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  • il y a 20 minutes
Ce mardi 24 mars, Valentin Bissat, chef économiste et stratège au sein de Mirabaud AM, Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des Options, Laurent Roussel, gérant actions chez Ixios AM, Alain Groshens, cofondateur et directeur général de SystematicEdge, Étienne Gorgeon, responsable de la Gestion Obligataire chez Sanso Longchamp AM, et Enguerrand Artaz, stratégiste à La Financière de l'Echiquier, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06L'actualité des marchés financiers, c'est tous les jours sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture avec Etienne
00:11Braque.
00:11Quelle est la tendance juste avant l'ouverture des marchés ?
00:14Très légère hausse en vue pour les principaux indices européens. Et pourtant, cette nuit, les futurs étaient dans le rouge.
00:20Et puis, il y a eu à nouveau un retournement de tendance. Alors, je vous rassure, vous n'avez pas
00:24loupé de tweet de Donald Trump cette nuit.
00:25Ça montre bien la grande confusion qu'il y a sur les marchés en ce moment.
00:29Souvenez-vous, hier matin, on était en forte baisse. Et puis, tweet de Donald Trump qui évoque la fin de
00:34la guerre en Iran.
00:36Le marché qui prend plus de 2%, que ce soit en Europe mais aussi sur les futurs américains.
00:40Et puis, in fine, hier soir, la clôture. L'Europe a modestement terminé dans le rouge.
00:44Plus 0,8% pour le CAC 40 à 7 726 points. Donc, on est toujours quasiment 1000 points sur
00:50les plus hauts touchés le mois dernier.
00:52Avec toujours de grandes inquiétudes en ce qui concerne le marché obligataire.
00:55Le marché obligataire a quand même touché hier des plus hauts de 20 ans. Ne serait-ce que sur l
01:00'OAT ?
01:00Oui, sur l'OAT française. On était au-delà des 3,8%.
01:03Vous avez le GILT, donc le 10 ans britannique qui a touché les 5%.
01:075% également pour le 30 ans américain.
01:11Quand le 10 ans américain, hier, était au-delà des 4,4%.
01:15On est sur des niveaux clés.
01:16On revient soit sur des plus hauts du Liberation Day, donc avril dernier, ou soit sur ces taux longs en
01:22question sur des plus hauts de 2008, à l'époque de la crise bancaire.
01:26Donc, ce n'est pas neutre.
01:27D'autant plus qu'aujourd'hui, il y a des craintes d'un retour de l'inflation, des craintes de
01:32récession.
01:33Aujourd'hui, il y a toute une question sur le fait.
01:35Est-ce que demain, un choc énergétique est provoqué ou non ?
01:38Eh bien, une récession.
01:39Bref, le marché est un petit peu perdu.
01:40Et au milieu de tout cela, vous avez beaucoup d'hésitations, que ce soit sur les indices actions, sur les
01:46devises, mais également sur le marché obligataire,
01:49avec des mouvements également très erratiques qui ont été boostés par probablement à nouveau des délits d'initié du côté
01:55des États-Unis.
01:56Ça montre bien la spéculation très intense qu'il y a en ce moment sur le marché, puisque 5 minutes
01:59avant le tweet de Donald Trump,
02:00il y avait des ordres très importants sur les indices américains, mais également sur les matières premières.
02:055 minutes avant ?
02:06Oui.
02:06Des milliers et des milliers d'ordres ?
02:08Oui, notamment sur le S&P 500. Vous avez visiblement un ordre de plus d'un milliard d'euros qui
02:12a été exécuté en une fois.
02:14Et on a eu des mouvements similaires lors du Liberation Day l'an passé.
02:18Du coup, sur les dossiers à suivre, aujourd'hui, on a Estée Lauder et Pooch.
02:22Oui, Estée Lauder, qui a confirmé hier soir des informations de presse, à savoir des discussions avec l'espagnol Pooch.
02:29Ce sont deux acteurs qui sont cotés en bourse.
02:31D'un côté, Estée Lauder aux États-Unis, qui a quand même perdu 80% depuis 2021.
02:35Le groupe fabrique notamment les poudres de maquillage MAC.
02:37Il est également présent dans les soins de la peau avec la marque La Mer.
02:40Et de l'autre côté, Pooch, qui est très présent dans le secteur du parfum.
02:44Donc, on a des activités qui sont totalement complémentaires.
02:47Donc, c'est sûr que c'est un rapprochement qui serait cohérent.
02:50Bon, hier soir, le marché était un petit peu douché par ces informations de presse, néanmoins.
02:54Estée Lauder était en baisse de plus de 7%.
02:56On verra la réaction dans un instant de Pooch à Madrid.
02:59Mais depuis l'introduction en bourse en 2023, on a quand même un titre qui était en baisse de plus
03:03de 30%.
03:04Avec un marché chinois qui est de plus en plus compliqué pour les acteurs occidentaux dans ce secteur de la
03:10cosmétique du parfum.
03:11Une concurrence très intense des marques locales.
03:14Et puis, de l'autre côté, un marché du luxe qui continue de bien se tenir.
03:18Et donc, au final, entre, si je caricature un petit peu, le mass market, donc les produits d'entrée de
03:24gamme et le haut de gamme,
03:25c'est un petit peu compliqué sur l'entre-deux.
03:27Vous le voyez notamment avec Coty, qui là aussi a connu un parcours très compliqué depuis son introduction en bourse
03:32à la Bourse de Paris.
03:33Etienne, avant qu'on donne l'ouverture dans un instant, il y a rien d'un dossier qu'il faut
03:35regarder, c'est Revolut.
03:36Alors, c'est hors bourse, mais c'est vraiment important.
03:3816 millions de clients gagnés en un an.
03:40Oui, on frôle désormais les 70 millions de clients pour Revolut, qui se développent notamment sur le marché B2B.
03:46Et ça se voit notamment sur le résultat opérationnel, qui est en hausse de plus de 50% l'an
03:50passé.
03:51Et puis, comme l'ensemble du secteur bancaire, vous avez une banque qui a profité de la remontée des taux
03:55courts, des taux longs.
03:56Notamment, ça, c'est des gains de marge très importants pour les dépôts et pour Evolut.
04:01Le CAC 40 qui ouvre en petite hausse, finalement, alors ?
04:03Finalement, en effet, ça va très vite.
04:05Plus 0,2%, 7 742 points pour le CAC 40, plus 0,3% pour l'Eurostox 50, très légère
04:12surperformance des valeurs cycliques ce matin.
04:16À l'inverse, vous avez les valeurs défensives qui ferment la marche.
04:19Le OAT français est toujours à 3,7%, quand du côté du 10 ans américain, vous êtes à 4,35.
04:24L'once d'or reprend quelques couleurs, au-delà des 4 423 dollars pour une onse d'or.
04:29Et puis, le pétrole également repart de l'avant.
04:31Après, hier, un plongeon spectaculaire avec le tweet de Donald Trump.
04:34Vous avez une hausse de plus de 3% ce matin pour le baril de Brent, au-delà des 103
04:39dollars.
04:39Au menu de Good Morning Market.
04:41Dans un instant, retour sur cette séance.
04:43Plus 0,3% donc pour le CAC 40.
04:44Néanmoins, continuer de surveiller de près le marché obligataire avec des niveaux clés,
04:49que ce soit sur les taux courts, mais également les taux longs.
04:51Éclairage dans un instant avec les équipes de Mirabeau.
04:54Ensuite, nous regarderons en détail les séances du jour,
04:56avec notamment Airbus qui s'est bien repris hier.
04:59L'éclairage de l'atelier des options.
05:01Et puis, tout au long de l'émission, nous parlerons du marché de l'or,
05:04du marché asiatique, avec notamment Systematic Age qui nous accompagne ce matin depuis Hong Kong.
05:10Et puis, en dernière partie d'émission, nous reviendrons sur le crédit privé,
05:13avec Smoothies, cette nuit, qui a fait l'actualité à nouveau sur ce crédit privé,
05:18en abaissant sa notation sur l'un des fonds de KKR.
05:21Éclairage dans la dernière partie de l'émission.
05:23Bonne émission, à demain.
05:30C'est parti pour Good Morning Market.
05:33Et donc, le KKR qui est sur une hausse de 0,3% à l'ouverture,
05:36au-delà des 7 760 points.
05:38Éclairage dans quelques minutes avec Paul Marcel qui nous attend du côté de l'atelier des options.
05:42L'once d'or qui est rentré hier en bear market,
05:44c'est-à-dire une hausse de plus de 20%,
05:48se stabilise ce matin à 4 420 dollars.
05:51Éclairage de Laurent Roussel, j'irai en action chez Ixios AM,
05:54qui nous expliquera pourquoi l'or a enregistré une telle baisse depuis ses plus hauts,
05:58depuis le début de l'année.
06:00Et puis, un dernier mot de Putsch, titre qui était très attendu ce matin à l'ouverture de la Bourse
06:04de Madrid
06:04et qui s'envole de plus de 18%, avec donc Estée Lauder qui a confirmé hier soir,
06:09après la clôture des discussions avec l'Espagnol, en vue d'un éventuel rapprochement.
06:15Juste avant, on va se poser un petit peu sur cette réaction très forte du marché obligataire,
06:21que ce soit aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, notamment sur les taux longs,
06:24avec Valentin Bissa, chef économiste et stratège chez Mirabeau Asset Management.
06:27Bonjour Valentin.
06:28Bonjour.
06:29Merci d'être avec nous ce matin en plateau.
06:31Alors ce matin, on a une petite détente sur le 10 ans britannique.
06:35Néanmoins, on est toujours à la porte des 5%.
06:37Hier, cette barre symbolique a été touchée pour la première fois depuis 2008.
06:41Le 10 ans américain est toujours proche des 4,4%,
06:44quand le 10 ans français est proche des 3,7%.
06:47Ce sont des signaux faibles à suivre de près quand même,
06:50aujourd'hui, cette remontée des taux longs, Valentin Bissa.
06:54Oui, tout à fait. C'est un sujet vraiment important.
06:56On a des déficits américains, des déficits européens qui sont extrêmement élevés.
07:00Donc, dans un environnement de ralentissement de la croissance économique,
07:03la Banque Centrale Européenne, la semaine dernière,
07:05a encore réduit ses prévisions de croissance pour 2026.
07:08Je le disais, d'endettement élevé.
07:10Ça va être un coût important supplémentaire pour les États.
07:13La grande crainte aujourd'hui, c'est que les banques centrales remontent leurs taux.
07:17On est quand même passé d'un extrême à l'autre,
07:19dans le sens où, en début d'année,
07:20le marché pensait que les banques centrales allaient baisser leurs taux,
07:23notamment en Europe.
07:24Et là, maintenant, on est sur des scénarios de hausse de taux.
07:26Pourquoi pas avoir parfois deux, voire trois hausses de taux,
07:28notamment pour la BCE ?
07:30Bien sûr, tout dépend des prix du pétrole,
07:32qui, là aussi, comme le marché obligataire, sont très volatiles.
07:35Oui, alors évidemment, pour une banque centrale en choc énergétique,
07:38en choc sur l'os, c'est vraiment le scénario du pire.
07:41Les banques centrales font face, finalement,
07:43à un choc énergétique sur lequel elles ont très peu d'impact.
07:45Resserrer une politique monétaire n'a relativement peu d'impact sur les prêts de l'énergie.
07:49Mais en même temps, leur mandat est principalement basé sur l'inflation.
07:53Donc, elles sont, d'une certaine manière, presque obligées de réagir à cette situation.
07:56Néanmoins, la situation peut être vulnérable, inquiétante pour certains États,
08:01dans le sens où cette remontée des matières premières peut peser sur la croissance.
08:04Et dans le même temps, si vous avez des États qui s'endettent à des coûts plus élevés,
08:08l'impact ne sera pas négligeable, quand même, pour les chances publiques.
08:11Je crois qu'il y a une vraie différence entre les États-Unis et l'Europe.
08:14Aux États-Unis, la Banque centrale américaine a un double mandat, inflation-croissance.
08:18Donc, ça va lui permettre, finalement, selon nous, en tout cas,
08:21d'éviter les hausses de taux pour 2026.
08:23Aussi, les taux d'intérêt aux États-Unis sont déjà relativement élevés, 3,5%,
08:28supérieurs à ce qu'on appelle les taux d'intérêt d'équilibre pour l'économie américaine.
08:32Donc, on reste relativement confiant sur le fait que la Banque centrale américaine
08:35pourra ne pas resserrer sa politique monétaire cette année.
08:38En Europe, la situation est contraire et à l'opposé.
08:41On a un objectif unique sur l'inflation.
08:44Les taux d'intérêt en Europe sont déjà à leur niveau neutre.
08:47Donc, effectivement, la flexibilité est plus faible pour la Banque centrale européenne.
08:50Elle pourrait être obligée, dans le cadre de son mandat, de resserrer assez vite sa politique monétaire.
08:55D'après JP Morgan, ces derniers chocs pétroliers ont entraîné des récessions dans 4 cas sur 5.
09:01Alors, j'ai compris que les États-Unis étaient moins dépendants des prix de l'énergie,
09:05qui résistaient mieux dans ces phases troubles.
09:07Quand vous regardez la situation européenne, vous pensez qu'une récession est possible ?
09:11Elle est possible parce qu'effectivement, pour 2026, la croissance attendue était de 1,2%.
09:16Maintenant, on a des anticipations inférieures à 1%.
09:18Donc, si cette situation sur les prix de l'énergie se poursuit,
09:22ça pourrait effectivement peser encore plus sur la croissance européenne.
09:26On parle déjà éventuellement d'une récession technique sur le troisième trimestre.
09:29Donc, pas une récession définie par les économistes,
09:33mais un trimestre durant lequel la croissance européenne serait inférieure à 0%.
09:37Donc, c'est évidemment un risque qu'on observe.
09:39Et si on fait la comparaison avec 2021-2022,
09:43qu'on a eu la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine,
09:47le PIB européen a perdu 2,5% de croissance.
09:51Donc, on voit bien que si cette crise se poursuit,
09:54si cette guerre se poursuit et le choc énergétique se poursuit,
09:57la croissance européenne sera à risque.
09:59Avec ce matin un baril de pétrole qui est à 102 dollars
10:02quand le WTI est repassé sous les 90 dollars,
10:0589 dollars à l'instant pour le baril américain.
10:08En ce moment, les marchés, si je résume un petit peu la situation,
10:10on regarde trois choses.
10:11Les tweets de Donald Trump, la séance d'hier l'a bien montré.
10:14Le marché obligataire, les taux et puis également le pétrole.
10:18Chez Mirabeau Asset Management, quels sont les signaux faibles,
10:20les points d'attention en ce moment où vous suivez ?
10:22Alors, évidemment, comme tous les investisseurs,
10:24on regarde ce qui se passe dans le Détroit d'Ormeaux.
10:26Ça va être quand même un des signal importants pour savoir
10:28si on passe d'une phase de prolongation du conflit
10:31à plutôt une résolution.
10:33Mais ce qui est vraiment important à nos yeux,
10:34c'est que maintenant la guerre dure depuis au moins plus de quatre semaines.
10:38Donc les effets vont être persistants sur le marché de l'énergie.
10:40Et c'est pour ça que nous avons assez rapidement
10:42et nous continuons de réduire le risque dans les portefeuilles.
10:45Avec une exposition moindre à l'Europe ?
10:47Moindre à l'Europe, moindre sur les pays émergents également,
10:51qui souffrent d'autant plus de ce choc énergétique
10:54et également sur la partie obligataire.
10:56Et le retour du cash, c'est vrai que quand on regarde les statistiques
10:59des différents brokers, visiblement,
11:01c'est le retour du cash en portefeuille depuis le début du mois.
11:04Vous mentionnez l'or.
11:05L'or qui est considéré souvent comme un actif refuge a fortement baissé.
11:09Actuellement, si on regarde la totalité des classes d'actifs,
11:11à part le secteur énergétique, il n'y a à peu près rien qui a augmenté.
11:14Tous les actifs ont recorrélé à la baisse.
11:17Donc effectivement, on construit une poche importante de cash,
11:20de liquidités dans les portefeuilles
11:21pour la réinvestir lorsque les incertitudes se relèveront.
11:25Et in fine, les États-Unis résistent plutôt bien.
11:28Wall Street baisse beaucoup moins depuis le début du mois
11:30que les marchés émergents et que les marchés européens,
11:34avec peut-être d'autres allocataires qui, comme vous,
11:36préservent un petit peu cette poche américaine.
11:38C'est vrai que la tech américaine est pour l'instant un petit peu immunisée
11:41à cette guerre au Moyen-Orient.
11:43Avant le début de cette guerre, c'est vraiment le sujet pour 2026.
11:46Est-ce que l'on est dans une bulle de l'IA ?
11:48Est-ce que les hyperscalers investissent trop
11:51dans les centres de données notamment ?
11:53C'est vrai que ce sujet maintenant est passé au deuxième plan.
11:55On se focalise beaucoup plus maintenant
11:57sur les fondamentaux de l'économie américaine
11:59qui sont moins touchés que ceux en Europe ou dans les pays émergents.
12:02Et en termes sectoriels, ça donne quoi sur cette poche américaine Action ?
12:05Sectoriel, on est toujours positif sur le secteur communication services,
12:08services aux communications.
12:10Au niveau de la tech, on est un peu moins positif évidemment sur les softwares.
12:13On a vu les logiciels baisser fortement en début d'année
12:15sur les craintes liées à Anthropik et tout ce qui pouvait mettre sous pression
12:20finalement le secteur des logiciels.
12:22Mais toujours positif sur le hardware, également sur les semi-conducteurs.
12:25Merci beaucoup Valentin Vissat, nous a raccompagné ce matin en plateau.
12:28Je rappelle que vous êtes chef économiste et stratège
12:30chez Mirabeau Asset Management.
12:329h13, tout de suite on file du côté de l'atelier des options
12:34pour suivre la séance en cours.
12:37Avec un CAC 40 qui progresse de 0,4%, 7 760 points
12:42après une hausse de 0,8% hier.
12:45Bonjour Paul Marcel, merci d'être avec nous ce matin.
12:47Vous êtes cofondateur de l'atelier des options.
12:50Pour le CAC 40, à 7 760 points, revient sur ces niveaux d'hier
12:54en milieu de journée lors de cette hausse spectaculaire.
12:58Oui, quelle journée hier ?
12:59Puisqu'on perdait 2% par rapport à la clôture de vendredi sur le point bas
13:03et on est monté jusqu'à presque 3% suite à l'annonce de Donald Trump.
13:06Donc ça fait une amplitude de presque 5% entre le point haut et le point bas.
13:09Alors c'était assez rare pour être signalé.
13:11Le CAC 40 est venu rebondir sur les 7 523 points
13:15qui correspondaient à un plus bas de juin et d'août 2025.
13:19On a clôturé hier sous la zone des 7 770 dont je vous parlais la semaine dernière.
13:23Donc là aujourd'hui on est pareil, on effleure cette zone.
13:26Il faut absolument qu'on repasse au-dessus pour aller chercher la grosse résistance
13:31qui est une zone complète entre 7 896 et 7 935 points pour espérer reprendre une tendance haussière.
13:37Sinon pour l'instant on reste en tendance haussière avec un probable retour sur le support des 7 523 points.
13:45Alors du côté des bonnes nouvelles, sur du court terme, au niveau des options et sur l'indice Eurostock cette
13:50fois-ci,
13:51on a pour commencer cette nouvelle échéance du mois d'avril un put-call ratio de 4.
13:54Alors ça veut dire qu'il y a 4 options de vente pour une option d'achat.
13:57Alors ce sont des niveaux qu'on n'avait pas vu depuis avril 2025,
14:00juste avant le rebond du marché après la dégringolade provoquée par les tarifs de Trump.
14:05Alors il y a donc une probabilité importante de rebond en tout cas à court terme.
14:09Les niveaux de prix sur l'Eurostock sont une zone de prix comprise entre 5 664 et 5 722
14:16qu'il faudra déborder pour reprendre une dynamique haussière et aller chercher les 5 925 points.
14:22Attention à la rupture du support des 5 470 qui pourrait nous entraîner à la baisse vers les 5 202
14:28points.
14:28D'autant que si on dézoome sur un graphique mensuel,
14:31on a une vague de vols baissières qui est en train de se mettre en place sur l'Eurostock.
14:37Cette figure nous donne un objectif à la baisse de 4 037 points,
14:41soit une baisse de 25% supplémentaire d'ici la deuxième partie de l'année.
14:45Et je vous entendais parler de récession avec votre invité précédent,
14:48c'est une cible qui est probable en cas de récession.
14:51Dans un instant, nous parlerons de l'or qui se stabilise à 4 400 dollars
14:54avec Laurent Roussel, gérant action chez XCOS IM.
14:57Un dernier mot, Paul Marcel, des valeurs qui font l'actualité en ce moment.
15:00Hier, Airbus s'est bien repris après une baisse de plus de 20% depuis ses plus hauts du début
15:05d'année.
15:06Et là, ce matin, le titre repart à la baisse, moins 0,7%, 165 euros pour ce titre Airbus.
15:12Oui, alors la dernière fois qu'on a mentionné Airbus dans votre émission,
15:14c'était le 17 février, juste avant les publications trimestrielles.
15:18Alors, je vous disais qu'il fallait surveiller la cassure du support des 186,88 euros,
15:22car en cas de rupture de celui-ci, on risquait d'avoir une accélération baissière jusqu'à 166,80 euros.
15:28Alors, on les a même dépassés, puisqu'on est allé un peu plus bas encore.
15:32On a même rebondi sur le support des 58,30 euros.
15:35Alors, pour un investisseur de long terme, cette zone comprise entre 158,30 euros et 166,80 euros
15:42pourrait être un point d'entrée intéressant, car elle correspond à un niveau de réactivation haussière
15:47qui a été déclenché l'été dernier.
15:52Le premier objectif à la hausse serait la résistance située à 186,88 euros.
15:57Alors, par contre, si le support des 158,30 euros venait à être cassé,
16:01la baisse pourrait accélérer jusqu'au prochain support à 140,70 euros.
16:04Et puis, un dernier mot de NVIDIA, comment ne pas faire l'impasse ?
16:07Première capitalisation mondiale, plus de 4 200 milliards de capitalisation boursière
16:11et un titre qui se débrouille très bien en ce moment au vu du contexte.
16:15On était encore hier au-delà des 175 dollars.
16:18Oui, un prix, une action qui résiste bien par rapport au marché américain.
16:22Donc, il y a une volatilité implicite de seulement 35% sur NVIDIA, ce qui est assez rare.
16:26Et ce qui est intéressant de noter, c'est qu'NVIDIA est revenu sur les points bas de février,
16:30mais qu'à cette époque, la volatilité implicite était bien supérieure puisqu'elle était à 50%.
16:34Il y a donc une divergence entre les cours et la volatilité implicite.
16:37Il y a également un pot de col ratio de 1,38, ce qui est donc très pessimiste.
16:42Alors, ces deux éléments nous laissent penser qu'il pourrait y avoir un rebond de court terme sur NVIDIA
16:46et la cible de rebond pourrait être les 193,70 dollars.
16:50Alors, par contre, d'un point de vue graphique, NVIDIA nous donne des signes au contraire.
16:54Comme je vous le disais le 25 février dernier,
16:56NVIDIA était en train de former une structure de retournement en bougie hebdomadaire
17:00qu'on appelle donc une épaule-tête-épaule.
17:02Cette figure chartiste est toujours d'actualité.
17:04Et si NVIDIA casse le support de 170 dollars,
17:08alors la cible de long terme à la baisse serait 127,25 dollars d'ici l'été.
17:12Voilà pour ce titre NVIDIA.
17:14Merci beaucoup Paul Marcel de nous avoir accompagné ce matin,
17:16cofondateur de l'atelier des options.
17:18Je vous rappelle la hausse à la Bourse de Paris,
17:20plus 0,5% désormais au-delà des 7 665 points.
17:24Nous reparlerons de la tech dans une dizaine de minutes
17:26avec Alain Groen, ce qui nous attend depuis Hong Kong.
17:29Mais juste avant, un petit mot du marché de l'or.
17:33L'or qui se stabilise ce matin à 4 420 dollars.
17:37Laurent Roussel nous accompagne en plateau,
17:39gérant action chez Ixios AM.
17:40Bonjour Laurent.
17:41Bonjour Étienne.
17:42Hasard de calendrier, vous venez ce matin alors que hier,
17:45l'once est rentrée en bear market.
17:48Dans le jargon, c'est une baisse de 20% entre les plus hauts et les points bas.
17:53C'est quand même pas négligeable.
17:54Néanmoins, il ne faut pas oublier d'où on vient.
17:56L'once a gagné plus de 60% l'an dernier.
17:59Comment vous expliquez ce retournement très fort
18:01en l'espace de quelques jours sur l'once d'or ?
18:03C'est vrai que cette baisse, elle a surpris.
18:05Généralement, l'or est considéré comme un bon actif en période de guerre
18:08et quand il y a des risques de stagflation ou d'inflation.
18:11Donc, on est exactement dans ce contexte aujourd'hui.
18:13En fait, je dirais que l'or est victime, si j'ose dire, de son succès.
18:16Vous avez parlé de la performance.
18:18Historiquement, l'or est considéré, pour les investisseurs de long terme,
18:21comme une réserve de valeur, une réserve de liquidité.
18:24Notamment pour les banques centrales, on l'a vu l'année dernière,
18:28pour les fonds de pension, pour les fonds souverains,
18:32dans un autre registre aussi pour les family office.
18:35Mais ce qui est de nouveau, c'est que l'or est devenue aussi
18:36une réserve de liquidité pour les investisseurs spéculateurs de court terme.
18:40Les hedge funds, les fonds quantitatifs.
18:42En fait, vous avez trois, aujourd'hui, trois catégories
18:44de vendeurs forcés d'or depuis le début de la guerre en Iran.
18:48Première catégorie, les banques centrales du Middle East, du Moyen-Orient.
18:52Vous êtes l'Arabie Saoudite.
18:54Votre devise est pégée au dollar.
18:56Vous avez des réserves d'or de 320 tonnes d'or.
19:02Ou vous êtes le Qatar, par exemple.
19:03Vous avez 115 tonnes d'or.
19:05Et puis, vous avez des risques de fuit de capitaux au Qatar.
19:09Vous avez à Dubaï, vous avez des expatriés qui sont partis,
19:11qui ont des leurs actifs.
19:12Donc, vous faites des réserves.
19:14Alors, depuis quelques années, ces pays ont recyclé leurs pétrodollars
19:17aux Etats-Unis, dans la tech, dans les obligations américaines.
19:20Et puis, plus récemment, on l'a vu l'année dernière, dans l'or.
19:24Donc, c'est difficile, quand vous demandez aux Etats-Unis
19:26de défendre votre territoire avec des bénéfices patriotes,
19:29c'est difficile d'aller vendre des obligations américaines ou de la tech.
19:32Donc, qu'est-ce qui vous reste ?
19:33Il vous reste l'or.
19:34Donc, ça, c'est la première catégorie de vendeurs forcés.
19:36Deuxième catégorie, ce sont les fonds quantitatifs gérés par des algorithmes.
19:40Ces fonds étaient massivement vendeurs à découvert de pétrole.
19:46C'était la classe d'actifs la plus détestée.
19:48Tout le monde anticipait un surplus cette année
19:50avec un pétrole qui pouvait aller à 50 dollars.
19:52Donc, en début d'année, ils étaient vendeurs à découvert de pétrole.
19:56Et ils étaient, comme ce sont des fonds qui se basent
19:58sur les tendances très courtes, sur le momentum,
20:00ils étaient, comme on dit long, détenés de l'or.
20:03Avec la hausse du pétrole, ils ont enregistré des pertes.
20:05Ils ont dû retourner leur pause depuis le début de la guerre
20:07en vendant l'or pour acheter du pétrole.
20:12Et on a vu un peu ce phénomène aussi sur les trackers
20:14avec les investisseurs particuliers américains
20:16qui ont vendu une partie de leurs trackers
20:17pour acheter du tracker ESO sur le pétrole.
20:20Sans compter le retail indien qui est moins présent.
20:23Après, une hausse de plus de 50% depuis le début de l'année.
20:25À court terme, il y a peut-être la joaillerie également
20:27du côté du Moyen-Orient qui bloque.
20:28Bref, on a plein de petits acheteurs marginaux
20:30qui, là, aujourd'hui, manquent à l'appel.
20:32Mais les acheteurs chinois sont toujours là.
20:33On le voit, chaque jour, quand il y a une vente d'or,
20:36ils se ruent en quelques minutes pour acheter de l'or.
20:38Donc, ne vous inquiétez pas, il y a d'autres acheteurs
20:39dans le monde aujourd'hui qui sont prêts.
20:40La Chine, qui, pour appel, notamment sur le marché du retail,
20:43est le premier acheteur mondial d'or.
20:45Tout ça vous rend optimiste, j'imagine,
20:47à moyen-long terme, là, sur 7-11.
20:49Alors, première chose, il faut relativiser
20:51cette baisse de 20%.
20:53Quand il y a des crises de liquidités,
20:55c'est régénéralement ce qu'on observe au début.
20:58Fayet de Lehman Brothers, l'or perd 20%
21:00en un mois, reprend 40% en 4 mois.
21:032020, Covid, l'or perd 12% en 15 jours,
21:07reprend aussi 40% en 5 mois.
21:10Même 2022, Oseto, l'or perd 20% en 6 mois,
21:12les reprend en 6 mois.
21:14Donc, on connaît ces phénomènes.
21:16D'ailleurs, si on va encore plus loin,
21:17vous prenez, typiquement, pendant la première guerre,
21:20un premier choc pétrolier, l'or a doublé,
21:22quasiment doublé sur la période, pris 85%,
21:25un peu moins que le pétrole.
21:26Deuxième choc pétrolier, le pétrole double,
21:28l'or est multiplié par 4.
21:31Donc, on connaît ces phénomènes de prise de profit
21:32avec des rebonds violents derrière.
21:35Mais il faut se poser la question,
21:36pourquoi un investisseur aujourd'hui
21:38doit acheter de l'or ?
21:39Il y a deux raisons.
21:41Un, c'est pour se prémunir de la planche à billets
21:44qui détruit de la valeur.
21:45Nos euros, nos dollars ont perdu depuis 25 ans,
21:50ont perdu 95, 90 à 90% de leur valeur face à l'or.
21:54Donc, c'est la planche à billets,
21:56avec l'inflation, ça détruit de la valeur.
21:58Donc, l'or est, vous le savez, une bonne couverture
22:00contre ce risque.
22:02Et ce qui est intéressant, c'est que la semaine dernière,
22:04vous avez eu une interview de Besant.
22:06Il n'y a pas que Trump, il y a aussi Besant
22:08qu'il faut suivre aujourd'hui aux Etats-Unis.
22:10La journaliste a interviewé Besant,
22:12même ce week-end, en lui demandant,
22:13mais allez-vous financer cette guerre
22:16par des hauts impôts ?
22:17Et Besant était offusqué en disant,
22:19mais jamais de la vie.
22:20Donc, on voit bien, la dette va continuer à se creuser.
22:24Le département de la Défense américain
22:26a envoyé une demande pour une rallonge
22:29de 200 milliards de dollars.
22:31Ça va être payé par de la dette.
22:33Un tiers de la dette va être remboursée
22:35d'ici un an aux Etats-Unis.
22:36Donc, aujourd'hui, l'endettement va continuer à croître.
22:40C'est une première raison, quelque part,
22:41d'acheter de l'or pour se couvrir contre ce risque.
22:43La deuxième raison, très rapidement,
22:44c'est qu'on observe une dédollarisation.
22:46Les banques centrales, justement, depuis un an,
22:48vendent leurs obligations américaines pour acheter de l'or,
22:51pour se prémunir d'un risque sur les obligations américaines
22:53comme la Russie après la guerre en Ukraine.
22:56Est-ce que vous croyez que cette guerre
22:57va renforcer le statut de dollar ?
22:59À court terme, il monte pour des raisons
23:00de « fly to liquidity »,
23:02mais il y a un problème de gouvernance aux Etats-Unis.
23:04Le dollar en fera les frais
23:06et l'or peut être une couverture contre ce risque.
23:08Mais l'or est libellé en dollars.
23:09Donc, pour un investisseur européen,
23:11on l'a vu l'an passé,
23:12ça a eu un impact non négligeable, l'effet de vise.
23:15Aujourd'hui, il faut mieux se couvrir
23:16pour acheter de l'or, si je comprends le message.
23:19Ça dépend d'où vous placez,
23:20mais quelque part, si l'or s'apprécie fortement,
23:24il peut s'apprécier plus que la baisse du dollar.
23:26On l'a vu l'année dernière, typiquement.
23:27Donc, il faut prendre en considération les deux phénomènes.
23:30Vous êtes gérant actions chez XOSAM,
23:32vous reçuez de près l'or,
23:33parce que vous détenez notamment un fonds
23:35qui est spécialisé sur les valeurs orifères.
23:37Tout à fait.
23:38Les valeurs orifères qui, forcément, ont nettement reculé.
23:41Là aussi, elles avaient très largement surperformé,
23:43très largement surperformé l'an passé
23:45avec cette envolée de l'once d'or.
23:47Aujourd'hui, c'est quoi les craintes ?
23:49C'est l'envolée des matières premières, notamment,
23:51qui pourrait peser sur les marges ?
23:52Alors, déjà, premier constat,
23:54les valeurs orifères, au plus haut fin janvier,
23:57étaient à plus de 35 %.
23:59On a effacé ces 35 %.
24:00Voilà.
24:01Donc, on n'est plus du tout au plus haut.
24:03Ça crée un point d'entrée.
24:04Maintenant, l'année dernière,
24:05elles ont très fortement progressé.
24:08Pourquoi elles ont progressé ?
24:09Parce que leurs marges,
24:09je vous l'avais expliqué dans une précédente émission,
24:11ont explosé.
24:12Alors, aujourd'hui, il y a une petite crainte qui circule.
24:14Je vais tout de suite l'évacuer.
24:15C'est que pour extraire de l'or,
24:17il faut de l'énergie, il faut du diesel,
24:18il faut de l'électricité.
24:20Le coût du diesel monte fortement.
24:21Est-ce que ça peut peser sur les coûts ?
24:23Il faut remettre en perspective,
24:24si vous prenez Agnico Eagle,
24:25qui est l'un des leaders mondiaux d'extraction d'or,
24:28le coût du diesel, c'est 5 % de ses coûts opérationnels.
24:31Si vous doublez ça,
24:32alors qu'en plus, ils ont des couvertures,
24:33vous doublez ça, vous augmentez vos coûts de 5 %.
24:36C'est-à-dire que leur coût moyen de production par 11 d'or,
24:38ça va passer de 1 500 à 1 575.
24:41En vendant à 4 400, vous voyez, ce n'est pas le sujet.
24:44Ces sociétés continuent à faire,
24:45malgré la baisse de l'or, des marges colossales.
24:48Et ce secteur reste le secteur le moins cher du marché.
24:52Donc aujourd'hui, vous êtes toujours confiant,
24:54notamment sur les mines d'Amérique du Nord,
24:56puisqu'on en a assez peu en Europe.
24:58Il faut aller du côté du Canada ou des États-Unis,
25:00un peu l'Australie peut-être.
25:02Voilà.
25:02Alors c'est toujours les mêmes zones.
25:03C'est des zones politiquement moins risquées
25:05que dans l'Afrique d'autres domaines.
25:06Il vaut mieux être effectivement au Canada et en Australie,
25:09pour ces raisons-là.
25:11Aujourd'hui, on a ces prises de profit.
25:14Ça reste l'un des secteurs les plus volatiles.
25:17Il faut l'avoir en tête.
25:19Donc quelque part, quand vous investissez dans vos portefeuilles d'action
25:20sur les mines d'or,
25:22ça doit être une forme de diversification,
25:25de couverture.
25:26Ça ne peut pas être la part la plus importante de votre portefeuille,
25:28bien évidemment,
25:29mais ça apporte vraiment quelque chose.
25:30On l'a vu l'année dernière.
25:31On l'a vu dans le passé,
25:32au moment des envolées de l'or.
25:35Ça apporte clairement,
25:36on l'a vu pendant le Covid notamment,
25:37une diversification intéressante
25:38pour un portefeuille d'action.
25:40Depuis tout à l'heure,
25:40on parle de l'anse d'or,
25:41mais il y a également, bien sûr,
25:42les métaux critiques.
25:44Là aussi, c'est un enjeu important
25:45pour Donald Trump,
25:46comme pour la Chine,
25:47comme pour l'Europe.
25:48Bref, il y a un vrai sujet
25:49de souveraineté là-dessus.
25:50Alors, moi, je pense que,
25:51même si on le voit,
25:53Trump a fait ce qu'on appelle un taco,
25:55donc il essaie de trouver une solution maintenant
25:58avec l'Iran,
25:59et une négociation.
26:00Ça va être ce qui va se passer
26:02dans les jours qui viennent.
26:02Donc, on va sortir de cette crise.
26:05Mais je pense qu'on sortira de cette crise
26:06avec une vision encore plus forte
26:08que ce qu'on a connu avant la guerre en Iran.
26:10Cette vision, c'est qu'il est devenu essentiel,
26:13parce que c'est quand même la deuxième crise énergétique
26:16en l'espace de cinq ans.
26:17On a eu la crise du gaz russe.
26:19Là, on a cette crise.
26:20Il y a clairement un problème
26:22pour beaucoup de pays dans le monde
26:23de souveraineté énergétique.
26:25La Chine l'a anticipée bien avant.
26:27La Chine, ça fait des années
26:28qu'elle consomme énormément de cuivre
26:30parce qu'elle développe son parc de solaire,
26:33son parc d'éoliennes,
26:34et elle continue.
26:35La Chine est passée de 60% d'importation
26:37de son énergie,
26:38de son mix énergétique,
26:39il y a quelques décennies,
26:41à 20% aujourd'hui.
26:43L'Europe n'est pas du tout dans cette situation.
26:45Vous allez avoir beaucoup plus d'investissements
26:47qui devraient accélérer en Asie aussi.
26:49On le voit avec l'Inde
26:50qui est très dépendant du pétrole du Middle East.
26:54Il n'y a pas de réserve stratégique pétrolière
26:56aujourd'hui en Inde.
26:56Il va y avoir des investissements
26:58dans les réserves stratégiques de pétrole,
27:00dans la transition énergétique,
27:02dans la recherche fossile,
27:04dans le nucléaire.
27:05On le voit au Japon.
27:06Ça va consommer beaucoup de lithium,
27:08de cuivre, d'uranium.
27:09Et le dernier élément,
27:10c'est que vous avez cette souveraineté énergétique,
27:14mais vous avez aussi la défense.
27:15L'Europe a besoin d'investir encore plus aujourd'hui
27:17dans sa défense.
27:18Ça consomme énormément de métaux critiques.
27:20Il va falloir reconstituer l'armement américain.
27:23Donc, dans les mois qui viennent,
27:24on va avoir une consommation
27:25de tous les métaux critiques,
27:26quelque part,
27:27qui sont nécessaires au secteur de la défense.
27:29Et donc, le dernier élément à avoir en tête,
27:31c'est que ce thème des métaux critiques,
27:33il n'a pas du tout disparu.
27:35Il s'est même renforcé.
27:36Les valeurs ont baissé
27:37parce qu'il y a des craintes de récession mondiale,
27:38mais il s'est renforcé avec ce qui s'est passé.
27:42Et donc, l'émergence d'acteurs mondiaux
27:44sur les métaux critiques
27:46est encore plus importante aujourd'hui.
27:47Et donc, on avait vu un certain nombre
27:48d'opérations, de M&A.
27:51Nous avons un fonds chez Ixios
27:52qui s'appelle Special Situations.
27:54Sa spécialité, c'est de sélectionner
27:56des sociétés qui se font racheter.
27:57En gros, en moyenne, depuis trois ans,
27:58vous avez une société par mois
27:59dans notre portefeuille
28:00qui se fait racheter
28:01ou qui fusionne avec un autre acteur
28:03dans différents secteurs.
28:04Un tiers des sociétés
28:06que nous avons correctement identifiées
28:08l'année dernière
28:08étaient dans le secteur minier.
28:10Donc, des opérations comme
28:11Rio Tinto, Glencore qui ont échoué
28:13ou BHP sur Anglo-Américaine
28:17pour obtenir plus d'exposition au cuivre
28:19vont redevenir d'actualité.
28:21Parce qu'il faut trouver les mines
28:22et que le temps d'identifier une mine
28:24et de la mettre en marche,
28:25ça prend des années.
28:27Voilà.
28:27À peu près 15 ans pour mine de cuivre.
28:30Voilà.
28:30Donc, aujourd'hui, la demande explose
28:32avec les data centers
28:32et tout ce que j'évoquais, la défense
28:34et la transition énergétique,
28:36pour avoir de nouvelles ressources,
28:37il faut 15 ans.
28:38Donc, ça suppose qu'aujourd'hui,
28:41les acteurs vont plutôt
28:42racheter d'autres sociétés
28:43que déployer énormément.
28:45Ils vont le faire aussi,
28:46mais d'investissement.
28:46Il faut faire les deux.
28:47On est au bout.
28:47Éclairage très intéressant.
28:49Merci, Laurent Roussel,
28:50de nous avoir éclairé ce matin.
28:51J'irai en action chez Xios AM
28:53pour un focus sur ce marché,
28:55notamment de l'or,
28:56avec une once qui se stabilise ce matin
28:58à 4 400 dollars.
28:59Très courte pause,
29:00on se retrouve dans un instant.
29:01Petit détour du côté de Hong Kong
29:03où nous attend ce matin Alain Grohens,
29:05le cofondateur et directeur général
29:06de Systematic Age.
29:08Nous reviendrons sur la performance
29:09des marchés asiatiques
29:10depuis le début de l'année
29:10qui, là aussi, a été remise en cause
29:12ces derniers jours
29:14par le conflit en Iran.
29:15Et puis, en dernière partie de l'émission,
29:17nous parlerons du marché obligataire
29:18avec donc hier des taux
29:19qui ont touché des plus hauts,
29:21notamment les taux longs,
29:22des plus hauts de 2008, 2009,
29:24que ce soit du côté du Royaume-Uni
29:25mais également de la France.
29:27Étienne Gorjon pour Sanso,
29:28l'enchant Asset Management
29:29sera avec nous.
29:30Idem pour Anguéran,
29:31Arthas de la financière,
29:32de l'échiquier.
29:33Nous reviendrons également
29:34sur le crédit privé.
29:35On en parle beaucoup moins
29:36depuis cette guerre en Iran,
29:37mais les doutes sont toujours là.
29:38Éclairage dans la dernière partie
29:40de l'émission.
29:40A tout de suite.
29:43BFM Business présente
29:46Good Morning Market
29:48Étienne Braque.
29:49Deuxième partie de Good Morning Market.
29:50Dans un instant,
29:51nous allons faire un focus
29:52sur les marchés asiatiques.
29:53Juste avant,
29:53un petit mot de la tendance.
29:55Tendance qui se transforme
29:57en non-tendance
29:57puisque le CAC 40
29:58est désormais sur un zéro pointé.
30:00On était encore il y a quelques minutes
30:01sur une hausse de 0,4-0,5%.
30:03Et là, retour à la case départ
30:04sur les niveaux de clôture
30:05d'hier soir à 7 729 points.
30:08L'Eurostock 50 de son côté
30:09perd 0,1%.
30:10Le secteur du luxe
30:12est aujourd'hui en tête.
30:13L'Oréal et Kering
30:13gagnent plus de 1%.
30:14Avec donc aujourd'hui
30:15une actualité marquante
30:16dans ce secteur.
30:17C'est Estée Lauder
30:18qui discute avec l'Espagnol Pouche.
30:20Le titre Pouche
30:21gagne plus de 14%
30:22aujourd'hui à Madrid
30:23quand Estée Lauder
30:24cédait plus de 7%
30:25hier soir,
30:26juste avant la clôture
30:28puisque les informations
30:28avaient fuité
30:29notamment de la part
30:30du Financial Times.
30:31Airbus,
30:32Dassault Systèmes
30:33et Renault
30:33ferment la marche.
30:34Trois titres
30:34qui perdent
30:35un peu plus d'1%.
30:36Le pétrole
30:37se stabilise
30:37à 102 dollars
30:38quand le WTI
30:39est à 90 dollars.
30:43Du côté de l'Asie
30:44ce matin
30:44on avait une séance
30:45positive
30:45après une baisse
30:46aussi hier.
30:47Alain Grohens
30:48nous attend ce matin
30:49depuis Hong Kong.
30:50Le cofondateur
30:51et directeur général
30:52de Systematic Age.
30:53Bonjour Alain Grohens
30:54merci d'être avec nous.
30:56En effet
30:56les marchés asiatiques
30:57comme les marchés européens
30:59ont perdu de l'ordre
31:00de 10%
31:00depuis le début du mois
31:02et le début
31:02de ce conflit.
31:03Le point commun
31:04entre l'Europe
31:05et les marchés asiatiques
31:06c'est qu'en janvier
31:07il y avait des convictions
31:08très fortes
31:09des investisseurs
31:09qui pensaient
31:10que c'était le retour
31:11de l'Asie
31:12de l'Europe
31:12qu'il fallait sous-pondérer
31:13les Etats-Unis
31:14et puis là
31:14on a eu un retour
31:15de bâton
31:16assez important
31:17sur les trois dernières semaines.
31:20Oui effectivement
31:21depuis le début de l'année
31:22les marchés asiatiques
31:23restent encore
31:24globalement en hausse
31:26aux alentours de 7%
31:27mais effectivement
31:28le mois de mars
31:28a marqué une correction nette
31:30et un repli
31:31de 5%
31:32globalement
31:32sur l'Asie
31:33dans un contexte
31:34de tension géopolitique
31:35après les frappes en Iran.
31:37Mais dans le détail
31:37la situation
31:38est assez contrastée.
31:40La Chine recule
31:41d'environ 7%
31:42pour les actions chinoises
31:43cotées en compte
31:44depuis le début de l'année
31:45et 5%
31:46pour la dose de Shanghai.
31:47L'essentiel de la baisse
31:48étant concentré en mars.
31:50Il faut dire
31:50que le marché chinois
31:51sortait déjà
31:51de deux années
31:52de très fortes hausses
31:53autour de 30% en 2024
31:54et 30% en 2025
31:55donc une phase
31:56de prise de bénéfices
31:58était assez naturelle.
31:59A cela s'ajoutent
32:00les tensions persistantes
32:01avec les Etats-Unis
32:02sur les droits de douane
32:03et les restrictions
32:03technologiques.
32:04Au Japon
32:05le Nikkei est flat
32:06sur l'année
32:07mais en recul
32:08de 13% en mars.
32:10En Corée du Sud
32:11le COSPI 200
32:11est en forte hausse
32:1233%
32:13depuis le début de l'année
32:15malgré un repli
32:16de 6% en mars.
32:19Concernant l'impact
32:20du conflit
32:21avec l'Iran
32:21il faut surtout regarder
32:22l'exposition énergétique
32:24des grands pays asiatiques.
32:25La Chine reste
32:26relativement protégée.
32:28Certes
32:28les exports
32:29de pétrole iranien
32:30étaient dirigés
32:30à 80% vers la Chine
32:32mais cette quantité
32:33est faible
32:34vis-à-vis du mix
32:35énergétique chinois.
32:37En effet
32:37le pétrole
32:38représente moins de 20%
32:39et le gaz
32:40moins de 10%
32:40de son mix énergétique
32:42avec seulement
32:43la moitié
32:43transitant
32:44par le détroit d'Ornouse.
32:45L'effet est surtout
32:46indirect
32:47via la hausse
32:47des coûts logistiques
32:48et manufacturiers.
32:49Les fondamentaux chinois
32:51restent solides
32:51les exportations
32:52cette année
32:52ont augmenté
32:53de 20%
32:53et la production
32:54industrielle
32:55de 7%
32:55avec un excédent
32:57commercial record
32:58en février
32:58de 213 milliards
33:01de dollars.
33:02Le Japon
33:03et la Corée
33:03sont beaucoup
33:04plus exposés
33:05avec près de 40%
33:06de leur mix énergétique
33:07qui dépend du pétrole
33:08et 25% du gaz
33:10avec une dépendance
33:11de 90%
33:12au Moyen-Orient.
33:14Donc
33:14nos perspectives
33:15chez Systematic Age
33:16nous estimons
33:17que les grands marchés
33:18asiatiques
33:18conservent un fort potentiel.
33:20La Chine bénéficie
33:21de valorisations attractives
33:22et d'un développement
33:23rapide,
33:24autonome
33:25dans la tech et l'IA
33:25avec un leadership
33:26justement sur le développement
33:28des énergies propres.
33:30Le Japon profite
33:30d'une politique
33:31pro-croissance
33:32du nouveau Premier ministre
33:33Sanae Takechi.
33:34La Corée
33:35est portée par l'IA
33:36et attire des flux
33:37importants
33:38d'investisseurs internationaux
33:39grâce à son passage
33:40progressif
33:41du stade
33:41de marché émergent
33:43à celui
33:43de marché développé.
33:44Donc voilà un petit peu
33:45pour le bilan
33:46des grands marchés
33:47asiatiques
33:47sur la partie equity
33:49depuis le début de l'année.
33:49Les performances
33:50qui sont bien sûr
33:51en devise locale
33:52puisque quand on retraite
33:53ces performances
33:53en euros
33:54mais également en dollars
33:55ont subi un impact
33:56de change.
33:58Là aussi sur le change
33:59il y a eu pas mal
33:59de mouvements
34:00depuis le début
34:01du mois de mars
34:01que ce soit sur le Yen
34:03mais également
34:03sur le Renminbi.
34:06Oui alors ça
34:06c'est une très bonne remarque
34:07que vous mettez en exergue.
34:09Voilà ça montre
34:10l'importance
34:10de la couverture
34:13de la couverture
34:13de change
34:14dans les portefeuilles.
34:15Mais effectivement
34:16sur le RMB
34:16le mouvement est assez net.
34:17Le dollar RMB
34:19est actuellement
34:19à 6,9850
34:20donc c'est à peu près
34:211,3% de baisse
34:22depuis le début de l'année.
34:23Le point d'inflexion
34:25du dollar RMB
34:25remonte à avril 2025
34:27au moment du
34:28Liberation Day
34:29de Trump
34:29avec une baisse
34:31du dollar RMB
34:31de 7,30
34:32jusqu'à 6,9850
34:34aujourd'hui.
34:35Donc ça veut dire
34:35au total
34:36le RMB
34:36s'est apprécié
34:37de 6%
34:38sur 12 mois
34:39soit environ
34:400,5%
34:41par mois.
34:41Cela traduit
34:42deux choses.
34:43D'abord
34:43la PBOC
34:44contrôle étroitement
34:45la volatilité
34:46du RMB
34:46avec une volonté
34:47claire
34:48de renforcer
34:48progressivement
34:49son statut
34:50de devise de réserve.
34:51Ensuite
34:52cela reflète
34:53une asymétrie croissante
34:54des fondamentaux
34:55entre les Etats-Unis
34:56et la Chine.
34:57Côté américain
34:57une croissance modérée
34:59un déficit commercial
35:00d'environ
35:0070 milliards
35:02de dollars
35:02par mois
35:02et une forte dérive
35:04de la dette publique.
35:05Côté chinois
35:06une croissance
35:06proche de 5%
35:07et un excédent commercial
35:09de plus de 100 milliards
35:10de dollars
35:10par mois.
35:11Ce qui est intéressant
35:12pour les investisseurs
35:13c'est que
35:14chez Systematic Age
35:15nous pensons donc
35:16que l'appréciation
35:16du RMB
35:17peut se poursuivre
35:18vers les niveaux
35:19pré- et post-Covid
35:20de 6,30
35:21soit environ
35:2210% plus haut
35:23qu'aujourd'hui.
35:24Sur le Yen
35:24la lecture est différente.
35:26Le dollar Yen
35:27est à 158,50
35:28en hausse de 1%
35:29depuis le début de l'année
35:30et reste proche
35:32des plus hauts historiques.
35:33Le Japon
35:33continue de privilégier
35:35une devise compétitive
35:36et des taux bas
35:36pour soutenir
35:37la politique
35:38pro-croissance.
35:39Le différentiel
35:40de taux avec les Etats-Unis
35:41reste élevé
35:42aux alentours de 3%
35:43avec un taux directeur
35:44de la Banque du Japon
35:45à seulement 0,75.
35:47Notre vue
35:48chez Systematic Age
35:49est constructive
35:50sur le Yen
35:51à moyen terme.
35:52Avec une inflation
35:53qui reste persistante
35:54au Japon
35:54la Banque du Japon
35:55devra selon nous
35:56remonter ses taux
35:57et ce mouvement
35:58pourrait être amplifié
35:59par le débouclement
36:00des carry trades
36:01et par la forte
36:02sous-évaluation du Yen.
36:04Nous anticipons donc
36:05sur les 12 prochains mois
36:06une appréciation du Yen
36:08de 10 à 20%
36:09vers les 130 yens.
36:10Ce qui est intéressant
36:11de retenir
36:12dans cette section
36:12pour les investisseurs
36:13c'est que nous anticipons
36:15à 12 mois
36:15un re-rating
36:16de 10%
36:17à la hausse
36:18des deux devises asiatiques
36:19principales
36:20le RMB
36:21et le Yen
36:22contre le dollar.
36:23Avec quel impact
36:23sur les indices
36:25asiatiques ?
36:26Comment aujourd'hui
36:26vous arbitrez
36:27ce risque
36:27dans les portefeuilles ?
36:30Alors la clé
36:31vraiment
36:31c'est véritablement
36:32la diversification.
36:34Effectivement
36:34chez Systematic Age
36:36le point de départ
36:37c'est toujours
36:37l'identification précise
36:39des risques
36:40des scénarios
36:40de stress propres
36:41à chaque stratégie
36:42à chaque portefeuille
36:43à chaque région
36:43c'est ce qui permet
36:44de traverser
36:45ce type de crise.
36:47Il faut bien comprendre
36:48pour ces arbitrages-là
36:49que nous considérons
36:50que la crise actuelle
36:51est un choc géopolitique
36:52régional très grave
36:54mais dont le principal
36:55effet économique
36:55est clair.
36:56C'est un choc
36:57d'offre sur l'énergie.
36:58Cela pèse immédiatement
36:59sur l'approvisionnement
37:00mais plus durablement
37:01sur les prix.
37:02Notre scénario central
37:03pour faire ces arbitrages
37:04dont c'est votre question
37:07est que le conflit
37:08dure moins de deux mois
37:09et s'achève environ
37:10en avril
37:11ou peut-être fin avril.
37:12Si c'est le cas
37:13la croissance mondiale
37:14pourrait perdre
37:15environ 1%
37:16mais restez positive
37:17aux Etats-Unis
37:18en Europe
37:18et en Asie.
37:19Dans ce contexte
37:20nous ne pensons pas
37:21que les banques centrales
37:22remonteront leur tour
37:23car un choc énergétique
37:24d'offres
37:24ne se traite pas efficacement
37:26par un resserrement monétaire
37:27et endommage
37:28encore plus la croissance.
37:29Donc ce que fait
37:30Systematic Age
37:30les arbitrages
37:31paie dans ce contexte
37:32sont les suivants.
37:34Comme notre nom l'indique
37:35nous sommes systématiques
37:36et donc nos stratégies
37:37sont des programmes
37:37d'investissement.
37:38En portefeuille
37:39nous restons investis
37:40nous restons investis
37:41sur l'Asie
37:42sur l'Europe
37:42sur l'Amérique du Nord
37:43car notre scénario
37:45de fond
37:45reste constructif
37:47au niveau global.
37:48Nos portefeuilles
37:49sont très diversifiés
37:50ce qui permet
37:50d'absorber cette volatilité.
37:52Nous avons pris
37:52des profits
37:53sur le pétrole.
37:54En revanche
37:55nous attendons
37:56avant de renforcer
37:57les actions
37:58ou l'or
37:58nous n'achetons pas
37:59des marchés
38:00en chute libre.
38:01Nous utilisons
38:02des indicateurs
38:02quantitatifs
38:03de momentum
38:03pour détecter
38:04un moment
38:05de réentrée
38:06plus favorable
38:07et moins risqué.
38:08Et le point fondamental
38:09votre point
38:10nous couvrons également
38:11le risque de change
38:13et nous rebalançons
38:14les portefeuilles
38:15vers leur allocation cible.
38:17Donc concrètement
38:17cela signifie
38:18que nous rachetons
38:19progressivement
38:20les actifs
38:21qui ont baissé
38:21donc effectivement
38:22certains actifs
38:23asiatiques par exemple
38:24comme les actions
38:26ou l'or
38:26lorsque la volatilité
38:29se stabilise
38:29et avec la même logique
38:31bien sûr
38:31nous avions déjà
38:32pris des profits
38:33en janvier
38:34et en février.
38:35On est au bout.
38:35Merci beaucoup Alain Groenz
38:36de nous avoir accompagné
38:37ce matin depuis Hong Kong.
38:38Vous êtes le directeur général
38:39et cofondateur
38:40de Systematic Age.
38:42Tout de suite
38:43c'est l'heure
38:43du face-à-face.
38:459h40
38:45vous avez eu l'habitude
38:46de ce rendez-vous
38:47avec ce matin
38:48un focus
38:48sur le crédit privé
38:49et également
38:50sur le marché obligataire
38:51avec Étienne Gorjon
38:52responsable de la gestion
38:53obligataire
38:54chez Sanso
38:55Longchamp
38:55Asset Management
38:56et Anguéran Arthaz
38:58stratégiste à la financière
38:59de l'échiquier.
39:00Merci à tous les deux
39:00d'être présents
39:01en plateau.
39:02Étienne Gorjon
39:03hier matin
39:04juste avant le tweet
39:04de Donald Trump
39:05on avait des taux longs
39:06qui revenaient
39:07sur des plus hauts
39:08historiques
39:08ou presque
39:09avec un 10 ans britannique
39:11qui était au-delà
39:11des 5%
39:12pour la première fois
39:13depuis 2008
39:14le 10 ans français
39:14à 3,87 quand même.
39:16Bon ce matin
39:16on est redescendu
39:17nous sommes à 3,70
39:19quand du côté
39:19des Etats-Unis
39:20le 10 ans américain
39:21était à 3,4%.
39:23C'est quand même
39:24un revirement majeur
39:25là aussi
39:25on aura peut-être
39:26l'occasion de parler
39:26du marché actions
39:27sur cette partie obligataire
39:29depuis le conflit en Iran.
39:30Il y a beaucoup de choses
39:31à dire effectivement
39:32il y a plusieurs choses
39:34que j'observe
39:35et que j'aurais envie de dire
39:36la première
39:36c'est que la réaction
39:37des marchés
39:38est parfois
39:38beaucoup plus violente
39:39que ce que l'histoire
39:40nous enseigne
39:40c'est-à-dire que
39:41si on regarde
39:42le passé des chocs
39:45énergétiques
39:46on s'aperçoit
39:47alors c'est des moyennes
39:49c'est des moyennes
39:50et l'histoire
39:50se répète jamais parfaitement
39:51mais on s'aperçoit
39:52qu'on est dans une phase
39:54de marché extrêmement normale
39:56en réalité
39:57les baisses les plus fortes
39:59se font au bout de 15 jours
40:01et on est en général
40:02entre moins 5 et moins 10
40:05il se trouve qu'on y est
40:06à peu près partout
40:07en termes de plus haut
40:08plus bas
40:09on y est à peu près partout
40:10et que
40:13historiquement encore une fois
40:14si l'histoire est un bon guide
40:15en termes de jours ouvrés
40:17c'est ce type de situation
40:18ont tendance à se résorber
40:20autour de
40:20autour de
40:21un mois et demi
40:22donc là on ne sait pas
40:23il y a une variable
40:24il y a quelques inconnus
40:25c'est un peu difficile
40:26de savoir ce qui se passe
40:27dans la tête du président américain
40:29également
40:29symétriquement
40:30ce qui se passe du côté
40:32des gardiens de la révolution
40:33jusqu'où ils voudront aller
40:34moi ce que j'observe
40:35c'est que depuis
40:37depuis hier
40:38mais même j'ai envie de dire
40:39depuis vendredi soir
40:41que Trump
40:42il a envie de la finir
40:43cette guerre
40:44ce que je ressens
40:45c'est que lui
40:46il a envie de siffler
40:47la fin de partie
40:47et que de fait
40:50c'est
40:51ce qui se passera en face
40:53qui va déterminer
40:54si on se dirige
40:55vers une résolution
40:56ou pas
40:56et pour finir
40:57encore une fois
40:58si une résolution
40:59devait avoir lieu
41:00dans les prochains jours
41:01on serait dans une énorme
41:03normalité
41:04ce qui est assez
41:05assez incroyable
41:06c'est en retraitant
41:07tous les chiffres
41:07sur les chocs précédents
41:09on serait totalement
41:10dans les
41:11dans les moyennes
41:12après on ne peut pas
41:13ignorer non plus
41:13le dérapage
41:14la sortie de route
41:15qui peut
41:16qui peut faire
41:17qui peut faire mal
41:18mais pour l'instant
41:19voilà
41:19moi j'ai l'impression
41:20que Trump a vraiment
41:21envie de siffler
41:21la fin de partie
41:22donc ce qui va être
41:22intéressant
41:23c'est de voir
41:23la réaction en face
41:24la crainte à court terme
41:25c'est notamment
41:26que la BCE
41:27en guerre en Arthase
41:28remonte ses taux
41:29on est passé
41:29d'un scénario
41:30de stabilisation
41:31de baisse de taux
41:32voire même
41:32en début d'année
41:33à aujourd'hui
41:33un scénario
41:34de 2 voire 3
41:35hausses de taux
41:35forcément le marché
41:37obligataire
41:37s'ajuste
41:38avec des réactions
41:39qui sont quand même
41:43je dirais en tout cas
41:43pour ma part
41:44un peu incohérente
41:45c'est à dire que
41:46quand on regarde
41:46même les prévisions
41:47de la BCE
41:48dans les divers scénarios
41:50qu'elle a présenté
41:51à l'issue de sa dernière réunion
41:52on voit que dans le scénario
41:54où elle a le plus d'inflation
41:55on tombe aussi
41:56à 0,4 de croissance
41:57je ne pense pas
41:58que dans un environnement
41:59comme ça
42:00on puisse réellement
42:01se permettre
42:02même en ayant
42:02un focus plus particulier
42:04sur la stabilité des prix
42:05comme c'est le cas
42:06de la BCE
42:06par rapport à la Fed
42:07je ne pense pas
42:08qu'on puisse se permettre
42:09de faire autant
42:10de hausses des taux
42:10peut-être que
42:11si l'économie
42:12résiste un peu mieux
42:13qu'il y a un peu plus
42:14de transmission
42:15de la hausse des prix du pétrole
42:16peut-être qu'une hausse
42:17additionnelle
42:18à un moment donné
42:19peut se justifier
42:20mais un marché
42:21qui est allé jusqu'à anticiper
42:23on est allé jusqu'à quasiment
42:244 hausses de taux
42:25anticipées hier matin
42:26je pense que ça
42:27c'est complètement incohérent
42:28alors certes
42:29la BCE par le passé
42:30nous a habitués
42:31à des erreurs
42:31de politique monétaire
42:32au moment des hausses
42:34des prix du pétrole
42:35en 2008 et en 2011
42:36je pense quand même
42:37qu'elle a appris
42:38de ses erreurs
42:38et qu'elle ne réitérera pas
42:40ce mouvement-là
42:42en tout cas pas
42:42dans cette ampleur
42:43le 30 ans américain
42:45a touché les 5%
42:46hier là aussi
42:47Étienne Gorgion
42:48c'est pas négligeable
42:49c'est une base de référence
42:50notamment pour les prêts hypothécaires
42:52non mais ça
42:53c'est un point intéressant
42:54on sent quand même
42:55la tolérance
42:56à la douleur
42:57de Besant
42:58de l'administration américaine
42:59de Trump
42:59à certains seuils
43:01que ce soit
43:02sur les marchés actions
43:03ou sur le marché des taux
43:04moi ma conclusion
43:05est faite
43:06depuis un petit bout de temps
43:07c'est qu'on est
43:08dans un environnement
43:08où il y a tellement
43:09de leviers
43:10dans le système financier
43:11mais également dans le système économique
43:12au travers de déficits budgétaires
43:14qu'on accumule
43:15depuis des années
43:15des années
43:16qu'on voit très bien
43:17qu'il y a quasiment
43:18très peu de marge de manœuvre
43:20ils sont obligés
43:21de négocier
43:22je rappellerai
43:23pour illustrer ce propos
43:24qu'il y avait
43:25un tout petit peu
43:25il y avait une certaine volatilité
43:28sur les taux courts
43:28c'était en octobre-novembre
43:30aux Etats-Unis
43:31et qu'à cause
43:32de cette volatilité
43:33sur les taux courts
43:33la réserve fédérale
43:34s'est dit
43:34qu'elle se sentait obligée
43:36de faire un quantitative easing
43:37sur la partie courbe
43:37ça donne une idée
43:39du fait qu'on n'a pas
43:41tant de marge de manœuvre
43:42et donc de fait
43:43moi je ne suis pas tellement surpris
43:44de l'initiative de Trump
43:46on arrive un peu
43:47à ces moments
43:48où on prend le risque
43:50de faire basculer
43:51les marchés
43:52dans une inconnue
43:52que personne n'a envie de voir
43:54parce qu'il y a beaucoup
43:54trop de dettes
43:55partout
43:57et pour peut-être
43:58revenir sur le propos
43:59les marchés
43:59moi je les trouve
44:01relativement calmes
44:02par rapport aux événements
44:04si on regarde bien
44:05plus bas
44:06plus haut
44:06en termes de rendement
44:07on est 50 points de base
44:09ce qui ne paraît pas
44:10totalement incohérent
44:10avec une incertitude
44:12c'est qu'est-ce que va devenir
44:14enfin
44:14qu'est-ce qui va se passer
44:16au niveau du détroit d'Ormouz
44:17est-ce que l'inflation
44:19va augmenter
44:20je trouve ça pas moi
44:21totalement incohérent
44:2250 points de base
44:23la vraie question
44:23c'est est-ce qu'on est vraiment
44:25vers une fin de partie
44:25et on devrait voir
44:26les taux revenir
44:27et donc là
44:28et moi je souscrirais pas mal
44:29à cette idée
44:30donc je rejoindrai
44:31en guérant
44:32soit
44:33il n'y a pas de fin de partie
44:34ça va être très dur
44:34parce qu'en face
44:35on a des gens
44:36extrêmement endoctrinés
44:38et là
44:39on va rentrer
44:40dans quelque chose
44:41qui pourrait être
44:41beaucoup plus sévère
44:42donc je pense
44:43que les prochaines heures
44:44les prochains jours
44:45vont être extrêmement intéressants
44:46d'un point de vue marché
44:47mais ce n'est pas
44:47le scénario central
44:48on le voit notamment
44:49sur les cours du pétrole
44:50sur les différentes échéances
44:52mensuelles
44:52le scénario central
44:54pense que cette guerre
44:55va s'arrêter au pire
44:56au début de l'été
44:57et en fonction
44:59des informations
44:59qu'on a en ce moment
45:00le marché a plutôt raison
45:02de pricer cela
45:03encore une fois
45:04on sent bien
45:05à travers les derniers tweets
45:06que l'administration américaine
45:08veut finir
45:09donc moi ça
45:10je comprends ça
45:10je comprends ça très bien
45:12et pour moi
45:12mais la réalité de la chose
45:14c'est que cette guerre
45:15s'arrêtera
45:16d'un point de vue financier
45:17d'un point de vue marché
45:18d'un point de vue risque
45:18le jour où le détroit
45:20sera réouvert
45:21et ça bien sûr
45:22c'est l'espoir
45:23qui fait tenir
45:23notamment la partie action
45:25la partie américaine
45:26qui résiste
45:27très bien
45:28depuis le début
45:29du mois de mars
45:29quels sont les premiers
45:30enseignements
45:30que vous tirez
45:31en guérant Arthaz ?
45:33ce qu'on constate
45:34en fait
45:35d'un point de vue marché
45:35c'est qu'on a eu
45:37globalement
45:37une réallocation
45:40on est sorti
45:41de tout ce qui avait
45:42bien fonctionné
45:42depuis le début de l'année
45:43l'Europe
45:44les émergents
45:45au sein de l'Europe
45:46les bancaires
45:47même les métaux précieux
45:48etc.
45:49pour rapatrier
45:51finalement
45:51du cash
45:52sur les Etats-Unis
45:53sur le dollar
45:54qui ont retrouvé
45:56en tout cas le dollar
45:56un peu plus
45:58un statut de valeur refuge
45:59au moins au début
46:00du conflit
46:01alors que
46:02ces derniers mois
46:03on parlait surtout
46:04de dédollarisation
46:05de faiblesse du dollar
46:06etc.
46:06c'est ça en fait
46:07le gros mouvement
46:08qu'on a eu
46:09dans un premier temps
46:09et c'est même vrai
46:10si on regarde titre à titre
46:11on a vendu
46:12tout ce qui avait bien marché
46:13et on a réalloué
46:15sur des choses
46:15qui paraissaient
46:16en théorie
46:17un peu plus défensives
46:19c'est ce mouvement là
46:19qu'on l'a eu
46:20la question maintenant
46:21c'est
46:22est-ce qu'on réinverse
46:23complètement ce mouvement là
46:25si on a
46:25une désescalade rapide
46:26une réouverture rapide
46:28d'Hormouz
46:28ou pas
46:29je pense qu'on réinversera
46:30certaines choses en partie
46:31peut-être pas tout
46:32parce que
46:33même si on a une résolution
46:34si on a des prix du baril
46:35qui restent autour de
46:3790, 95, 100 dollars
46:39qui ne rebaissent pas trop
46:40l'impact pour des économies
46:42très dépendantes à l'énergie
46:43comme les émergents
46:44ou l'Europe
46:44il est peut-être un peu plus fort
46:46que ce qu'on avait
46:46dans le scénario économique
46:47avant le début du conflit
46:50donc peut-être que ça va
46:51rebattre un peu plus durablement
46:52les cartes de l'allocation
46:54entre zone géographique
46:55et secteur
46:55Oui justement dans un instant
46:57on va parler du crédit privé
46:58mais que faites-vous aujourd'hui
46:59à la financière de l'échiquier
47:00autour de ces mouvements
47:02sur la partie action
47:03qui peuvent être parfois
47:04assez violentes
47:05et sur la partie obligataire
47:07Alors sur la partie action
47:09je dirais que c'est
47:10on évite toujours
47:11de mettre des grands coups de barre
47:13dans ces moments-là
47:13parce qu'on le voit encore
47:15sur le début de semaine
47:17entre ce contexte de marché
47:19que vous aviez lundi matin
47:20et celui que vous aviez
47:21lundi après-midi
47:22ça changeait du tout en tout
47:24donc si vous faites des grands coups de barre
47:25dans ces environnements-là
47:26le risque comme on dit
47:27de porte de saloon
47:27est très important
47:28donc nous ce qu'on a fait
47:29c'est plutôt
47:30prendre un peu de profit
47:31sur des titres
47:32qui avaient très très bien marché
47:33depuis le début de l'année
47:33où là du coup
47:35on voyait que c'était un peu attaqué
47:36on a préféré prendre un peu de profit
47:38et renforcer
47:39sur des thématiques
47:40un peu plus de long terme
47:42où pareil
47:43soit ça avait très bien fonctionné
47:44on avait du mal
47:45à trouver des bons points d'entrée
47:46ou alors simplement
47:47on n'était pas positionné
47:48on attendait de pouvoir rentrer
47:49c'est le cas
47:50sur certaines valeurs coréennes
47:51c'est le cas sur les minières
47:52sur ce genre de segment
47:54on a plutôt essayé
47:55d'être un peu opportuniste
47:56dans cet environnement-là
47:57en profitant de la baisse des cours
48:00pour se réexposer
48:01Etienne Gorjon
48:02sans sous asset management
48:03comment aujourd'hui
48:04vous vivez cette phase de stress
48:06oui on n'est pas dans une phase de panique
48:08mais de stress quand même
48:09on est dans une phase de stress
48:10c'est pas des marchés
48:12qui offrent encore
48:12des opportunités majeures
48:14d'un point de vue indice
48:14par contre d'un point de vue spécifique
48:16c'est-à-dire de boîte
48:17ou d'émissions obligataires
48:19il y a des choses vraiment intéressantes
48:20à saisir
48:20ça c'est la première chose
48:22la deuxième chose
48:22c'est soit on pense
48:23au scénario du pire
48:24et le scénario du pire
48:25donc plus d'inflation
48:26des banques centrales bloquées
48:28une crise qui se prolonge
48:30au-delà des 3 à 6 mois
48:32et ce scénario du pire
48:33il est vraiment catastrophique
48:34parce que là
48:35on va parler de la soutenabilité
48:36de la dette aux Etats-Unis
48:37en Europe
48:37nous on l'écarte pour le moment
48:38parce que c'est pas
48:40il y a trop d'enjeux
48:41et il y a trop peu d'intérêt
48:43à ce qu'on aille vraiment
48:44dans cette direction
48:45donc nous on regarde
48:46les opportunités à saisir
48:48et on les saisit au fur et à mesure
48:49et on y va effectivement
48:51tranquillement
48:52au fur et à mesure
48:52dès qu'il y a des points bas
48:53on essaye d'aller chercher
48:55des émissions obligataires
48:56et ce qui est assez intéressant
48:58c'est qu'on était
48:59il y a un mois
49:00un mois et demi
49:00dans une situation
49:01où on se disait
49:02à ce rythme là
49:03où les rendements
49:03se compressaient tellement fortement
49:05que ce soit sur le crédit
49:06ou les taux souverains
49:07on se disait
49:08mais mon dieu
49:08qu'est-ce qu'on va offrir
49:09à nos clients
49:09et là la bonne nouvelle
49:11c'est
49:12on a des choses intéressantes
49:14on a du rendement
49:14c'est-à-dire que
49:15pour vous l'illustrer
49:16sur de l'investment grade
49:19pas très agressif
49:20de l'ordre de deux ans
49:21de maturité moyenne
49:22on retrouve du 4-7
49:234-8
49:25c'est sur des maturités
49:26un tout petit peu plus longues
49:27sur des portefeuilles
49:28où on met un tout petit peu
49:29plus de risque
49:30un peu plus de risque crédit
49:31de type high yield
49:32on a des portefeuilles
49:33qui désormais repassent
49:34au-dessus du 6
49:35et ça c'est quand même
49:36une nouvelle
49:37c'est quand même
49:38du 2-3 ans 6%
49:39pas sur du 2-3 ans
49:40sur du 2-3 ans
49:41on se balade
49:43entre du 4-5
49:44enfin du 4-7
49:45pour de l'investment grade
49:46jusqu'à du 5-5
49:47pour du high yield
49:47et si vous allez
49:49au-delà de maturité de 3 ans
49:50on va plus vers
49:51des maturités de 5 ans
49:52on peut repasser
49:53au-dessus du 6
49:54en allant chercher
49:54quelques opportunités
49:56à droite à gauche
49:56et ça c'est quand même
49:57une très bonne nouvelle
49:58on peut réoffrir du rendement
50:00et nous
50:01on observe
50:02chez Sanso Longchamp
50:03qu'il y a vraiment
50:03une soif de rendement
50:05de la part de nos clients
50:05une alternative peut-être
50:07au crédit privé
50:08qui s'est très largement
50:09démocratisé aux Etats-Unis
50:10beaucoup moins en Europe
50:11alors si vous n'êtes
50:12pas encore abonné
50:13au feeling digne
50:14de Anguéran Arta
50:15je vous invite à le faire
50:15Anguéran vous avez posté
50:17un article sur ce crédit privé
50:19les enjeux
50:19la taille
50:20c'est vrai qu'en fait
50:21il y a pas mal de questions
50:22sans réponses
50:23aujourd'hui sur ce crédit privé
50:25avec une exposition
50:26aux Etats-Unis
50:26qui était assez importante
50:27au secteur des softwares
50:28et là depuis le début de l'année
50:29avec l'IA
50:30la grande question c'est
50:31est-ce qu'il n'y a pas
50:32certaines boîtes
50:33qui vont disparaître
50:33avec l'IA
50:34et donc des retraits massifs
50:35en fait c'est ça
50:37il y a deux sujets
50:38aujourd'hui
50:39sur le crédit privé
50:40qui en fait sont interconnectés
50:41le premier
50:42c'est un doute
50:42en fait sur la qualité
50:44des crédits
50:45qui ont été
50:46qui avaient été originés
50:47qui ont été distribués
50:48donc ça a commencé en fait
50:49à l'automne dernier
50:50avec les faillites
50:51rappelez-vous
50:52de First Brand
50:54de Tricolor Holding
50:55etc
50:55et puis ça a continué
50:56on a eu quelques autres cas
50:57ces derniers mois
50:58et puis on a eu tout le secteur
50:59justement des softwares
51:00auquel le crédit privé
51:02est très exposé
51:02c'est 20%
51:03parfois 30%
51:05d'exposition
51:06à ce seul secteur-là
51:07et donc si on imagine
51:08que ce secteur
51:09est totalement disrupté
51:10par l'IA
51:10forcément
51:11ça fait craindre
51:12qu'on n'arrive pas
51:14à honorer
51:15les crédits
51:16sur ce segment-là
51:17ça c'est le premier problème
51:18donc doute sur la qualité
51:19des crédits sous-jacents
51:20le deuxième problème
51:21c'est des demandes
51:23de rachat
51:24dans ces fonds de crédit privé
51:25qui pour beaucoup de fonds
51:26dépassent
51:27les limites
51:28entre guillemets
51:29autorisées
51:29ce qui force
51:31les gérants
51:31de ces fonds-là
51:32à mettre en place
51:33des limitations de rachat
51:34ce qu'on appelle
51:35des gates
51:35qui est en fait
51:36un mécanisme simple
51:37puisque ça protège
51:38un peu les porteurs restants
51:40et en fait
51:41ces deux sujets
51:41sont interconnectés
51:42puisque c'est la défiance
51:43un peu sur la qualité
51:44des crédits
51:45qui entraîne
51:46un peu cette volonté
51:47de rachat
51:48dans les fonds
51:49notamment de la part
51:50d'investisseurs particuliers
51:52qui sont arrivés
51:52il n'y a pas très longtemps
51:53sur les classes d'actifs
51:54et qui sont peut-être
51:55moins formés
51:57aux caractéristiques
51:58de cette classe d'actifs
52:00et il y a évidemment
52:01un risque après
52:02de cercle vicieux
52:03puisque plus vous avez
52:04de demandes de rachat
52:05plus pour les honorer
52:07vous avez le risque
52:08de devoir vendre
52:08les actifs les plus liquides
52:10donc les plus qualitatifs
52:11de votre portefeuille
52:12donc vous dégradez
52:13la valeur
52:14de votre portefeuille
52:15donc ça engendre
52:16davantage de défiance
52:17donc davantage
52:18de demandes de rachat
52:18etc.
52:19Alors en soi
52:20ce risque-là
52:22ces deux phénomènes-là
52:23si on prend en global
52:25c'est très désagréable
52:26pour les investisseurs
52:27exposés
52:28mais ce n'est pas
52:29forcément systémique
52:31c'est ce qu'on a connu
52:32sur les CPI
52:32par exemple en France
52:33il y a 2-3 ans
52:34c'est très désagréable
52:35pour les investisseurs
52:36mais l'immobilier en France
52:39n'est pas effondré
52:40il n'y a pas eu
52:41de récession en Europe
52:42causée par ça
52:43donc bon
52:44ça ça peut passer
52:46il y a 2 risques
52:47un peu plus sérieux
52:48associés au crédit privé
52:49le premier
52:50c'est le refinancement
52:51des entreprises
52:52qui n'ont été financées
52:52que par le crédit privé
52:53et qui si
52:54les fonds de crédit privé
52:56doivent avoir
52:57comme priorité
52:57de rendre la liquidité
52:59aux investisseurs
53:00ils n'auront plus
53:01forcément la liquidité
53:02pour faire des nouveaux prêts
53:04et refinancer
53:05ces entreprises-là
53:06et ça
53:07ça peut causer des problèmes
53:08notamment
53:09entre autres
53:09dans le secteur de l'IA
53:10on ne peut pas oublier
53:10qu'en plus des softwares
53:12le crédit privé
53:13a été un très très gros
53:14financeur de l'IA
53:15notamment
53:16Bluehall
53:16qui est un des principaux acteurs
53:18qui a financé
53:19beaucoup de data centers
53:20aux Etats-Unis
53:21donc il y a quand même
53:22un risque de ce côté-là
53:23qui est un risque
53:24macro un peu plus important
53:26mais qui là encore
53:27je pense n'est pas systémique
53:28et il y a un dernier risque
53:29qui est là
53:30à mon avis
53:30un peu plus sérieux
53:31est-ce qu'il est systémique
53:32ou pas
53:32ça reste à voir
53:33mais qui est un peu plus sérieux
53:34c'est le lien entre le crédit privé
53:36et les assureurs
53:37notamment les assureurs-vie
53:38aux Etats-Unis
53:39pourquoi ?
53:40parce que les assureurs-vie
53:41sont très exposés
53:42aux crédits privés
53:43et qu'en plus
53:44il y a une sorte
53:46d'interconnexion
53:47puisque beaucoup
53:48d'entreprises
53:49de crédit privé
53:50ou de private equity
53:51ont racheté des assureurs
53:52dernièrement aux Etats-Unis
53:53c'est un marché aujourd'hui
53:54qui est estimé
53:55à 2000 milliards de dollars
53:57Étienne Gorjon
53:58mais là aussi
53:58en fait les chiffres
53:59on est dans des fourchettes
54:00dans le sens où
54:01il y a assez peu de données
54:03c'est pas très bien documenté
54:04parfois
54:04non c'est pas très bien documenté
54:06par contre
54:06on a des chiffres
54:07sur les véhicules cotés
54:08on a des chiffres
54:09sur les levées de fonds
54:10des grands gérants
54:11donc on arrive
54:12à s'y retrouver
54:13un peu près
54:13moi ce que je trouve intéressant
54:15par rapport à
54:16ce qu'Anguerran
54:16vient de mentionner
54:17c'est que c'est un gros marché
54:19qui donne plein de signaux
54:21d'un problème
54:22qui peut être
54:23beaucoup plus large
54:24potentiellement
54:24parce que vous avez
54:26des agences de rating
54:26plus ou moins
54:29respectées
54:29ou connues
54:29qui donnent des ratings
54:31à des structures
54:33qui sont plutôt favorables
54:34qui permettent
54:35à des assureurs
54:35de pouvoir
54:36les rentrer sur leur bilan
54:37sans être obligés
54:38de mettre
54:39le niveau requis
54:40de fonds propres
54:41et donc là
54:41je rejoins totalement
54:43ce qui a été dit
54:43il y a potentiellement
54:44un problème
54:45que je qualifierais également
54:46pas de systémique
54:47mais qui pourrait
54:48potentiellement générer
54:49quelques problèmes
54:502000 milliards de dollars
54:51c'est beaucoup
54:52et à la fois
54:52si on compare aux subprimes
54:53c'est beaucoup moins
54:55on est 15-20 fois
54:56en dessous
54:56des niveaux
54:57d'il y a 20 ans
54:58ou presque
54:59oui oui
54:59c'est vrai
55:02simplement
55:02il y a du beaucoup
55:03beaucoup de levier
55:04c'est totalement circulaire
55:05c'est qu'une partie
55:06de la dette privée
55:06a permis
55:07à Oprah & Equity
55:08de se financer
55:10de faire des retours
55:11de dividendes
55:12toute la production
55:13de crédit
55:14de banques bancaires
55:15aux Etats-Unis
55:15l'année dernière
55:16a financé
55:16le shadow banking
55:18la moitié
55:18c'était du PE
55:20et de la dette privée
55:21donc le chiffre
55:22de 2000 milliards
55:22pour moi
55:23il est optiquement
55:25déjà je le trouve
55:26très large
55:27mais surtout
55:27pour moi
55:28c'est un peu
55:28l'arbre qui cache la forêt
55:29derrière il y a
55:29énormément de leviers
55:30le problème est un peu là
55:31après encore une fois
55:32c'est un peu comme
55:33les marchés en ce moment
55:34si on regarde
55:34ce qui se passe
55:35on peut effectivement
55:36se faire peur
55:37la bonne nouvelle
55:38enfin la bonne nouvelle
55:40ce que je trouve intéressant
55:41c'est que c'est dans la presse
55:42tous les jours
55:43vous l'avez dans le FT
55:44tous les jours
55:44vous l'avez sur BFM
55:45c'est très bien labellisé
55:47le problème
55:47est très bien labellisé
55:48vous avez des sorties
55:49ce que je trouve
55:50plutôt sain
55:52et la réalité
55:54c'est que pour l'instant
55:55j'ai envie de dire
55:56on est plutôt
55:57dans du damage control
55:58c'est pas une sortie
55:59de piste
56:00totalement incontrôlée
56:02avec pour l'instant
56:03un taux de défaut
56:03et ça sera le mot de la fin
56:04en guérant Arthaz
56:05qui reste relativement faible
56:07mais là aussi
56:07ça dépend des véhicules
56:08ça dépend du niveau de risque
56:09comme sur un fonds obligataire
56:10oui et puis ça dépend surtout
56:12de qu'est-ce qu'on a matérialisé
56:15comme réévaluation
56:16dans les portefeuilles
56:17c'est la différence
56:18avec l'obligataire coté
56:19on a le mark to market
56:20qui permet d'ajuster
56:21en permanence
56:22les estimations du taux de défaut
56:23c'est pas le cas forcément
56:24dans le crédit privé
56:25le risque c'est
56:26qu'on matérialise
56:27des taux de défaut
56:28plus importants
56:29et qu'il y a
56:29on l'a dit
56:30il y a potentiellement
56:31beaucoup de leviers cachés
56:32et qu'à ce moment-là
56:34le levier caché rejaillisse
56:35si on a une accumulation
56:36de défauts
56:37donc il faut vraiment surveiller
56:38le secteur des assureurs
56:39vie aux Etats-Unis
56:40c'est de là
56:41que viendra le signal
56:42s'il y a un vrai signal problématique
56:44toutes les annonces
56:45sur les demandes de rachats
56:46etc
56:47il faut les considérer
56:48mais il ne faut pas mettre
56:49beaucoup de passion dessus
56:50effectivement c'est plutôt
56:51du damage control
56:52c'est pas de là
56:53que viendra le problème
56:54en tout cas c'est quand même
56:54un sujet à suivre de près
56:56et qui sera sûrement
56:57challengé à l'occasion
56:58des résultats trimestriels
56:59qui vont maintenant arriver
57:00dans quelques semaines
57:01Anguéran Arthas
57:02donc stratégiste à la financière
57:03de l'échiquier
57:03et Étienne Gorjon
57:04responsable de la gestion obligataire
57:05chez Sanso
57:06Lanchant Asset Management
57:08le CAC 40 est en baisse de 0,2%
57:107709 points
57:11séance à suivre
57:12dans tout pour investir
57:12à 11h
57:13avec Antoine Larigauderie
57:1415h30
57:15Guillaume Sommerer
57:16pour BFM Bourse
57:17et dans 2 minutes
57:17vous retrouvez
57:18Ludovic de Sauté
57:19pour les experts
57:20très bonne journée
57:22Good Morning Market
57:24sur BFM Business
57:25Sous-titrage Société Radio-Canada
57:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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