- il y a 7 heures
Ce mardi 17 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Olivier Lechevalier, directeur général de Defthedge, Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, Christophe Goudal, dirigeant et fondateur du Groupe CG Patrimoine, Arnaud Gihan, responsable de la distribution France chez BlackRock, et Ophélie Guillerot, directrice du département Post-War & Art contemporain chez Aguttes, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Tout pour investir, c'est parti, nouvelle édition, bienvenue à toutes et à tous, vous nous écoutez en direct à
00:15la radio, à la télé, sur le web bien sûr, en podcast, en replay sur bfmbusiness.com.
00:21N'hésitez pas à réécouter toutes nos chroniques, encore une grosse grosse édition au cœur de l'actu aujourd'hui,
00:27géopolitique, pétrole, dettes privées.
00:30Beaucoup de problématiques qui gardent les marchés sous pression.
00:33Le rendez-vous des banques centrales aussi toute la semaine, autant de sujets qu'on va déchiffrer avec Olivier Lechevalier
00:38de Deft Edge, Félix Baron du Club des investisseurs indépendants,
00:42arbitrage de court terme avec Gilles Santacreux de boursicoté.com, votre plan de trading personnalisé pour la journée.
00:48On vous le dit, on vous le redit, l'enjeu de ces prochains mois, ce sont les taux, oui, les
00:52taux obligataires qui s'agitent.
00:54Est-ce que ce n'est pas le moment justement de jeter un petit coup d'œil sur ce que
00:56donnent les fonds obligataires ?
00:58Focus tout à l'heure avec Arnaud Giant de BlackRock, spécialiste des fonds, spécialiste des taux aussi, double expertise.
01:05Et puis votre patrimoine au quotidien, comment peaufiner sa transmission avec l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions budgétaires.
01:11Gros plan sur le sujet tout à l'heure avec CG Patrimoine.
01:14Enfin, un grand plan aussi sur le marché de l'art.
01:18En fin d'émission, on souffle un petit peu, on prend un peu l'air avec la maison à Guth
01:22et gros plan sur l'art support surface.
01:25Vous allez découvrir un petit peu ce mouvement étonnant et qui a la cote sur le marché.
01:30Vous pouvez nous poser toutes vos questions par e-mail direct à bfmbusiness.fr, nous envoyer un SMS au 732
01:3716, tapez le mot clé business suite, votre message, évidemment Twitter, LinkedIn pour nous poser vos questions pendant l'émission.
01:44Le reste de l'actualité du jour, le rendez-vous le plus attendu dans le secteur de l'IA, c
01:49'était cette nuit la fameuse Nvidia GTC à Saint-José en Californie.
01:52Avec comme chaque année Jensen Wang qui a donné le ton, le patron d'Nvidia nous dit tout simplement qu
01:57'il va encore doubler ses ventes l'an prochain.
01:591000 milliards de dollars de demandes pour ses puces en 2027.
02:03L'actualité au Moyen-Orient, le pétrole a repris presque 5%.
02:08On est à 102,84$ en ce moment avec des frappes de toutes parts.
02:13L'armée israélienne notamment qui dit avoir lancé une nouvelle vague du côté Iran et en simultané contre le Hezbollah
02:20au Liban.
02:21L'Iran qui en face continue sa réplique sur les pays du Golfe, des explosions entendues à Doha et à
02:26Dubaï.
02:27Un tanker aussi a été touché à l'entrée du détroit d'Hormuz côté Golfe d'Oman.
02:32Emmanuel Macron covoque un nouveau conseil de défense cet après-midi sur la situation en Iran et au Moyen-Orient
02:37où la France à ce stade se concentre dans la défense du ciel de ses alliés.
02:41a déployé 24 rafales en Jordanie et aux Émirats Arabes Unis.
02:45Selon une information du journal L'Express, il y en a 10 en temps normal sur ces deux pays.
02:50Ils décollent et rentrent au bout de trois quarts d'heure.
02:52Leurs munitions sont épuisées, assure une source dans l'hebdomadaire.
02:57Bon et puis journée spéciale, c'est la conférence annuelle d'Euronext.
03:01Aujourd'hui un grand moment au pavillon Gabriel avec la fine fleur de la finance du pays autour de la
03:05bourse pan-européenne.
03:06Guillaume Paul est notre envoyé spécial là-bas.
03:09Enjeu numéro un, évidemment cette année, la consolidation d'un marché des capitaux unis en Europe.
03:14Mais c'est l'occasion aussi de revenir sur les grosses problématiques du moment,
03:18notamment celle du crédit privé.
03:19La menace éventuelle que pourrait poser la dégradation des conditions financières sur ce segment,
03:24notamment en ce qui concerne le marché américain et l'intelligence artificielle.
03:27Est-ce un danger systémique ?
03:29Guillaume Paul qui était tout à l'heure avec Dominique Sénéquier, le patron du grand fonds d'investissement Ardian.
03:34On l'écoute.
03:36Avec Dominique Sénéquier, bonjour.
03:38Bonjour.
03:39Présidente et fondatrice du fonds Ardian qui gère, on le rappelle, quelques 200 milliards.
03:42200 milliards.
03:43200 milliards, voilà pour la précision.
03:45Beaucoup de questions à vous poser.
03:46D'abord la question est de savoir comment vous regardez cette crise actuelle sur les marchés,
03:50même si on assiste à une relative résilience.
03:52Comment est-ce que vous regardez la situation actuelle Dominique ?
03:54Comme toutes les autres crises, il y en a eu depuis 40 ans, il y en a eu au moins
03:597.
04:00Trois guerres du Golfe, une subprime crisis qui a été de loin la plus forte,
04:05qui s'appelle d'ailleurs la Great Financial Crisis, puisque les marchés, vous vous souvenez,
04:09ont fait moins 66% aux Etats-Unis, ce qui est du jamais vu.
04:13Et ensuite le Covid et ensuite la guerre d'Ukraine avec l'augmentation du prix du gaz.
04:18Donc nous sommes toujours en train d'investir au milieu de crise.
04:21Donc on les prend en compte.
04:22On prend en compte que finalement les marchés ne montent pas toujours comme on le croit.
04:28Ils ont monté beaucoup.
04:30Je regardais en fait, c'est très intéressant, en 16 ans, ils ont quand même monté de 12% taux
04:36annuels,
04:36malgré les crises, parce qu'il y en a eu en 16 ans.
04:40Et donc il faut continuer, il faut être conservateur, il ne faut pas payer trop cher,
04:46il ne faut pas mettre trop de leverage et il faut diversifier les portefeuilles.
04:49Ce sont des règles de base dans la finance.
04:51Donc on assiste aujourd'hui, c'est la superposition des crises.
04:54Alors à côté de ça, il y a beaucoup d'inquiétudes.
04:55Crise ou pas crise pour vous autour de la dette privée ?
04:58On a vu beaucoup de mouvements du côté de grands acteurs.
05:00Je pense à BlackRock, je pense à Bluehole, je pense à Morgan Stanley.
05:03Est-ce qu'on en est pour vous au début d'un simple dégonflement en bon ordre autour de la
05:09dette privée ?
05:10Alors il y a quand même eu deux sinistres, vous le savez, deux gros sinistres.
05:13First Brand et Tricolore.
05:15Alors les deux, ça a quand même fait un petit milliard ou un peu plus.
05:17Bon, ça déjà, ça fait de la presse, excusez-moi, ça fait des nouvelles et ça ne rassure pas les
05:24clients.
05:25Bon, alors ensuite, il y a des manœuvres malheureuses par Bluehole d'avoir voulu fusionner deux fonds pour donner de
05:31la liquidité aux clients.
05:32Et puis finalement, ça fait un peu de suspicion.
05:35Donc ils sont revenus en arrière, défaut de communication et ils le payent très très cher parce que leur titre
05:40est à moins 60%, je crois, en six mois.
05:43Donc si vous voulez, il y a une hyper réaction des marchés par rapport à une crise de la dette
05:48privée qui n'est pas encore confirmée.
05:50Ce qu'il y a, c'est qu'il y a des retraits plus importants parce que les clients ont
05:53peur, parce qu'on fait énormément de mauvaise presse là-dessus.
05:59Pour l'instant, il n'y a pas faillite non-stop des compagnies de software. Il n'y a pas,
06:03vous voyez ce que je veux dire ?
06:04Quand vous entendez les parentés de pensée que certains commencent à faire avec la crise des subprimes de 2008, la
06:08petite phrase aussi de Jamie Dimon sur les cafards.
06:11Rappelez-vous, il y a quelques mois, qu'est-ce que ça vous dit ? Est-ce que ça participe
06:14un peu de ce climat de défiance ?
06:17Les subprimes, c'était une crise beaucoup, pour l'instant, d'accord ?
06:21À ce jour, la plus grande crise depuis 40 ans, de très loin.
06:24Et pourquoi ? Parce que les tranches qui lèverageaient les subprimes étaient mises dans les monnaies market funds.
06:30Et ça, c'est très important.
06:31Et ils étaient distribués par les banques.
06:34Et donc, on a obligé les banques des monnaies market funds.
06:36Normalement, ils doivent garder le capital et ils doivent être liquides.
06:39S'ils ne gardent pas le capital et ils ne sont pas liquides, ce ne sont plus des monnaies market
06:42funds.
06:42Et donc, ils ont été obligés d'être reconsolidés dans les banques.
06:46Aujourd'hui, on n'a pas ça.
06:47On ne pense pas que les tranches de crédit corporate qui ont été mises, en tout cas dans des mid
06:53-cap companies,
06:54je ne parle pas des Coca-Cola et de ce genre d'entreprise,
06:57on n'a pas dit encore qu'ils avaient été mis dans des monnaies market funds.
07:01Donc, je ne pense pas, moi, mais peut-être que je me trompe,
07:04ça devrait impacter plus, disons, les clients particuliers qui ont pris des private credit funds
07:10et qui ont peur, donc qui se précipitent.
07:12Et là, normalement, on ne leur a pas assez expliqué ou mal expliqué
07:16que c'est 5% par trimestre de redemption, de remboursement.
07:20Et donc, s'ils demandent 10%, forcément, il y a un problème de liquidité sur le marché.
07:24Je ne suis pas certaine que...
07:27Il faut toujours prendre des précautions dans les prévisions
07:29qu'on va atteindre l'intensité de la crise des subprimes.
07:33La dernière question qu'on voulait vous poser, c'est bien sûr,
07:36ce sera l'objet de cette réunion aujourd'hui du côté de Renex,
07:39et c'est comment est-ce qu'on rattrape notre retard en termes de private equity
07:42par rapport aux Américains ?
07:44Comment est-ce qu'on rattrape ce retard ?
07:46Bon, écoutez...
07:47On brise le plafond de verre.
07:49Oui.
07:49Bon, ils ont commencé plus tôt que nous, d'abord.
07:52Ils ont commencé dans les années 70.
07:53Nous avons commencé plutôt avec 10 ans, 10, 15 ans après.
07:56Ça, c'est la première chose.
07:57Il y a plus d'épargne en Europe.
07:59Oui, il y a beaucoup plus d'épargne en Europe, mais ils ont des fonds de pension.
08:03Voilà.
08:04Nous n'avons pas les fonds de pension.
08:06Nous avons des réglementations très sévères sur les quotas
08:08que peuvent, par exemple, investir les compagnies d'assurance.
08:12On a aussi des quotas importants dans les fonds retail
08:15qui sont adossés aux contrats d'assurance vie.
08:17Donc, tout ça fait une contrainte sur l'investissement de private equity.
08:20Mais néanmoins, l'industrie, vous avez quand même plusieurs grands gérants
08:23cotés en Europe, comme EQT, comme CVC.
08:26Bon, et les Américains, ils ont perdu 40, 45 % de leur valeur
08:29au cours des six derniers mois.
08:30Donc, on a largement le temps de consolider nos positions en Europe
08:34et on a déjà des champions, dont Artyan.
08:38Donc, on peut apparaître à terme, finalement, comme un pôle de stabilité et de croissance.
08:42Ah oui, moi, j'en suis convaincue.
08:44Moi, j'en suis convaincue.
08:45On a besoin d'un peu moins de réglementation
08:46parce que la CSRD, la C3D, le machin,
08:50ça s'appliquait à des sociétés beaucoup trop petites,
08:53c'était trop rapide.
08:54Et l'Europe, on l'a vu, a poussé ces réglementations.
08:57Mais il y a d'autres réglementations à aussi pousser.
09:01Et je pense que l'Europe est quand même, au niveau, disons, stabilité,
09:06une zone très intéressante pour investir.
09:10On a des très grands patrons, on a des très grands chercheurs.
09:14On a beaucoup de choses, on a beaucoup de choses.
09:16Ce sera le thème de cette journée ici à Euronect.
09:17Merci beaucoup, Dominique.
09:18Merci à vous.
09:19Merci beaucoup à vous d'avoir été avec nous aujourd'hui sur BFM Business.
09:21Merci.
09:22Dominique Sénéquier, patronne d'Ardien au micro de Guillaume Paul,
09:25qu'on retrouve à la conférence annuelle d'Euronext toute la journée.
09:29Allez, on passe au tableau de bord de vos marchés.
09:33Tout pour investir, le tableau de bord.
09:37Et un CAC 40 qui se porte bien.
09:39On a frôlé les 8 000 points il y a quelques minutes.
09:437 975, on est en hausse de 0,5%.
09:46Le reste des places européennes plutôt bien orientées
09:49avec un Eurostock 50 en progression de 0,2%.
09:52Plus 0,06% pour le DAX à Francfort.
09:54Tiens, Madrid, plus 0,95%.
09:57Donc une tendance quand même assez positive.
10:01C'est vrai qu'on a quelques éléments à arbitrer,
10:04mais au milieu d'une semaine extrêmement mouvante,
10:07évidemment, entre Géopolitique et Réunion des banques centrales.
10:11Également, Stellantis, plus forte hausse.
10:12Plus 2,9%, on est à 5,87€.
10:16On a Total Energy qui gagne 1,95% à 73,81€.
10:20Du fait de la fermeté des cours du brut, on y reviendra dans quelques minutes.
10:24102,82$ pour le baril de Brent en ce moment.
10:27À la baisse, on retrouve le secteur du luxe qui est quand même mal orienté.
10:30C'est Kering d'ailleurs qui signe la plus forte baisse du CAC.
10:32CAC moins 1,58 à 245,85€.
10:35Et les semi-conducteurs qui subissent des prises de profit
10:38avec donc la réunion de Nvidia qui était très attendue,
10:43mais aussi des prises de profit après de très belles performances signées hier.
10:46On a notamment STMicro qui perd 1,2% à 29€.
10:50Tout de suite, on déchiffre l'actualité du jour.
10:54Tout pour investir, le déchiffrage.
10:59Avec Olivier Lechevalier de Deft Edge.
11:01Bonjour Olivier et Félix Baron du Club des investisseurs.
11:07Bonjour Antoine.
11:07Merci d'être en plateau tous les deux.
11:09On vient d'entendre Dominique Senniquet, la patronne d'Ardian,
11:14sur la problématique de la dette privée.
11:18Alors, on sait que c'est quelque chose finalement d'assez contenu,
11:23plutôt du côté américain et en particulier du côté des investissements dans les logiciels.
11:28On a BNP Paribas ce matin qui dit, globalement, le problème est vraiment circonscrit.
11:33La dette privée européenne, il n'y a pas de risque de contagion, etc.
11:37Malgré tout, on voit que ça rentre dans le wording, dans le flot de sentiments de marché en ce moment.
11:44Olivier Lechevalier, est-ce qu'il y a de quoi quand même rester prudent sur cette espèce de bulle,
11:50enfin de black box, d'espèce de boîte noire ?
11:55Effectivement, non, il faut rester prudent.
11:56De toute façon, ça vient toujours outre-Atlantique.
12:00Il y a la première sirène, l'alarme, etc.
12:02Et donc, c'est vrai que je pense qu'il faut rester prudent.
12:04Comme elle le disait bien, c'est surtout sur le secteur du soft,
12:07notamment qui a été surévalué entre 2019 et 2022.
12:12C'est presque une bulle à retardement, en fait.
12:14C'est assez curieux.
12:15En fait, le côté agréable du software, c'est-à-dire que vous allez avoir des revenus
12:20qui vont être récurrents pendant des années.
12:21Parce que vous allez vous abonner, par exemple,
12:24peut-être que vous prenez un abonnement SAP ou Oracle, etc.
12:27Vous n'allez pas contracter pour un an.
12:30Donc, c'est des projets qui sont longs en termes de développement.
12:32Donc, vous allez vous abonner sur ces sources au minimum 5, 7, 8 ans.
12:38Et donc, voilà, ça fait des revenus qui sont relativement sables pendant des années.
12:41Et du coup, évidemment, si vous n'avez pas la dynamique de marché
12:45qui vous permet aussi de gagner des parts de marché suffisantes,
12:49donc vous avez eu un effet de levier où vous avez eu beaucoup plus de dettes
12:52qui ont été levées.
12:54Et donc là, ce qu'on a vu, c'est que les ratios,
12:56ce qu'on appelle surtout le ratio de couverture, qui est l'ISER,
12:59qui est en fait la partie EBIT sur remboursement de taux d'inter.
13:05En fait, c'est le résultat opérationnel.
13:06On a vu qu'il tournait autour des 1,5.
13:08Donc, normalement, vous devez être à 2, c'est la zone de vigilance.
13:13Quand vous êtes à 4,5, vous êtes bien, c'est-à-dire que vous êtes sains.
13:16Donc là, en fait, on a eu pas mal d'alertes où on disait que ces ratios
13:19tombaient à 1,5 en moyenne.
13:21Et donc, c'est pour ça que ça met de la tension, en fait, sur ces marchés.
13:24Après, ce qui se passe naturellement d'un côté,
13:27l'autre Atlantique, en général, c'est un peu répliqué quand même en Europe.
13:33On a quand même tendance à faire quand même les mêmes choses.
13:38Donc, je pense que oui, on reste quand même attentif et se dire qu'il n'y aura pas de
13:42contagion,
13:44à minimum.
13:45Vous avez eu du stress, ils ont retiré pas mal, 10 milliards.
13:49C'est ce qu'ils avaient l'air de dire et de communiquer dans la presse.
13:54Heureusement qu'il y avait des amortisseurs où vous ne pouvez pas retirer,
13:56effectivement, tous vos fonds immédiatement.
13:59Mais il s'agit de, oui, je pense, de faire attention
14:01et que le stress qui est opéré sur les logiciels outre-atlantiques,
14:05on l'a aussi en Europe.
14:08C'est-à-dire qu'en plus, dans un marché où, de toute manière,
14:11on est vraiment assailli par les facteurs techniques,
14:15les marges à la vente, les appels de marge, ceci, cela,
14:17des fois, on aimerait bien vendre des actifs ou des lignes de crédit qu'on a
14:21pour pouvoir combler les trous sur d'autres classes d'actifs.
14:24Et là, on ne peut pas.
14:26Exactement.
14:26Et là, ce qui s'est passé, c'est qu'en plus, l'effet un peu pervers
14:28juste pour compléter pour la partie dette privée,
14:32c'est-à-dire que comme ils n'arrivent pas à rembourser,
14:33en fait, ils la reportent et la remettent dans la dette.
14:36Donc, en fait, la bulle augmente aussi en permanence.
14:40C'est vraiment agueté.
14:42Félix Barron, on va quand même se consacrer avec vous au chiffre du jour.
14:45Les mille milliards de dollars de promesses de commande de Jensen Wang.
14:50C'était ces dernières heures avec la fameuse réunion Nvidia qui était très attendue.
14:58Vous, vous nous dites mille milliards de promesses.
15:00C'est un petit peu comme au Téléthon, c'est les dons, les promesses de dons.
15:05Oui, voilà, mille milliards, c'est un chiffre qui plaît beaucoup au marché.
15:09C'est un chiffre déjà que personne, en termes de chiffre d'affaires,
15:14personne ne pèse mille milliards.
15:16La première société, elle est Walmart, est à peine à 700, 697 milliards de dollars.
15:21Vous avez peut-être Saudi Aramco et Amazon derrière.
15:25Et on pourrait le comprendre parce que c'est de l'énergie ou de la grande distribution.
15:28Vous parlez à énormément de monde.
15:30Nvidia a quelques centaines, quelques milliers de clients, c'est tout.
15:33Mais quand Jensen Wang annonce quelque chose, généralement, ce n'est pas du vent.
15:39Et en fait, derrière ce chiffre, qui représente soit des carnets de commande, soit des revenus,
15:44ils ajusteront fin 2027, c'est quand même dans moins de deux ans.
15:48Derrière ce chiffre, il y a une révolution matérielle, une révolution dans le hardware
15:53qui est comparable pour moi à la révolution au passage de la fonte vers l'acier dans la révolution industrielle.
15:58Sauf que là, on n'est pas 150 ans avant, mais je peux vous dire,
16:01ça aurait été pratique de savoir qui allait profiter du chemin de fer,
16:05qui allait profiter de tout ça, d'être dans ces petits papiers-là.
16:08Ce qu'il y a, c'est que ces mille milliards, ils étaient estimés à 500 milliards il y a
16:12six mois.
16:13Donc, on est en plein dans la fameuse loi de Moore où, en gros, la productivité double tous les 18
16:18mois.
16:18Sur quoi repose cette prédiction de Nvidia et de Jensen Wang ?
16:23Eh bien, c'est que vous avez un premier moteur, on en a déjà parlé ici,
16:26c'est le fameux modèle Blackwell.
16:29Aujourd'hui, Blackwell, c'est la principale architecture de puissance de calcul de Nvidia.
16:35Donc, vous mettez les puces sur les racks et vous installez ça chez les géants du cloud.
16:39Donc, quand vous êtes en déploiement massif chez les géants du cloud,
16:42avec des Amazon Web Services, avec des Oracle, avec des Microsoft, etc.,
16:46forcément, on comprend que c'est facilement des contrats à plusieurs dizaines, voire centaines de milliards.
16:51Donc, c'est un premier moteur vers les mille milliards.
16:54Deuxième moteur, le vrai turbo, c'est la nouvelle architecture qui a été présentée,
16:58le fameux Vera Rubin.
17:00Et là, avec les puces Vera Rubin, vous allez diviser par 10 le coût du token.
17:04Qu'est-ce que c'est, très simplement ?
17:05Le fameux token.
17:06Un million de tokens, c'est quoi ?
17:08C'est l'équivalent de 2 à 3 000 conversations que vous avez avec votre IA,
17:11une conversation complète avec une dizaine de questions.
17:13Un million de tokens, ça coûtait 5 dollars il y a 6 mois,
17:16ça coûte aux alentours de 1 dollar aujourd'hui.
17:18Et donc, Nvidia annonce diviser ce prix par 10.
17:21On est vraiment dans cette loi de Moore dont je vous parlais.
17:23Et comment ils arrivent à réduire ce coût du token ?
17:26Avec des nouvelles puces, toujours les R100,
17:29mais cette fois en gravées en 3 nanomètres.
17:32Gardez ça à l'esprit, parce que nous, on a des bons graveurs de puces quand même en Europe.
17:35Un certain nombre.
17:36Et aussi, grâce à une nouvelle mémoire vive,
17:40j'ai parlé de la RAM plusieurs fois, les HBM4.
17:43Et les HBM4, ça nous fait penser à Micron ou à Skynyx.
17:48Skynyx, oui.
17:48Le troisième propulseur vers les 1 000 milliards, c'est OpenCloud.
17:54Là, c'est la révolution agentique de l'IA.
17:58C'est-à-dire, on est passé d'une IA qui prédit le prochain mot,
18:02vraiment sur cette fameuse matrice de calcul de probabilité,
18:04à une IA qui va réfléchir avant d'agir.
18:07Et ça, c'est très important.
18:08OpenCloud, NVIDIA l'explique un peu comme si c'était l'OS,
18:11le système d'exploitation, le Windows pour les plateformes d'IA.
18:14Ça va permettre aux agents IA et aux robots
18:20d'être beaucoup plus rapides et beaucoup plus fiables.
18:23Et ça, c'est un marché de 35 000 milliards de dollars qui s'ouvre pour NVIDIA.
18:27Et le dernier, et le moins prévisible, c'est l'alliance de NVIDIA avec GROC.
18:31Donc GROC, qui est quand même l'IA de Higgs, d'Elon Musk.
18:34En gros, on savait que NVIDIA, ils sont leaders parce qu'ils ont la puissance de calcul.
18:38Et que GROC, ce qui faisait peur, c'est qu'ils sont extrêmement rapides en inférence,
18:41c'est-à-dire en vitesse de réponse.
18:43C'est le moment où l'inférence, où l'IA utilise ce qu'elle a appris pour vous répondre.
18:47Eh bien, au lieu de faire concurrence,
18:49ils vont faire un partenariat, une alliance avec,
18:53je parle beaucoup de matériel de hardware aujourd'hui,
18:55créer des racks hybrides avec à la fois la combinaison
18:59de la vitesse d'inférence de GROC et de la puissance de calcul de NVIDIA.
19:03Ça, ça va être crucial, donc, pour que, encore une fois,
19:06les agents IA soient extrêmement fiables et rapides.
19:09Donc, les implications de toute cette révolution matérielle
19:12qui va arriver dans les 18 mois.
19:14Eh bien, sur le marché action.
19:15Si on réfléchit, avec des nouvelles puces Rubin
19:18et des data centers toujours plus performants,
19:20ça va chauffer.
19:21Ça va chauffer, donc il va falloir refroidir.
19:22On a déjà parlé des spécialistes de refroidissement,
19:25des racks et des data centers.
19:27On en a un très bon en France, c'est Schneider.
19:29Donc, Schneider Electric, c'est toujours en croissance.
19:33Et puis, aux États-Unis, vous avez Vertiv, qui est très bon.
19:37Deuxième point, j'ai parlé de la mémoire tout à l'heure.
19:39On avait déjà parlé de SKINX, le coréen.
19:41Le sud-coréen est très difficile à acheter sur les marchés
19:43parce que les plateformes ne donnent pas vraiment accès.
19:45Mais vous avez Micron Technology
19:47qui ne s'arrête pas de grimper.
19:51Il y a Sam Disque aussi.
19:53Pardon ?
19:53Le bon vieux Sam Disque.
19:54Oui, il y a ça aussi.
19:56Mais vraiment, en termes de croissance et de valorisation,
19:59le ratio PER de Micron,
20:01qui a quand même pris plus de 100% en trois mois,
20:04reste toujours entre 10 et 12.
20:06Ce n'est vraiment pas cher, vu la croissance qui va arriver.
20:09Ensuite, vous avez la connectivité optique.
20:11Il va falloir, avec ces nouvelles puces,
20:13avoir une vitesse de transfert colossale
20:15entre des milliers de GPU.
20:17Donc là-dessus, c'est Broadcom.
20:18Broadcom, pareil, très forte croissance.
20:20Ça a beaucoup augmenté.
20:20Mais bon, les armes ne montent peut-être pas jusqu'au ciel,
20:23mais c'est toujours en croissance.
20:24Et puis, la fameuse marche qu'on attend tous,
20:27c'est les gains de productivité.
20:29Enfin, un peu d'IA dans les softwares.
20:31Et ça, ça va être avec OpenClo.
20:33Donc, guetter les premières sociétés
20:35qui vont commencer à construire de l'IA
20:36et de la productivité sur OpenClo.
20:38Et là, déjà, vous avez Palantir, par exemple,
20:41ou ServiceNow.
20:43Et peut-être demain, des boîtes comme Salesforce,
20:44mais pour l'instant, c'est surtout Palantir et ServiceNow.
20:46Donc là, vous avez le hardware en amont
20:50et le software en aval.
20:53Olivier Lechevalier, là, on parle des matières premières du futur.
20:56On va parler des matières premières de la bonne vieille économie.
20:59Alors déjà, le pétrole, visiblement,
21:01un petit peu comme l'or, il y a quelques semaines.
21:04Il y a du frottement entre les produits financiers
21:09et le pétrole physique.
21:10Et d'autre part, du côté des métaux.
21:14Moi, je remarque que ArcelorMittal
21:16devient le titre le plus réactif sur le CAC 40
21:19à la hausse et à la baisse des cours du pétrole.
21:21Et il y a de l'agitation sur les métaux,
21:23sur l'aluminium notamment.
21:25Et ça, vous pouvez peut-être nous en parler
21:26parce qu'il faut être vigilant là-dessus.
21:28Exactement.
21:29Bon, là, c'est vrai que l'actualité est très portée sur le pétrole.
21:32Et du coup, on se revient en se disant
21:34effectivement, du pétrole, on en a dans toute l'activité économique,
21:39que ce soit les acides, le transport, le plastique, etc.
21:45On a vraiment...
21:46Et effectivement, le détroit d'Ormos a fait ressortir aussi
21:48qu'il y avait 9% de l'aluminium qui passait en fait par le détroit.
21:52Donc forcément, il s'est retrouvé bloqué.
21:55Et ce qui s'est passé hier sur les marchés,
21:56c'est que la cotation sur l'ME a été bloquée pendant deux heures.
21:59Parce que justement, il y avait trop...
22:00Ça pense des métaux de Londres.
22:01Ils ont complètement glitché.
22:03Exactement.
22:03Donc, ils ont complètement bloqué la cotation.
22:06Et donc, du coup, c'était pas mal parce que ce qui s'était passé
22:09il y a déjà deux ou trois semaines sur l'argent
22:10qu'il n'avait pas réussi à stopper.
22:14Et là, du coup, ils ont stoppé pendant deux heures les cotations.
22:16Donc sur l'aluminium, le zinc et le cuivre forcément.
22:19Parce que du coup, c'était les métaux de demain
22:22qui vont être utilisés.
22:23Donc forcément, il y a du stress qui apparaît sur ces marchés.
22:27Félix, vous restez bien vigilant là-dessus aussi.
22:29Oui, mais je pense que c'est passionnant.
22:32Parce que ce qu'on voit, en fait,
22:34c'est qu'avec ce blocage sur le détroit d'Hormuz,
22:36c'est qu'Olivier l'a dit, il n'y a que 9 ou 10 % de l'aluminium
22:39qui passe par le détroit.
22:40Mais ce que les marchés anticipent avec la hausse des cours,
22:43en fait, c'est soit une rupture de la chaîne logistique mondiale.
22:46Et on a connu ça quand même il y a quatre ans.
22:48Bien sûr.
22:48À la sortie du confinement, il suffisait qu'un bateau se mette
22:51en travers du canal de Suez pour que tout le monde panique.
22:54Soit la rupture, soit au moins un peu le grippage de la chaîne.
22:58Et que ça crée des délais sur les bateaux, sur l'approvisionnement.
23:02Et en fait, l'aluminium aujourd'hui, en soi, sur la demande,
23:06elle ne bouge pas vraiment.
23:07C'est toujours le principe d'un marché en backwardation.
23:10C'est plus cher aujourd'hui parce qu'on anticipe
23:12qu'on en aura plus difficilement demain.
23:13Oui, voilà.
23:14Effectivement.
23:14Donc, pour répondre à votre question, il faut rester vigilant.
23:17Oui, vigilant.
23:18Et puis, trier les biais comportementaux de la véritable offre et demande
23:22qui font le marché.
23:23Et c'est bien difficile en ce moment.
23:25Messieurs, merci infiniment.
23:26C'était passionnant.
23:27Merci à toi.
23:27Olivier Lechevalier, Deft Edge et Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
23:31On passe aux arbitrages.
23:35Tout pour investir.
23:37Arbitrage.
23:38Gilles Santacreux, boursicoté.com.
23:41Bonjour Gilles.
23:43Bonjour.
23:44Toujours aussi hésitant.
23:45Même si là, on est repassé à la hausse et qu'on gravite légèrement sous les 8000 points.
23:50On sent encore beaucoup d'indécision.
23:52Du côté des volumes, on revient des séances un petit peu plus normales.
23:57Est-ce que vous pensez que c'est un signal intéressant en ce moment ?
24:00En fait, les marchés sont en train de se calmer.
24:03On a effectivement des volumes qui reviennent dans des zones un peu plus « normales » et une volatilité aussi
24:11qui a fortement baissé.
24:12Donc, on a testé à de multiples reprises la zone des 7910 points.
24:16On tente une cassure d'une zone intermédiaire des 7970, ce que l'on va surveiller aujourd'hui.
24:22C'était le point haut de la séance d'hier.
24:24Si on persistait à évoluer au-dessus de cette zone, il y aurait ce qu'on appelle une rupture de
24:28la loi de dos,
24:29qui entretient une dynamique baissière depuis maintenant quelques jours.
24:32Donc, effectivement, on a des signaux précurseurs, je dirais, d'un rebond éventuel.
24:37Alors, un rebond qui, selon mes statistiques, semble toujours assez fragile,
24:42mais qui pourrait nous permettre de sortir un petit peu d'une zone dangereuse.
24:46Je rappelle que la dynamique baissière pourrait reprendre et donc augmenter en volatilité en cas de cassure des 7800 points.
24:53Donc, on a un CAC 40, effectivement, qui se porte bien ce matin,
24:57alors même que le luxe et notamment LVMH et Hermès sont dans le rouge.
25:00Donc, c'est à signaler quand on connaît le poids de ces valeurs dans l'indice.
25:04Et on a aussi des comportements au niveau du pétrole qui sont assez intéressants.
25:09C'est-à-dire qu'à deux semaines de suite, on a eu exactement le même comportement.
25:13C'est-à-dire qu'on ouvre sur le pétrole avec un gap haussier après la coupure de la semaine.
25:18Et ensuite, les cours consolident légèrement et se calment.
25:21Donc, on pourrait avoir, je dirais, une configuration d'attente.
25:27On a effectivement les banques centrales.
25:28On a vu que la Banque centrale d'Australie a relevé ses taux cette nuit.
25:32On va être surtout vigilants quant à la sémantique qui sera employée tant par la Fed que la Banque centrale
25:37européenne,
25:38justement pour essayer de détecter l'impact de ces risques sur les politiques de taux éventuels.
25:44On sait que le pétrole qui remonte peut pousser l'inflation à la hausse
25:50et donc changer le paradigme des politiques monétaires.
25:53Donc ça, ça va être un petit peu les attentes de cette semaine.
25:57En parallèle, on a vu hier au niveau des États-Unis que l'IA semblait se calmer là aussi et
26:03repartir à la hausse.
26:05Donc pour l'instant, je dirais qu'on n'a pas encore des signaux positifs,
26:08mais on est peut-être en train de préparer le terrain d'un rebond.
26:11Oui, peut-être au moins que la poussière est peut-être en train de retomber à court terme, on va
26:16dire.
26:17Un petit mot des cryptos.
26:18Tiens, on a Citigroup qui a baissé, puis alors pas que d'un peu.
26:23Son objectif de cours à 12 mois, il passe de 4304 à 3175 dollars.
26:29Ça n'empêche pas l'Ether quand même de bien tenir le coup au-delà des 2300 là ce matin.
26:34Qu'est-ce qui se passe un petit peu sur les cryptos à court terme ?
26:37Qu'est-ce que vous décelez comme signaux techniques ?
26:40Alors sur les cryptos, on a des signaux techniques, c'est un petit peu comme sur les indices,
26:45on a des signaux qui préparent un éventuel rebond.
26:48Sur le Bitcoin par exemple, on a une zone à 75 000 dollars qui est en train de céder.
26:55On l'a testé ce matin et on est en train justement de casser cette zone.
27:00Si ça confirme, on pourrait avoir un mouvement de retour qui pourrait viser 85 000 dollars pour un Bitcoin.
27:08Et effectivement sur l'Ethereum, on a un mouvement intéressant.
27:11La zone à surveiller, c'était 2170 dollars pour un Ether.
27:14On a bien cassé cette zone hier.
27:16On attendra un éventuel retour au-dessus des 2775 dollars pour éventuellement détecter un rebond plus marqué.
27:23Et on a aussi d'autres coins comme par exemple le Stellar qui envoie un signal de hausse assez important.
27:31Donc voilà, pour l'instant, c'est un petit peu comme sur les indices.
27:34On n'est pas encore sur un signal de rebond franc, mais on est en tout cas sur une configuration
27:38qui est en train de préparer cette éventualité.
27:41Merci Gilles Santacreux, boursicoté.com.
27:44On fait une petite pause dans Tout pour investir sur BFM Business.
27:46Et puis on revient au pratico-pratique.
27:48On ouvre la boîte à outils et on va parler transmission.
27:52Comment ajuster un petit peu son programme de transmission d'entreprise,
27:57notamment en fonction des nouvelles dispositions du budget 2026.
28:01Christophe Goudal de CG Patrimoine avec nous dans une seconde.
28:03A tout de suite.
28:06Tout pour investir, la boîte à outils.
28:10Allez, on l'ouvre cette boîte à outils.
28:12Cette boîte à outils, elle vous permet de transmettre votre capital, votre entreprise.
28:16Et on en parle avec Christophe Goudal de CG Patrimoine.
28:19Bonjour Christophe.
28:21Peut-être faire un point sur ce que la loi budgétaire 2026 a changé dans le processus de transmission.
28:28Il y a quelques, on va dire quelques leviers qui ont été, je vais y arriver, qui ont été actionnés.
28:39Et bon, rien d'essentiel, rien de structurel, mais enfin, il faut quand même être vigilant.
28:43Tout à fait.
28:43Alors, peut-être en effet, pour parler de cession, transmission d'entreprise,
28:47premier point, faire un point sur la fiscalité actuelle.
28:50Un dirigeant qui souhaite céder son entreprise aujourd'hui va payer la flat tax,
28:54qui a été en effet montée à 31,4% avec la loi de finances 2026, sur la plus-value.
29:00Il peut également, s'il le souhaite, s'il a acquis les titres avant le 1er janvier 2018,
29:05il peut bénéficier, il peut opter pour le barème progressif.
29:10Et dans ces cas-là, il a le droit à des abattements, un abattement ordinaire de 50% sur la
29:15plus-value
29:15s'il détient les titres jusqu'à 4 ans, et 65% s'il détient les titres après 8 ans.
29:20Il peut également bénéficier d'un abattement renforcé de 85% s'il détient les titres plus de 8 ans
29:27et s'il a acquis les titres de la société dans les 10 premières années de la société.
29:31Cet abattement, c'est important de le noter, ne joue que sur la plus-value.
29:35Les prélèvements sociaux seront toujours dus sur 100% de la plus-value.
29:39Autre petit point, peut-être, qui peut intéresser certains, en cas de départ à la retraite,
29:43on a le droit à un abattement de 500 000 euros sur la plus-value.
29:46Cet abattement de 500 000 euros n'est pas cumulable avec les abattements dont je viens de parler.
29:51Ensuite, le dirigeant peut être amené à transmettre son patrimoine, bien évidemment.
29:55Et dans ces cas-là, les bénéficiaires, donc les donateurs, vont payer des droits de mutation,
29:59ce qu'on appelle les frais de notaire.
30:00Et donc, lorsque, en fonction de la valorisation des titres qui ont été cédés,
30:05on arrive rapidement à des tranches marginales de la position à 30%, voire 41% et 45%
30:11lorsque la donation porte sur une valeur supérieure à 1,8 million d'euros.
30:15Bon, en fonction de ça, on se fixe quelques objectifs précis.
30:19Tout à fait.
30:19Le premier, c'est transmettre son entreprise à ses enfants, par exemple.
30:24Donc là, pacte d'Utreil, et on peut détailler un petit peu comment ça se fait.
30:28Tout à fait. Nous avions parlé il y a quelques semaines,
30:31en cas des lois de finances de 1026, justement.
30:33Donc, le pacte d'Utreil permet aux dirigeants de transmettre à ses enfants la société
30:38avec un abattement de 75% sur la valeur de l'entreprise.
30:42Et il peut même, s'il fait la donation des titres avant ses 70 ans,
30:46bénéficier d'une réduction de 50% sur les droits.
30:50L'entreprise doit être une activité commerciale, industrielle, bien évidemment.
30:56Quelques contraintes.
30:57Donc, il doit y avoir un engagement collectif signé par le dirigeant et les bénéficiaires
31:03dans les deux ans avant la donation.
31:05Et ensuite, un engagement individuel qui a été porté à six ans par la loi de finances 2026.
31:12OK.
31:14Bon, là, au moins, on est clair.
31:15Et autre point important, également dans le cadre du pacte d'Utreil,
31:19la loi de 2026 a également apporté une contrainte sur les actifs qui bénéficient
31:25des 75%.
31:26Dorénavant, tous les assets, tous les actifs, pardon, comme les yachts.
31:31Les métaux précieux, c'est important à noter, ne bénéficient plus de l'abattement des 75%.
31:35Voilà, c'est quelque chose de très spécifique.
31:38Ensuite, il y a ce qu'on appelle le « family buyout ».
31:41Tout à fait.
31:42Un peu comme dans le LBO, là, mais appliqué à la famille.
31:44Exactement.
31:45En fait, le « family buyout », en effet, c'est une combinaison de donations-partages,
31:50pacte d'Utreil et création d'une holding.
31:52Pour quelles raisons le dirigeant peut mettre en place, en effet, ce qu'on appelle le « family buyout »,
31:56c'est lorsqu'il y a plusieurs enfants, un seul est destiné à reprendre l'entreprise
32:01et le dirigeant souhaite une équité entre ses enfants.
32:03Donc, en résumé, le dirigeant va faire une donation-partage
32:07et va donner toute ou partie des actions à l'enfant repreneur
32:10qui, lui, s'engage à verser une soult à ses frères et sœurs.
32:14Donc, pour ce faire, l'enfant repreneur va apporter les titres reçus en donation à une société holding.
32:22Cette société holding va emprunter pour verser la soult aux frères et sœurs.
32:27La société holding va pouvoir rembourser le crédit grâce aux remontées de dividendes,
32:32quasiment sans taxe, juste 5% sur le montant des dividendes de la société d'activité dans la société holding.
32:37qui permettra donc de rembourser le crédit pour verser la soult.
32:41Deux, trois petits points importants, lorsqu'on met en place cette stratégie,
32:45il faut déjà bien valoriser l'entreprise pour éviter quelques conflits familiaux
32:50et également faire attention à la capacité de distribution de dividendes de la société d'exploitation
32:56parce que c'est elle, finalement, qui, grâce à la remontée de dividendes,
32:59va permettre aux dirigeants, enfin à l'enfant repreneur, de payer la soult à ses frères et sœurs.
33:05Oui, elle a un rôle essentiel, cette holding.
33:07Souvent, quand on a parlé de la fameuse taxe holding,
33:10on pensait au holding financière pour chapeauter des grosses sociétés.
33:14Non, non, non, c'est au niveau familial et c'est un maillon essentiel du financement,
33:17surtout dans ce processus de transmission.
33:20Alors, la transmission du produit de cession de l'entreprise,
33:25là, elle tombe sous le coup de ce qu'on appelle la donation-cession.
33:28On en avait déjà pas mal parlé, mais c'est quelque chose qu'il faut rappeler et qui est très
33:32précis.
33:32C'est important parce que je le disais en introduction, le dirigeant,
33:36s'il ne prépare rien, il va vendre, il va payer, bon, il a deux options fiscales, on l'a
33:40vu,
33:40il va payer des droits de donation, finalement, la famille va être taxée à plus de 50%
33:46sur le fruit de la cession.
33:48Tout simplement, faire une donation-cession, ça veut dire,
33:51le dirigeant donne toute ou partie des titres à ses enfants.
33:54Cette opération de donation, donc les enfants bénéficiaires vont payer
33:58ce qu'on appelle les droits de mutation à titre gratuit, les frais de notaire.
34:01Et cette opération permet de purger la plus-value sur les titres.
34:07Donc, schématiquement, le dirigeant donne toute ou partie des titres à ses enfants,
34:11à une valeur de 100, par exemple.
34:13Dans la foulée, les titres sont vendus à la même valeur.
34:17Donc, ils auront payé des droits de mutation sur la valeur des titres,
34:20mais il n'y aura pas d'impôt à payer sur la plus-value.
34:23Donc, la famille fait une économie importante.
34:24On a fait un chiffrage sur une entreprise d'à peu près 5 millions d'euros
34:28Je schématise, il y a à peu près 1 million d'euros en plus dans la poche de la famille
34:33si on fait une donation-cession.
34:35D'accord.
34:35Le dirigeant peut également choisir d'optimiser cette donation.
34:40Donc, plutôt que de faire une donation en pleine propriété des titres,
34:42il fait une donation, ce qu'on appelle uniquement de la nue-propriété.
34:45Cette nue-propriété va être valorisée en fonction de l'âge du donateur,
34:50donc du dirigeant.
34:51Par exemple, à 62 ans, la nue-propriété vaut 60%.
34:53Ce qu'il veut dire simplement, c'est que les enfants, enfin les héritiers,
34:58les donateurs ne paieront des droits que sur 60% de la valeur.
35:01Et le dirigeant conservera l'usufruit du fruit de la cession,
35:06ce qui lui permettra d'avoir des revenus complémentaires à la retraite, par exemple.
35:09Bon, on termine, il nous reste une minute.
35:11L'apport-session, ça aussi, c'est quelque chose d'essentiel.
35:16L'apport-session, intéressant lorsqu'on souhaite développer son patrimoine
35:19et préparer la transmission.
35:21Je vais faire vite.
35:22Le dirigeant apporte les titres à une holding.
35:26La plus-value est en report d'imposition.
35:28Deux cas de figure.
35:29La holding vend les titres avant trois ans ou après trois ans.
35:32Si elle les vend après trois ans, aucune contrainte.
35:34Si elle les vend avant trois ans, le dirigeant a l'obligation de réinvestir 70% du montant de la
35:41cession
35:41dans une activité économique ou dans un fonds éligible à l'article qui régit l'apport-session,
35:47qui est le 150 0 BTR.
35:49Bon, écoutez, là, parfait.
35:51Réécouter tout ça en podcast, en replay, c'était vraiment très, très clair et très précis.
35:57Il y a beaucoup de gens qui viennent vous voir pour justement faire le point sur ces trucs.
36:04qui ont un petit peu changé à la marge.
36:05Pas assez, malheureusement, pas assez.
36:07Les gens, très souvent, le voient encore, cèdent et donnent.
36:10Allez voir les pros.
36:12Il y a quand même une chaîne de valeur à conserver et qui est vraiment essentielle,
36:17surtout lorsqu'il est question de patrimoine familial.
36:20Merci infiniment, Christophe Goudal, d'avoir été avec nous, CG Patrimoine.
36:25Et à une prochaine fois.
36:26Tout de suite, on va parler tôt, bien entendu.
36:31Tout pour investir, le placement à suivre.
36:35Et on est avec Arnaud Gillan de BlackRock.
36:38Bonjour.
36:38Bonjour Antoine.
36:39Alors, on le disait en sommaire, BlackRock, grand expert des taux, grand expert des fonds.
36:44Donc là, double expertise, on va parler des fonds obligataires.
36:47Oui, pourquoi ?
36:48Parce que ça fait plus de 10 ans que ça ne faisait plus rien.
36:51Et que là, pentification de la courbe des taux, on vous en parle beaucoup, différence entre taux court et taux
36:57long.
36:57Ça fait d'ailleurs la solidité du secteur financier, du secteur bancaire notamment.
37:01Mais ça rend beaucoup plus intéressants les fonds obligataires en ce moment.
37:05Et donc, quand on cherche à diversifier, ça devient non seulement le fixed income, comme on dit,
37:11ça devient quelque chose qui assure un support, mais qui devient dynamique en ce moment.
37:17Et c'est peut-être le moment de revoir les choses sous l'œil de l'actualité.
37:23Tout à fait.
37:23En fait, on retrouve les caractéristiques du fixed income et on retrouve un peu l'âge d'or du fixed
37:29income.
37:30Ça, c'est comme vous l'avez indiqué, 10 ans, qu'on n'était pas dans un scénario dans lesquels
37:35on a ce qu'on appelle des taux réels.
37:39Donc, en fait, qui est une sorte de gain de pouvoir d'achat positif à des niveaux qu'on n
37:44'avait pas connus depuis environ 10 ans.
37:47On avait effectivement une petite parenthèse après le Covid.
37:51Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais en 2022, il y avait une correction.
37:54Il y avait des taux qui étaient assez attractifs sur la partie courte de la courbe et qui, en fait,
38:03étaient une parenthèse, entre guillemets, le temps de normaliser le niveau d'inflation.
38:07Mais on a de l'inflation qui est relativement maîtrisée, en tout cas pour l'instant.
38:12On a des taux qui, en fait, se sont quantifiés et qui sont plus intéressants.
38:16Et donc, la différence entre les deux est extrêmement attractive.
38:21On retrouve, en fait, cet âge d'or.
38:23En fait, je vais faire un tout petit peu de pédagogie parce que souvent, on oppose des actions et des
38:27obligations dans une construction de portefeuille.
38:30Et on dit les obligations, c'est moins risqué que les actions.
38:34Et 2022 nous donne tort sur cette théorie.
38:37Et je voulais juste réexpliquer, en fait, que c'est en fonction de la maturité de ces engagements.
38:44Si, par exemple, je vous prête de l'argent, Antoine, à 30 ans, le risque est à peu près similaire
38:50à ce qu'on co-investisse et que je prenne part à votre destin, entre guillemets.
38:55Oui, c'est à peu près ça.
38:56Si, par contre, je vous prête pour un mois, ça n'a plus du tout le même risque porté.
39:00La prime de risque n'est pas la même, bien sûr.
39:01Effectivement. Et donc, du coup, en fait, on a sur cette partie très longue de la courbe, des engagements très
39:09longs, on a un risque qui est assez important.
39:12On a une volatilité qui est assez forte sur les taux depuis cet épisode de 2022.
39:17Et donc, on n'est pas en train de dire que cet âge d'or, il doit être positionné sur
39:22la partie la plus risquée.
39:24Par contre, quand on regarde le milieu de la courbe, quand on regarde des engagements plutôt à 5 ans, qui
39:31en fait représentent l'essentiel de ce marché obligataire,
39:35puisqu'en général, on emprunte sur des durées allant de 5 ans à 10 ans, on est à peu près
39:39dans ces eaux-là.
39:40On se retrouve en fait avec une volatilité qui est maîtrisée et des rendements qui sont très intéressants.
39:47Et donc, quand on fait le rapport entre le rendement et ce risque-là, on est sur quelque chose de
39:52très attractif par rapport à toutes les autres catégories.
39:55Et donc, un attrait qui est très important en ce moment.
39:58Malgré tout, c'est vraiment, encore une fois, la maturité, la qualité de la dette qui va tout faire, dans
40:03le sens où on pourrait se dire, oui, les rendements deviennent attractifs.
40:06Mais enfin, on a quand même une sacrée volatilité.
40:08Sur le 10 ans français, par exemple, on a eu 10 points de base de volatilité sur la séance d
40:13'hier.
40:14Ça s'agite et c'est là aussi que revient au premier plan votre observation sur, oui, il ne faut
40:22pas opposer actions et obligations.
40:25Ça peut être un marché volatil, mais il faut être sélectif sur la maturité.
40:29Exactement. La maturité, en fait, va dicter le niveau de risque associé à l'investissement.
40:34Et donc, 10 ans, on est déjà sur un temps assez long en termes de risque.
40:39Donc, voilà, quand j'évoquais 5 ans, en fait, on appelle ça le belly of the curve.
40:44Oui, c'est ça.
40:45Vraiment le ventre mou, j'ai envie de dire.
40:48Et en fait, c'est assez intéressant parce que vous parlez de la partie de l'OAT, du 10 ans
40:53français.
40:54Et en fait, quand on regarde le monde des entreprises, donc on appelle ça le corporate bond dans l'univers
41:01obligataire,
41:02et les emprunts d'État, on avait toujours, en fait, les emprunts d'État qui étaient plus ou moins la
41:07partie sans risque
41:09parce qu'effectivement, avec capacité de remboursement plus attractive.
41:13Et en fait, aujourd'hui, on peut débattre de cette partie-là.
41:17On a des entreprises qui sont mieux notées que certains émetteurs d'État.
41:22Tout à fait.
41:22Et en fait, quand on regarde la partie entreprise et notamment entreprise de bonne qualité,
41:28on a depuis le Covid et depuis la remontée des taux à court terme, des entreprises,
41:34marché des entreprises qui est beaucoup plus saine que par le passé.
41:38Donc, le niveau de levier à l'intérieur de l'entreprise est beaucoup plus faible.
41:42Donc, on a des entreprises qui sont de meilleure qualité, qui ont un bilan beaucoup plus solide.
41:46Et donc, lorsqu'on va essayer d'extraire en portage du rendement,
41:53dans lequel on a ajouté à la partie sans risque un risque de crédit, mais qui est très maîtrisé,
42:00on arrive en fait à avoir du coup un investissement encore plus attractif.
42:06Donc, on va privilégier aujourd'hui plutôt ce gisement des entreprises,
42:11donc des émissions d'entreprise de bonne qualité et même, dans une certaine mesure, à haut rendement,
42:18avec cette notion de je vais pouvoir avoir un rendement supérieur
42:22et un rendement relatif au risque-prix beaucoup plus intéressant.
42:26D'accord, mais justement, ce que vous dites sur le haut rendement est intéressant,
42:30le high yield, comme on le dit, parce que là aussi, il y a des flux,
42:34c'est une classe d'actifs qu'on ne regarde plus comme un investissement
42:39qu'on fait vraiment sur le côté et sans s'y engager trop,
42:43parce que les courbes sont très fortes, mais très risquées.
42:47Non, le high yield, on l'arbitre au milieu d'autres actifs obligataires
42:52pour faire une moyenne de performance, et ça marche.
42:55Ça marche, ça marche.
42:56En fait, il y a deux phénomènes.
42:59Il y a le premier phénomène, donc j'ai expliqué,
43:00les entreprises ont déjà un niveau de levier qui est plus faible,
43:03et donc du coup, en termes de risque, elles sont beaucoup plus maîtrisées
43:08que par le passé.
43:09Et il y a un deuxième aspect, c'est que ce type d'entreprise
43:12emprunte sur des durées beaucoup plus courtes que les États
43:15ou que les entreprises de très grande qualité
43:17et qui sont très grosses par nature,
43:20avec des cycles de ventes beaucoup plus longs.
43:23Et donc, du coup, on a le risque de taux que j'évoquais en début,
43:28qui est assez maîtrisé, puisqu'on parle d'horizon de prêt.
43:31On parle de prêt d'environ 3 à 4 ans, en moyenne, sur ce rendement.
43:35Et en plus de ça, on a des entreprises qui se sont solidifiées.
43:39Et en fait, c'est assez intéressant, parce qu'on a, si vous voulez,
43:43quand on parle de fonds ou ETF, on va avoir la catégorie,
43:47notamment des ETF qui sont assez ciblés.
43:49Donc, on va pouvoir investir sur, je l'évoquais, du 3 à 5 ans,
43:55en fonction de la maturité.
43:56On va pouvoir investir sur une certaine devise.
43:59On va pouvoir investir sur certaines typologies d'entreprises.
44:03Et on a aussi des ETF actifs, flexibles,
44:06qui ont beaucoup d'attrait,
44:09et dans lesquels, en fait, j'augmente,
44:11j'ouvre mes chakras, j'ai envie de dire,
44:13et j'augmente, en fait, la boîte à outils,
44:15dans lesquels on a un marché classique,
44:18qui est plutôt emprunt d'État et emprunt d'entreprise.
44:20Et je vais pouvoir faire un peu de haut rendement.
44:22Je vais pouvoir faire aussi de la dette émergente,
44:24très, très bien fonctionnée l'année dernière,
44:26qui en coupe le rendement risque et quelque chose d'additif.
44:30Ou alors des segments type sécurisés.
44:33Donc, on parle de CLO.
44:35Ça, c'est très technique.
44:36Donc, je ne dis pas, en fait,
44:38qu'il faut pouvoir arbitrer et aller de l'un à l'autre.
44:41Mais en fait, dans ces gestions actives très flexibles,
44:44on va pouvoir abaisser le niveau de risque
44:47en allant chercher de la diversification
44:50au sein de tout l'univers de ce marché-là
44:53et pouvoir viser un certain rendement
44:55qui, aujourd'hui, est très attractif
44:57par rapport au niveau de l'inflation
44:58et par rapport à la croissance attendue
45:01dans notre zone euro.
45:03Là aussi, la diversification, c'est le secret.
45:06Mais on n'en sort pas.
45:08Juste d'un mot,
45:10est-ce que vous sentez une forme de friction
45:12sur les marchés de taux en ce moment,
45:14issus d'éventuelles inquiétudes
45:16autour de ce phénomène de la dette privée aux États-Unis ?
45:21Ou est-ce que, pour l'instant,
45:23il n'y a pas de signe tangible
45:25du fait que le marché se crispe
45:26ou que la demande se crispe sur les produits obligataires ?
45:29Non, on a effectivement
45:30deux marchés qui sont très, très distincts.
45:32Le marché américain est quand même très différent
45:34du marché européen.
45:35On est bien d'accord.
45:36Et au-delà de ça, en fait,
45:37le phénomène qu'on a pu voir
45:39sur le marché du crédit américain,
45:41c'est effectivement amplifié
45:44en termes de demandes de vente,
45:46mais pas forcément vraiment des crispements,
45:51comme on l'appelle,
45:52du marché professionnel.
45:54Donc, en fait, c'est plutôt, en fait,
45:57comme souvent, en fait,
45:59le marché des particuliers
46:00qui, du coup, au travers de certaines données
46:02et certaines news,
46:05vont pouvoir réagir
46:06ou des fois surréagir,
46:08mais tout est relativement sous contrôle,
46:10même aux Etats-Unis.
46:11Et en Europe,
46:11on n'a absolument pas du tout
46:13la même configuration.
46:14C'est l'inconvénient,
46:16mais aussi l'avantage des boîtes noires,
46:17c'est que ça reste dans la boîte.
46:18Voilà, c'est comme ça
46:19qu'on appelle un petit peu ce phénomène.
46:22Merci infiniment, Arnaud Géant de BlackRock.
46:24Un point très, très complet
46:26sur les fonds taux,
46:28les fonds obligataires à retrouver,
46:29évidemment, en replay et en podcast.
46:31C'est un outil essentiel de diversification
46:34en ce moment,
46:34lui-même diversifié à l'intérieur.
46:36On va terminer cette émission
46:38dans quelques secondes après la pause pub
46:39autour du marché de l'art.
46:41Alors, restez à l'écoute de Tout pour investir.
46:44Tout pour investir,
46:46le coffre-fort.
46:47Dans le coffre-fort,
46:48il y a aussi des œuvres d'art.
46:50C'est évidemment une solution
46:51d'investissement déjà fructueuse
46:53et puis ensuite,
46:54un investissement passion incontournable.
46:56Ophélie Guiraud de la Maison Agutte,
46:58bonjour.
46:58Bonjour Antoine.
46:59Merci d'être avec nous.
47:00On va parler d'un mouvement
47:02alors que personnellement,
47:03je ne connaissais pas,
47:05avec des artistes
47:06que je ne connaissais pas non plus,
47:07mais qui s'appellent
47:08le Support Surface.
47:11Est-ce que vous pouvez nous expliquer
47:12ce que c'est ?
47:12Puis on va voir quelques œuvres
47:13là derrière nous.
47:14C'est quoi ça,
47:15le Support Surface ?
47:16Oui, voilà,
47:16le Support Surface,
47:17c'est un mouvement
47:17qui est né au milieu des années 60,
47:20donc 65-66,
47:22qui n'a pas duré longtemps
47:23parce qu'il s'est terminé en 72,
47:26mais qui est très important
47:28parce qu'il est considéré
47:29comme le dernier mouvement
47:31qui a vraiment marqué
47:33la peinture contemporaine en France.
47:35Alors, ça, c'est étonnant.
47:37Et en plus,
47:37c'est comme le phénomène
47:38des collections,
47:39le phénomène
47:40des choses en série,
47:42c'est-à-dire,
47:42si un début et une fin,
47:44ça reste un actif
47:45qui est super précieux,
47:46parce qu'on peut voir
47:47son évolution
47:48sur très peu de temps
47:49et juger de la qualité
47:50des tableaux
47:51en fonction vraiment
47:52d'une période très courte.
47:54Alors, c'est vraiment
47:55le mouvement en tant que tel
47:57qui est court,
47:58après, le mouvement perdure
48:00en fait à travers
48:00la pratique des artistes
48:01qui en ont fait partie.
48:02En même, oui.
48:03Exactement.
48:04Donc, par exemple,
48:05une des figures de proue
48:06de ce mouvement,
48:07Claude Vialat,
48:09dont nous aurons une image
48:10pendant l'émission.
48:12On commence à les voir, là.
48:13Voilà, exactement.
48:15Claude Vialat
48:16a plus de 60 ans
48:17de création.
48:18Oui.
48:19Et alors,
48:20voilà,
48:20qu'est-ce que ça veut dire
48:21le support surface ?
48:22C'est ce que j'allais vous dire.
48:23C'est l'art,
48:24c'est la peinture
48:25et c'est la sensibilité.
48:26Alors, en 3D, déjà.
48:27Oui.
48:28C'est-à-dire,
48:28il y a la matière,
48:29il y a l'épaisseur,
48:31il y a les trois dimensions,
48:32vraiment.
48:33Exactement.
48:33C'est vraiment une...
48:36c'est en opposition
48:37avec l'art traditionnel,
48:40c'est une réappropriation,
48:41déjà,
48:41de l'art abstrait,
48:43en opposition
48:44à d'autres mouvements
48:46des mêmes années,
48:47comme la figuration narrative
48:48ou les nouveaux réalistes.
48:51Là,
48:51c'est vraiment l'art abstrait,
48:52mais aussi la décomposition
48:54de l'art traditionnel
48:56à travers à la fois
48:58le support et la surface.
49:00Donc, pourquoi le support ?
49:01Ce sera vraiment...
49:02Le support,
49:02c'est la toile,
49:04voilà,
49:04où l'artiste vient peindre.
49:06Les artistes de ce mouvement
49:07vont vraiment la décomposer.
49:09Par exemple,
49:10Claude Vialla,
49:11dont on parlait tout à l'heure,
49:12lui,
49:13va peindre sur des objets
49:16qu'il va trouver autour de lui.
49:19Et réinventer à sa source.
49:21Exactement.
49:22Donc, par exemple,
49:22des bâches de tente,
49:23on a eu une fois
49:25un cul de fauteuil,
49:25donc un cul de fauteuil,
49:26c'est vraiment
49:27la tapisserie d'un fauteuil
49:29qui a été enlevé
49:29et ensuite,
49:30il a peint dessus.
49:32Et puis après,
49:33d'autres artistes
49:34vont la tresser,
49:35totalement la réinvestir,
49:38cette surface.
49:39Et puis,
49:40pardon,
49:40ce support.
49:41Et puis ensuite,
49:42il y a le travail
49:43sur la surface.
49:44Et parlons encore
49:44de Claude Vialla
49:45parce que c'est très représentatif
49:47de ce mouvement.
49:48Lui,
49:48il va décider
49:49de reproduire
49:49un seul motif.
49:51Donc,
49:52ça fait 60 ans
49:53qu'il reproduit
49:54le même motif,
49:55donc parfois même
49:55jusqu'à l'épuisement.
49:57Oui,
49:57mais c'est sa marque
49:58de fabrique,
49:59c'est son objet,
50:00c'est son gimmick.
50:01Tout en jouant
50:02avec le support
50:03et puis la couleur.
50:04Donc,
50:04ce sont des œuvres
50:05très colorées.
50:06Donc,
50:07c'est ni de la sculpture
50:08ni de la peinture,
50:09c'est tout en même temps.
50:11Exactement.
50:11Toute la dimension
50:12de l'objet.
50:13Voilà,
50:14et le support
50:15et la surface
50:16sont finalement
50:17très liés.
50:18Bon,
50:19Claude,
50:20il y a là d'accord.
50:21Est-ce qu'il y a
50:21d'autres grands noms
50:22de ce mouvement
50:23à suivre
50:24et qui suscitent
50:25l'intérêt
50:26sur le marché
50:26de l'art
50:26en ce moment ?
50:27Oui,
50:28tout à fait.
50:28On a,
50:29par exemple,
50:29Daniel Dezeuse
50:30qui fait partie
50:31de ce mouvement.
50:32Lui a moins d'œuvres
50:33sur le second marché
50:34mais est tout à fait,
50:36voilà,
50:36tout aussi intéressant
50:39et,
50:41voilà,
50:42dans ce mouvement.
50:43et on a également
50:45Louis Kahn,
50:46on a Pincemins,
50:47voilà,
50:47de nombreux artistes
50:48qui ont pris part
50:49à ce mouvement.
50:51On est sur quels ordres
50:52de prix,
50:53à peu près ?
50:53Alors,
50:54par exemple,
50:54pour Claude Vialla,
50:55on a un record mondial
50:57en 2019
50:58à 90 000 euros.
51:00Pour Louis Kahn,
51:01pour de la sculpture,
51:02on est plutôt
51:02à 110 000 euros.
51:03Après,
51:04je parlais de Patrick Saïtour,
51:05on est à 20 000 euros.
51:09Daniel Dezeuse,
51:10on est à un petit peu
51:11moins de 20 000 euros également.
51:12Voilà,
51:12donc il y a tous les prix
51:13et puis après,
51:14c'est ce que je vous dis
51:14quand je viens,
51:16en fait,
51:16il y a beaucoup de techniques
51:17et c'est vrai que,
51:18par exemple,
51:19pour Vialla,
51:19quand on va vers une lithographie
51:21ou un monotype,
51:22on sera plutôt
51:22à quelques centaines d'euros
51:23tandis qu'une œuvre sur papier,
51:25quelques milliers d'euros
51:26et puis ensuite,
51:27pour ces grandes bâches de tente
51:29ou ces clous de fauteuil,
51:30on sera à plusieurs milliers d'euros
51:32voire plusieurs dizaines
51:33de milliers d'euros.
51:33Alors,
51:34malgré tout,
51:34c'est vrai que c'est un mouvement
51:35qui est regardé de près,
51:36qu'on peut vraiment situer
51:38sur une échelle temporelle
51:41vraiment réduite.
51:42Donc,
51:42c'est ça qui le rend intéressant
51:44mais aussi qui provoque
51:45des prix relativement stables
51:47si on regarde bien
51:48l'évolution
51:49sur ces dernières années.
51:52Ça n'évolue pas trop,
51:53il n'y a pas de flambée,
51:54ce n'est pas très volatil
51:55en fait comme marché.
51:56C'est assez peu volatil.
51:58Alors,
51:58on remarque deux choses
51:59quand on regarde la cote,
52:00c'est que déjà,
52:01les gros prix,
52:02donc quand on voit
52:03les œuvres qui sont vendues
52:04à plus de 40 000 euros
52:06pour par exemple Claude Viallard,
52:07on voit à la fois des prix,
52:10enfin voilà,
52:11ce type de prix
52:12dans les années 2020
52:13et dans les années 90.
52:14Donc,
52:15on voit que l'intérêt,
52:16voilà,
52:17ça fait même plus de 20 ans,
52:19est toujours très présent
52:20et ce sont des artistes
52:22qui suscitent l'intérêt.
52:24Après,
52:24ce qu'on remarque,
52:25c'est que dans les années,
52:27le chiffre d'affaires
52:28pour cet artiste
52:29en vente aux enchères
52:30a augmenté
52:31depuis 2019
52:32après ce fameux record mondial,
52:34mais on voit aussi
52:35une augmentation
52:36du nombre d'œuvres
52:37en vente.
52:38Donc voilà,
52:38c'est tout un...
52:40Un écosystème,
52:41ça s'auto-entretient.
52:42Et est-ce qu'il y a des artistes
52:43qui ne sont pas forcément
52:44connus maintenant
52:45mais qui méritent justement
52:46qu'on les regarde
52:47parce que ça pourra prendre
52:49de la valeur plus tard,
52:50un petit peu dans le même mouvement ?
52:51Exactement,
52:52il y a des artistes en fait
52:53qui ont beaucoup gravité
52:54autour de ce mouvement
52:55et puis de ses problématiques.
52:57Par exemple,
52:57dans la vente du 2 avril,
52:59on présente une œuvre
52:59de Claude Viala
53:00et en face,
53:01on présente
53:01trois très belles œuvres
53:02de Michel Duport
53:03dont on a les visuels là.
53:05Et Michel Duport
53:06ne fait pas partie
53:07du mouvement
53:07Support Surface
53:08mais il a souvent exposé
53:10avec Claude Viala
53:12et à toute cette réflexion
53:13autour du support.
53:14On le voit bien
53:15parce que c'est aussi en 3D.
53:17Ah oui,
53:18c'est vraiment l'inspire
53:18du...
53:19Écoutez,
53:19c'est super intéressant.
53:20De avril,
53:22vente Support Surface
53:23donc chez Agut.
53:24Alors,
53:24vente Art Contemporain
53:25avec des œuvres
53:26de support Surface
53:26dont Claude Viala,
53:28Daniel Duport
53:28et puis Michel Duport
53:30qui...
53:31Ok,
53:32tout ça à la maison Agut,
53:33bien entendu.
53:34Au lieu de rendez-vous
53:36pour les amateurs d'art,
53:38du marché de l'art
53:38et puis de l'investissement
53:40passion
53:40et puis tout simplement
53:41des amoureux
53:42de la peinture,
53:43de la sculpture
53:43et de tous ces mouvements
53:44qui font le marché de l'art
53:46en ce moment,
53:47Ophélie Guiraud
53:47de la Maison Agut.
53:48Merci infiniment
53:49d'avoir été avec nous
53:50pour nous avoir fait
53:51découvrir ce mouvement
53:53Support Surface.
53:54Très intéressant.
53:55Je vous laisse
53:55dans les mains expertes
53:57de Marie Coeur de Roi
53:58pour les experts de l'IMO.
53:59Je vous retrouve à 15h30
54:01aux côtés de Guillaume Sammerer
54:03pour BFM Bourse.
54:04TPI revient demain.
54:08Tout pour investir
54:09sur BFM Business.
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