient.
07:28C'est clairement un mouvement très violent d'arbitrage des fonds.
07:32Donc, attention au mouvement de la bourse américaine qui résiste bien.
07:35Mais attention, est-ce que ce n'est pas le fait que j'ai rapatrié mon argent ?
07:39C'est pour ça qu'on a vu le dollar monter.
07:40Alors que vendredi, quand on regardait, le dollar avait très peu réagi.
07:43C'était le franc suisse qui avait vraiment profité d'arbitrages favorables.
07:46Donc, c'est pour ça qu'on voit le dollar se réapprécier.
07:49C'est pour ça qu'on a des flux qui ont quitté l'Europe et les émergents.
07:52Mais je dirais que c'est plus une réaction après une diversification géographique
07:56qui aujourd'hui est peut-être remise en cause.
07:59Deuxième chose quand même, clairement, aux yeux des investisseurs,
08:02l'Europe pourrait être beaucoup plus pénalisée que les États-Unis
08:06en termes d'impact économique.
08:07Je parle vraiment de cette guerre.
08:09Pourquoi ? Parce que l'Europe dépend beaucoup plus naturellement du gaz.
08:12Les États-Unis n'importent pas de gaz du Proche-Orient.
08:15Ils ont largement ce qu'il faut au niveau domestique.
08:17Et on considère aujourd'hui que s'il y a un risque de stagflation,
08:21c'est plus en Europe qu'aux États-Unis.
08:24Et puis, l'autre élément quand même,
08:25c'est que ça fait deux conflits majeurs près de l'Europe.
08:28On a l'Ukraine qui va être aussi très problématique
08:30parce que toutes les armes qui sont utilisées au niveau du conflit du Moyen-Orient,
08:34ce sont des armes qui n'ont pas livré à l'Ukraine.
08:37Donc, ça peut aussi créer des tensions au niveau du conflit avec l'Ukraine.
08:41Et on a ce conflit au Moyen-Orient qui est à nouveau un élément d'incertitude.
08:45Donc, il y a clairement, je pense, des gestions domestiques américaines
08:48qui sont en train de rapatrier leur fonds par une inversion au risque
08:52et par la prise en compte de ce risque géopolitique.
08:54Les cours du gaz continuent d'être en forte hausse ce matin.
08:57On a quand même eu une hausse de 50% hier en séance,
09:00plus 35% à la clôture.
09:01Et là, ce matin, on reprend 28% à l'instant sur le TTF
09:05qui est à 55 euros le mégawatt-heure,
09:07puisque ça se parle en mégawatt-heure.
09:09On est sur des plus hauts de 2023 désormais sur les cours du gaz.
09:13Ça rappelle des mauvais souvenirs.
09:15Ça rappelle le conflit en Ukraine.
09:17Alors, à l'époque, on était monté au-delà des 300 euros
09:19sur les cours du gaz en Europe.
09:21Ce matin, nous sommes donc à 55 euros.
09:23On en est encore très loin.
09:24Mais aujourd'hui, il y a des craintes que ce pétrole à 80 dollars,
09:28ces cours du gaz au-delà des 55,
09:31emmènent l'inflation en Europe.
09:32Alors que l'inflation, pour nous, en Europe,
09:35c'était un sujet un peu du passé.
09:37On est passé à autre chose, finalement.
09:38Il va peut-être falloir revenir à ce sujet d'inflation ?
09:40Oui, de l'indice global.
09:42Mais juste un petit mot sur le gaz.
09:44Il y a une exagération quand même des marchés
09:46parce qu'on rentre dans une période où, certes,
09:48l'Europe doit reconstituer ses stocks.
09:50Et c'est vrai que les stocks sont un peu plus bas que l'année dernière.
09:52On est 10 points inférieurs au niveau de l'année dernière.
09:54Mais l'Europe a beaucoup diversifié ses approvisionnements.
09:57C'est à peine 20% le gaz.
10:00Mais c'est vrai qu'il y a eu des effets d'annonce
10:02qui ont beaucoup joué.
10:03Alors, ça pose problème
10:04parce qu'on n'est pas soutenu aussi par nos chers banquiers centraux.
10:06Puisque, encore hier,
10:08il y a un des membres du comité de politique monétaire
10:11qui a indiqué que la Banque centrale européenne
10:15pouvait monter ses taux ou baisser ses taux,
10:16que tous les scénarios étaient ouverts
10:18et que, finalement, ils allaient prendre en compte
10:20ce risque inflationniste importé.
10:22Donc, on a le sentiment que ce n'est pas forcément un élément
10:25qui va inciter la BCE à bouger très rapidement.
10:28Ça pourrait faire de l'inflation importée.
10:30Alors, ce n'est pas une inflation durable.
10:31Ce n'est pas quelque chose qui fait craindre une boucle prix-salaire.
10:35Donc, ce n'est pas relancer l'inflation.
10:37Mais je dirais que ça donne plutôt l'image
10:40que la BCE va rester à rien faire,
10:42quoi qu'il arrive,
10:43et que, d'un autre côté,
10:44ce qu'on risque d'avoir,
10:46c'est une inflation qui va peser
10:47sur la consommation des ménages.
10:48C'est pour ça que je parle plus de stagflation,
10:50plutôt un impact négatif sur la croissance
10:53avec une inflation,
10:54mais sur l'indice global qui risque de rebondir.
10:57Mais ça aura plutôt un effet négatif
10:59sur la demande intérieure.
11:00Et c'est vrai que, lorsqu'on parlait de l'Europe,
11:02je disais que c'était un couple rendement-risque intéressant,
11:05c'est parce qu'en Europe,
11:06on avait ce plan de relance allemand
11:07qu'on espérait qu'il allait avoir
11:09un petit réveil de la consommation en Europe
11:12parce qu'on a des taux d'épargne très élevés.
11:14Et donc, c'est vrai que cette incertitude-là,
11:16si l'inflation repart,
11:18si on a une incertitude globale,
11:19c'est vrai que ça peut freiner cette idée
11:21de reprise de la demande intérieure en Europe.
11:23Donc, ça crée des risques.
11:25Donc, ça donne le sentiment
11:26que l'Europe est peut-être un peu plus risquée aujourd'hui
11:27en termes de scénario économique
11:29que les États-Unis,
11:30peut-être à tort,
11:31parce qu'il y a beaucoup de problèmes aux États-Unis.
11:32Mais en tout cas,
11:33dans la perception des investisseurs,
11:34ça joue naturellement très négativement.
11:36Ce qui fait qu'on a le sentiment
11:37qu'on est un peu pris en étau par rapport à ça.
11:40Il y a très peu d'idées d'investissement en Europe
11:42parce qu'à part la défense,
11:43une fois que vous avez joué la défense,
11:44une fois que vous avez joué pétrolière,
11:46finalement, on n'a pas vraiment
11:47de secteur refuge total
11:49face à ces incertitudes.
11:51Donc là, on est vraiment, vraiment
11:53combien de temps va durer le conflit ?
11:54C'est l'élément clé.
11:55Et ça, c'est la chose
11:56qu'on ne maîtrise pas à l'heure actuelle.
11:57La baisse s'accélère,
11:58moins 1,9% désormais pour l'Eurostox 50,
12:01moins 1,6% pour le CAC 40
12:03à 8259 points.
12:04Parce qu'en plus de l'Iran,
12:06en plus de l'inflation,
12:07de tous les problèmes,
12:08en tout cas les inquiétudes
12:09que vous venez de citer,
12:10Christian Parizeau,
12:11c'est le retour également des inquiétudes
12:12en ce qui concerne la dette privée.
12:13C'est vrai que c'est passé un peu inaperçu
12:15avec les événements du week-end,
12:16mais il y a un acteur britannique, MFS,
12:18qui commence à faire défaut.
12:20Et ça, ça ravive les craintes.
12:22On a notamment des articles
12:24qui mettent en avant des liens
12:25avec Barclays
12:25ou avec d'autres établissements bancaires.
12:28Vendredi soir, la clôture,
12:29Apollo a perdu 9%.
12:30Jeff Weiss également,
12:31des baisses de 8-9%.
12:34Alors ça, c'est d'autant plus inquiétant
12:36parce que ça peut véritablement
12:38créer une crise.
12:39Alors je ne vous parle pas
12:40que c'est demain la crise bancaire,
12:42mais c'est un élément important à surveiller
12:44parce que là, on est quand même
12:45sur des éléments de fragilité
12:46sur les marchés.
12:47Alors ce n'est pas totalement déconnecté
12:49du risque géopolitique
12:49parce que si les banques centrales
12:51ne font rien
12:51parce qu'il y a une inflation importée
12:53et parce qu'il y a une inflation plus forte,
12:55ça veut dire qu'elles vont continuer
12:56à reprendre de la liquidité,
12:57qu'elles ne vont pas baisser les taux.
12:58Et donc s'il y a un problème bancaire,
13:00ça veut dire qu'elles ne seront pas là
13:01à voler au secours des banques.
13:02Donc je dis ça,
13:04je ne veux pas noircir trop le scénario,
13:06je ne vais pas vous dire
13:06qu'il faut rester trop noir,
13:08mais c'est quand même un élément à surveiller.
13:10Et ce qui se passe aujourd'hui,
13:11c'est qu'en plus,
13:12on a un choc,
13:13mais un choc avec des niveaux de valorisation
13:15très élevés des actifs risqués.
13:16On avait sur le marché du crédit
13:18des spreads très resserrés.
13:19Et surtout, on sait
13:21qu'il y a toujours un problème,
13:22c'est qu'est-ce qui se passe
13:23dans tout ce qui est
13:24prêt, private equity,
13:26tout ce qui est prêt
13:26qui ont été faits,
13:27qui sont beaucoup moins régulés
13:29par les banques centrales.
13:30Est-ce qu'il n'y a pas eu des excès ?
13:32Et on l'a vu qu'avec quelque part
13:34la correction autour des valeurs de l'IA,
13:35est-ce qu'on n'a pas trop prêté
13:36à ces valeurs avec trop de risques ?
13:38Et puis là, on commence à avoir des acteurs
13:39où on se dit
13:39est-ce qu'on n'a pas sous-estimé
13:41les prises de risques ?
13:42Et quand vous avez moins de liquidités,
13:44quand ça devient plus cher
13:45pour avoir de la liquidité,
13:47forcément, c'est là qu'on voit
13:49peut-être les excès d'investissement,
13:51les prêts improductifs.
13:53Et on a vraiment une crainte aujourd'hui
13:55qui commence à apparaître,
13:56qui se nourrit depuis quelque temps
13:58de monter des taux de défaut
13:59dans les banques.
14:00Alors, monter des taux de défauts
14:02liés peut-être parce qu'on a prêté
14:03un éditeur de logiciels
14:04qui est complètement mis à mal
14:06sur son business model
14:07à cause de l'IA.
14:08Donc ça, ça peut être un élément
14:09facteur de risque.
14:10Mais ça peut être aussi
14:12quelques acteurs qui aujourd'hui
14:13ont pris beaucoup de risques
14:14parce qu'on était finalement
14:16sur des prêteurs
14:18qui prêtaient très facilement,
14:19qui commencent maintenant à exiger
14:21pour prêter des garanties
14:23beaucoup plus fortes.
14:24Et là, c'est là toujours
14:25qu'on voit les crises bancaires.
14:26C'est à ce moment-là qu'on les voit.
14:27C'est quand la liquidité se retire.
14:29Donc, le risque,
14:30ce n'est pas directement lié
14:31au risque géopolitique,
14:32mais le risque géopolitique
14:33ne fait qu'accentuer ça
14:34parce que le risque géopolitique,
14:35ça veut dire des banques centrales
14:36qui ne seront pas forcément
14:38à apporter secours,
14:39à augmenter la liquidité
14:40sur les marchés.
14:41Et donc, quand on retire
14:42de la liquidité,
14:42c'est là qu'on voit
14:43véritablement les mauvais élèves.
14:44Alors, juste un petit bémol
14:45quand même sur ce qui se passe
14:46sur la banque anglaise.
14:47Il y a quand même peut-être
14:48aussi des malversations.
14:49On est sur un aspect judiciaire.
14:51Je ne vous dis pas
14:51que tout le monde a pris des risques,
14:53mais c'est quelque chose
14:54qui revenait un peu en boucle
14:55sur les marchés.
14:56Quels sont les risques
14:57de tous ces acteurs
14:58qui sont beaucoup moins régulés ?
15:00On ne voit pas trop ce qu'ils font.
15:01Et donc, on a des acteurs
15:04qui sont quand même
15:04des investisseurs
15:05qui sont aujourd'hui
15:06balottés dans tous les sens.
15:07Donc, c'est à surveiller.
15:08Et je dirais que
15:09plus que le risque géopolitique,
15:11le risque bancaire,
15:12il faut surveiller très clairement
15:13le comportement des banques en bourse.
15:15Ça reste un élément market mover.
15:17Et c'est là,
15:18si vraiment,
15:19lorsqu'on n'a plus la confiance
15:20dans le secteur bancaire,
15:20c'est là qu'on a une crise majeure.
15:22Donc, c'est vraiment l'élément,
15:23l'esprit de crédit,
15:25le comportement des banques
15:26sur la bourse.
15:27Ce sont des éléments clés
15:29à surveiller de très près.
15:30Vous êtes conseiller économique.
15:31Aujourd'hui,
15:32vous dites quoi à vos clients ?
15:33Après une belle performance de l'Europe
15:35qui, quand même,
15:35a été gommée en l'espace de deux jours
15:37puisque le CAC 40 est à plus 1
15:38depuis le 1er janvier.
15:40On ne gagne même plus 100 points
15:41depuis le début de l'année.
15:43Donc, la belle performance,
15:44ça y est, hop,
15:45retour à la case départ.
15:46Wall Street,
15:46qui ne faisait pas grand-chose,
15:48reste à la case départ également.
15:50Tous ces éléments incitent
15:51à la prudence, j'imagine.
15:53Oui, forcément.
15:53On est forcément obligé.
15:55Alors, c'est un peu gênant
15:56parce qu'on va jouer toujours
15:57un peu les mêmes thématiques,
15:58les mêmes valeurs,
15:58mais le secteur de la défense,
15:59on est obligé de le faire.
16:01Lorsqu'on peut,
16:02on est obligé d'aller dans...
16:02Mais après,
16:03ce qui nous gêne,
16:04c'est qu'on n'a pas de visibilité.
16:05On ne sait pas...
16:06On peut avoir un retour de bâton
16:07très vite.
16:07Si à la fin de la semaine,
16:08Donald Trump nous dit
16:09ça y est, j'ai tout fini,
16:10tout est réglé,
16:11bon, on ne le sait pas,
16:12mais ça peut avoir un cours.
16:13Donc, on est obligé
16:15de rester investi sur la bourse.
16:16C'est évident,
16:17mais je pense que le mot,
16:18le mot, c'est diversification.
16:21Donc, surtout,
16:22pas faire de paris trop forts,
16:23de paris sectoriels trop forts.
16:25Peut-être quelques stockpicking.
16:26Je pense qu'il y a peut-être
16:27des points d'entrée
16:28pour certaines valeurs,
16:29notamment dans les valeurs
16:30des logiciels.
16:31Donc, je pense que là,
16:32c'est un peu le retour
16:32des stockpickers.
16:33Et je dirais que là,
16:34c'est plus des marchés.
16:35Soit vous faites un ETF très large
16:37où vous jouez vraiment
16:38les indices sur lesquels
16:40vous devez être investi
16:40parce que ça va trop vite
16:41dans les rotations sectorielles.
16:42C'est trop difficile
16:43et c'est trop difficile
16:44à prévoir.
16:45Soit vous faites vraiment
16:46des arbitrages
16:47un peu plus défensifs
16:48en attendant
16:49pour que tout se pose
16:51et que vous y voyez
16:51un peu plus clair.
16:52Et surtout,
16:53faire du stockpicking
16:54sur des valeurs
16:55qui sont aujourd'hui massacrées.
16:57Alors après,
16:58il faudrait rentrer dans le détail,
16:59mais je pense qu'il y a
16:59aujourd'hui des opportunités
17:01qui souffrent.
17:02Après,
17:02tout dépend de votre horizon
17:03de placement,
17:04mais je dirais
17:04à horizon 3-4 ans,
17:05il y a quand même
17:06quelques valeurs
17:07qui ont beaucoup chuté
17:07qui sont encore
17:08des valeurs de croissance
17:09et je pense que le marché
17:10a été assez sévère.
17:11Donc ça peut être aussi
17:12des portes d'entrée,
17:12mais encore une fois,
17:13pas sur des ETF sectorielles
17:15parce que les secteurs
17:15tournent trop vite
17:16en ce moment
17:16et on n'a pas de visibilité
17:18sur les secteurs.
17:19Donc il faut vraiment
17:20soit aller sur du micro
17:21ou du stockpicking,
17:22soit aller sur de l'indice large
17:23si vous voulez rester exposé
17:24aux actions
17:25parce qu'on sait
17:25qu'à un moment donné,
17:26il peut y avoir
17:27un rebond très vite.
17:27Donc si vous voulez avoir
17:28encore une poche d'action,
17:29il faut être très large.
17:31On est très en retard.
17:32En tout cas,
17:32c'était très clair.
17:33Merci beaucoup Christian Parizeau
17:34de nous avoir accompagné
17:35ce matin,
17:35conseiller économique
17:36pour Aurel BGC
17:36et président d'Altaïr Economics.
17:389h18,
17:39on va rejoindre
17:39l'atelier des options.
17:41Avec donc un CAC 40
17:43qui cède désormais 1,7%.
17:458253 points,
17:46moins 2%,
17:47ça y est,
17:47pour l'Eurostox 50.
17:48Bonjour Paul Marcel,
17:50merci d'être avec nous ce matin.
17:51Vous êtes cofondateur
17:51de l'atelier des options.
17:53Moins 2,1% hier soir,
17:55moins 1,7% ce matin
17:56pour le CAC 40.
17:57Comment vous regardez
17:58les perspectives ?
18:00Comment vous regardez
18:01un petit peu
18:01les indices européens ce matin ?
18:03Bonjour Étienne.
18:04Oui, effectivement,
18:05le CAC 40,
18:06c'est son deuxième jour
18:07de gap baissier,
18:08donc avec une baisse
18:09de 2% hier.
18:10Aujourd'hui,
18:10ça continue.
18:12Donc le conflit iranien
18:13vient non seulement
18:13de mettre un violent coup d'arrêt
18:14à la hausse du CAC 40,
18:15mais il pourrait également
18:16entraîner sa chute
18:17si jamais le conflit
18:18venait à durer
18:19ou à s'étendre.
18:20Alors la volatilité implicite
18:21a bondi
18:21pour passer au-dessus des 20%,
18:23ce qui donne
18:23un mouvement potentiel
18:24de 310 points
18:25d'ici l'expiration
18:26du mois de mars,
18:27soit plus ou moins
18:28à 3,75%.
18:29Alors je trouve
18:30que c'est assez peu
18:30compte tenu des risques
18:31qui planent sur les marchés.
18:32A savoir également
18:33qu'on a une augmentation
18:34de 8% de l'open interest
18:36sur les futurs,
18:36donc cela faisait longtemps
18:37qu'on n'avait pas eu
18:38du soutien des produits
18:39dérivés dans les baisses.
18:40Maintenant,
18:40d'un point de vue graphique,
18:42l'indice parisien évolue
18:43en bougie hebdomadaire
18:44au sein d'un canal haussier
18:45depuis avril 2025.
18:47Alors en revanche,
18:48je vous en ai parlé
18:48la semaine dernière,
18:49on surveillait la formation
18:50possible d'une vague de le vol
18:51et je vous disais
18:52qu'il fallait que les 8454
18:54point tiennent.
18:55Or, on a ouvert en dessous hier.
18:56On a vu l'importance
18:57de cette zone
18:57puisqu'on est venu buter
18:58contre cette résistance
18:59durant la séance d'hier
19:01mais on est reparti
19:02directement à la baisse.
19:03Alors si on repasse
19:04au-dessus des 8454,
19:06la hausse pourra reprendre
19:06mais tant qu'on reste en dessous,
19:09gare à la chute
19:10car la cible minimale
19:11de la vague de vol
19:12est de 7896 points,
19:14soit une baisse
19:15de au moins 6% de plus
19:16supplémentaire.
19:17Et au moment où je vous parle,
19:18je vois qu'on est en train
19:19de casser un support
19:20très important,
19:21le support des 8259 points,
19:23donc gare à l'accélération baissière.
19:24Accélération baissière
19:26qui pourrait nous emmener
19:26jusqu'où ?
19:28Eh bien, la cible
19:29de la vague de vol
19:30c'est au moins 7896 points
19:32donc 6% supplémentaire de baisse.
19:35En tout cas,
19:36le CAC 40 peut compter
19:37à court terme
19:38sur Total Energy
19:39mais malheureusement
19:39ça ne suffit pas.
19:40Ce titre Total Energy
19:41qui est certes
19:42une grosse pondération
19:43mais qui n'arrive pas
19:44à faire le poids,
19:45plus 0,4% néanmoins
19:47pour cette valeur
19:48qui a touché
19:48un record historique hier.
19:50Oui, tout à fait.
19:51Donc Total Energy
19:52profite pleinement
19:53du mouvement observé
19:54sur le Brent
19:55depuis quelques semaines.
19:56Donc le titre a eu
19:57deux beaux mois
19:58de janvier et février
19:59exceptionnels
19:59avec une hausse de 20%.
20:01Le titre a ouvert
20:02en gap haussier hier
20:03établissant ainsi
20:04un plus haut historique
20:05pour la valeur
20:05avant de chuter
20:06pendant la journée.
20:08Alors je rappelle
20:08que même sur ce niveau
20:09de prix,
20:09l'action Total
20:10verse encore
20:10un dividende de 5%
20:11donc c'est toujours
20:12assez intéressant.
20:13La volatilité implicite
20:15sur les options
20:15est à 30%
20:16ce qui est un niveau
20:17très élevé
20:17pour cette action
20:18si on le compare
20:19à l'année
20:19qui vient de s'écouler.
20:20Le mouvement prévu
20:21par les marchés
20:22des options
20:22est de plus ou moins
20:235,5%
20:24puisqu'à l'expiration
20:25du 20 mars
20:26ce qui n'est finalement
20:27pas tellement énorme
20:28vu qu'en une seule journée
20:29hier
20:30l'action totale
20:31a bondi de 7%
20:32durant le week-end.
20:33Maintenant
20:34d'un point de vue graphique
20:34Total s'est extirpé
20:36dans un canal baissier
20:37en octobre dernier.
20:38La cible de sortie
20:39de ce canal
20:39a été atteinte
20:40la semaine dernière
20:40en touchant
20:41les 67,35€.
20:43Cette zone
20:44de 67,35€
20:45va maintenant
20:45faire office de support
20:46si on casse ce support
20:48on pourrait rejoindre
20:48les 64,20€
20:49à la baisse
20:50en revanche
20:51si Total reste
20:51dans sa tendance
20:52haussière actuelle
20:53un nouveau plus haut
20:54historique
20:55avec comme cible
20:55les 74,55€
20:57est tout à fait envisageable
20:59et comme pour le Brent
21:00à court terme
21:01la hausse de Total
21:02est liée
21:02au conflit en Iran.
21:0469,74€
21:05ce matin
21:05pour ce titre
21:06Total Energy
21:07qui gagne 0,5%
21:08dans le sillage
21:09des cours du pétrole
21:10avec le Brent
21:10qui est désormais
21:11à 81$
21:12un dernier mot
21:13sur Dassault Aviation
21:14qui va publier ses résultats
21:15demain matin
21:16avant l'ouverture
21:16du marché.
21:19Oui, tout à fait
21:21exactement
21:22alors je suis désolé
21:22mais sur Dassault
21:23je n'ai pas préparé
21:24On aura l'occasion
21:26de revenir sur cette valeur
21:27Une prochaine fois
21:28Une prochaine fois
21:29En tout cas
21:30Dassault Aviation
21:30publiera ses résultats
21:32demain
21:32c'est l'une des dernières
21:33grandes valeurs
21:33qu'il faudra suivre
21:34puisque ce matin
21:35vous aviez les résultats
21:36de Thalès
21:37le secteur de la défense
21:38qui est bien sûr
21:39recherché en ce moment
21:39Thalès gagne 0,2%
21:41après ses résultats
21:42annuels
21:43à 256,60€
21:45Merci beaucoup
21:45Paul Marcel
21:46vous êtes cofondateur
21:47de l'atelier des options
21:48le CAC 40
21:48c'est donc 1,6%
21:50à 8 260 points
21:539h22
21:54comme chaque jour
21:54à 7h
21:55nous parlons de valeur
21:56avec ce matin
21:57les équipes de Carlton Selection
21:58et Guillaume Girineau
21:59qui est directeur de la gestion
22:00Bonjour Guillaume
22:01Bonjour Etienne
22:01Comment vous gérez
22:03un petit peu
22:03les portefeuilles
22:04aujourd'hui
22:05dans ce contexte
22:06d'incertitude
22:07moins 2%
22:08hier pour le CAC 40
22:09moins 1,6%
22:10ce matin
22:10l'Eurostock 50
22:11est également
22:12sur une baisse
22:13de 2% ce matin
22:14à 5 868 points
22:17avec toutes les valeurs
22:18qui ont bien fonctionné
22:19qui sont vendues
22:20on reparlera de SKINX
22:21dans un instant
22:21c'est le cas notamment
22:22du secteur bancaire
22:23typiquement Société Générale
22:25ou encore BNP
22:25perdent 4%
22:27Alors nous
22:28sur la partie action
22:29chez Carlton
22:29on était sous-pondérés
22:31sur la tech
22:32et sur les equity
22:34de manière générale
22:35au fur et à mesure
22:36de l'année
22:36c'était en janvier
22:37février
22:37on avait commencé
22:37un petit peu
22:38à réduire la voilure
22:39aujourd'hui
22:40on se repositionne
22:41sur le marché action
22:41et puis on rachète
22:42sur les baisses
22:43comme on l'a fait hier
22:44en pleine journée
22:45et on a un focus
22:46plus sur les US
22:47que sur l'Europe
22:48aujourd'hui
22:48l'Europe
22:49est impactée négativement
22:51par la hausse
22:52des prix du gaz naturel
22:54donc c'est assez
22:55mauvais pour les sociétés européennes
22:56et c'est aussi pour ça
22:57qu'elles baissent plus
22:58que les sociétés américaines
22:59mais on pense que
23:00le conflit au Moyen-Orient
23:02sera temporaire
23:03il ne pourra durer
23:04que quelques jours
23:04ou quelques semaines
23:05il commence à y avoir
23:06de plus en plus de pression
23:07sur le pétrole
23:07donc forcément
23:08de plus en plus de pression
23:09de tous les autres pays
23:10qui sont autour de l'Iran
23:11pour que le détroit
23:12se réouvre
23:13et pour que l'Iran
23:15continue de produire
23:16parce que là
23:16il y a des pressions
23:17assez fortes sur le pétrole
23:17nous ce qu'on anticipe
23:19c'est des niveaux
23:21du Brent
23:21et du WTI
23:24en dessous
23:24des niveaux actuels
23:25et en dessous
23:26des niveaux
23:26d'il y a 6 mois
23:27dans les prochaines semaines
23:28donc on pense vraiment
23:29que le pétrole va rebaisser
23:30ce qui est positif
23:31pour les actions
23:32et c'est pourquoi nous
23:33on revient sur le marché
23:34d'actions
23:34sur chaque creux
23:35que l'on voit
23:36en ce moment
23:37à noter que le galon
23:38donc c'est l'essence
23:39aux Etats-Unis
23:40et sur des plus hauts
23:41de 2024
23:42on est à 2,40$
23:43on était à 1,70$
23:45en début d'année
23:45et alors si on regarde
23:46depuis l'arrivée
23:47de Donald Trump
23:47à la Maison-Blanche
23:48en janvier 2025
23:49on est sur une hausse
23:49de 25% des prix à la pompe
23:51j'imagine que
23:53c'est un lien
23:54que vous avez fait également
23:56c'est un baromètre important
23:57quand même
23:57pour Donald Trump
23:58pour les midterms
23:59exactement
24:00il faut absolument
24:01pour lui
24:02et pour sa base
24:03qu'on ait un galon
24:04d'essence
24:05en dessous de 2$
24:06si c'est pas le cas
24:07les probabilités
24:09qu'ils perdent
24:09les midterms
24:10en novembre
24:10sont très élevées
24:11parce que pour les américains
24:12c'est très important
24:12surtout qu'on va rentrer
24:13dans la driving season
24:14donc il faut
24:16un pétrole qui baisse
24:17c'est aussi pour ça
24:18qu'on pense que Trump
24:19va mettre vraiment
24:20la pression assez rapidement
24:21pour avoir un pétrole
24:22qui rebaisse vite
24:23et que les effets
24:24pour le consommateur américain
24:25se fassent sentir
24:26avant les midterms
24:27de novembre
24:27du côté des valeurs
24:29ce matin
24:29Skynyx a perdu 11%
24:31à la bourse de Séoul
24:32la bourse de Séoul
24:32qui était fermée hier
24:33donc il y a eu
24:34en quelque sorte
24:35un rattrapage
24:36bon néanmoins
24:36Skynyx gagne toujours
24:37plus de 38%
24:39depuis le début de l'année
24:40c'est un acteur
24:41qui a été très recherché
24:43car il développe
24:44notamment des mémoires RAM
24:45qui sont indispensables
24:47pour certaines puces
24:48dédiées à l'intelligence
24:50artificielle
24:50est-ce que vous estimez
24:51aujourd'hui
24:52qu'après une hausse
24:54de plus de 400%
24:55l'espace d'un an
24:56c'est toujours un point d'entrée
24:57sur Skynyx ?
24:58alors ça c'est
24:59une très très bonne remarque
25:00on se dit toujours
25:01après 400%
25:02qu'est-ce qu'il reste
25:02à aller chercher
25:03c'est vrai que si on regarde
25:04Skynyx c'est 420%
25:06sur un an
25:06maintenant 400%
25:08Nvidia c'est à peu près
25:0930%
25:1035%
25:11sauf que si on regarde
25:11le niveau de valorisation
25:13le PE de Skynyx
25:15n'est que de 17%
25:16ça veut dire que oui
25:17la progression du cours
25:18a été forte
25:18mais la progression des bénéfices
25:20l'a été encore plus
25:21donc vous achetez
25:22une valeur vraiment de tech
25:24faiblement valorisée
25:25même si le cours a monté
25:26les fondamentaux
25:27se sont améliorés
25:28encore plus vite
25:29et donc ça c'est une valeur
25:30qui est extrêmement importante
25:31pour tout le domaine de l'IA
25:33forcément
25:34elle s'occupe
25:35de la partie mémoire
25:36donc pour vous donner
25:36un petit peu un exemple
25:37Nvidia s'occupe de la partie
25:39calcul avec les GPU
25:40et si vous prenez
25:41la puce la plus puissante
25:42au monde
25:42celle d'Nvidia
25:43si vous enlevez
25:44le process que
25:46Skynyx intègre
25:47le process de mémoire RAM
25:48et bien cette puce là
25:49ne peut tourner
25:50qu'à 20%
25:51de ses capacités
25:52vous voyez qu'il y a
25:53vraiment
25:54vraiment un intérêt
25:55de rester avec
25:56Skynyx
25:57qui est d'ailleurs
25:58un des seuls
25:58un des seuls acteurs
26:00pardon
26:00dans ce domaine
26:01il a 70%
26:02du marché
26:03et des marges
26:04qui sont deux fois
26:05supérieures à ses concurrents
26:0649%
26:0750%
26:08contre 25 à 30%
26:10pour ses concurrents
26:10donc là vous avez
26:11une société
26:12qui a doublé
26:13son résultat opérationnel
26:14en un an
26:15qui commence à faire
26:16des rachats d'actions
26:17qui a une marge
26:19bien plus
26:20bien plus forte
26:21que ses concurrents
26:22et qui a un quasi-monopole
26:23sur ce segment là
26:24et nous reparlerons d'ailleurs
26:26de la tech
26:26dans un instant
26:27avec Frank Benzimra
26:28qui nous attend
26:28depuis Hong Kong
26:29depuis Société Générale
26:30CIB
26:31moins 11% ce matin
26:32pour ce titre
26:33Skynyx
26:33quand Samsung
26:34a cédé 9%
26:36là aussi
26:37malgré la baisse du jour
26:37on est toujours
26:38sur une performance
26:39spectaculaire
26:39puisque Samsung
26:40gagne toujours
26:41plus de 50%
26:42à Séoul
26:43dans les valeurs
26:44liées à l'intelligence
26:45artificielle
26:46il y a également
26:46les valeurs liées
26:47à l'énergie
26:48et ça c'est vrai
26:49que c'est un proxy
26:51qui a été
26:52très largement recherché
26:54et qu'il est toujours
26:54vous typiquement
26:55vous regardez
26:56Confort Système
26:57alors Confort Système USA
26:58c'est une valeur américaine
26:59d'une capitalisation boursière
27:01de 50 milliards de dollars
27:02qui est extrêmement intéressante
27:04pourquoi ?
27:05parce que c'est une société
27:06qui fait
27:07toutes les installations
27:08de data centers
27:09les centres de refroidissement
27:10les climatisations
27:11etc
27:11et donc en fait
27:13quand vous achetez
27:14Confort Système USA
27:16vous faites de la peur
27:17actuelle
27:18la plus grande peur actuelle
27:19des investisseurs
27:20sur la tech
27:21à savoir
27:21les grosses dépenses
27:22de CAPEX
27:23des sociétés tech
27:24votre plus grande force
27:26pourquoi ?
27:27parce qu'aujourd'hui
27:28on voit
27:28les grosses sociétés tech
27:30sont en train
27:31de consommer
27:32leur cash flow
27:32pour investir
27:33dans des dépenses
27:34d'investissement
27:34notamment liées
27:35aux data centers
27:36et c'est des sociétés
27:36comme Confort Système USA
27:38qui récupèrent ces contrats
27:39et aujourd'hui
27:40intéressant de voir
27:42que sur un an
27:43on l'a vu
27:44sur les dernières publications
27:44le chiffre d'affaires
27:46a progressé de 30%
27:47mais le résultat net
27:48lui
27:48a fait x2
27:50on a 1 milliard
27:51de résultats nets
27:51donc ça veut dire
27:52qu'on a une vraie maîtrise
27:53des coûts
27:54dans ces sociétés là
27:55une optimisation
27:56des process
27:56et de plus en plus
27:57de parts de marché
27:58d'ailleurs qui sont gagnées
27:59avec un dividende
28:00qui monte
28:00et ça c'est quand même
28:01un très bon signal
28:02de confiance
28:02il nous reste une minute
28:03pour parler de Indra
28:04la retour en Europe
28:05on est notamment
28:06du côté de l'Espagne
28:07alors Indra
28:08Système AS
28:08c'est une société espagnole
28:11société là
28:11dans une nouvelle
28:12méga tendance
28:13la tendance de la défense
28:14donc société espagnole
28:16qui était il y a un an et demi
28:17une société vraiment
28:17purement tech
28:18qui aujourd'hui
28:19avec l'arrivée
28:20du nouveau PDG
28:21André Lescribano
28:23a fait un virage
28:24sur la défense
28:25qui s'est très très bien passé
28:26puisqu'en un an et demi
28:27la market cap
28:28la capitalisation boursière
28:29du titre
28:30enfin de la société
28:30a triplé
28:31on est à 11,5 milliards
28:32aujourd'hui
28:33ce qui est intéressant
28:34de voir
28:35c'est que
28:35c'est une des sociétés
28:37qui a le plus
28:38de carnet de commande
28:39le plus de visibilité
28:40pardon
28:41sur le carnet de commande
28:41donc vraiment
28:42un gros carnet de commande
28:44un acteur officiel
28:45avec le gouvernement espagnol
28:47et on voit
28:48le gouvernement espagnol
28:49qui est aujourd'hui
28:49à 2% de dépense
28:50de la défense
28:51du PIB
28:52dans la défense
28:53va passer à 3,5
28:54et chaque point de PIB
28:55c'est 15 milliards d'euros
28:56et aujourd'hui
28:56c'est l'interlocuteur privilégié
28:59sachant qu'il y a
28:59deux autres catalyseurs
29:00très rapidement
29:01sur ce titre
29:02qui sont importants
29:03premièrement
29:03il est rentré
29:04dans le MSCI World
29:04il y a 3 semaines
29:05donc ça
29:06ça fait profiter
29:07des flux passifs
29:07des ETF
29:08et deuxièmement
29:09il y a un fonds
29:09activiste américain
29:10qui s'appelle Third Points
29:11qui est rentré au capital
29:13qui a pris des participations
29:14et généralement
29:15quand vous avez
29:15des fonds activistes
29:16qui rentrent
29:16ils ont aussi
29:17un pouvoir
29:18sur la gouvernance
29:18et là
29:19on va voir
29:19qu'il va y avoir
29:20une espèce de rotation
29:21de la partie
29:22de l'historique
29:23un peu tech
29:23vers plus de la défense
29:25eux ils font des systèmes
29:26de
29:26je ne voulais pas préciser
29:27mais des systèmes
29:28de radar
29:29et de communication
29:30notamment
29:31sur les avions
29:33commerciaux
29:33et de guerre
29:35et donc
29:36cette société là
29:37elle a une valorisation
29:38aujourd'hui
29:3830 à 40%
29:39inférieure
29:40à celle de ses pairs
29:41Leonardo
29:42Thales
29:43etc
29:43Real Metal
29:44étant donné
29:45le changement de gouvernance
29:46et le passé
29:47un petit peu
29:48Haïti
29:48de la société
29:49et le contexte
29:50est favorable
29:51pour ce secteur
29:52de la défense
29:53qui plus est
29:54aujourd'hui
29:54ce titre
29:55Indra Sistema
29:55c'est en hausse
29:56de plus de 1%
29:57à Madrid
29:57au-delà des 63 euros
29:59merci beaucoup
30:00Guillaume Girineau
30:01nous a accompagné ce matin
30:02pour nous ouvrir
30:02un petit peu
30:03les portes de vos convictions
30:04de Carlton Selection
30:04avec donc
30:05Confort Système
30:06USA
30:07SK-INX
30:08et donc
30:08Indra Sistema
30:09très courte pause
30:10on se retrouve
30:10dans un instant
30:11nous serons
30:12avec les équipes
30:13de Société Générale
30:14CIB
30:14depuis Hong Kong
30:16pour regarder
30:16notamment
30:17les implications
30:18de l'Asie
30:19par rapport
30:20à ce qui se passe
30:20au Moyen-Orient
30:21notamment
30:22d'un point de vue
30:22énergétique
30:23avec désormais
30:24un baril de pétrole
30:25qui est au-delà
30:25des 81 dollars
30:26des cours du gaz
30:27également
30:28qui progressent
30:28avec donc hier
30:29le Qatar
30:29qui a décidé
30:30de mettre en pause
30:31sa production
30:32de GNL
30:33et puis dans une dizaine
30:34de minutes
30:34c'est Vincent Lequartier
30:35de WeSave
30:35et Kevin Toze
30:36de Carmignac
30:36qui nous rejoindront
30:37pour parler
30:38d'allocations
30:39comment habiterait
30:39votre portefeuille
30:40dans ce contexte
30:41chahuté
30:42le CAC 40
30:42perd 1,7%
30:44après avoir perdu
30:442% hier
30:468243 points
30:47pour l'indice parisien
30:48qui est donc
30:49au point mort
30:50désormais
30:50depuis le début
30:51de l'année
30:51avec une maigre
30:52performance
30:52de 1%
30:53depuis le 1er janvier
31:022ème partie
31:02de Good Morning Market
31:03dans un instant
31:04nous serons en Asie
31:05juste avant
31:05un coup d'oeil
31:06sur la tendance
31:07pour 1,9%
31:08pour le CAC 40
31:098238 points
31:10moins 2,3%
31:11pour l'Eurostock 50
31:12qui accélère à la baisse
31:13Total Energy
31:14et Thalès
31:15sont les deux seuls
31:16hausses à signaler
31:16plus 0,5%
31:17pour Total Energy
31:18à 69,76
31:19quant à Thalès
31:20qui a publié
31:21ses résultats ce matin
31:22gagne 0,6%
31:23également
31:23à 257,40 euros
31:25à l'inverse
31:26le secteur bancaire
31:27est aujourd'hui
31:27lanterne rouge
31:28Société Générale
31:29est la plus forte baisse
31:30moins 4,5%
31:31à 68,18 euros
31:33BNP Paribas
31:34moins 4%
31:34également
31:35à 88,50 euros
31:36le marché prend des bénéfices
31:38sur les valeurs
31:38qui ont très bien fonctionné
31:39ces dernières semaines
31:41comme le secteur
31:41des semi-conducteurs
31:42nous verrons dans un instant
31:43le secteur bancaire
31:44donc aussi
31:45Accor qui a perdu 10%
31:47hier
31:47perd 4%
31:48le groupe qui est bien sûr
31:49exposé au Moyen-Orient
31:5042,95 euros
31:52pour ce titre
31:52Accor
31:53l'once d'or
31:53au-delà des 5 330 dollars
31:55quand le print
31:56est au-delà des 81 dollars
31:5773 dollars
31:58pour le WTI
32:00sur le front des taux
32:01le 10 ans français
32:02qui était hier
32:02à 2,3,2%
32:04et aujourd'hui
32:05à 3,37
32:05donc on a une remontée
32:07très franche
32:07du marché obligataire
32:08le 10 ans américain
32:09qui était hier matin
32:10aux alentours des 3,90
32:11et ce matin
32:13à 4,10
32:13donc là aussi
32:14on a une remontée
32:14de 20 points de base
32:15en ligne droite
32:16ce qui bien sûr
32:17est une mauvaise nouvelle
32:18pour le marché action
32:22Comme chaque mardi
32:23à 9h30
32:24on fait un focus
32:25sur l'Asie
32:26sur le marché asiatique
32:27et ce matin
32:27j'ai le plaisir
32:28de recevoir par téléphone
32:29Franck Benzimra
32:30qui est responsable
32:31de la stratégie
32:31Action en Agis
32:32et Société Générale
32:33CIB
32:34bonjour Franck Benzimra
32:35merci de nous accompagner
32:36de nous accorder
32:37quelques minutes
32:38depuis Hong Kong
32:39c'est vrai que ce matin
32:40la séance a été compliquée
32:41notamment pour la bourse
32:42de Séoul
32:43qui était fermée hier
32:44donc il y a eu un rattrapage
32:45moins 7%
32:46pour la bourse de Séoul
32:47moins 3%
32:48pour la bourse
32:49de Tokyo
32:50comment vous regardez
32:51vous depuis l'Asie
32:52les implications
32:53du conflit
32:54au Moyen-Orient
32:56Alors je crois
32:57qu'on a 3 éléments
32:59importants à regarder
33:00la première
33:01c'est que
33:01les économies asiatiques
33:03dans leur ensemble
33:04sont dépendantes
33:06des importations
33:07pétrolières
33:08donc davantage
33:09que les Etats-Unis
33:11il y a un deuxième élément
33:12qui est lié
33:13à ce premier élément
33:14c'est la devise
33:15qui va décrocher
33:17contre le dollar
33:19donc ce qui est généralement
33:20négatif
33:20pour les marchés à action
33:21avec en plus
33:23une remontée des taux
33:24aux Etats-Unis
33:25qui met de la pression
33:27sur les flux
33:29qui vont
33:29qui normalement
33:31devraient s'orienter
33:32vers l'Asie
33:33donc à cela
33:33on peut ajouter
33:34des craintes
33:35sur le cycle économique
33:37qui si jamais
33:38le conflit
33:39durait
33:40ce qui fait
33:41qu'aujourd'hui
33:42on voit
33:42l'ensemble
33:43des marchés
33:44dans le rouge
33:44avec notamment
33:45la Corée
33:46comme vous l'avez
33:47signalé
33:48donc il y a
33:48cet effet rattrapage
33:49et puis il y a également
33:50un effet
33:51de flux
33:53parce que la Corée
33:53c'est un marché
33:54qui a beaucoup
33:54beaucoup monté
33:55avec des achats
33:57d'investisseurs
33:59particuliers
34:00qui étaient
34:00particulièrement importants
34:02et des investisseurs
34:03étrangers
34:03qui restaient
34:03plutôt vendeurs
34:04donc aujourd'hui
34:06on voit
34:06cette certaine
34:07fragilité
34:08dans les flux
34:08qui se manifeste
34:10avec cette très forte
34:11baisse
34:12l'Asie ne produit
34:13pas de matières premières
34:15pas de pétrole
34:15quasiment
34:16il y a une forte
34:17dépendance
34:18donc du côté
34:19du Moyen-Orient
34:20notamment pour
34:21le Brent
34:22le Brent qui est au-delà
34:23des 80 dollars
34:24l'Iran également
34:25qui vendait du pétrole
34:27à l'Inde
34:27mais également
34:28à la Chine
34:29quelles sont les
34:30implications
34:30par rapport à ça
34:31en termes de dynamique
34:33d'inflation
34:33et puis surtout
34:34en termes de dynamique
34:35géopolitique
34:36dans les relations
34:37commerciales
34:38Alors ce que l'on voit
34:41c'est que
34:41la plupart des économies
34:44dans la région
34:46sont dépendantes
34:47du pétrole
34:48donc par la Malaisie
34:50et l'Indonésie
34:53mais disons
34:53les grandes économies
34:54ont une assez forte
34:56dépendance
34:57alors ce qu'il faut voir
34:58également
34:58c'est que
34:59la Chine
35:00importe
35:01beaucoup de son pétrole
35:03mais qu'elle est
35:04elle a des
35:07on peut un peu
35:08mitiger
35:09l'impact
35:09par le fait
35:10qu'il y a
35:11les zéoléoducs
35:12en provenance
35:13de Russie
35:13qu'elle a
35:14des énormes
35:15réserves stratégiques
35:16de la même façon
35:17que le Japon
35:18d'ailleurs
35:19donc ce sont
35:20des éléments
35:20qui sont un petit peu
35:21qui vont un petit peu
35:22nuancer
35:23cette vision
35:25assez bériche
35:26et d'ailleurs
35:26en fait
35:27quand on regarde
35:27pour les marchés
35:29actions
35:30le marché
35:31de Shanghai
35:32donc le marché
35:34onshore
35:34va tendre
35:36à être
35:38relativement
35:38plus à l'abri
35:40de la volatilité
35:42que l'on va avoir
35:42sur le marché
35:43puisque ce sont
35:44des marchés
35:44qui sont
35:45essentiellement
35:46domestiques
35:47et qui ont
35:47des bêtas
35:48par rapport
35:49à l'ensemble
35:49par rapport
35:50à l'économie
35:51et par rapport
35:52aux marchés mondiaux
35:52qui sont
35:54relativement
35:55faibles
35:56donc je pense
35:57que dans cette
35:58volatilité
35:59que l'on a
35:59sur l'ensemble
36:00des marchés
36:01y compris en Asie
36:01la Chine
36:03notamment
36:03le marché
36:04domestique
36:04chinois
36:05onshore
36:06est un petit peu
36:07plus à l'abri
36:09et dans ce contexte
36:10que demain
36:10va s'ouvrir
36:11du côté de la Chine
36:12le congrès
36:12des deux sessions
36:13c'est un rendez-vous
36:15important
36:15qui se tient
36:16chaque année
36:17où notamment
36:18Xi Jinping
36:18va prendre la parole
36:19où il va donner
36:20des grands axes
36:21pour la Chine
36:22la grande question
36:23ce sera
36:23est-ce qu'il faut
36:24encore tenir
36:26la barre des 5%
36:27en tout cas
36:27cet objectif
36:28ambitieux
36:29pour le pays
36:31alors oui
36:32ça va être
36:32un des sujets
36:34ça va être
36:35la cible
36:37de croissance
36:39qui pourrait être
36:40plutôt de 4,5
36:42à 5
36:42plutôt que 5%
36:44ce que l'on verra
36:46également
36:47c'est qu'est-ce qu'on va avoir
36:48en termes de politique économique
36:49la souplesse
36:50de la politique monétaire
36:52la souplesse
36:53de la politique budgétaire
36:54est-ce qu'on va avoir
36:55davantage d'expansion fiscale
36:56on pense que ça va être
36:58relativement
36:59modeste
37:00et puis ce qu'il faudra
37:00regarder également
37:01ce sont les réformes
37:02structurelles
37:04avec cette volonté
37:06très forte
37:07que l'on a vu
37:07au moment
37:08des plans quinquennaux
37:10et du 15ème plan
37:11quinquennal
37:12sur lequel on a eu
37:12les grandes lignes
37:14avec davantage
37:15de réformes
37:17en faveur de l'innovation
37:18et qu'est-ce qui va en être
37:20de la consommation
37:20qui a été
37:21plutôt en retrait
37:23par rapport
37:23aux autres
37:25postes
37:26économiques
37:26donc je pense
37:27que dans les grands enjeux
37:28qu'il faudra regarder
37:29dans ce congrès
37:29les deux sessions
37:30la target de croissance
37:32la souplesse
37:34de la politique économique
37:36et puis
37:37les réformes
37:38structurelles
37:39en particulier
37:40sur la consommation
37:41Franck Benzimra
37:42vous êtes responsable
37:43de la stratégie
37:43Action en Asie
37:44chez Société Générale
37:45CIB
37:46aujourd'hui
37:47au vu du contexte
37:48de la forte volatilité
37:48aussi des questions
37:49sans réponse
37:50il faut le dire
37:50personne ne sait
37:51combien de temps
37:52va durer ce conflit
37:54quelle est votre stratégie
37:55sur la partie
37:56Action en Asie
37:58alors je pense
37:59que sur le court terme
38:01il faut être défensif
38:05donc ça veut dire
38:06les valeurs énergétiques
38:08les matériaux
38:09la défense
38:11la Chine
38:12onshore
38:13ce sont des marchés
38:15et des secteurs
38:16que l'on va
38:16privilégier
38:18ensuite
38:19si on prend une vision
38:20un tout petit peu plus stratégique
38:22c'est là
38:23où on voit
38:23des opportunités
38:24d'investissement
38:25qui apparaissent
38:27je parlais tout à l'heure
38:28du congrès
38:29des deux sessions
38:30avec
38:31les grandes réformes
38:32structurelles
38:33et le parti
38:34et le gouvernement
38:36qui sont
38:36en faveur
38:37de davantage
38:38d'innovation
38:39on a vu
38:40de fortes
38:41prises de profit
38:42sur un certain nombre
38:43de valeurs technologiques
38:44il y aura un moment
38:45où il faudra
38:46se repositionner
38:47donc pour un investisseur
38:48qui peut être
38:49un petit peu patient
38:49qui peut prendre
38:50une vision
38:51un peu plus
38:52de long terme
38:53je pense qu'il y aura
38:55beaucoup d'opportunités
38:56d'investissement
38:57qui apparaissent
38:57notamment dans les secteurs
38:58de la technologie
39:00Merci beaucoup
39:01Franck Benzimra
39:02nous a raccompagné ce matin
39:03vous êtes responsable
39:03de la stratégie Action
39:04en Asie
39:05chez Société Générale
39:07en direct avec nous
39:08ce matin depuis Hong Kong
39:099h40
39:09tout de suite
39:10c'est l'heure
39:10du face à face
39:12Deux acteurs de marché
39:14comme chaque matin
39:15à 7h
39:15avec en plateau
39:16Vincent Lequartier
39:17responsable de l'allocation
39:18d'actifs
39:19chez WeSave
39:19Bonjour Vincent
39:20Merci d'être avec nous
39:21ce matin
39:22en compagnie de Kévin Tosé
39:23qui est membre du comité
39:24d'investissement de Carmignac
39:25Bonjour Kévin
39:26Merci à tous les
39:27d'être là ce matin
39:28dans un contexte
39:29assez chahuté
39:30le CAC 40
39:30qui a perdu 2%
39:32hier soir à la clôture
39:33perd 1,9%
39:368228 points
39:36moins 2,4%
39:38pour l'Eurostoxx 50
39:39si on regarde
39:40la performance
39:41depuis le début de l'année
39:41du Stoxx 50
39:42ou encore du CAC 40
39:43on revient quasiment
39:44à la case départ
39:44Kévin Tosé
39:45à peine 1% de gain
39:47en l'espace de deux séances
39:48tout est parti
39:49avec des inquiétudes
39:51sur le Moyen-Orient
39:52un marché qui repasse
39:53en risk-off
39:54ce qui est assez frappant
39:55depuis hier
39:56c'est à nouveau
39:57des investisseurs
39:58qui cherchent
39:59des actifs libérés
40:00en dollars
40:00c'est notamment vu
40:01sur la parité euro-dollar
40:02et aussi sur la très bonne tenue
40:03hier soir de Wall Street
40:04puisque les trois indices
40:05américains hier soir
40:06n'ont pas branché
40:08Alors pas branché
40:09On était à 0,03%
40:11de gain à la clôture
40:12Ils ont ouvert en baisse
40:13et puis ça s'est finalement
40:15pas si mal terminé
40:17Je crois ce qui se joue là
40:19c'est à dire
40:19ce qui a surpris le marché
40:20c'est quand même
40:21qu'il y a une forme
40:22de régionalisation du conflit
40:23ce qui n'était pas forcément
40:25anticipé
40:25ce qui était anticipé
40:25c'était quelque chose
40:26de très local
40:30ce que tout le monde regarde
40:31c'est la réaction de la Chine
40:33pourquoi ça a été
40:34un petit peu mentionné
40:35tout à l'heure
40:35c'est à dire qu'il y a quand même
40:36entre 10 et 15%
40:37des importations chinoises
40:39qui viennent d'Iran
40:41il y a un pétrole iranien
40:44qui coûterait moins cher
40:45on va dire 3-4 dollars de moins
40:47que ce que le commun des mortels
40:49peut lui acheter
40:51et puis il y en a un autre
40:52qui est toute cette
40:53l'Iran c'est quand même
40:54une zone de passage
40:55de la route de la soie
40:57donc tout le monde regarde ça
40:57et c'est vrai que
40:58la réaction des autorités chinoises
41:01dans la nuit ce matin
41:02qui appelle à libérer
41:05le détroit d'Ormous
41:06vont plutôt dans le bon sens
41:08par contre ce qui se joue
41:10je crois
41:10c'est qu'on a quand même
41:11la perspective de voir
41:13ces prix des matières premières
41:14largement plus élevés
41:15et donc des banques centrales
41:17qui pourront peut-être
41:17un petit peu moins baisser les taux
41:19et donc un durcissement
41:20des conditions financières
41:21et ce qu'on voit
41:22c'est que dans cette séquence-là
41:25elle arrive un moment
41:27où les marchés d'action
41:28étaient un peu fatigués
41:29ce que je veux dire par là
41:30c'est que
41:31pour revenir sur ce que vous disiez
41:32Étienne
41:33le marché qui a le mieux marché
41:35qui a le mieux fonctionné
41:35hier à Wall Street
41:36c'est le Nasdaq
41:37celui qui était sans doute
41:38le plus contre-performant
41:40dans la séquence
41:40de ce début d'année
41:42avec notamment le retour en grâce
41:43des Nvidia et Concert
41:45toutes les valeurs
41:45qui étaient liées
41:46à l'intelligence artificielle
41:48alors habituellement
41:48quand le marché obligataire
41:49monte les valeurs de croissance
41:51sous performe
41:52là Vincent Lecartier
41:53on a repris 20 points
41:54sur le 10 ans américain
41:56sur le 10 ans français
41:56mais aussi sur beaucoup de références
41:58et ça n'a pas empêché hier
41:59les valeurs de croissance
42:01de grimper
42:01alors là quand on regarde
42:02les futurs américains
42:03ce matin on repère 1%
42:04c'est vrai que c'est compliqué
42:06de suivre un petit peu
42:07parce qu'on a des marchés
42:08qui sont très volatiles
42:10est-ce que aujourd'hui
42:11la remontée des matières premières
42:13le pétrole à 80 dollars
42:15pour le Brent
42:15ce matin on a des cours du gaz
42:17qui reprennent plus de 20%
42:1855 euros
42:19pour le mégawatt-heure
42:20sur le TTF
42:21remettent un petit peu
42:22en cause
42:23les baisses de taux
42:24et donc cette tendance
42:25où l'inflation
42:26allait stabiliser
42:27voire se modérer
42:28je pense qu'il y a
42:30beaucoup d'arbitrages
42:31qui se produisent
42:32sur les marchés
42:33à l'heure actuelle
42:35la plupart
42:36de mes confrères
42:38s'étaient repositionnés
42:39sur l'Europe
42:39et sur l'Asie
42:41ou les émergents
42:43et dès l'essai
42:44les Etats-Unis
42:45avaient réduit
42:46de façon assez
42:46systématique
42:47cette position
42:48en se disant
42:49qu'il y a beaucoup
42:50d'incertitudes autour de l'IA
42:51à la fois
42:52l'ampleur
42:53des coûts
42:54dépensés
42:55et les victimes
42:57potentielles
42:58de l'IA
42:58c'était les deux
42:59thématiques
43:00qui faisaient
43:00qu'on baissait
43:02structurellement
43:02l'exposition
43:03aux Etats-Unis
43:04en plus
43:06l'agitation
43:07provoquée par Trump
43:08posait un certain
43:09nombre de doutes
43:10sur la gouvernance
43:12du pays
43:12donc il y avait
43:13une tentation
43:14à se redisperser
43:15vers d'autres zones
43:16le problème
43:17il est qu'avec
43:17le conflit
43:18dans le Golfe
43:19on est sur une Asie
43:21qui est extrêmement
43:22dépendante
43:22du pétrole
43:23qui provient
43:25du Moyen-Orient
43:26et une Europe
43:28elle aussi
43:28qui est assez dépendante
43:31les Etats-Unis
43:32sont premiers producteurs
43:33au monde
43:35exportateurs
43:36n'ont aucune contrainte
43:39particulière
43:39de ce point de vue
43:41ils ont le dollar
43:42pour eux
43:44donc on est dans
43:45une situation
43:45où beaucoup
43:46de positions
43:47sont prises à revers
43:48à l'heure actuelle
43:49et un certain nombre
43:51de hedge funds
43:51qui avaient joué
43:52des longs shorts
43:53des positions
43:54plutôt vendeuses
43:55sur les Etats-Unis
43:56et plutôt acheteuses
43:57sur les émergents
43:58et l'Europe
43:58sont prises à revers
43:59et sont obligées
44:00de déboucler
44:01ces positions
44:02et d'acheter
44:02les Etats-Unis
44:03et pour ça
44:04d'acheter du dollar
44:04et réciproquement
44:06de vendre
44:06des devises étrangères
44:08et donc je pense
44:09qu'on a déjà
44:10cette première situation
44:12pour répondre
44:13à votre question
44:13sur l'inflation
44:15et la hausse
44:16des prix du pétrole
44:17je pense qu'il faut
44:18se rappeler une chose
44:19c'est que la plupart
44:20des pays
44:20ont des réserves
44:21stratégiques
44:22ce qui veut dire
44:23que la problématique
44:24c'est beaucoup moins
44:25une question
44:26de disposer
44:28réellement
44:29de pétrole
44:30ou de gaz
44:31mais c'est surtout
44:32une question
44:32de hausse des prix
44:33donc c'est de l'inflation
44:35de l'inflation
44:36qui peut évidemment
44:37poser problème
44:38aux banques centrales
44:39se rappeler aussi
44:40qu'une des raisons
44:41pour lesquelles
44:42les taux
44:44obligataires
44:44hier se sont peut-être
44:45mal comportés
44:46c'est peut-être aussi
44:47parce que la guerre
44:47a un coût
44:48que ce coût
44:49il va falloir le financer
44:50il va falloir
44:51pour les états
44:52probablement de nouveau
44:53accroître encore plus
44:55les émissions obligataires
44:56donc ça peut peser
44:57sur le marché obligataire
44:58de façon un peu paradoxale
45:00par rapport au réflexe
45:01habituel
45:02qu'on peut avoir
45:02d'actifs refuges
45:04que ça représente
45:05Juste sur le sujet
45:06matière première
45:06vous dites
45:06les Etats-Unis
45:07produisent du pétrole
45:08oui mais quand vous regardez
45:09les prix à la pompe
45:10aux Etats-Unis
45:10aujourd'hui
45:11on est à 2,40$ le galon
45:12c'est un plus haut
45:13depuis juillet 2024
45:14c'est-à-dire que
45:15Donald Trump
45:16il ne peut pas faire
45:16comme si aujourd'hui
45:18la montée des cours
45:19du pétrole
45:19ne le concernait pas
45:20c'est quand même
45:21un sujet important
45:22pour les mid-terms
45:23C'est pour ça
45:24qu'en timing
45:24il fallait le faire
45:26quitte à attaquer
45:27il fallait le faire
45:28très tôt dans l'année
45:29pour être le plus éloigné
45:31possible
45:32de la période
45:33des élections
45:35de mid-term
45:36et pour laisser du temps
45:37au pétrole
45:38de se renormaliser
45:39derrière
45:42pour que ça ne soit
45:43plus un argument
45:44à son encontre
45:45en espérant que la situation
45:46c'était un nispas
45:47Kevin Tozet
45:49Oui
45:49c'est-à-dire que
45:51je prends un peu
45:51de jargon d'économie
45:52c'est-à-dire que
45:53ce qui se joue
45:54pourquoi est-ce qu'on a
45:54des taux d'intérêt
45:55qui remontent
45:55des rendements obligataires
45:56qui remontent plutôt
45:58c'est que
45:58ce qui se joue là
45:59c'est plutôt un choc d'offres
46:00plus qu'un choc de dormande
46:02on a quand même
46:02une économie globale
46:04qui tient bien
46:04plutôt des perspectives
46:05de réaccélération
46:06de l'économie américaine
46:08européenne
46:08japonaise
46:09et je pourrais faire
46:10une liste comme ça
46:13assez exhaustive
46:14et donc
46:14ce que dit le marché
46:15c'est que
46:16pour l'instant
46:17ça n'a pas pesé
46:18sur la demande
46:20parce que la croissance
46:21devrait rester relativement
46:22soutenue
46:22donc ça c'est un facteur
46:23et le deuxième facteur
46:24je crois
46:25c'est que
46:25cette fameuse fonction
46:27de réaction
46:27de l'administration américaine
46:29et bien
46:29elle tente à
46:31indiquer
46:32que le conflit
46:33pourrait être
46:34de durée relativement
46:35courte
46:35ça encore une fois
46:36je ne dis pas que c'est
46:36ce qui va se passer
46:37c'est sur quoi
46:38les marchés
46:38tablent notamment
46:39c'est pour ça que
46:40la réaction de marché
46:40elle est sans doute
46:41assez mesurée aussi
46:42pourquoi ?
46:43parce qu'en effet
46:43il y a ces élections
46:45du mandat qui arrivent
46:45il y a le fameux
46:46seuil des
46:473 dollars du gallon
46:48de pétrole
46:49aux Etats-Unis
46:50qui est un seuil
46:50psychologique
46:51important
46:52pour les électeurs
46:53pour les électeurs
46:54américains
46:54et là aussi
46:55je veux dire
46:55la hausse des prix
46:56du pétrole
46:57elle se voit aussi
46:57dans les prix à la pompe
47:011 dollar plus haut
47:02sur le baril de pétrole
47:03ça veut dire
47:031 centime de plus
47:04sur le prix à la pompe
47:05pour nous français
47:07et nous européens
47:09et donc
47:09c'est bien cette séquence-là
47:10c'est que face
47:11à un choc d'offres
47:12une banque centrale
47:13elle ne peut pas venir
47:13baisser les taux d'intérêt
47:15comme ce qui était
47:15escompté par les marchés
47:17et ça
47:17ça vient peut-être
47:18peser sur
47:19des multiples
47:20de valorisation
47:21voire
47:22les coûts d'endettement
47:23Dans un instant
47:24on parlera d'allocations
47:25mais l'autre sujet
47:25du moment
47:26en dehors bien sûr
47:27du sujet géopolitique
47:28Vincent Lecartier
47:29c'est le sujet
47:29de la dette privée
47:31mis un petit peu
47:31au second plan
47:32forcément
47:33néanmoins
47:33vendredi soir
47:34les acteurs de la dette privée
47:36ont encore connu
47:36une séance difficile
47:37vous avez un acteur
47:39britannique
47:39qui commence à faire défaut
47:41il s'agit de MFS
47:43avec notamment
47:44des implications
47:44avec certaines banques
47:45bien connues
47:46c'est vrai qu'aujourd'hui
47:48toute cette partie
47:48non liquide du marché
47:50commence un petit peu
47:51à inquiéter
47:52notamment sur les niveaux
47:52de valorisation
47:54On sait
47:55on l'a vu
47:56un tout petit peu
47:57auparavant
47:58avec Bluehall
47:58qu'il y a
47:59des questions
48:00qui se posent
48:00sur les leviers
48:02d'endettement
48:03d'un certain nombre
48:04d'établissements
48:04avec peut-être
48:06des concentrations
48:07sectorielles
48:08qui ne sont pas forcément
48:09les plus pertinentes
48:11dans la perspective
48:13d'une IA
48:13qui pourrait venir
48:15déstabiliser
48:16certains modèles économiques
48:17et donc
48:19modifier
48:20les perspectives
48:21de retour
48:22sur investissement
48:23de génération
48:25de cash flow
48:25d'un certain nombre
48:26de valeurs
48:27de valeurs
48:27ou de secteurs
48:28donc
48:28il y a probablement
48:29des investissements
48:30qui faisaient sens
48:31à une époque
48:32et qui aujourd'hui
48:33en font moins
48:34le problème
48:34il est que
48:35les fonds de crédit privé
48:38la plupart du temps
48:38ou de private equity
48:41cherchent à recaser
48:42leur participation
48:43sur les marchés
48:45les marchés
48:45ne sont généralement
48:47pas prêts
48:48à leur accorder
48:51le bénéfice du doute
48:53au prix
48:54auquel
48:54elles aimeraient
48:57remettre
48:58sur le marché
48:59leur participation
49:00les ratios
49:01de valorisation
49:02dans le
49:04private equity
49:04sont beaucoup plus élevés
49:05que sur les marchés
49:06financiers
49:06donc il est
49:08très difficile
49:09de replacer
49:11ces actions
49:13sur le marché
49:13financier
49:14Mais même un auditeur
49:15un téléspectateur
49:15qui n'a pas aujourd'hui
49:16de dette privée
49:17qui n'est pas exposée
49:18à cette classe d'actifs
49:19ne peuvent faire
49:19comme si ça n'existait pas
49:20c'est-à-dire qu'on est
49:21sur des implications
49:23entre banques
49:24entre acteurs financiers
49:25qui sont quand même
49:27présents
49:28présentes
49:29Et le gros problème
49:30c'est qu'on ne sait pas
49:31qui détient quoi
49:32comment
49:32pourquoi
49:33on en revient un petit peu
49:35à la problématique
49:36de la crise des subprimes
49:37où il y a une opacité
49:38derrière la détention
49:40de ces actifs
49:40derrière la valorisation
49:42de ces actifs
49:44on a bien vu
49:45pour l'histoire
49:46de Blue Hall
49:47donc le fonds
49:48de private equity
49:49de
49:51dette privée
49:52pardon
49:53on a bien vu
49:54qu'ils ont reclassé
49:56facilement
49:56leur participation
49:58leur dette
49:59parce qu'ils faisaient
50:00face à des rachats
50:01importants
50:02assez probablement
50:04il s'agit
50:04d'un soutien de place
50:05qui s'est organisé
50:06autrement dit
50:07je pense que
50:08si le papier
50:09s'est recasé
50:10aussi facilement
50:11c'est que les établissements
50:13extérieurs
50:13ne voulaient surtout pas
50:14que les choses dérapent
50:15donc vous les montrez
50:17envoyer un signal
50:18comme quoi
50:18les échanges restaient
50:20fluides
50:20qu'il n'y avait pas
50:21de problème
50:21et que le niveau
50:22de valorisation
50:22restait très confortable
50:24quand on commence
50:25à avoir une multiplication
50:26d'événements comme ça
50:27c'est là qu'il faudra voir
50:29si le reclassement
50:31des participations
50:32se fait une fois encore
50:33dans des niveaux
50:35aussi confortables
50:35qu'auparavant
50:36ces phénomènes
50:37de destruction créatrice
50:39c'est vrai forcément
50:39ils vont faire des perdants
50:41Kevin Tosé
50:42oui alors si j'écoute
50:43ou si je lis
50:44Schumpeter
50:44ça va aussi faire des
50:45aussi faire des gagnants
50:47clairement
50:49c'est tout le problème
50:50actuel
50:50sur ces marchés
50:51de la dette privée
50:51c'est que c'est des marchés
50:52qui sont privés
50:53et donc
50:54on voit les choses
50:55plutôt après
50:56que avant
50:57donc ça c'est
50:58on va dire un souci
50:59c'est pour ça que c'est de nature
51:00à surprendre
51:01et potentiellement
51:01surprendre négativement
51:03les marchés
51:04c'est un point
51:04le second c'est que
51:05c'est des marchés
51:06qui ont cru très très largement
51:07là où les marchés
51:08de crédit
51:09d'entreprise
51:10public
51:11sont restés
51:12à peu près stables
51:12sur les allées 5
51:13puis les dernières années
51:14en termes de taille
51:15on a des marchés
51:16de dettes privées
51:17qui eux ont été multipliés
51:19par 2, 3, 4, 5, 6
51:20donc ça c'est un autre
51:22phénomène
51:22il y en a un troisième
51:23c'est qu'on parlait
51:24des conditions financières
51:26et là aussi
51:26le coût financier
51:28le coût du capital
51:29il a plutôt eu tendance
51:30à monter
51:31pour ces acteurs là
51:32si je regarde par exemple
51:33des acteurs
51:34dans le secteur technologique
51:35aux Etats-Unis
51:36ils empruntent aujourd'hui
51:38à un taux
51:38qui est supérieur
51:39au reste du marché
51:40ce qui n'était pas le cas
51:41il y a de ça
51:415, 6 mois
51:42donc ça aussi
51:42c'est de nature
51:43à venir nourrir
51:46des craintes
51:46et des inquiétudes
51:48et puis un quatrième phénomène
51:50c'est que ça ne va pas
51:50s'arrêter tout de suite
51:51là aussi
51:52si on regarde
51:53les intentions de dépense
51:54des grands fabricants
51:57de centres de données
51:58et bien
51:58ce qui se joue
51:59c'est 5 à 7 000 milliards
52:02de dollars
52:02qui devraient être émis
52:03levés sur les marchés obligataires
52:05et une grande partie de ça
52:06sur les marchés
52:07de la dette privée
52:08pour aller financer
52:08ces fameuses dépenses
52:09d'investissement
52:10et bien
52:11liées à l'intelligence artificielle
52:13voilà
52:13à titre de comparaison
52:15le marché du crédit
52:17européen
52:17de qualité investissement
52:18il est à peu près
52:19entre 3 et
52:20entre 4 et
52:205 000 milliards
52:22de dollars
52:23donc voilà
52:23ça montre bien
52:24toute la problématique
52:25qui se joue
52:26actuellement
52:27et ce n'est pas un sujet
52:28à prendre à la légère
52:28dans ce contexte
52:29aujourd'hui
52:29vous faites quoi
52:30chez Carmignac
52:31Kevin Toze
52:31ces derniers temps
52:32notamment en avril dernier
52:33lors du Liberation Day
52:34on ne parlait pas
52:35d'une guerre à l'époque
52:36c'était une guerre commerciale
52:38c'était buy the deep
52:39le marché achetait à chaque fois
52:41les points bas
52:41là on perd 2%
52:432% hier
52:43moins 4%
52:44en deux jours
52:46visiblement le marché
52:46est prudent
52:47même là
52:47les futurs américains
52:48baissent entre 1,6 et 2%
52:50oui parce qu'encore une fois
52:52la séquence à venir
52:54en tout cas
52:54l'univers des possibles
52:55est quand même
52:56particulièrement
52:58large
52:58le conflit
53:00en Iran
53:00a redébuté
53:01il y a seulement
53:023 jours
53:033 jours de cela
53:04ce qu'on fait
53:05dans les portefeuilles
53:06c'est qu'on va plutôt
53:07mettre en place
53:07un peu des stratégies
53:08on va dire
53:09de valeurs relatives
53:10c'est à dire que
53:10quels seront
53:12les pays
53:12les entreprises
53:13les marchés
53:14les plus susceptibles
53:15de souffrir
53:16du contexte actuel
53:16qui dit hausse
53:18des matières premières
53:18dit quand même
53:19problématique pour certains pays
53:21certains pays asiatiques
53:21notamment
53:22qui sont importateurs
53:23importants
53:24de matières premières
53:25énergétiques
53:26on pense au Japon
53:27les actions japonaises
53:28qui avaient fortement rallié
53:28je parlais un petit peu
53:29de la fatigue
53:30qu'ils pouvaient avoir
53:31sur certains marchés
53:32là c'est plutôt des marchés
53:33qu'on a envie de vendre
53:34on peut penser des marchés
53:35comme la Thaïlande aussi
53:35qu'on peut avoir plutôt
53:36envie de vendre
53:37et pour acheter quoi
53:39à la place du coup ?
53:39et bien ce qu'on fait
53:40pour acheter
53:40qu'est-ce qu'on achète
53:41à la place
53:42on continue d'acheter
53:42des obligations
53:43indexées à l'inflation
53:44par exemple
53:44on est tout à fait convaincu
53:46que c'est une thématique
53:47qui devrait continuer
53:48à être porteuse
53:50on voit d'ailleurs
53:51que ça fonctionne très bien
53:52dans ces phases de marché là
53:53sur une journée comme hier
53:54ces chocs d'offres
53:55et bien ils sont plutôt
53:56de nature à venir nourrir
53:57les anticipations d'inflation
53:58et ils nourrissent plus
54:00les anticipations d'inflation
54:01que la crainte
54:02sur le volet taux réel
54:03donc ça c'est une autre
54:05un volet
54:06un endroit où on déploie
54:07des investissements
54:09aujourd'hui
54:10et je crois que
54:10voilà
54:11là aussi
54:11acheter une forme de protection
54:13d'assurance
54:14dans des portefeuilles
54:15ça peut être quelque chose
54:16qui peut faire du sens
54:17aussi
54:18on pense notamment
54:19aux options
54:20sur les marchés d'action
54:21les marchés d'action cotés
54:23côté
54:24peut-être plus positif
54:25ceux qui pourront en bénéficier
54:26c'est-à-dire que
54:27si tant est que la poussière
54:28venait retomber
54:29ou en tout cas que le conflit
54:30ne venait pas s'éterniser
54:31certains producteurs
54:32de matières premières
54:33pourront en bénéficier
54:34si on regarde sur les marchés
54:35d'action émergents par exemple
54:36je pense notamment
54:37beaucoup de pays
54:38en Amérique latine
54:39notamment qui elles
54:40pourront être le plus susceptibles
54:42de redémarrer fortement
54:43une fois qu'on aura
54:44un peu plus de visibilité
54:45sur la situation actuelle
54:46Kevin Théozé
54:46s'allège sur la partie Japon
54:48vous lui rachetez
54:49aujourd'hui Vincent Lecartier
54:50nous on l'a fait
54:52on l'a fait
54:52alors mais c'est une position
54:54c'est une position structurelle
54:55en fait qu'on a en place
54:57et qu'on a renforcée
54:58avec l'idée que
54:59la politique budgétaire
55:01est libérée par les élections
55:03que globalement
55:05les valorisations
55:06restent raisonnables
55:07qu'en termes de gouvernance
55:08le pays
55:09a beaucoup progressé
55:12pour ce qui est des entreprises
55:13elles opèrent désormais
55:15beaucoup de rachats d'actions
55:16versements de dividendes
55:18les holdings
55:20sont démantelés progressivement
55:21donc pour nous
55:22le Japon offre
55:24beaucoup de perspectives
55:25devant lui
55:26et avec
55:29probablement
55:30en effet
55:31bonus
55:32le Yen
55:33qui devrait se réapprécier
55:35probablement
55:35sur les prochaines années
55:37et en dehors du Japon
55:38quelles sont les zones géographiques
55:39qui vous intéressent
55:40aujourd'hui ?
55:40on continue d'être
55:41très majoritairement exposé
55:43sur les Etats-Unis
55:44on vient de faire
55:45un arbitrage
55:46la semaine dernière
55:47un peu chanceux
55:49sur le fait
55:50de retransférer
55:52une partie
55:52de nos expositions
55:53du S&P
55:54traditionnel
55:55et du Nasdaq
55:56vers du S&P
55:58équipondéré
55:58autrement dit
55:59on voulait neutraliser
56:00une partie
56:01du risque
56:02de surpondération
56:03des 7 magnifiques
56:05et le deuxième avantage
56:07de cet arbitrage
56:08était que
56:09l'ETF
56:10en question
56:11était sur du dollar
56:12donc avec les événements
56:13récents
56:14une séance
56:15comme hier
56:16vous avez une progression
56:18de cet EDF
56:18de presque 1%
56:20donc vous avez
56:21de temps en temps
56:22un peu de chance
56:23dans les arbitrages
56:24on continue de rester
56:26assez confortable
56:27sur l'Europe
56:29globalement
56:30parce que
56:30la dynamique budgétaire
56:32et tout
56:34l'esprit draghi
56:37qui s'installe
56:38au fur et à mesure
56:39donc l'envie
56:40de recomposer
56:41une Europe
56:42un peu plus forte
56:43ça nous semble
56:44être une vraie perspective
56:45de moyen long terme
56:46et en plus
56:47s'il y a une bonne
56:48complémentarité
56:48en termes
56:50de style de gestion
56:52entre le côté
56:53croissance
56:53des Etats-Unis
56:54et le côté
56:55plus value
56:56de l'Europe
56:56moins 2,3%
56:58pour le CAC 40
56:598195 points
57:00séance bien sûr
57:01que vous pouvez suivre
57:01dans tout pour investir
57:02avec Antoine Larigauderie
57:04et l'ouverture
57:04de Wall Street
57:05avec Guillaume Sommerer
57:06à 15h30
57:06avec pour l'instant
57:07des futurs américains
57:09qui lâchent plus de
57:091,5%
57:112% même
57:11pour le Nasdaq 100
57:12pour le futur
57:14merci à tous les deux
57:15de nous avoir accompagnés
57:16Kevin Tozet
57:17donc de Carmignac
57:18et Vincent Lequartier
57:19de WeSave
57:20on se retrouve demain
57:21à partir de 9h
57:22et puis donc
57:23vous pouvez bien sûr
57:24suivre l'ensemble
57:24de l'actualité économique
57:25sur BFM Business
57:26très bonne journée
57:27dans un instant
57:27les experts
57:28avec
57:28et bien
57:29Ludovic de Sauté
57:30très bonne journée
57:32Good Morning Market
57:34sur BFM Business
57:35Sous-titrage Société Radio-Canada
57:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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