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  • il y a 8 minutes
Ce jeudi 16 avril, Antoine Larigaudrie a reçu Laurent Grassin, directeur des médias chez Boursorama, et Benjamin Wattinne, cofondateur et CEO de Sowefund, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Avec nos invités qui vont se mettre en place, mais évidemment on va beaucoup parler.
00:09Technologie, IA, logiciel nous rejoignent en ce moment sur ce plateau.
00:14Laurent Grassin de Boursorama, bonjour Laurent.
00:17Ainsi que Benjamin Wattin de Sowifund.
00:19Bonjour.
00:20Alors je le disais là pendant le tableau de bord, il y a quand même du mieux, voire du bien
00:24mieux sur le secteur des logiciels.
00:26Bon, sur fond de recomposition un petit peu du paysage de l'IA qui a été profondément perturbé par la
00:31géopolitique, ça évidemment.
00:33Et on a l'impression de revenir sur des fondamentaux un petit peu plus sains.
00:37Même si, il y a quand même un cas emblématique hier, qui nous a fait bien rire du côté de
00:44BFM Bourse hier après-midi, on l'a commenté en direct.
00:48Il y a une société, je vous raconte l'histoire si vous l'avez loupé.
00:51Il y a une société qui s'appelle Allbirds, du côté des Etats-Unis, qui fabrique des baskets de darons,
00:56comme on dit chez les jeunes, des pompes pour vieux.
00:59Vous en avez, Antoine ?
01:00Non, je ne sais même pas si ça se voit en France.
01:02Allbirds, je ne connais pas.
01:02Je connais Skechers, qui est un peu dans le même genre.
01:05Et bon, Allbirds, c'est une marque sur le déclin.
01:08Ça fait partie de ces marques où on voit des boutiques, mais on ne voit jamais les chaussures au pied
01:12des gens.
01:13Et ils se sont dit, bon, ben voilà, ce qu'on va faire, on va arrêter de vendre et de
01:16fabriquer des chaussures.
01:17Maintenant, on va acheter et vendre des cartes graphiques pour l'intelligence artificielle.
01:23Le truc, bon.
01:24Bon, tout le monde se dirait de raisonnable, non, mais où est-ce qu'ils vont ces gens-là ?
01:29Ben, le titre a pris jusqu'à 800% en boursière.
01:32En plus, ils ont changé leur nom.
01:34Maintenant, il s'appelle Newbird AI.
01:36Alors, je me souviens d'une époque où on rajoutait blockchain partout sur le nom des entreprises pour les faire
01:40grimper en bourse,
01:41ou au .com, etc.
01:42Oui, ou Antoine, on pourrait parler de toutes ces sociétés qui se sont réinventées en Bitcoin Treasury Company aussi.
01:47Oui, exactement, aussi.
01:48Beaucoup plus récentes, beaucoup proches de nous.
01:49Tout à fait, les pages jaunes, etc.
01:52Il ne fait pas de l'IA dans les chaussures.
01:54Voilà, oui, c'est ça.
01:56On aurait pu le penser, non, oui.
01:57Est-ce que c'est l'IA qui va te faire courir plus vite ? Ça, je ne sais pas.
01:59Mais, non, mais voilà.
02:01Malgré quelques cas un petit peu ponctuels qui relèvent de l'anecdote,
02:06on a l'air de repartir quand même sur des fondamentaux peut-être un petit peu plus sains.
02:09Je ne sais pas.
02:11Ça revient sur les logiciels, sur ce système comme Gemini.
02:13On se dit, on est peut-être allé trop loin dans le...
02:15De toute manière, l'IA va tout détruire, etc.
02:17Le réflexe conditionné est peut-être en train de s'estomper
02:22avec une reprise des investissements de manière un petit peu plus saine.
02:24Est-ce que c'est cette impression-là que vous avez, Laurent ?
02:27Oui, mais dans un secteur comme ça, ou dans un marché aussi,
02:32qui est devenu effectivement très volatile,
02:34où la thématique qu'il y a, elle porte véritablement des flux hyper importants.
02:39C'est vrai qu'il y a des réactions émotionnelles, émotives.
02:44On va peut-être y revenir, parce qu'on parlera peut-être de private equity,
02:47mais une partie du crédit privé, c'était que tout d'un coup,
02:50tout le monde a tiré les traits en se disant,
02:51mais finalement, on finance des entreprises de logiciels
02:54qui vont toutes faire faillite parce qu'elles sont peu profitables.
02:58Il n'est pas ici question de dire qu'il y a zéro risque,
03:01mais on a tiré les traits tout de suite vers le scénario le plus apocalyptique.
03:05Il reste aussi une variable qui est hyper importante,
03:08c'est la vitesse d'adoption au sein des entreprises de l'intelligence artificielle.
03:12Et c'est là aussi où je pense que tout le monde l'a connue dans sa boîte,
03:16que ce soit en France ou en internationale.
03:17Il y a ce moment où tout le monde découvre l'IA,
03:19tout le monde fait sa roadmap IA, c'est hyper ambitieux, on va tout changer.
03:23Et puis au bout de deux ans, on a avancé sur un ou deux cap
03:26pratiques, cas d'usage, mais on n'a pas avancé si vite que ça
03:30et ça n'a pas non plus complètement bousculé les modèles.
03:34On est toujours obligé de faire nos notes de frais à la main.
03:37Exactement, c'est pareil.
03:38Prenez un exemple vraiment emblématique sur la génération d'images.
03:43On s'est dit, aujourd'hui, effectivement, quand vous êtes Adobe,
03:46vous avez peut-être été un peu secoué,
03:47mais vous intégrez ces solutions dans vos produits.
03:53Vous n'allez pas non plus mettre à la poubelle des années de savoir-faire.
03:56Donc, ce qui est intéressant, c'est que oui, je pense que tout le monde revient un peu sur Terre.
04:00Ce n'est pas dit qu'on ne reparte pas sur les emballements.
04:03Demain, Anthropique sort encore une nouvelle réaction de Claude
04:06et on se dit, mon Dieu, ça y est, il sait tout faire.
04:08On repartira sur exactement le même type.
04:10Je ne crois pas beaucoup à la sagesse des marchés là-dessus.
04:13Mais en tout cas, peut-être un retour au fondamental.
04:16Ce qui est intéressant de voir aussi, c'est que ce qui a continué à monter
04:19sur l'intelligence artificielle depuis le début d'année,
04:22on est vraiment quand même au cœur de ce qui est finalement derrière vous.
04:26En images, le circuit intégré, les gros succès de ce début d'année,
04:32c'est Intel, c'est Micron, c'est Marvel, c'est LAM Research,
04:35c'est Applied Materials, c'est Monautique Power System, ARM Holding, KLA.
04:39Ça, ce n'est pas forcément des noms qui parlent à tous les gens qui nous regardent,
04:41mais c'est plus 40% de hausse depuis le début de l'année.
04:44KLA, c'est l'ancien KLA Tencore ?
04:47KLA, c'est l'honneur mondial, conception, production, commercialisation,
04:51procédés de contrôle, d'amélioration des processus de fabrication de semi-conducteurs.
04:55Tout ce qui tourne autour de finalement le cœur de ce qui va être l'IA
04:59continue à marcher très bien.
05:00Je ne vais pas vous reparler des mémoires,
05:02même si c'est quand même extrêmement important.
05:03Western Digital, Sandy, Seagate.
05:05Donc voilà, d'un côté, peut-être qu'on se...
05:11calme, entre guillemets, sur le côté un peu prophète of doom.
05:16Mon Dieu, l'IA va tous nous remplacer.
05:17Mais de l'autre, on voit bien que tout ce qui reste au cœur
05:20de ce qui va être capable de produire la puce la plus efficace,
05:23peut-être la moins consommatrice, etc.,
05:25reste quand même très très dans le visant des investisseurs.
05:28Oui, et je regarde Soitec, là, ça reste une...
05:31Et bien sûr, on avait parlé il y a deux semaines, Soitec.
05:34Plus 182% en trois mois.
05:36Oui, parce qu'entre-temps, les analyses se sont dit que c'était bien
05:38et ont commencé à relever les objectifs de cours aussi.
05:40à la fois, ils s'exposent plus à l'IA,
05:42mais en même temps, ils n'oublient pas de s'exposer
05:44et de fournir pour la bonne vieille 4G.
05:48Et là, on répond à la fois aux dynamiques IA,
05:51mais aussi à la solidité des activités d'infrastructure, etc.
05:55Non, non, c'est très bien vu.
05:58Benjamin Wattin,
06:00ce climat d'investissement, là,
06:02qui semble revenir, peut-être sur des fondamentaux
06:04un petit peu plus solides,
06:06il y a un truc qu'on a un petit peu oublié,
06:08parce qu'on a beaucoup parlé de private equity,
06:10crédit privé, il y a eu ça aussi qui a joué, etc.
06:14Quand on investit dans les start-up
06:15et dans l'innovation en France,
06:18c'est quand même des capitaux considérables,
06:20on a passé des années et des années
06:22à courir après l'hélicorne, etc.
06:24On court encore.
06:25Voilà, on court encore, il n'y a pas de souci.
06:28Il faut voir ce qu'il en reste un petit peu sur le long terme,
06:30mais parallèlement, il y a aussi des petits changements
06:33du point de vue réglementaire,
06:34du point de vue fiscal.
06:36Et ça, ça nous ramène à nos considérations
06:39et à nos éditions spéciales sur la loi budgétaire,
06:42qu'est-ce que ça va changer sur l'investissement au quotidien,
06:44alors votre assurance-vie, machin et compagnie,
06:46mais aussi investir dans les start-up.
06:48C'est vrai que ça fait longtemps qu'on n'en a pas parlé.
06:51Il y a plein d'intervenants qui passent leur journée
06:55et leur carrière qui passent à l'antenne,
06:56les Alexandre Leng, Carré Partners, etc.
06:58Je pense à lui en premier lieu,
07:00mais vous aussi, globalement, comment ça se passe
07:03et comment se porte le paysage de l'investissement
07:06dans les start-up, là, à l'heure où on se parle ?
07:10Ça reprend un petit peu.
07:11Aujourd'hui, le grand public, le particulier,
07:14prend le relais sur, on va dire, l'institutionnel.
07:17Mais si on revient peut-être simplement au PLF,
07:22là, récemment, en 2026,
07:24il y a quand même des choses qui ont encore évolué.
07:27Donc, une loi des finances, on l'a tout de suite passé,
07:30flat tax, petite augmentation, rien de catastrophique,
07:34mais on vient encore renier un petit peu.
07:36Ça ne fait pas plaisir quand même.
07:37On vient renier encore sur nos rendements.
07:38Le signal n'est pas très très bon.
07:40Ça, c'est ce premier signal.
07:43Nouveau signal, c'est que, finalement,
07:46sur la partie IR-PME et sur la partie JEI-GEIR,
07:52on conserve l'avantage fiscal.
07:54Et donc, c'est important, là, en ces temps de déclaration d'impôt,
07:58de rappeler qu'aux Français,
07:59ils ont l'opportunité d'investir dans l'innovation,
08:03dans les jeunes entreprises innovantes,
08:06mais qu'investir comporte des risques.
08:08Et donc, si on donne un avantage fiscal,
08:11l'État explique qu'il faut savoir prendre ce risque et l'assumer.
08:15Et c'est justement ce qui s'est passé pendant cette nouvelle loi des finances,
08:19c'est qu'on a durci un peu tout ça.
08:20Et qu'il faut, maintenant, à titre d'exemple, dans l'IR-PME,
08:24on ne peut plus investir dans des sociétés qui avaient des pactes d'actionnaires
08:28rédigés de telle façon à ce qu'on puisse récupérer de manière quasi systématique
08:32son investissement initial, par exemple.
08:34Il y a des choses comme ça, plein de choses qui ont évolué en ce sens.
08:37Les FCPI, FCPR, c'est fini depuis le 26 février dernier.
08:42Ce n'est pas complètement fini.
08:43On peut investir dans des FCPR qui sont dédiés aux jeunes entreprises innovantes, justement.
08:48Donc, on vient renforcer ce côté innovation, ce côté deep tech.
08:52Et puis après, il y a le sujet, simplement, il y a quand même une création,
08:59la JEII, Jeune Entreprise Innovante à Impact,
09:03qui permet de profiter d'un avantage fiscal à 40%.
09:06Donc, si on parle fiscalité, eh bien, on conserve cet engagement de la part de l'État,
09:12mais pour combien de temps ?
09:13Et ça, ce ne sera pas sans prendre les risques qu'il faut avec.
09:17Ce qui est étonnant et peut-être un petit peu contre-intuitif,
09:20parce que parallèlement, alors là, je vais parler de la bourse,
09:22mais on se rend compte qu'aux États-Unis, par exemple,
09:24le retail, l'activité vraiment, placement particulier,
09:28prend de moins en moins le relais des institutionnels en ce moment.
09:31C'est même, on a un sentiment de risque off sur le particulier américain
09:38qui veut investir dans la tech, qui n'a sans doute jamais été aussi fort,
09:42alors que les institutionnels, eux, reprennent leur lait.
09:45Donc, on a l'impression que d'un côté et de l'autre de l'Atlantique,
09:47il se passe des choses diamétralement opposées.
09:50Ça a peut-être, je pense, on l'a dit, les investisseurs américains,
09:54ils sont quand même beaucoup, enfin, ils étaient déjà investis en bourse,
09:57mais ils l'ont plus fait après post-Covid,
10:01avec effectivement, et sur le développement de l'IA sur les dernières années.
10:07Je pense qu'ils sont allés sur certaines thématiques
10:11avec parfois beaucoup de leviers.
10:13Je pense qu'il y a des gens qui se sont pris des paumes,
10:14mais je pense que ça, effectivement, sur un marché volatile,
10:17ça calme, ça calme un petit peu.
10:19Alors que finalement, la façon dont les investisseurs particuliers investissent en France
10:23est quand même beaucoup plus sage, me semble-t-il.
10:25Oui, tout à fait, mais ça nous ramène à la problématique du début.
10:28Comme on arbitre, en plus.
10:30Comme on arbitre, et de manière, voilà, ça repart,
10:32mais peut-être de manière un petit peu plus raisonnée, raisonnable,
10:35et avec des perspectives un petit peu plus claires.
10:38Oui, puis il y a un peu aussi un retour du...
10:40On a envie de rediriger notre épargne vers l'Europe,
10:44un peu moins vers les États-Unis,
10:46enfin, même si je sais qu'il y a encore beaucoup d'investissements,
10:48mais un peu moins vers les États-Unis.
10:49Il y a ce côté souverainisme.
10:51Nous, on le voit aujourd'hui sur la plateforme,
10:53on parlait tout à l'heure d'avantages fiscaux,
10:55mais il y a aussi le fait qu'on finance un dossier comme Opus,
10:59chez nous, qui est une petite fusée sur-orbitale,
11:02qui vient pour essayer de défendre l'arrivée de potentiel de missiles,
11:08puisque l'hypersonique, hyper complexe,
11:11mais les missiles hypersoniques,
11:12c'est des missiles qui vont cinq fois au-dessus de la vitesse du sang.
11:15Donc, on est à la fois dans le new space,
11:19avec des visées civiles,
11:21mais aussi des applications militaires.
11:23Absolument.
11:24Aujourd'hui, l'écosystème et malheureusement,
11:26la situation macro nous oblige à regarder l'exige.
11:30Et c'est vrai que c'est quelque chose qui...
11:33Ça, c'est ressenti, c'est assez palpable,
11:37et assez incroyable.
11:39Depuis 18 mois, le private equity,
11:42dans le long côté, la défense et l'aérospatiale,
11:46énormément progresser et reçu de capitalisation.
11:50Là aussi, avec des innovations publiques,
11:53BPI France notamment,
11:54avec son fonds de private equity consacré à la défense.
11:59Est-ce que c'est pas...
12:00Justement, peut-être, je regarde Telsat,
12:02qui grimpe encore de 4,2%,
12:04la thématique qui s'organise chez nous,
12:07qui est centrée autour de la high-tech,
12:09de la défense et de la souveraineté.
12:11C'est peut-être le trio gagnant
12:12des dynamiques qui vont intéresser,
12:14alors déjà le grand public,
12:15et puis organiser des dynamiques de long terme
12:17pour les institutionnels.
12:19J'aimerais bien.
12:20Non, mais j'aimerais bien.
12:22Mais sur la dynamique d'investissement de la défense,
12:24on en a déjà beaucoup parlé.
12:25Ça s'est déjà bien confirmé
12:27sur l'appréciation des différentes valeurs.
12:29On a quand même le sentiment, effectivement,
12:31que ça commence à se traduire
12:33dans les carnets de commandes.
12:35Il y a forcément encore des marges de progression.
12:37On rappelle, on importe en Europe,
12:39la plupart de nos armements,
12:4070% pour reprendre à peu près le chiffre
12:43qui est accordé.
12:45Donc, pour que ça se transforme
12:47véritablement en dynamique,
12:48il va falloir une véritable volonté européenne.
12:52Souvent, on parle du rapport Draghi,
12:53vous savez,
12:54et c'était amusé à faire,
12:56dans l'organisation que je suis,
12:57à faire un tracker du rapport Draghi.
12:59On a appliqué 14% aujourd'hui
13:01des préconisations qui étaient dans ce rapport.
13:03Donc, pardon, le chemin reste long.
13:06Oui, mais j'allais vous dire,
13:08paradoxalement,
13:10il y en a quand même 14%.
13:12Oui, c'est totalement contre-intuitif.
13:16Voilà, il y aurait pu y en avoir zéro.
13:18Oui, c'est sûr.
13:21Mais je pense qu'effectivement,
13:23pour les questions de souveraineté,
13:24on se repose des débats
13:26qu'on ne s'était plus posé depuis des années,
13:29que ce soit dans la défense,
13:31dans la pharma, dans le paiement.
13:32Et ça, au moins, ça fait du bien.
13:34Oui, mais on le voit, paradoxalement,
13:36la problématique de défense
13:38qui est quelque chose
13:39qui devrait unir les volontés,
13:40par exemple, du côté de l'Europe.
13:43Bon, Dassault et les Allemands,
13:44ça a l'air de ne plus aller du tout
13:46sur l'avion de combat du futur.
13:48On a, alors, c'est très intéressant,
13:50ce cas d'école qui est en train de se passer
13:51du côté de l'Italie,
13:52où apparemment, Giorgia Méloni
13:54veut virer le patron de Leonardo.
13:56Bon, pour des histoires politiques
13:58au premier abord,
13:59mais apparemment, le problème
14:00est beaucoup plus grave, visiblement.
14:01C'est-à-dire qu'en gros,
14:02Leonardo a inventé un système
14:05qui, globalement, concurrence le patriote
14:06pour trois ou quatre fois moins cher.
14:08Et que Giorgia Méloni,
14:10elle, ça ne l'intéresse pas
14:11parce qu'elle veut continuer
14:12à acheter des patriotes,
14:13parce qu'on est copains
14:14avec les États-Unis,
14:15quand même, encore un petit peu.
14:17Est-ce que la souveraineté,
14:19ce n'est pas une dynamique
14:20qui devrait unir tout le monde
14:22et au bout d'un moment,
14:23quand on parle de la souveraineté
14:24dans la souveraineté,
14:25là, on n'est plus d'accord avec personne ?
14:29En tout cas,
14:30d'un point de vue investisseur,
14:31je pense qu'il faut aller plutôt sur...
14:36Enfin, il faut se méfier des grands projets.
14:37Ça, je pense que les grands mécanos européens...
14:41En revanche, on voit bien
14:42que sur des commandes
14:43beaucoup plus précises,
14:45et c'est aussi pour ça
14:45que nos petites boîtes,
14:47les Exsail ou les Exsens,
14:50s'en tirent aussi bien.
14:51Sur des matériaux,
14:53des matériels précis
14:54sur lesquels il y a un savoir-faire
14:55où on n'est pas 10 ans
14:56à discuter d'un cahier des charges,
14:58ça fonctionne bien.
14:58Donc, en fait,
14:59les groupes qui sont vraiment...
15:00qui sont capables
15:01de produire des matériels
15:02dont on a besoin,
15:03qui sont bien identifiés,
15:04et autres,
15:05eux, ils vont vraiment voir
15:07leur carnet de commandes explosé.
15:08Mais c'est sûr que
15:09quand vous êtes embarqué
15:10sur...
15:11que ce soit le char du futur,
15:13l'avion de combat du futur,
15:14les drones armés,
15:15en Europe,
15:16ça a quand même été
15:16un sacré sujet, ça.
15:19Et puis, on continue
15:20d'utiliser des Predators
15:21et des Reapers.
15:22Voilà.
15:23Amérique.
15:24Aller vraiment
15:24sur des choses plus simples,
15:27sur des sociétés
15:29qui ont des...
15:30qui sont sur des...
15:32Des vrais marchés de neige,
15:34des séduits,
15:34avec des actes spécifiques.
15:36Savoir-faire de compétences,
15:37et là, ça fonctionne bien.
15:38Nos Exsens.
15:39Mais après,
15:39on sort un peu du cas.
15:41Mais c'est vrai que là,
15:41oui, on devrait être capable
15:43d'avoir une vraie stratégie européenne,
15:45une vraie...
15:46On a des acteurs
15:47qui sont quand même
15:47assez complémentaires.
15:48On a encore quelques trous
15:50qu'on devrait pouvoir
15:51essayer de combler
15:52avec les compétences
15:53qu'on a en Europe.
15:54Mais là,
15:55je pense qu'on n'y est pas encore.
15:57Laurent Grassin,
15:58Boursorama,
15:58Benjamin Wetzin,
15:59So WeFund,
16:00merci infiniment
16:01d'avoir commenté
16:03cette actualité
16:04riche en problématiques
16:05high-tech,
16:06défense,
16:06souveraineté.
16:07Ça reste vraiment
16:08la triade infernale
16:10pour ces mois à venir.
16:12Merci beaucoup.
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