- il y a 20 heures
Ce lundi 27 avril, Étienne Bracq a reçu Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance chez Trade Republic, Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat chez MW Gestion, Alexandre Boutin, directeur général adjoint de La Financière d'Orion, Jean-Baptiste de Pascal, directeur général de Inter Invest, et Benjamin Wattinne, cofondateur et CEO de Sowefund, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Etienne Braque.
00:30Mathias Baccino de Trade Republic et Marc Teppelman de Cashbi, mais également Michel Delobel de MWG, nous parlerons des nombreux
00:36records sur le marché actions, que ce soit en Asie, mais aussi aux Etats-Unis, alors que le mois de
00:40mai approche, et vous connaissez le dicton, « sell in May and go away ».
00:44La dette publique, en tout cas, elle, elle ne fait pas de pause. D'après Eurostat, le déficit a dépassé
00:48les 5% du PIB l'an dernier, 5,1 précisément, c'est-à-dire la deuxième position après la
00:55Belgique en Europe.
00:56La Belgique, d'ailleurs, qui a vu sa note abaisser vendredi soir par S&P Global. S&P Global qui
01:02a retiré son double A pour dégrader à double A moins en raison du déquilibre budgétaire persistant et d'une
01:07lente consolidation du budget.
01:09Pour rappel, la France a perdu son double A l'an passé. Désormais, la France doit se contenter d'un
01:14A plus chez S&P Global. Dans ce contexte, tous les Etats font la chasse aux taxes, avec désormais, vous
01:19le savez, en France une nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales à partir de l'an prochain.
01:23Alexandre Boutin de la Financière de Lorient abordera cette taxe qui a été votée en fin d'année et qui
01:28entrera en vigueur à partir de l'année prochaine.
01:31Comment aborder cette nouvelle taxation et quelles sont aujourd'hui les raisons, le pourquoi du comment ?
01:37Ça sera à partir de 11h30. En attendant, on va faire un petit tableau de bord des marchés.
01:47Un tableau de bord comme tous les jours pour commencer cette émission avec des marchés européens qui sont très légèrement
01:53dans le vert ce matin.
01:54Vous avez un CAC 40 qui prend 0,2% et idem pour l'Eurostox 50 quand le DAX à
01:59Francfort prend 0,4%.
02:01Un début de semaine sur une note prudente, sachant que c'est une grande semaine pour les indices européens et
02:07surtout pour les indices mondiaux,
02:08avec la Fed qui va prendre la parole mercredi soir.
02:12Jeudi, vous aurez Christine Lagarde également qui est attendue au tournant, que ce soit du côté de la Fed, de
02:17la BCE,
02:17mais également de la Banque du Japon ou encore de la Banque d'Angleterre.
02:19Cette semaine, il ne faut pas attendre de hausse de taux, mais bien sûr, les banquiers seront en taux, seront
02:23scrutés.
02:24Chaque mot sera analysé pour essayer d'anticiper quel sera le comportement des banques centrales lors des prochaines réunions.
02:31Il sera bien sûr également question, comme vous en parlez dans ce sommaire, des GAFAM qui vont publier leurs résultats.
02:36Ça sera mercredi et jeudi soir.
02:39Des GAFAM qui, souvenez-vous, avaient annoncé plus de 600 milliards de dollars d'investissement à l'occasion de leurs
02:43résultats annuels en février.
02:45Qu'en sera-t-il ? Ça sera bien sûr l'un des grands éléments de la semaine.
02:48Et puis la Bourse de Paris, elle ne sera pas en reste, puisque vous aurez de nombreuses publications d'entreprises
02:53arbitrées cette semaine.
02:54Pour rappel, il y en a eu 16 la semaine passée.
02:56Cette semaine, vous en aurez 11.
02:57Ça commencera dès demain avec Airbus et puis vous aurez des poids lourds de la cote, comme si c'est
03:02des Rélectriques,
03:02qui publieront également leurs résultats en milieu de semaine.
03:05En attendant, les cours du pétrole sont toujours au-delà des 100 dollars.
03:08C'est le cas notamment du baril de Brent qui est à 106 dollars.
03:11On est toujours au-delà des 100 dollars depuis jeudi dernier, avec un marché qui reste très prudent.
03:17À la suite de dernières nouvelles, notamment de l'agence Axios,
03:20qui évoquait que Téhéran avait envoyé une nouvelle proposition à Washington
03:24en vue de résoudre le conflit et surtout de rouvrir le détroit d'Hormuz.
03:28La géopolitique a de moins en moins d'impact sur les marchés européens, sur les marchés mondiaux.
03:34Là aussi, c'est un enseignement que nous aborderons dans quelques minutes avec nos invités.
03:39Juste avant, un petit point sur les devises.
03:42L'euro-dollar est toujours au-delà des 1,17.
03:441,17.50, quand sur le front des sociétés, ce matin, aucune grande publication à souligner.
03:49Par contre, il faut suivre du côté du secteur automobile.
03:52Aujourd'hui, l'équipementier qui a vendu son équipementier à sa filiale d'intérieur automobile
03:59pour plus de 2 milliards de dollars, là au fond, Apollo.
04:03Ça sera bien sûr l'un des grands thèmes également qui sera abordé cet après-midi dans BFM Bourse.
04:07Vous connaissez le rendez-vous à partir de 15h30.
04:12Tout pour investir, le déchiffrage.
04:17Le déchiffrage à 11h05 avec nos deux invités ce matin en plateau.
04:22Marc Teppelman, bonjour.
04:23Merci de nous accompagner ce matin.
04:25Vous êtes le fondateur de Cashbee et Mathias Baccino, senior advisor chez Trade Republic.
04:30Bonjour à tous les deux.
04:31Comme je disais en préambule, beaucoup de sujets à aborder ce matin.
04:35Dans un instant, on parlera de dette publique avec la France qui est sur le podium, une nouvelle fois.
04:40Deuxième place, d'après les chiffres d'Eurostat juste derrière la Belgique.
04:44Les ETF, que faut-il penser aujourd'hui de ces trackers ?
04:47Vous donnerez votre avis juste dans un instant, Marc Teppelman.
04:51Mais juste avant, commençons peut-être par ce dicton, sell and make and go away,
04:55sachant qu'on voit un peu partout, Mathias Baccino, que les indices sont sur des records.
05:00Alors c'est vrai que l'Europe n'en est pas très loin, mais elle n'est pas sur des
05:03records,
05:03contrairement à l'Asie et contrairement aux États-Unis.
05:06C'est vrai que ça peut interroger certains investisseurs qui se disent
05:08« Tiens, en fait, les marchés sont au plus haut, alors qu'on a toujours un conflit en Iran,
05:11que le pétrole est à 100 dollars, qu'on a encore beaucoup de questions sans réponse. »
05:15Alors c'est vrai que la saisonnalité historique des marchés prêche pour, effectivement,
05:20un mois de mai plutôt difficile en bourse.
05:23Et quand on voit la situation actuelle dans le détroit d'Hormuz et l'absence de réouverture à ce stade,
05:27on peut effectivement imaginer que la situation se complique.
05:31Néanmoins, Donald Trump et son comportement diplomatique agressif
05:39font que la prévisibilité des marchés financiers et de l'économie est quand même assez faible actuellement.
05:48C'est-à-dire qu'on a un niveau d'incertitude qui est vraiment très élevé
05:51sur la suite économique et boursière de l'année.
05:59Donc, bien malin, qui saura dire si en mai cette année les marchés baisseront
06:03parce qu'à mon sens, la saisonnalité à ce stade est annulée par l'elephant in the room
06:10qui est la réouverture du détroit d'Hormuz.
06:12Donc, si le détroit réouvre et qu'une forme de paix est trouvée
06:19et qu'on peut relancer les échanges, on ne peut pas du tout exclure un très bon mois de mai
06:22en bourse cette année.
06:24Alors, un investisseur qui est sûr du long terme, qui prépare sa retraite, etc.,
06:28il n'est pas là pour faire du tactique et se dire « est-ce que je vends aujourd'hui
06:30pour racheter cet été ? »
06:32Vous, qu'est-ce que vous en pensez de ce « sell and man go away » Mark Teppelman ?
06:36D'abord, moi j'aime bien ces adages, il y en a plusieurs, celui-là m'a interpellé,
06:40donc j'ai fait mes recherches statistiques et statistiquement, en moyenne, et c'est là le risque, ça marche.
06:44C'est-à-dire que si vous vendez systématiquement au mois de mai pour racheter au mois de novembre,
06:49statistiquement, du mois de mai au mois de novembre, année après année,
06:52on va faire du 2-3% en positif quand même,
06:55alors que de novembre jusqu'à la fin d'avril, on fait statistiquement et en moyenne du 7%,
06:59notamment sous l'effet Père Noël, l'effet de début d'année, etc.
07:03Maintenant, je rejoins parfaitement ce qui a été dit,
07:05et je pense surtout pour quelqu'un qui investit à très long terme,
07:09que d'essayer de timer le marché, même en prenant en compte des adages de ce type,
07:13c'est plutôt dangereux.
07:15Parce qu'il ne faut pas oublier une autre statistique qui me paraît tout aussi importante,
07:19qui est que sur des durées très longues, 20 ans et plus,
07:21quand on loupe les 10 meilleures sessions de bourse,
07:24on diminue son rendement de moitié.
07:26Et ça, timer le marché, personne ne sait le faire,
07:30surtout pas les épargnants individuels, mais même les pros se plantent.
07:34Et en loupant ces 10 jours, et certaines de ces sessions font souvent suite,
07:39justement après des journées de correction,
07:41on met à risque sa performance sur le très long terme.
07:43Donc c'est un adage qui est sympathique, il est soutenu par les statistiques,
07:46mais moi, pour l'investisseur, l'épargnant individuel,
07:49je préconiserais de rester à l'écart et de l'écouter trop religieusement.
07:52On a bien vu au mois de mars, les investisseurs qui étaient sous-investis,
07:55ont loupé le rebond qui a quand même été massif.
07:58Le Nasdaq a gagné 15% depuis le début du mois.
08:01C'est quand même impressionnant, Mathias Baccino,
08:03sans parler des semi-conducteurs qui, là, parfois sont en hausse de 20-30%
08:06dans l'espace de l'année.
08:08Le début d'année 2026, c'est une école d'humilité,
08:10je crois pour les analystes et de manière générale,
08:13pour celles et ceux qui observent les marchés financiers.
08:19Le seul conseil que j'arrive à donner depuis le début de l'année,
08:22c'est de diversifier encore plus.
08:24C'est-à-dire que quand on a un tel niveau d'incertitude de court terme,
08:28mais aussi de moyen terme, du coup,
08:30parce que si cette crise pétrolière se transforme en crise économique
08:35et en récession mondiale,
08:37les conséquences seront des conséquences de moyen terme.
08:39Donc, pour l'instant, diversifier, effectivement,
08:43des marchés qui remontent alors que Hormuz n'est toujours pas réouvert,
08:46c'est effectivement très surprenant.
08:48Et là, on voit que l'Europe commence à souffrir davantage.
08:51Donc, est-ce que ce qu'on disait il y a plusieurs semaines sur ce plateau,
08:55c'est-à-dire que la victime principale économique,
08:58est-ce que ça va se matérialiser ?
09:00Moi, je vais suivre très, très attentivement
09:02les réunions des banques centrales cette semaine,
09:04parce qu'entre la réunion de la Fed et la réunion de la BCE,
09:07il va y avoir quand même là des enjeux absolument considérables.
09:11Est-ce que les banquiers centraux vont agir maintenant,
09:14ou attendre,
09:15quitte à déclencher un début de crise économique plus profond
09:20parce qu'ils n'auraient pas remonté les taux ?
09:23Je n'aurais pas cru dire ça il y a trois mois.
09:25Donc, non, on est dans une situation qui est extrêmement incertaine.
09:28Et à ce stade, pour tirer des conclusions économiques et boursières,
09:30je pense qu'il faut attendre de voir si, oui ou non,
09:34le Détroit est réouvert.
09:35Et il semblerait, enfin, les analystes semblent s'accorder
09:39sur le fait que, si d'ici une dizaine de jours,
09:42le Détroit n'est pas réouvert,
09:43les conséquences économiques seront vraiment massives.
09:47À ce stade, le scénario,
09:48que ce soit en France, mais même au niveau mondial,
09:51c'est moins de croissance, plus d'inflation.
09:53Donc, c'est quand même un équilibre difficile pour les sociétés,
09:56mais aussi pour les États.
09:59C'est vrai que, hasard de calendrier,
10:00Eurostat a fait la semaine passée un petit peu son classement,
10:03des pays qui suffoquaient de leurs dettes.
10:06La France est au deuxième rang, derrière la Belgique.
10:10Et puis, malheureusement, ce n'est pas prêt de s'arranger,
10:13parce qu'on aura moins de croissance.
10:14Qui dit moins de croissance, dit moins de rentrée fiscale.
10:16Et Bercy, qui annonce la semaine dernière,
10:18devoir trouver 6 milliards d'euros supplémentaires
10:20pour tenir son budget.
10:22Ma conviction personnelle, c'est qu'on est en train
10:26de réaliser collectivement,
10:28à la fois dans les médias et dans l'opinion publique,
10:30que la France est nue.
10:32C'est-à-dire qu'on dit souvent en plaisantant
10:35que c'est quand la marée baisse,
10:37qu'on voit qui avait un maillot de bain.
10:39Bon, ben là, le conflit en Iran fait que la marée économique
10:41baisse très fort d'un coup.
10:43Et on s'aperçoit assez brutalement
10:46du fait que la France n'a plus les moyens.
10:47On vient de mettre 150 millions d'euros, à peu près,
10:50pour soutenir notre économie face à ce choc,
10:52alors qu'en 2022, on avait mis 250 milliards.
10:56Donc, il est clair qu'on n'a plus les moyens
10:58et que la dette est devenue un problème absolument central
11:02dans le débat public français.
11:04Et qu'à ce stade,
11:06et c'est un papier que j'ai lu dans les échos
11:09il y a quelques jours,
11:09de l'ancienne directrice du budget Isabelle Bouillaud,
11:13donc on n'est pas sur un profil de complotiste économique,
11:17je veux dire,
11:18qui nous explique que la France est en train
11:19de se mettre à l'arrêt, en fait, économique,
11:21et que ça part de la dette.
11:23Donc, quand on a 70 milliards d'intérêts de la dette à payer
11:27et qu'on a un budget qui est le nôtre,
11:30c'est-à-dire un budget absolument catastrophique
11:31parce qu'il n'investit pas pour l'avenir,
11:34eh bien, effectivement,
11:36les prêteurs et les analystes nous sanctionnent.
11:40Et Moody's, qui ne dégrade pas la note de la France
11:43il y a quelques jours,
11:46portera une responsabilité, forcément,
11:47d'une manière ou d'une autre.
11:49Là, c'est la Belgique
11:49qui s'est fait dégrader vendredi soir.
11:51C'est S&P qui a décidé
11:53d'abaisser d'un cran la notation du pays
11:56à cause, justement, de ce déficit
11:58qui est au-delà des 105 %.
11:59Comment, vous, chez Cashbi,
12:01vous regardez ce sujet, Marc Teppelman,
12:03sachant qu'à court terme,
12:04ça peut peut-être offrir des opportunités
12:05puisqu'on a des rendements qui ont progressé ?
12:08Oui.
12:09Alors, il y a la réponse macro
12:10et, effectivement, il y a la réponse
12:12au niveau de l'investisseur individuel.
12:14Pour la réponse macro,
12:15je rejoins à 100 % ce qu'il vient d'être dit.
12:17C'est très, très inquiétant
12:19de voir que le second poste d'un budget,
12:21c'est le coût de la dette.
12:23C'est très, très inquiétant
12:24de voir qu'aujourd'hui,
12:27on n'a aucune flexibilité budgétaire
12:29pour répondre à des urgences
12:31qui se trouvent aujourd'hui
12:33liées à la fermeture du détrois d'Hormuz.
12:36En revanche, au niveau de l'épargnant individuel,
12:40oui, quelqu'un qui est investi
12:41dans un fonds euro
12:42qui est un des produits favoris
12:43des épargnants français,
12:46il peut espérer d'en tirer
12:48des rendements plutôt attractifs
12:49dans les années à venir,
12:50tout simplement parce que le fonds général
12:51des différents assureurs
12:53qui proposent des fonds euros
12:54est très largement investi
12:55en obligations étatiques
12:56à très long terme
12:57et qu'il se trouve
12:58que les nouvelles obligations étatiques
13:01qui sont à l'offre
13:02proposent des taux d'intérêt
13:03plus élevés,
13:03bien plus élevés
13:04qu'il y a un an.
13:05Pourquoi ?
13:06Parce que les prêteurs
13:07commencent à avoir des doutes sérieux
13:08sur la capacité de tel ou tel pays
13:10de pouvoir honorer sa dette
13:12qui ne fait que croître.
13:13Mais au niveau individuel,
13:14oui, on peut espérer, par exemple,
13:15que sur un fonds euro,
13:16on va pouvoir recevoir
13:19des rendements de l'ordre de 3,
13:20voire plus de 3 %.
13:21C'est un fonds net de frais par an,
13:22là où le livret A,
13:23je vous le rappelle,
13:24est à 1,50.
13:25Mais le livret A pourrait remonter
13:27si l'inflation continue de remonter.
13:29Bien malin, là aussi,
13:30qu'il peut prévoir
13:31le niveau d'inflation en fin d'année
13:32parce que ça dépendra
13:33des cours du pétrole,
13:35Mathias Baccino.
13:35En attendant,
13:36cette inflation à court terme,
13:37elle se voit dans tous les indicateurs,
13:38grâce notamment à la remontée
13:39ou à cause plutôt
13:40des prix de l'énergie à la pompe.
13:42En fait, j'ai lu une certaine quantité de papiers
13:48de la BCE, de la Banque de France,
13:52du FMI, qui ont travaillé ces dernières semaines
13:54sur des scénarios d'inflation.
13:58Et à ce stade,
14:01à peu près tout le monde s'accorde sur deux choses.
14:04La première, c'est que l'inflation
14:06va se généraliser à d'autres produits
14:08que simplement l'énergie.
14:10Entre autres, à l'alimentaire,
14:12puisque là, on est déjà quasi certain
14:13d'avoir une hausse des produits alimentaires
14:15en fin d'année.
14:18Et le deuxième élément,
14:19c'est qu'en gros, pour la France,
14:21on s'attend à une deuxième partie de l'année
14:23avec une inflation autour de 3%.
14:25Voilà ce qu'on peut tirer
14:28des rapports d'économistes
14:30qui ont été publiés.
14:31Donc, 3% d'inflation,
14:35à un moment donné,
14:36le gros problème,
14:37c'est qu'il y a de moins en moins de croissance
14:39parce que la France n'investit pas
14:41dans son avenir.
14:43Et donc, moins de croissance,
14:44plus d'inflation
14:46et un coût de la dette
14:47qui augmente encore et toujours,
14:49ça crée à un moment donné
14:51un risque pour le pays
14:53qui est de voir la dette
14:54ne plus être soutenable.
14:56Pourquoi ?
14:57Parce que tout simplement,
14:58il n'y a pas suffisamment de croissance
14:59pour compenser la hausse des intérêts.
15:01Donc, c'est pour moi
15:03le plus gros sujet de notre pays
15:06pour les 12 prochains mois.
15:07Et ce qui m'amène évidemment
15:09à la question des retraites
15:10puisque la question de la dette
15:12en France est en fait
15:13la question du système de retraite,
15:16la question du pouvoir d'agir de l'État
15:18et celle du système de retraite.
15:19et je note qu'au même moment
15:22où on s'aperçoit
15:24que la dette en France
15:26est en train de devenir
15:27un problème absolument fondamental,
15:29eh bien, on a en même temps
15:30les personnes de Bercy
15:33qui nous disent
15:34que peut-être
15:35il faudrait trouver une manière
15:36de présenter les comptes publics
15:38de manière plus juste
15:39aux Françaises et aux Français.
15:41entre autres à commencer
15:43par le déficit des retraites
15:44puisque le déficit
15:45du système de retraite
15:46contrairement à ce qui est dit
15:46n'est pas de 5 milliards d'euros
15:48cette année
15:48mais plutôt de l'ordre
15:49de 70 à 80 milliards.
15:51Ça commence à se voir.
15:53Donc, on dit souvent
15:55que quelqu'un qui est conscient
15:57d'être malade
15:58est déjà à moitié guéri.
16:00Eh bien là,
16:01il me semble qu'on est en train
16:01petit à petit de prendre conscience
16:03et ça fait mal
16:03mais au moins après
16:05on peut avancer quoi.
16:06Dans un an,
16:06il y a des élections.
16:07Espérons que ce soit un sujet
16:09en tout cas
16:09qui soit sur la place publique
16:10ce sujet de la dette.
16:12Il va l'être
16:12par la question du pouvoir d'achat
16:14en fait.
16:14Le lien entre le surendettement
16:16de notre pays
16:17et la baisse du pouvoir d'achat
16:19est en train de se voir
16:20et donc comme le pouvoir d'achat
16:21est la préoccupation principale
16:22des Françaises et des Français
16:23on peut espérer
16:24que le lien avec la dette soit fait.
16:26Le 10 ans français
16:27donc le prix auquel
16:28s'endette la France
16:29en ce moment
16:30c'est 3,7%
16:31Marc Teppelman
16:32c'est vrai qu'avant le conflit
16:33on était plutôt
16:34aux alentours des 3,2
16:35la charge de la dette
16:36c'est 50, 60 milliards
16:38et puis ça ne fait que progresser
16:39d'année en année
16:40forcément là si
16:40en plus
16:41vous avez des taux
16:42qui continuent
16:43de grimper.
16:45Comment vous regardez
16:45ce sujet là
16:46par rapport à ce qui vient
16:47d'être dit
16:48notamment sur
16:49les marges de manœuvre
16:50et sur
16:51ce cercle vicieux
16:52entre guillemets ?
16:53C'est intéressant de voir
16:53c'est évidemment
16:54l'évolution du niveau
16:56de ce taux
16:57mais aussi en relatif
16:58c'est à dire qu'il y a
17:0010, 20, 30 ans
17:01quand je travaillais
17:02en salle de marché
17:02la France était parmi
17:04les bons élèves en Europe
17:04et que nos taux
17:06il était de bon ton
17:07de les comparer
17:07à l'Allemagne
17:08qui était évidemment
17:08le meilleur élève
17:09de la classe
17:09et donc on payait
17:11nous la France
17:12un écart
17:12de 20 centimes
17:140,2% de plus
17:16et c'était estimé
17:17comme étant
17:17le bon reflet
17:18de l'état des choses
17:20on était un pays
17:22à qui prêter
17:23ne représentait pas
17:25un très grand danger
17:26à l'inverse
17:27de notamment
17:28l'Italie
17:28la Grèce
17:29et le Portugal
17:29et l'Espagne
17:30ces 4 pays
17:32que je viens de citer
17:32viennent de passer
17:33par une période
17:34certes très douloureuse
17:35mais ont pris
17:36les problèmes
17:36de déficit budgétaire
17:37à bras le corps
17:38soit parce que ça
17:39leur a été imposé
17:40par les autorités
17:41européennes
17:41ou internationales
17:42soit par une volonté
17:43très forte
17:44une prise de conscience
17:45très forte
17:46il se trouve qu'aujourd'hui
17:47un certain nombre
17:47de ces pays
17:48aujourd'hui
17:48s'endettent à des tarifs
17:49moindres que la France
17:50ce qui veut tout dire
17:51le marché
17:52je veux bien entendre
17:54qu'il n'est pas toujours parfait
17:55mais sur des durées
17:56relativement longues
17:58le marché
17:58il dit ce qu'il pense
17:59et le marché
18:00aujourd'hui
18:00il nous dit
18:01la France
18:01vous n'avez aucune marge
18:02de manœuvre
18:03et on estime
18:04que le risque
18:05de défaut de la France
18:06certes encore
18:06très éloigné aujourd'hui
18:07est plus élevé
18:09que celui
18:10d'une Italie
18:11d'une Espagne
18:12qui ont mis
18:13de l'ordre
18:14dans leur compte
18:16et dans ce contexte
18:17vous faites quoi
18:17aujourd'hui
18:17chez Cashbee
18:18concrètement
18:18vous êtes en relation
18:20avec des clients
18:21avec des investisseurs
18:22on prend la diversification
18:23on prend la diversification
18:25par classe d'actifs
18:27par région
18:27par secteur
18:29donc
18:30on s'est dit
18:31que sur le très long terme
18:33encore une fois
18:33malgré les dangers
18:34macroéconomiques
18:35qui sont devant nous
18:36malgré l'incertitude
18:37et l'instabilité géopolitique
18:38qu'on teste tous les jours
18:40il y a encore
18:41espoir de croire
18:42à une croissance mondiale
18:43sur le long terme
18:45on pense que
18:46l'IA aura un impact
18:47majeur
18:48sur la productivité
18:49dans bon nombre
18:50de secteurs
18:50encore une fois
18:52compliqué de les mesurer
18:53aujourd'hui
18:54mais relativement
18:55certain sur le fait
18:56que ça va avoir
18:56un impact
18:57potentiellement positif
18:58sur un bon nombre
18:59de secteurs
18:59et donc
19:00rester diversifié
19:01par classe d'actifs
19:02par région
19:02et en se rappelant
19:04que les chocs
19:05il va y en avoir
19:05de temps à autre
19:06mais qu'on fait
19:07un investissement
19:07à long terme
19:07justement
19:08pour pouvoir espérer
19:09un rendement
19:09en moyenne
19:10sur le long terme
19:11qui dépasse de loin
19:12à l'inflation
19:13et bien
19:13avec ces éléments-là
19:14on devrait s'en sortir
19:16et donc
19:16on conseille surtout
19:17à nos clients
19:17de continuer
19:18à faire des investissements
19:19réguliers
19:20ce qui est difficile
19:21en fait en ce moment
19:22c'est que le moral
19:23du consommateur
19:24et le moral
19:25de l'investisseur
19:26qui sont une seule
19:27et même personne
19:28n'est pas le même
19:29c'est à dire que
19:30c'est une statistique
19:32qui m'avait marqué
19:33la semaine dernière
19:33c'est que
19:34on a une confiance
19:36un moral
19:36du consommateur américain
19:38qui est au plus bas
19:39et des marchés financiers
19:40américains
19:40qui sont au plus haut
19:41et ce qu'on vient de dire
19:43sur l'avenir
19:44à court terme
19:45de la France
19:45qui va devoir
19:46se serrer la ceinture
19:47je veux dire
19:48il n'y a pas de cas
19:49où on ne sera pas obligé
19:49de se serrer la ceinture
19:50en France
19:51et bien
19:52ça ne veut pas forcément dire
19:53non plus que le CAC 40
19:54va se péter la figure
19:55parce que les entreprises
19:56du CAC 40
19:57font une grande partie
19:58de leur chiffre d'affaires
19:58à l'étranger
19:59sont des groupes
20:00d'envergure mondiale
20:01et donc être capable
20:03en soi-même
20:03de différencier
20:05le consommateur
20:06de l'investisseur
20:07ça va peut-être être
20:08le challenge 2026
20:09des investisseurs particuliers
20:11qui sont nombreux
20:12et qui sont beaucoup
20:13à être débutants
20:13et débuter
20:15dans l'investissement
20:16dans des marchés pareils
20:17ce n'est pas facile
20:18donc le besoin
20:20d'accompagnement
20:21et d'explication
20:21est très important
20:22je crois
20:23et il y a un besoin
20:23au point même
20:24qu'aujourd'hui
20:25en plus de préparer
20:26sa retraite
20:27il y a des personnes
20:28qui investissent
20:28pour leurs enfants
20:29pour leurs études
20:29etc
20:30et vous vous dites
20:30pourquoi pas faire
20:31un petit peu
20:31comme les Trump accounts
20:33qui ont été votés
20:33il y a quelques semaines
20:34créer un livret
20:36de placement boursier
20:37pour les enfants
20:38donc je le rappelle
20:40les enfants actuels
20:42on va leur laisser
20:43au minimum
20:4450 000 euros
20:45de dettes publiques
20:46par tête
20:46et a priori
20:48selon les études
20:48ils devraient avoir
20:49une retraite
20:51au moins un tiers
20:52inférieur
20:52en valeur
20:53à ce qu'on a aujourd'hui
20:54donc leur avenir
20:56n'est pas rose
20:58du point de vue économique
20:59et j'ai observé
21:01qu'en Allemagne
21:02le gouvernement
21:03du chancelier
21:04Meurts
21:05veut investir
21:0710 euros par mois
21:08pour tous les enfants
21:09de 6 ans
21:10à 18 ans
21:11sur un portefeuille
21:11d'actions diversifiées
21:12pour leur retraite
21:13avec pas d'impôts
21:14s'ils n'y touchent pas
21:15avant la retraite
21:16il y a le Trump account
21:17évidemment
21:18aux Etats-Unis
21:19en France
21:20il y a
21:21un homme politique
21:22qui en a parlé
21:23déjà
21:24de cette idée là
21:24alors là moi
21:25je suis un peu moins ambitieux
21:26c'est-à-dire
21:27je propose quelque chose
21:29qui ne coûterait rien
21:30parce qu'en fait
21:30aux Etats-Unis
21:31on leur donne 1000 dollars
21:32voilà
21:32et en Allemagne
21:3310 euros par mois
21:35moi
21:36je demande quelque chose
21:37de beaucoup moins ambitieux
21:38peut-être conscient
21:40des réalités parlementaires
21:41françaises actuelles
21:42et je demande
21:43à ce que le PEA
21:44le plan épargne en action
21:45sur lequel on paye
21:46donc 18-6
21:47d'impôts sur les plus-values
21:49au lieu de payer 31-4
21:50que ce PEA
21:51qui est ouvert
21:52uniquement aux majeurs
21:53soit également
21:54ouvert aux mineurs
21:55c'est aussi simple
21:56que ça
21:56au lieu de commencer
21:58l'éligibilité du PEA
21:59à 18 ans
22:00on la commence
22:01à la naissance
22:01comme ça
22:02de 0 à 18 ans
22:03les parents pourront
22:03capitaliser pour leurs enfants
22:05en payant moins d'impôts
22:06et en investissant en Europe
22:07ça me semble être
22:08une proposition
22:08qui ne coûte rien à personne
22:09et qui serait facilitée
22:12Michel Delebel
22:12nous attend depuis MWG
22:14mais pour conclure
22:15sur ce sujet
22:15en une phrase
22:16j'adore l'idée
22:17et je dirais juste
22:17accompagnons-le
22:18de l'éducation des grands-parents
22:20c'est souvent les grands-parents
22:20qui ouvrent des livrets
22:21pour leurs petits-enfants
22:22les petits-enfants
22:23ont le temps long
22:25éduquons les grands-parents
22:26pour dire
22:26au lieu d'ouvrir ce livret A
22:27ouvrons ce PEA jeune
22:29ou PEA enfant
22:30et mettez donc
22:32vos deniers
22:33dans des produits à risque
22:34qui sur le long terme
22:35surperformeront
22:36quoi qu'il en coûte
22:38le livret A
22:39c'est le mot de la fin
22:40merci à tous les deux
22:41de nous avoir accompagnés
22:42pour ce déchiffrage
22:42Marc Teppelman
22:43le fondateur de Cashbee
22:44et Mathias Baccino
22:45conseiller senior
22:46pour la croissance
22:47de Trade Republic
22:47c'est une traduction
22:49un petit peu de
22:49senior advisor
22:50ça marche bien
22:51les deux sens
22:52comme ça
22:53tout le monde aura compris
22:54votre nouvelle fonction
22:5611h24
22:57comme promis
22:57donc on va retrouver
22:58Michel Delobel
23:05Arbitrage ce matin
23:06avec donc
23:06Michel Delobel
23:07gérant de portefeuille
23:08sous mandat
23:08chez MW
23:09gestion
23:10bonjour
23:10Michel Delobel
23:11vous nous accompagnez
23:12ce matin
23:13depuis votre maison de gestion
23:14vous suivez un petit peu
23:15ce qui se passe là
23:15sur les marchés
23:16on l'a vu en préambule
23:17l'Europe est sur une note
23:19prudente
23:20avant de débuter
23:20cette semaine
23:21qui est très riche
23:22que ce soit avec les publications
23:23en entreprise
23:23mais bien sûr
23:24avec les banquiers centraux
23:26tout à fait
23:26une semaine très très riche
23:28entre les publications
23:28les banques centrales
23:29il ne faut pas oublier non plus
23:30que c'est la période
23:31des vacances en France
23:32en tout cas pour la région parisienne
23:33et quelques autres régions en France
23:35il y a le 1er mai
23:35donc voilà
23:36ça n'incite pas forcément
23:38à prendre beaucoup d'initiatives
23:39et d'autant plus
23:40que graphiquement
23:41on est un petit peu
23:42au milieu du guet
23:42on avait quand même
23:44pas mal chuté
23:45avec la guerre en Nyon
23:46on a connu un joli rebond
23:48mais avec une consolidation
23:50quand même la semaine dernière
23:51et on est revenu finalement
23:52plus ou moins
23:53au milieu
23:54de la zone de baisse
23:55que l'on avait connue
23:56entre la fin du mois de février
23:58et la moitié du mois de mars
24:00on va dire
24:01et graphiquement aussi
24:02on s'est appuyé
24:03vendredi soir
24:04sur la moyenne mobile 20 jours
24:05et sur le haut du gap haussier
24:08qu'on avait ouvert
24:09le mercredi 8 avril
24:10quand il y avait eu
24:10quand même un semblant
24:11d'arrangement de la situation
24:15le détroit d'Hormuz
24:16est malgré tout
24:16toujours fermé
24:17les prix du baril
24:18se maintiennent
24:18au-dessus des 100 dollars
24:19de façon assez nette
24:22donc c'est pas évident
24:23d'y voir clair
24:23c'est sûr que si on regarde
24:24les marchés américains
24:25les valeurs technologiques
24:26on a l'impression
24:26qu'il n'y a plus de guerre
24:27que c'est fini
24:28même si ces valeurs-là
24:29sont bien évidemment
24:30moins impactées
24:30par les prix du baril
24:32mais c'est assez compliqué
24:33d'y voir clair
24:34de savoir où on va
24:35on a l'impression
24:36que les marchés
24:37les investisseurs
24:38ont envie de passer
24:38à autre chose
24:40mais votre intervenant précédent
24:42disait très justement
24:44il y a vraiment
24:44une dichotomie
24:45entre le moral
24:46des investisseurs
24:46et le moral
24:47des consommateurs
24:48et qui va l'emporter
24:49à la fin là-dessus
24:50voilà c'est difficile
24:51de savoir
24:52mais j'ai quand même
24:53l'impression
24:53que l'économie
24:53elle dépend aussi
24:54du moral du consommateur
24:55donc il ne faudrait
24:56peut-être pas le négliger
24:57et voilà
24:58tout va dépendre
24:59combien de temps
24:59ce prix dure
25:01et le prix du pétrole
25:01se maintient au-dessus
25:02des 100 dollars
25:04habituellement
25:04Michel Delobel
25:05dans cette émission
25:05avec Antoine Larigauderie
25:07vous proposez
25:07une classe d'actifs
25:08des actions
25:09un tracker
25:09un fonds
25:10bref
25:10une idée d'investissement
25:11là en ce lundi
25:1327 avril
25:14vous nous dites
25:15je suis assez prudent
25:16je n'ai pas trop d'idées
25:17je me demande
25:18s'il ne faut pas rester
25:19un petit peu en dehors
25:20en tout cas
25:21pas acheter
25:21renforcer à court terme
25:24c'est compliqué
25:25quand on est un petit peu
25:26au milieu du guet
25:26de prendre des paris
25:30il y a un mois
25:31quand on avait baissé
25:31de 10-15%
25:32c'était un petit peu
25:33plus facile
25:33de faire son marché
25:34aujourd'hui
25:35surtout avec des marchés américains
25:36qui ont beaucoup rebondi
25:37la question est de se dire
25:38avec les résultats
25:39est-ce que finalement
25:40ils vont maintenir
25:41et confirmer
25:42leur regain de forme
25:43ou est-ce qu'au contraire
25:44il y a peut-être des prises de bénéfices
25:45voire même des déceptions
25:46on l'a vu la semaine dernière
25:48les déceptions
25:49sur les publications
25:50peuvent être sévèrement sanctionnées
25:52donc prendre des positions
25:53comme ça
25:54un petit peu au doigt mouillé
25:55ce n'est pas évident
25:57pour moi
25:57il y a autant de chances
25:58que le marché retombe
25:59que le marché reprenne
26:00le chemin de la hausse
26:02donc dans des moments
26:03comme ça
26:04j'ai pas envie de dire
26:05de white and see
26:06on attend
26:07on regarde
26:07éventuellement
26:08pourquoi pas
26:09je suis positionné
26:10sur des trackers obligataires
26:11par exemple
26:11puisque les taux
26:12n'ont pas autant
26:14reflué
26:15que ce que le marché action
26:16a pu faire
26:17donc pourquoi pas
26:18mais c'est vraiment
26:18de la position défensive
26:19en attente
26:20on arrive aussi
26:21sur le mois de mai
26:21et ce fameux
26:22ton saline
26:23and go
26:24donc voilà
26:25je pense qu'il n'y a pas
26:25pour moi
26:26il n'y a pas de précipitation
26:27à avoir aujourd'hui
26:28compte tenu de
26:29de l'environnement
26:30particulièrement incertain
26:31dans lequel on évolue
26:32on conserve bien évidemment
26:34des positions
26:34sur du moyen long terme
26:36parce que comme je disais
26:36votre intervenant
26:37sur le long terme
26:38les marchés action
26:38restent ceux qui offrent
26:40la meilleure rentabilité
26:41mais il ne faut pas
26:42se jeter non plus
26:44la tête baissée
26:45ou les voilà
26:46très clair
26:47il faut quand même garder
26:47un petit peu de prudence
26:48et garder des liquidités
26:49parce qu'il pourra y avoir
26:50il y aura sans doute
26:51des secours
26:51merci beaucoup
26:54Michel de Lobel
26:55de nous avoir accompagné
26:56ce matin
26:56depuis MW Gestion
26:58vous êtes gérant de portefeuille
26:59sous mandat
27:00comme très régulièrement
27:01dans cette émission
27:01tout pour investir
27:02très courte pause
27:03on se retrouve dans un instant
27:04il sera 11h30
27:05nous serons avec Alexandre Boutin
27:06c'est le directeur général
27:07adjoint de la financière
27:08de Lorient
27:09nous reviendrons donc
27:09sur cette taxe
27:10sur les holdings patrimoniales
27:12qui a été votée
27:13fin 2025
27:13et qui va rentrer en vigueur
27:15à partir de 2027
27:16donc on est vraiment
27:16dans un espace
27:17dans une phase de transition
27:19il nous expliquera
27:20en quoi consiste cette taxe
27:22comment il faut l'aborder
27:23et comment aujourd'hui
27:24si vous êtes concerné
27:25il faut se préparer
27:27et puis ensuite
27:27nous parlerons
27:28avec Jean-Baptiste de Pascal
27:29de Interinvest
27:30de la défense
27:31vous l'avez vu
27:31la BPI a lancé
27:32un fonds
27:33sur le non-coté
27:34afin de soutenir
27:35les valeurs de la défense
27:37comment aujourd'hui
27:38investir dans ces valeurs
27:39de la défense
27:40que ce soit en bourse
27:41mais aussi dans le private equity
27:42éléments de réponse
27:43dans une dizaine de minutes
27:44et puis en dernière partie
27:45d'émission
27:45comment ne pas parler
27:46d'intelligence artificielle
27:48alors que c'est vrai
27:48qu'il y a beaucoup d'annonces
27:50que ce soit avec le chinois
27:51DeepSig vendredi
27:52avec les publications
27:53des GAFAM
27:53cette semaine
27:54bah oui mais en finale
27:55quand on est une PME française
27:56comment on peut se saisir
27:57dans l'intelligence artificielle
27:59comment vous aujourd'hui
28:00auditeurs
28:00téléspectateurs
28:01de BFM Business
28:02vous pouvez saisir
28:03cette IA
28:04pour améliorer
28:04votre productivité
28:05et faire plus
28:06ça sera le dernier sujet
28:07de cette émission
28:08aux alentours d'11h50
28:09on se retrouve dans un instant
28:10à tout de suite
28:14La boîte à outils
28:17ce matin avec Alexandre Boutin
28:19directeur général adjoint
28:20de la financière de Lorient
28:21et directeur de l'ingénierie patrimoniale
28:23bonjour Alexandre Boutin
28:24bonjour Etienne
28:24bienvenue en plateau
28:25ce matin dans
28:26Tout pour investir
28:27afin d'aborder
28:28comme nous l'avions précédemment
28:30évoqué
28:31la taxe sur les holdings patrimoniales
28:33alors c'est une taxe nouvelle
28:35qui a vu le jour
28:36lors du dernier projet de finances
28:39c'était fin 2025
28:40et puis là on est vraiment
28:42dans une phase de transition
28:43puisqu'elle sera applicable
28:44à partir de l'année prochaine
28:46c'est quoi aujourd'hui
28:47l'objectif visé
28:48par cette taxe
28:49sur les holdings patrimoniales ?
28:51Donc c'est une taxe
28:52qui a été adoptée
28:53dans le cadre
28:53de la nouvelle loi de finances
28:55qui a subi
28:56quelques évolutions
28:57puisque à l'origine
28:58on est sur une taxe
28:59où le taux
29:00est beaucoup plus faible
29:02et avec une assiette large
29:04et là on est sur
29:05un taux élevé
29:06avec une assiette réduite
29:06on va en parler
29:08et la philosophie
29:09c'est quoi ?
29:09C'est de se dire que
29:10finalement
29:11certaines holdings
29:14bénéficient
29:14de capacités
29:15d'investissement
29:16de trésorerie
29:17qui ont été
29:18peu fiscalisées
29:19dans leur acquisition
29:21et qui sont employées
29:23à acheter
29:24des biens
29:25qui ne sont pas
29:25nécessairement
29:26des biens
29:27qui ont une vocation
29:28économique
29:29au sens
29:29déploiement
29:30d'une activité
29:31commerciale
29:32artisanale
29:32libérale
29:33dans l'économie
29:34pour générer du PIB
29:35c'est ça l'idée
29:35Donc typiquement
29:36c'est des yachts
29:37des jets
29:38des voitures de sport
29:39des bijoux
29:39enfin bref
29:40tout ce qui n'a pas
29:41d'intérêt à proprement parler
29:42pour la société
29:44Oui l'idée c'est ça
29:45c'est de se dire
29:46que finalement
29:48grâce à des perceptions
29:49de revenus
29:50peu ou pas fiscalisées
29:51on a des dispositifs
29:53qui existent en France
29:54pour les holdings
29:54qui permettent de remonter
29:55des dividendes
29:56en quasi franchise
29:57d'imposition
29:57ou de vendre
29:59des propres sociétés
30:00ce qu'on appelle
30:01des sessions de participation
30:02avec peu d'imposition
30:03également
30:03et une fois que
30:05ces flux de capitaux
30:06sont récupérés
30:07par les structures holding
30:08et bien
30:08elles sont utilisées
30:10mais pas toujours
30:11dans des vertus
30:12économiques
30:13et parfois
30:14les capitaux
30:14sont utilisés
30:15pour acheter
30:16ce que vous avez cité
30:17comme nature de bien
30:19donc le texte
30:19est très précis
30:20il vise une taxe
30:22à hauteur de 20%
30:23mais sur une liste
30:24de biens
30:25qui est précisément
30:26codifiée
30:26à l'article 235
30:28TRC
30:28du Code général
30:29des impôts
30:29et l'idée
30:32c'est de se dire
30:32tant que ces biens
30:33ne sont pas affectés
30:34à une activité économique
30:35au sens propre du terme
30:37et bien
30:37ils rentrent
30:38dans cette assiette taxable
30:39Alors il y a plusieurs critères
30:41pour être éligible
30:43à cette taxe
30:44sur les holdings patrimoniales
30:45déjà
30:46il faut une valeur vénale
30:47sur les actifs
30:49de 5 millions d'euros
30:51au moins
30:515 millions d'euros
30:52qu'est-ce qu'on met
30:53dans ces 5 millions d'euros ?
30:54Comment on les valorise ?
30:55Alors ce premier critère
30:56c'est la valeur de la société
30:57et c'est la valeur
30:59dite brute
31:00de la société
31:00une fois que
31:01cette société holding
31:02qui détient
31:03un certain nombre d'actifs
31:04passe le cap
31:05de cette valorisation
31:06de 5 millions d'euros
31:07et bien le premier critère
31:09j'ai envie de dire
31:09est rempli
31:10et on a la capacité
31:12à faire rentrer
31:13le premier critère
31:15pour la taxation
31:16des fameux 20%
31:17après on a une série
31:18de critères
31:18qui suivent
31:19il faut que cette société holding
31:20elle ait des revenus
31:21dits passifs
31:22donc les revenus passifs
31:23c'est à contrario
31:24des revenus
31:25d'activité libérale
31:26artisanale
31:27agricole
31:27commercial
31:28industriel
31:28c'est des revenus
31:29qui sont issus
31:29du patrimoine
31:30de cette société holding
31:31c'est du dividende
31:32c'est du coupon
31:34sont aussi cités
31:36les droits d'auteur
31:36par exemple
31:37voilà c'est tout ce qui
31:38est pas lié à une activité
31:39au sens propre du terme
31:40un troisième critère
31:42c'est celui
31:43des détentions
31:44capitalistiques
31:45ça veut dire
31:46que le dirigeant
31:47ou son groupe
31:50familial
31:51détiennent
31:51au moins
31:5250%
31:53du patrimoine
31:54de cette société holding
31:55pour que
31:55finalement
31:56la société holding
31:57commence
31:58à être taxable
31:59une fois qu'on a mis
32:01tous ces critères
32:02est-ce que vous arrivez
32:03ou est-ce que
32:03les services de l'Etat
32:04ont réussi à
32:05faire un petit peu
32:06le profil type
32:07des français
32:07qui pourraient être
32:08concernés par cette taxe
32:09et à la fin
32:10ça pourrait concerner
32:10combien de personnes ?
32:12Dans le projet initial
32:13parce qu'il a évolué
32:14le projet initial
32:15on avait
32:15des recettes budgétaires
32:17évaluées
32:18à 900 millions
32:191 milliard
32:19c'est un peu le projet initial
32:20d'aller récupérer
32:22ces dotations
32:23pour financer
32:24l'Etat
32:25là on est
32:27en trajectoire
32:28parce qu'il y a
32:29des modifications
32:31des sociétés
32:31éligibles
32:32puisque comme vous l'avez dit
32:33comme c'est applicable
32:34en tout cas
32:35clôture de bilan
32:36en 31-12-2026
32:37il y a encore
32:38des conseils
32:39qui peuvent
32:40acter des modifications
32:41pour sortir
32:42les sociétés éligibles
32:43et à date
32:45on a des trajectoires
32:46des évaluations
32:47qui pourraient définir
32:48une centaine
32:49de foyers fiscaux
32:50pour environ
32:51100 millions
32:52d'euros de recettes
32:53ce qui reste
32:54malgré tout
32:55pas tout à fait
32:56au niveau
32:56des objectifs initiaux
32:57mais on reste
32:59dans le symbole
32:59quand même
32:59cette fameuse taxation
33:01reste finalement
33:02dans le symbole
33:02de taxer
33:03des biens
33:04qui ne sont pas
33:04affectés
33:05à l'exercice
33:06d'une activité professionnelle
33:07c'est du symbole
33:08d'autant plus
33:09que là
33:092026
33:10c'est une année
33:11de transition
33:11dans le sens
33:12où cette taxe
33:13n'est pas encore
33:13entrée en vigueur
33:14il faudra faire
33:15sa déclaration
33:16l'année prochaine
33:16donc les personnes
33:17aujourd'hui
33:18qui sont concernées
33:18par les critères
33:20que vous avez évoqués
33:20précédemment
33:21ont en plus de cela
33:22le temps un petit peu
33:22de se retourner
33:23s'ils souhaitent
33:24contourner cette nouvelle taxe
33:26oui tout à fait
33:27on a tous les conseils
33:28qui doivent être
33:29à la manœuvre
33:30pour éviter de rentrer
33:31dans le champ d'application
33:33donc comment faire
33:35c'est la question
33:36il y a des biens
33:37qui sont directement visés
33:39donc il y a peut-être
33:40potentiellement
33:40des arbitrages
33:41qui vont être faits
33:41par les sociétés
33:42pour réutiliser
33:44l'argent qui est issu
33:45de ces ventes
33:45sur d'autres types d'actifs
33:46je prends un exemple
33:47les métaux précieux
33:48sont visés par la taxe
33:49et rentrent dans
33:50le champ d'application
33:50par contre
33:52l'or
33:52l'or papier
33:53lui n'est pas visé
33:54parce qu'il n'y aurait
33:55pas des arbitrages
33:56de détention d'actifs
33:57détenus comme ça
33:58pour les réallouer
33:59sur finalement
34:00le même actif
34:01mais détenu
34:01de manière un peu différente
34:02voilà c'est toutes
34:03ces stratégies
34:05de contournement
34:07du dispositif anti-abus
34:08qui sont en train
34:09d'être réfléchies
34:10par les conseils
34:12qui sont
34:13très alertes
34:14sur le sujet
34:15évidemment
34:15sachant que ce n'est pas nouveau
34:16typiquement les yachts
34:18il n'y en a quasiment plus
34:19immatriculés en France
34:20donc c'est-à-dire qu'avant
34:21ce texte
34:22il y avait déjà
34:23des exercices
34:24de contournement
34:25en quelque sorte
34:26tout à fait
34:26et puis le principe
34:27c'est de se dire
34:28que le yacht
34:29qui est détenu
34:30par une holding patrimoniale
34:32qui est exclusivement
34:34dédiée
34:35aux dirigeants
34:36sans qu'il soit
34:37mis dans une activité
34:39considérée
34:40comme étant
34:41professionnelle
34:42c'est assez rare
34:42finalement
34:43d'où
34:44la diminution
34:45on va dire
34:46de l'assiette taxable
34:48et cette fameuse trajectoire
34:49hauteur de 100 millions d'euros
34:51visée par le gouvernement
34:52et ça sera bien sûr
34:53à suivre l'année prochaine
34:54lors des premières déclarations
34:55et des premières remontées
34:56de terrain
34:57merci beaucoup
34:57Alexandre Boutin
34:58nous a raccompagné
34:59pour faire un focus
34:59sur cette taxe
35:01sur les holdings patrimoniales
35:02je rappelle que vous êtes
35:03directeur général adjoint
35:04de la financière de Lorient
35:05et directeur de l'ingénierie patrimoniale
35:0711h38
35:08tout de suite
35:08on va parler
35:09du secteur de la défense
35:12Tout pour investir
35:13le placement à suivre
35:15le placement à suivre
35:16oui avec donc
35:17le secteur de la défense
35:18que nous allons aborder
35:19ce matin
35:20sous l'angle investissement
35:21avec Jean-Pastiste de Pascal
35:23directeur général délégué
35:24de Interinvest
35:25bonjour Jean-Baptiste
35:25bonjour Etienne
35:26merci d'être avec nous
35:27ce matin
35:28pour parler du secteur
35:29de la défense
35:30c'est vrai qu'aujourd'hui
35:31c'est compliqué
35:31de faire à côté
35:32de ce secteur
35:33il avait déjà été mis en lumière
35:34en 2022
35:35avec la guerre en Ukraine
35:36et là
35:36depuis deux mois
35:37avec le conflit en Iran
35:39nous ne pouvons pas faire à côté
35:40est-ce que vous pensez
35:41qu'avec ces conflits
35:43bien malheureux
35:43les français
35:44les épargnants
35:45ont conscience
35:46du fait qu'il faut accompagner
35:47l'industrie de la défense
35:49et surtout
35:50les petites sociétés
35:51de cette industrie
35:52en France
35:52qui ont besoin
35:53d'argent pour se développer
35:55et répondre
35:55au carnet d'ordre
35:57alors
35:58ça commence
35:59mais je ne suis pas sûr
36:01qu'on soit encore
36:01assez loin
36:02on pourrait se donner
36:03un petit
36:04on pourrait faire
36:05un petit exercice
36:06c'est est-ce que
36:07est-ce qu'on considère
36:08que la défense en France
36:09elle est suffisante
36:10en général
36:10c'est assez unanime
36:11on va vous dire
36:12on a un seul porte-avions
36:14on est un peu léger
36:14quand on voit ce qui se passe
36:15en guerre en Moyen-Orient
36:17on n'a pas assez de matériel
36:19etc.
36:20le constat
36:20il est assez unanime
36:21on est tous là
36:21moi le premier
36:22à critiquer notre armée
36:23par contre
36:24on pose une deuxième question
36:26est-ce que vous
36:26vous investissez
36:28dans la défense
36:31on est beaucoup moins
36:32investi en France
36:33dans le secteur de la défense
36:34d'autant plus que
36:34les facteurs ESG
36:35il y a 4-5 ans
36:37on exclut
36:38beaucoup de secteurs
36:39beaucoup de valeurs
36:41même plus que ça
36:42c'est-à-dire qu'on nous a donné
36:42une conscience écologique
36:43forte
36:44en l'opposant presque
36:46au secteur de la défense
36:47il y avait
36:48notre ancienne ministre
36:49de l'armée
36:50qui le relevait
36:51au niveau européen
36:52on avait mis
36:54le secteur de la défense
36:55au même niveau
36:56que le secteur
36:57pornographique
36:58pour vous dire
36:59à quel point
36:59on avait banni
37:00le secteur de la défense
37:02on ne pouvait pas investir
37:04ce n'était pas
37:05dans les bons critères ESG
37:06et au niveau de l'éthique
37:07on le considérait
37:09vraiment comme
37:09la dernière chose à faire
37:11mais l'éthique
37:12on le voit actuellement
37:13ça s'arrête un peu
37:14à la porte
37:15de la liberté
37:15et de la paix
37:17on a besoin de la défense
37:18et donc
37:18il faut faire évoluer
37:19la conscience
37:20qu'on a
37:21dans ce besoin
37:22d'investissement
37:22ce besoin d'investissement
37:24qui est fort
37:24on le voit
37:25il y a beaucoup de sociétés
37:26qui ont besoin
37:27de se développer
37:27d'ailleurs on aura probablement
37:29beaucoup d'introduction en bourse
37:30dans le secteur de la défense
37:31cette année
37:32et à ce stade
37:33les conflits en cours
37:33sont instructifs
37:34un petit peu comme
37:35les problèmes énergétiques
37:37qu'on a eu il y a quelques années
37:37en fait malheureusement
37:38parfois il faut des chocs
37:39pour se réveiller
37:41et se dire
37:41bah oui il faut y aller
37:42exactement
37:42ça nous apprend
37:43ça nous apprend déjà
37:44qu'on a besoin de produire
37:45mais qu'on a besoin
37:46de produire quoi
37:47on a l'arme nucléaire
37:49mais les conflits actuels
37:50ça reste
37:51des conflits
37:51des conflits
37:52pardon
37:52avec des besoins
37:55conventionnels
37:55on a besoin
37:56de bombes
37:57on a besoin
37:57de nouveaux usages
37:58de drones
37:58mais on a besoin
37:59de produire
37:59et on se rend compte
38:01il y a quelque chose
38:02qui est assez marquant
38:02en France
38:03on a récemment inauguré
38:04une usine
38:05qui produit
38:06des obus
38:07on en produit
38:08à 2027
38:09on pourrait en produire
38:10200 000
38:11c'est à peu près
38:1220 jours
38:12de conflit
38:14chez les russes
38:16on n'est pas encore
38:17dans la capacité
38:18de soutenir
38:19un conflit
38:19en haute intensité
38:20donc on a besoin
38:21de produire
38:22on a besoin
38:23d'innover
38:23parce qu'on le voit
38:25il y a des nouvelles
38:25technologies qui arrivent
38:26il y a des drones
38:27qui arrivent
38:28les drones
38:28on n'en produisait pas
38:29suffisamment il y a 20 ans
38:30encore moins il y a 10 ans
38:31maintenant ça commence
38:32à arriver
38:33mais pour produire
38:34des drones
38:34il faut modifier
38:36nos normes
38:38on le voyait
38:39sur un exemple
38:39récent
38:40on a un peu raté
38:41l'euro drone
38:42au niveau européen
38:43il y a une initiative
38:44privée
38:45qui a fonctionné
38:46et qui a dit
38:47attendez
38:47quand on fait voler
38:48un drone
38:49intercepteur
38:49pour aller
38:50s'exploser
38:51sur un autre drone
38:51ou sur une bombe
38:52est-ce qu'il doit avoir
38:53toutes les normes
38:54d'un objet volant
38:55type un avion
38:57pas sûr
38:57donc on doit s'adapter
38:58aussi au niveau normatif
39:00en disant
39:00il y a des nouveaux usages
39:01des nouveaux besoins
39:02pour produire en quantité
39:03il faut adapter
39:04les normes
39:05et le secteur
39:07en lui-même
39:07et pouvoir être là aussi
39:08face à une concurrence
39:09qui est très forte
39:10de la part des acteurs américains
39:12on le voit
39:12il y a beaucoup de pays
39:13en ce moment
39:13qui achètent
39:14de l'armement américain
39:15et puis aussi demain
39:16l'armement asiatique
39:18avec la Chine
39:18qui est quand même
39:19au premier plan
39:20sur ce secteur
39:20aujourd'hui
39:21un auditeur téléspectateur
39:22qui est convaincu
39:23qui a envie de se dire
39:23j'ai envie que mon argent
39:25participe demain
39:26au développement
39:27d'une société
39:27dans ce secteur
39:28de la défense
39:28comment il peut investir
39:29comment il peut participer
39:30à tout cela
39:32il y a deux réponses
39:33il y a la réponse
39:34avec ce qu'on connaît
39:36dans les entreprises cotées
39:36un peu le big four
39:37en disant
39:38je peux aller voir
39:38du Thalès
39:39du Airbus
39:39du Safran
39:40etc
39:41mais là
39:42effectivement
39:43vous l'avez dit
39:43elles ne sont pas toutes
39:44en augmentation de capital
39:45quand on est dans
39:46une augmentation de capital
39:47ces entreprises cotées
39:48ont contribué
39:49à leur développement
39:50et sinon
39:51il y a aussi
39:51le private equity
39:53venir soutenir
39:54des entreprises
39:54non cotées
39:55qui sont le plus gros
39:56quand on prend
39:56la base industrielle
39:57de technologie
39:57et de défense
39:58en France
39:59qui est ce qu'ils produisent
40:00vraiment dans ce secteur là
40:01c'est plus de 80%
40:03des PME
40:05des ETI
40:06elles ne sont pas cotées
40:07elles elles ont besoin
40:08de l'investissement
40:08donc l'investissement
40:10dans le non coté
40:11sur le secteur de la défense
40:12ça c'est une prise de conscience
40:13qu'on doit avoir
40:14avec la BPI
40:16notamment
40:16qui a lancé
40:17son fonds
40:18donc c'est la banque publique
40:19d'investissement
40:21ça envoie un message
40:22quand même
40:22c'est pas que symbolique
40:23puisque c'est un fonds
40:24qui collecte
40:25beaucoup d'argent
40:25mais ça amène derrière
40:27d'autres acteurs
40:28à dire
40:29on y va aussi
40:29exactement
40:30nous chez
40:32Elevation Capital Partner
40:33on a créé un fonds
40:33qui s'appelle Patria
40:34qui est accessible
40:35à partir de 100 000 euros
40:35qui est dans nos côtés
40:36BPI a lancé son fonds
40:38qui est accessible
40:38beaucoup plus tôt
40:39à partir de 500 euros
40:41il y a beaucoup
40:42d'initiatives privées
40:43sur des lancements
40:44de fonds en private equity
40:47pour recueillir
40:47ces besoins de financement
40:48mais le besoin
40:49du secteur de la défense
40:50il ne sera pas uniquement militaire
40:51il est aussi financier
40:53et ça passe par une prise
40:54de conscience personnelle
40:55en disant
40:56est-ce que je suis investi
40:57dans ce secteur-là
40:59est-ce que j'utilise
41:00les moyens
41:00qui me sont mis à disposition
41:01pour contribuer
41:03à l'effort
41:04de la défense
41:05on est dans du private equity
41:06donc on est sur du non côté
41:08il faut avoir un horizon de temps
41:09c'est-à-dire qu'on ne peut pas
41:10acheter ce fonds de la BPI
41:11ou tout autre fonds
41:12en disant
41:12j'investis
41:13et puis dans 6 mois
41:14dans un an
41:15je revendrai cet argent
41:16pour me faire plaisir
41:17pour acheter ma résidence principale
41:18aujourd'hui
41:19vous l'avez dit
41:20ce fonds de la BPI
41:20c'est à partir de 500 euros
41:22il vise une collecte
41:24d'environ 450 millions d'euros
41:26avec un rendement cible
41:27d'environ 5%
41:28est-ce que ça vous semble
41:29cohérent aujourd'hui
41:30ce rendement de 5%
41:33comment aujourd'hui
41:33il faut appréhender
41:34ce type de produit
41:35quelles sont les règles
41:36à savoir avant d'y aller
41:37alors vous l'avez dit
41:38déjà c'est le temps long
41:39c'est le private equity
41:40et c'est le temps long
41:41et c'est illiquide
41:42donc c'est-à-dire que
41:42c'est nécessairement
41:44de la trésorerie
41:44dont je n'ai pas besoin
41:45pour mon projet de demain
41:46c'est le principe
41:47du private equity
41:48ça donne un horizon long
41:50mais un horizon
41:51sur lequel je peux
41:53entre guillemets
41:54voir une projection
41:55c'est-à-dire que là
41:56dans le secteur actuel
41:57de la défense
41:58et de la conjoncture internationale
42:00je vois qu'il y a des besoins
42:01sur le long terme
42:02dans la défense
42:02parce que
42:03on repart d'une feuille
42:04où il y a beaucoup à produire
42:05donc j'ai du temps long
42:07mais effectivement
42:08c'est pas une espérance
42:09de rendement
42:09où je vais me dire
42:10dans très peu de temps
42:11je peux me faire
42:12là on l'a vu
42:13on en parlait
42:13de l'IA
42:15il y a quelques instants
42:16qui a pris
42:16quasi 20% en un mois
42:17c'est pas du tout
42:19ce secteur-là
42:19c'est pas du tout
42:20cet objectif-là
42:21c'est vraiment un objectif
42:22de temps long
42:22donc d'évolution progressive
42:24mais qui entre guillemets
42:26aussi nous protège
42:27c'est-à-dire que
42:27c'est beaucoup moins sensible
42:28à une variation de marché
42:30comme ce n'est pas liquide
42:31ou n'est pas une variation
42:32qui bouge instantanément
42:34à chaque événement international
42:35mais en revanche
42:36c'est-à-dire que
42:36je dois m'inscrire
42:37dans une logique
42:38de long terme
42:38d'accompagnement
42:40et je disais tout à l'heure
42:41la base industrielle
42:42de technologie de défense
42:43en France
42:43on estime qu'ils ont besoin
42:45là de fonds propres
42:46entre 3 et 4 milliards
42:48d'ici à 2030
42:49donc il y a un besoin
42:50d'accompagner ces entreprises
42:51en fonds propres
42:52donc d'investir directement dedans
42:53pour les soutenir
42:55et les aider à se développer
42:56ça c'est en France
42:58ce fonds de la BPI
42:59bien sûr il existe
43:00des fonds aux Etats-Unis
43:01où là il y a un peu plus
43:02de questions peut-être
43:04sur la dette privée
43:05sur le non-coté
43:06comment aujourd'hui
43:07on peut diversifier
43:09cet investissement
43:10dans le secteur
43:10de la Défense
43:11sachant que la diversification
43:12c'est la règle numéro 1
43:14c'est-à-dire que demain
43:14quelqu'un qui a envie
43:15d'investir dans la Défense
43:16il ne faut pas qu'il achète
43:16que des actions Thalès
43:17ou que ce fonds Défense
43:19comment aujourd'hui
43:19on peut répartir son argent
43:21sur différents supports
43:22pour accompagner cette thèse ?
43:24Exactement
43:25il faut répartir
43:26la thèse de la Défense
43:27sur plusieurs typologies
43:29de financement
43:29donc vous avez parlé
43:30la dette
43:30c'est un secteur
43:32c'est une méthode
43:33de financement
43:33qu'on peut utiliser
43:35puisque des entreprises
43:35qui font crédit
43:36le secteur du côté
43:37c'est une technologie
43:39enfin une boîte à outils
43:41qu'on peut utiliser
43:42en disant
43:42je vais venir
43:43peut-être surveiller
43:44des augmentations de capital
43:46dans le secteur coté
43:48le non coté
43:49via des fonds
43:49effectivement
43:50parce qu'un fond
43:50ça nous permet
43:51d'avoir un panier
43:52c'est-à-dire
43:52de ne pas être directement
43:53dans une entreprise
43:54de la Défense
43:55mais être répartie
43:55sur 10 à 20 entreprises
43:57du secteur de la Défense
43:58et effectivement
43:59regarder l'international
44:00on peut regarder
44:01aux Etats-Unis
44:02mais aussi
44:03on peut regarder
44:03notre pays
44:04comme l'Allemagne
44:05qui a annoncé
44:06des objectifs
44:07de redéploiement
44:08sur le secteur
44:08de la Défense
44:09assez fort
44:10l'Allemagne
44:10qui a quand même
44:11une base industrielle
44:12élevée
44:13des besoins
44:14dans le secteur
44:14de la Défense
44:15élevés
44:15donc on dirait
44:16que ça devrait matcher
44:17en termes de perspectives
44:18et d'ambition
44:19de développement
44:20Merci beaucoup
44:21Jean-Baptiste de Pascal
44:22nous a accompagné ce matin
44:23je rappelle que vous êtes
44:24directeur général délégué
44:25de Interinvest
44:26pour faire ce focus
44:27un petit peu
44:28un mode d'emploi
44:28du secteur de la Défense
44:30sous l'angle
44:30de l'investissement
44:31on se retrouve dans un instant
44:32pour notre dernier quart d'heure
44:34nous parlerons
44:34d'intelligence artificielle
44:35c'est vrai que
44:36comme pour la Défense
44:37c'est compliqué de faire
44:39à côté de cette thématique
44:40l'intelligence artificielle
44:42qui commence peu à peu
44:43se déployer
44:44dans les entreprises
44:44surtout les grandes sociétés
44:46mais aussi
44:46et surtout
44:47dans les PME
44:48comment aujourd'hui
44:49en tant que dirigeant
44:50ou même salarié
44:51d'une PME française
44:52vous pouvez saisir
44:53l'intelligence artificielle
44:55Benjamin Watin
44:56de Sowifun
44:57sera avec nous
44:58dans quelques instants
44:58pour nous donner
44:59lui aussi
45:00son mode d'emploi
45:02tout pour investir
45:03le coffre fort
45:05le coffre fort
45:06ce matin
45:07avec Benjamin Watin
45:08le cofondateur et CEO
45:09de Sowifun
45:09bonjour Benjamin
45:10bonjour Etienne
45:11vous pouvez rappeler
45:11qui est Sowifun
45:12alors Sowifun
45:13c'est la plateforme pionnière
45:14et leader du co-investissement
45:16dans l'innovation
45:17notre métier
45:18c'est identifier
45:18sourcer les meilleures
45:20startups d'un côté
45:21et de les présenter
45:22à notre communauté
45:22d'investisseurs
45:23qui est aujourd'hui
45:24composée d'un petit peu
45:24plus de 160 000 membres
45:26chaque projet
45:26que nous présentons
45:27à notre communauté
45:28et déjà
45:30et bien a déjà
45:31souscrit l'adhésion
45:32de fonds d'investissement
45:34family office
45:35gros réseau
45:36de business angels
45:36pour pouvoir essayer
45:37d'apporter un peu plus
45:38de réassurance
45:39et puis parce qu'on investit
45:40mieux à plusieurs
45:41c'est combien le ticket
45:42d'entrée
45:43ça sert à qui
45:43aujourd'hui votre cible
45:44aujourd'hui
45:45on peut investir
45:46à partir de 1000 euros
45:47environ
45:47c'est le ticket d'entrée
45:48parfois 500
45:49de manière exceptionnelle
45:51et cela
45:51sur des tickets
45:52non limités
45:53puisqu'on accompagne
45:54des sociétés
45:54qui généralement
45:55recherchent des
45:56ont des besoins
45:57de financement
45:58entre 500 000 euros
45:59et 5 millions
46:00vous voyez
46:01donc c'est
46:01à différents stades
46:02de développement
46:03de l'entreprise
46:03développement sûrement
46:04en ce moment
46:05lié à l'intelligence
46:05artificielle
46:06c'est vrai que là
46:07en l'espace de 20 minutes
46:08on fait les deux grands
46:09thèmes du moment
46:10avec la défense
46:11Jean-Baptiste de Pascal
46:12qui en parlait précédemment
46:13et puis l'IA
46:14en plus c'est vrai
46:15que les deux sont compatibles
46:16parce que c'est vrai
46:16qu'on voit de plus en plus
46:17l'intelligence artificielle
46:18dans ce segment
46:20de la défense
46:21vous vous adressez
46:22notamment à des PME
46:23à des ETI françaises
46:24mais pas que
46:25quels sont leurs besoins
46:26aujourd'hui ?
46:27Aujourd'hui
46:28ce qu'on voit
46:28dans ce sujet
46:30qui touche tout le monde
46:31de l'intelligence artificielle
46:32c'est que finalement
46:33on entend parler
46:34de Chagipetti
46:35Gémini
46:36qui il faut choisir
46:37qui on va
46:37Anthropique
46:38tous les 3 à 6 mois
46:40il y a une nouvelle version
46:41d'un de ces acteurs
46:42et les dirigeants
46:43et bien sont
46:44totalement
46:45assez cristallisés
46:46et décident
46:47et bien d'attendre
46:48que ça se stabilise
46:49pour pouvoir
46:49prendre une décision
46:50et passer un peu
46:52à cette révolution
46:53et c'est là
46:53le piège
46:54justement
46:54le piège
46:55c'est de ne pas
46:56et d'attendre
46:57parce que ça fait déjà
46:59deux ans
46:59que certains dirigeants
47:00ont commencé
47:01il y a une étude BPI
47:02qui l'a montré
47:03il y a plus de
47:0538% des dirigeants
47:07français
47:07TPE-PME
47:08avaient déjà commencé
47:09à travailler
47:10et à utiliser
47:12certains LLM
47:13cette année
47:14en 2025
47:14c'était plus de 50%
47:16de ces dirigeants
47:17et donc
47:17il ne faut pas passer
47:18à côté
47:19de cette révolution
47:22pas passer à côté
47:22de cette révolution
47:23mais là aussi
47:24il faut savoir
47:25comment faire
47:26à qui je m'adresse
47:27si demain
47:27je dois lever de l'argent
47:28comment je le fais
47:29quelle technologie choisir
47:30vous l'avez souligné
47:31avec des modèles
47:32qui changent
47:33en permanence
47:34vous n'êtes pas
47:35une ESN
47:35vous n'êtes pas là
47:36pour envoyer des consultants
47:37dans des sociétés
47:38et dire
47:38il faut choisir
47:39telle solution
47:39faire ceci ou cela
47:40à votre niveau
47:41comment aujourd'hui
47:42vous pouvez les accompagner
47:43ces PME françaises
47:44maintenant aujourd'hui
47:44on a un portfolio
47:45qui est quand même
47:45de plus d'une centaine
47:46de participations
47:47je discute avec
47:47beaucoup de dirigeants
47:48et ce qui est très important
47:49et donc j'ai quand même envie
47:50de partager le sujet
47:52avec le reste des dirigeants
47:54et avec le reste des français
47:55c'est qu'aujourd'hui
47:56il y avait la période LLM
47:58on fait sa demande
48:00et on nous accompagne
48:01pour nous aider sur un mail
48:02le sujet que c'était
48:03tout est un peu azimut
48:04et chacun le fait
48:06dans son coin
48:07ce qu'il faut aujourd'hui
48:08c'est passer par des outils
48:10qui sont des environnements
48:11et d'essayer d'avoir
48:12quelque chose
48:13pour le dirigeant
48:14de stable
48:14qui profite à l'entreprise
48:16et pas seulement aux salariés
48:17dans l'intérêt de l'entreprise
48:18et qui soient bien structurés
48:20et pour ça
48:20il y a quelque chose
48:21qui est assez récent
48:22mais maintenant
48:22tu as même quelque temps
48:23c'est tout ce monde agentique
48:25c'est-à-dire
48:26permettre à des entreprises
48:28des salariés
48:29de créer des agents
48:30qui les accompagnent
48:31de manière plus approfondie
48:33et automatisée
48:34dans leurs tâches
48:34et pour ça
48:35la grande différence
48:37et la nouveauté
48:37c'est qu'il ne faut pas
48:40un agent aujourd'hui
48:42pour qu'il soit de qualité
48:43il faut qu'il soit connecté
48:45à vos données de l'entreprise
48:47il faut que les réponses
48:49soient personnalisées
48:52de qualité
48:53en rapport avec vos process
48:55et ça c'est hyper important
48:57et c'est pour ça
48:57qu'il y a des outils
48:58comme Cocorico
48:59Dust
48:59qui est un environnement
49:01qui vous permet justement
49:03de connecter
49:04vos données IA
49:05de l'entreprise
49:06vos données
49:07vos contrats
49:08et de faire en sorte
49:10de donner un accès
49:12à un environnement
49:12qui est sécurisé
49:13RGPD
49:15et donc
49:16esturier sur le gâteau
49:17vous ne savez pas
49:18quoi choisir
49:18quel est l'élème
49:19là en l'occurrence
49:20vous avez accès
49:21à tous les grands modèles
49:22comme dans chaque révolution
49:24il y a des gagnants
49:25des perdants
49:26alors les sociétés
49:27que vous venez de souligner
49:28seront peut-être
49:28les gagnants
49:29de cette intelligence artificielle
49:31et puis d'autres
49:31vont se faire disrupter
49:33ça c'est un sujet
49:34aujourd'hui
49:34qu'on est investisseur
49:36comment appréhender
49:37ce sujet
49:37ne pas céder à la panique
49:39dans un bruit permanent
49:40vous l'avez souligné
49:41avec beaucoup de mise à jour
49:41en ce moment
49:43et puis en même temps
49:44laisser aussi
49:45le temps faire les choses
49:46c'est à dire
49:46qu'une entreprise
49:47qui est en difficulté
49:48aujourd'hui
49:48parce qu'elle n'a pas pris
49:49le virage
49:49elle peut se reprendre
49:50demain
49:51c'est vrai qu'on est
49:51dans du temps long
49:52et en même temps
49:53le monde va très vite
49:53donc il faut trouver
49:54un entre deux
49:57côté investisseur
49:59je dirais qu'il faut
49:59essayer de ne pas avoir
50:00un comportement
50:01trop moutonnier
50:03l'idée c'est qu'à chaque fois
50:04nous on reçoit
50:04beaucoup de dossiers
50:05à Ode qui a marqué
50:07IA
50:08IA
50:08ça donne envie
50:09d'investir
50:11il faut être très très
50:12attentif parce que
50:13tous les modèles
50:14toutes les entreprises
50:16déjà n'ont pas vocation
50:18à forcément intégrer
50:19l'IA
50:19plus que ça
50:20il faut l'intégrer
50:21le prendre lieu
50:21mais c'est pas une innovation
50:23profonde
50:24et puis nous on a par exemple
50:26accompagné une entreprise
50:27comme l'EMROC
50:28qui
50:29il y a deux ans
50:30son métier
50:31n'existait même pas
50:32puisque l'EMROC
50:33va accompagner
50:34les sociétés
50:35dans le e-commerce
50:36et bien
50:37à apporter toute une couche
50:38pour faire en sorte
50:39que tout leur catalogue
50:40soit disponible
50:41auprès de tous
50:42les grands LLM
50:43les grands modèles de LLM
50:44chat GPT
50:44Gemini
50:45Enco
50:45sans passer par Google
50:46donc vous voyez
50:47ça va leur permettre
50:48de vendre directement
50:49dans les chats
50:50des LLM
50:51aujourd'hui
50:52on accompagne
50:52une autre boîte
50:53comme Corben
50:54qui elle va
50:55plutôt
50:55et qui fait déjà
50:562 millions d'euros
50:57de chiffre d'affaires
50:57en à peine un an
50:59et demi d'existence
51:00et qui elle va
51:00accompagner
51:01et bien les sociétés
51:03à implémenter
51:06des robots
51:07donc là
51:07on est dans
51:08la société d'intégration
51:09un peu
51:09nouvelle génération
51:10ESN
51:11mais au travers
51:12d'un outil
51:12qui va permettre
51:13d'implémenter
51:15plein de robots
51:15de marques différentes
51:17si je reviens
51:18à votre question
51:18sur la partie
51:21destruction créatrice
51:22destruction créatrice
51:23j'ai même envie
51:23déjà
51:24pour clôturer
51:25le sujet
51:25de l'implémentation
51:26en fait
51:26de ces outils
51:27c'est qu'on parle
51:28des outils
51:28tout le temps
51:29mais la vraie difficulté
51:31le vrai challenge
51:31il se fait au niveau
51:32de l'humain
51:33aujourd'hui
51:34c'est la conduite
51:34du changement
51:35qu'on voit
51:35ce qui est complexe
51:37à mettre en place
51:37et on n'y fait pas
51:38assez appel
51:39on n'y fait pas
51:40assez attention
51:40en gros
51:43ces salariés
51:43ces employés
51:44il faut définir
51:45identifier des champions
51:46pour faire en sorte
51:47que ces employés
51:49et bien
51:50amènent
51:51et fassent en sorte
51:53que
51:53et bien
51:54chacun
51:55chaque collaborateur
51:56s'empare du sujet
51:57et que ça se développe
51:58vraiment
51:58parce qu'on voit
51:59que l'adoption
52:00c'est pas quelque chose
52:01de si évident que ça
52:01dans l'entreprise
52:02et après il y a des gros sujets
52:04qui sont liés à la sécurité
52:05on parlait tout à l'heure
52:06de défense
52:07dans votre émission
52:08mais on parle de sécurité
52:09des données
52:10c'est un gros sujet
52:11et pour ça
52:13il faut vraiment
52:13se faire accompagner
52:14par des sociétés
52:15de type
52:16des agences
52:17RIA
52:17aujourd'hui
52:18qui sont des agences
52:19pour vous accompagner
52:20vous former
52:21dans cette conduite
52:21du changement
52:22qui ont le vent en poupe
52:23mais il y en a d'autres
52:23et donc
52:24c'est quelque chose
52:25de vraiment essentiel
52:27aujourd'hui
52:27quelqu'un qui vient vers vous
52:28et c'est bien sûr
52:30le mot-clé de cette émission
52:31c'est dans une optique
52:31de diversification
52:32on ne va pas les mettre
52:33toutes ces billes
52:34sur un projet
52:36sur une levée de fonds
52:38vous en êtes où
52:39aujourd'hui
52:39sur un petit peu
52:40le suivi des sociétés
52:42qui ont été accompagnées
52:43sachant qu'on est quand même
52:44sur un tournant
52:44que ce soit pour les taxes d'actifs
52:46mais également pour le private equity
52:47avec la remontée des taux
52:49le taux de défaillance
52:49l'intelligence artificielle
52:51c'est quoi un petit peu
52:52les retours de terrain
52:54sur les 3, 4, 5 dernières années ?
52:56nous on a même une dizaine d'années
52:58aujourd'hui avec Sovifund
52:59donc si vous parlez
53:00c'est le track record
53:01oui
53:02si je regarde le track record
53:03depuis la remontée des taux
53:04et puis un petit peu
53:05la sortie de Covid
53:06et la fin
53:06un petit peu de l'euphorie
53:08qui concerne votre classe d'actifs
53:09mais aussi toutes les classes d'actifs
53:10on est bien sûr
53:12sur un tournant majeur
53:13on voit bien que
53:15déjà quand il y a
53:15des difficultés
53:16souvent dans le monde
53:17pas forcément du private equity
53:18mais au niveau macro
53:20ça profite souvent
53:21à la finance alternative
53:23nous on voit aujourd'hui
53:24on a de plus en plus de dossiers
53:27matures
53:27de qualité
53:29et bien qui font appel
53:30au financement participatif
53:31et à l'investissement
53:32au travers de Sovifund
53:33parce que
53:34et bien on vient apporter
53:35vraiment
53:36un complément de financement
53:39où on fait appel
53:39de plus en plus
53:40aux particuliers
53:42c'est un peu la
53:42retailisation
53:43du non-coté
53:44on en a parlé
53:45quelques fois
53:45dans cette émission
53:46c'est vraiment quelque chose
53:47c'est une vraie lame de fond
53:49et on vient co-investir
53:50avec les institutionnels
53:52et on aura bien sûr
53:53l'occasion d'en reparler
53:54notamment avec vous
53:54mais en attendant
53:55on est au bout
53:55il est 11h57
53:56merci beaucoup
53:57Benjamin Wattin
53:58de nous accompagner ce matin
53:59co-fondateur et CEO
54:00de Sovifund
54:02dans 3 minutes
54:02il sera 12h
54:03comme chaque jour
54:04vous retrouvez bien sûr
54:05Marie-Cœur de Roy
54:06et les experts de l'IMO
54:07Tout pour investir
54:08revient demain
54:09à partir de 11h
54:10très bonne journée
54:13Tout pour investir
54:14sur BFM Business
54:16Sous-titrage Société Radio-Canada
54:18Sous-titrage Société Radio-Canada
54:19Merci d'avoir regardé cette vidéo
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