Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Samedi 7 mars 2026, retrouvez Anne-Charlotte Fredenucci (Présidente, Ametra) dans GÉNÉRATION IMPACT, une émission présentée par Julien Lescs.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03Quels sont vos enjeux à vous ? Quels sont vos grands défis à relever ?
00:06Nos grands défis aujourd'hui sont des défis humains.
00:09La société d'ingénierie qui est devenue le groupe Ametra,
00:12je reparlerai dans une seconde de la session de nos usines,
00:15la société d'ingénierie qui est devenue le groupe Ametra
00:18est une société qui a une grande richesse,
00:21ce sont ses ressources, ses collaborateurs.
00:23Donc notre premier défi en matière d'ESG,
00:27c'est de parler à nos collaborateurs, de les embarquer dans des sujets ESG,
00:31de les emmener sur des sujets de mentorat,
00:33de féminiser nos métiers qui sont des métiers techniques très masculins,
00:37de travailler sur des sujets de handicap,
00:40de travailler sur notre première richesse,
00:43notre première matière qui est l'humain.
00:46Je vais quand même dire un mot de nos usines
00:48et puis ça nous donnera l'occasion de faire le lien sur la décarbonation.
00:51Pour boucler le deuxième recentrage, oui, tout à fait.
00:52Voilà.
00:54Au 30 septembre 2025, nous avons cédé nos usines
00:59à un groupe familial de taille plus importante.
01:02Ces usines, quand elles sont sorties du groupe,
01:04s'apprêtaient à faire là sur l'exercice en cours 23 millions de chiffres d'affaires
01:07pour rejoindre un groupe
01:09et elles ont quitté le groupe Ametra
01:10pour rejoindre un groupe qui faisait plus de 100 millions de chiffres d'affaires.
01:13Donc au total, on sera à plus de 125 millions de chiffres d'affaires.
01:16Il y a une vraie notion de taille critique
01:17et c'était important pour moi
01:18que ces usines puissent atteindre une taille critique en juillet
01:21quand j'ai fait l'annonce aux collaborateurs de ce projet de session.
01:24Je leur ai dit, je peux garantir votre emploi dans un an, dans cinq ans.
01:27Je peux garantir qu'on sera toujours chez Thalès, Dassault, Airbus en premier rang.
01:31Mais dans dix ans ou dans vingt ans, je ne sais pas.
01:33Je ne sais pas si je peux garantir l'emploi sur les territoires
01:37autour de Saumur, là où vous êtes implanté,
01:39en France, mais c'est vrai aussi pour les équipes à l'étranger.
01:43Et si on rejoint le groupe NSE, là, on atteint une taille critique.
01:47Donc les sujets de cybersécurité, les sujets de décarbonation,
01:50les sujets de sécurisation des sites,
01:51les sujets de taille critique pour acheter des composants auprès de fournisseurs
01:55en ayant une capacité de négociation plus importante.
01:58Tous ces sujets-là, demain, si vous rejoignez le groupe NSE,
02:00vous faites un bond en avant immense
02:02et ça vous stabilise dans la durée.
02:05Et puis la contrepartie, si je me replace du point de vue engineering,
02:08c'est qu'on se ressente sur un cœur de métier qui est vraiment lisible.
02:11Donc je pense que ça a du sens pour les équipes d'Aix à Métra Intégration,
02:14maintenant NSE en joue,
02:15et ça a du sens pour les équipes d'engineering.
02:17Donc là, vous avez cédé ou vous avez échangé des actions ?
02:20On a cédé.
02:20Donc cette partie-là est complètement sortie du groupe.
02:23Mais comme vous me parliez en jeu ESG,
02:25ce que je voulais préciser, c'est que dans ces usines-là,
02:27qui ont maintenant rejoint le groupe NSE,
02:30on avait lancé des actions de décarbonation
02:33parce qu'évidemment, dans l'industrie,
02:35la décarbonation est un enjeu qui est plus important.
02:37On a des enjeux de scope 1, 2, 3,
02:40qui sont des enjeux lourds sur lesquels on est attendu par nos clients.
02:44On avait par exemple signé avec Thalès,
02:47toujours dans cette branche fabrication,
02:49un engagement sur la décarbonation.
02:52On avait rejoint le label de l'UIMM engagé responsable.
02:56Bref, on avait mené un grand nombre de sujets autour de l'ESG,
03:00mais qui étaient des sujets peut-être plus larges
03:02que les sujets humains sur lesquels on va reparler pour Amétra Engineering.
03:06Comment vous choisissez ce groupe familial
03:10pour céder un tiers de l'activité quasiment du groupe et de son histoire ?
03:16J'imagine que ça n'a pas été facile ?
03:18Non, ça n'a pas été facile.
03:19Franchement, le 30 septembre au soir,
03:20j'ai eu un petit coup de déprime, on peut le dire,
03:23parce que je suis toujours très attachée à cette équipe,
03:27mais qui n'est plus mon équipe.
03:30Comment j'ai choisi ce groupe ?
03:31Depuis plusieurs années, je réfléchis à l'idée de savoir
03:34comment est-ce qu'on va rendre aussi robuste que possible
03:37cette branche de fabrication.
03:40Et depuis plusieurs années, je me dis,
03:42si on choisit l'option cession,
03:44NSE est vraiment l'entreprise à laquelle j'aimerais céder,
03:46parce que c'est une entreprise familiale,
03:48c'est une entreprise dont je connais le fondateur depuis très longtemps.
03:51Et il se trouve que mon père était moitié au Vernier,
03:53et le fondateur, François Lacoste, est au Vernier.
03:55Je le salue à travers ce message.
03:58Donc il y a des proximités de valeurs,
04:00des proximités culturelles,
04:01on se connaît depuis des années,
04:02on se fait confiance, je pense.
04:05On est chez les mêmes clients.
04:06Bref, c'était vraiment une sorte de grand cousin
04:10qu'on regardait de loin, qu'on suivait de loin.
04:13Et le jour où les offres sont arrivées sur la table,
04:16les Auvernières sont radins,
04:17ce n'était pas la meilleure offre.
04:19Bon, ça m'a fait sourire,
04:21parce que moi-même, je suis radine sur certains sujets,
04:24et quand mes équipes me proposent des plans d'investissement,
04:26je souris, je leur dis,
04:27vous avez oublié que j'étais au Verniat.
04:29Voilà, ce n'était pas la meilleure offre financière,
04:31mais moi, j'ai considéré que c'était la meilleure offre quand même au global.
04:36Et c'est donc NSE qu'on a choisi
04:38pour poursuivre l'aventure d'un maître intégration
04:41qui est devenu NSE en jour.
04:43Génial.
04:44Bon, donc du coup, maintenant, vous avez recentré vos activités,
04:47et donc sur ces activités qui vous restent,
04:50quels sont vos enjeux, là, aujourd'hui,
04:52avec vos clients sur les thématiques d'impact,
04:56notamment environnemental, que vous devez relever ?
04:58Nos clients sont effectivement de plus en plus exigeants avec nous
05:01en matière d'ESG.
05:03Ils nous demandent de nous engager,
05:05ils nous demandent de démontrer que nous nous engageons.
05:07Alors, ça tombe bien, parce que chez Ametra,
05:09c'est un sujet que moi, j'ai eu envie de porter depuis longtemps.
05:14On a commencé à s'engager en signant le pacte
05:16des Nations Unies, il y a presque dix ans maintenant,
05:18le Global Compact.
05:19Le pacte des Nations Unies, c'est un engagement
05:22par lequel Ametra dit,
05:25voilà, tous les items sur lesquels je vais mener un plan d'action,
05:30et on publie un rapport qui est, tous les ans,
05:33tous les deux ans, on publie un rapport,
05:34on actualise notre rapport pour dire,
05:36voilà les sujets sur lesquels on s'engage,
05:38sur la base des items réclamés par le pacte des Nations Unies.
05:40Ça, c'était notre premier engagement.
05:43Le deuxième, depuis quelques années maintenant,
05:46nous sommes Ecovadis.
05:48Ecovadis est un label ESG bien reconnu.
05:51Alors, on a été bronze, on a été silver,
05:53et puis re-bronze, et puis j'espère que cette année,
05:54on sera de nouveau silver.
05:56Ce label bronze, silver, gold,
05:58dépend en fait, si vos auditeurs ne le savent pas,
06:01du pourcentage d'entreprises qui sont au-dessus
06:04ou en dessous de vous.
06:05Donc, en fait, il faut progresser tous les ans
06:06plus vite que les autres.
06:07C'est ça.
06:08Donc, on a été silver une année,
06:09et puis les autres ont progressé plus vite que nous,
06:11mais on espère cette année qu'on va progresser
06:12encore plus vite et redevenir silver.
06:15Pour progresser, c'est quoi vos territoires ?
06:19J'allais y venir, parce que tout ça,
06:20ce n'est qu'un label qui vient finalement saluer
06:22des actions qui ont été menées sur le terrain.
06:26Pour revenir à l'humain,
06:28un sujet qui est bien sûr suivi par Ecovadis
06:31et qui me tient à cœur,
06:32c'est l'égalité de manière générale dans l'entreprise
06:37et notamment l'égalité femmes-hommes.
06:40On est dans un métier très technique,
06:42je le disais tout à l'heure,
06:43on a à peu près 22% de femmes
06:45qui sortent des écoles d'ingénieurs
06:46et les écoles d'ingénieurs mécaniques,
06:48on est plutôt beaucoup plus bas
06:50que le pourcentage que j'évoquais à l'instant.
06:54Donc, comment est-ce qu'on recrute des femmes ?
06:57Comment est-ce qu'on les fait progresser dans l'entreprise ?
06:59Comment est-ce qu'on les met en lumière ?
07:00Comment est-ce qu'on les met en visibilité ?
07:02Comment est-ce qu'on leur garantit une carrière dans l'entreprise ?
07:04Tout ça, tous ces sujets sont des sujets
07:07qu'on regarde de très très près.
07:09Alors, on a un index égalité femmes-hommes.
07:12Alors, sur les derniers 20 points de pourcentage,
07:15on n'est pas très bons
07:16parce que ça regarde dans l'équipe de direction
07:18quelle est l'égalité entre les femmes et les hommes
07:20et pas de chance,
07:20Madaf qui est une femme
07:21et moi, nous sommes dans une entité à part.
07:24Donc, si on...
07:25Ce n'est pas compté.
07:25Non, ce n'est pas compté.
07:27Donc, je vais me limiter aux 80 qui n'intègrent pas
07:29ce leadership féminin
07:31dont je suis certaine que tout le monde comprend
07:33qu'il est une réalité chez Ametra.
07:34Sur ces 80 autres pourcents,
07:36on est à 79.
07:3779 sur 80,
07:38ça suit l'égalité des salaires,
07:41la façon dont sont traitées les femmes
07:42qui reviennent après les congés maternités,
07:44les promotions des femmes, etc.
07:46On a quand même un excellent index égalité femmes-hommes
07:49mais on ne s'arrêtera que quand on sera à 80 sur 80
07:53et même à 100 sur 100
07:54si on arrive à faire jouer la réintégration de la holding
07:57dans le reste du groupe.
07:59Donc, ça, c'est un premier grand axe,
08:01l'égalité femmes-hommes.
08:03Il y a un autre sujet dans l'égalité qui me tient à cœur,
08:06c'est le sujet du handicap.
08:08On mène des journées de sensibilisation au handicap,
08:11on fait des campagnes d'affichage,
08:12on met des vidéos en ligne,
08:14on fait des publications sur notre intranet.
08:18En fait, on s'est rendu compte
08:19que certains de nos collaborateurs
08:21étaient en situation de handicap
08:22et n'osaient pas se déclarer
08:24ayant peur que ça limite leur employabilité,
08:28que leurs collègues portent un regard différent sur eux,
08:31que leur employeur porte un regard différent sur eux.
08:33Donc, on a fait beaucoup de campagnes
08:34de sensibilisation là-dessus
08:35et ça a apporté ses fruits
08:37puisqu'on a des collaborateurs
08:38qui étaient chez nous depuis quelques années
08:39qui ont accepté de déclarer leur handicap.
08:43Et là, on se dit, tant mieux,
08:45on a réussi à changer le regard
08:47qu'ils portaient eux-mêmes
08:49sur la façon dont le handicap était considéré dans l'entreprise.
08:53Un troisième sujet sur l'égalité
08:55qui me tient peut-être encore plus à cœur
08:57que tout le reste,
08:59c'est l'égalité des chances.
09:01Moi, j'ai grandi dans une famille
09:02où on m'a donné une éducation.
09:04Ma famille était plutôt aisée.
09:06On m'a payé mes études.
09:08Et ça, c'est une chance extraordinaire.
09:10Et tout le monde n'a pas cette chance.
09:11Et donc, chez Ametra, nous soutenons une association
09:13qui s'appelle Article 1.
09:15Article 1, comme le premier article
09:18de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
09:22Cet article qui dit
09:23les hommes naissent libres et égaux en droit.
09:26Et donc, pour que chacun naisse véritablement
09:28libre et égaux en droit,
09:29quand on est dans une ZUP,
09:31dans une zone difficile
09:32et qu'on a les capacités
09:33à faire des études supérieures,
09:34il faut être accompagné particulièrement.
09:36Et c'est ce à quoi Article 1 se dédie.
09:41Donc, nous avons deux formes de soutien à Article 1.
09:44D'abord, nous leur versons de l'argent
09:45pour les aider à financer leur activité,
09:48leur fonctionnement.
09:49Et ensuite, nous avons une activité de mentorat.
09:51C'est-à-dire qu'il y a des collaborateurs,
09:52des collaboratrices chez Ametra
09:54qui s'engagent à suivre un étudiant
09:57accompagné par Article 1
09:58pendant au minimum un an
10:00et si possible toute la durée de sa formation
10:02de façon à lui expliquer
10:03comment ça se passe dans l'entreprise.
10:05Quand vous avez des parents
10:06qui sont ouvriers dans une usine
10:09ou qui sont femmes et hommes de ménage
10:10ou qui ne connaissent pas ce monde
10:11dans l'entreprise,
10:12vous n'avez pas forcément les codes,
10:14vous ne savez pas comment vous présenter
10:15quand vous sortez de vos études
10:16auprès de votre employeur,
10:17vous ne savez pas comment évoluer
10:18dans votre carrière.
10:19Et avec un mentor,
10:20comme le sont les collaborateurs d'Ametra,
10:22eh bien, Article 1 arrive à démontrer
10:24que ces étudiants
10:27qui venaient de zones difficiles
10:30inversent la courbe.
10:31Avant, ils avaient un salaire moyen de sortie
10:33qui était en dessous de la moyenne de sortie
10:35de leur école
10:35et après, le mentorat par Article 1,
10:38en fait, ils sortent au-dessus en moyenne.
10:39Donc, il y a un vrai impact calculé
10:41d'Article 1
10:42et ça, je trouve ça formidable
10:43de pouvoir contribuer chez Ametra
10:45à cette égalité.
10:46Il y a une association
10:47qui ressemble dans la philosophie.
10:51Alors, je ne me rappelle plus de son nom,
10:53c'est dommage,
10:53mais elle est à Aix-en-Provence
10:55et elle utilise le rugby
10:57avec toutes les valeurs
10:58qu'on connaît de ce sport
11:00pour mentorer des étudiants
11:03et, en fait,
11:05ils leur apprennent le rugby
11:06et ensuite,
11:07ils leur montrent
11:08qu'avec les règles du rugby,
11:10finalement,
11:10ce sont les mêmes règles
11:11qu'on peut utiliser
11:12pour travailler à l'école,
11:15l'abnégation,
11:16la persévérance,
11:18le soutien, etc.
11:21et ils créent une boucle
11:22qui fait qu'ensuite,
11:23pour jouer au rugby,
11:24il faut travailler
11:25et donc,
11:26la boucle est vertueuse
11:27et, effectivement,
11:28ils font sortir des courbes
11:30l'échec finalement programmé
11:33de certaines personnes.
11:35C'est assez inspirant.
11:36Vous faites ces activités
11:37de mentorat
11:38et de philanthropie
11:39dans le cadre d'une fondation
11:40ou vous le faites directement ?
11:41Non, directement par Ametra
11:44et puisque vous parlez de rugby,
11:47on peut ajouter aussi
11:48qu'on soutient les activités sportives
11:51et associatives
11:52de nos collaborateurs.
11:53En fait,
11:54on a une conviction,
11:55chère Ametra,
11:55c'est que quand on vient travailler,
11:56on ne laisse pas
11:57sa personnalité à la porte.
11:58En fait,
11:59on vient aussi avec qui on est,
12:00avec ses tripes,
12:01avec ses passions
12:02et pouvoir partager ça
12:03avec ses collègues,
12:04c'est une fierté,
12:07ça donne du piment
12:08à la vie au bureau aussi
12:09et c'est pour ça
12:10que tous les ans,
12:12on fait remonter
12:13des demandes de subventions
12:15de nos collaborateurs
12:16qui sont,
12:17pour l'un sportif
12:19de VTT le week-end,
12:20pour l'autre passionné
12:25d'une autre activité,
12:27je pense à quelqu'un,
12:27une jeune femme
12:29qui est engagée
12:30pour donner des cours
12:31à des immigrés
12:34venus d'Asie
12:34pour leur permettre
12:35de s'intégrer en France.
12:37Bref,
12:37chacun présente son projet
12:38qu'il soit associatif,
12:40qu'il soit sportif
12:41et puis on a une présélection
12:43qui est faite
12:44par les managers locaux
12:46et puis le comité de direction
12:48à la fin tranche
12:48sur la base
12:49des projets
12:50qui ont été retenus
12:51et tout au long de l'année
12:52on publie
12:53dans notre,
12:54ce qu'on appelle
12:54la Metra News,
12:55on publie des nouvelles
12:57de telle personne
12:58qui est partie
12:58faire du VTT le week-end
13:00ou telle personne
13:01qui a fait tel voyage
13:03en Asie
13:04pour tel projet
13:06et c'est fantastique
13:07de suivre
13:07ces très beaux projets
13:08de nos collaborateurs.
13:11Si je vous projette à,
13:12moi j'aime bien
13:13faire cet exercice
13:13avec les familles
13:14que j'accompagne
13:15parce que les familles
13:17entrepreneuriales,
13:18je dis souvent,
13:18elles ont quatre capitaux.
13:20Elles ont le capital financier
13:21comme n'importe quelle
13:21famille entrepreneuriale
13:22mais elles ont un capital
13:24réputationnel
13:24qui est parfois plus important
13:25que le capital financier.
13:27Elles ont un capital humain
13:28qui sont les forces vives
13:30de l'entreprise
13:31mais aussi de la famille
13:32et des générations à venir
13:33et puis elles ont
13:35un capital sociétal
13:36très fort,
13:37social et ou environnemental
13:38et souvent parce que
13:39lorsqu'elles deviennent
13:40des ETI,
13:41elles sont dans leur territoire
13:42et en fait,
13:42elles savent ce qu'il y a
13:43à faire dans leur territoire
13:44et elles n'ont pas besoin
13:45d'aller à l'autre bout
13:45de la planète
13:47pour être impactantes
13:48d'une certaine manière.
13:50Il y a plein d'études
13:51qui ont fait des études
13:53sur l'impact
13:53de ces familles entrepreneuriales
13:54et en fait,
13:55à chaque fois,
13:55elles disaient
13:55mais nous de l'impact,
13:56on l'a toujours fait.
13:58Ok, le mot s'appelle
13:59impact aujourd'hui
13:59mais de quoi vous parlez en fait ?
14:01Ça ne s'appelait pas
14:02comme ça avant
14:04comme les Messieurs Jourdains
14:05de l'impact finalement.
14:07C'est ça,
14:07mais parce que ces familles
14:07ont ces quatre capitaux
14:09qui leur sont propres
14:12et donc,
14:13vous êtes en train
14:14de devenir une belle ETI
14:16et j'ai reçu récemment
14:19Alexandra Mathieu-Jon
14:20qui disait qu'une ETI
14:21c'était une entreprise
14:23de taille idéale.
14:25C'est joli.
14:25Je trouvais ça assez joli
14:26et assez smart
14:27et notamment parce qu'on souffre
14:29en France,
14:29on n'a que 7000 ETI aujourd'hui.
14:32On en a quand même 7000
14:34grâce au Pacte du Treil.
14:35Si on n'avait pas eu
14:35le Pacte du Treil,
14:36on serait probablement à 5.
14:39Nos voisins allemands,
14:40italiens, espagnols
14:40en ont 12 milliers.
14:43Et donc,
14:43on voit bien que
14:44c'est ce qui forge
14:45aussi nos territoires,
14:46c'est ce qui crée les emplois,
14:47c'est ce qui permet aussi
14:48de poser les valeurs.
14:52Et donc,
14:52si je vous projette
14:53à 20 ans,
14:56c'est quoi votre rêve
14:56pour votre groupe Ametra ?
14:59Mon rêve pour Ametra
15:01et Ametra devenu
15:02cette branche ingénierie,
15:04c'est de réaliser
15:05une croissance
15:06en allant au moins
15:07jusqu'à 1000 personnes
15:08et de renforcer
15:10tout ce qu'on fait
15:11depuis 10 ans
15:12ou depuis 15 ans.
15:13C'est-à-dire d'aller
15:14vers des projets
15:14de plus en plus complexes,
15:15de continuer à travailler
15:17pour nos grands clients.
15:19Alors,
15:20on a évoqué le nucléaire,
15:21la défense,
15:21l'aéronautique.
15:22Ce qui est marquant
15:23chez Ametra,
15:23c'est qu'on travaille
15:24chez tous les grands noms
15:25de ces secteurs d'activité.
15:26Donc,
15:27des projets
15:27de plus en plus complexes,
15:28des projets
15:28de plus en plus gros.
15:29Aujourd'hui,
15:30on prend des projets
15:30au forfait
15:31pour 2 millions d'euros.
15:32Il y a 10 ans encore,
15:33déjà 200 000 euros,
15:34on trouvait que c'était
15:37acrobatique.
15:37Donc,
15:38prendre des projets
15:38de plus en plus complexes,
15:39toujours en rang 1
15:40chez les grands clients,
15:42élargir les métiers
15:43sur lesquels on travaille.
15:44Aujourd'hui,
15:44on parle de métiers
15:46de bureau d'études,
15:46conception mécanique,
15:47électrique,
15:48électronique,
15:49soft.
15:50C'est ce qu'on appelle
15:51dans notre jargon
15:51la descente du cycle en V.
15:53C'est-à-dire que
15:53sur la maturité
15:54d'un produit,
15:54il y a la descente
15:55du cycle en V
15:55où on investit,
15:56on développe,
15:57on est sur la R&D.
15:58Puis ensuite,
15:58il y a toute la remontée
15:59du cycle en V
16:00où on est sur la phase
16:02industrialisation,
16:03fabrication.
16:03Et aujourd'hui,
16:04on ne met pas
16:04à disposition
16:05de nos clients
16:06des ingénieurs
16:07et des techniciens
16:08sur ces métiers-là.
16:08Donc,
16:09demain,
16:09peut-être développer
16:10ces activités-là.
16:11On sait qu'on est attendu
16:12par nos clients
16:14à l'international
16:15en 2026.
16:16Si tous les voyants
16:18sont alignés,
16:18que les budgets
16:19sont respectés,
16:20on vise
16:21de s'implanter
16:21en Belgique.
16:23Et demain,
16:24ça sera,
16:24et après-demain,
16:25ça sera encore
16:25d'autres implantations.
16:28Donc,
16:29pour revenir
16:29à votre question,
16:30plus loin,
16:31plus fort,
16:32plus ça mettra.
16:33Vous me disiez,
16:34j'avais bien aimé,
16:35je pense pour nos auditeurs,
16:37c'est important,
16:37c'est que vous avez
16:38quand même
16:38deux particularités.
16:40L'une,
16:40c'est d'être centré
16:41sur les industries
16:42souveraines et complexes.
16:44Vous pouvez un peu
16:45expliquer à nos auditeurs
16:46ce que c'est,
16:46parce que ça touche
16:47le civil,
16:47la défense,
16:47etc.
16:48Effectivement,
16:48c'est des noms
16:48qu'on connaît,
16:50mais ça peut faire opaque
16:52ou rêver
16:52en fonction des personnes.
16:54Si on parle
16:55de la vision d'Ametra,
16:56la vision d'Ametra,
16:57c'est d'être
16:57l'ingénieriste
16:58des industries souveraines
16:59en environnement complexe.
17:01Alors,
17:01qu'est-ce que ça veut dire
17:02les industries souveraines ?
17:03Ce sont des industries
17:05qui sont tournées
17:06vers la défense,
17:07mais qui ont parfois
17:08un pendant civil.
17:09Typiquement,
17:09l'aéronautique,
17:11civil et militaire,
17:13ce sont deux piliers
17:14qui vont de pair.
17:16On ne peut pas séparer
17:17l'aéronautique civile
17:18de l'aéronautique militaire.
17:19Donc,
17:19à partir du moment
17:20où on travaille
17:21pour Dassault,
17:23on travaille sur les Falcon
17:24et on travaille sur les Rafales.
17:26Dans le nucléaire,
17:27c'est pareil.
17:27Si on veut être
17:28l'ingénieriste du nucléaire,
17:29si on veut renforcer
17:30notre position
17:31et elle est déjà très forte
17:32aujourd'hui dans le nucléaire,
17:34il faut continuer
17:34à travailler
17:35sur le nucléaire civil
17:37ou de recherche
17:38et sur le nucléaire militaire
17:40chez un client
17:40comme Technicatome.
17:43Idem dans la défense terrestre,
17:44KNDS, MBDA
17:45sont des clients importants,
17:46mais le pendant
17:47de la défense terrestre,
17:48c'est les matériels
17:50roulants spécifiques
17:51que ce soit
17:52dans le ferroviaire
17:52ou que ce soit
17:53des camions,
17:54des machines agricoles.
17:55Voilà,
17:56donc ça,
17:56c'est ce qui définit
17:57chez Ametra
17:58les industries souveraines.
17:59Ce sont les industries
18:00de défense
18:01et leurs pendants civils
18:02qui sont intrinsèquement liés
18:04et l'environnement complexe
18:05qui est une autre partie
18:06de notre ADN.
18:08C'est ce qui fait
18:12que les ingénieurs
18:12et les techniciens
18:13chez Ametra
18:13sont passionnés.
18:15On n'a pas peur
18:16d'aller mettre
18:16les mains dans le cambouis
18:17de projets complexes.
18:19Là où d'autres concurrents
18:20dans l'ingénierie
18:20feraient,
18:21pour revenir à ce qu'on évoquait
18:22sur le premier métier
18:23de mon père,
18:24de l'intérim déguisé,
18:25nous on ne fait pas
18:26d'intérim déguisé.
18:27On est très engagés
18:28sur le forfait,
18:29déjà deux tiers
18:30de notre activité
18:30se fait au forfait
18:31et on est capables
18:32d'aller jusqu'au produit.
18:33Sur des outillages,
18:34des moyens sols
18:35pour l'aéronautique
18:36et pour le spatial,
18:37on a pris l'année dernière
18:38un gros projet
18:40pour près de 2 millions d'euros
18:41pour un client du spatial
18:43et on est allés livrer
18:44à Kourou
18:44le moyen d'assemblage
18:46du long terme.
18:46Donc là,
18:47vous prenez votre risque aussi
18:48puisque vous mettez
18:49un forfait
18:50et vous croyez en vos équipes
18:51d'être en capacité
18:52de développer quelque chose
18:54dont vous ne savez pas encore
18:55qu'il existe.
18:56Vous savez qu'il va exister
18:57mais vous allez travailler
18:57sur une conception,
18:59vous allez probablement
19:00rencontrer des étapes difficiles
19:02et vous ne les maîtrisez pas toutes
19:03au moment où vous l'aurez.
19:04C'est le principe
19:04de l'engagement au forfait.
19:06On part sur la base
19:07d'un cahier des charges
19:08du client
19:09et puis on lui donne
19:11un prix,
19:12on lui dit
19:13tu m'as donné
19:13cette expression de besoin,
19:15tu veux arriver là.
19:16Moi je sais que je vais
19:17mettre à peu près
19:1810 000 heures
19:19pour arriver là
19:19donc je mets une étiquette de prix
19:21et puis maintenant j'y vais
19:22et si je mets 8 000 heures
19:23tant mieux,
19:24c'est pour moi
19:25mais si je mets 12 000 heures
19:26ou 20 000 heures
19:26ou tant pis,
19:29j'irai jusqu'au bout.
19:31Et d'ailleurs
19:31on a évoqué
19:32quand on a préparé
19:34cette émission
19:34les valeurs d'Ametra.
19:36Les valeurs d'Ametra
19:37c'est respect,
19:38passion,
19:40détermination.
19:41Et le respect
19:42et la détermination
19:44si on doit parler
19:45des engagements
19:46au forfait
19:46c'est à la fois
19:47bien sûr le respect
19:48de nos collaborateurs
19:48mais là quand on parle
19:49d'engagement au forfait
19:50c'est le respect du client
19:52et la détermination
19:53à aller jusqu'au bout.
19:55On n'a pas peur
19:55de s'engager au forfait
19:56c'est vrai que parfois
19:57en tant qu'actionnaire
19:59je me dis que je dormirais mieux
20:00la nuit
20:00si on faisait que
20:01de l'assistance technique
20:02qu'on n'envoyait que
20:03des collaborateurs
20:04en mission chez les clients
20:05mais c'est pas ça
20:06notre ADN.
20:07En fait on n'a pas peur
20:08d'aller dans l'environnement
20:09complexe,
20:09on n'a pas peur
20:10de faire du forfait
20:10on ne gagne pas toujours
20:12à chaque coup
20:12mais c'est ça qui fait
20:13qu'on est différenciant
20:14pour nos clients
20:15pour nos collaborateurs
20:16et c'est ça qui fait
20:17qu'on est fidèle
20:18à nos trois valeurs
20:20l'aspect passion
20:21détermination.
20:21Ces industries
20:22pour lesquelles vous travaillez
20:24comme acteur de premier rang
20:25vous l'avez dit
20:26en fait tout le monde
20:27les connaît de nom
20:28par contre peu
20:29probablement connaissent
20:30votre nom
20:31mais je suis sûr
20:31que vos clients
20:35vous décrirait
20:37d'une manière
20:38très claire
20:39très précise
20:40qu'est-ce qu'ils disent
20:41de vous vos clients
20:42comme
20:43je ne sais pas
20:44si vous appelez un prestataire
20:45ou un partenaire
20:47comment vous sauriez
20:48décrit à votre avis
20:49ou comment vous aimeriez
20:50être décrit par eux ?
20:51Alors je préfère
20:52partenaire
20:53certainement à fournisseur
20:54ou sous-traitant
20:56ou prestataire
20:56c'est vrai que
20:57dans beaucoup de cas
20:58on est quand même
20:59vraiment partenaire
21:00avec nos clients
21:00parce que
21:01comme on intervient
21:02sur la R&D
21:03sur le développement
21:03de nouveaux produits
21:04de nouveaux systèmes
21:05on intervient très en amont
21:07dans leurs réflexions
21:07sur leur projection
21:09dans l'avenir
21:10on peut par exemple
21:11partager avec nos clients
21:13des sujets
21:13qui sont travaillés
21:15dans nos labos
21:16on a de la R&D
21:16chez nous
21:17on a trois docteurs
21:18qui travaillent
21:18sur fond propre
21:19à développer des sujets
21:20par exemple
21:21autour des métamatériaux
21:22j'ai peur qu'on ait pas
21:23le temps de creuser
21:23la question des métamatériaux
21:24mais vous pouvez aller
21:25sur le site d'Ametra
21:26sur le blog d'Ametra
21:27si vous êtes curieux
21:28pour en savoir plus
21:28Mais en deux mots
21:28c'est quoi les métamatériaux ?
21:30Les métamatériaux
21:31en fait ce sont des matériaux
21:32composés de plusieurs éléments
21:35qu'on peut imprimer en 3D
21:36par exemple
21:36vous imprimez en 3D
21:37et à chaque endroit
21:39à chaque couche
21:40de la pièce
21:40que vous imprimez
21:41vous allez mettre
21:42exactement la composition
21:44par exemple
21:45de titane
21:46et de fer
21:47dont vous avez besoin
21:47à cet endroit-là
21:48parce que c'est exactement
21:51les particularités
21:52les particularités physiques
21:54dont vous avez besoin
21:55à cet endroit-là
21:56précisément
21:56de la pièce
21:57donc on a
21:58on a tout un travail
21:59sur les métamatériaux
22:00et quand on parle de ça
22:01à nos clients
22:02ils sont passionnés
22:03ils nous disent
22:03mais venez
22:04il faut que vous rencontriez
22:05mon directeur de la R&D
22:06il y a des choses à faire
22:08voilà
22:08on travaille
22:09avec l'ECE
22:10qui est l'école centrale
22:12d'électronique
22:12sur un POC
22:14sur un proof of concept
22:17autour de la capitalisation
22:19de la connaissance
22:20avec des briques
22:21d'intelligence artificielle
22:22quand l'ECE a lancé
22:23son lab IA
22:25son laboratoire
22:25autour de l'intelligence artificielle
22:27on avait par exemple
22:28MBDA
22:29qui était comme nous
22:30partenaire de ce lab IA
22:31donc on a vraiment
22:32des sujets
22:32qu'on partage avec nos clients
22:34qui sont des sujets
22:35de projection dans l'avenir
22:36des sujets de R&D
22:37des sujets de développement
22:38et ça c'est passionnant
22:40c'est passionnant
22:40voilà
22:43Anne-Charlotte
22:43c'est passionnant
22:44on avait peur
22:44de ne pas avoir
22:45assez de choses à dire
22:46et en fait
22:46on arrive à la fin
22:47de cette émission
22:49on a une tradition
22:50chez Génération Impact
22:52c'est de demander
22:53à nos invités
22:56de se poser
22:57la question suivante
22:58si votre entreprise familiale
23:01était un membre
23:02de la famille
23:02un membre fictif
23:05qui serait-il
23:06ou qui serait-elle
23:07et de quelle génération ?
23:10alors ça c'est une question
23:11qui n'est pas facile
23:12un membre de la famille
23:13certainement
23:13parce que l'entreprise
23:14moi je la vis avec passion
23:17j'aime ce qu'on y fait
23:18je suis attachée
23:19à mes équipes
23:20et je me sens
23:20un vrai devoir moral
23:22de responsabilité
23:23envers l'entreprise
23:25en revanche
23:25c'est un membre
23:26de la famille à part
23:27parce que
23:28si je vous répondais
23:28que c'est mon mari
23:29j'en connais un
23:30qui ne serait pas très content
23:32mes enfants
23:33j'en ai déjà quatre
23:33mais surtout
23:34ça serait très infantilisant
23:35l'entreprise
23:35elle est adulte
23:36elle est capable
23:37d'évoluer
23:38de prendre ses choix
23:39de prendre ses décisions
23:40la génération du dessus
23:42non
23:43c'est plus la génération du dessus
23:44c'est certes
23:46un membre de la famille
23:47mais c'est vraiment
23:47un membre de la famille
23:48avec une position à part
23:49une situation à part
23:50il faudrait inventer
23:50un nouveau mot
23:51vous savez les indiens
23:52par exemple
23:53ils ont un mot
23:53pour chaque membre
23:54de la famille
23:55le frère du père
23:56ne se dit pas
23:56comme le frère de la mère
23:58il faudrait demander
23:59en indie
24:00comment est-ce qu'on peut
24:02caractériser
24:02ce membre de la famille à part
24:04je vais faire mes recherches
24:06et dès que j'ai trouvé
24:07je vous le dis
24:08merci beaucoup
24:09pour nous avoir rejoints
24:10sur cette émission
24:10j'en profite
24:11pour remercier
24:12toutes les équipes techniques
24:13merci pour votre écoute
24:16et vous dire à bientôt
24:17sur un prochain épisode
24:18de Génération Impact
Commentaires

Recommandations