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  • il y a 3 heures
Ce jeudi 16 avril, Charles de Boissezon, responsable de la stratégie actions chez Société Générale CIB, s'est penché sur la bonne performance globale des entreprises liées à l'atténuation climatique malgré le contexte américain défavorable, et la demande accrue d'électricité sous l'effet de l'IA, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Alors les actions contre le réchauffement climatique là se portent plutôt pas mal en bourse,
00:08malgré un environnement politique américain totalement hostile à la thématique.
00:12Est-ce qu'il faut y voir une contradiction ou le signe ?
00:14Le signe que ça y est la transition désormais est inarrêtable.
00:16Charles Debois-Saison a son avis sur cette question,
00:19responsable de la stratégie d'action chez Société Générale CIB.
00:22Bonjour Charles.
00:23Bonjour Guillaume.
00:23Bienvenue.
00:24Comment est-ce que vous expliquez la bonne perf globale des entreprises
00:26liées à l'atténuation du changement climatique malgré un contexte américain défavorable ?
00:31Oui c'est assez surprenant, plus 20%, plus 14%, plus 10%,
00:37ça c'est la performance boursière des valeurs liées à la transition écologique
00:41en Europe, aux Etats-Unis et en Chine depuis le début de l'année
00:45face à un MSCI World qui fait quoi ?
00:47Allez, plus de 3%, un CAC 40 péniblement qui fait plus de 2%
00:51et encore plus dans un contexte effectivement américain,
00:54où on a un président qui dit que c'est un canular le changement climatique
00:59et puis l'administration, le doigt sur la couture,
01:01qui fait des retours en arrière.
01:03Pourquoi ? Parce qu'en fait je pense que 2026 c'est le retour du réel.
01:07On avait quelque part une vision parfois un peu irénique à l'horizon 2050,
01:12mais en fait 2050 c'est aujourd'hui,
01:14avec des coûts massifs qui augmentent, un coût de l'énergie,
01:17de sorte que ça s'ajoute, la crise on en parlera peut-être en Iran,
01:22à un souci de dépendance énergétique massif pour nous Européens,
01:27qui fait qu'on doit se relever, on doit dépenser net non plus.
01:33Si je prends l'IA, c'est peut-être une mauvaise raison pour un bon effet,
01:37c'est près de 2200 TWh de consommation supplémentaire d'électricité d'ici 2030.
01:43C'est une économie de taille moyenne, je parle d'économie d'un pays,
01:47pas juste d'huile industrie.
01:49Et puis lorsque vous l'avez, on l'a évoqué sur votre plateau juste avant,
01:52le détroit d'Orbousse qui est fermé,
01:54c'est-à-dire 20% globalement du pétrole et du gaz qui s'arrêtent de circuler,
01:58ça tape au portefeuille, les gens se disent il faut réduire cette dépendance.
02:03Donc on a le retour du réel en 2026,
02:05et contre-intuitivement les valeurs du changement climatique
02:08qui reviennent en prenant le devant de la scène.
02:10Il y a cet adage qui dit le réel c'est quand on se cogne,
02:12tac, on s'y cogne au réel à chaque fois.
02:14Et pour mesurer quand même l'exploit de ces valeurs favorables à la transition climatique,
02:19qui portent cette transition climatique et qui surperforment depuis une année,
02:22pour mesurer l'exploit, on peut quand même rappeler à quel point
02:25les politiques américaines en ce moment sont anti-climatiques quand même.
02:28Oui, d'où on vient.
02:29D'abord, on revient d'une politique effectivement démocrate
02:33qui était plus pro-climat,
02:34et puis malheureusement, dans ce domaine comme dans tous les autres sur le marché,
02:38ce qu'on n'aime pas c'est l'instabilité et l'incertitude,
02:41et c'est un peu le marqueur de la politique américaine,
02:43avec force annonce en termes de retour du charbon,
02:48on arrête sur l'éolien.
02:50Simplement, quand on a cette incertitude,
02:53ça augmente les coûts des projets,
02:55ça délai, ça remet à plus tard les décisions d'investissement.
03:01Et on a un petit peu, 2025 était un peu l'illustration,
03:03on a eu à la fois un recul des investissements sur l'éolien,
03:06mais en même temps, du fait de décisions précédentes,
03:1180%, un peu plus de 80% de la nouvelle capacité électrique,
03:14elle était globalement dans les batteries et dans le solaire aux US.
03:18Donc là encore, c'est des effets d'annonce de politique,
03:21une incertitude, c'est confortable pour personne,
03:24mais après, la réalité économique fait que les investissements reviennent.
03:28Alors, on voit que justement, le côté négatif des choses
03:31est venu du côté des États-Unis et de l'administration Trump,
03:34qui est vent debout, et c'est le cas de le dire, contre les éoliennes notamment.
03:37Il a une position peut-être un petit peu plus ambivalente
03:39autour de l'énergie solaire, mais bon,
03:43les investissements, ils repartent bien de quelque part.
03:45Et d'où ils reviennent ?
03:47Alors, d'abord, on parle des États-Unis,
03:50parce que ça fait la une certainement de Twitter
03:53et d'un certain nombre de comptes sociaux,
03:55mais si on regarde le reste de la planète,
03:58il y a un inverse de l'Amérique, un alignement réel,
04:02une certitude et un cap qui est fixé par les autorités.
04:06Si je prends l'Europe, vous savez, on a le paquet Fit for 55,
04:09alors c'est de l'anglais, mais globalement,
04:10je baisse de 55% mes émissions à horizon 2030.
04:15J'ai le Net Zero Industrial Act.
04:18Là aussi, ce n'est pas des petits chiffres,
04:19c'est 40% au moins de ma capacité de production
04:22dans ces technologies que l'on espère sourcées depuis l'Europe.
04:26Et puis, quelques autres chiffres,
04:28le plan de transition verte japonais,
04:32c'est 150 000 milliards de yens sur la table.
04:36Si je prends la Corée, en termes de capacité supplémentaire
04:40de production électrique, renouvelable,
04:43on est à peu près 100 gigawatts.
04:46L'Inde, c'est à peu près 50 gigawatts.
04:49Donc, en fait, on a un écosystème global qui relance.
04:53Donc, c'est le retour du réel aux US
04:55et c'est la poursuite du cap dans le reste du monde.
04:58Le train, la caravane passe, etc.
05:01Comment est-ce qu'on accompagne ce mouvement en bourse ?
05:03Quelles sont les sociétés dont vous vous dites
05:04que celles-là restent ou deviennent les mieux positionnées ?
05:07Alors, je crois que c'est clair,
05:09on est dans le pragmatique de nos jours,
05:12c'est-à-dire les entreprises qui sont directement liées
05:14à ces dépenses, qui parfois ne font pas forcément rêver.
05:17Je suis en train de parler de câblage électrique,
05:19de réseaux, d'infrastructures.
05:21On n'est pas en train de parler de l'IA ou des choses qui sont compliquées.
05:23Mais c'est beau, quand on regarde de près,
05:24on peut faire des très belles photos sur des câbles.
05:26On peut faire des choses magnifiques.
05:28Moi, j'ai tendance à me dire,
05:30Schneider Electric, notre champion européen sur ces parties-là.
05:34Next Terra Energy aux US,
05:35si je prends le thème des batteries,
05:38CATL en Chine, le champion massif.
05:40En fait, on a une profondeur dans la cote
05:43qui nous permet de jouer dans un large spectre
05:45cette relance véritable,
05:47ce retour du réel qui cogne malheureusement les portefeuilles,
05:51mais qui soulève ces valeurs-là.
05:53Merci beaucoup de nous avoir accompagnés.
05:54Aujourd'hui, Charles de Boisseaison pour Société Générale CIB.
05:57Sous-titrage Société Générale CIB.
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