- il y a 7 heures
Ce lundi 2 mars, Guillaume Paul a reçu Vincent Grard, directeur France de Trade Republic, et Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat chez MW Gestion, Philippe Glaser, associé en charge de la pratique Résolution des litiges chez Taylor Wessing France, Nicolas Palmitessa, responsable des relations commerciales chez Swissquote Bank Europe, et Laurent Schwartz, directeur du Comptoir national de l'or, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir.
00:11Bienvenue dans tout pour investir à la télé, à la radio, sur internet, replay, podcast bien sûr disponible sur bfmbusiness
00:18.fr.
00:18Une heure pour s'intéresser à vos placements comme tous les jours.
00:20Une heure du cours de laquelle on va s'intéresser sur vos placements sur les marchés parce que vous savez
00:24que la situation est très très compliquée.
00:26Ça va être une longue journée sur les marchés depuis cette nuit.
00:30C'est compliqué avec en toile de fond bien sûr la hausse du prix du pétrole.
00:34On va regarder très vite ce que fait le baril de Brent sur les marchés internationaux qui a franchi la
00:38barre des 80, 80, 82 dollars.
00:42Qui redescend depuis ce matin à 78,65 dollars en ce moment pour le baril de Brent.
00:48On avait fini à 72 vendredi soir en Europe.
00:52Ce qui s'est passé en seulement deux jours au Moyen-Orient a semble-t-il quand même un petit
00:56peu dépassé les attentes des marchés.
00:57Notamment la fermeture d'Hormuz, du détroit d'Hormuz dont on a beaucoup parlé.
01:02Et forcément ça fait réagir les marchés actions à la baisse.
01:04Le CAC 40, vous allez le voir, lui est en train de baisser même s'il a un petit peu
01:07réduit les pertes depuis ce matin.
01:09Puisqu'on ne perd plus qu'un 57, on a perdu jusqu'à un 8, un 9 sur le CAC
01:1240 ou l'ouverture.
01:13Il y a évidemment des arbitrages sectoriels très marqués depuis ce matin sur certains secteurs dans un sens ou dans
01:19l'autre.
01:19L'énergie, la défense, l'aéronautique, évidemment le tourisme, on va voir ça bien sûr dans deux minutes.
01:23Dans le tableau de bord, je vous redonne évidemment les grandes informations de ces dernières heures autour de ce conflit.
01:28D'abord l'armée israélienne qui annonce que des raids se poursuivent en ce moment.
01:32Des centaines de nos avions bombardent en ce moment simultanément l'Iran et le Liban.
01:37Où le conflit s'est étendu depuis cette nuit.
01:39Israël continue de répliquer cette nuit à des tirs de missiles et de drones effectués un peu plus tôt par
01:43le Hezbollah qui est donc bien sûr basé au Liban.
01:45La France, elle fait savoir de son côté qu'elle est prête à participer à la défense des pays du
01:50Golfe et de la Jordanie.
01:52La France qui a décidé ce week-end, vous savez, de redéployer le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée
01:57orientale.
01:58Après notamment que la base française à Abu Dhabi ait été touchée par une attaque de drones.
02:02Aucune victime française en tout cas n'est à déplorer pour l'instant dans la région.
02:06C'est ce qu'a indiqué tout à l'heure Jean-Noël Barreau, le ministre français des Affaires étrangères.
02:11Par ailleurs, il se confirme qu'un drone iranien sans pilote a bien visé il y a de ça quelques
02:16heures une base militaire britannique qui est établie du côté de Chypre.
02:20Pays membre de l'Union Européenne bien sûr, c'est la piste de décollage et d'atterrissage qui a été
02:24visée.
02:24C'est ce qu'a confirmé la diplomatie britannique ce matin.
02:27Voilà donc pour ce conflit sur lequel on va passer une bonne demi-heure, à la première demi-heure de
02:31cette émission.
02:33Puis je vous dis un petit mot quand même des sujets patrimoine qu'on va malgré tout aborder en deuxième
02:36partie d'émission à partir de 11h30.
02:38D'abord les arbitrages autour de l'or et du bitcoin qui forcément réagissent ce matin aux événements internationaux.
02:43Ça sera à 11h45, ça avec Laurent Schwarz, directeur du comptoir national de l'or.
02:47On posera la question de savoir par ailleurs si vous, investisseur particulier, vous êtes suffisamment protégé contre les nouvelles formes
02:54d'investissement frauduleux
02:56et les produits financiers dangereux qui pullulent de plus en plus notamment sur internet.
03:01Philippe Glasseur de Taylor Wessing France sera avec nous pour en parler.
03:03Et puis autre question ce matin, ça c'est un gros sujet pour le secteur bancaire.
03:06Comment font les banques pour s'adapter à la montée en puissance des conseillers indépendants ?
03:12Vrai, gros sujet pour la profession aujourd'hui.
03:15Sur tous ces sujets, plus d'autres, vous nous envoyez vos questions sur internet direct at bfmbusiness.fr
03:22ou par SMS au 732 16, vous tapez le mot-clé business suivi de votre message.
03:26Voilà le programme, tout de suite, le tableau de bord de vos marchés.
03:31Tout pour investir, le tableau de bord.
03:36Donc les marchés, l'Europe notamment, qui souffre depuis ce matin de l'envolée des prix du pétrole.
03:41On rejette un oeil quand même sur ce baril de Brent.
03:43Alors petit rappel, on avait terminé la soirée de vendredi, fin de semaine à 72 dollars.
03:48On est monté jusqu'à 81, 82 dollars ce matin sur le baril de Brent.
03:52Et puis là, on réduit les pertes un petit peu comme on l'a vu ce matin en Asie.
03:56On a vu le baril de Brent à l'ouverture sur les marchés asiatiques baisser de 13%.
03:59Puis on a ramené les pertes aux alentours de 7, 8%.
04:03Évidemment, il y a quand même des inquiétudes.
04:05C'est très palpable après tout ce qui s'est passé ce week-end.
04:08Beaucoup de choses se sont passées ce week-end.
04:09Et notamment l'annonce dès ce week-end par les Iraniens de la fermeture du détroit d'Hormuz,
04:13par lequel transit, je ne vous l'apprendrai pas, près de 20% du pétrole consommé dans le monde.
04:19La question évidemment, l'une des questions, c'est de savoir combien de temps ce détroit d'Hormuz peut rester
04:24fermé.
04:25Est-ce que les Américains interviendront rapidement pour en permettre l'accès à la libre circulation ?
04:30On ne sait pas.
04:31Attention parce qu'on a appris par ailleurs qu'une grosse raffinerie saoudienne avait été en partie fermée
04:37parce qu'un drone iranien est tombé pas loin de là au cours du week-end.
04:41Donc certaines unités de cette grosse raffinerie, qui est l'une des plus grosses apparemment de la région du Golfe,
04:46sont pour l'instant interrompues.
04:48Au passage, cette raffinerie produit chaque jour quelques 550 000 barils de pétrole.
04:53Donc ça n'est pas rien.
04:54Donc tension sur les prix du pétrole qui se répercutent évidemment sur le prix des marchés actions.
04:58Vous allez voir le CAC 40, donc on le disait, qui perd en ce moment 1,5%.
05:038452 points pour l'indice parisien, avec évidemment des arbitrages sectoriels très marqués,
05:09forcément à la hausse ou à la baisse ce matin.
05:11On va le voir sur les principaux mouvements à la hausse ou à la baisse sur le CAC 40.
05:16Vous voyez effectivement le secteur de l'énergie qui rebondit favorablement, bien sûr,
05:20à la faveur de ce qui se passe sur le pétrole.
05:22Le total qui grappille 4,3%, un peu plus de 70,17 euros.
05:26Le secteur de la défense évidemment aussi, qui profite, disons-le comme ça, de ce qui se passe aujourd'hui.
05:31Vous voyez Thalès qui figure parmi les plus fortes hausses.
05:34263,50 euros, plus 3,37%.
05:37Et puis du côté des baisses, vous allez le voir, aussi il y a des arbitrages forcément.
05:41Le secteur du tourisme évidemment qui souffre énormément depuis ce matin.
05:45Accor qui perd 8,7% juste sous les 45 euros.
05:50Le secteur auto aussi qui souffre pas mal.
05:53Vous voyez là, on perd aux alentours de 4% sur Renault et Stellantis.
05:56Le secteur du luxe aussi qui est impacté par tout ce qui se joue.
05:59On perd aux alentours de 3,5% sur Kering et LVMH.
06:02Et je ne vous ai pas parlé du secteur aéronautique.
06:04On voit notamment Air France-KLM qui est en train de perdre quelques 7,8% également à la Bourse
06:09de Paris.
06:09L'euro-dollar, petite volée de moineau comme on dit sur le dollar.
06:13Valeur refuge par excellence dans ce genre de considération.
06:15L'euro-dollar 1,1734.
06:18Voilà le topo sur les marchés.
06:21Il est l'heure de décrypter tout de suite la situation.
06:24C'est le déchiffrage tout de suite avec nos intervenants.
06:28Tout pour investir, le déchiffrage.
06:34Le déchiffrage qui va être évidemment totalement consacré à ce qui se joue en ce moment du côté du Moyen
06:39-Orient.
06:39On est avec Gustave Sondon.
06:41Bonjour Gustave, bienvenue.
06:42Merci d'être avec nous.
06:43Co-fondateur de Colbert puis Vincent Grard qui est avec nous.
06:45Bonjour Vincent, bienvenue.
06:47Directeur France de Trade Republic.
06:48Petite réflexion quand même sur le prix du pétrole.
06:51Alors qui effectivement progresse.
06:54J'allais dire s'envole.
06:55Non justement, qui ne s'envole pas.
06:57On est parti, on est monté de 72 à 82 dollars ce matin.
07:00On le voit sur les marchés européens.
07:03Et puis là, on a réduit les pertes comme on les a réduites ce matin du côté de l'Asie.
07:08Comment vous interprétez ça aujourd'hui Gustave fondamentalement ?
07:11Ce n'est pas une surprise totale.
07:12Il y a des forces de rappel là.
07:13Qu'est-ce qui se passe en fait ?
07:14Ce n'est pas une surprise totale.
07:16En fait, on part d'un mois où on est à plus 12.
07:18C'est-à-dire que ce qui se passe en ce moment avait été quand même partiellement anticipé par le
07:23marché.
07:23Le point de surprise, c'était quand et dans quelle ampleur.
07:27Et donc aujourd'hui, on est en train un peu de mesurer tout ça, d'essayer de mesurer tout ça,
07:31de construire des scénarios.
07:33Mais en tout cas, l'hypothèse d'un conflit était quand même clairement dans les prix.
07:37On voit qu'il y a quand même des réactions qui sont là, mais qui ne sont pas encore dramatiques.
07:43Ce n'est pas encore dramatique.
07:44Il y a peut-être quand même l'idée que les marchés, effectivement, tout le monde a bien vu la
07:48montée en puissance de l'armada américaine dans la région.
07:52Il y a peut-être l'idée que ce qui allait se passer en 24 heures, 48 heures autour de
07:55ce week-end ne serait pas violent.
07:56Si on en était resté à des frappes ciblées ce week-end, est-ce que le pétrole finalement aurait bougé
08:02?
08:03On ne le saura jamais, mais peut-être pas.
08:05Peut-être pas autant.
08:05Je pense que la donne qui n'était pas certaine, c'est est-ce que les autres pays de la
08:10région vont être impliqués ?
08:12Oui.
08:12Ça, c'est la nouvelle donne.
08:14Et effectivement, c'est là qu'il y a aussi de la dispersion.
08:16C'est-à-dire qu'il y a le cours du pétrole, mais il y a aussi toutes les valeurs
08:19pétrolières.
08:20Absolument.
08:20Et là, il y aura beaucoup de dispersion.
08:21Vous avez montré le cours de Total ce matin.
08:24Pour le coup, Total est quand même concerné par la région, mais d'autres valeurs pétrolières ne sont absolument pas
08:28concernées par la région.
08:30Vous avez d'un côté avoir une inflation sur le prix du pétrole, et de l'autre, des pétroliers qui
08:34vont être complètement épargnés par le conflit.
08:37Et donc des grands gagnants, je pense, selon les géographies, sur la thématique pétrolière.
08:41Oui.
08:41Voilà.
08:42Gustave.
08:43Vincent.
08:44Vincent, pardon, excusez-moi.
08:45Aucun problème.
08:46Peut-être en complément, c'est que le sujet actuellement, il n'est pas sur un sujet de production.
08:51Le problème, c'est un problème de transport qui peut se débloquer beaucoup plus vite que sur un problème de
08:56production.
08:56Ah bah oui, vous avez vu hier ce qu'a fait l'OPEP+, qui a rajouté 206 000, mais
08:59c'est pas le problème.
09:00Pas d'impact.
09:00Là, ça permet au payé de l'OPEP, en quelque sorte, on comprend la mécanique, c'est qu'on profite
09:04de l'occasion pour regagner un petit peu de part de marché sur le marché.
09:07L'OPEP est complètement impuissante.
09:09Mais il n'y a pas de sujet, il n'y avait pas de sujet d'offre de toute façon
09:11avant tout ce qui s'est passé.
09:13Complètement. Donc, la désescalade peut se faire très vite. Il suffit de réouvrir ce détroit pour réouvrir les flux.
09:21Et ce que j'aimerais bien mentionner aussi, c'est que ce n'est pas uniquement sur le pétrole qu
09:25'on a un sujet.
09:26C'est sur le gaz liquéfié, c'est également sur les engrais. Ce détroit-là n'est pas uniquement utilisé
09:32pour le pétrole.
09:33Le cours du gaz, plus 24% notamment, parce que je crois que c'est un quart, là, c'est
09:3625% quasiment du GNL en circulation qui transitent tous les jours par le 2-3 d'Ormous, notamment en
09:41partance du Qatar.
09:41Et c'est ce qui peut impacter l'Europe, pour le coup. Donc là, on est assez dépendants.
09:46Plus que le pétrole ? Plus de dangers pour vous ?
09:47C'est difficile à dire, mais déjà, le pétrole, il ne va pas uniquement impacter le prix à la pompe
09:52que les Français vont payer.
09:54Il va impacter également tous les prix. En fait, le pétrole sert aussi à transporter toutes les choses qu'on
09:58achète.
09:59Donc, à ce niveau-là, ça peut refaire surgir le sujet de l'inflation latente.
10:03Oui. Hypothèse. Alors, on parle vraiment un peu dans le vide pour l'instant, mais on peut quand même arriver
10:10à poser quelques hypothèses.
10:11Un pétrole à 100 dollars. C'est un scénario pessimiste ou pas, Gustave ?
10:15Il y a deux scénarios qui se dessinent un petit peu dans le marché.
10:20C'est soit, effectivement, une réouverture rapide du 3 d'Ormous, et dans ces cas-là, plutôt une cible à
10:2580 dollars.
10:26L'impact serait plutôt sur la production et la capacité de la production iranienne à s'exporter.
10:32C'est à peu près 3% de la production mondiale, ce pétrole iranien.
10:36Scénario 2, effectivement, le D3 reste fermé.
10:39Et là, effectivement, les conséquences pourraient être plus graves.
10:41Selon les analystes, on est entre, on va dire, 100 points de base et 150 points de base d'augmentation
10:47sur l'inflation,
10:48notamment l'inflation américaine.
10:50Et là, les conséquences pourraient être en cascade,
10:53puisque qui dit hausse de l'inflation, on dit incapacité de la Fed à baisser ses taux,
10:58et dit aussi peut-être perte de confiance dans le financement et la capacité de financement de l'économie américaine,
11:02qui est quand même construite sur au moins des taux stables, voire une politique baissière sur les taux.
11:07Et donc ça, c'est vraiment le scénario qu'on cherche à éviter.
11:10Donc 100 dollars, à peu près 4% d'inflation, ça serait, selon ING, le scénario.
11:15C'est le plus pessimiste.
11:16Par exemple, Barclays, on est plutôt autour de 3-3,5% selon leurs analystes.
11:21Donc c'est ça qu'il va falloir effectivement surveiller.
11:25On n'est pas allé chercher les 100 dollars sur le pétrole depuis le début de la guerre en Ukraine,
11:28je crois, de mémoire.
11:29C'est la dernière fois qu'on approche.
11:31Vous parliez tout à l'heure du stock et de la production.
11:33Ça fait quand même longtemps, à part ce dernier mois,
11:36où je vous disais qu'il y avait un début d'anticipation de ce conflit qui s'est reflété dans
11:40les prix avec ses plus de 12%.
11:42Ça fait longtemps que le pétrole reste bas, en fait.
11:44On a une incapacité à retrouver un momentum sur les prix.
11:48Et ça fait effectivement très très longtemps parce qu'on a une forte maîtrise de la production, de l'offre.
11:52Parce que la force d'or.
11:53Oui, et qu'en face, la demande, la demande n'est pas omise aujourd'hui.
11:55Et ça se voit notamment aux Etats-Unis.
11:57C'est-à-dire que les Etats-Unis n'ont jamais été aussi indépendants depuis 40 ans sur leurs réserves
12:02énergétiques.
12:03On a à peu près 17% seulement de leurs consommations énergétiques.
12:06Donc ils ne sortiraient pas indemnes, malgré tout, complètement indemnes.
12:07D'un point de vue géopolitique, ils sont très très autonomes.
12:09D'un point de vue prix, moins.
12:11Je rappelle quand même qu'ils ont sécurisé le pétrole du Venezuela il y a quelques semaines à peine.
12:17Quand on dézoome un peu la situation, qu'on enlève tout le bruit et qu'on regarde ce que les
12:20Etats-Unis sont en train de faire,
12:22partant du principe aussi que le pays qui va être le plus touché par cela, c'est la Chine.
12:28Voilà, il y a quelque chose qui se dessine quand même.
12:30Parce que rappelons que la Chine importe à peu près 80% du pétrole iranien exporté clandestinement.
12:38Et que ça représente environ 13 à 15% des importations chinoises.
12:41Voilà, c'est ça grosso modo.
12:42Et ce qu'on avait vu aussi en 2011, quand les Etats-Unis avaient donné des sanctions à l'Iran,
12:47c'est que le pétrole était, en tout cas que l'Iran derrière a menacé la fermeture de ce détroit,
12:53le pétrole était monté dans les 110-120 immédiatement après, sur une menace simplement de fermeture.
12:57Donc on peut anticiper, après les conditions étaient sensiblement différentes à l'époque,
13:01et le prix de base du pétrole l'était aussi, mais on peut anticiper une hausse vers ces niveaux-là.
13:06Est-ce qu'on peut pas ? Peut-être que les marchés aujourd'hui, les intervenants disent
13:09« Bon, à la faveur de quelques frappes bien ciblées, les Américains ont sans doute la possibilité
13:13de dégager l'accès au détroit d'Ormousse, peut-être sous la demande un peu pressante
13:16de certains pays du Golfe, de la région. »
13:19Ça peut tout à fait se passer comme ça.
13:20C'est peut-être aussi ce qui rassure quelque part les marchés aujourd'hui.
13:23Mais comme vous le disiez, c'est quand même aussi plutôt un flux qui part vers l'Asie.
13:2780% du pétrole exporté qui passe par le détroit part vers l'Asie, et donc en grande partie la
13:33Chine.
13:33Donc pour les Américains, est-ce qu'il y a un intérêt majeur en fait ?
13:36Moi je suis autonome d'un point de vue énergétique, et nos adversaires économiques,
13:41ou nos principaux challengers, eux sont 100% dépendants.
13:44Donc quel est l'intérêt de débloquer la situation ?
13:46D'autant que c'est la Russie qui va peut-être profiter de tout ça.
13:49Voilà, donc quel est l'intérêt de débloquer la situation très vite ?
13:54La question reste posée.
13:56Par sympathie pour les alliés de...
13:57Ce qu'il va falloir observer aussi, c'est que pour circuler, il faut des bateaux,
14:02il faut des bateaux qui passent, il faut des bateaux qui sont assurés.
14:04Et là on voit aussi effectivement des primes aux assurances qui deviennent de plus en plus dures à être fournies,
14:10voire des assureurs qui ont carrément renoncé à assurer les transports.
14:14Donc il va falloir qu'effectivement le canal s'ouvre,
14:18mais il va également falloir que les conditions pour faire du business,
14:21et donc pour transiter, soient rétablies.
14:23Et ça c'est pas gagné, c'est un point d'interrogation.
14:26Pour l'instant, les grands scénarios qui se dégagent, d'après les spécialistes plutôt géopolitiques,
14:31c'est plutôt un conflit qui ne va pas durer trois jours,
14:34ou douze jours comme ce fut le cas l'année dernière, avec Israël,
14:37mais plutôt quatre semaines.
14:39Donc a priori, il faut compter au moins là-dessus,
14:43et au-delà, là ça commencerait à être de très mauvaises nouvelles.
14:47C'est-à-dire que quand bien même le détroit d'Ormous, le trafic serait rétabli,
14:53a priori d'ici, je ne sais pas, quelques heures, quelques jours,
14:56ce n'est pas pour autant qu'on retrouverait un trafic 100% normal dans la foulée.
14:59Déjà tout est dérouté actuellement via l'Afrique.
15:02Donc déjà il y a 15 jours de plus à peu près de transport,
15:05et le coût c'est 40% en plus, si on compte les primes d'assurance.
15:11Donc déjà il y a un effet immédiat.
15:14Oui.
15:14Impact pour l'économie américaine.
15:17Si on va vers un conflit qui effectivement, comme vous le dites,
15:20s'éternise sur quelques semaines, au bas mot, voilà.
15:24Le risque central c'est le risque de l'inflation,
15:26c'est-à-dire hausse du pétrole égale hausse du panier de l'inflation,
15:30et donc les risques en cascade qu'on a évoqués à l'instant,
15:32c'est-à-dire maintien ou hausse des taux,
15:36et donc incapacité pour les entreprises à retrouver de la visibilité
15:38de l'investissement, du financement.
15:40Et c'est là qu'on rentrerait dans une spirale qui serait assez négative.
15:45Maintenant comme dans tout conflit,
15:46vous parlez d'économie, je vous réponds sur l'économie,
15:48mais c'est un point de vue marché,
15:50il y aura des gagnants et il y aura des perdants,
15:52et effectivement le pétrole c'est peut-être la partie immergée
15:56qu'on commente le plus facilement,
15:58mais il y a d'autres actifs qui semblent déjà bien positionnés pour en profiter.
16:01C'est un peu les mêmes gagnants que depuis 12-18 mois.
16:04Alors dites-nous, allez-y.
16:05C'est la défense, évidemment, vous le voyez tout à l'heure avec Thalès,
16:09notamment en France, c'est les entreprises énergétiques
16:12qui ne sont pas concernées par cette géographie,
16:14on a vu également avec Total,
16:17et je conclue là-dessus parce qu'on aurait pu commencer,
16:21c'est évidemment les métaux, les valeurs refuge traditionnelles,
16:24qui sont déjà les très grands gagnants des 12-18 derniers mois de marché,
16:28qui continuent justement de recevoir beaucoup de flux,
16:32beaucoup de demandes dans cette quête de sécurisation
16:35qu'on peut retrouver sur les marchés.
16:37Après je pourrais vous faire la liste des perdants.
16:39La liste serait très longue effectivement, des gagnants et des perdants.
16:41Oui, il y a aussi les obligations d'État,
16:44les papiers ultra bien notés qui vont bénéficier de cet afflux d'argent.
16:49Donc généralement dans ce type de situation,
16:52ce qui se passe c'est que les investisseurs deviennent risk-off,
16:54donc qui basculent les flux d'actifs risqués vers des flux d'actifs beaucoup moins risqués.
17:00Ce qui m'étonne quand même, à moitié,
17:03c'est que le bitcoin qui est plutôt un actif risconne,
17:07ne souffre pas du tout actuellement de cette actualité.
17:10Bon après il faut dire qu'on est quasi à moins 50% depuis octobre,
17:13depuis son plus haut d'octobre,
17:14donc il a déjà souffert d'une manière latente à ces sujets-là.
17:19Certains analystes commencent à évoquer,
17:21d'ores et déjà un troisième choc pétrolier à l'aune de cette crise.
17:25Est-ce que ça vous paraît prématuré d'en parler
17:27ou c'est quelque chose qu'il va falloir quand même surveiller de très très près ?
17:29C'est une question sans réponse par excellence.
17:32Tous les ingrédients sont là en tout cas.
17:36Tous les ingrédients sont là.
17:37Si on se rappelle les chocs pétroliers précédents,
17:41c'est à peu près les mêmes ingrédients,
17:43on verra si c'est la même recette,
17:45mais ça me paraît effectivement prématuré d'en tirer la conclusion.
17:49Mais en tout cas, de se dire que c'est un scénario envisageable,
17:52ça ne me paraît pas très aventurier.
17:54Ce n'est pas très aventurier.
17:56Il s'est passé notamment, on parle du détroit d'Hormuz,
17:58c'est la première fois réellement que l'Iran bloque le détroit d'Hormuz,
18:02après en avoir agité la menace pendant des années, des années, des années finalement.
18:05Donc là, c'est quand même effectivement, c'est un précédent.
18:08Après, moi, j'ai toujours en tête quand même qu'il n'y a pas de sujet de production.
18:12Oui, il n'y a pas de sujet de production.
18:14C'est un sujet de logistique.
18:15Donc, c'est des choses qui quand même se rattrapent beaucoup plus facilement
18:19qu'un sujet de production.
18:21Donc, le scénario, en effet, et je suis aligné avec Gustave là-dessus,
18:25est très crédible.
18:27Maintenant, l'activation du scénario, il y a encore quelques conditions à réaliser, je pense.
18:31Bon, en guise de conclusion, la prudence sur les marchés,
18:35comment est-ce qu'on traverse cette période ?
18:38Je pense, effectivement...
18:38Aux combien sinueuses dans les prochains jours,
18:40pour celles et ceux qui nous écoutent, qui nous regardent ?
18:41De manière assez surprenante, finalement, encore une fois,
18:43ce qui se passe là est plutôt un exagérateur de ce qu'on observe dans les marchés
18:47depuis 12 à 18 mois.
18:48Donc, si vous aviez commencé à vous diversifier sur d'autres géographies,
18:52on a parlé de l'Amérique latine dans cette émission à plusieurs reprises,
18:56si vous aviez commencé à vous diversifier aussi des actions vers les matières premières,
19:01et notamment l'or, finalement, vous êtes largement en capacité d'absorber,
19:06pour l'instant, les mouvements de marché.
19:07Après, c'est probablement ce qu'il faut continuer à faire,
19:13dans une limite raisonnée,
19:14mais en tout cas, d'avoir effectivement cette diversification
19:17et être attentif aux dynamiques du monde qui changent manifestement.
19:21Je pense que c'était un petit peu la conclusion des observateurs plutôt géopolitiques,
19:24c'est que l'ordre mondial tel qu'on l'a connu,
19:28je crois que 80 ans de paix, c'est un record pour la France.
19:30Oui, c'est une exception, comme on dit.
19:31Donc, exactement, cet ordre-là qui avait des conséquences boursières,
19:35il est probablement fini pour la géopolitique,
19:37il est aussi probablement pour les marchés.
19:39Donc, il va falloir repenser un petit peu son allocation.
19:42Vincent, qu'est-ce que vous diriez ?
19:43Moi, je pense que, déjà, quand on est dans une forte période de volatilité comme ça,
19:48je crois que le VIX a plus de 22,
19:50c'est toujours la bonne occasion pour tester son portefeuille.
19:53C'est là où on se rend compte des faiblesses de son portefeuille.
19:55Donc, pour l'investisseur particulier qui investit quasi en permanence,
20:00parce que c'est un investisseur long terme,
20:01c'est la bonne occasion pour détecter les défauts qu'il a dans son portefeuille
20:04et de réajuster.
20:06Ceux qui n'ont pas, potentiellement pas intégré d'or,
20:08le regrettent un petit peu aujourd'hui, par exemple.
20:10Donc, voilà, c'est la bonne occasion de revoir son portefeuille,
20:16sensiblement réajuster certains actifs qui pourraient manquer.
20:19Je pense notamment à la défense,
20:20parce qu'on pourrait penser que c'est un phénomène court,
20:24mais en fait, ça devient un sujet de visibilité.
20:27En fait, tant qu'on aura de la visibilité sur les dépenses des gouvernements
20:29en termes de défense à plusieurs années d'avance,
20:32je ne vois aucun problème à aller investir sur les sujets de la défense,
20:36même si on voit que Thalès est déjà à plus 13 cette année,
20:40Dassault est plus de 25, il me semble.
20:42Donc, voilà.
20:43Visiblement encore, visiblement sous le pied encore du côté des valeurs de la défense.
20:46Voilà pour les arbitrages, le nouveau monde à l'épreuve des faits.
20:49Voilà, on apprend le nouveau monde à l'épreuve des faits,
20:51de ce qu'on vit notamment depuis 48 heures.
20:53Merci beaucoup, messieurs, d'être venus ce matin.
20:55Gustave Sondon, cofondateur de Colbert,
20:58Vincent Grard, directeur France, Trade République.
21:01Merci, messieurs, à très vite, avec plaisir, sur BFM Business.
21:03Merci beaucoup.
21:0411h22 sur BFM Business, voici l'arbitrage.
21:08Tout pour investir, arbitrage.
21:12L'arbitrage, les arbitrages, parce qu'il y a beaucoup de choses à arbitrer ce matin.
21:16On va en parler avec Michel Delobel, qui est avec nous en visio.
21:18Bonjour Michel, merci d'être avec nous ce matin sur BFM Business.
21:22Gérant de portefeuille sous mandat chez MW Gestion.
21:25On va remettre un petit coup de projecteur sur le CAC 40, voir où nous en sommes.
21:29Pour constater, on avait ouvert en hausse, en perte de 1,8, 1,9 %, Michel.
21:34Et puis, on étendra de réduire un petit peu les pertes.
21:37Comment est-ce que vous analysez ce début de séance, quelque peu ou le ?
21:42Oui, je dirais graphiquement, si on ne connaissait pas l'actualité que l'on a depuis ce week-end,
21:48il n'y aurait même pas de grand-chose à dire.
21:51On avait bien monté ces derniers jours, dernières semaines.
21:54On a eu un mois de février particulièrement aussi, avec un gain de plus de 5% sur le CAC.
21:59Voilà, on a franchi un certain nombre de seuils.
22:01Et puis, ce matin, on est tout simplement revenu tester la première zone de support
22:05qu'on avait vers les 8400 points, qui correspond au point haut de début janvier,
22:11et puis à la moyenne mobile, 50 jours.
22:13Donc, je dirais de ce point de vue-là, graphiquement en tout cas, il ne se passe rien.
22:17On a un repli, mais il n'y a absolument pas d'exagération.
22:21On a ouvert bien évidemment un petit peu en forte baisse sur un gap haussier.
22:24Et puis depuis, on est en train de reprendre quelques couleurs.
22:27Et avec un repli de 1,40, rien de très alarmant,
22:31on pourrait avoir ce repli-là sans aucune alerte géopolitique ou quoi que ce soit,
22:36sans raison particulière.
22:38Bon là, il y a une raison qui explique ce repli,
22:41mais il me semble particulièrement limité,
22:42d'autant plus qu'on avait quand même plutôt bien monté ces dernières semaines.
22:45Donc, c'est un peu comme si, je dirais, le marché s'en moque.
22:48C'est assez surprenant de ce point de vue-là.
22:51Avec un catalyseur pourtant qui est effectivement à la hausse du prix du pétrole depuis ce matin.
22:57Et on le disait, on faisait le constat avec nos experts il y a quelques instants.
22:59Vous avez vu comme nous, que ce soit en Asie ou en Europe,
23:03on a débuté faire une forte baisse sur le prix du baril de Brent.
23:06On a commencé à moins 13 ce matin sur le Brent en Asie
23:09pour réduire finalement les pertes à moins 7.
23:11Et puis, il est en train de se passer sensiblement la même chose
23:13du côté de l'Europe à l'heure actuelle, Michel, finalement.
23:16Oui, et puis même sur le pétrole, justement,
23:18alors on a eu une hausse qu'on a depuis ce matin,
23:20enfin depuis la fin du week-end,
23:22mais même graphiquement, là aussi,
23:24on n'a fait que venir réouvrir sur les plus hauts
23:27qu'on avait atteints au mois de juin l'année dernière
23:29et des niveaux qu'on avait aussi touchés début 2025.
23:33Mais là aussi, rien de très extraordinaire.
23:36Alors graphiquement, on a quand même un système un petit peu haussier
23:39puisqu'on est sorti par l'euro dans le genre de demi-jour
23:42qu'on avait mis en place depuis quelques années.
23:46Donc, à confirmer, bien évidemment, cette sortie par l'euro
23:48et puis voir l'évolution bien évidemment dans les jours à l'eau.
23:51Là, pour l'instant, c'est des réactions un petit peu à chaud.
23:53Qu'est-ce qui va se faire avec le détroit d'Ormose et ainsi de suite ?
23:56Est-ce qu'on réussira à le réellement bloquer ou pas ?
23:58Est-ce qu'il y a des solutions ?
24:00Pour l'instant, c'est un petit peu tôt pour en savoir plus.
24:04Graphiquement, on a quand même un signal haussier sur le pétrole,
24:08mais qui restera confirmé par le franchissement notamment de la zone des 80 sur le Brent.
24:14Je pense que c'est le premier seuil à surveiller dans les prochaines heures et les prochains jours.
24:18Mais sur les marchés actions, en tout cas, pas de vraie alerte à ce moment-là.
24:22On remonte à 78,56 dollars sur le baril de Brent.
24:26On est allé tutoyer les 80, 82 dollars ce matin.
24:29Sur les marchés actions, on y revient un instant.
24:31Michel, vous avez vu comme nous, des arbitrages à la hausse ou à la baisse.
24:33Bon, évidemment, on achète les valeurs pétrolières, en tout cas totales.
24:37On achète aussi les valeurs de la défense.
24:39On a vu Thalès qui figure parmi les plus fortes hausses.
24:43Aériens qui souffrent évidemment, tout comme le tourisme.
24:45Les arbitrages dans les deux sens aujourd'hui sur les marchés, évidemment.
24:48Bien évidemment, les compagnies aériennes sont effectivement en difficulté,
24:52alors que tout le secteur du pétrole et de l'armement sont en hausse.
24:54Mais là aussi, à surveiller dans les prochaines heures, prochains jours,
24:57parce qu'on est sur ces valeurs de la défense ou du pétrole,
25:00sur des niveaux plutôt élevés, des niveaux plutôt de résistance.
25:04Donc avoir Total a quand même franchi ses récents plus hauts,
25:08enfin ses récents, il date d'il y a quelques mois de 2025.
25:11Avoir en clôture quand même si ce niveau-là tient ou pas.
25:15Voilà, donc moi je voulais parler un petit peu d'une valeur,
25:17mais il y a un pied dans la défense qui est Airbus.
25:21Oui, alors qui n'échappe pas au mouvement de correction,
25:25même si apparemment ça reste limité.
25:26Oui, on perd un demi pour cent, là, 180 euros.
25:28On perd un demi dans les mêmes proportions que le CAC 40,
25:31on baissait un petit peu moins ce matin, là, ça se stabilise.
25:34C'est vrai que le titre a fait l'objet d'une actualité un petit peu,
25:37enfin, pas négative, mais là, ils ont publié leurs résultats il y a quelques jours,
25:42ils ont fait état de perspectives de livraison qui étaient un petit peu en dessous des attentes,
25:47et pareil pour l'Ebit qui était un petit peu en dessous des attentes.
25:50Voilà, c'est plus lié à des problèmes d'approvisionnement du côté des fournisseurs,
25:54enfin, rien de très alarmant, ils ont des problèmes qui restent très bons.
25:58Et puis, le titre a quand même rendu un peu peu de 15% par rapport à ces plus hauts
26:02de début janvier.
26:03Donc, sachant qu'ils ont un positionnement aussi dans la défense
26:08qui reste inférieur, un peu plus marginal que l'activité civile,
26:13mais c'est quand même pas négligeable.
26:14Et je trouve que ce repli de 15% depuis le début janvier
26:18peut mériter d'être mis à profit pour renforcer le titre.
26:22On a une zone de support vers la zone des 180,
26:25et avec un support suivant vers 170, 173,
26:29qui sont des niveaux là qui…
26:31On tient pour l'instant les 180 aujourd'hui.
26:35Mais ça peut constituer une bonne porte d'entrée à vous entendre.
26:38Bon, il nous reste 45 secondes.
26:39Michel, question qu'on va poser un petit peu à tout le monde aujourd'hui.
26:42Comment est-ce qu'on navigue dans cet environnement assez heurté,
26:44qui peut l'être encore pendant quelques semaines,
26:47au bas mot, si vous aviez un conseil à donner ?
26:50Toujours prendre un petit peu de recul, essayer de ne pas réagir à chaud.
26:54Là, ça fait quelques heures seulement,
26:55et on voit que le repli finalement n'est pas si conséquent que ça.
26:59Donc, c'est vraiment prendre un petit peu de recul,
27:02ne pas paniquer, bien évidemment.
27:03On le voit que le marché ne perd que 1,58 pour l'instant,
27:05à l'instant présent.
27:07Donc, il n'y a aucun signal d'alerte.
27:09Encore une fois, depuis des années, on reste assez fortement haussiers.
27:12Il y a d'autres sujets qui vont revenir sur la table.
27:15Alors, on a un peu écarté de l'IA, on a un petit peu écarté de tout ça depuis ce
27:18week-end.
27:19Mais voilà, il ne faut pas oublier toujours, encore une fois,
27:22prendre du recul, ne pas réagir à chaud,
27:24et raisonner plutôt au moyen-long terme.
27:25C'est de toute façon ce qui est le plus profitable.
27:28Mais ça peut ouvrir des opportunités aussi.
27:31Vous nous l'avez démontré notamment à travers Arbus.
27:33Et puis oui, peut-être d'autres opportunités à étudier dans cette configuration.
27:37Merci beaucoup Michel.
27:38Merci d'avoir été avec nous ce matin.
27:40Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat chez MW Gestion.
27:44Merci beaucoup. Il est 11h28. On vient dans un instant.
27:46Et puis quand même, on va parler un petit peu de vos placements dans un instant.
27:49On va parler des produits financiers dangereux.
27:51Êtes-vous suffisamment protégés ?
27:53On parlera aussi des banques en ligne avec un gros sujet.
27:56Comment est-ce qu'elles s'adaptent à la montée en puissance des conseillers indépendants ?
27:59Puis on reviendra un petit peu sur ce qui nous anime aujourd'hui
28:01avec les arbitrages autour de l'or et du bitcoin, évidemment,
28:05qui forcément ne restent pas insensibles à ce qui se passe depuis ce matin sur les marchés.
28:09Tout ça dans la prochaine demi-heure de Tout pour investir.
28:11A tout de suite.
28:14Tout pour investir. La boîte à outils.
28:18Allez, 11h30, on est de retour dans Tout pour investir.
28:20Bon, on continue d'avoir un oeil forcément sur ce qui se passe sur les marchés.
28:23On va regarder le CAC 40 à nouveau, qui réduit un petit peu ses pertes,
28:26qui est ouvert à 1, moins 1,7, 1,8.
28:28Bon, on perd à 1,49% pour l'instant.
28:328452 points.
28:33Puis encore à l'air, bien sûr, on regarde le pétrole, toujours le baril de Brenne,
28:35qui est monté jusqu'à 72 dollars, à 82 dollars ce matin, qui a rebondi,
28:42qui réduit ses pertes, mais qui a rebondi un petit peu aux alentours de 78-79.
28:45Donc la vigilance toujours.
28:46Que ceci ne nous empêche pas de continuer à parler patrimoine, de votre patrimoine en parallèle.
28:51Et on va en parler avec Philippe Glasser, qui est avec nous.
28:53Bonjour Philippe, bienvenue.
28:55Associé en charge de la pratique résolution des litiges chez Taylor Wessing France.
28:58On va parler un peu de ces produits financiers dangereux,
29:02de ces schémas d'investissement frauduleux qui pullulent,
29:05avec la question de savoir si les investisseurs,
29:07que sont beaucoup de nos auditeurs et téléspectateurs, sont suffisamment protégés.
29:11Déjà, dans quel domaine on assiste à le plus de fraude en matière financière ?
29:14Est-ce qu'il y a des domaines de prédilection, Philippe ?
29:16Oui, il y a quand même, on le voit, parce que d'ailleurs ce sont des sujets quand même très
29:20médiatiques,
29:22beaucoup sur de l'immobilier.
29:23On a vu cette année les décisions sur les centaines de victimes quand même de ce qu'il y a
29:29à Polonia.
29:29Oui, évidemment.
29:30Mais on l'a vu dans des tas d'autres domaines il y a un peu plus d'années,
29:33on l'a vu sur des œuvres d'art, avec des sanctions pénales, de l'AMF aussi,
29:37où on proposait d'acheter des œuvres d'art d'illustres inconnues,
29:41avec des propositions de revente, c'était miraculeux, c'était formidable,
29:46et c'était un système de pyramide de Ponzi en fait.
29:49Et donc les gens se retrouvaient à la fin avec des croûtes, disons-le,
29:54un peu familièrement, mais un investissement perdu.
29:57Et on le voit bien évidemment parce que les réseaux sociaux,
30:01je ne parle pas des influenceurs, mais même tous ces sites qui pullulent,
30:05avec quand même des produits dans les cryptos, on l'a vu dans les diamants,
30:08où l'AMF alerte régulièrement.
30:10Il y a des produits en particulier sur lesquels vous dites attention,
30:12warning, là il y a une grosse propension à l'arnaque ?
30:15Oui, de toute manière, à partir du moment où on est face à des gens
30:18qu'on ne connaît pas, qui ne sont pas des institutionnels,
30:20c'est la liste noire de l'AMF qui dit clairement,
30:23attention à qui vous pouvez travailler et qui vous ne travaillez pas.
30:25Dès qu'on sent, on a des propositions de rendement,
30:27c'est le premier, je pense, réflexe, avec des projets de revenus garantis,
30:33il faut de toute manière être très méfiant.
30:34On l'a vu sur les cryptos, avec des propositions de rendement,
30:37on l'avait vu sur le forec, les options binaires de la même manière,
30:40mais on l'a vu aussi de manière plus modeste,
30:43mais les investisseurs l'avaient moins anticipé sur des programmes immobiliers
30:47où il semblait évident dès l'origine qu'avec un peu de méfiance et de diligence,
30:52bien évidemment on aurait pu anticiper la catastrophe.
30:55Qu'est-ce qu'on vérifie pour éviter l'arnaque d'abord ?
30:58Ça c'est une bonne question.
30:59Je vous demanderais après, qu'est-ce qu'on fait quand on a le sentiment
31:01d'être pris dans un engrenage de ce type ?
31:03Alors d'abord, qu'est-ce qu'on vérifie ?
31:04On vérifie sur l'interlocuteur, les beaux-parleurs,
31:07ceux qui vous promènent ce monts et merveilles,
31:09mais qui n'ont pas de statut.
31:11D'abord, il faut travailler avec des professionnels,
31:13des gens qui ont des statuts, il y a des analystes.
31:15Des gens qui sont agréés, c'est ça ?
31:16Des gens qui sont agréés, qui sont soit, la plupart du temps,
31:19à l'Orias, qui regroupe tous les conseillers financiers,
31:23et l'AMF qui vous dit aussi quels sont, par exemple,
31:26en matière de crypto, les prestataires de services sur cryptoactifs.
31:30Donc on les connaît.
31:30D'abord, il faut vérifier à qui on a affaire.
31:33Il faut se méfier des promesses faramineuses
31:36sur des rendements qui semblent quand même assez suspects.
31:39Et surtout, de la rapidité à laquelle on vous invite à investir.
31:43Forcément, il faut être attentif, disposer du temps nécessaire.
31:47Si on accepte ces quelques règles, déjà, on court un peu moins de risques.
31:50Quand on a le sentiment, ça y est, d'avoir malheureusement mis le doigt dans l'engrenage,
31:54qu'est-ce qu'on fait à ce moment-là ?
31:55Alors bon, quand on a ce sentiment et qu'on a déjà investi,
31:58déjà, on s'arrête parce qu'on connaît certaines escroqueries
32:00où on vous propose, on l'a vu sur les cryptos,
32:03de racheter, de payer un montant pour pouvoir récupérer votre donne.
32:07Ça, bien évidemment, on évite.
32:08On sait que quand on a affaire à des gens qui commencent à être moins présents,
32:12eh bien, la casse, elle est là.
32:13Clairement, bon, et ce n'est pas ça qui fera récupérer les fonds tout de suite,
32:17c'est bien évidemment information auprès du parquet,
32:19ou une plainte, bien évidemment.
32:22si on a des intermédiaires, quand même,
32:24qui, eux, ont une véritable présence sur le territoire français,
32:27il ne faut pas hésiter à les actionner, c'est leur boulot, c'est pour cela.
32:30Et puis, en dernier recours, l'AMF.
32:32Mais ces recours, ces voies de recours,
32:34ce n'est pas elles qui permettront de récupérer les mises.
32:36Alors, c'est la question, est-ce qu'on peut, dans tous les cas,
32:39espérer être indemnisé ?
32:40Des fois, vous vous dites, c'est trop tard.
32:41Oui, c'est trop tard.
32:42On n'est pas sur des systèmes, on le voit sur les cryptos,
32:45où il n'y a aucune garantie.
32:47Autant en matière bancaire, vous pouvez déposer vos fonds sur
32:49même des comptes titres ou autres.
32:51On sait qu'il y a une garantie du système.
32:54C'est rarement le cas dans des systèmes
32:56où on investit sur des projets privés.
32:58Même quand il y a des agréments de l'AMF,
33:00avec des prospectus, on le voit régulièrement,
33:02il n'y a aucune garantie, malheureusement,
33:04de pouvoir récupérer ces ronds.
33:05Il n'y a pas d'assurance pour cela.
33:07Il n'y a qu'une assurance, c'est celle des professionnels,
33:09s'ils sont encore présents.
33:12Au sein de la législation, il n'y a pas de trou dans la raquette pour vous ?
33:16Non, il n'y a pas de trou aujourd'hui dans la raquette.
33:18Je pense que les choses sont très claires.
33:19Quand vous allez sur des sites comme celui de la CPR ou de l'AMF,
33:22les choses sont claires, mais ça, c'est la théorie et la pratique.
33:25On est parfois pressé par des gens,
33:27et c'est vrai qu'on voit même des gens d'un certain niveau,
33:29on l'a vu sur Apollonia,
33:30des gens qui ont une certaine culture sociale
33:33et qui se font berner, malheureusement.
33:34Donc, pour les recours, vers qui on se tourne, s'il y a un problème ?
33:37Parquet, bien évidemment, dépôt d'une plainte,
33:40AMF, bien évidemment,
33:41en espérant que ça puisse au moins mettre un terme à l'escroquerie.
33:44Ça, ce sont les recours.
33:46Et puis, quand on a des intermédiaires,
33:47bien évidemment, le tribunal, la voie civile
33:49qui permet d'obtenir une indemnisation,
33:52si tant est qu'on est en face de soi,
33:53des professionnels, mais quand même, ça arrive.
33:55C'est la dernière question.
33:56Le conseiller, c'est avant toute chose celui qui doit nous guider,
33:59nous éviter éventuellement.
34:00Exactement.
34:01Est-ce qu'on peut faire confiance, les yeux fermés, à son conseiller ?
34:04Ça, c'est un sujet contemporain aussi, évidemment.
34:06C'est comme dans toutes les professions.
34:07Moi qui connais bien les cochers en investissement financier,
34:09ce sont vraiment des gens de qualité très bien formés aujourd'hui.
34:11Il n'y a pas d'inquiétude.
34:12Il peut y avoir des erreurs dans les préconisations.
34:16Dans ce cas-là, bien évidemment,
34:17il faut actionner leurs responsabilités.
34:19Ils sont assurés, ce sont les professionnels
34:21qui ont pignon sur place.
34:22Et quand on est indifférent avec eux,
34:24il y a le médiateur de l'AMF qui permet
34:25de gérer les conflits avec eux.
34:27Voilà.
34:28Méfiance et ne pas croire.
34:29Ceux qui vous proventent du rêve à très court.
34:31Exactement.
34:31Toujours, c'est valable pour les plus chevronnés.
34:33Comme pour les plus jeunes, effectivement.
34:34On l'a vu sur le sujet des cryptos.
34:35Malheureusement, aujourd'hui, il y a pléthore d'offres
34:37plus ou moins clairs sur le sujet.
34:39Merci beaucoup, Philippe.
34:40Merci, Guillaume.
34:41Philippe Blassé, en charge de la pratique
34:43résolution d'IT chez Taylor Wessing France.
34:46Merci beaucoup, Philippe.
34:47A très vite, avec plaisir.
34:48Il est 11h37 sur BFM Business.
34:53Tout pour investir.
34:54Le placement à suivre.
34:56Le placement à suivre.
34:58C'est Nicolas Palmitessa qui est avec nous.
35:01Bonjour, Nicolas.
35:02Bonjour.
35:02Soyez le bienvenu, responsable de relations commerciales
35:04SwissCode Bank Europe.
35:05On a un beau sujet aujourd'hui.
35:06C'est un beau sujet.
35:07Ça fait longtemps qu'on en parle du côté des banques,
35:10justement.
35:10Et on voulait en parler avec vous.
35:12Il y a indéniablement une montée en puissance
35:14des conseillers indépendants aujourd'hui.
35:16La question, c'est de savoir comment les banques
35:19s'adaptent à la montée en puissance
35:20de ces conseillers indépendants.
35:22C'est un vrai sujet aujourd'hui dans la profession, Nicolas ?
35:24Oui, complètement.
35:25On le voit, en fait.
35:26On a de plus en plus de banquiers
35:28qui se transforment en indépendants.
35:30En tout cas, je discutais avec les chambres,
35:33donc les associations d'indépendants,
35:35qui disaient effectivement que même maintenant,
35:36les jeunes qui sortent de l'étude,
35:39donc des études de gestion de patrimoine,
35:40se mettent directement en indépendance
35:41sans passer par la case, finalement, banquier.
35:44C'est plus l'Eldorado,
35:45le grand établissement bancaire.
35:46C'est fini, ça.
35:46A priori, pas.
35:47J'ai plus de banquiers qui me disent
35:48« J'aimerais bien, finalement,
35:50passer le pas à devenir indépendants »
35:51qu'un indépendant qui me dit
35:52« Je voudrais bien devenir banquier. »
35:53Non, ça, c'est pas mal.
35:54Ça, c'est pas mal.
35:55C'est la tendance du moment.
35:56Effectivement.
35:56Et en fait, le fait d'être indépendant,
35:58vous avez accès à une multitude,
36:00finalement, d'offres.
36:01Là où, quand vous êtes dans la banque,
36:02alors, effectivement, vous avez l'offre
36:03qui est cantonnée, finalement,
36:06à l'offre de la banque.
36:06On le voit avec la...
36:07Oui, il y a les produits maison.
36:08Voilà, on peut passer...
36:10Et on le voit avec ce qui s'est passé ce week-end,
36:12ce qui se passe en ce moment.
36:13Absolument.
36:13Vous avez besoin de réactivité,
36:14de flexibilité.
36:15Donc, là, effectivement,
36:17le côté indépendant
36:18vous donne accès à une palette.
36:19Alors, par exemple,
36:20dans cette palette,
36:21il y a quoi, finalement ?
36:22Ces outils qu'un indépendant peut...
36:23Vous avez, effectivement,
36:24l'accès à une palette
36:26de sous-jacents, de supports.
36:28Nous, par exemple,
36:28on est banque dépositaire,
36:30on est banque en ligne.
36:31Donc, on peut, effectivement,
36:32donner accès
36:33à une des rares banques en ligne,
36:34finalement,
36:35qui peut donner l'accès
36:36directement aux comptes,
36:37aux conseillers.
36:38Donc, on a un système
36:39qui s'appelle le Swiss Code Pro,
36:41en fait,
36:41qui permet aux professionnels
36:42du patrimoine,
36:42que ce soit des gérants indépendants,
36:44des familles d'office
36:44ou des conseillers
36:45de gestion de patrimoine,
36:46d'avoir accès
36:47à tous leurs clients
36:47au sein d'un même espace
36:48et avoir, finalement,
36:50cette agilité
36:50qu'on a besoin,
36:51en ce moment, par exemple,
36:52avec des accès en ligne
36:54sur des cotations.
36:54On en parlait tout à l'heure
36:55des options, de l'or, etc.
36:57Donc, vous avez vraiment,
36:58en fait, un accès digital
37:00pour cette population,
37:01finalement, d'indépendants
37:03qui ont besoin, finalement,
37:04toujours d'avoir
37:06un compte bancaire,
37:07un dépositaire
37:08au niveau des contrats
37:09d'assurance-vie luxembourgeois.
37:10Donc, on est la seule banque
37:11luxembourgeoise
37:12qui peut donner
37:13un accès en ligne.
37:13Alors, attention,
37:14parce que vous dites,
37:15effectivement,
37:15il y a une agilité
37:16chez les indépendants
37:17qui n'ont pas les grands réseaux,
37:18sauf que les banques en ligne
37:19commencent,
37:20banques en ligne, quand même,
37:21qui sont souvent adossées
37:22à des grands groupes,
37:23commencent à s'y intéresser
37:23malgré tout.
37:24Oui, tout à fait.
37:25On voit, en fait,
37:25un mouvement.
37:26Mais, en fait,
37:26je discutais la semaine dernière
37:28avec un CEO
37:29d'une compagnie d'assurance-vie
37:30luxembourgeoise
37:30qui disait, effectivement,
37:32le segment des conseillers
37:33de gestion de patrimoine
37:34est stratégique.
37:35Et on le voit,
37:35il est stratégique
37:36chez les mutualistes
37:37au sein des banques en ligne,
37:38effectivement,
37:44de gestionnaires de patrimoine.
37:46Des gérants indépendants,
37:47ils passent,
37:48on voit nos partenaires
37:49passent ici sur votre plateau,
37:50donc on les connaît.
37:51On leur permet, en fait,
37:53d'aller chercher
37:54un écosystème digital
37:56et une agilité
37:57avec ce qui se passe
37:58ce week-end.
37:58On voit, effectivement,
37:59le client qui peut se connecter
38:00directement sur son application
38:01et vérifier en temps réel
38:03finalement ce qui se passe
38:04à travers son contrat
38:05d'assurance-vie
38:05avec des cotations
38:06en temps réel.
38:07C'est quelque chose
38:08qui est demandé
38:09par le marché.
38:10Et les grandes banques
38:11commencent elles-mêmes
38:12à s'y mettre ?
38:12Comment ça se passe aujourd'hui ?
38:13Alors, il y a des banques,
38:14vous les connaissez ?
38:15Comment est-ce qu'elles sont là ?
38:15Alors, Fortunio,
38:16oui, vous me disiez
38:16dans les notes que vous m'avez vu,
38:17Fortunio a annoncé une offre
38:21la semaine dernière
38:22en disant qu'ils veulent aller
38:24sur ce marché-là également,
38:25mais toutes les grosses banques
38:27ont également
38:27leur côté banque en ligne.
38:28On a Boursorama avec l'ASG,
38:30on a EloBank avec BNP,
38:31etc.
38:32Donc, on voit qu'on commence
38:33finalement à y arriver.
38:36Maintenant, effectivement,
38:37sur l'offre
38:38qu'on peut potentiellement
38:39nous déployer
38:40au niveau des conseillers,
38:41donc compte-titre,
38:42contrat d'assurance-vie
38:42droit luxembourgeois,
38:43crédit lombard,
38:45en accès directement aux conseillers,
38:47c'est quelque chose
38:48où on a un petit peu
38:50précurseur là-dessus.
38:51C'est un vrai sujet
38:51parce que ça veut dire
38:52que vous vous dites
38:52que beaucoup de jeunes
38:53aujourd'hui ne passent plus
38:54par la case grande banque
38:55ou réseau bancaire traditionnel
38:57pour se mettre en indépendance.
38:58Ça veut dire
38:59qui reste comme conseiller
39:00dans les grands réseaux ?
39:02Ce sont les plus chevronnés,
39:03ce ne sont, je dirais pas,
39:03les seniors,
39:04mais c'est un petit peu ça quand même.
39:05Oui, je pense, effectivement.
39:06À ces points au fait
39:07aujourd'hui
39:08de certaines activités,
39:09de certains produits
39:10de la détance du moment.
39:11C'est un peu le côté
39:12effectivement d'aller chercher
39:13au moment où on en a besoin
39:15l'offre qui est le...
39:17ou le besoin client en fait.
39:18Répondre directement
39:19à un besoin client
39:20sans passer par le carcan
39:22de l'offre produit maison en fait.
39:23C'est un peu ça l'idée.
39:24La concurrence,
39:24ça va se jouer sur quoi
39:25entre cette population
39:26des conseillers indépendants
39:27pour vous dans les prochains mois
39:28et les prochaines années ?
39:29C'est en fait l'agilité,
39:30la facilité
39:31parce qu'on va regarder
39:32la complexité de servir finalement
39:35le réseau indépendant
39:36ou les clients.
39:37En fait, c'est une simplicité.
39:38En fait, c'est un peu paradoxal
39:39de dire la complexité,
39:40c'est la simplicité.
39:41C'est-à-dire qu'il nous faut
39:41une offre très simple.
39:43Le client n'a plus envie
39:44de passer des heures
39:45à signer des paperas.
39:46Il faut qu'il se connecte facilement
39:47avec ce qui se passe ce week-end.
39:49Il faut une réactivité.
39:49Il faut qu'il ait accès à son compte,
39:51que ce soit clair.
39:52Et donc, je pense que ça va jouer
39:53effectivement sur
39:56la digitalisation
39:56de tout le process administratif
39:57qui, on le connaît,
39:58on le sait,
39:59a rajouté des couches
40:00de régulation.
40:01Donc, la simplicité,
40:03c'est la clé.
40:04Et vous me disiez,
40:04les banques en ligne
40:05commencent à s'y intéresser,
40:06les grands réseaux
40:06commencent eux-mêmes
40:07ou s'y intéresser
40:07ou ne font que constater
40:08les dégâts aujourd'hui finalement ?
40:10L'inconvénient des grands réseaux,
40:11c'est que c'est toujours,
40:12vous savez,
40:12c'est comme quand on construit
40:13une maison.
40:13C'est pas facile de la construire
40:14que de rénover
40:15une ancienne maison quelque part.
40:16Et donc, le fait que nous,
40:17nous soyons nativement digital,
40:19c'est plus facile
40:20d'attaquer le marché
40:22du fait qu'on devient,
40:23on vient de là.
40:24Alors qu'une banque
40:25qui, effectivement,
40:25a des années derrière elle
40:27de back-office,
40:28de systèmes informatiques
40:29à mettre à jour, etc.,
40:30c'est plus compliqué pour elle
40:32d'attaquer ce marché
40:33en mettant à jour
40:34ces process et ces outils.
40:36Comment on se fait connaître ?
40:37Parce que quand on a
40:37un réseau bancaire
40:38qui a pignon sur eux,
40:39comment on se fait connaître
40:40quand on est conseiller indépendant ?
40:41Comment est-ce qu'on constitue
40:42sa clientèle ?
40:43C'est pas évident, ça.
40:43Il y a pas mal où on le voit,
40:44en fait.
40:44Il y a beaucoup de conseillers
40:45qui sont sur les réseaux,
40:47qui essayent effectivement
40:48de publier des choses
40:49sur les réseaux, etc.
40:50Et il y a aussi le fait
40:51que les banquiers switchent,
40:52quelque part,
40:53passent du côté banque
40:54vers le côté indépendant.
40:55Et emmènent une partie
40:56de leur clientèle.
40:57Ils ont effectivement
40:57un écosystème
40:58qui est autour d'eux.
40:59Alors, quelque part,
41:00là où il y a la frustration
41:01quand ils sont dans la banque
41:02en disant, monsieur le client,
41:03j'ai pas l'offre qui correspond,
41:05mais en fait, le client,
41:06il y a une relation
41:06qui s'est instaurée.
41:07En fait, à un moment donné,
41:08la frustration est tellement grande
41:10que le banquier se dit,
41:11bon, je vais me mettre indépendant
41:12et je vais aller chercher
41:14l'offre qui est la plus adaptée
41:15à mon client
41:16pour pouvoir répondre au client.
41:17Et ben voilà,
41:17pour cette montée en puissance.
41:18Vrai sujet dans la banque,
41:19montée en puissance
41:20des conseillers indépendants.
41:21Merci beaucoup, Nicolas.
41:22Merci de venir nous ce matin
41:23à nous raconter tout cela.
41:24Nicolas Palmitessa,
41:25responsable de relations commerciales
41:26SwissCode Bank Europe.
41:28Merci beaucoup
41:28d'être passé nous voir ce matin.
41:3011h44, on revient dans 30 secondes.
41:32L'or, le bitcoin
41:33qui forcément ne reste pas insensible
41:34à ce qui se passe depuis ce matin
41:36sur les marchés
41:36depuis quelques heures, évidemment.
41:38A tout de suite.
41:40Tout pour investir, le coffre-fort.
41:45Coffre-fort qu'on saurait ce matin
41:46forcément 11h45.
41:48On regarde notamment,
41:48on a parlé de beaucoup d'actifs
41:49qui réagissent à ce qui se passe.
41:51On va regarder ce qui se passe
41:51du côté de l'or et du bitcoin.
41:53Et surtout, on va en parler
41:54avec Laurent Schwarz
41:55qui est avec nous.
41:55Bonjour Laurent.
41:56Bonjour Guillaume.
41:56Bienvenue, directeur du comptoir
41:57national de l'or.
41:58Alors l'or,
42:00que fait l'or depuis ce matin ?
42:01Que fait l'once d'or ?
42:02Eh bien, voyez,
42:03petite progression,
42:045 393 dollars
42:07pour l'once d'or.
42:09Et puis le bitcoin
42:10de son côté
42:11qui a vécu, vous le savez,
42:12des moments un petit peu compliqués.
42:14On est à 66 268.
42:17Sur l'once d'or,
42:18vous me disiez,
42:19on progresse de 2,5%
42:20l'or ce matin.
42:21C'est ça,
42:22on progresse de 2,5%.
42:23C'est assez mesuré finalement
42:24comme résumé, non ?
42:25Alors c'est vrai
42:25que c'est assez mesuré.
42:26On est sur une once
42:28autour de 5 400 dollars l'once.
42:31On est sur des records historiques
42:33malgré tout.
42:33On est sur des niveaux très élevés.
42:35En euros,
42:36ça fait 148 500 euros.
42:39on a atteint un maximum
42:41à 150 000 euros le kilo.
42:43Et aujourd'hui,
42:44on reste sur ces niveaux-là
42:45qui sont des niveaux très très très importants.
42:49Alors 2,5%,
42:50c'est vrai que c'est mesuré.
42:51Ça avait déjà augmenté
42:52la semaine dernière.
42:54Probablement en anticipation
42:55des tensions
42:56qui se sont accumulées.
42:58L'or,
42:58c'est plus 26%
42:59depuis le début de l'année.
43:01et c'est plus de 55%
43:03d'augmentation
43:03sur les 12 derniers mois.
43:05Donc on est vraiment
43:05sur un régime fort.
43:09Un régime très très fort.
43:10Qu'est-ce que peut laisser...
43:10C'est une question évidemment
43:11sans réponse
43:12que je vous pose,
43:13mais qu'est-ce que peut laisser
43:13présager un conflit
43:15qui pourrait durer
43:16pendant des semaines
43:17puisque c'est maintenant
43:18le timing qu'on nous annonce
43:19plus ou moins.
43:20Voilà, qu'est-ce que ça peut...
43:21Alors c'est vrai que l'or
43:23bénéficie des incertitudes
43:25qui sont, je dirais aujourd'hui,
43:26à leur paroxysme.
43:28Les incertitudes,
43:29en premier lieu,
43:29c'est la durée du conflit.
43:31En second lieu,
43:33c'est la régionalisation
43:34du conflit
43:35qui est en cours
43:35et peut-être même
43:37l'intervention
43:38de la Russie
43:39et de la Chine
43:40qui ont des intérêts
43:41dans la région.
43:42Je rappelle que
43:4430% des exportations mondiales
43:47de pétrole
43:47proviennent de la zone.
43:49Que l'Iran
43:51exporte 100%
43:52de son pétrole
43:54auprès de la Chine
43:55et que ça représente
43:5610% des importations
43:57de la Chine.
43:58Donc on a des enjeux
43:59qui sont très importants.
44:00qui sont croisés,
44:01ça s'enchevêtre
44:02et l'incertitude,
44:04c'est que va faire
44:05la Chine
44:06et la Russie.
44:08Et on a également
44:09le maintien
44:11de ces routes maritimes.
44:13Est-ce qu'on va être capable
44:14de maintenir
44:15l'activité économique
44:16qui pourrait avoir
44:17un impact mondial
44:18et un impact
44:20sur les marchés financiers
44:21et sur les marchés économiques ?
44:24Il y avait l'idée
44:25pendant des années
44:26que l'or réagissait
44:27à la poussée
44:28de l'inflation.
44:28Là, on est peut-être
44:29à la veille
44:29d'une nouvelle flambée
44:31ou en tout cas
44:32progression de l'inflation.
44:33Est-ce qu'en 2026,
44:34c'est toujours vrai ?
44:35Il y a eu le sentiment
44:36que c'était moins vrai
44:37l'an dernier,
44:37que l'or n'était pas
44:38forcément le rempart
44:39par définition
44:40contre l'inflation finalement.
44:42Alors, je dirais
44:43qu'aujourd'hui,
44:44c'est vrai que l'or évolue
44:46de manière très positive
44:47quand l'inflation est élevée,
44:49quand les taux d'intérêt
44:49sont à la baisse,
44:51quand les banques centrales
44:52achètent et tout ça
44:53ce sont des variables
44:54qui poussent à la hausse
44:55le cours de l'or.
44:56Aujourd'hui,
44:57le seul, je dirais,
44:59indicateur qui passe
44:59au-dessus des autres,
45:00c'est la géopolitique,
45:01les tensions géopolitiques
45:03qui impactent aujourd'hui
45:05et qui influencent
45:06le cours de l'or.
45:06Oui, il y a une demande
45:07aussi toujours très grande
45:08de la Chine
45:09et des banques centrales
45:10aussi qui alimentent
45:11cette demande.
45:12Oui, ça fait des années
45:13que les banques centrales
45:14achètent de l'or
45:15de manière assez importante.
45:17Pour vous donner
45:17un ordre de grandeur,
45:19cette année,
45:19c'était près de 900 tonnes d'or
45:21qui ont été achetées
45:21par les banques centrales.
45:24Chaque année,
45:24c'est autour de 1000 tonnes d'or.
45:26Ce sont des niveaux
45:27qui sont des niveaux élevés
45:28et quand on sait
45:29que le marché de l'or,
45:31l'offre et la demande d'or
45:32sur le marché
45:33équivaut,
45:33enfin,
45:34s'évaluent à peu près
45:35à 4500-5000 tonnes d'or,
45:37on voit que 1000 tonnes d'or,
45:38ça pèse sur un marché.
45:39Bien sûr.
45:40Donc, les banques centrales
45:42en achètent,
45:43elles continuent d'en acheter,
45:45elles se dédollarisent
45:46et donc elles en achètent.
45:47Il faut savoir
45:48que le dollar
45:49est la première devise
45:51de réserve
45:51des banques centrales
45:52et que la deuxième,
45:53c'est l'or.
46:05C'est l'or.
46:07même s'il est en retrait
46:08compte tenu de son coût élevé.
46:10Ça fait pas mal
46:10de facteurs de soutien.
46:11On parlait du dollar,
46:12justement,
46:12il y a un petit envolé
46:14vers le dollar.
46:14Aujourd'hui,
46:15il y a un repli vers le dollar,
46:16valeur refuge aussi.
46:16Et puis,
46:17vous me disiez,
46:17il y a aussi ce qui s'est joué
46:18autour des droits de douane
46:19et de la décision
46:20de la Cour suprême
46:21qui a alimenté quand même
46:22cette hausse de...
46:23Et là,
46:23c'est pareil,
46:24j'ai envie de vous dire,
46:24on est parti,
46:25peut-être pas pour des semaines,
46:26mais ça s'offre
46:26pour des mois d'incertitude.
46:27On est dans l'incertitude.
46:30La décision de la Cour suprême
46:31rebat les cartes.
46:32Et donc,
46:33on ne sait pas
46:34s'il y aura ou pas
46:35des droits de douane.
46:36Et tout ça
46:38fige les marchés,
46:39tétanise les agents économiques
46:40qui,
46:41finalement,
46:43ont mieux à faire
46:45en allant sur l'or.
46:46Oui.
46:47Les perspectives,
46:48alors,
46:48dans cette histoire
46:49sur l'or.
46:50Alors,
46:50on voyait tous
46:51des projections
46:52des grandes banques américaines
46:53notamment qui disaient
46:54bon,
46:54pourquoi ne pas monter
46:55à 5,
46:566 000
46:56aux alentours
46:57de 2026 ?
46:58Qu'est-ce que vous dites
46:58vous aujourd'hui,
46:59Laurent ?
47:00Est-ce que ce qui se passe
47:01là,
47:01ces poussées des tensions
47:03géopolitiques,
47:04bouleversent un petit peu
47:04vos prévisions quelque part
47:06ou pas tant que ça,
47:07finalement ?
47:08Alors,
47:08c'est vrai que les tensions
47:10géopolitiques pèsent
47:11fortement sur le cours de l'or.
47:12Elles ont été intégrées
47:14depuis plusieurs semaines,
47:15je crois,
47:16dans le cours.
47:16C'est pour ça que,
47:17finalement,
47:17l'augmentation n'est pas
47:18si importante
47:20ce matin
47:21suite aux actions
47:23du week-end.
47:26est-ce que,
47:27votre question c'était,
47:28est-ce que le cours de l'or
47:32a encore des perspectives
47:32de croissance ?
47:34On a cru comprendre
47:34que oui,
47:35on entendra.
47:36C'est toujours difficile à dire.
47:38En tout cas,
47:39côté tensions géopolitiques,
47:40je pense qu'on est servi.
47:43Est-ce qu'on a encore
47:43des perspectives
47:44d'augmentation ?
47:45C'est vrai que c'est
47:46toujours difficile à dire.
47:47On ne sait pas
47:48ce que vont donner
47:49les impacts de cette guerre
47:50qui pourraient s'étendre.
47:53L'or,
47:53c'est aussi un actif
47:54valeur-refuge.
47:55C'est un actif
47:55vers lequel on va
47:56quand, finalement,
47:57on n'a plus confiance
47:58dans les monnaies,
47:58on n'a plus confiance
47:59dans les banques.
48:01Aujourd'hui,
48:03le financement
48:04de l'effort de guerre
48:04est aussi quelque chose
48:06qui a un impact
48:07sur la valeur des monnaies.
48:10Et donc,
48:10ça peut encore avoir,
48:12en fonction de la suite
48:14des événements,
48:14un impact positif
48:15sur le cours de l'or.
48:17Ce sont des tendances
48:18de fond qui ont été
48:19enclenchées.
48:20Et donc,
48:20on n'est pas prêt
48:21de voir le cours de l'or
48:23baisser.
48:23En tout cas,
48:24pas à court terme.
48:24On a récupéré une partie
48:25de ce qui a été perdu.
48:26Déjà, on est bien d'accord.
48:27Oui, on a quasiment
48:29tout récupéré.
48:29On a quasiment tout récupéré.
48:31Donc, message à l'intention
48:32de tous ceux
48:32qui nous écoutent,
48:33qui nous regardent.
48:33Bon, voilà,
48:34on peut encore
48:34rester positionnés
48:35sur l'or, évidemment.
48:37Parlons un petit peu
48:38du bitcoin.
48:38Alors, y a-t-il un découplage
48:39hors bitcoin aujourd'hui ?
48:41C'est aussi la grande question
48:42du moment.
48:43Oui, il est majeur.
48:45L'or,
48:46ces derniers mois,
48:48n'a cessé d'augmenter.
48:49On l'a dit,
48:50plus 55% depuis 12 mois.
48:53Le bitcoin,
48:54de mémoire,
48:54c'est moins 37%
48:55sur les 12 derniers mois.
48:57Donc, on est clairement
48:58sur un découplage.
48:59Est-ce qu'il n'y a jamais eu
49:00un couplage des deux ?
49:02Je n'en suis pas sûr.
49:04Ça a été l'idée
49:05pendant un certain temps.
49:06Voilà, c'est pour ça.
49:06C'était l'idée.
49:07Parce qu'ils ont des points communs.
49:09Ce sont des actifs,
49:10tous les deux,
49:10qui sont alternatifs.
49:11Ce sont des actifs
49:12qui sont hors bancaire.
49:15Ce sont des actifs
49:15qui sont un petit peu
49:16perçus comme des valeurs refuge.
49:19Mais le bitcoin
49:20n'est peut-être pas
49:20une valeur refuge.
49:21On le voit qu'il est corrélé
49:22au marché technologique américain.
49:24quand le Nasdaq a fortement chuté,
49:26il a fortement chuté.
49:28Là, depuis quelques temps,
49:29les marchés sont un petit peu
49:30craintifs aussi
49:30sur l'unbu,
49:31le potentiel de l'IA.
49:32Et donc,
49:33ce désengage aussi du bitcoin,
49:35là où l'or
49:36est assez hermétique
49:37à tout cela.
49:38L'or monte
49:38quand les marchés financiers,
49:40boursiers baissent.
49:41Le bitcoin peut baisser
49:42quand les marchés technologiques,
49:44enfin baissent
49:45quand les marchés technologiques
49:46baissent.
49:47Donc, il y a quand même
49:48des différences
49:50assez importantes.
49:52Le bitcoin aussi,
49:54alors,
49:54l'or a un certain nombre d'atouts.
49:56On a dit qu'il bénéficiait
49:58d'une demande diverse
49:59et variée.
50:00La bijouterie,
50:01c'est 50% de la consommation d'or.
50:0350% de la consommation à bijouterie.
50:04Les banques centrales,
50:06c'est autour de 20%
50:06de la consommation d'or.
50:09On a des demandes
50:10qui émanent
50:11d'acteurs,
50:13je dirais,
50:14ou de secteurs
50:16importants,
50:16pérennes,
50:18structurels.
50:19L'or a une ancienneté
50:21millénaire
50:22et donc,
50:24par opposition,
50:25par comparaison,
50:26le bitcoin,
50:28lui,
50:29a la valeur
50:30que les agents
50:31économiques lui confèrent.
50:33Et un actif
50:34n'a de valeur
50:34que parce que
50:35les personnes autour
50:36d'une table disent
50:37je suis d'accord
50:38de l'acheter
50:38ou de le vendre
50:39à cette valeur.
50:40Et donc,
50:40il a sa valeur.
50:41Mais néanmoins,
50:41il n'est pas soutenu
50:42par ces secteurs,
50:45par des banques centrales.
50:46Il n'est pas
50:47une monnaie d'échange.
50:49Il n'est pas
50:50un actif
50:51qui a les mêmes
50:52propriétés
50:53finalement que l'or.
50:54Oui,
50:54et puis la question aussi,
50:55vous me disiez,
50:56de la profondeur
50:56de la demande
50:57qui n'est pas la même.
50:58Alors oui,
50:59la profondeur
50:59de la demande
51:00n'est pas la même.
51:00On a,
51:02même si c'est quelque chose
51:03qui est très,
51:06qui se répand
51:07avec une évangélisation
51:09progressive
51:09de toujours
51:11plus en plus
51:11de monde,
51:13les investisseurs
51:13en bitcoin
51:14restent une population
51:17réduite.
51:18là où l'or,
51:19c'est une base
51:20qui est quand même
51:20très large.
51:21Je vois notamment
51:2289% des family office,
51:23vous me disiez
51:24dans vos notes,
51:24n'auraient pas
51:25d'investissement
51:25en crypto aujourd'hui.
51:2672% ne seraient pas
51:27exposés à l'or non plus.
51:29Alors,
51:29qu'est-ce qu'on...
51:30Exactement.
51:30Alors,
51:31ce qu'on peut en tirer,
51:31c'est qu'il y a
51:32un potentiel
51:33d'évangélisation
51:34dans les deux
51:34qui est très important.
51:36Il faut savoir
51:36que les Français
51:37investissent
51:38dix fois moins d'or
51:39que les Allemands.
51:40Donc,
51:40c'est dire
51:41le potentiel
51:42que l'on peut...
51:44le potentiel
51:45de ce marché.
51:45Comment vous expliquez
51:46ça,
51:46c'est assez différent ?
51:47Alors,
51:47on a cherché
51:48à l'expliquer,
51:49c'est toujours
51:49assez difficile
51:50de trouver des réponses.
51:51Néanmoins,
51:52en Allemagne,
51:53le cash a aussi
51:54un rôle
51:54qui est très différent.
51:56Les Allemands
51:57sont très portés
51:58sur la valeur,
52:00ils ont connu
52:00l'hyperinflation
52:01et donc la valeur,
52:02le cash,
52:02c'est des éléments
52:04culturellement
52:05auxquels ils sont attachés.
52:06On a aussi
52:07des systèmes
52:07de distribution
52:08qui sont beaucoup plus...
52:10Un maillage territorial
52:11fait par les banques.
52:12Ils distribuent
52:13de l'or physique
52:14dans leurs agences bancaires
52:15qui aussi contribuent
52:17à la distribution,
52:18à l'éducation,
52:19je dirais,
52:21des Allemands
52:21vis-à-vis
52:22de ce support
52:22d'investissement.
52:23Donc,
52:24on a,
52:25vous le disiez,
52:26des chiffres,
52:27des familier-office,
52:2872%
52:30et 89%.
52:31Alors,
52:3189,
52:31oui,
52:32c'est ça,
52:32qui n'auraient pas
52:33d'investissement en crypto,
52:3372 ne sont pas exposés
52:35à l'or non plus.
52:35Voilà,
52:36et donc ça veut aussi...
52:36Encore un travail
52:37des banques.
52:37Et donc,
52:37ça veut aussi dire,
52:38pour différencier un petit peu
52:39l'or du bitcoin,
52:40que deux fois plus de personnes
52:41sont exposées au bitcoin,
52:44alors qu'au bitcoin.
52:46Et donc,
52:47ça veut dire aussi
52:48et surtout
52:48qu'il y a un potentiel
52:52d'investissement
52:53en France,
52:54mais partout ailleurs,
52:56qui est assez important.
52:56Le travail d'évangélisation
52:57qui se poursuit,
52:58donc,
52:58est resté
52:59et gardé la tête froide
53:00face aux événements
53:01des dernières heures,
53:01évidemment,
53:02qui bousculent un petit peu
53:03la donne.
53:04Merci beaucoup,
53:04Laurent.
53:05Merci de passer nous voir
53:05aujourd'hui.
53:06Laurent Schwarz,
53:07directeur du Comptoir National
53:08de l'Or avec nous
53:09sur BFM Business.
53:11Merci beaucoup.
53:11A très vite,
53:12avec plaisir.
53:1311h56,
53:13c'est fini pour aujourd'hui.
53:15Dans un instant,
53:16Marie-Cœur de Roi,
53:17l'immobilier,
53:17nous on se retrouve bien sûr
53:18demain à 11h en direct
53:19pour de nouvelles aventures.
53:20Bonne journée,
53:21à demain.
53:24Tout pour investir
53:25sur BFM Business.
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