- il y a 8 heures
Ce lundi 9 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, et Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance Trade Republic, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Avec Gustave Sanden de Colbert, bonjour Gustave.
00:08Bonjour Antoine.
00:09Et Mathias Bacchino qui est en direct avec nous par le truchement des ondes.
00:13Bonjour Mathias.
00:15Bonjour.
00:16J'allais dire, oui c'est quoi l'actu aujourd'hui ?
00:18En tout cas on parle.
00:20Oui c'est parce quoi ?
00:20Voilà, bon on a juste une énorme crise énergétique,
00:24on a une semaine de conflits déjà bien bien corsés,
00:28on s'attendait peut-être à quelque chose qui dure un petit peu moins longtemps,
00:32on avait eu l'expérience de la guerre des 12 jours,
00:34on s'en partait pour quelque chose d'un petit peu plus long,
00:38même si on n'a strictement aucune indication que c'est le grand flou stratégique,
00:42et c'est bien ça peut-être le problème géopolitique en premier lieu.
00:45Gustave Sanden, malgré tout on a des marchés,
00:49alors on le dit à chaque fois qu'il y a d'énormes secousses,
00:52ça tient bien les marchés, gardent leur calme.
00:55Les marchés, je dirais, gardent de l'efficience,
00:57il y a de la liquidité, il n'y a pas de signe de panique,
01:00ça corrige, il y a certains compartiments de la cote,
01:02peut-être, j'en parlais avec Wilfried Galland,
01:05qui est passé dans Good Morning Business ce matin,
01:06a réécouté, c'était absolument passionnant,
01:09mais qui disait, voilà, on voit peut-être la vérité des choses,
01:12on reprend peut-être conscience aussi,
01:16comme certains touristes finalement,
01:18qui étaient au Moyen-Orient et qui se retrouvent bloqués là-bas malheureusement,
01:22mais que ce n'est pas gratuit le risque sur les marchés.
01:25Le risque, il a toujours existé,
01:27là on se le prend en pleine face et de la manière la plus violente,
01:30mais est-ce que ce n'est pas, d'une certaine manière,
01:34un léger réajustement qui était peut-être un petit peu nécessaire
01:37dans le climat de marché actuel, Gustave ?
01:40– Si, d'autant plus que ce que j'observe,
01:43c'est plutôt une exagération d'une tendance
01:45qui s'était déjà amorcée depuis le début de l'année,
01:47en tout cas sur les marchés.
01:49C'est-à-dire que ce qu'on avait commencé à voir,
01:51c'est effectivement un peu plus de vols,
01:53ce qu'on avait commencé à voir, c'est de la rotation sectorielle,
01:57un mot qu'on a employé à plusieurs reprises ici,
01:59c'est-à-dire que les gagnants de cette année
02:01ne sont pas nécessairement les gagnants de l'année dernière,
02:03c'est plutôt le contraire.
02:06Et le troisième élément, c'est effectivement,
02:10un petit peu plus de volatilité, on l'a dit, sur le VIX.
02:14Et donc aujourd'hui, ce qui porte les indices, finalement,
02:17ce sont les performances de ces outsiders
02:20qui n'étaient pas les gagnants de l'année dernière,
02:22à peu près plus de 30% pour l'énergie
02:24et moins 3% pour la technologie.
02:27Et la conséquence pour les investisseurs,
02:29elle n'est quand même pas nulle,
02:30parce que la plupart des investisseurs,
02:32notamment de nouveaux investisseurs
02:33qui étaient rentrés sur les marchés massivement
02:35au travers des ETF, du coup, portaient avec eux
02:37la concentration du cycle, entre guillemets, 2020-2025
02:42et donc étaient largement surpondérés
02:43sur les valeurs technologiques.
02:45Et donc pour avoir une diversification,
02:47vous pouvez toujours utiliser des ETF ou des fonds actifs,
02:49mais vous pouvez toujours utiliser des ETF,
02:51mais il fallait être au moins équipondérés
02:52pour effectivement capter un petit peu ces nouveaux gains,
02:55parce que sinon la dominance, en fait,
02:57était tellement importante sur la partie technologique
03:00qu'aujourd'hui, vous subissez clairement
03:02de plein fouet ce nouveau repli.
03:04Je pense que ce qui se passe,
03:06c'est une exagération pour le moment,
03:08effectivement, de ce qu'on avait vu
03:10démarrer depuis le début d'année.
03:11Oui, parce qu'on n'est pas dans des marchés
03:15désinvestis, encore une fois.
03:16Non.
03:16Ça reste un marché liquide, efficient.
03:20Ça, c'est l'autre aspect.
03:21Effectivement, si on regarde les indices,
03:22comme vous l'avez dit, ça tient,
03:23ou ces expressions qu'on entend souvent
03:25dans un début de craque,
03:25mais c'est assez vrai.
03:27On n'est pas du tout dans un craque à ce stade.
03:29On est dans une correction relative.
03:32Et qu'est-ce qui fait tenir le marché,
03:34généralement, c'est quand même
03:35quand il y a des acheteurs.
03:35Et quand on regarde les flux,
03:37on a eu les flux ETF que je vous ai partagés,
03:39notamment, on voit que les flux
03:41sont encore largement positifs
03:43la semaine dernière,
03:44y compris sur les actions américaines.
03:46Ce qui n'est pas forcément super intuitif.
03:48C'est le deuxième plus grand réceptacle
03:50de flux la semaine dernière.
03:52D'autant plus que le marché américain,
03:54il a bien mieux résisté
03:55que les marchés européens.
03:56On a un S&P 500 qui a dû perdre 2 %,
03:58alors que nous, c'est du moins 7.
04:00C'est plus dur, effectivement.
04:02Le risque qu'il y a.
04:03En tout cas, on voit quand même
04:07un diagramme, disons,
04:08qui surperforme les autres
04:09en termes de collecte.
04:10C'est plutôt les actions globales
04:14qui est plutôt une nouveauté.
04:15Donc, on voit quand même
04:15une tendance à la diversification
04:17par rapport à cette surexposition US
04:20qui avait été quand même
04:21le cœur des cinq dernières années,
04:24mais toujours un maintien
04:26effectivement sur les US.
04:26Et d'ailleurs,
04:27toutes les grandes classes
04:28d'actifs traditionnels
04:28sont en collecte nette positive
04:30la semaine dernière.
04:31Très intéressant.
04:31Sauf le high yield.
04:33Donc, le tout petit indicateur de risque
04:36et je dirais que c'est assez mineur.
04:40C'est effectivement,
04:41on devient un tout petit peu plus regardant
04:42sur la qualité de crédit.
04:44On n'en est que là.
04:44Voilà, surtout qu'on a aussi sur le feu
04:48une éventuelle crise du crédit privé
04:51autour de l'intelligence artificielle.
04:53On a vu BlackRock, Blackstone,
04:55limiter les retraits.
04:56Donc, c'est peut-être le sillage
04:57de tout ça, finalement.
04:58Là, en l'occurrence,
04:59on est sur du côté,
05:00mais effectivement,
05:02le seul, la seule aujourd'hui,
05:03le seul compartiment de marché
05:05tout petit peu impacté,
05:07c'est le crédit.
05:11Alors, Mathias Bacchino,
05:13à chaque fois qu'il y a une crise,
05:15à chaque fois que Donald Trump
05:16a ses vapeurs,
05:17et là, on atteint le summum,
05:19il y a toujours quelque chose
05:21qui va retenir ses intentions
05:24les plus foutraques, j'allais dire.
05:27Il y a des fois, c'est le niveau des taux.
05:29Il y a des fois, c'est des répercussions
05:31sur la macroéconomie américaine.
05:33Il y a des fois, c'est ceci.
05:34Il y a des fois, c'est cela.
05:35Ce coup-ci,
05:37qu'est-ce qui peut se passer ?
05:38On a quand même des taux
05:40qui restent relativement calmes.
05:43Du côté des États-Unis,
05:44on est à 4,17 sur le 10 ans.
05:45Ça a monté beaucoup plus
05:47du côté des taux européens.
05:49On est à 3,6, par exemple,
05:50sur la dette française.
05:52Mais qu'est-ce qui pourrait
05:53retenir son bras ?
05:53Qu'est-ce qui, cette fois,
05:54pourrait éventuellement
05:56le remettre à la table
05:57des négociations,
05:59évoquer une fin du conflit ?
06:02Quel est le chiffre macroéconomique
06:04ou microéconomique
06:07sur des taux et sur des actifs
06:09de court terme
06:10qui pourrait arrêter son bras ?
06:13Alors, on peut mentionner peut-être
06:15trois éléments.
06:17Le premier, c'est quelque chose
06:19qui est très sensible aux États-Unis
06:21et qui est le prix du galon d'essence
06:25à la pompe.
06:26Évidemment, les consommateurs
06:28de galons d'essence à la pompe
06:29sont en partie des électeurs
06:32de Donald Trump.
06:33Les catégories populaires
06:34qui peuvent le plus souffrir
06:35de ce problème de pouvoir d'achat
06:37sont aussi des électeurs
06:38de Donald Trump.
06:39Donc, l'enjeu à l'approche
06:41des élections de mi-mandat
06:42aux États-Unis à l'automne,
06:44ça va être effectivement
06:45le prix du galon d'essence
06:47à la pompe.
06:48Là, les États-Unis ont des réserves,
06:50les États-Unis ont des capacités
06:51de production,
06:52ils ont aussi le Venezuela
06:53depuis peu.
06:54Donc, c'est un élément
06:55qui peut le faire bouger.
06:57Le deuxième point,
06:57c'est évidemment l'inflation.
06:59On attend, là, dans 48 heures,
07:01les chiffres de l'inflation
07:02de février pour les États-Unis.
07:03Si elle est beaucoup plus élevée
07:04que prévue déjà
07:05avant le déclenchement
07:06du conflit avec l'Iran,
07:08là, ça peut le forcer
07:09à essayer de réduire
07:11la durée du conflit
07:12puisque, a priori,
07:13tout le monde s'accorde à dire
07:14que plus le conflit durera,
07:16plus l'inflation repartira
07:17à la hausse,
07:18aussi bien en Chine
07:18qu'en Europe
07:19qu'aux États-Unis,
07:20même si les États-Unis
07:21ont des mécanismes
07:22de protection.
07:23Et le troisième élément,
07:24c'est le même
07:24depuis son élection,
07:26c'est les marchés financiers.
07:27Donald Trump ne peut pas
07:28se permettre d'avoir
07:29une baisse de 20, 25, 30 %
07:31des marchés financiers américains
07:33puisque ces électeurs,
07:35là, pour le coup,
07:35plus aisés, eux,
07:36dépendent de ça
07:37pour leur consommation.
07:39Et donc, il y a, je dirais,
07:41le prix du bas,
07:42du galon d'essence,
07:44le niveau d'inflation
07:45et le niveau global
07:46des marchés
07:46qui peuvent vraiment
07:47le stopper.
07:49Et à très court terme,
07:50s'il y a une explosion
07:52complète des prix du pétrole
07:54qui peuvent mettre en danger
07:56même la croissance mondiale,
07:58là, ils pourraient aussi
07:59être obligés de stopper.
08:01Donc, les Iraniens,
08:03j'imagine,
08:04doivent être en train
08:05de réfléchir
08:06à la manière
08:07avec laquelle
08:07ils peuvent utiliser
08:08leur capacité de réaction
08:10pour nuire le plus
08:12à ces éléments-là,
08:14à savoir l'inflation,
08:15le prix du baril de pétrole,
08:16voilà,
08:16tous ces sujets-là
08:17qu'on suit.
08:18Parce que,
08:19c'est vrai qu'on le disait aussi.
08:21Oui, dites-moi, Mathias.
08:22Juste pour revenir
08:23sur la question
08:24que vous avez posée à Gustave
08:25que je salue,
08:26donc, effectivement,
08:28on a le sentiment quand même
08:29qu'il y a un petit côté
08:30remise à zéro
08:31des compteurs
08:31et un côté
08:32correction des excès
08:33dans les deux sens.
08:35Voilà.
08:36Un milliard investi
08:36dans les ETF bitcoin
08:37la semaine dernière,
08:38c'est surprenant.
08:39L'or qui arrête
08:41de monter
08:41malgré la hausse
08:42du risque géopolitique,
08:44c'est aussi une forme
08:44de remise à zéro
08:46des compteurs,
08:46me semble-t-il.
08:47Donc, voilà,
08:48et j'observe
08:49que les marchés
08:50européens et asiatiques
08:51qui avaient beaucoup progressé
08:53ont pâti
08:54du
08:56free to quality,
08:57donc de la volonté
08:58des grands investisseurs
08:58de rapatrier des fonds
08:59aux Etats-Unis
09:00la semaine dernière,
09:01ce qui remet, en fait,
09:01tout le monde à zéro
09:02en year-to-date
09:03depuis le début de l'année.
09:04Donc, une forme
09:05de remise à zéro
09:06des compteurs,
09:06je trouve,
09:06cette semaine.
09:07Mais, alors,
09:08il y a quelque chose
09:09qui est assez étonnant,
09:11finalement,
09:11au milieu de tout ça,
09:12c'est qu'il y a,
09:13effectivement,
09:14un repli sur les valeurs refuge.
09:15On voit que
09:17l'or ne monte pas tant que ça.
09:19On voit que,
09:20du côté des Etats-Unis,
09:21il y a des inquiétudes
09:22de plus en plus
09:22sur la conjoncture macroéconomique,
09:24sans même parler de la guerre.
09:25La guerre,
09:26elle a un coût,
09:27on le voit,
09:27il est dingue,
09:28et Donald Trump
09:29menace d'en mettre plus
09:31en termes de budget militaire.
09:33Et malgré tout ça,
09:35tout le monde
09:36se réfugie sur le dollar.
09:37C'est assez fou,
09:39quand même.
09:40Gustave ?
09:41C'est assez surprenant,
09:43mais dans les situations
09:45de stress extrême,
09:47en fait,
09:47il y a un peu trois niveaux.
09:49Niveau 1,
09:49on se diversifie.
09:50C'est un peu ce qu'on voyait
09:51sur les ETF.
09:51C'est-à-dire,
09:52on commence à sortir
09:54du queue américain.
09:55Niveau 2,
09:57on va plutôt sur les valeurs refuge,
09:59dont l'or, etc.
10:00Et c'est peut-être
10:00ce qu'on a vécu
10:01ces 12-24 derniers mois.
10:03Niveau 3,
10:04on retourne sur
10:06les bons vieux T-Bills
10:07ou sur les bonnes vieilles
10:08obligations d'État.
10:09Donc,
10:10ce n'est pas un super signal.
10:11Et c'est plutôt
10:13effectivement
10:15un signe
10:16de stress
10:17des investisseurs.
10:18bon,
10:19alors oui,
10:20il faut prendre ça
10:21effectivement avec des pincettes,
10:22pas oublier la volatilité.
10:23La pression acheteuse,
10:25quand même,
10:25c'est un peu
10:26sur le dollar
10:28et donc sur les obligations
10:29américaines.
10:30C'est peut-être un petit peu
10:31tout le sens
10:31de ce conflit,
10:32finalement.
10:33Parce que je pense
10:34que Donald Trump
10:36n'est pas particulièrement
10:37enthousiasmé
10:38par les devises
10:39choisies par l'Iran
10:40pour exporter
10:40son pétrole.
10:42et par ailleurs,
10:43la stratégie
10:44de l'Iran
10:44aujourd'hui
10:45est peut-être
10:45de contraindre
10:46ceux qui l'exportaient
10:47en dollars
10:48de limiter
10:48leur capacité
10:49d'exportation.
10:49Oui,
10:50exactement.
10:50Ça,
10:50c'est le sens 1
10:51et c'est ce qu'on a tous vu.
10:52On parle souvent
10:53de ce détroit d'Hormuz
10:54comme étant un bloqueur
10:55finalement des exportations
10:56de pétrole.
10:57OK,
10:57on a compris.
10:58Ce qu'on oublie,
10:59c'est que ça va un peu
11:00dans les deux sens.
11:01C'est-à-dire que ceux
11:01qui exportent le pétrole,
11:02ils importent à peu près
11:04tout le reste.
11:05Oui,
11:05c'est ça.
11:06Et là,
11:07vous avez cité ce matin
11:07une première attaque
11:08de centrale d'eau.
11:09Oui,
11:10alors ça,
11:10on ouvre un nouveau front.
11:12Mais donc,
11:13je vous dis une dépendance
11:14à 100%
11:15d'après tout le reste
11:16de ce qu'ils importent,
11:16c'est-à-dire limite
11:17la capacité à se nourrir
11:19et par ailleurs,
11:20effectivement,
11:20la capacité
11:21à avoir un réseau d'eau,
11:23etc.
11:25S'il n'y a pas
11:25de centrale
11:26de dessalinisation,
11:27il n'y a pas d'eau.
11:28Donc,
11:28si vous n'avez pas d'eau,
11:29pas de nourriture,
11:30ça devient compliqué
11:30de maintenir
11:32une espèce d'eldorado
11:33ou une Suisse du Moyen-Orient.
11:35Alors,
11:35justement,
11:36c'est là-dessus.
11:36Il y a deux sujets
11:37que je voulais vraiment attaquer
11:38avant de terminer.
11:39Premièrement,
11:40et puis on l'entend
11:41à travers les témoignages
11:43des passagers,
11:44des touristes français
11:45qui se retrouvent bloqués là-bas.
11:47Nom de nom,
11:49il ne faut pas
11:49de temps en temps
11:50reprendre conscience
11:51qu'il y a du risque
11:53géopolitique
11:53partout dans le monde
11:54que personne n'est épargné.
11:56Est-ce qu'il n'y a pas
11:56une prise de conscience
11:57de tout ça
11:58de la même manière
11:59qu'il y a des primes de risque
12:00qui s'écrèment
12:01en ce moment
12:02sur les marchés ?
12:03Clairement.
12:04Et pour le coup,
12:05il y avait un risque
12:06qui n'était absolument
12:07pas pricé.
12:08L'exemple le plus caricatural,
12:10c'est Dubaï,
12:10mais on parlait vraiment
12:11de Suisse du Moyen-Orient.
12:13La sécurité
12:14était probablement
12:15l'adjectif le plus utilisé
12:17pour qualifier cette ville.
12:18C'est la première cible
12:19aujourd'hui
12:20dans le golfe
12:21des missiles
12:22et des drones iraniens.
12:23C'est deux tiers
12:24à peu près
12:25des missiles
12:26et des drones
12:26qui sont envoyés.
12:27C'est sur les Émirats Arabes Unis.
12:29Donc,
12:29si votre narrative
12:31principale
12:31pour l'attractivité
12:32de votre pays
12:32ou de votre ville,
12:33c'est la sécurité,
12:34là,
12:35il va falloir revoir
12:35un peu sa copie.
12:36Et ça se voit déjà
12:39dans les prix
12:40et dans la perception
12:41qu'on a
12:42de ces endroits
12:42qui sont vraiment
12:43en train de changer.
12:44Mathias,
12:45hier,
12:46c'était la journée mondiale
12:48des droits
12:48des femmes.
12:49Je voulais absolument
12:50qu'on en parle
12:50de ce sujet.
12:52il y a encore
12:53il y a encore
12:54quelques années
12:55où on se plaignait
12:56d'un écart salarial
12:57qui était encore
12:58de 30%
12:59à peu près
13:00entre hommes et femmes
13:01à poste égal.
13:02Les écarts salariaux
13:03se sont bien bien réduits
13:04et on le voit
13:05année après année.
13:06En revanche,
13:06du côté de la perception
13:08de la retraite,
13:09vous avez des chiffres
13:11assez alarmants
13:12à nous donner.
13:15Oui,
13:16Antoine,
13:17les femmes en Europe,
13:18c'est le cas aussi
13:19en France
13:20à peu de choses près,
13:21touchent 30%
13:23de retraite
13:24en moins
13:25que les hommes.
13:26C'est effrayant.
13:27On a fait le calcul
13:28donc
13:29en moyenne
13:31en Europe,
13:31ça fait
13:327 517 euros
13:34de retraite
13:36en moins
13:36pour les femmes
13:37que pour les hommes
13:38chaque année.
13:39C'est un enjeu
13:40majeur
13:41d'investissement
13:42retraite
13:43pour les femmes
13:44qui ne sont que
13:4525% à investir
13:46ou 45%
13:47des hommes
13:48investissent
13:48et avec une perception
13:50du risque
13:50qui est très différente
13:52puisqu'une large
13:53majorité de femmes
13:54d'après les dernières
13:56études publiées
13:57ne souhaitent pas
13:58prendre de risques.
13:59En revanche,
14:00on note
14:01et on est je crois
14:02les seuls
14:02à le dire
14:02avec Trade Republic
14:03que les femmes
14:04l'an dernier
14:05chez Trade Republic
14:06ont obtenu
14:063% de rendement
14:08en plus
14:09que les hommes.
14:10Les trois années
14:10précédentes
14:11c'était 2% par an.
14:12Cette année
14:13c'est 3%.
14:14Elles utilisent
14:15des stratégies
14:16d'investissement
14:16quand elles investissent
14:18qui sont plus efficaces,
14:19plus régulières,
14:20moins risquées.
14:21Donc il y a un enjeu
14:22de société
14:23à encourager
14:25et à permettre
14:26l'investissement
14:27des femmes
14:28pour leur retraite
14:29bien sûr
14:29pour compenser
14:30ce déficit
14:31mais aussi
14:31parce que
14:32c'est un enjeu
14:33de société globale
14:34de la même manière
14:35qu'au 19e siècle
14:36comme je le dis souvent
14:37il a été indispensable
14:39pour le bien-être
14:39économique collectif
14:41d'intégrer les femmes
14:42au marché du travail
14:43et bien en 21e siècle
14:45il est aussi important
14:46pour nous toutes et tous
14:47d'intégrer les femmes
14:48à l'univers
14:49de l'investissement
14:50donc voilà
14:51on peut tous
14:52et toutes
14:53y contribuer
14:54en les sensibilisant
14:55les encourageant
14:56donc n'hésitez pas
14:57évidemment
14:58à encourager
14:58vos amis
14:59eux
14:59à investir.
15:01C'est un chiffre
15:03absolument spectaculaire
15:0430% d'écart
15:05là on repart
15:07sur des écarts
15:07abyssaux
15:09entre hommes et femmes
15:10sur les retraites
15:12et il faudra absolument
15:13qu'on en reparle
15:14justement
15:14pour voir
15:15si la situation
15:16s'arrange un petit peu
15:17ces prochains mois
15:18ces prochaines années
15:19parce qu'effectivement
15:20et puis démographiquement
15:21ça devient
15:22une tendance lourde
15:23merci infiniment
15:24Mathias Baccino
15:26traiterait le public
15:26Gustave Sanden
15:28de Colbert
15:28a encore une actu
15:29foisonnante
15:30et énorme
15:31on passe
Commentaires