- il y a 2 jours
Ce jeudi 5 mars, la situation en Iran qui pèse sur le marché de l'énergie, ainsi que le moral des Français qui est au plus bas au regard de la situation économique, ont été abordés par Erwann Tison, directeur des études de l'Institut de l'Entreprise, Philippe Trainar, professeur honoraire au Cnam et membre du Cercle des Économistes, et Gaël Sliman, président d'Odoxa, dans l'émission Les Experts, présentée par Ludovic Desautez sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Bonjour chers experts, merci d'être avec nous ce matin.
00:03On a le plaisir d'accueillir Gaël Slimane. Bonjour Gaël, vous êtes le président d'Odoxa
00:07et puis on va éplucher tout à l'heure avec vous ce baromètre de l'économie
00:11qui est plein de riche d'enseignements, notamment en matière d'innovation.
00:16On va y revenir. En face de vous, Philippe Trenard. Bonjour Philippe, merci d'être avec nous ce matin.
00:20Vous êtes professeur honoraire au CNAM, membre du Cercle des économistes.
00:24Merci Philippe. A vos côtés, Erwann Tizon. Bonjour Erwann.
00:27Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes directeur des études de l'Institut de l'Entreprise
00:31et chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg.
00:34Évidemment, l'actualité tout au long de cette semaine, elle a été extrêmement moyenne orientale,
00:38on va dire, pour résumer. Avec la guerre en Iran, c'est un jeu toujours un peu délicat
00:43de commenter en direct. N'empêche qu'on en est quand même au sixième jour
00:47et que ce week-end, on va atteindre la semaine.
00:50D'une situation qui commence quand même à peser.
00:53Chaque jour qui passe, on a le sentiment quand même qu'il y a un petit risque
00:57et ça nous renvoie, vu d'Europe, à ce scénario qu'on a connu à partir de 2021-2022,
01:03c'est-à-dire le scénario ukrainien, même si la menace aujourd'hui pèse davantage,
01:07on va dire, sur la zone asiatique, directement par rapport aux approvisionnements et tout ça.
01:11Est-ce qu'aujourd'hui, déjà, question assez basique, vous êtes inquiets les uns les autres,
01:14vous surveillez ça Erwann avec attention parce que vous vous dites,
01:17oui, il y a des ingrédients potentiels pour qu'il y ait à la fin une petite crise qui démarre
01:22?
01:23Moi, déjà, je ne suis pas du tout géopolitologue, donc je ne suis que spectateur.
01:27Au plan économique, je parle.
01:28Sur le plan économique, c'est marrant parce que, pour ne pas trahir les secrets du off,
01:31on en discutait avec Philippe juste avant.
01:34Allez, trahissez, trahissez.
01:36J'ai été élevé, on va dire, académiquement dans un environnement qui était celui de la fin de l'histoire.
01:41Et quand on faisait les modèles de prévision macroéconomique,
01:44notamment en économie internationale, en fait, le risque géopolitique était toujours nul.
01:47C'était un risque qu'on n'ait pas appris à modéliser, en tout cas, qui n'était pas prégnant
01:52dans les enseignements.
01:54Donc, c'est-à-dire que, déjà, il faut que nous, et Philippe disait que sa génération,
01:57effectivement, avait aussi vécu, académiquement, avec la question de la guerre froide,
02:01donc une opposition binaire qui n'était pas celle qu'on a aujourd'hui.
02:03C'était ça, votre off hors plateau.
02:05Voilà, c'était ça, notre off hors plateau.
02:07Et donc, du coup, ce qui est intéressant, c'est de voir aujourd'hui qu'on n'a pas forcément
02:09des outils analytiques prêts à apporter,
02:12on va dire, pour analyser, on va dire de manière générale,
02:14pour analyser la situation dans laquelle on est. Pourquoi ?
02:16Parce qu'on est dans une incertitude absolument totale.
02:19On va, on entame, du coup, notre sixième année d'incertitude consécutive,
02:23entre les crises sanitaires, énergétiques et géopolitiques.
02:25Donc, déjà, d'un point de vue économique, quelque part, c'est en train de devenir la norme, cette incertitude
02:29-là.
02:30Les entreprises, entrepreneurs qui succèdent sur votre plateau vous le disent, aujourd'hui, on...
02:33Et on sent une fatigue, on l'aperçoit quand même.
02:35Bien sûr, mais c'est normal, parce qu'il n'y a plus de rythme de croisière.
02:38C'est-à-dire que le nouveau rythme de croisière, c'est justement la mer agitée.
02:41Donc, on est obligé, c'est beaucoup plus énergivore.
02:44Et donc, en termes de prévision, en termes d'évaluation, c'est extrêmement difficile de savoir même de quoi sera
02:50faite la croissance,
02:51ou en tout cas la structure de l'économie mondiale à partir de l'année prochaine,
02:54une fois que la poussière sera retombée, si elle retombe par rapport à ce qui se passe aujourd'hui au
02:57Moyen-Orient.
02:58Par contre, ce qui est intéressant de voir, la prévision est très difficile.
03:01Ce qui est intéressant de voir, c'est les conséquences immédiates.
03:03Et surtout, dans quoi est-ce que ça s'inscrit ?
03:05Et malheureusement, cet environnement, on va dire anxiogène et très risqué, s'inscrit dans un environnement budgétaire et financier qui
03:11est extrêmement contraint.
03:12C'est-à-dire qu'on n'a plus les amortisseurs naturels que l'on avait constitués en temps de
03:20paix,
03:20qui sont des dettes publiques assez saines et des budgets et des déficits publics qui sont assez bas.
03:25Le but premier d'une dette publique, c'est principalement d'amortir les chocs et de permettre justement à l
03:30'économie d'avoir ce coussin en cas de choc pour justement faire en sorte qu'il y ait moins de
03:33dégâts sur l'économie.
03:34C'est ce qui a très bien fonctionné au moment du Covid, un peu moins au moment de la guerre
03:37en Ukraine, mais avec l'échec énergie, mais qui a quand même été très anesthésiant.
03:40Là, la question, c'est qu'on est rentré dans un monde d'incertitude et de risque géopolitique très très
03:45fort, où l'économie n'est plus au centre.
03:47Et quelles sont nos principales marges de manœuvre que l'on a demain avec une dette publique très forte, donc
03:52du coup ce coussin qui s'amoindrit,
03:53et une compétitivité des entreprises qui s'érôde parce que l'environnement fiscal est tout sauf compétitif, parce que justement
03:59il faut alimenter ces dettes publiques-là.
04:01Donc on est en fait en train malheureusement de perdre tout ce qui peut nous permettre de composer avec un
04:07monde plein de risques.
04:08Et ça, c'est pour moi l'incertitude dans laquelle on rentre, c'est ça qui me fait un petit
04:12peu peur.
04:12C'est qu'on n'a plus la même santé, la même vaillance que l'on pouvait avoir avant justement
04:16cette succession de crises multiples, à répétition.
04:21Donc autrement dit, Erwan, la France aborde potentiellement cette crise avec des amortisseurs déjà à plat.
04:27Pas à plat, mais disons qu'ils sont moins vigoureux que ce qu'on avait avant, surtout qu'en plus
04:31on le voit, on a quand même un taux d'intérêt sur notre dette qui a tendance à se renchérir.
04:36La BCE commence à s'inquiéter là-dessus.
04:39Disons que tous les ingrédients sont réunis pour qu'on n'aborde pas cet nouvel environnement incertain de manière la
04:45plus sereine possible.
04:47Philippe, sur ce niveau d'incrédient...
04:50Je vais confirmer, peut-être prolonger sur certains points.
04:53Prolonger, je viens de dire, naturellement.
04:55Comme le dit Erwan, je ne peux pas me poser à ce que j'ai dit derrière la porte.
05:02Et effectivement, la grande nouveauté, mais ce n'est pas le fait d'aujourd'hui, c'est déjà, on le
05:07voit précédemment, mais au fond, les politiques sont en train de les découvrir.
05:12L'économie n'est plus la fin du politique, la finalité de la politique, mais l'économique devient l'instrument
05:20de la politique.
05:21Elle est au service de l'instrument de la politique.
05:23Et s'il faut tout détruire pour pouvoir appliquer sa volonté politique et atteindre ses buruts, on voit bien que
05:30la plupart des gouvernements, y compris des gouvernements raisonnables, ne sont pas du tout opposés à cela.
05:37Je crois que c'est le premier point.
05:38Le deuxième point, comme l'a dit Erwan, ça je confirme, c'est un pays comme la France n'a
05:44pas de marge de finances publiques pour absorber le choc et donc atténuer le choc,
05:49sauf à prendre des risques, mais absolument incommensurables sur le fonds financier.
05:55Je vais te traduire avec d'autres mots assez simples, c'est-à-dire que si jamais il y a
05:57un embalbant sur le coût de l'énergie, il ne faut pas arriver à un bouclier en 2026, un bouclier
06:04tarifaire n'existerait pas.
06:05Soit un pensage, soit expose la France à des risques similaires à ceux de la Grèce avant la crise.
06:12Ça, il faut bien le comprendre, c'est-à-dire que ça fait partie quand même du risque, on le
06:15voit sur le gaz.
06:16Maintenant, le risque, on est tout nu face au risque et les Français, normalement, sont tout nus face au risque.
06:21Ce n'est pas neutre ce que vous dites, Philippe.
06:22Oui, oui, non, c'est très important.
06:24C'est très très important et c'est ce qu'on disait.
06:27Au fond, le problème de la dette publique française, c'est qu'elle ne vous laisse aucune marge pour absorber
06:33des chocs imprévus.
06:34Or, que l'économie mondiale, la finance mondiale est exposée à un continuum de chocs plus ou moins importants.
06:42Alors, troisième point, je crois qu'on est face à trois scénarios.
06:46On a le scénario, au fond, limité, la guerre en trois semaines.
06:50C'est comme la guerre de 14-18, on parle à la fleur au fusil et ça dure un peu
06:54de temps.
06:54Je crois que les Allemands ont fait la même chose lors de la campagne de Russie.
06:58On sait comment ça tourne, n'est-ce pas ?
07:00Et là, on va avoir une tension sur les prix pétroliers.
07:04On peut y revenir pour avoir juste les effets, mais qui doit être, au fond, qui peut être absorbable dans
07:09le temps.
07:10Deuxième schéma, on a une guerre véritable, mais peut-être limitée à Israël, États-Unis, Iran,
07:19et forcément, le Liban est inclus dedans.
07:21Et on imagine que les pays du Golfe, finalement, à part quelques drones iraniens, ça ne va pas aller plus
07:27loin.
07:28C'est d'ailleurs ce que pense une partie...
07:29Reste la question du 2-3 dormus, quand même.
07:31Oui, absolument, reste la question, mais c'est la question du 2-3 dormus.
07:35Elle se pose déjà dans le premier scénario.
07:37Et puis, vous avez le troisième scénario, qui est une conflagration beaucoup plus générale.
07:44N'oublions pas, il est apparu hier, le dernier Arabe Barometer.
07:48Et que nous dit Arabe Barometer ?
07:51Eh bien, il nous dit qu'entre le Maroc et le Pakistan,
07:56entre 40 et 60% de la population est favorable à Kaménie,
08:02est favorable et opposé à toute opération contre l'Iran.
08:06Donc, ce qui veut dire une opposition dans le monde islamique qui n'est pas du tout négligeable.
08:12Si c'était 10 ou 15%, on peut y aller,
08:15mais 40%, en fait, c'est 37% au Maroc,
08:19qui est considéré comme un des soutiens de l'Iran,
08:23eh bien, c'est quand même beaucoup.
08:25Il n'y a qu'en Syrie, où l'opposition à l'Iran est beaucoup plus forte,
08:31et le soutien à l'Iran est beaucoup plus réduit en raison de l'histoire de Bachar el-Assad.
08:36Et enfin, dernier point qui rend la chose extrêmement dangereuse,
08:40c'est que Trump est imprévisible.
08:42Il est d'abord imprévisible pour les Israéliens eux-mêmes,
08:44qui ne savaient pas si Trump, au-delà de 100 heures, continuerait ou non la guerre.
08:49C'est quand même bien d'entreprendre une opération de l'ampleur de celle que nous voyons,
08:53et d'avoir votre principal partenaire,
08:55qui ne sait pas si au bout de 100 heures, l'autre partenaire ne va pas arrêter tout.
09:00Et deuxièmement, cette impression toujours,
09:02mais qui est, alors là, vous me direz, c'est un peu un lieu commun,
09:06c'est que toutes ces opérations américaines, pour le jour,
09:09contrairement aux opérations israéliennes,
09:12les opérations américaines et les interventions de Trump,
09:15sont non réfléchies.
09:16Voilà.
09:16Alors, rappelons-nous, dernier point,
09:19que 30 dollars de plus le baril,
09:21qu'est-ce que ça veut dire en termes économiques ?
09:23Au-dessus des 100 dollars, on va dire.
09:24Voilà.
09:26Sachant qu'il était, il y a encore avant l'opération,
09:29il était, grosso modo, entre 65 et 70 dollars le baril.
09:34Eh bien, ça veut dire une hausse du niveau des prix
09:38de 2 points en Europe et 2,5 aux États-Unis, n'est-ce pas ?
09:44Définitive.
09:46Et deuxièmement, une baisse de l'activité
09:48qui se situe entre 0,8 points en Europe
09:50et 1,5 points aux États-Unis.
09:55C'est plus aux États-Unis parce qu'il y a plus de flexibilité,
09:57plus de risques inflationnistes.
09:59Pour conséquence, vous voyez que ça dépend de l'ampleur
10:02du scénario dans lequel nous nous trouvons.
10:05Le scénario 1, eh bien, on est dans un scénario
10:08qui peut être à 30 dollars de plus le baril pendant un an.
10:11Un scénario extrême, bien évidemment, nous exposons.
10:15Et un scénario imprévisible, il y a Donald Trump pour terminer.
10:19La mauvaise note, j'irais dire, mais on commente cette actualité un petit peu en direct,
10:22c'est que le chef des armées américaines, hier, dans sa conférence de presse,
10:25a notifié que cette opération n'en a été qu'à ses débuts.
10:28Absolument.
10:28Il y en a été au cinquième jour.
10:30Gail Slimane, j'ai envie de vous entendre parce que,
10:32par rapport à ce baromètre de l'économie au DOXA,
10:35pour AJP, qui est fait en partenariat avec Challenge et BFM Business,
10:39on ne va pas parler là d'innovation, mais il y a quand même un chiffre,
10:42on va dire un chiffre un peu macro.
10:43Le moral économique.
10:44C'est le moral, exactement.
10:45C'est-à-dire que 83% des Français aujourd'hui,
10:48et ça a été fait avant cette opération au Moyen-Orient,
10:5483% des Français étaient défiants, je cite,
10:57sur l'avenir de la situation économique de leur pays.
10:59Donc on parle de la France.
11:00On est très bas.
11:00On a un indice moral.
11:02C'est-à-dire qu'on arrive au...
11:03Il y a le plan financier dont parlait Erwann,
11:05mais déjà, il y a le moral.
11:07Comment on aborde ce virage ?
11:08Ce n'est pas la forme.
11:09Vous parliez d'amortisseurs l'un et l'autre,
11:12d'amortisseurs économiques,
11:13dont les Français ont bénéficié en ne se rendant pas
11:17tant compte que cela, qu'ils ont bénéficié
11:19au moment du Covid et puis au moment de la facture énergie après l'Ukraine.
11:24On le voit d'ailleurs sur la popularité d'Emmanuel Macron,
11:26qui était très très basse à l'époque et qu'il est toujours.
11:30Mais là, on ne les aura plus.
11:31Et on part d'un moral qui est à un niveau record sur une longue période.
11:35Parce qu'on vit en France aussi une crise politique inédite, absolument majeure.
11:41C'est ce qui a un impact sur l'activité économique,
11:44un impact sur le moral économique des acteurs.
11:46Là, c'est les Français qu'on interroge,
11:47mais c'est le cas aussi quand on interroge les chefs d'entreprise,
11:50où jamais sur une période aussi longue,
11:52on n'avait été aussi bas en termes de morale.
11:55C'est le premier point.
11:56L'autre élément en rebond à ce que vous disiez l'un et l'autre
11:59sur les conséquences économiques,
12:01alors c'est votre domaine d'expertise, l'économie.
12:03Moi, le mien, c'est d'interroger les gens et leur perception.
12:07Les Français, ça c'est un sondage de nos confrères Délab pour la chaîne, pour BFM,
12:13les Français nous disent, eux, qu'ils pensent,
12:15ils anticipent des conséquences économiques désastreuses pour la France,
12:19pour l'Europe et pour le monde.
12:19En gros, les trois quarts de nos concitoyens le pensent dans ce sondage qui vient de paraître.
12:25Vous l'avez évoqué, Philippe, il y a les conséquences d'opinion sur les acteurs concernés.
12:30Il faut bien comprendre une chose,
12:32l'Iran n'est non seulement pas un pays ami des pays arabes,
12:36mais est même un pays historiquement hostile.
12:39Ça veut dire que vous avez une opposition des populations,
12:44non seulement des gouvernements, mais de ce qu'on appelle la rue arabe,
12:46c'est-à-dire les populations arabes dans les différents pays arabes
12:49ne sont pas en grande sympathie avec l'Iran a priori.
12:52L'immense performance en termes d'opinion qui a été réussie
12:55par Donald Trump et Benjamin Netanyahou,
12:58c'est ce que Philippe vient de rappeler sur les sondages faits dans les pays arabes,
13:01c'est finalement de recréer du lien de la sympathie, de l'empathie,
13:06entre, parce que ce sont des populations musulmanes,
13:10entre les populations arabes et les populations perses en Iran.
13:13Donc on est dans une tension aujourd'hui, j'ajoute qu'aux Etats-Unis,
13:18on a seulement un quart des Américains qui soutiennent l'intervention en Iran.
13:22Donc on est dans cette situation-là du point de vue des opinions publiques en général,
13:26avec ces inquiétudes majeures sur l'avenir,
13:29et ça veut dire que quoi qu'il arrive dans votre domaine d'expertise de l'économie
13:33sur les conséquences réelles,
13:35il y a aussi des conséquences qui vont être les conséquences perçues des consommateurs.
13:40On a un baromètre de l'épargne qu'on réalise avec Groupama et BFM
13:45depuis de nombreuses années, Capital,
13:47et on se rend compte que sur l'épargne aussi,
13:50nos concitoyens nous disent, rien ne va plus,
13:52donc on épargne, comment ? Dans notre bas de laine.
13:54Et en même temps, en étant persuadé que notre épargne n'est plus rentable.
13:57Tout ça va accentuer ces comportements qui ont des conséquences économiques,
14:01qui seront des conséquences lourdes.
14:03– Donc on va dire, il y a quand même un cocktail qui peut…
14:07– Détonnant.
14:08– Détonnant, sans noircir le tableau,
14:11c'est-à-dire d'un côté ce que vous décriviez, Erwan, Philippe,
14:14c'est-à-dire finalement les marges de manœuvre françaises et européennes globalement,
14:18honnêtement, qui ne sont pas extraordinaires par rapport à une crise potentielle
14:22qui se profile quel que soit le scénario,
14:24je ne vais pas revenir sur les scénarios de Philippe,
14:26et de façon combinée, j'allais dire,
14:28des Français qui n'ont pas vraiment le moral,
14:31je pense qu'ils ont été rincés,
14:32enfin Gaël, vous me confirmez ou vous infirmez,
14:34notamment par le débat budgétaire,
14:35qui n'a pas dû rassurer énormément.
14:37– En fait, ils sont rincés, comme vous dites Philippe,
14:40depuis deux ans, depuis la dissolution,
14:43avec un choc majeur, c'est inédit,
14:45on suit l'indice de morale économique depuis 25 ans, un quart de siècle,
14:50en un quart de siècle, on a déjà connu des points plus bas, ponctuels,
14:53mais on n'a jamais vécu de très très loin une période aussi longue
14:57où les gens n'ont aucune confiance en l'avenir de la situation économique de leur pays,
15:00à ce point-là, parce que, tout simplement,
15:03nos concitoyens ont bien compris
15:04qu'il n'y avait plus vraiment de pilote capable de gouverner sereinement,
15:08de prendre des décisions,
15:09vous évoquiez les déficits, la dette,
15:12on est dans un cocktail,
15:13c'est Terwan, je crois,
15:14qui disait que
15:16la singularité,
15:17c'est qu'on n'a plus de matelas,
15:22mais en plus,
15:23on va avoir besoin de dépenser plus d'argent
15:25sur la défense et la sécurité.
15:27Tout à fait.
15:28Donc, on est dans une situation impossible,
15:30et les Français,
15:31en ont conscience.
15:31Et juste, si vous permettez,
15:32un petit chiffre pour illustrer ce que disait Philippe avant,
15:35et ce qui va corréler, je pense,
15:36ce que vous disiez, Gaël,
15:37si jamais demain,
15:38l'exécutif voulait remettre en place
15:40un amortisseur énergie,
15:41un chèque énergie,
15:42ça ferait monter le déficit
15:43quasiment instantanément
15:44à 7% du PIB.
15:45Or, on est dans une situation,
15:47on nous dit l'OFCE,
15:48où cette année,
15:49on doit trouver 40 milliards.
15:50Donc, ça veut dire que,
15:51mécaniquement,
15:52on est dans une situation structurelle
15:53où on doit baisser les dépenses
15:54de 40 milliards,
15:55et la population va y avoir
15:56une demande politique
15:57pour les augmenter de 50 milliards.
15:58Donc, on risque de se retrouver
16:00à la fin de l'année
16:00avec un différentiel de 90 milliards
16:02par rapport à la trajectoire.
16:03Et c'est là où on peut en vouloir
16:04un petit peu,
16:05notamment à la représentation nationale,
16:07d'avoir fait du vote du budget
16:09un totem,
16:10voire un tabou
16:10absolument indépassable.
16:11Rappelez-vous,
16:12on entendait,
16:13on vaut mieux un mauvais budget
16:15que pas de budget.
16:16Et bien là,
16:17on voit bien que c'est faux,
16:17parce que,
16:18non seulement,
16:19les concessions qui ont été faites
16:20dans le cadre budgétaire
16:21ont augmenté le déficit
16:23tel qu'il aurait pu avoir,
16:24normalement,
16:25s'il suivait une bonne trajectoire,
16:27être dû valider.
16:28On a fait beaucoup de concessions,
16:30notamment sur les retraites.
16:31On a quand même augmenté
16:31de 6 milliards d'euros
16:32les dépenses liées au seigneur
16:34pour la...
16:34Je ne fais pas encore
16:35de guerre de génération,
16:36mais dans un environnement
16:37très tendu,
16:38c'était peut-être pas forcément
16:39la première dépense à réaliser.
16:40Et en même temps,
16:42on a affaibli fortement
16:44les grandes entreprises
16:44qui sont tournées vers l'export
16:46et qui sont les seules
16:47qui peuvent justement
16:48aller chercher
16:48les marges de manœuvre
16:50sur la croissance extérieure
16:51et qui seront du coup
16:52les plus impactées
16:53par le contexte géopolitique
16:54en leur mettant
16:55un surplus d'IS
16:56de 8 milliards d'euros
16:57et qui fait que,
16:58pour elles,
16:59leur taux d'imposition
17:00est le plus haut
17:01de tout l'OCDE.
17:02Donc,
17:03dans ce budget,
17:04on avait une chance,
17:05on va dire,
17:05quand on a la chance
17:06de pouvoir assainir
17:06un petit peu les comptes
17:08parce que la nécessité extérieure
17:09fait loi,
17:10on n'en profite pas.
17:11Et donc,
17:11du coup,
17:11on se retrouve dans une situation
17:12où on accumule
17:13ces déficits-là,
17:14on crante.
17:15Aujourd'hui,
17:15on a cranté le déficit public
17:16au-dessus de 5%.
17:17Ce qui était,
17:18là encore,
17:18on parlait des cadres académiques avant,
17:20c'était impensable,
17:21il y a 20 ans,
17:22de rester structurellement,
17:23au moment de l'arrivée dans l'euro,
17:25de rester structurellement
17:26en temps de paix
17:27au-dessus de 5% de déficit,
17:29sans investissement majeur,
17:30si encore,
17:31c'était pour financer
17:31un grand plan d'électrification
17:33de l'économie.
17:33Mais non,
17:34même pas.
17:34Et donc,
17:34du coup,
17:36le contexte politique
17:37affaiblit encore plus
17:38le contexte économique
17:39parce qu'il augmente les déficits,
17:41il réduit nos marges d'investissement
17:42et il plombe
17:43les seuls champions
17:44qui peuvent justement
17:45aller chercher de la croissance
17:46à l'extérieur.
17:47Donc,
17:48le contexte politique,
17:49là encore,
17:50malheureusement,
17:50il affaiblit le moral des Français,
17:52il augmente peut-être
17:53par le cocher des pannes.
17:53ça va être long,
17:54parce que 2027,
17:56ce n'est pas demain.
17:57Le chemin est long,
17:58il y a encore un budget entre temps.
17:59Il y a encore un budget entre temps.
18:03à voter contre.
18:04Donc,
18:04le budget passera par 49,3.
18:07Personne n'osera faire,
18:08enfin,
18:08personne ne fera sauter le gouvernement
18:09à 6 mois,
18:10à 4 mois
18:11des législatives.
18:11Et le gouvernement ne proposera
18:12peut-être pas un budget
18:13très audacieux non plus,
18:14quand même.
18:15Donc,
18:15en réalité,
18:16on a perdu 2 ans
18:17et depuis le départ,
18:19c'était la certitude
18:20de nos concitoyens.
18:20Ils l'avaient très bien compris.
18:22Bref,
18:23Erwan,
18:23ce que vous dites,
18:24c'est que ce qui est déjà
18:25un mauvais budget
18:26est en train de devenir
18:26un très mauvais budget
18:27s'il écrit ce profil.
18:29Philippe,
18:29vous l'iragir.
18:29C'est-à-dire que ce que nous décrivent
18:31Erwan et Gaël
18:32doit aussi,
18:33remettons-le dans le contexte,
18:35comme le dit Gaël,
18:36l'opinion
18:38est inquiète.
18:39Quelle est la réponse,
18:40aujourd'hui,
18:41des politiques
18:42de l'extrême droite
18:43à l'extrême gauche ?
18:44Comment pourrions-nous
18:45distribuer
18:46un peu plus
18:47de pouvoir d'achat ?
18:48Le seul thème,
18:48c'est la distribution
18:49du pouvoir d'achat.
18:51Naturellement,
18:51en bonne économie,
18:52sans plus comme ancien fonctionnaire,
18:54je dirais,
18:55c'est peut-être des économies
18:56et c'est peut-être d'investir.
18:57Enfin,
18:57je vois deux sujets.
18:59certainement pas
18:59de distribuer
19:00du pouvoir d'achat.
19:01Donc,
19:01au fond,
19:02la campagne commence
19:03en dire
19:04on va distribuer
19:05du pouvoir d'achat.
19:06Alors,
19:06imaginez le choc,
19:07bien évidemment,
19:08comment vont réagir ?
19:09On ne peut avoir
19:10que des inquiétudes
19:11absolument extrêmes
19:12sur la réaction
19:13des candidats
19:14qui n'ont pas en fait
19:15l'électorat en main,
19:17qui n'ont pas réussi
19:19leurs opérations
19:20auprès de leur électorat
19:21et qu'ils conquièrent
19:22avec des genres
19:23de subventions,
19:24etc.
19:25Et le deuxième point,
19:26c'est qu'on n'est pas
19:26les seuls en déficit.
19:27Parce que vous imaginez bien,
19:29je ne veux pas parler
19:30du déficit d'Israël
19:31qui va être certainement
19:32très important
19:33à cause de cette opération.
19:34Mais enfin,
19:35bon,
19:35ce n'est pas le plus grand pays,
19:37ce n'est pas lui
19:38qui va changer
19:38la donne du marché
19:40financier mondiaux.
19:41Mais en revanche,
19:41les États-Unis,
19:42c'est un peu différent.
19:43Ils sont déjà
19:44à des niveaux de déficit
19:45de l'ordre de 7%,
19:46voire éventuellement au-dessus.
19:48Et donc,
19:49on est dans une économie
19:50américaine
19:51qui emprunte
19:52à tout va
19:53sur le marché international,
19:55tout en menaçant
19:56d'ailleurs
19:57les détenteurs
19:58de dollars
19:58à un moment donné
19:59de les taxer,
20:00etc.
20:01Parce qu'on veut quand même
20:02un petit peu affaiblir
20:03le dollar.
20:03Tout ça donne
20:04une impression,
20:05si vous voulez,
20:06qui peut aisément
20:07et par construction
20:08aboutir à une crise financière.
20:10non pas une crise financière
20:11qui se réunit.
20:12Une crise financière
20:13de quelle nature ?
20:14Vous décrivez
20:14un scénario mondial quasiment.
20:17C'est un scénario mondial
20:18que vous décrivez.
20:19Purement mondial.
20:20Et ce n'est pas
20:21un scénario finalement
20:22qui nous prendrait
20:23par surprise
20:24un peu comme 2008.
20:25C'est un scénario
20:26où on voit
20:26la locomotive arriver.
20:28Et puis en plus,
20:29au fur et à mesure
20:30en avance,
20:30on voit des gens
20:31qui rajoutent
20:32du plomb,
20:33du machin
20:34pour la rendre
20:34un peu plus lourde
20:35et pour que le choc
20:36soit un peu plus important
20:38qu'actuellement.
20:40Donc il y a véritablement
20:41je pense qu'on est
20:42en état
20:42de situation
20:45de crise potentielle
20:46absolument énorme
20:48et qu'il faut rapidement
20:49reprendre en main
20:50et retrouver
20:51des moyens d'arbitrage.
20:53Juste pour confirmer,
20:54cette nuit,
20:54il y avait une réunion
20:56en Asie
20:56qui s'est tenue
20:57à Bangkok en Thaïlande
20:58à la conférence Asie 2050.
21:00Elle était présente
21:01Kristalina Georgiava
21:03qui est la directrice générale
21:04du FMI
21:05du Front Monétaire.
21:06Je vais la citer
21:07parce qu'Arwan
21:07ça fait vraiment écho
21:08à ce que vous disiez
21:09tout à l'heure
21:09à la première question.
21:11Je la cite
21:11« Nous vivons dans un monde
21:12où les chocs sont plus fréquents
21:14et plus inattendus
21:15et nous prévenons
21:16nos membres
21:16depuis un certain temps
21:18que l'incertitude
21:18est désormais
21:19la nouvelle norme
21:20et elle rajoute
21:22concernant la situation
21:23au Moyen-Orient,
21:24l'économie mondiale
21:26est de nouveau
21:26mise à l'épreuve. »
21:28C'est-à-dire que
21:28quand même
21:29la lecture du FMI
21:30et je ne cherche pas
21:30à dramatiser,
21:31ce n'est pas l'objectif,
21:33la lecture quand même
21:34du FMI
21:34c'est de dire
21:35attention,
21:36il y a des ingrédients
21:37là
21:37pour que les choses
21:39si la situation dure
21:40évidemment chaque jour
21:41qui passe
21:42mais on est déjà jeudi
21:43pour une guerre
21:43qui a débuté samedi
21:45chaque jour qui passe
21:46fait que
21:47quand même
21:47la mayonnaise
21:48risque de tourner
21:50un peu négativement.
21:51Cette analyse-là
21:52du FMI
21:53mais je vais prendre
21:55une autre mesure
21:56qui a été annoncée
21:57cette nuit
21:57par Séoul
21:58parce que
21:58les bourses asiatiques
22:00ont extrêmement secoué
22:01depuis le début de la semaine
22:02même si ça va mieux,
22:03ça a été mieux cette nuit
22:04à Séoul
22:05a été mobilisé
22:06à peu près 58 milliards d'euros
22:0958 milliards d'euros
22:11pour
22:12j'allais dire
22:12faire un matelas
22:13sur les marchés financiers.
22:15Donc on commence
22:17à avoir
22:17des mesures
22:18très claires
22:19ce matin
22:20la Chine
22:21pendant la nuit
22:21la Chine a annoncé
22:22qu'il verrouillait
22:23ses exportations
22:24sur le pétrole raffiné
22:26c'est-à-dire
22:26cette exportation
22:27qui alimente
22:28d'autres pays en cascade
22:29principalement en Asie du Sud-Est
22:31c'est pas des choses
22:32qui se déverrouillent
22:33ça du jour au lendemain
22:34même si la crise
22:34s'arrêtait dans 3-4 jours
22:35Philippe.
22:36Non, non, ça vous avez
22:37tout à fait raison
22:38mais il faut peut-être
22:39noter un point
22:40c'est que nous dépendons
22:42moins
22:44du détroit d'Ormuse
22:45et de la situation
22:46dans le golfe Persil
22:47que l'Asie.
22:48Donc dans un premier
22:51scénario
22:51scénario 1
22:52que j'appelais 1
22:53c'est-à-dire au fond
22:54une guerre économique
22:56qui a des conséquences économiques
22:58sur le pétrole
22:58et ça s'arrête là
22:59ou une guerre
23:00qui se limite
23:01à Etats-Unis
23:02Israël
23:03et Liban
23:04l'Europe reste
23:06probablement
23:07un petit peu moins
23:08impactée
23:09que ne le sont
23:11l'Asie
23:11et potentiellement
23:13les Etats-Unis.
23:13Mais le cours du pétrole
23:14le cours du gaz
23:15c'est les impacts
23:16qui seront du haut.
23:17Oui mais néanmoins
23:18in fine
23:18l'impact sera un petit peu
23:20moins fort sur l'Europe.
23:22Maintenant
23:22en revanche
23:23s'il y a une traînée de poudre
23:25sur l'ensemble
23:26du Moyen-Orient
23:27etc.
23:28à ce moment-là
23:28le problème
23:29c'est que l'Europe
23:29est en première ligne.
23:31N'oublions pas aussi
23:32les conséquences
23:33d'un conflit
23:34dans lequel
23:34les Etats-Unis
23:35s'enliseraient
23:36sur le conflit
23:37en Ukraine.
23:38De toute façon
23:40on ne peut pas spéculer
23:42même les experts
23:44en géopolitique
23:45en relations internationales
23:46ont du mal
23:47à y voir clair.
23:47Mais malgré tout
23:49en réalité
23:50on a du mal
23:51à entrevoir
23:51comment tout ça
23:52aboutirait
23:53à l'atteinte
23:54d'objectifs.
23:55D'ailleurs
23:55vous l'avez dit
23:55même pas vraiment
23:56formulés
23:57ou contradictoires
23:57de Donald Trump.
23:58Ça ne peut pas marcher.
24:00C'est-à-dire que
24:01si vous avez
24:03quand vous avez commencé
24:04à envoyer
24:05quand c'est bon
24:05vous commencez
24:05à être envoyé
24:06le résultat
24:07c'est scénario 2
24:09ou scénario 3.
24:10C'est-à-dire
24:10de toute façon
24:11une situation
24:12qui va
24:13à moyen
24:14ou long terme
24:15être une poudrière
24:17dans cette région
24:17du monde.
24:18Ça nous a déjà donné
24:19deux chocs pétroliers
24:21par le passé.
24:22On ne voit pas bien
24:23comment ça changerait.
24:25Par ailleurs
24:26en termes
24:26d'opinion publique
24:27je ne fais pas de sondage
24:28j'en ai fait quelques fois
24:29mais je n'ai pas fait
24:30récemment de sondage
24:31en Iran.
24:32Mais vous aviez
24:33un régime
24:33qui était visiblement
24:35sur le point de tomber.
24:36Ce régime des Mola
24:37était réprouvé
24:38par sa population.
24:39Il y avait eu
24:40des manifestations
24:40dans la rue.
24:41Le timing
24:42est complètement
24:44stupide.
24:44C'est-à-dire
24:45qu'ils n'ont pas
24:46été aidés
24:46ces populations
24:48américaines.
24:48C'était aussi curieux
24:49d'associer les Israéliens
24:50pour essayer
24:51de mettre à dos
24:52de ces frappes
24:54l'ensemble du monde arabe.
24:54Mais bon
24:55pourquoi pas.
24:56Ce qui est curieux
24:57c'est qu'il y avait
24:58un moment clé
24:58pour le faire.
24:59C'était le moment
24:59où les populations
25:00étaient dans la rue.
25:00Le moment où Donald Trump
25:01avait promis aux populations
25:03qu'il allait les aider.
25:05Ça n'a pas été fait
25:06à ce moment-là
25:06et c'est fait
25:08en décalé aujourd'hui.
25:09Or,
25:10les performances passées
25:11on dit en bourse
25:11ne présage pas
25:12des performances futures
25:13mais en revanche
25:14sur les conflits
25:16on n'a jamais vu
25:17des frappes
25:17d'un pays étranger
25:18en plus perçu
25:19depuis très longtemps
25:20par un ennemi
25:21produire la déstabilisation
25:22d'un régime.
25:23C'est plutôt
25:24en général
25:24l'inverse
25:25qui se produit.
25:25C'est-à-dire
25:26un effet
25:27de...
25:28Donc tout ça
25:29ne nous dit rien
25:30qui vaille
25:30sur le moyen terme.
25:32Merci à vous trois
25:33pour cette analyse
25:34sur cette séquence
25:35moyenne orientale
25:36parce que je sais
25:36que l'exercice
25:37est délicat à chaud
25:37et on le projette.
25:39On marque une petite pause
25:40et puis on se retrouve
25:40à parler innovation
25:41et industrie européenne.
25:43A tout de suite.
25:44Merci à vous.
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