- il y a 9 heures
Lundi 9 mars 2026, retrouvez Gwenaëlle Bailly (Cofondatrice, Girls & Tech Association), Guillaume Kempf (Directeur financier, Skylo Technologies) et Jessy Asmar (Head of Satellite Factory, Orange Wholesale) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous au Mobile Work Congress, le MWC à Barcelone.
00:12La semaine dernière, j'ai pu voir émerger un écosystème très naissant, un écosystème satellitaire qui veut révolutionner les télécommunications.
00:20On verra quelles sont les ambitions de ces nouveaux opérateurs.
00:23On verra aussi quelles sont les promesses, sont-elles tenables avec un ticket d'entrée qui est très élevé.
00:28Voilà, c'est notre sujet à la une, la révolution satellitaire des télécoms.
00:31Mais d'abord, je vous propose qu'on s'intéresse et qu'on se pose trois questions sur les femmes
00:35fondatrices dans la tech.
00:41À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, je vous propose de mettre en lumière une jeune
00:46association Girls & Tech.
00:48Voilà, co-fondée d'ailleurs en décembre 2025 par une avocate Élise Dufour et une business angel, Gwenaëlle Bailly, qui
00:56est avec nous.
00:56Bonjour Gwenaëlle.
00:57Bonjour.
00:58D'abord un mot peut-être sur la journée internationale des droits des femmes.
01:01Est-ce que ça vous semble un moment important, nécessaire ?
01:04Je pense que c'est toujours bon de profiter de des événements comme ça pour remettre en lumière les femmes,
01:09puisqu'on sait très bien qu'elles sont invisibles sur pas mal de sujets.
01:13Donc finalement, savoir que le mois de mars est un mois où la femme est portée à l'honneur,
01:16ça pousse en fait à remettre un système peut-être un peu plus égalitaire.
01:19Donc je pense que c'est une belle opportunité pour remettre en avant tout ce que font les femmes dans
01:23tous les secteurs d'activité.
01:24Après, je tiens à dire que toute l'année, on doit garder en mémoire le besoin de remettre en lumière
01:29les femmes de manière permanente.
01:31C'est certain.
01:31Il ne faut pas s'arrêter au 8 mars.
01:35Il y a déjà beaucoup d'associations dans le domaine de la tech pour mettre en valeur les femmes.
01:40Il manquait quoi selon vous ?
01:43Alors il y a effectivement beaucoup, beaucoup de mouvements pour les femmes.
01:47Peut-être même trop à des moments parce qu'on s'y perd.
01:49Moi, en tant qu'ingénieure, business angel advisor de start-up tech, je ne me suis pas forcément retrouvée dans
01:55tous les réseaux qui existent.
01:56C'est-à-dire qu'il y a des réseaux qui vont vraiment adresser certaines thématiques précises, mais qui ne
02:00vont pas être là finalement pour tout le chemin.
02:03C'est-à-dire qu'en fait, fonder une boîte dans la tech, c'est un chemin qui est très
02:06complexe.
02:07C'est un des plus complexes, je pense.
02:09Et en fait, si on n'a que quelques aides à certains moments, ça ne suffit pas.
02:13Les barrières sont trop importantes.
02:15Et moi, ce qui m'a manqué et ce qui manque aux fondatrices, c'est d'avoir un écosystème global
02:19qui va aider à naître et à réussir à l'international.
02:24Parce que le but, in fine, c'est quand même d'avoir des start-up fondées par des femmes qui
02:28ont une ambition internationale.
02:30Ok, donc ça, c'est vraiment votre ambition, c'est de vous intéresser aux fondatrices dans la tech.
02:36Est-ce que vous pouvez nous donner quelques chiffres, quelques données clés aujourd'hui ?
02:40À quoi ressemble l'écosystème pour les femmes ? Est-ce qu'elles sont très présentes ?
02:46Non, en fait, c'est un très bon point, parce que ça permet de partir d'un constat qui est
02:50clairement affiché par pas mal de baromètres,
02:52dont le dernier baromètre du BCG et de Sista.
02:55On a à peu près 15% des start-up fondées par des femmes qui vont lever des fonds.
03:02Et ensuite, quand on regarde le montant qu'elles lèvent, on est à 2%, voire moins dans l'IA, qui
03:08est quand même un secteur stratégique.
03:09Donc, on voit qu'il y en a peu qui lèvent.
03:12Et même quand elles lèvent, ce sont des faibles montants.
03:15Mais il y en a aussi, plus qu'on ne le croit, moi j'ai l'impression, parce que je
03:18croise pas mal de start-up,
03:20et en fait, je vois pas mal de femmes, finalement, dans ces entreprises, mais elles ne sont pas vraiment mises
03:26en lumière non plus.
03:27Il y a un problème, vous l'avez dit, d'invisibilité.
03:29Tout à fait. En fait, c'est vraiment ce que j'ai encore réalisé, parce que j'ai fait un
03:32gros travail de sourcing des start-up fondées par les femmes en France en octobre-novembre,
03:37et j'ai été impressionnée de voir la quantité de femmes fondatrices que l'on a.
03:41Donc, il y a le potentiel, il y a l'envie, il y a la maturité, mais le problème, c
03:46'est la suite.
03:47Et la suite, c'est quoi ? C'est créer son entreprise, c'est lever des fonds, et ensuite accéder
03:52au marché.
03:53Et à chaque fois, il y a des barrières, ce qui fait que du coup, à la fin, on a
03:56quelques pouillèmes, en fait.
03:58Alors, quelles sont vos actions ? Comment vous vous y prenez pour les aider, ces fondatrices ?
04:02Moi, je suis très terrain de base, c'est vraiment mon mindset.
04:06Je ne suis pas là pour faire de la communication, même si la communication est un outil, évidemment, qu'il
04:10faut savoir utiliser.
04:11Je suis vraiment là pour comprendre leurs besoins opérationnels.
04:13Et donc, concrètement, ces femmes, on voit, elles ont les idées, elles ont la capacité de le faire.
04:18Qu'est-ce qui leur manque ? L'accès au réseau.
04:21On le sait très bien, les femmes, elles travaillent moins le réseau.
04:23Elles sont plus consciencieuses.
04:25Oh là oui ! À qui le dites-vous ?
04:27Donc voilà, il fallait déjà leur montrer l'importance du réseau et le construire avec elles,
04:32parce que tout ce réseau-là est très masculin aujourd'hui.
04:34En plus, c'est difficile.
04:35C'est ça.
04:36Ce n'est pas dans leur nature.
04:37Peut-être pas tellement d'y entrer, mais d'y rester.
04:40Exactement, parce qu'on n'est pas forcément bien accueilli ou on ne se sent pas bien dans cet écosystème.
04:44Donc, il faut ouvrir les portes et construire un écosystème qui leur permet de croître,
04:48de gagner en réseau, d'investisseurs, de business.
04:51Ensuite, il leur faut de la visibilité, comme on l'a vu ensemble.
04:53Ce n'est pas qu'en mars qu'on doit donner la visibilité, c'est toute l'année.
04:56Donc là, il y a un gros travail aussi qu'on doit leur montrer, ce travail de se mettre en
04:59avant,
05:00de savoir se vendre, quelque chose qu'on fait peut-être moins naturellement.
05:04Donc, on est là pour les aider et ensuite la lever des fonds.
05:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le monde de l'investissement est un monde très masculin encore,
05:11donc avec des biais, évidemment, pour le choix des startups à financer.
05:14Des codes qui ne sont pas les mêmes, c'est-à-dire qu'une femme, elle n'a pas se
05:16vendre de la même manière,
05:17donc ça peut créer une erreur de jugement.
05:19Mais ça veut dire quoi ? Il faut adopter les codes masculins ?
05:21Alors, moi, je ne suis pas pour.
05:23C'est-à-dire que je pense qu'il faut les comprendre,
05:25pour savoir à des moments les rediriger, en fait, pour plus que ce soit un biais.
05:30Mais il faut aussi assumer, faire changer l'écosystème des investisseurs.
05:34Je pense que c'est les deux côtés qu'il faut travailler.
05:36Mais justement, notre écosystème à nous, le but, c'est de travailler avec les investisseurs
05:40pour les aider, pour aller voir ces startups, ces pépites,
05:43qui sont fondées par des femmes, pour qu'ils mettent de l'argent.
05:46Et donc, cet écosystème est vertueux, quelque part,
05:48puisqu'il va donner toutes les clés de réussite, en termes d'accès marché, accès financement,
05:52et faire évoluer cet écosystème pour que la femme ait sa place.
05:55Alors, vous avez emmené une délégation de femmes fondatrices dans la tech au CES de Las Vegas 2026.
06:00Qu'est-ce que ça a donné ?
06:01Une grande réussite.
06:03Donc, c'est quelque chose qu'on a fait.
06:04Plus précisément.
06:06Alors, on est parti avec 12 startups.
06:09On était 15 startups in fine.
06:11Oui.
06:12Donc, 15 startups fondées ou co-fondées par des femmes.
06:14Il y a des équipes mixtes, des équipes uniquement de femmes.
06:17Tous les secteurs d'activité, à peu près 50% de startups qui vont être dans les secteurs de la
06:21santé,
06:21qui est un secteur hyper important, biotech, un sujet où quand même la France se positionne très bien.
06:26Et 50% de startups dans des sujets comme l'IA, la cybersécurité, la mobilité, l'industrie.
06:32Donc, une cohorte, en fait, très diverse, des femmes très matures.
06:36On a eu des femmes qui ont même eu les quatre récompenses,
06:39enfin, quatre récompenses du CES 2026, dont la meilleure startup.
06:43Super.
06:43Donc, c'est quand même une fierté sur une thématique food tech, santé,
06:48qui touche le quotidien de nombreuses personnes.
06:50Donc, Allergène Alert, je vous invite à aller regarder ce qu'elle fait.
06:53Comment vous avez dit ?
06:54Allergène Alert.
06:55Ok.
06:56Très bien.
06:56Et ensuite, on avait aussi des personnes qu'on a voulu lancer.
07:01C'est un tremplin, en fait.
07:03C'est-à-dire des femmes qui ont cette niaque, qui sont des businesswomen,
07:06qui ont des envies de vendre de la tech pour des sujets d'impact social,
07:12et qui ont envie de cet écosystème international
07:15qui, finalement, il leur permet d'exceller rapidement.
07:17Puisqu'on est confronté à un réalité d'investisseurs, de business,
07:21on ne va pas chercher des subventions quand on va au CES.
07:23On va chercher des aides financières de clients qui sont prêts à payer.
07:26Et ça change complètement le mindset.
07:27Et du coup, on voit, en fait, qu'on a des pépites
07:29qui sont en train d'éclore aujourd'hui.
07:31Donc, c'est vertueux parce qu'on emmène des gens qui sont matures,
07:34qui vont aller adresser directement, qui vont contracter,
07:36et des jeunes pépites qui, elles, vont grandir très vite.
07:39Et donc, quand même, vous êtes optimiste, là,
07:41sur l'évolution de ce marché pour 2026, peut-être 2027 ?
07:45Complètement.
07:46C'est-à-dire que là, en deux mois, on a emmené 15 startups.
07:49Donc, c'est la première délégation d'un pays
07:51de femmes fondatrices dans la tech au CES.
07:53Donc, c'est quand même l'excellence de la France à l'international.
07:57Parce que ça n'existait pas.
07:59Ça n'existait pas parce que c'est un monde d'hommes.
08:02C'est-à-dire qu'on sort des avions là-bas, on cherche des femmes.
08:05Et quand on regarde tous les startups, j'ai essayé de sourcer des femmes fondatrices d'autres pays.
08:10J'ai cherché.
08:11Ah oui ?
08:12Oui.
08:13Donc, la France, elle a ces femmes fondatrices.
08:15Elle peut les mettre en lumière.
08:16On l'a fait une première fois avec 15 startups.
08:19On peut aller plus loin.
08:21Et ça, c'est de la compétitivité aussi pour notre pays.
08:23C'est-à-dire, c'est l'excellence en termes d'innovation,
08:26l'excellence en termes de business,
08:29et l'excellence parce qu'on montre qu'on a un pays avancé
08:32qui laisse la place à la femme.
08:33Super. Merci beaucoup, Gwenaëlle Bailly,
08:35d'être venue ici pour nous présenter cette association Girls & Tech
08:39pour les fondatrices dans la tech,
08:42association que vous avez cofondée avec l'avocate Élise Dufour.
08:47Nous, on enchaîne avec un débat sur la révolution satellitaire dans les télécoms.
08:55Au MWC, le Mobile World Congress qui s'est tenu la semaine dernière,
08:58j'ai eu le plaisir, l'occasion de rencontrer un écosystème émergent
09:02venu remuer le secteur des télécoms.
09:05Cet écosystème, c'est autour du satellite, avec beaucoup d'ambition,
09:09des promesses sur le futur des services mobiles,
09:11mais c'est un marché évidemment encore très naissant.
09:14On va voir que le ticket d'entrée aussi est très élevé.
09:17Voilà.
09:17Et puis, on a surtout un acteur qui est un petit peu devant tout le monde.
09:20C'est notre sujet aujourd'hui à la une,
09:22cette révolution satellitaire dans les télécoms et en particulier les mobiles.
09:26Pour en parler, nous avons avec nous Guillaume Kempf.
09:29Bonjour.
09:29Bonjour.
09:30Vous êtes porte-parole français de Scalo Technologie,
09:32qui est un fournisseur mondial de services de connectivité non terrestre,
09:36basé en Californie.
09:38Donc, vous orchestrez comme ça les liens entre les opérateurs satellites,
09:41les réseaux mobiles, les fabricants d'appareils,
09:45pour offrir une couverture continue.
09:47C'est l'idée.
09:48Vous ciblez vraiment les usages grand public autour du smartphone,
09:52mais aussi professionnels, industriels.
09:54Et aujourd'hui, vous avez déjà plus de 14 millions d'appareils
09:56qui sont connectés dans le monde et que vous opérez finalement.
09:59Oui, et ce sont à la fois des téléphones,
10:01mais aussi des montres connectées et des modules IoT professionnels
10:04dont vous parlez.
10:05Pour l'agriculture, l'économie.
10:07Exactement.
10:08Et avec nous également, Jessie Asmar.
10:10Bonjour Jessie.
10:10Bonjour David.
10:11Vous êtes responsable, vous deux,
10:12de la Satellite Factory au sein d'Orange International Network.
10:15C'est-à-dire que vous supervisez l'ensemble des activités satellites
10:18pour le groupe Orange.
10:20L'année dernière, l'opérateur a signé un partenariat avec Eutelsat.
10:24Mais alors là, c'était pour l'accès mobile à haut débit dans les zones isolées.
10:29Mais vous êtes aussi le premier opérateur européen
10:32à avoir signé un contrat avec Skylo, en l'occurrence,
10:36pour faire une offre de SMS par satellite.
10:40Donc ça permet de se localiser, d'envoyer des messages dans les situations
10:43où on n'a pas accès finalement au Wi-Fi ou au réseau mobile.
10:46Et il en reste encore.
10:48Et puis dernière actu, au Mobile World Congress,
10:50vous avez annoncé aussi, vous associez avec AST Space Mobile
10:53et Satellite Connect Europe pour tester en Roumanie
10:57la technologie comme complément de couverture du réseau mobile.
10:59Donc là, ça veut dire que c'est plus seulement des messages,
11:02des SMS, mais aussi des appels vocaux et la data.
11:07Alors d'abord, je voulais qu'on explique comment fonctionne
11:09cette technologie que vous appelez Direct to Cell
11:14ou je ne sais pas comment vous l'appelez, Direct to Device,
11:16c'est-à-dire du satellite vers le smartphone.
11:20Comment ça fonctionne ?
11:21Pouvez-vous m'expliquer ça l'un et l'autre en une phrase ?
11:24Oui, aujourd'hui, pour que vous puissiez envoyer un message
11:27ou un appel depuis le téléphone,
11:29tout simplement, il doit se connecter à une antenne
11:31qui est sur un toit ou à quelques centaines de mètres.
11:33Quand on n'a pas cette couverture-là,
11:35avec le Direct to Device, l'antenne, elle devient dans l'espace
11:38et le téléphone doit communiquer avec cette antenne
11:41pour que le signal puisse après revenir sur Terre.
11:43Et comment on fait pour que ça fonctionne, ça ?
11:45Alors, pour que ça fonctionne, on orchestre en fait
11:48vraiment la couche logicielle pour que tous les différents acteurs,
11:50toutes les briques finalement fonctionnent.
11:52Ce sont déjà les puces et les téléphones mobiles
11:55avec qui on va travailler.
11:56Donc, il faut un téléphone compatible.
11:58Un téléphone compatible, mais en fait, cela, c'est une progression.
12:00C'est les puces finalement, plutôt les puces que le téléphone lui-même
12:03qui doivent s'adapter.
12:05Et au fur et à mesure, en travaillant avec Qualcomm, Sony, Samsung,
12:08ça devient de plus en plus courant.
12:10Par exemple, on a commencé avec Pixel 9 et 10.
12:13Et là, ça devient en milieu de gamme aussi.
12:15Donc, Pixel 10a qui vient d'être annoncé
12:17et aussi maintenant compatible.
12:19Donc, c'est une évolution finalement de ces téléphones.
12:22Vous parlez un petit peu franglais
12:24parce qu'en fait, vous êtes en Californie toute l'année.
12:26Donc, merci d'être venu jusqu'à Paris pour le plateau de Smartech.
12:29Je vous remercie.
12:30Au Mobile World Congress, vous avez vraiment présenté votre vision
12:33autour de cette technologie
12:35en disant que ça va s'intégrer en fait dans le monde des télécommunications
12:39de la même façon que la fibre optique ou que la 5G.
12:42Exactement.
12:43Il ne s'agit plus en fait de penser que c'est une perte de couverture complète
12:48et où le satellite prend le relais.
12:50C'est vraiment une extension du réseau.
12:51Ce n'est pas juste pour des zones blanches.
12:53Ce n'est pas juste en cas d'urgence.
12:55Vous pensez que ça va vraiment demain devenir à part entière une part du réseau ?
13:00Oui, on est dans une logique qui a déjà bien aidé des gens
13:04parce qu'on le voit tous les jours avec des SOS de secours
13:06que ça aide des gens qui sont vraiment dans des vraies zones blanches.
13:09Mais pour cela, il faut qu'il y ait une coupure de réseau
13:12puis une connexion au réseau satellitaire.
13:14Alors que dans le futur, l'idée c'est qu'il n'y ait pas de coupure du tout.
13:17C'est que pour une personne qui passe un appel téléphonique dehors,
13:20il y a une perte du signal qui peut...
13:24C'est-à-dire quand on capte moins bien en traversant certaines zones,
13:28y compris dans les grandes villes.
13:28Certaines zones ou surchargées.
13:29Oui.
13:30Que ce soit juste une zone surchargée au niveau du réseau,
13:33eh bien il peut que la bascule se fasse finalement sur le réseau satellitaire.
13:37Comme une bascule qui existe aujourd'hui d'une manière transparente
13:40entre le réseau mobile et le Wi-Fi, par exemple.
13:42Exactement.
13:43Mais aujourd'hui, ça reste des cas d'usage très spécifiques,
13:46quand même l'utilisation des connexions satellitaires.
13:49Déjà, les connexions satellitaires, ce n'est pas nouveau.
13:51Là, c'est vrai qu'on parle beaucoup de mobile.
13:53On utilise, nous, déjà le satellite,
13:55et on est actifs sur le domaine depuis plus de 60 ans,
13:57on l'utilise comme un complément de notre couverture.
13:59Vous avez parlé tout à l'heure de notre accord avec E-TELSAS, par exemple.
14:03D'ailleurs, en France et dans plusieurs pays,
14:04on utilise les satellites pour avoir de l'Internet au débit à la maison.
14:08Donc, ça vous apporte l'Internet au débit.
14:10La télévision aussi, pourquoi pas.
14:12En France, depuis plusieurs années maintenant,
14:14avec notre filiale Nordnet,
14:15pour que ça fonctionne,
14:17il suffit de mettre une antenne sur le toit, par exemple, à l'extérieur.
14:20On a l'Internet au débit.
14:21C'est vrai que ce qui est nouveau aujourd'hui,
14:23ce qui arrive, cette révolution,
14:25c'est qu'en fait, ça arrive sur notre mobile.
14:27Absolument.
14:28Et par contre, c'est en complément de nos raisons.
14:31Donc, nous, on le voit vraiment en complément de couverture,
14:35sachant qu'on a des réseaux terrestres,
14:37que ce soit la fibre ou le mobile.
14:39Donc, on peut rejoindre Guillaume là-dessus.
14:40Voilà.
14:40Ça s'intègre comme un complément.
14:42Pour deux raisons.
14:43Soit dans les zones où il n'y a vraiment pas du tout de couverture,
14:46soit aussi comme un réseau résilient.
14:49Donc, si jamais il y a des coupures,
14:50et on sait qu'il y en a un maintenant avec les événements climatiques,
14:53les événements géopolitiques.
14:54Ou de cybersécurité.
14:55Voilà, ça vient compléter et assurer cette résilience de nos réseaux terrestres.
14:59OK.
15:00Alors, je disais que vous étiez partenaire,
15:02mais pas seulement, en fait.
15:04Donc, du côté de Skylo, par exemple,
15:06vous avez aussi signé avec d'autres opérateurs.
15:09Ils ont tous les mêmes besoins.
15:11Je veux dire, tout le monde se retrouve sur ce qu'on va faire demain
15:14avec ces connexions satellitaires sur les mobiles.
15:17C'est ça qui est justement intéressant.
15:18Et on travaille beaucoup sur les standards.
15:20Et on travaille notamment avec le consortium 3GPP.
15:22et en discutant avec les différents acteurs en amont,
15:26constructeurs, mais aussi avec les opérateurs.
15:28Les problématiques, finalement, se retrouvent et convergent.
15:32Nous, on est vraiment un fournisseur, finalement, de cette connectivité.
15:36Les opérateurs restent en contact et en contrôle
15:39de leur offre finale à leurs consommateurs.
15:44Et c'est cela, en fait, que nous...
15:46Est-ce qu'il y a des besoins spécifiques ?
15:47Je repose ma question, parce que je vous l'ai posé aussi à GCI.
15:50Je la pose aussi à vous.
15:51Guillaume, est-ce qu'il y a des besoins spécifiques
15:52en fonction des opérateurs, de leurs problématiques à un moment
15:56ou sur un marché donné ?
15:58Où là, le satellite, vraiment, s'impose comme la solution pertinente ?
16:02Il y a plusieurs.
16:03Donc, quand on regarde au niveau mondial,
16:06il y a quand même quelques problématiques.
16:08Il y a un problème, parfois, les zones blanches sont quand même assez différentes.
16:10aux Etats-Unis, on parle de 40% du marché du géographique
16:14qui n'est pas couverte, par exemple.
16:15La France, finalement, est beaucoup moindre en termes de zones blanches.
16:18Mais ce genre de résilience, par contre, vient en sujet.
16:22D'autres zones qui sont moins connectées de base, aussi...
16:27Et l'industrie, vous parliez de l'industrie.
16:29Est-ce qu'il y a des besoins dans l'agriculture,
16:31pour les voitures autonomes ?
16:32Les voitures est un axe très...
16:34Alors, il y a trois choses.
16:36Et à la fois, l'industrie, avec les objets connectés
16:39qui doivent être tout le temps en relation
16:40pour donner des informations, finalement, à la gestion des réseaux.
16:43Par exemple, le réseau...
16:44Par exemple, l'agriculture,
16:46c'est un grand sujet pour comprendre
16:48où se trouve, finalement, le bétail,
16:50par exemple, quand ils sont dans la nature.
16:54Donc, ça, c'est un sujet.
16:56Le deuxième sujet, c'est les voitures connectées.
16:58Mais pas seulement autonomes,
16:59mais aussi, en général,
17:01le cas d'usage, finalement, des secours
17:03est très lié aux voitures.
17:06Des personnes en panne,
17:07des personnes qui sont sur du verglas.
17:10Et donc, du coup, la voiture connectée
17:11a un très fort potentiel.
17:13Et enfin, les objets connectés, plus IA,
17:16puisque pour cela, pour qu'ils fonctionnent,
17:18il faut qu'il y ait toujours un contexte continu.
17:20Et cette perte de contexte peut être très dommageable.
17:23Donc, on voit ces sujets émerger
17:25et, encore une fois, être utilisés aujourd'hui.
17:27On parlait des messages d'alerte,
17:29donc des SMS.
17:30Avec, là, un test, maintenant, en Roumanie,
17:32sur la voie et les données.
17:34Quelles sont les difficultés ?
17:35Pourquoi c'est un test ?
17:37Pourquoi c'est en Roumanie ?
17:38Ça veut dire qu'on ne sait pas le faire comme ça,
17:39d'un claquement de doigts, pour l'instant.
17:40Oui, enfin, c'est vrai que...
17:41Quels sont les difficultés techniques, aujourd'hui ?
17:43Aujourd'hui, c'est une technologie qui est nouvelle.
17:45Donc, vous l'aviez dit en intro,
17:47c'est émergent, c'est naissant.
17:49Donc, là, aujourd'hui, typiquement,
17:50nous, on n'a pas que testé.
17:52On a lancé commercialement avec Skylo en France.
17:53Pour les SMS.
17:54Pour les SMS.
17:55Déjà, pour avoir lancé,
17:56ça passe par tout un process avant
17:59de s'assurer que, en fait, ça fonctionne bien,
18:02que l'écosystème de bout en bout,
18:04l'intégration dans notre cœur de réseau,
18:05l'intégration dans les téléphones,
18:07en fait, ça fonctionne bien.
18:08Aujourd'hui, on a annoncé,
18:10déjà, on regarde avec plusieurs partenaires,
18:13bien sûr, y compris Skylo,
18:14pour améliorer ce service pour nos clients.
18:17Pas que les SMS, pas que les Google.
18:19Typiquement, le service qu'on va tester en Roumanie...
18:21Pas que sur les Google Pixel, vous voulez dire ?
18:23Pas que sur les Google Pixel, pardon.
18:24Le service qu'on utilise en Roumanie,
18:26il faut d'abord qu'on s'assure
18:27que ça fonctionne de bout en bout,
18:29que ça ne dégrade pas
18:30notre couverture mobile actuelle, terrestre,
18:33parce que, encore une fois,
18:34c'est un complément,
18:35mais il ne faut pas qu'il vienne dégrader l'existant.
18:37D'accord.
18:37Et comme je dis,
18:38l'architecture est complètement différente,
18:39donc il y a tout un travail d'intégration à faire avant,
18:42et ça ne se fait pas en claquant des doigts.
18:44Et on a annoncé ce test...
18:45Il y a un problème en particulier de latence,
18:47par exemple, sur la voie,
18:48le temps que le message arrive
18:51et soit envoyé par le satellite ?
18:52Non, pas forcément un problème de latence.
18:54C'est vraiment un sujet d'intégration de bout en bout.
18:57Est-ce que ce n'est pas les mêmes débits, quand même ?
18:59Alors non, pas du tout.
19:00D'accord.
19:00Entre la 5G, devant la 6G et le satellite,
19:03on n'est pas du tout sur les mêmes ordres de grandeur.
19:05Et j'en profite pour préciser
19:06qu'en fait, ce n'est pas une technologie
19:08qui viendra remplacer le réseau 4G, 5G.
19:12Pas du tout.
19:13Ça vient vraiment juste pour compléter,
19:15pour avoir le 100%.
19:16Aujourd'hui, en France,
19:18on couvre plus de 99, quelque chose de nos clients.
19:21Et en fait, l'idée,
19:22c'est d'avoir maintenant 100% du territoire qui est couvert,
19:25mais dans ces pourcentages qui ne sont pas couverts,
19:28qui seront adressés par le satellite,
19:30ce n'est pas le très gros débit qu'aujourd'hui,
19:32en tout cas, en l'état actuel de la technologie,
19:34on peut avoir.
19:35Mais c'est vraiment des SMS,
19:36de la voie de la data,
19:38un peu la 3G ou le début de la 4G,
19:41on va dire, si on peut arriver à faire ça.
19:43D'accord.
19:44Ça, vous confirmez qu'aujourd'hui,
19:45on est encore en phase de test
19:46pour vérifier si toute la chaîne fonctionne,
19:49parce que ce n'est pas si évident ?
19:50Même quand on sait qu'on a le téléphone compatible,
19:53que l'opérateur a mis ça dans son cœur de réseau
19:54et que le satellite, il est bien identifié.
19:58Oui, nous, on est en phase opérationnelle.
20:00Donc, on n'est plus en phase de test, là,
20:02sur le niveau, en tout cas, des messages.
20:04On est déjà intégré,
20:05on a plus de 15 millions d'appareils déjà connectés.
20:08Et par contre, on est en phase de test
20:09plutôt sur l'évolution des nouveaux services.
20:12Donc là, on est au message,
20:12mais la voie, par exemple,
20:13qu'on sait faire, par exemple,
20:14il est possible d'envoyer.
20:15Alors après, comme vous le disiez,
20:17ce n'est pas une question forcément
20:18de la même qualité que la 5G, forcément.
20:21Mais on s'assure bien, en faisant des tests,
20:23que c'est satisfaisant.
20:24C'est-à-dire que si vous n'avez vraiment pas d'autres solutions,
20:27ou si le réseau terrestre n'était pas disponible à un moment,
20:30est-ce que la latence, peut-être d'une seconde ou deux,
20:34est vraiment problématique ?
20:35Est-ce que la qualité, la perte de qualité,
20:37est vraiment problématique ?
20:38Et la réponse,
20:38Et non, en fait,
20:39les tests nous montrent que c'est possible,
20:41et c'est à ça qu'on travaille pour la prochaine étape.
20:44Et vous parlez de ciel standardisé,
20:48de standardisation,
20:49j'ai entendu ça au Mobile World Congress,
20:51mais pour l'instant,
20:52chacun avance ses pions.
20:54On a plein d'acteurs sur le marché,
20:56avec chacun ses solutions.
20:58Il n'y a pas de standard, véritablement.
21:01Si, enfin, effectivement.
21:02Aujourd'hui, il y a plusieurs acteurs,
21:03et c'est normal,
21:04d'ailleurs, dans les autres réseaux,
21:05il y a aussi plusieurs acteurs.
21:07Il y a un organisme
21:08qui permet de standardiser
21:09l'ensemble de ces démarches-là,
21:11qui arrive vers,
21:12aujourd'hui,
21:12vous travaillez sur ce qu'on appelle
21:14la NB-IoT,
21:15sans entrer dans le détail technique,
21:16mais qui va converger vers d'autres,
21:18vers la 5G,
21:19vers la 5G non radio,
21:21enfin, des standards
21:22qui permettent justement
21:23à tous ces acteurs-là de parler.
21:24Et c'est un peu ce qui a permis aussi
21:26d'avoir cette émergence.
21:27Le fait que le satellite,
21:29qui a été historiquement sur des non-standards,
21:32converge vers des architectures
21:34plus standardisées,
21:35et c'est une fois,
21:36ça converge vers ces architectures-là
21:38plus standardisées,
21:39que l'ensemble de l'écosystème
21:41peut suivre,
21:41et qu'on pourra avoir ça
21:43à l'échelle.
21:45Et aujourd'hui,
21:45celui qui impose son standard,
21:47ce n'est pas Starlink ?
21:49Non,
21:49c'est des organismes
21:50de standardisation mondiaux.
21:51Non, mais je vous dis ça
21:51parce qu'aujourd'hui,
21:52on a quand même un acteur
21:53qui est loin devant,
21:54qui a de multiples avantages
21:56pour lui.
21:57Non seulement,
21:58il est déjà bien installé
21:59dans le ciel,
22:00mais en plus,
22:00il fabrique ses satellites,
22:02il fabrique ses lanceurs
22:03de satellites.
22:05Est-ce qu'on est capable
22:06aujourd'hui de rivaliser,
22:07de construire un marché
22:09qui ne soit pas autour,
22:10finalement,
22:11de Starlink ?
22:12On parlait,
22:12vous parliez en introduction,
22:13de coûts élevés d'entrée,
22:15et c'est là où justement
22:16le standard rentre en compte,
22:18en fait.
22:18C'est-à-dire que,
22:20plus c'est propriétaire,
22:21plus il y aura des pariètes d'entrée,
22:23et ce qu'on entend des acteurs,
22:25donc on parlait des opérateurs,
22:26des besoins,
22:26il y a ce besoin
22:27d'interopérabilité.
22:29Et ce que je pense vraiment,
22:31c'est que ce n'est pas une question
22:32de plus haut débit,
22:33qui va gagner la course
22:34avec le plus haut débit
22:35et la meilleure qualité,
22:37même si évidemment,
22:37c'est une considération,
22:38c'est aussi,
22:39est-ce que l'expérience,
22:40finalement,
22:41du client,
22:41l'expérience de l'opérateur,
22:42l'expérience du client final,
22:43se retrouve dans
22:45cette histoire de continuité,
22:47et c'est sur ça
22:48que l'on mise,
22:49du coup,
22:49et c'est là où les standards
22:51travaillent beaucoup,
22:52et encore une fois,
22:53on contribue
22:54aux standards
22:55du consortium 3GPP,
22:57dont certains opérateurs
22:58et constructeurs
22:59font partie.
23:01Il y a aussi
23:01le sujet du prix,
23:03parce que,
23:03oui,
23:04il y a la question
23:04du test de qualité,
23:05mais il y a la question aussi
23:06à combien on va commercialiser
23:08ce nouveau type de service,
23:10qu'est-ce que les consommateurs,
23:11finalement,
23:12sont prêts à payer
23:12pour avoir aussi
23:14cette résilience,
23:15cette continuité
23:17assurée à 100%
23:18dans le réseau ?
23:19Ça,
23:19c'est aussi des choses
23:20que vous testez ?
23:21Oui,
23:22bien sûr.
23:22Déjà,
23:22comme on l'a dit,
23:23là,
23:23l'offre qu'on a commercialisée
23:25pour nos clients en France,
23:25on voit qu'il y a
23:26une grande appétence
23:27de nos clients,
23:28qu'ils ont ce besoin-là.
23:29On peut dire à peu près
23:29combien il faut débourser
23:31pour avoir ce service SOS ?
23:34Pour l'instant,
23:34c'est l'usage
23:35au cas du SOS ?
23:36En fonction des services,
23:38les clients sont prêts
23:39ou pas à payer
23:39et plus ou moins.
23:41Donc,
23:41clairement,
23:42aujourd'hui,
23:42le service basique
23:44de message,
23:45ce n'est pas le service
23:46où les clients sont prêts
23:47à payer une somme
23:49exorbitante pour ça.
23:50Et plus,
23:50on rajoute des services,
23:51donc déjà,
23:52on leur assure une couverture
23:53et on répond à leurs besoins.
23:54Aujourd'hui,
23:56c'est l'option,
23:57elle est gratuite d'ailleurs
23:57pour nos clients en France.
23:58D'accord.
23:59Et ça sera à quelques euros
24:00dans quelques mois.
24:02Ok.
24:02Voilà.
24:03Et donc,
24:03pardon,
24:03je vous ai coupé
24:04parce que je voulais avoir
24:05cette précision.
24:06Non,
24:07en fait,
24:07c'est que plus on enrichit
24:09avec des services,
24:09c'est aussi pour répondre
24:10aux besoins de nos clients
24:11et aussi en fonction des pays
24:12parce qu'on l'a dit tout à l'heure,
24:15aux Etats-Unis,
24:16par exemple,
24:16on a des clients
24:17qui ont ce qu'on appelle
24:19les ARPU,
24:19enfin,
24:20en fait,
24:20plus élevés,
24:21mais surtout,
24:21on a des zones blanches
24:22beaucoup plus importantes.
24:24En France et en Europe,
24:26en fait,
24:26les zones blanches
24:27sont beaucoup plus faibles.
24:29Si on regarde,
24:29parce qu'Orange est aussi présent
24:30dans nos géographies,
24:31en Afrique,
24:32par exemple,
24:32on a un peu plus
24:33de zones non couvertes,
24:34mais aussi,
24:34on n'a pas forcément
24:35le même pouvoir d'achat.
24:36Donc,
24:36toute l'histoire
24:37est de pouvoir adapter,
24:39travailler avec les meilleurs partenaires,
24:41proposer les meilleures offres
24:42et adapter à ce qui convient le plus
24:44à chacun de nos marchés.
24:45Mais qu'est-ce qu'on peut inventer
24:46comme nouveau service
24:47grâce à ces connexions satellitaires ?
24:49On en a un aperçu,
24:50par exemple,
24:50sur l'automobile,
24:52dans l'agriculture,
24:53mais pour le consommateur lambda ?
24:57On revient sur la question
24:58d'expérience,
24:59c'est-à-dire
25:00savoir qu'il y a une question
25:00d'assurance.
25:01Et demain,
25:01le réseau,
25:02pour des raisons climatiques,
25:03pour des raisons physiques,
25:05par exemple,
25:06il n'y a pas de réseau
25:07à un moment donné,
25:08on est de plus en plus connecté,
25:10finalement.
25:10Donc,
25:10cette idée d'avoir
25:11cette assurance,
25:12ce backup,
25:13en gros,
25:14qui rassure,
25:16qui se dit
25:16qu'on sera toujours
25:19juste à un coup de fil
25:20de ses proches,
25:22ça peut très bien rassurer.
25:23Et c'est aussi à l'étranger,
25:24par exemple.
25:26Et on passe
25:27de la question
25:28d'itinérance
25:30à une question
25:31de mobilité.
25:32C'est-à-dire
25:32qu'on parlait
25:34de la transition
25:36entre cellulaire
25:37et Wi-Fi
25:37quand on rentre chez soi.
25:40Quand on passe
25:40maintenant la frontière,
25:41par exemple,
25:42il y a une coupure
25:43de réseau,
25:44par exemple,
25:44d'Orange,
25:45pour passer sur le réseau
25:46de Belgacom,
25:47par exemple,
25:47Belgique.
25:48L'idée,
25:49c'est que,
25:49justement,
25:49le satellite
25:49puisse prendre le relais
25:51à ce niveau-là.
25:51Donc,
25:51encore une fois,
25:52pas de coupure
25:53à une connexion,
25:54une connexion vraiment
25:55continue
25:55sur des cas très concrets
25:58de passage de frontière,
25:59par exemple.
25:59Ça,
26:00c'est la promesse,
26:00un réseau
26:01à toute épreuve,
26:01finalement.
26:02En fait,
26:02c'est surtout ça.
26:03Ce n'est pas le satellite
26:04qui apportera
26:04de nouveaux services.
26:05Nous,
26:05on a des services
26:07de connectivité partout.
26:09Par exemple,
26:09si on a parlé
26:10un tout petit peu
26:11de l'Afrique,
26:12en Afrique,
26:12on assure la connectivité,
26:13mais on a beaucoup
26:14plus de services.
26:14On a aujourd'hui
26:15des services
26:15dans le domaine financier,
26:17par exemple,
26:17comme Orange Money,
26:18etc.
26:19Et tout ça
26:19se repose
26:20sur une connectivité
26:23qui repose
26:23sur un réseau.
26:24Et l'objectif,
26:25c'est d'avoir
26:25une complémentarité
26:27de nos réseaux
26:28terrestres,
26:28sous-marins
26:29et satellitaires
26:30pour avoir
26:30cette continuité
26:31de connexion partout
26:32et cette fiabilité
26:33d'être sûr
26:33qu'on sera tout le temps
26:34connecté.
26:35Oui,
26:36on n'a pas parlé
26:36d'intelligence artificielle,
26:37il nous reste une minute,
26:38mais est-ce que ça répond aussi
26:39à cette transformation
26:40qui arrive
26:41de consommation
26:42importante de data
26:43en permanence ?
26:44Oui,
26:45c'est la permanence,
26:46c'est vraiment
26:46l'idée de permanence
26:47parce que si un robot
26:49n'a pas la plus
26:50de connaissances
26:51et ne peut plus transmettre
26:52par exemple
26:52ce qu'il voit,
26:53ce qu'il entend,
26:54ce qui lui permet d'opérer,
26:55ça peut être très problématique
26:57et donc la continuité
26:58vraiment est là
26:59où on se base.
27:01Oui,
27:02non mais ok,
27:03merci beaucoup,
27:04on arrive à la fin
27:04de toute façon
27:05de cette émission,
27:06merci beaucoup
27:07à tous les deux
27:07de nous avoir éclairés
27:08sur cette transformation
27:09autour du satellite
27:11et du mobile,
27:11Guillaume Kempf,
27:12je rappelle que vous êtes
27:12le porte-parole français
27:14de Skylo Technologies
27:15et Jesse Asma,
27:16responsable de la
27:17Satellite Factory
27:18au sein d'Orange
27:18International Networks.
27:20Merci à tous
27:21de nous avoir suivis,
27:22c'était Smartech,
27:23on se retrouve dès demain
27:24pour de nouvelles discussions
27:25sur la tech.
27:31Sous-titrage Société Radio-Canada
27:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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