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  • il y a 2 jours
Jeudi 8 janvier 2026, retrouvez Margarita Zlatkova (directrice mondiale de la performance, Seedtag), Alexandra Iteanu (avocate, Iteanu avocats), Julie Huguet (Directrice, Mission French Tech) et Pascal Malotti (directeur de la stratégie, Valtech) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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00:00Bonjour à tous, bienvenue et bienvenue en 2026, je vous souhaite le meilleur bien évidemment pour cette nouvelle année.
00:14On démarre nous avec un grand débrief de l'actu tech, on va parler évidemment du CES de Las Vegas mais pas seulement et on va aussi formuler nos voeux pour ce secteur.
00:24Je vous présente les sujets et les commentateurs juste après.
00:30C'est parti pour le grand débrief de Smartech, votre émission préférée sur le numérique et la tech et aujourd'hui autour de la table, vos commentateurs préférés j'ai envie de dire.
00:40Merci beaucoup d'être avec moi pour inaugurer cette année 2026, Alexandra Itéanu, avocate, Margarita Zlatskova, vous êtes désormais la directrice au monde de la performance chez Zitag et Pascal Malotti, le directeur de la stratégie chez Valtech.
00:55Bonjour, merci encore. On va parler de quoi ? Ensemble on va s'intéresser au CES de Las Vegas, évidemment c'est en ce moment que ça se passe, les portes ont ouvert, on a vu plein de choses passer sous nos yeux
01:07et nous aurons, nous aurons là dans quelques minutes la directrice de la mission French Tech en interview.
01:13On va parler aussi de l'accumulation de projets autour de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et puis plus largement des écrans.
01:21Et on formulera nos voeux 2026 mais déjà je vous souhaite à tous une excellente année bien évidemment.
01:26Allez c'est parti, la French Tech à Las Vegas, on en parle tout de suite avec Julie Huguet.
01:31Bonjour Julie, vous êtes connectée avec nous, merci beaucoup.
01:34Directrice de la mission French Tech, vous devez être très fière parce que la French Tech, première délégation européenne.
01:41Oui, bonjour à toutes et à tous, effectivement on commence fort.
01:45Je pense que le CES de Las Vegas c'est toujours le moment clé pour s'interroger sur la place de la French Tech dans le monde
01:51et particulièrement aux Etats-Unis.
01:53Je pense que vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a un classement Deal Room qui répertorie en fait les capitales
02:00pour savoir comment elles se situent en termes de positionnement sur tout ce qui est technologie.
02:05Et Paris a été premier en Europe sur l'intelligence artificielle mais surtout troisième après San Francisco et New York.
02:12Et je pense que ça envoie un signal fort exactement qui montre que la tech française
02:17se positionne au niveau des centres les plus développés en termes de technologie, d'intelligence artificielle dans le monde.
02:27Et donc cette délégation qui est très importante au CES est l'opportunité justement d'aller montrer un petit peu nos premières mondiales
02:35puisqu'on a quand même beaucoup de premières mondiales qui sortent de nos laboratoires,
02:39qui sortent de nos start-up françaises et donc c'est l'occasion d'aller les présenter au plus grand nombre.
02:45Mais alors justement, est-ce que c'est toujours un objectif que d'avoir autant d'entreprises pour faire le déplacement à Las Vegas
02:51pour se montrer sur ce show le CES ? Est-ce qu'il y a un retour sur investissement que vous avez pu constater les années précédentes ?
02:59Oui alors on a des chiffres effectivement concernant le retour sur investissement
03:02mais je pense qu'avant tout ce qui est important c'est d'avoir effectivement une présence dans les salons qui sont clés aux Etats-Unis
03:08comme le CES, comme Humanix parce qu'on a des premières mondiales qui nécessitent donc parmi nos start-up,
03:14nos scale-up françaises qui nécessitent de se déployer à grande échelle,
03:19ce fameux passage à l'échelle qui fait qu'on arrive à créer des champions internationaux
03:22et donc la présence de nos start-up françaises dans d'autres pays est clé
03:26et ces salons en fait sont l'opportunité pour les entreprises d'aller trouver des clients,
03:31le premier moyen de bien se développer dans un pays.
03:34On a des entreprises qui excellent, je pense par exemple à Wondercraft qui a eu son deuxième FDA aux Etats-Unis pour son exosquelette
03:42comme Open Classrooms qui aujourd'hui est reconnu comme université américaine au même titre que Berkeley
03:48et donc pour aller chercher des marchés comme le marché américain qui est ultra concurrentiel,
03:54il faut évidemment être présent et être présent en force dans des salons comme le CES.
03:59Après le retour sur investissement il est plutôt clair, il y a des chiffres de Business France ou de PPI
04:05qui montrent que cette présence sur les salons, bien qu'assez coûteuse,
04:10c'est quand même un investissement entre 10 et 15 000 euros pour les start-up,
04:14mais leur permet en fait de générer en moyenne 120 contacts clés de clients
04:20qui en général débouchent sur à peu près 40% de rendez-vous vraiment business
04:25avec des deals qui se signent dans les 6 mois après le salon.
04:30Ok, et vous définiriez comment la maturité de nos start-up à l'international ?
04:36Est-ce qu'aujourd'hui on pense davantage monde que France ou Europe ?
04:42Alors souvent on commence par la France et ensuite très vite pour que nos entreprises
04:47deviennent des leaders internationaux, il faut effectivement qu'elles s'adressent
04:51au marché international, soit l'Europe, soit les Etats-Unis, soit l'Asie, pourquoi pas ?
04:56Ça dépend évidemment des entreprises et de ce qu'elles proposent.
04:58Le marché américain est un marché qui est clé pour les start-up, pourquoi ?
05:02Parce que c'est un marché qui est ce qu'on appelle très profond,
05:05c'est-à-dire que quand on rentre aux Etats-Unis,
05:07on a la possibilité d'adresser des millions de personnes,
05:10d'adresser énormément d'entreprises assez rapidement,
05:13c'est un marché qui va très vite,
05:15donc il est toujours vraiment choisi par nos entreprises.
05:18On constate, vous connaissez évidemment le classement French Tech,
05:21le rêve américain en fait dont vous nous parlez.
05:25Oui, c'est le rêve américain.
05:27En fait c'est un moyen de se développer,
05:28on sait qu'il y a un facteur qui est clé pour le développement
05:31des entreprises technologiques, c'est la rapidité, il faut aller vite.
05:34Quand on a un marché qui est très grand, l'avantage c'est qu'on peut
05:37aller très vite dans son déploiement commercial.
05:40Donc les Etats-Unis sont évidemment un marché qui est clé.
05:43On a le sommet de l'intelligence artificielle en Inde,
05:46le mois prochain ça va être aussi un temps fort important
05:49parce que le marché indien est également un marché très gros, très profond.
05:53Donc nos entreprises françaises vont essayer effectivement
05:55d'aller se développer sur ces marchés.
05:57Dans le classement Next 40 120,
05:58on constate qu'en gros 93% des 120 entreprises technologiques,
06:02donc les plus avancées de France,
06:05ont déjà une présence à l'international
06:06et réalisent presque 35% de leur chiffre d'affaires
06:09dans d'autres pays que la France.
06:11Donc c'est vraiment un facteur clé de réussite pour nos entreprises
06:14et aujourd'hui ce qu'on sait c'est qu'on a 18 000 startups en France
06:18mais ce sont des entreprises qui sont de plus en plus matures,
06:21même sur les territoires,
06:22qui génèrent du chiffre d'affaires,
06:24qui sont de plus en plus rentables,
06:25qui génèrent en tout 450 000 emplois
06:27et donc ces entreprises par rapport à la French Tech d'il y a 10 ans,
06:31elles sont évidemment beaucoup plus prêtes
06:32pour aller adresser d'autres marchés que le marché français
06:36et exporter leurs services et leurs biens.
06:39Vous êtes d'accord avec ça ?
06:40Il faut aller au CES de Las Vegas
06:42quand on est une startup française aujourd'hui,
06:44cette visibilité elle est importante toujours ?
06:47Essentielle.
06:48Je pense que ça a très bien été dit par Julie.
06:50Alors si je ne me trompe pas,
06:51il y avait 150 startups cette année.
06:54C'est la première délégation européenne.
06:57La dernière fois que je suis allé à la foire
06:58à la farfouille électronique à Vegas,
07:00il y en avait 300.
07:01Je pense que c'est vraiment un bon signe.
07:03Ça veut dire qu'on envoyait avant des rookies
07:04faire un voyage de découverte.
07:05Déjà l'année dernière, ça avait commencé à être revu à la baisse.
07:09Donc on envoyait des rookies faire un stage de découverte à Vegas
07:12et maintenant on envoie des vétérans conquérir des marchés.
07:15Ça je pense que c'est vraiment très positif.
07:17D'ailleurs c'est une question que je voulais vous poser aussi Julie.
07:20Sur quels critères vous les sélectionnez ?
07:23Est-ce qu'il y a des secteurs stratégiques
07:24qu'on a davantage envie de mettre en avant aujourd'hui en France ?
07:29Oui, alors en fait après tout dépend du salon dans lequel on se rend.
07:33Sur le CES, on a des secteurs particulièrement clés
07:37qui ressortent comme l'intelligence artificielle.
07:39Évidemment, tout ce qui va être agent, robotique, humanoïde
07:42donc sont à l'ordre du jour.
07:43On va avoir tout ce qui est santé.
07:45On a WeThings par exemple qui est bien représenté.
07:49On va avoir tout ce qui est mobilité autour des nouvelles formes de véhicules.
07:56On a Renault par exemple et Software Republic qui mettent en avant des partenariats.
08:00On a tout ce qui va être Smart City, cybersécurité.
08:03Donc ça c'est vraiment de toute façon des forces de la France.
08:07On a des entreprises dans tous ces secteurs qui sont bien avancées.
08:09mais c'est vraiment la tendance du CES cette année.
08:14Et je rebondis sur ce que vous venez de dire juste avant
08:16mais 80% des startups françaises qui sont au CES cette année
08:20en fait ont déjà fait le CES les autres années.
08:22Donc on voit une vraie maturité, une vraie expérience des entreprises qui sont présentes
08:26et qui savent comment tirer profit de l'événement.
08:30Et d'ailleurs on a une startup française qui a gagné le prix Best of Innovation Award.
08:35C'est Bionesis, une startup qui vient d'Auvergne
08:38qui protège les cultures contre les intempéries.
08:41Donc c'est un prix qui est très difficile à avoir.
08:45Donc la French Tech a déjà commencé à briller au CES de Las Vegas.
08:51Donc confirmation Pascal que ça y est on commence à envoyer des seniors presque
08:56dans le monde des startups.
08:57Une question peut-être pour Julie avant qu'on la libère.
09:00Margarita, Alessandra ou un commentaire ?
09:03Non, merci beaucoup.
09:04Moi je trouve aussi intéressant ce fait d'avoir des vétérans comme disait Pascal,
09:08le fait qu'on ait des sociétés qui connaissent.
09:11Parce qu'un salon ça se rentabilise parfois sur plusieurs années
09:14et c'est important d'y aller préparer
09:15et de ne pas y aller juste pour regarder ou pour voir ce qui se passe
09:19mais réellement arriver avec une proposition de valeur
09:21qui peut apporter du business.
09:23Je trouve ça cette partie-là très intéressante.
09:25Alain Staron qui vient souvent dans le débrief et qui est en ce moment à Las Vegas
09:29mais enfin là il doit dormir en ce moment surtout.
09:31On lui souhaite un bon salon.
09:33Merci beaucoup Julie Higuet, je rappelle que vous êtes la directrice de la mission French Tech.
09:36Merci d'avoir ouvert cette saison 2026 avec nous pour nous parler du CES de Las Vegas.
09:43Alors nous on continue avec notre sujet sur les réseaux sociaux et les mineurs,
09:46la protection des enfants de moins de 15 ans.
09:49C'est devenu un grand sujet pris en main par le gouvernement,
09:53j'ai envie de dire même par tous les parlements,
09:55le Sénat, l'Assemblée nationale.
09:57Donc on a une proposition de loi qui a été déposée par la députée Laure Miller
10:01qui était la rapporteure de la commission sur les effets négatifs des réseaux sociaux,
10:08en particulier les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs.
10:13Du coup voilà, elle enchaîne avec cette proposition de texte gouvernementale
10:17dont on devrait débattre à l'Assemblée en début d'année,
10:20incessamment sous peu, ce mois de janvier a priori,
10:24pour une mise en application dès la rentrée scolaire 2026.
10:28Alors je voulais savoir ce que vous pensiez de ces initiatives,
10:32parce que j'ai envie de dire quand même,
10:33les textes là autour de la majorité, autour des écrans,
10:37on en a énormément.
10:39On n'attend que des applications finalement.
10:41Alexandra ?
10:42Très symptomatique en fait, quand on a un problème en France, on légifère.
10:45Donc aujourd'hui, il y a un projet de loi porté par le gouvernement,
10:48et il y a deux propositions de loi,
10:50une qui est portée par un député et un par un sénateur.
10:53Et dans ces propositions de projet de loi,
10:54ce n'est pas les mêmes articles.
10:56Il y en a qui interdisent au moins de 15 ans,
10:58il y en a d'autres qui proposent de mettre en place un couvre-feu numérique.
11:00Donc on voit qu'il y a des choses différentes.
11:02Il y a trois propositions de projet de loi en cours, c'est énorme.
11:05Moi je trouve que c'est surtout la révélation qu'il y a un aveu d'échec,
11:08d'une certaine manière.
11:09On n'a pas réussi.
11:09Parce qu'on l'avait déjà dans la loi pour la confiance numérique.
11:12Effectivement, depuis 2023 ça existe déjà,
11:15ça a été retoqué par la Commission européenne.
11:17Donc on voit qu'il y a plein de choses qui se passent,
11:18et aujourd'hui on se rend compte que peut-être qu'on a du mal à réguler
11:21ces acteurs du numérique,
11:22et donc on passe à l'interdiction,
11:25mais d'une certaine manière c'est un aveu d'échec.
11:27On a aujourd'hui des textes qui existent avec des obligations,
11:30notamment le DSA, c'est le Règlement sur les services numériques,
11:32qui est un article 28,
11:34qui impose à ces plateformes de mettre en place des mesures de sécurité,
11:37de sûreté, de vie privée.
11:38On se rend compte peut-être au final qu'elles ne sont pas respectées ou pas assez,
11:41et donc on en vient à interdire,
11:44non pas à ces plateformes,
11:45on ne met pas plus d'obligation sur ces plateformes,
11:46on en vient à interdire à nos jeunes d'utiliser ces plateformes.
11:49Pour moi c'est un véritable aveu d'échec.
11:50Et d'impuissance.
11:51Et d'impuissance, totalement.
11:52Aussi, d'impuissance.
11:54Alors on a un petit peu plus de chances que ça fonctionne avec l'Europe,
11:57puisque la Commission européenne a ouvert la possibilité
12:00que chaque pays choisisse son âge de majorité numérique, c'est ça ?
12:04Oui, alors ils ont mis un peu d'eau dans leur vin,
12:05parce qu'en 2023, en fait, on avait déjà essayé de mettre en place une interdiction
12:09qui avait été retoquée par la Commission européenne,
12:12notamment du fait du DSA,
12:13puisque c'est la Commission européenne qui doit avoir normalement la main sur ces plateformes.
12:17Et aujourd'hui, ça a été un peu ouvert, effectivement,
12:20et on a la possibilité de le faire normalement.
12:22Le projet du gouvernement, il doit passer demain devant le Conseil d'État pour avis.
12:25Donc à voir, est-ce que ça va être adopté ?
12:27Le chemin est encore un peu long, quand même.
12:29Oui.
12:29Alors quand je dis une chance, je ne sais pas si c'est une chance,
12:32qu'est-ce que vous en pensez ?
12:32C'est la carte en rouge ou carte en vert pour une interdiction inscrite
12:36dans la loi française des réseaux sociaux au moins de 15 ans ?
12:39Moi, je dis les deux.
12:41Ah, il n'y a que moi qui suis con, disons.
12:44Ok, allez-y, défendez vos arguments.
12:47Merci l'Australie.
12:48Pascal, oui ?
12:49De montrer l'exemple.
12:50Exactement, ça fait avancer la cause.
12:52Ça arrive 15 ans trop tard.
12:53Instagram, c'est 2010.
12:54Donc ça veut dire que ça fait 15 ans que les adolescentes ont perdu
12:58tout ou partie de leur estime de soi en se comparant à des filtres.
13:01Et on va recommettre la même erreur avec les LLM.
13:03C'est-à-dire que maintenant, c'est le thérapeute des ados.
13:08Le LLM ne dort jamais.
13:10Il ne contredit pas.
13:11Il ne juge rien.
13:12Et donc, ce n'est absolument pas le genre de choses
13:14dont des cerveaux en construction d'adolescents ont besoin.
13:18Ils ont besoin de confrontation.
13:19Ils ont besoin finalement d'avoir autre chose
13:22que des éléments économiques qui cultivent l'économie de l'addiction.
13:29Pour moi, on est dans l'économie de l'addiction.
13:31C'est-à-dire que l'attention n'est qu'une métrique de l'économie de l'addiction.
13:35Mais finalement, si je vais au bout du raisonnement,
13:37historiquement, les entreprises les plus rentables
13:39sont celles qui ont transformé la dopamine en consommation.
13:42On a eu pendant des décennies et des décennies des entreprises
13:46qui ont transformé finalement la dopamine en addiction,
13:50le sucre, le tabac, la pharma.
13:53Et aujourd'hui, 8 des 10 entreprises mondiales
13:55qui sont les plus valorisées au monde
13:57ont transformé finalement la dopamine en attention.
14:01Oui, mais qu'est-ce qu'on fait contre les dealers alors ?
14:03Grande question.
14:06Margarita ?
14:07Moi, je suis vraiment d'accord avec Pascal.
14:09Je pense qu'on a plusieurs sujets ici.
14:13Le premier, c'est le fait que les parents ne sont pas en mesure,
14:16une partie d'entre eux, de porter cette responsabilité-là,
14:19de réguler leurs enfants.
14:21On dit toujours que ça commence à la maison, c'est vrai.
14:23Mais avec un sujet qui est aussi vaste, aussi complexe, aussi technologique,
14:26même les parents sont dépassés par un certain nombre de choses.
14:30Et certains parents n'ont pas aussi la possibilité technique
14:35de comprendre ce qui se passe.
14:36On n'est pas suffisamment informé aussi, à échelle humaine,
14:40sur les dangers, sur comment fonctionnent ces algorithmes-là.
14:42Parce que le plus dangereux pour moi,
14:44ce n'est pas l'exposition à l'écran lui-même,
14:46c'est tous les algos derrière qui vont chercher des recommandations.
14:49Et Pascal disait tout à l'heure,
14:51moi j'appelle ça du temps de cerveau disponible,
14:53l'autre fois tu parlais de l'attention,
14:54parce qu'effectivement, le fait d'avoir toutes ces recommandations,
14:57c'est de ne pas jamais décrocher.
14:58Si on décroche ne serait-ce qu'une seconde,
15:00on sort de cet environnement.
15:03Mais là, vous dénoncez des pratiques.
15:05C'est pour ça que je m'inscris en faux sur cette mesure d'interdiction,
15:08c'est que je considère qu'on va complètement à contresens.
15:11Alors d'abord, oui, c'est tard,
15:14parce qu'aujourd'hui, les ados, ça y est, c'est fait,
15:18le mal est fait, j'ai envie de dire.
15:19Mais en plus, oui, il passe à l'ère de l'intelligence artificielle,
15:22donc on va réussir à obtenir un texte,
15:25qu'on va encore avoir du mal à faire appliquer,
15:27parce que ça veut dire contrôler l'âge,
15:30systématiquement aussi des connexions.
15:31Et donc récolter des données sensibles en plus sur ces mineurs-là.
15:35C'est aussi un danger, d'une certaine manière.
15:37Exactement, parce que, alors même si on met beaucoup de barrières,
15:40du coup, on crée des complexités aussi techniques
15:43pour essayer de protéger la vie privée,
15:45pourtant, en s'assurant de manière aussi certaine que possible
15:48de l'âge de l'utilisateur de la plateforme.
15:52Enfin voilà, on est vraiment dans un...
15:53Pour moi, on est dans une grosse machine,
15:55un peu comme à l'époque d'Adopi,
15:56où on voulait interdire le piratage,
15:58alors qu'il y a d'autres choses.
15:59Vous avez signalé un texte d'un sénateur,
16:01il y a la sénatrice, je ne sais pas si vous...
16:03Moi, c'est la sénatrice que j'ai repérée,
16:05Catherine Morin-De Sailly,
16:06qui a fait une proposition pour instaurer une hygiène
16:08sur les réseaux sociaux.
16:10Et là, c'est effectivement faire de la prévention
16:11auprès des parents,
16:13travailler dans tous les établissements
16:15qui accueillent des enfants,
16:17mais dès la crèche,
16:18et des mineurs,
16:20pour leur donner des outils de formation,
16:22pour éveiller...
16:23Enfin, je ne sais pas,
16:23on a quand même d'autres armes, les amis,
16:26pour travailler sur ce sujet.
16:27Y compris mettre la pression sur les plateformes.
16:31Justement, moi, c'est là où je trouve
16:33que la loi devrait arriver pour cette raison-là.
16:36C'est celle qu'aujourd'hui,
16:37tout ce qu'on a fait, le DSA, etc.,
16:38je trouve que la pression sur les plateformes
16:40n'était pas suffisante.
16:41On n'avait pas de contrôle,
16:42on leur a donné, on leur a dit,
16:44vous allez faire ça.
16:45On ne les a pas contrôlés,
16:46on n'a pas mis les mesures en place
16:47pour s'assurer qu'ils le faisaient vraiment.
16:49Je pense que c'est de là où vient l'échec.
16:51Je pense que cette loi-là,
16:52son objectif devrait être ça.
16:54C'est de pouvoir contraindre les plateformes
16:56à respecter ces obligations-là,
16:57ce n'est pas simple.
16:58Je suis tout à fait d'accord,
16:59et dans la texte, ce n'est jamais simple.
17:01Et je suis tout à fait d'accord
17:02et alignée avec vous
17:03sur la collecte des données personnelles.
17:05Module le fait qu'on peut le faire
17:07de manière anonymisée,
17:08on peut le faire de manière graduée.
17:09On n'est pas obligé d'avoir des données sensibles
17:12en clair et de les exploiter.
17:14Il y a aussi des garde-fous qu'on peut mettre ici.
17:16Et moi, je pense que je suis pour cette loi,
17:18pour cet objectif-là,
17:20qui est d'abord de faire comprendre aussi à la société,
17:22parce que malheureusement, on vit dans une société
17:23où quand c'est interdit, il ne faut pas le faire.
17:26Non, je pense qu'il faut un mode hybride
17:29qui est, oui, on a l'interdiction,
17:31mais on a aussi beaucoup de pédagogie,
17:33accompagner les parents, accompagner les enfants.
17:35Aujourd'hui, à l'école,
17:36même une grande partie des professeurs
17:38ne sont pas accompagnés pour eux accompagner les enfants.
17:40Et donc, eux ne peuvent pas transmettre le savoir nécessaire.
17:45Pascal ?
17:45Je suis d'accord sur la pédagogie,
17:48sans problème.
17:49Sur la prévention, sans problème.
17:51Sauf qu'il faut protéger nos adolescents.
17:54Et ça, il y a trop de moyens de contournement
17:56où ça échappera.
17:57De toute façon, leurs comportements échapperont aux parents,
18:00à la réglementation, à la loi.
18:03Donc, l'interdiction.
18:04Et oui, mettre la pression sur ces plateformes.
18:06Mais après, on sait que ce n'est pas uniforme.
18:06Ce qui se passe aux Etats-Unis ou en Chine.
18:11Et proposons aussi peut-être autre chose,
18:12d'autres modèles.
18:14C'est un problème systémique, en fait.
18:17C'est sûr, sur ce qu'on offre aux ados.
18:18Est-ce qu'ils ont envie de consommer, de consulter ?
18:21Moi, je pense que de toute façon,
18:22une interdiction, elle sera détournée par les ados,
18:23comme toutes les interdictions qui existent.
18:25C'est quand même une question de santé publique aujourd'hui.
18:27Et la formation, elle ne doit pas être que sur les enfants.
18:29Elle doit être sur les parents.
18:30Puisque les adolescents reproduisent ce que font les parents.
18:35Donc, au-delà des enfants.
18:36Ce qui encadre les petits-enfants.
18:37Effectivement, il faudra vraiment...
18:39Mais une interdiction pure, je suis d'accord avec vous,
18:41elle sera forcément détournée.
18:42On sait qu'il y a les VPN aujourd'hui ou des choses comme ça.
18:45Moi, je suis plutôt d'accord avec Delphine.
18:46Il faut proposer des contenus et des réseaux
18:48qui sont adaptés à nos jeunes aujourd'hui.
18:50Et c'est le sens du DSA.
18:52C'est de proposer des contenus et des choses
18:53qui sont adaptées à nos jeunes,
18:54en ne mettant pas de publicité ciblée, par exemple,
18:56ou des choses comme ça.
18:57Donc, en fait, faisons appliquer la loi d'une certaine manière.
19:00Il faut bien de scroller sur des vidéos très sympas,
19:04sur des contenus chouettes, sans créer des addictions.
19:08Arrêter le scroll infini, empêcher l'autoplay.
19:11Mais bon, ce sont des limitations.
19:12Et après, quel sera le modèle économique
19:13si on commence à empêcher la publicité ciblée de ces plateformes ?
19:18Elles ne vivent que de ce modèle économique.
19:19OpenAI va sûrement vivre de ce modèle économique.
19:21Donc, on a une vraie tension quand même entre...
19:24C'est peut-être le modèle économique qu'il faut interdire, Pascal.
19:28Ou repenser, en tout cas.
19:29Oui, moi, je suis très favorable à des modèles par abonnement
19:32et c'est pour ça que je suis dans l'écosystème d'Apple,
19:34personnellement, très simplement,
19:35parce que je veux que ma donnée personnelle soit protégée
19:37et je ne veux pas être le jambon.
19:41Et si je fais le parallèle avec Adopi,
19:43c'est quand est arrivé vraiment une offre légale
19:45avec des abonnements intéressants.
19:47Totalement.
19:48Que ça a été complètement, d'une certaine manière, abandonné.
19:51Aujourd'hui, on n'entend plus parler d'Adopi.
19:53Donc, ça existe encore.
19:57On ne va pas dire que ça n'a pas disparu,
19:59mais c'est vrai que ça a été totalement réduit.
20:01Oui, sauf qu'on a créé un monde où il y a la gratuité
20:04et les adolescents, ils sont très attachés aussi.
20:07C'est ça le problème.
20:08C'est que ces plateformes sont asymétriques
20:10dans leur modèle économique.
20:11C'est les entreprises qui payent pour acheter de l'espace,
20:15ou plutôt des audiences, des cibles.
20:19Et donc, c'est gratuit pour l'utilisateur.
20:20L'utilisateur n'acceptera jamais de payer sur ces plateformes.
20:23Il y a des parents qui mettent entre les mains
20:25de leurs petits-enfants des sites par abonnement
20:29parce qu'ils sont en confiance.
20:30Et puis, peut-être qu'il faut expliquer aux jeunes
20:31que quand c'est gratuit, on est le produit,
20:33des choses comme ça, l'économie de l'attention.
20:34Je pense que c'est des choses que, très jeunes,
20:36on peut expliquer aux enfants qu'ils sont manipulés, etc.
20:39Je pense que ça doit vraiment faire partie de l'éducation.
20:41Ça doit être un cours à partir de la primaire, en fait.
20:44Les enfants sont très intelligents.
20:45Ils peuvent très bien comprendre.
20:46Quand on leur explique, je pense qu'il y a une vraie opacité
20:49sur ces choses-là.
20:50Ils n'ont pas envie d'être des gens bons non plus.
20:53On est d'accord.
20:54Mais ces plateformes ont aussi une telle massification
20:56dans les usages qu'elles ne maîtrisent plus rien.
20:59Elles ont tenté, elles ont dépensé des...
21:01Je ne suis pas d'accord avec ça,
21:01de dire que la technique est la limite
21:04pour ne pas être imposée.
21:06C'est la réalité.
21:06Je pense que la loi, c'est aussi une occasion
21:08de les bousculer dans leur business model.
21:11de bousculer un peu les annonceurs
21:14qui ont tellement l'habitude
21:15d'aller chercher les jeunes sur ces plateformes
21:16et qu'ils puissent externaliser leurs investissements
21:19aussi sur des contenus éditoriaux
21:20parce qu'ils existent.
21:21Là où, effectivement, moi, je suis un peu plus nuancée,
21:23c'est qu'il n'y a pas que les plateformes,
21:25les réseaux sociaux et ces plateformes-là
21:26qui proposent du contenu aux jeunes.
21:28C'est juste qu'elles sont tellement faciles à consommer
21:30et tellement addictives
21:31que les jeunes ne vont pas chez les autres.
21:32Donc, le fait de leur interdire ces plateformes
21:34ou de les détourner de ces plateformes-là,
21:36il faut les faire connaître.
21:38La plupart sont payantes,
21:39à l'instar d'un Bayam, par exemple,
21:41de Bayard Jeunesse,
21:42à l'instar de tout ce qu'a fait Florus.
21:44Ils sont tous payants.
21:45Les parents, première chose,
21:46c'est tiens YouTube,
21:48tiens les réseaux sociaux, TikTok,
21:49parce que c'est beaucoup plus simple.
21:51Et alors, il faut prendre un abonnement.
21:52On a aussi cette dichotomie
21:53où il faut obliger les plateformes aussi
21:55à avoir un abonnement payant pour les jeunes
21:57comme l'ont les autres contenus éditoriaux.
22:00Et dans ce cas-là,
22:00on joue sur le même niveau.
22:03Pourquoi pas ?
22:03Et on peut imposer une transparence
22:05des algorithmes, Pascal.
22:07Exactement.
22:07Je n'y crois pas un seul instant.
22:08Moi, je n'y crois pas non plus.
22:09Je n'y crois pas un seul instant.
22:10C'est l'IP,
22:12c'est la propriété intellectuelle
22:13de ces plateformes.
22:13Ce n'est pas normal.
22:14On a des objets dangereux.
22:16Mais on est d'accord.
22:16On doit leur demander,
22:17on doit exiger cette transparence.
22:18Mais on est d'accord.
22:19Il y a des obligations de transparence
22:21dans l'AI Act aujourd'hui.
22:22Alors, on sait qu'elles ont été
22:23très nuancées au moment
22:24de la rédaction du texte,
22:25justement, parce qu'il y avait
22:26le secret des affaires
22:27qui a été soulevé
22:27par ces grandes plateformes-là.
22:29Mais quand c'est des questions
22:30d'ordre public,
22:31de santé publique,
22:32je pense que ça va au-delà
22:33de ces plateformes-là.
22:34On n'ouvrira jamais le capot.
22:36On n'ouvrira d'autant plus
22:36moins le capot aujourd'hui
22:37que les LLM, eux-mêmes,
22:38sont des boîtes noires
22:39et qu'on ne sait pas
22:40ce qui s'y passe.
22:41Donc, on ne comprend pas toujours.
22:42Et tout ce qu'on développe
22:43avec l'Iran,
22:44on n'y comprend pas vraiment
22:45comment l'IA agit.
22:45Moi, je pense que vous êtes
22:46trop fataliste.
22:47C'est trop tard.
22:48On en est d'accord.
22:49Je crois un avenir brillant.
22:50C'est du fentanyl.
22:51Il n'y a pas de débat là-dessus.
22:52Est-ce que vous avez un vœu
22:53pour 2026, Pascal ?
22:56Ah oui, moi, j'ai un vœu, oui.
22:57Il est différent, mais...
23:00Lequel ?
23:01Ça fait très longtemps
23:03qu'on en parle
23:03et j'espère qu'Apple
23:05va enfin sortir
23:06son smartphone pliable.
23:08Ok.
23:09Sans pliure visible
23:10avec une charnière
23:11en métal liquide.
23:14Finalement, ça fait 7 ans
23:16que Samsung essuie les plâtres.
23:19Ce qui veut dire aussi
23:20que parfois...
23:20Moi, j'ai testé chez Motorola.
23:23C'est bluffant, c'est pratique.
23:24Tout ça, c'est intéressant.
23:25C'est une niche de marché.
23:26Je ne sais même pas
23:26si cette niche mérite d'exister.
23:29Mais on va voir l'innovation
23:30côté Apple.
23:31En fait, je pense qu'être le premier,
23:34ce n'est pas toujours bon.
23:36On essuie les plâtres.
23:37Arriver le dernier
23:38permet parfois
23:38de capturer le marché.
23:40Ça vaut peut-être pour OpenAI
23:40qui sera peut-être
23:41le nouveau Nescape
23:42de la génération de tech
23:44de cette année.
23:46Et donc, finalement,
23:48moi, mon vœu,
23:49c'est de ne pas toujours se dire
23:50qu'on doit être le premier,
23:52mais de décider d'être le meilleur.
23:53Parce qu'en général,
23:54quand Apple arrive sur un marché,
23:56c'est que le produit est prêt.
23:57Excellent.
23:58Marguerite,
23:59tu as un vœu pour 2026 ?
24:00Moi, j'ai un vœu
24:02vraiment très pieux.
24:03Je pense que Pascal va me dire
24:04que ça ne marchera pas comme ça.
24:06Je suis d'accord avec lui.
24:07mais c'est pour ça que ça reste un vœu.
24:09Déjà, vous ne croyez pas à votre vœu.
24:11J'y crois,
24:12mais je crois qu'il faut donner
24:13un peu d'impulsion
24:14pour que ça se passe.
24:15Moi, mon vœu,
24:16ce serait,
24:16c'est qu'on s'arrête
24:17un petit moment
24:18au niveau de la tech,
24:19qu'on prenne une petite pause,
24:20une bouffée d'air,
24:22parce que,
24:22d'accord avec Pascal,
24:23tout le monde devrait être le premier,
24:25tout le monde veut lancer
24:25le nouveau miracle
24:26qui sort,
24:27des films de science-fiction,
24:28des livres de science-fiction,
24:29les robots qui tournent
24:30en tous les sens,
24:30l'IA qui communique,
24:31qui est humaine,
24:32qui partage la vie.
24:37C'est comme on le fait souvent
24:38dans la tech
24:38pour réfléchir
24:39des vraies répercussions
24:40à long terme.
24:41À court terme,
24:42c'est smart,
24:42c'est intelligent,
24:43c'est rigolo,
24:44c'est bien.
24:44On parlait juste avant
24:45l'émission des robots de Messie
24:46qu'on aimerait bien en avoir un
24:47qui nous soulage au quotidien,
24:49mais pour moi,
24:50il y a dedans
24:50une collecte immense de données.
24:53Il y a aussi
24:53un pouvoir immense
24:54qu'on est en train de donner
24:55à une petite poignée
24:57de sociétés tech
24:58qui, elles,
24:58vont engager tout ce savoir
24:59et vont avoir
25:00un pouvoir d'influence
25:01qui, pour le coup,
25:02un pouvoir d'influence
25:03qui, pour moi,
25:04est encore plus énorme
25:05avec l'IA,
25:06avec les LLM
25:07que celui qu'on avait
25:07jusqu'à aujourd'hui,
25:08même celui des réseaux sociaux.
25:09Je pense qu'on est largement
25:10là.
25:10On ne peut pas faire
25:11une pause tout seul.
25:12On ne peut pas faire
25:12une pause tout seul.
25:13Moi, j'aimerais que le marché
25:14en fasse une pause
25:15tout simplement mondialement,
25:17globalement,
25:18les sociétés de la tech
25:19et qu'on réfléchisse
25:19un peu sur nos impacts
25:21sociétaux,
25:23planétaires,
25:24déjà global,
25:25écologiques,
25:25mais aussi humains
25:26pour les humains
25:27au quotidien.
25:28Un vœu pieux, donc.
25:29Oui.
25:31Alexandra.
25:32Moi, ça rejoint un peu
25:33ce que dit Margarita,
25:34mais en plus réaliste.
25:35Je ne veux pas changer le monde.
25:37Je dirais qu'il faut garder
25:38une capacité de discernement,
25:40justement,
25:40dans un monde
25:41qui va très vite
25:42en termes de géopolitique
25:43complètement instable,
25:44en numérique,
25:45ça va très vite.
25:46Ça rejoint un peu
25:46ce que vous dites,
25:47mais je pense que
25:48ce n'est pas au monde
25:48de s'arrêter,
25:49c'est à nous de nous poser,
25:50donner du sens à tout ça,
25:53réglementer,
25:54mais de manière raisonnée,
25:55en comprenant les mécaniques
25:56de l'humain, etc.,
25:57et de comprendre
25:58qu'on est effectivement
25:58dans une société
25:59où il y a la captation
26:00de l'attention, etc.,
26:01et comment est-ce qu'on réagit
26:02face à ça,
26:03comment est-ce qu'on nous protège,
26:04comment on protège nos enfants.
26:06C'est-à-dire que ce sujet
26:07soit pris peut-être
26:08un petit peu plus en amont.
26:09Avec un peu plus de hauteur.
26:11Et au sérieux aussi
26:12par les décideurs
26:13de politique publique.
26:15Oui, totalement.
26:16Avec peut-être une pédagogie
26:17chez les politiques aussi.
26:19Moi, ce que je vois,
26:19c'est que pour l'instant,
26:19c'est la manière
26:20dont les politiques s'en emparent,
26:22c'est tout le temps
26:22quand c'est négatif.
26:24Oui.
26:24En fait, c'est quand le numérique
26:25devient une catastrophe
26:27en fait pour la société.
26:28Ce serait intéressant
26:29de voir aussi le potentiel.
26:31Ça, c'est mon vœu,
26:32moi, 2026,
26:33de regarder ce que nous,
26:35en France, en Europe,
26:36on est capable de produire
26:37dans la tech.
26:38Comment on peut sortir
26:39peut-être de certains
26:39écosystèmes de GAFAM
26:41en trouvant son bonheur
26:43dans des choses
26:43qui se font en Europe
26:45ou en France,
26:46y compris dans les smartphones.
26:47On a des alternatives
26:48aujourd'hui
26:49dans tous les domaines,
26:51sur tous les logiciels,
26:52toutes les plateformes,
26:52tous les matériels.
26:54Pardon, c'est le début d'année.
26:56Qui existent aujourd'hui
26:58en France, en Europe.
26:59Et j'aimerais que ce soit
26:59beaucoup plus visible
27:01et porté par tout le monde.
27:03Voilà pour mon vœu.
27:04Il nous reste une minute
27:05juste pour conclure
27:06sur la tendance
27:08qui vous a semblé
27:08vraiment chouette
27:10et que vous voyez émerger
27:11un peu là en ce moment.
27:12C'est au CES de Las Vegas
27:13que ça se passe.
27:14Mais on sait bien
27:15que c'est des tendances
27:15un peu plus long terme.
27:17Margarita,
27:18vous avez évoqué la robotique.
27:19La robotique, oui,
27:20effectivement, domestique.
27:21Moi, j'étais assez impressionnée.
27:22Donc, de l'électroménager
27:23un peu plus intelligent, quoi.
27:24Pas tellement.
27:25Plutôt,
27:25ces humanoïdes
27:26qui sont capables
27:27de faire des mouvements
27:28quand même assez libres
27:29et assez fluides
27:30que je trouve assez impressionnants
27:31et par le fait
27:32d'avoir effectivement
27:33entendu
27:34un des présentateurs
27:35d'une des entreprises
27:37qui disaient
27:37on n'a pas besoin
27:38de respecter
27:39les mouvements humains
27:40et on peut aller bien au-delà
27:41pour faire de l'efficacité.
27:42Donc, j'ai trouvé ça
27:43assez intéressant.
27:44Et là aussi, la robotique,
27:45il faut qu'on accélère,
27:46nous, en Europe, là-dessus.
27:47Pascal, juste rapidement.
27:49L'IA
27:49qui est plus simplement
27:50une fonctionnalité supplémentaire
27:51mais qui devient
27:52le principe de conception
27:53du produit.
27:54Très bien.
27:55Alexandra ?
27:55La santé connectée
27:57qui a été plutôt
27:58pas mal présente
27:59avec notamment
28:00on a des champions français
28:01comme la balance connectée,
28:02etc.
28:03qui va être vraiment
28:04à mon avis
28:04qui va apporter
28:05beaucoup de choses.
28:05Merci beaucoup
28:06à tous les trois
28:07d'avoir ouvert ce Smartech
28:08et cette année 2026
28:09ensemble.
28:10Encore meilleurs voeux
28:11à tous,
28:12à vous qui nous regardez
28:13avec grande fidélité.
28:14C'était le grand débrief
28:15de la tech de Smartech.
28:16On se retrouve
28:17dès lundi prochain
28:18sur la chaîne.
28:19Bis smart,
28:19à très bientôt.
28:20Sous-titrage Société Radio-Canada
28:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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