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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 5 mars, Marc Riez, directeur général de VEGA Investment Solutions, et Gilles Moëc, chef économiste du Groupe AXA, se sont penchés sur l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient, les différents marchés financiers qui sont actuellement dans le rouge, la bonne performance de Palantir, champion de l'IA de défense, qui déjoue la tendance baissière, la crainte d'un retour à l'inflation à cause de cette escalade en Iran, le dollar qui profite de ces conflits, la politique monétaire de la FED et de la BCE en 2026, ainsi que la Chine qui accuse un coup de frein sur la croissance, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre, ils viennent de s'installer, confortables, Marc Ries.
00:08Bonsoir Marc.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Ravi de vous retrouver, je vous sens à l'aise.
00:12A l'aise, à l'aise.
00:13Directeur général de VGIS et je le vois très à l'aise aussi depuis Londres, depuis son fief londonien, Gilles
00:18Mouek, le chef économiste du groupe AXA.
00:19Bonsoir Gilles.
00:21Bonsoir.
00:21Ravi aussi de vous retrouver, on va évoquer les grandes perspectives macroéconomiques, l'impact de cette guerre au Moyen-Orient,
00:26l'impact peut-être monétaire aussi à venir et puis l'impact sur les différents marchés.
00:31D'abord le marché action.
00:32Marc, vous le suivez très près ce marché action.
00:35En Europe aujourd'hui, on repart de plus belle à la baisse.
00:37Hier on a eu un petit répit, puis aujourd'hui à l'instant, le CAC 40 à l'instant perd
00:411,3%.
00:41C'est vrai, c'était un répit hier, Guillaume, vous l'avez dit très justement, mais vous avez vu, c
00:47'était pas non plus un rebond.
00:49Or en général, quand on a eu comme ça des séances de fortes baisses, une simple stabilisation est plutôt de
00:55mauvaise augure.
00:55Donc, soit ça rebondit franchement, et là, on a quelque espoir, soit ça se met à stagner, et là, dans
01:01la plupart des cas, la suite du mouvement, elle est quand même à nouveau à la baisse.
01:08Et donc, je ne suis pas très surpris dans cette baisse de jeu.
01:10Ce que je constate quand même, c'est qu'une fois de plus, les actions européennes perdent plus de 6
01:15% cette semaine,
01:16alors que les actions américaines, ça ne leur fait ni chaud ni froid, le S&P 500 est à zéro
01:22à peu près, depuis le début de la semaine,
01:24et le Nasdaq s'offre même une hausse de 1%.
01:28Alors, certainement, ça met le doigt sur une réalité qui est incroyablement importante,
01:35c'est que la guerre, ça devient de la technologie.
01:37C'est ce que vous disiez à propos de ne pas l'en tir, on l'avait déjà vu avec
01:41la guerre en Ukraine,
01:42et Elon Musk avec ses satellites Starlink qui a permis aux Ukrainiens de se défendre, etc.
01:50Et donc, finalement, quand on parle de valeurs de défense, d'autonomie européenne, de valeurs militaires et tout ça,
01:58en fait, on parle de valeurs technologiques, d'intelligence artificielle, d'IA...
02:04Oui, on peut l'illustrer par Palantir, donc, qui gagne 12% sur une semaine à Wall Street.
02:09Alors, c'est incroyable, je vais vous raconter le truc, vous allez rebondir, vous allez me dire ce que vous
02:12en pensez,
02:12comment vous le vivez même, parce que c'est franchement, on vit les choses là.
02:16Avec la guerre en Ukraine, c'est la première guerre intelligence artificielle de l'histoire, avec la guerre en Ukraine.
02:22Illustration. Le Times nous révèle à quel point Palantir et l'IA sont à la base de ce qui est
02:27en train de se passer.
02:27Un seul logiciel de Palantir, en ce moment, permet à l'Amérique américaine de n'avoir que 20 analystes militaires,
02:3320 analystes militaires mobilisés sur l'Iran. 20 sur l'Iran, ils étaient 2000 sur la guerre du Golfe.
02:38On a divisé par 100 les ressources, les effectifs.
02:41En fait, l'IA de Palantir permet d'analyser d'immenses volumes de données, de proposer des cibles militaires,
02:45elle en propose à l'armée américaine des cibles militaires, les satellites, les drones, les capteurs au sol, les avions
02:49de surveillance.
02:50Toutes ces infos sont agrégées, analysées par les algorithmes de Palantir,
02:54qui détectent des schémas, hiérarchisent les menaces et proposent des plans d'action.
02:59Et le Times va plus loin en nous disant, en fait, Palantir, c'est le VTC de la guerre.
03:04C'est le Uber de la guerre, vous savez, pour commander un VTC.
03:08Pourquoi ?
03:08Il ne livre pas de pizza.
03:09Non, il livre autre chose. Il livre des troupes.
03:11En fait, de la même manière que l'application Uber met en relation les conducteurs et les courses,
03:15les outils d'IA de Palantir identifient rapidement les unités militaires les plus adaptées à une mission
03:20et proposent un plan pour les positionner.
03:22C'est à la fois extraordinaire et terrifiant.
03:26C'est-à-dire qu'on voit qu'on se dirige vers des guerres sans soldats, quelque part, d'une
03:31certaine manière.
03:33Un chef d'état-major bis.
03:34Alors déjà, au niveau de l'état-major, où clairement, ils peuvent évidemment faire beaucoup plus vite et beaucoup mieux,
03:40analyser beaucoup plus de données que le général, même le plus chevronné.
03:44Et puis au-delà de ça, on voit bien que c'est vraiment la puissance technologique
03:47qui permet d'avoir la supériorité sur l'adversaire.
03:51Et que là, une fois de plus, les États-Unis sont très largement en avance sur le reste du monde.
03:58Parce que toutes ces entreprises qui sont des grands acteurs de l'intelligence artificielle,
04:05que ce soit sur les hyperscalers, les logiciels, les techniques, toutes quasiment sont américaines.
04:13Mais est-ce que ça peut ruisseler dans le civil ?
04:15Parce qu'en fait, pendant bien longtemps, ces dernières années, il n'y avait plus d'innovation qui venait du
04:19militaire vers le civil.
04:20Et là, finalement, ça revient sur le domaine de la scène.
04:22Après, comment ça ruisselle en termes de productivité dans nos activités quotidiennes, dans nos entreprises ?
04:28Là, quand on voit que déjà, pour les analystes militaires, on peut passer de 2000 à 20 grâce à un
04:35logiciel,
04:35on imagine ce qui peut se passer dans tous les métiers d'analyse,
04:41qui aujourd'hui sont effectués par des analystes humains,
04:45et qui demain pourront être largement et avec beaucoup plus de facilité et de rapidité
04:53remplacés par des techniques comme celle-là.
04:54C'est vrai dans mon propre métier, dans le métier où les analystes financiers...
04:58Vous remplacez vos employés par de l'IA, c'est ce que vous êtes en train de vous dire ?
05:01Non, non, je plaisante.
05:01Pour l'instant, ce qu'on fait, ce n'est pas ça.
05:04Pour l'instant, ce qu'on fait, c'est qu'on utilise l'IA pour aider nos employés.
05:08Voilà.
05:09Bon, c'est déjà une première étape.
05:11J'espère qu'on s'arrêtera là et que nous, humains, aurons toujours un petit intérêt dans ce métier-là.
05:17Le rôle de Palantir au cœur de cette guerre au Moyen-Orient,
05:19Mathieu Jolivet vous le raconte parfaitement dans un article très complet,
05:22très illustré, vidéo à l'appui sur bfmbusiness.com, passionnant effectivement.
05:26Alors Gilles, on va vous retrouver bien sûr, chef économiste du groupe AXA,
05:30on va parler des grandes perspectives macroéconomiques,
05:32mais quand vous voyez ce rôle de Palantir qui, manifestement d'après le Times,
05:36parvient à lui seul à diviser par 100, diviser par 100 le nombre d'analystes militaires
05:40pour mener une guerre comme celle qui est en train de se jouer au Moyen-Orient.
05:43Qu'est-ce que vous vous dites ? Comment vous voyez le truc ?
05:45Le rôle futur de l'IA, l'impact sur les jobs, l'impact sur la croissance, sur la souveraineté,
05:49quel regard portez-vous ?
05:52Pour l'instant, on est dans la phase où on a un impact évident et manifeste de l'IA sur
05:58la croissance,
05:59mais c'est par le biais de l'accumulation de capital.
06:01Pour l'instant, c'est ça.
06:02L'effet absolument tangible, non niable, c'est qu'un tiers de la croissance américaine de 2025
06:12vient de l'investissement en logiciel et en hardware informatique,
06:16et qu'une bonne partie des gains de productivité horaires de 2025
06:20viennent aussi de ce qui s'est passé au sein même de la tech.
06:24Ce qui reste encore à démontrer, je suis désolé de mettre un tout petit peu d'eau tiède sur un
06:29tout cas,
06:30c'est l'effet effectivement de rissellement sur les autres secteurs d'activité.
06:36On a des taux d'adoption de l'IA aux États-Unis qui sont aux alentours de 20-25%
06:44des entreprises américaines qui déclarent être passées à utiliser l'IA.
06:48Pour l'instant, c'est quand même très compliqué d'en voir les effets absolument tangibles dans la productivité.
06:56Ça va sans doute venir, mais ça n'est pas encore là.
07:00Ce que ça nourrit, en revanche, et ça j'en suis plus persuadé,
07:05c'est une anxiété supplémentaire dans les indices de confiance des consommateurs.
07:10Un des éléments qui me frappent le plus dans ce qui se passe aux États-Unis depuis un an,
07:14c'est le fait que les données macro sont bonnes, même si les créations d'emplois sont faibles,
07:22ce qui n'est pas d'ailleurs nécessairement complètement explicable par l'IA,
07:26et qu'on a un degré de pessimisme chez les ménages américains qui est étonnamment haut.
07:32Et ce degré de pessimisme, il est nourri en partie par le discours sur la transformation liée à l'IA,
07:39cette anxiété généralisée.
07:42Voilà, pour l'instant, on a l'effet de l'IA sur l'investissement,
07:45mais pas nécessairement en aval.
07:47Et on a un effet d'anxiété sur beaucoup de gens.
07:52Et pour les analystes dans mon genre qui restent arrivés à leur data,
07:56pour l'instant, on ne peut pas décider.
07:58Oui, on en est là, on est à la croisée des chemins en quelque sorte.
08:01L'armée américaine aussi.
08:02Le Pentagone essaie de convaincre Anthropik de lui laisser à l'armée américaine
08:05un libre usage de Claude, son IA fabuleuse manifestement.
08:08Non, vraiment, le Pentagone n'y tient.
08:10Et Anthropik dit, non, ce n'est pas assez stable encore.
08:12C'est le message d'Anthropik.
08:13C'est-à-dire que là, on a un acteur privé qui essaie de raisonner à un acteur public.
08:16C'est extraordinaire.
08:17C'est le monde à l'envers, quand même.
08:18C'est le monde à l'envers.
08:19Ça leur fait quand même une extraordinaire publicité, ce propos-là.
08:24Parce que ça montre à quel point leur produit est désirable.
08:28Et je pense que sur la valo de l'entreprise, ça va avoir un effet colossal.
08:32Le marché qui recule, donc aujourd'hui, moins 1,4% à la bourse de Paris.
08:35Les marchés européens, Wall Street aussi est en baisse désormais, moins 0,9% le S&P.
08:39Est-ce que, Gilles, dans cette baisse des marchés, il y a aussi la crainte du retour d'une forme
08:44d'inflation,
08:44de stagflation, en tout cas moins de baisse de taux à venir des banques centrales,
08:48parce que les cours du pétrole, du gaz et peut-être en Europe de l'électricité
08:51sont amenés à progresser désormais, compte tenu de ce conflit ?
08:54Oui, on a effacé, dans les anticipations de marché, une des deux baisses de taux de la Fed qui étaient
09:00attendues.
09:01En Europe, je crois que le price, aujourd'hui, quelque chose de l'ordre de probabilité de deux tiers d
09:08'une hausse des taux en 2026.
09:12Ça ne me paraît aller quand même un peu vite en besogne,
09:15parce que pour que l'inflation change vraiment de direction et d'ampleur en 2026,
09:22je pense qu'il faut que le choc soit beaucoup plus durable que ce qu'on a, ce dont on
09:27est sûr pour l'instant.
09:30Mais dans le cas de la Fed, en tout cas, je pense que ça fait sens qu'il y ait
09:34cette révision des anticipations,
09:35simplement parce qu'on savait déjà qu'on avait des hésitations quand même assez lourdes
09:40au sein du FOMC sur l'orientation de la politique planétaire.
09:42Alors certes, on sait qu'il y a quelqu'un de plutôt colombe qui va arriver à partir du mois
09:46de mai,
09:46c'est Kevin Walsh, mais on a une majorité du FOMC qui était plutôt faucon.
09:53Et effectivement, il ne manquait pas grand-chose pour qu'une majorité du FOMC considère que basta.
09:59Enfin, il n'y a pas besoin de baisse de taux du tout.
10:03Et ce choc supplémentaire sur l'inflation qui nous vient du prix du pétrole,
10:07eh bien c'est sans doute cette variable, cette boute d'eau,
10:09qui peut emporter en fait une décision de la Fed,
10:14alors même qu'encore une fois, c'est une colombe qui est censée prendre la tête de la Fed.
10:19Gilles, on en discutait tout à l'heure avec John Plassard,
10:22qui nous disait qu'il faut 8 à 10 semaines pour que la hausse des prix du pétrole
10:25soit transmise aux consommateurs, consommateurs américains.
10:29Là, il y a une double issue.
10:30C'est bon pour les marges des entreprises qui vont ensuite,
10:33qui donc répercutent, qui mettent 8 à 10 semaines pour répercuter les prix aux consommateurs.
10:37C'est bon pour leurs marges, mais ce n'est pas bon pour la consommation.
10:41Et ça peut freiner la demande.
10:42Qu'est-ce que vous préférez comme effet ?
10:45Mauvais effet.
10:47Non, je pense que l'effet à court terme, c'est un effet inflationnel.
10:51Je pense qu'il se verra assez rapidement,
10:53parce qu'on a déjà quelques indications que le prix de l'essence à la pompe
10:57est déjà en train de monter aux Etats-Unis.
10:59En tout cas, on a vu quelques signaux de ce type-là.
11:03Alors, est-ce que ça se traduit par une hausse de marge ?
11:05Possiblement dans le secteur des distributions d'essence.
11:09Probablement pas dans le reste de l'économie.
11:11Et derrière, on a ce paradoxe américain,
11:14qui est que les Etats-Unis sont en exportateur net de pétrole.
11:18Donc, en termes agrégés, il n'est pas évident du tout que, dans un an,
11:23l'effet net de tout cela soit si négatif que cela pour la croissance américaine.
11:27On peut, par exemple, s'attendre à ce qu'il y ait de nouveaux projets d'investissement
11:32dans la capacité pétrolière américaine qui se développe.
11:35On sait que le seuil à partir duquel on peut commencer à investir de nouveau
11:40dans le pétrole aux Etats-Unis, c'est autour de 65 dollars.
11:43Et là, on est très largement au-delà de 65 dollars.
11:46Mais en attendant, avant qu'on ait ces effets d'entraînement sur le pétrolier,
11:51on aura les effets négatifs sur le pouvoir d'achat des ménages.
11:54Et ça, ça peut effectivement venir gripper à une histoire économique américaine
11:58qui, jusqu'à présent, avait l'air tout à fait positive.
12:00Et pourtant, Marc, alors qu'effectivement, bien sûr,
12:04le consommateur américain risque de souffrir, Wall Street résiste.
12:07Wall Street, aujourd'hui, recule, c'est vrai, mais une nouvelle fois moins que l'Europe.
12:10Vous le disiez tout à l'heure en introduction.
12:12C'est vraiment l'Europe qui est bizarrement...
12:14Alors, bizarrement ou pas, est-ce que Wall Street résiste
12:17parce que les Américains rapatrient leurs capitaux
12:19ou parce qu'ils sont, au contraire, beaucoup plus sereins que nous face à la guerre ?
12:22Comment vous interprétez la résilience américaine sur les marchés actions ?
12:24Alors, il y a certainement un petit effet dollar
12:27puisqu'on voit que le dollar a un peu rebondi en tant que valeur refuge.
12:31Donc, ça montre qu'il y a des capitaux qui reviennent.
12:32Mais je ne suis pas certain que ce soit vraiment ça qui change la donne.
12:38L'impression que j'ai, c'est qu'il y a une sorte de nervosité des marchés européens
12:44qui est peut-être un peu excessive par rapport à ça.
12:47Alors que les investisseurs américains, finalement,
12:49replacent un peu le sujet avec plus de recul, peut-être.
12:55Parce que finalement, c'est quoi le vrai impact ?
12:58Il faudrait que le pétrole monte de 25%
13:01pour que ça ait un impact de 0,5% sur les prix à la consommation.
13:07Bon, 25%, c'est pas du tout gagné.
13:09Que durablement, même avec ce conflit
13:11et même avec un détroit d'Ormouz qui serait provisoirement compliqué,
13:17on est vraiment 25% de hausse du cours du pétrole durablement.
13:21Donc, je pense qu'on est assez vite partis
13:25sur des hypothèses qui étaient tout de suite assez pessimistes
13:29et que c'est ça qui a provoqué cette baisse.
13:32C'est qu'on commence à avoir des baisses qu'on comprend moins.
13:37Vous voyez, par exemple, on voit Legrand
13:39qui, depuis le début de la semaine, perd 10%.
13:42Bon, on ne voit pas tellement
13:44en quoi la hausse du prix du pétrole
13:47va directement les affecter.
13:49Thalès aussi, qui s'ouvre moins 6%.
13:51Thalès, on ne comprend pas bien non plus.
13:53Schneider, 7%.
13:54Donc, en fait, si vous voulez,
13:57on a l'impression qu'il y a une fragilité de la côte européenne.
13:59Alors, évidemment, c'est lié à ce que vous décriviez tout à l'heure,
14:02c'est-à-dire une préférence des investisseurs américains
14:05pour leur propre marché dans ces moments-là,
14:08ce qui signifie forcément des retraits ailleurs.
14:10Mais néanmoins, je pense qu'il y a vraiment
14:13une exagération en Europe de l'impact de ça.
14:19Du coup, vous me tendez la perche.
14:21Et là, vous allez vous en vouloir d'avoir dit ça.
14:22Je vous préviens tout de suite.
14:23Je m'en veux déjà.
14:25Est-ce qu'il faut du coup racheter des marchés ?
14:28Est-ce qu'il faut attraper le couteau qui tombe ?
14:29Est-ce qu'il faut revenir ?
14:30Est-ce qu'on est sur un point d'entrée ?
14:32Vous dites qu'on baisse excessivement.
14:34Est-ce qu'il faut attraper ce couteau qui tombe ?
14:35Est-ce que vous le faites, vous ?
14:36Nous, on est assez contrariant dans ces cas-là.
14:39On aime bien, quand il y a une baisse importante,
14:41revenir sans trop se poser de questions.
14:43Là, c'est quand même un tout petit peu tôt
14:45parce qu'on est, si vous voulez,
14:46après 4 jours seulement de marché ouvert.
14:51Et effectivement, c'est plus une question, pour moi,
14:54de timing que de niveau.
14:57Donc, sur certaines valeurs...
14:58Il faut que ça dure un peu plus longtemps.
14:59Voilà.
15:00J'ai l'impression qu'il faut quand même
15:00que les personnes qui veulent vendre,
15:03qui prennent la décision,
15:04qui passent les ordres,
15:05qui les passent au point,
15:07puissent s'exprimer pendant quelques jours
15:09pour voir où ça nous mène.
15:10Mais clairement, pour moi,
15:12l'issue de cette purge liée à la guerre en Iran,
15:17ce sera de racheter des actions.
15:19Parce que...
15:20Alors, peut-être la semaine prochaine,
15:22celle d'après, je ne sais pas encore vraiment.
15:24Mais je pense que la réaction des marchés européens
15:28est pour l'instant excessive par rapport à l'impact.
15:32Alors, on disait, oui, ça compromet peut-être
15:36une baisse de 0,25 des taux américains.
15:41Bon, je ne suis pas sûr que l'impact,
15:43que cette baisse ait lieu ou n'ait pas lieu
15:47sur la valo des entreprises européennes
15:50soit aussi majeure que ça.
15:52Mais il y a le risque BCE, par exemple.
15:54La BCE pourrait très bien...
15:55Alors, le marché espérait éventuellement
15:56une baisse de taux, peut-être qu'elle est remise en cause,
15:58voire peut-être risque-t-on une hausse de taux désormais ?
15:59Alors ça, par contre, je n'y crois pas du tout.
16:02C'est-à-dire que l'idée...
16:04Alors, que la BCE, éventuellement, s'arrête là.
16:07Bon, ça reste à 1,75, à 1,50,
16:09je n'ai pas de grande idée.
16:11Je pense que, vu l'état de l'économie européenne,
16:15vu l'état de l'économie européenne,
16:17la BCE, elle n'a pas vocation à remonter les taux.
16:22Elle voit bien qu'il n'y a pas du tout
16:23de dynamique européenne propre,
16:25qu'au contraire, une situation de conflit,
16:29ça peut peser sur le tourisme,
16:30ça peut peser sur les échanges, etc.
16:33Ça peut renchérir le pétrole.
16:34Donc, j'imagine mal la BCE prendre cette décision.
16:38Gilles, est-ce que vous pensez la même chose sur la BCE ?
16:41C'est-à-dire, est-ce que, en fait,
16:42la BCE est chaudée de ce qui s'est passé aussi en 2022
16:45et de la qualification de transitoire,
16:48une inflation qui ne l'était pas forcément ?
16:50Là, va prendre son temps pour évaluer,
16:54d'abord, les risques inflationnistes
16:56avant de remonter les taux,
16:58ou alors les baisser, pourquoi pas aussi ?
17:01La situation est quand même très différente.
17:03En début de l'année 2003,
17:04on partait d'une politique monétaire
17:06qui était extrêmement accommodante,
17:08en particulier à cause de la crise du Covid.
17:11Là, on est sur une politique monétaire
17:13qui est probablement à peu près neutre.
17:17Et je pense qu'en fait,
17:18le sentiment qui domine probablement la BCE à ce stade,
17:21c'est attendre et voir.
17:23Attendre et voir.
17:23En tout cas, si on se dirige vers un choc
17:26aux alentours de 80-85 dollars
17:30qui durent deux ou trois mois,
17:32alors c'est effectivement notablement au-dessus
17:34de leurs anticipations de l'automne l'année dernière,
17:37ils ont fait leur tir aux alentours de 65 dollars du baril.
17:40Donc oui, ça les conduira à réviser à la hausse
17:43leurs prévisions d'inflation,
17:44mais avec probablement assez peu d'effets en retour
17:46sur l'inflation sous-jacente.
17:48Alors, je sais que normalement,
17:49ce n'est pas l'objectif de la BCE,
17:51mais quand même, la BCE regarde beaucoup
17:52l'inflation sous-jacente à ce stade.
17:54En tout cas, à 80-85 dollars,
17:56je ne pense pas qu'on voit grand-chose là-dessus.
17:59Donc, je comprends que le marché
18:00ait un réflexe de précaution, entre guillemets,
18:03et commence à pricer la possibilité d'une hausse de taux.
18:06Mais pour moi, ça n'est pas mon sénagement central.
18:09Pour que la BCE aille dans des hausses de taux,
18:11il faudrait qu'on s'enfonce dans une crise vraiment durable
18:15avec une vraie dérive des anticipations d'inflation.
18:18Et à ce stade, on n'y est pas du tout.
18:20Donc, voilà, pour moi, ce que fait le marché là,
18:23c'est un mouvement de précaution,
18:25ce n'est pas un mouvement fondamental.
18:26Un mouvement de précaution.
18:27Et est-ce qu'avec la baisse, on est à quasiment 8 000 ?
18:29On met en danger les 8 000, marque sur le CAC, 8 035.
18:31On accélère à la baisse, là, à moins 1,6% sur le CAC.
18:33Sans info particulière, Aude, on est en train de chercher.
18:35Est-ce qu'il n'y a rien de particulier,
18:37pas de péripéties nouvelles ?
18:38On charge de support, en fait, j'ai l'impression.
18:40Mais ça baisse aussi la côté Etats-Unis,
18:42à moins 1,6% sur le Dow de jaune.
18:44Donc, ça accélère aussi de ce côté-là.
18:47Est-ce qu'on se dit qu'avec ces baisses qui s'accumulent,
18:49ça redevient attractif d'un point de vue de valorisation,
18:51pure valorisation ?
18:52On se rapproche.
18:53Là, vous voyez, moi, je voyais bien des niveaux
18:56de 7 850, 7 900,
18:58comme étant d'assez bons points d'entrée, justement,
19:00pour le marché.
19:01Et j'ai l'impression qu'on y va.
19:03On était encore à 8 100 tout à l'heure.
19:05Mais voilà, je ne pense pas qu'on va perdre,
19:10quand même, plus de 10% au total
19:13sur les marchés européens par rapport
19:14à la situation d'avant-guerre.
19:16Alors, on poursuit nos échanges.
19:17On est à 10 minutes de la clôture.
19:18Vous restez avec nous.
19:19J'ai l'ignanement.
19:20On accélère dans cette dernière ligne droite.
19:21Et malheureusement, on accélère aussi à la baisse.
19:23Là, sous nos yeux, le CAC perd d'un coup 1,6%,
19:258 035 points.
19:26Mais à Wall Street aussi, on perd 0,8 sur le S&P.
19:28Le Nasdaq perd 0,5.
19:30Une nouvelle fois, Wall Street recule moins que l'Europe.
19:32Les valeurs qui soufflent le plus en Europe,
19:33ArcelorMittal, qui hier rebondissait,
19:35perd 6,5 aujourd'hui.
19:36Thalès Safran aussi, Legrand, recule de 3%.
19:38Puis à la hausse, STMicroelectronics.
19:40Pourquoi ?
19:40Parce que le virage des centres de données,
19:42les data centers pourraient aller plus vite que prévu pour STM,
19:45puisque le groupe vise désormais des revenus liés aux data centers
19:48bien au-delà d'un milliard de dollars dès l'an prochain.
19:50C'est plus que ce qu'espérait le marché.
19:53Et donc, du fait de cette surprise positive,
19:56les investisseurs achètent et STM aujourd'hui est en tête du CAC.
19:58Et STM tire aussi Capgemini.
20:00Capgemini gagne 2,3%.
20:01On en parle avec Marc Riez et Gilles Mouec.
20:03Cette information de Julie Cohen-Eurton, de la rédaction de BFM Bourse.
20:06Alors que tout le monde regarde le pétrole,
20:08le contrat futur sur le jus d'orange,
20:11il ne faut pas le perdre de vue, celui-là non plus,
20:12il a bondi, Marc, hier, de 6% en une séance.
20:15Là, Julie, vous nous collez.
20:16Oui, alors pourquoi ?
20:17Une combinaison de récoltes catastrophiques au Brésil
20:20et une rumeur de bactéries résistantes en Floride
20:22a pris des fonds spéculatifs à contre-pied.
20:23Un groupe comme Coca-Cola, qui fabrique le Minute Maid,
20:26vous savez, le jus d'orange, le Minute Maid,
20:27eh bien, elle est impactée, par exemple.
20:28En fait, le Brésil, c'est le détroit d'Ormousse du jus d'orange.
20:31On pensait la maladie du dragon jaune sous contrôle,
20:34mais des rapports publiés font état d'une mutation de cette souche
20:37dans les vergers de Sao Paulo.
20:38Et les vergers de Sao Paulo, c'est 70% de la production mondiale de jus d'orange.
20:42C'est le détroit d'Ormousse du jus d'orange.
20:43C'est fou, et donc les cours du pétrole.
20:46Du jus d'orange aussi progresse fortement, il ne faut pas les perdre de vue.
20:49Moi qui pensais mettre du jus d'orange dans mon réserve hors d'essence,
20:52pour le coup...
20:53Non, mais tenter l'essence au petit-déj, ça peut faire des carburés.
20:57On va carburer, mais ça va être compliqué.
20:59Non, mais quand même, n'oublions pas,
21:01le grand gagnant de cette opération, c'est le gaz.
21:04Un gaz qui a gagné 65% depuis le début de la semaine.
21:07Là, c'est vraiment...
21:09Et du coup, la hausse des prix du gaz.
21:12L'impact sur les valeurs, sur un certain nombre de small mid-cap européennes, par exemple.
21:16Parce que nous, en Europe, l'électricité, elle n'est pas liée au gaz,
21:18mais en Italie, en Allemagne, c'est pas lié au gaz, par exemple.
21:20Pour le Mittelstand allemand industriel, c'est pas du tout une bonne nouvelle.
21:24Alors après, c'est sur 4 jours.
21:26Pas non plus en tirer des conséquences.
21:28Oui, les entreprises sont couvertes normalement quand même sur leur contrat d'approvision.
21:31Elles ont des contrats, voilà, elles ont des contrats d'approvision.
21:33Oui, mais Gilles, quel regard vous portez sur le risque pour la facture même électrique dans certains pays ?
21:38Parce qu'en France, on a, je crois, 95% de notre énergie électrique qui est verte désormais.
21:43C'est pas du tout le cas en Italie.
21:45C'est pas non plus le cas en Allemagne.
21:46Est-ce que là-bas, la facture électrique, le prix d'électricité risque d'être porté à la hausse par
21:51les cours du gaz
21:51et ce qui se passe au Moyen-Orient ?
21:53Alors, il ne faut jamais oublier qu'il y a des effets de port pour tout le monde.
21:56Le marché électrique en Europe est assez intégré.
22:00Et même dans les pays qui disposent d'une énergie bas carbone, d'une électricité bas carbone,
22:05on aura des effets de transmission du fait de l'existence de pays partenaires
22:12qui n'ont pas fait ces choix il y a quelques décennies.
22:15Donc, si ça part dans cette direction-là, c'est malheureusement un peu pour tout le monde
22:18qu'on en sentira la douleur.
22:20Et je pense que ça, ça participe vraiment du traitement différencié de l'Europe depuis le début de la semaine.
22:31Une des nouvelles qui, je pense, a le plus provoqué d'inquiétude en Europe,
22:36c'est l'arrêt de la production de GNL, en tout cas par une des capacités de production au Qatar.
22:44Et ça, ça rappelle à tout le monde le fait que depuis la guerre d'Ukraine,
22:49l'Europe est dépendante du pétrole, mais elle est aussi dépendante d'apportations de gaz naturel liquéfié,
22:54fournies en général par les États-Unis, mais c'est un marché fongible, c'est un marché mondial.
23:00Et donc ça, cette vulnérabilité européenne-là,
23:03bien malheureusement, on est encore une fois en train d'en payer les conséquences.
23:07Oui, c'est pas ça qui va aider effectivement à faire revenir.
23:09Si la facture électrique énergétique du gazière, ça ne va pas aider nos entreprises,
23:12ça ne va pas aider l'industrie, l'Europe veut se réindustrialiser.
23:15Hier, la Commission européenne a annoncé un plan pour réindustrialiser l'Europe.
23:18Faire en sorte, Marc, que le PIB européen en provenance de l'industrie soit de 20%.
23:2320% du PIB européen, on est à 14% aujourd'hui, monté à 20% d'ici 2035.
23:27C'est pas rien.
23:28C'est pas rien, et effectivement, là, on voit que c'est un sujet,
23:32vraiment ce sujet de l'électricité qui est transverse à beaucoup de choses,
23:36parce qu'on l'a vu, on a besoin de beaucoup pour alimenter l'IA,
23:39on a vu que la consommation des hyperscalers allait peut-être multiplier par 8 les besoins d'électricité dans le
23:45monde.
23:46Et dans beaucoup de pays du monde, l'électricité dépend du gaz.
23:49Et là, effectivement, le prix du gaz, ça va être crucial.
23:53Donc allez, est-ce qu'ils auront la capacité à rouvrir des capacités de production rapidement ?
23:58Ça va être un élément déterminant.
24:01Non, mais c'est vrai que ça a été certainement l'élément qui a le plus perturbé les marchés,
24:05cette usine Qatari qui a été mise à l'arrêt suite à un bombardement.
24:08Et la Corée du Sud, vous savez qu'il n'y a pas d'IA sans Corée du Sud.
24:11La Corée du Sud fabrique quasiment toutes les cartes mémoires nécessaires pour l'intelligence artificielle et les data centers.
24:15Mais la Corée du Sud, elle a besoin de pétrole et de gaz pour son mix énergétique.
24:19Elle en a besoin, une grande partie vient du détroit d'Ormuz.
24:22Aujourd'hui, les autorités sud-coréennes annoncent que le pays n'a que 9 jours de réserve en gaz naturel
24:27liquéfié.
24:27Que 9 jours de réserve.
24:28C'est un sujet aussi. C'est même un sujet pour l'IA, là.
24:30Bien sûr.
24:32Tout est intercorrélé autour de l'électricité, en fait.
24:35Effectivement. Et pendant ce temps, la Chine, la Chine aussi est concernée, bien sûr, Gilles.
24:38Alors, il se trouve que la Chine, en plus, a publié, a annoncé son nouvel objectif de croissance,
24:42entre 4,5 et 5% cette année comme objectif de croissance.
24:45Vu de France, c'est enviable, mais en fait, c'est le plus faible objectif de croissance de la Chine
24:48depuis 1991.
24:50Et on imagine que le fait que le détroit d'Ormuz soit paralysé ne va pas aider les Chinois dans
24:55leurs objectifs économiques.
24:57Je pense que c'est un message important parce que ça nous rappelle que la Chine ne joue plus le
25:02rôle qu'elle avait joué lors d'autres crises internationales,
25:05à savoir de remplacer, entre guillemets, de la croissance un peu entamée dans des pays développés, en poussant les feux
25:12de son côté.
25:13La Chine ne veut pas, ne souhaite pas et probablement ne peut pas le faire à ce stade.
25:18Alors, effectivement, je pense qu'ils ont pris un risque calculé en annonçant cette fourchette de 4,5 à 5%,
25:23qui prises comme ça un décret, effectivement, un affaiblissement de la croissance.
25:30Je pense que derrière, ce qu'ils souhaitent faire, en fait, c'est cesser d'ancrer les anticipations des gouvernements
25:38locaux en Chine.
25:40Parce qu'en fait, on a souvent en Chine une espèce de course un peu vaine à la réalisation de
25:45ce fameux objectif de 5%,
25:47objectif dur, et on en arrive à la multiplication de projets qui ne sont fondamentalement pas fiables,
25:53ni financièrement, ni économiquement.
25:55Et donc dire, passer à une fourchette de 4,5 à 5%, c'est quelque part dire aux responsables locaux
26:00chinois,
26:01vous avez un peu de marge de manœuvre.
26:03Ne vous arrimez pas, ne vous focalisez pas sur un objectif de croissance, entre guillemets, en plaqué or.
26:11Si vous le manquez d'un demi-point, il ne vous arrivera rien.
26:15Donc je pense que ce qu'il y a derrière, c'est cette recherche d'une croissance chinoise plus qualitative,
26:21ce qui serait une bonne chose, en fait, pour le reste du monde.
26:24Ce qui manque toujours, et ça, on attend toujours cette conversion chinoise,
26:28c'est qu'en plus de cette réforme, entre guillemets, des objectifs de croissance,
26:34on ait un vrai soutien à la demande intérieure, et dans ce qui a été annoncé hier, on n'y
26:41est pas encore.
26:41Non, effectivement, et les autorités chinoises ne se cachent pas derrière leurs petits doigts.
26:44Elles disent qu'aux défis du passé s'ajoutent les défis présents, importants, en interne comme en externe.
26:52C'est ce qu'explique le communiqué du gouvernement chinois aujourd'hui.
26:54Ils ne se cachent vraiment pas derrière leurs petits doigts sur la situation.
26:56C'est assez étonnant de la part du gouvernement chinois, mais pas franchise.
27:00Oui, exactement, il n'y a pas de langue de bois, là, dans ce qui a été annoncé, effectivement,
27:02et pas de plan de relance massif pour la consommation non plus.
27:05Alors, on verra comment les Chinois ajustent le tir,
27:07aussi du fait du moindre approvisionnement en pétrole depuis l'Iran.
27:12L'Iran était un partenaire majeur en matière d'approvisionnement énergétique pour la Chine,
27:16le Venezuela aussi.
27:17Et d'ailleurs, la Chine a juste d'ores et déjà ses positions en annonçant
27:20qu'elle cessera d'exporter les hydrocarbures jusqu'à nouvel ordre
27:23pour prioriser ses acteurs nationaux.
27:26Voilà, utiliser les réserves en faveur de la consommation nationale
27:29plutôt que pour les exporter.
27:30Ce qui n'est pas illogique.
27:31Ce qui n'est pas illogique, on verra comment Donald Trump est accueilli par Xi Jinping,
27:35ce sera à la fin du mois de mars.
27:36En attendant, Vladimir Poutine tend la main,
27:38il dit que la Russie est prête à approvisionner davantage la Chine et l'Inde si besoin.
27:42Bien sûr.
27:43Non, mais vous allez voir, ça va finir avec un rapprochement supplémentaire
27:47entre les Chinois et les Russes.
27:48C'est clair.
27:48Parce que les Chinois ont besoin de pétrole.
27:50Et c'est les Russes qui sont les mieux positionnés pour en fournir.
27:54Dans quoi vous investissez ? Il nous reste une minute, Marc.
27:55Très rapidement, c'est dans les valeurs qui ont souffert de cette crise.
28:00C'est toujours un moment intéressant pour investir.
28:03Et donc finalement, ce sont des valeurs sur lesquelles on avait envie d'investir pour le long terme.
28:07Et là, je pense à la défense.
28:09On voit Thalès aujourd'hui qui perd 6%, d'autres également.
28:13Je pense, au-delà de la défense, on en a parlé à tout ce qui est autour de l'électricité,
28:16à la fois la production et le transport, le stockage, etc.
28:20On a parlé de valeurs comme Legrand, comme Schneider, qui ont bien baissé dans ce contexte.
28:26Et puis, évidemment, tout ce qui tourne autour de la technologie, de l'IA.
28:31Et là, STMicro aujourd'hui a monté.
28:35Mais par exemple, si on regarde la SML, par exemple, qui est une très belle valeur qui fabrique les cartes
28:40à puces,
28:40elle est plutôt en retrait cette semaine d'à peu près 3%.
28:43Ça fait partie des valeurs qu'on va pouvoir rentrer.
28:46Parce que beaucoup d'investisseurs maintenant ont un peu peur de l'IA.
28:47Là, en y voyant un couteau qui tombe, un truc un peu imprévisible, une espèce de boomerang.
28:50On dit, oh là, il y a ceux qui vont gagner, puis il y a vraiment ceux qui vont perdre.
28:52Et on ne sait pas de quel côté la roue va tourner d'un jour à l'autre.
28:55Vous, ça ne vous fait pas peur, en l'occurrence ?
28:57Moi, on en avait parlé lors d'une émission précédente.
28:59J'ai envie d'éviter certains hyperscalers comme Meta,
29:02à cause de leur politique de provisionnement et d'amortissement trop long,
29:06de mon point de vue, de technologies qui peuvent vite être obsolètes.
29:09Nos experts du club ce soir, avant la clôture dans un instant,
29:12Marc Ries, directeur général de Vega IS, nous accompagne.
29:14On salue Gilles Mouek, il était avec nous depuis Londres.
29:16Gilles, chef économiste du groupe AXA.
29:18Bonne soirée.
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