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  • il y a 4 jours
À LA UNE / Logement : enfin la relance ?

Selon le rapport annuel de la Fondation pour le logement publié en janvier 2026, 2,9 millions de ménages étaient en attente d'un logement social en 2025 : un niveau inédit. Le nombre de personnes sans domicile fixe s'élève à 350 000, contre 143 000 en 2012. En parallèle, la pression sur l'offre ne cesse de s'accentuer. Les jeunes sont particulièrement fragilisés. D'après la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), un étudiant sur trois se trouve en situation de mal-logement. Le loyer étudiant moyen s'élève à 491 euros (712 euros à Paris), ce qui représente la moitié de leur budget médian. Selon un sondage Odoxa pour Nexity, 30 % des 18-34 ans ont renoncé à candidater à un emploi faute de logement adapté, et, alors que la France subit une crise de la natalité, un citoyen sur cinq a reporté un projet d'enfant. Le logement devient ainsi un frein à l'insertion professionnelle et au développement familial. C'est dans ce contexte que le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a assoupli les exigences de la Loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), permettant à 55 intercommunalités de viser 20 % de logements sociaux au lieu de 25 % et suscitant de vives critiques. Afin d'encourager l'investissement dans le privé face à une rentabilité locative jugée en baisse, le gouvernement a introduit un nouveau mécanisme d'amortissement fiscal. Dans le plan gouvernemental de 2026, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fixé un nouvel objectif : construire 2 millions de logements d'ici 2030, soit 400 000 par an. Face à cette crise multidimensionnelle, comment les politiques publiques peuvent-elles répondre à une somme de cas particuliers ?

Invités :
François Jolivet, député « Horizons et indépendants » de l'Indre
Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris
Virginie Grolleau, journaliste spécialiste du logement à « Challenges »

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:00:06Générique
00:00:07...
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Conte sur LCP.
00:00:27Nous sommes vendredi et comme chaque vendredi, puisque Chaque Voix Conte,
00:00:31c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à la crise du logement.
00:00:364 millions de Français sont aujourd'hui mal logés, plus de 2 millions sont en attente d'un logement social
00:00:42et le thème s'est évidemment imposé dans la campagne des municipales.
00:00:46Le gouvernement s'en empare aussi en promettant un vaste plan logement.
00:00:51Mais quelles peuvent être les réponses politiques à cette situation aussi catastrophique ?
00:00:56Eh bien nous en parlons ce soir avec deux députés.
00:00:59François Jolivet, bonsoir.
00:01:01Bonsoir.
00:01:01Vous êtes député Horizon de l'Indre, vous êtes aussi vice-président de la Commission des Finances.
00:01:06Bonsoir Daniel Simonnet.
00:01:07Bonsoir.
00:01:08Député écologiste de Paris.
00:01:10Je vous remercie d'abord d'être là ce soir et d'avoir accepté de jouer le jeu des questions
00:01:17-réponses avec notre public.
00:01:18Je salue également à vos côtés Virginie Groslo.
00:01:21Bonsoir Virginie.
00:01:22Bonsoir.
00:01:23Spécialiste du logement au magazine Chalence, journaliste.
00:01:26Vous intervenez à tout moment dans notre débat de ce soir pour corriger, rectifier ou ajouter une précision.
00:01:33Nous allons parler de la location, de la construction, de la galère des étudiants, de la galère des familles qui
00:01:39attendent un logement social,
00:01:40des villes qui veulent faire le ménage dans les meublés touristiques aussi.
00:01:44On parlera également des situations parfois originales pour essayer de sortir de cette crise.
00:01:49Mais je rappelle que cette émission, c'est d'abord la vôtre, donc c'est vous qui allez la faire,
00:01:53c'est pas moi.
00:01:54Je compte sur vous parce qu'après tout, quand on parle de toi, on parle de nous.
00:01:58Chaque voix compte.
00:01:59C'est parti.
00:02:07Alors d'abord un chiffre.
00:02:09Figurez-vous que le logement est un sujet qui pèsera dans le vote de 7 électeurs sur 10 au municipal,
00:02:16dont le premier tour a lieu dans deux semaines.
00:02:187 sur 10.
00:02:20Sondage Odoxa réalisé la semaine dernière et qui montre que la vraie priorité des Français, en réalité, elle est là.
00:02:27Le volet logement est d'ailleurs dans le programme de tous les candidats aux élections municipales.
00:02:31Il est aussi au programme du gouvernement qui a promis le mois dernier un grand plan qui devrait entrer là
00:02:37en vigueur dans les prochains mois.
00:02:39Qui sait, avant la présidentielle.
00:02:41Deux minutes pour comprendre avec Clément Perrault.
00:02:51La crise du logement en France se mesure d'abord par des chiffres.
00:02:55Voici ceux publiés par la Fondation pour le logement pour l'année 2025.
00:03:00350 000 personnes sont aujourd'hui sans domicile fixe.
00:03:044,2 millions sont mal logés, c'est-à-dire sans logement personnel ou dans un habitat indigne.
00:03:10Notre pays fait aussi face à une pénurie de logements sociaux.
00:03:14En 2023, 400 000 demandes ont été satisfaites sur 3,9 millions.
00:03:20Cela fait 10%.
00:03:21La construction de nouveaux logements est à la traîne.
00:03:25274 000 logements sont construits par an actuellement, alors que les besoins sont estimés à 400 000.
00:03:31Voilà pour le constat.
00:03:33Pour ce qui est des solutions, le Premier ministre Sébastien Lecornu monte en première ligne.
00:03:38Il y a un mois, il a présenté un plan de relance pour le logement qui se veut ambitieux, très
00:03:44ambitieux.
00:03:44L'objectif est simple, c'est être capable de sortir 2 millions de logements d'ici à 2030.
00:03:50C'est absolument colossal.
00:03:52Pour y parvenir, le Premier ministre compte notamment sur un soutien financier massif aux bailleurs sociaux,
00:03:59une simplification des projets immobiliers et un nouveau statut du bailleur privé.
00:04:04Il offrirait un avantage fiscal pour investir dans le locatif.
00:04:09Quand le bâtiment va, tout va avec glisser Sébastien Lecornu lors de la présentation de son plan
00:04:14qu'il n'a pas hésité à comparer dans l'esprit au chantier de Notre-Dame et à l'organisation
00:04:19des Jeux olympiques, rien de moins.
00:04:22Virginie Groslou, on vient de voir passer plein de chiffres.
00:04:25Que disent-ils et qu'est-ce qui bloque vraiment aujourd'hui ? Quelle est l'urgence ?
00:04:29Alors l'urgence, elle est un peu de toute part. Les chiffres, on le voit, sont absolument terribles sur la
00:04:35difficulté des ménages à se loger.
00:04:36Et c'est effectivement devenu un point tel que, c'est la première fois, je pense, depuis le temps que
00:04:43moi, je suis le secteur,
00:04:44qu'on voit à ce point ce sujet émerger dans les élections et dans le discours des gens.
00:04:51C'est à la fois une sédimentation de toute la réglementation qu'il y a pu avoir,
00:04:57qui rend les choses très compliquées sur la construction,
00:04:59et à la fois une fossilisation de la situation,
00:05:03puisque une fois que tout s'est empilé, plus rien ne bouge.
00:05:06Et donc on manque de logements à l'allocation, de logements neufs, de logements en accession.
00:05:11On voit des prix qui augmentent et des ménages qui accumulent les difficultés.
00:05:14Alors ça, ce sont les données chiffrées.
00:05:16Puis derrière ces chiffres, il y a des histoires, des quotidiens épuisants, des rêves empêchés.
00:05:20Et je voudrais d'abord donner la parole ce soir à Rachel.
00:05:24Bonsoir Rachel.
00:05:25Je vais vous demander de prendre un micro, s'il vous plaît.
00:05:31Rachel.
00:05:32Bonsoir.
00:05:33Vous êtes agente de services hospitaliers, c'est cela ?
00:05:36Et vous êtes maman de trois enfants.
00:05:38Est-ce que vous pouvez nous dire dans quel espace vous vivez ensemble ?
00:05:42Je suis logée dans un hôtel qu'on appelle pour eux,
00:05:48c'est une maison de passage de 29 mètres carrés.
00:05:5129 mètres carrés ?
00:05:5229 mètres carrés avec trois enfants, dont un enfant malade,
00:05:56qui a un problème de schizophrénie et tout.
00:05:59Et moi je dors au salon.
00:06:02Le jumeau, c'est parce que l'autre qui est malade, c'est un jumeau.
00:06:05Sa soeur, il y a un lit superposé pour le deux.
00:06:08Et son frère, les grands frères, il dort par terre.
00:06:11Donc voilà.
00:06:12Vous vivez dans cet habitat provisoire ?
00:06:15C'était provisoire pour un an.
00:06:17Mais là, ça va faire quatre ans que je suis là.
00:06:20Vous avez évidemment fait une demande de logement.
00:06:22J'ai une demande de logement depuis neuf ans à Saint-Denis.
00:06:27J'ai un dallo depuis trois ans.
00:06:30Je suis suivie par l'association Les Dalles.
00:06:33Le dallo, c'est le droit au logement opposable.
00:06:34Le droit au logement opposable.
00:06:35Mais il y a une autre association que je suis allée voir
00:06:37parce que j'étais tellement fatiguée d'attendre.
00:06:40Et puis il y a l'amicale d'Inide qui m'a permis d'aller laver les habits
00:06:43parce qu'on n'a pas de machine sur place, on ne peut pas.
00:06:46Et on a encore...
00:06:48Là, je suis logée chez Géréodi.
00:06:51L'association Don Kimilo, c'est Géréodi.
00:06:54Donc ils ont fait des appuis.
00:06:56Je peux vous demander combien vous payez de loyer pour cet habitat ?
00:06:59779 euros par mois.
00:07:01Et je n'ai pas de problème de loyer.
00:07:04Parce que j'ai un appel de 630 euros par mois.
00:07:08Aujourd'hui, vous voulez partir évidemment de...
00:07:10J'en ai marre parce que j'ai un enfant malade qui se bat tout le jour avec sa soeur
00:07:14parce qu'il n'y a pas d'espace.
00:07:15L'autre qui veut s'habiller, l'autre qui veut dormir, l'autre qui...
00:07:18La dernière fois, ça s'est terminé au commissariat de Saint-Denis.
00:07:22Parce qu'ils ne s'entendent plus entre eux.
00:07:23Parce qu'ils ne s'entendent plus l'autre malade qui a touché un couteau
00:07:25pour mettre à sa soeur qu'il voulait s'habiller.
00:07:27On est dans une situation d'urgence extrême.
00:07:30Là, je me suis tue pendant un moment.
00:07:32Je me suis dit, j'attends, j'attends, j'attends.
00:07:34Je pense qu'aujourd'hui, ma voix compte.
00:07:36C'est pour ça que je suis venue pour dire, pour parler, même pour les sans voix.
00:07:41Vous avez face à vous deux élus, deux députés.
00:07:44Donc, messieurs les députés, je pense que de votre côté,
00:07:47vous pouvez me trouver la solution parce que là, je n'en peux plus.
00:07:51J'ai un enfant malade qui nécessite le soin, qui demande l'espace.
00:07:57Les médecins ont écrit.
00:07:58Je suis allée frapper partout.
00:08:00J'ai vu le maire de Saint-Denis plusieurs fois qui me dit,
00:08:03Madame Capalati, il faut attendre parce qu'il y a 8000 personnes en attente.
00:08:07Alors que moi, j'ai un cas particulier avec un enfant malade.
00:08:10J'ai travaillé et là, je ne travaille plus parce que déjà,
00:08:14la préfecture m'a fait des siens.
00:08:16J'ai renouvelé pour le mois de...
00:08:18Ma carte devait finir au mois de juin.
00:08:21Là, ils m'ont donné une autre carte qui commence qu'au mois d'octobre.
00:08:25Donc, j'ai 4 mois sans papier, comme si je n'étais pas en France,
00:08:28alors que je suis parent français de 3 enfants.
00:08:31Et vous étiez agent dans quel hôpital ?
00:08:33Je suis à ADEF, résidence à Astin.
00:08:36Je suis à ASH, j'étais là-bas parce que là, je n'ai plus de travail depuis.
00:08:43Je ne pouvais plus travailler pendant 4 mois parce que la préfecture ne m'avait pas régularisée.
00:08:48Donc, c'est pour ça que je suis venue pour parler parce qu'on en a marre.
00:08:51Il y a des familles qui souffrent.
00:08:53Il y a des familles qui souffrent en silence.
00:08:55Mais moi, je ne pouvais plus m'éter.
00:08:57C'est pour ça que je suis venue parler, pour trouver la solution.
00:09:00Parce que là, j'en peux plus.
00:09:04François Jolivet ?
00:09:07Donc, en fait, si je comprends bien, vous êtes dans l'attente d'une régularisation
00:09:10ou alors vous n'avez pas de titre de séjour actuellement ?
00:09:12Mon titre de séjour est régularisé.
00:09:15Il est régularisé, mais il commence dans 4 mois ?
00:09:19Donc, je vais vous expliquer.
00:09:20J'avais fait une demande de régularisation au mois de mars 2025.
00:09:25Ils m'ont envoyé le rendez-vous au mois de septembre 2025.
00:09:31Je suis allée à la préfecture.
00:09:32Donc, à partir du 6 juin jusqu'au mois de septembre,
00:09:36je n'avais plus la carte d'identité.
00:09:38J'ai compris.
00:09:38Donc, je ne pouvais plus continuer à travailler.
00:09:41J'ai compris, madame.
00:09:41Et là, ils m'ont régularisé au mois de septembre les 26
00:09:44pour un récépissé en attendant la carte.
00:09:47Ils m'ont donné une carte qui commence du 10 octobre 2025 jusqu'à aujourd'hui.
00:09:52J'ai compris, madame.
00:09:53Donc, les 4 mois-là.
00:09:53De manière plus générale, cette dame, c'est une maman solo,
00:09:56on va dire, qui a ses 3 enfants et qui cherche un logement.
00:10:00Et malheureusement, il y a beaucoup de gens qui sont comme vous
00:10:01parce qu'en fait, le modèle du logement en France,
00:10:03il a été construit pour 2 salaires déjà, dans un premier temps.
00:10:06Pour 2 personnes.
00:10:07Pour la location ou pour l'accès sur la propriété d'ailleurs.
00:10:10Donc, ça pose un vrai sujet.
00:10:11C'est le modèle qu'il faut changer d'ailleurs.
00:10:13Puisqu'on a de plus en plus de gens seuls.
00:10:15Avec ou sans enfants.
00:10:16Ensuite, comme vous êtes considérés par la préfecture
00:10:19comme n'étant pas en situation régulière,
00:10:21ne peuvent accéder au logement social
00:10:23que les gens qui sont en situation régulière
00:10:25avec une carte de long séjour.
00:10:27Donc, ça pose un autre problème.
00:10:30À partir du mois d'octobre, puisque votre carte pourra démarrer
00:10:33à partir du mois d'octobre.
00:10:34Et donc, ça prolonge d'autant les délais...
00:10:36Pour autant, ça n'enlève pas les souffrances que vous avez
00:10:38et les difficultés de vous rencontrer.
00:10:43Pour avoir des logements alloués, il faut en avoir des vacants.
00:10:47Et vous êtes dans un département où le taux de rotation est très faible.
00:10:50Et madame, qui est une élue de Paris,
00:10:52eh bien, le taux de rotation à Paris,
00:10:54c'est 1,3% dans le logement social.
00:10:56C'est-à-dire que sur 100 logements à Paris,
00:10:58il y en a 1,3% qui se libère.
00:10:59Et dans le parc privé,
00:11:02des foncières, c'est autour de 1,8, 2, 2,5.
00:11:06Et puis, enfin, celles que je connais ou celles que j'ai dirigées,
00:11:08parce que je suis de ce monde-là.
00:11:11Et aujourd'hui, notre vrai sujet,
00:11:13c'est de savoir comment on pourrait déjà remettre en location
00:11:16les logements qui sont sortis du marché.
00:11:18Et ça fera peut-être l'objet d'un débat plus avant dans l'émission.
00:11:21Ça fait partie des sujets de ce soir, en effet.
00:11:23Daniel Simonnet.
00:11:25Alors, je pense qu'il y a deux problèmes.
00:11:26D'abord, il faut avoir conscience que
00:11:28votre témoignage, il est, hélas, pas du tout isolé.
00:11:32Et il révèle deux graves problèmes.
00:11:36Premièrement, nos préfectures fabriquent des sans-papiers.
00:11:39Parce que madame était en situation régulière,
00:11:41dans ce que je comprends,
00:11:42madame avait des papiers et elle travaillait.
00:11:44Et c'est au moment de renouveler ces papiers
00:11:45que la préfecture a dû galérer,
00:11:47enfin, vous avez dû galérer pour prendre un rendez-vous
00:11:50du fait de la dématérialisation,
00:11:51qui est un pur scandale,
00:11:52parce que du coup, les personnes ne peuvent pas obtenir un rendez-vous.
00:11:55Du coup, on leur dit,
00:11:56mais vous avez passé les délais,
00:11:57donc vous êtes en situation administrative irrégulière.
00:11:59Du coup, le patron, il ne peut plus vous embaucher.
00:12:02Et là, c'est la dégringolade.
00:12:04Donc vraiment, le coup de gueule pour commencer cette émission,
00:12:06je ne pensais pas faire un coup de gueule dès le début,
00:12:08mais il faut que cette politique est une politique,
00:12:10en fait, raciste, cesse.
00:12:12Il y a une obligation,
00:12:13j'estime qu'il y a une obligation de notre République
00:12:15de respecter dignement
00:12:17les femmes et les hommes qui travaillent ici,
00:12:19qui vivent ici, qui habitent ici,
00:12:21en arrêtant cette dématérialisation de rendez-vous
00:12:23qui leur permet à eux, finalement,
00:12:25de faire préfabriquer des sans-papiers,
00:12:26de fabriquer des personnes acquis.
00:12:28Du coup, on va en poser un OQTF,
00:12:29une obligation à quitter le territoire français,
00:12:31alors qu'ils étaient là,
00:12:32ils vivaient, ils bossaient,
00:12:33ils avaient leur famille,
00:12:34tout allait bien.
00:12:35Voilà, donc premier problème,
00:12:36normalement, vous devriez aujourd'hui
00:12:37avoir eu le renouvellement
00:12:38de vos titres de séjour.
00:12:40Vous n'auriez jamais dû perdre votre travail.
00:12:42Voilà.
00:12:43Deuxième gros problème,
00:12:44vous êtes reconnu prioritaire
00:12:46au droit au logement opposable.
00:12:48Cette loi droit au logement opposable,
00:12:50elle visait à dire quelque chose de très bien.
00:12:52Finalement, même si on ne l'a pas encore inscrit
00:12:54dans la Constitution,
00:12:54avoir un toit est un droit
00:12:56et l'État a l'obligation
00:12:58de vous garantir ce droit.
00:13:00Et donc, normalement,
00:13:01dans l'esprit du droit au logement opposable,
00:13:03l'État, par le représentant du préfet,
00:13:05devait avoir l'obligation
00:13:06de vous fournir un logement.
00:13:08Et le préfet ne le fait pas.
00:13:09Moi, j'ai plein de personnes
00:13:10à ma permanence
00:13:11qui viennent me voir
00:13:12de députés,
00:13:13je suis députée dans le 20ème,
00:13:14qui sont reconnus d'allô
00:13:15et qui n'ont toujours pas de logement.
00:13:17Donc, moi, je propose une chose simple.
00:13:19Le préfet a cette obligation.
00:13:21Vous avez 2,4 millions
00:13:23de logements vacants
00:13:24dans le parc privé.
00:13:25Eh bien, que l'État assume
00:13:27la loi en vigueur
00:13:29sur la réquisition des logements vacants
00:13:30et fasse ce qu'avait pu faire
00:13:32Jacques Chirac en son temps,
00:13:34c'est-à-dire réquisitionner
00:13:35les logements vacants
00:13:37pour y loger les gens.
00:13:38Tout simplement.
00:13:39François-Olivier.
00:13:40Et sachant que la réquisition
00:13:41n'est pas une spoliation.
00:13:42Vous savez que le propriétaire,
00:13:44s'il s'obstine dans la vacance
00:13:46et qu'il est réquisitionné
00:13:47de son logement,
00:13:47on lui verse néanmoins
00:13:49un loyer
00:13:49qui peut être simplement
00:13:51auquel on peut juste déduire
00:13:52l'amortissement des travaux
00:13:54qui pourraient être
00:13:55éventuellement effectués
00:13:56pour le rendre adapté.
00:13:57Dernière petite chose.
00:13:59J'ai reçu à l'Assemblée nationale
00:14:00une délégation organisée
00:14:02par l'UNICEF
00:14:02des enfants
00:14:03qui sont
00:14:04dans les hébergements
00:14:05d'urgence
00:14:06que ce soit
00:14:07les foyers,
00:14:08les résidences,
00:14:08les hôtels.
00:14:09À chaque fois,
00:14:10c'était des solutions
00:14:10qui devaient être
00:14:12temporaires.
00:14:13Un mois, deux mois, six mois.
00:14:14C'était du temporaire.
00:14:15Et finalement,
00:14:15qui durent
00:14:16cinq ans, dix ans.
00:14:18Et résultat,
00:14:19c'était quand même
00:14:20terrifiant de voir
00:14:20les témoignages
00:14:21de ces enfants
00:14:22qui disaient,
00:14:23parce que c'est les enfants
00:14:24qui s'exprimaient,
00:14:24en fait,
00:14:25on aimerait bien
00:14:25avoir chacun un lit.
00:14:27Parce que ce n'est pas
00:14:28toujours garanti.
00:14:29On aimerait bien
00:14:29que dans le foyer
00:14:30il puisse y avoir
00:14:31un four
00:14:31pour que les mamans
00:14:32puissent nous faire
00:14:33les gâteaux d'anniversaire.
00:14:34Des choses toutes bêtes
00:14:35comme celle-là.
00:14:36On voudrait justement
00:14:37avoir une salle
00:14:38pour faire nos devoirs.
00:14:39Et il faut comprendre
00:14:40le coût social,
00:14:41en fait,
00:14:42de cette crise
00:14:43de l'hébergement d'urgence,
00:14:44de cette crise
00:14:44du mal logement.
00:14:45Alors qu'en fait,
00:14:47on pourrait tout à fait
00:14:48inverser les choses.
00:14:492,4 millions
00:14:51de logements vacants
00:14:52pour 350 000
00:14:53personnes sans abri.
00:14:55sans domicile fixe.
00:14:56Le problème,
00:14:57on peut le résoudre.
00:14:59François Jolivet,
00:15:00Sébastien Lecornu
00:15:01a fixé le mois dernier
00:15:03un objectif
00:15:03de construction
00:15:04de 400 000 logements,
00:15:05dont 125 000
00:15:06logements sociaux
00:15:07par an
00:15:08d'ici 2030.
00:15:10Il faut commencer
00:15:10à poser la première pierre.
00:15:13Moi, d'abord,
00:15:14je suis content
00:15:14que le sujet du logement
00:15:15revienne
00:15:15comme étant un sujet
00:15:16politique dans notre pays.
00:15:18Parce que vous pensez
00:15:18qu'il ne l'a plus été
00:15:19pendant quelques années ?
00:15:20Ça fait 5 ans
00:15:21que je dis
00:15:217 ans
00:15:22que je dis
00:15:22que les maires
00:15:23sans gru
00:15:23seront les maires
00:15:24battues aux élections.
00:15:26Parce que
00:15:26sans parcours
00:15:27résidentiel,
00:15:29parce que
00:15:30crise du logement,
00:15:31oui,
00:15:31mais la crise
00:15:31de l'habitat
00:15:32dans mon département,
00:15:33dans l'Indre,
00:15:33ce n'est pas la crise
00:15:34à Paris
00:15:34ou la crise
00:15:35au sud
00:15:36de l'Indre-et-Loire,
00:15:37encore qu'on pourrait
00:15:37se comparer.
00:15:39Donc, en fait,
00:15:39chaque territoire
00:15:40a ses difficultés.
00:15:42Et en région parisienne,
00:15:43aujourd'hui,
00:15:43mon parti politique
00:15:44m'emmène
00:15:45dans des réunions politiques,
00:15:46puisque actuellement,
00:15:47c'est la période.
00:15:48Et je m'aperçois
00:15:49que dans les villes
00:15:50qu'on pourrait baptiser
00:15:50plus conservatrices
00:15:51ou pour celles
00:15:52qui seraient plus progressistes,
00:15:55beaucoup de gens
00:15:55parlent de leur parcours
00:15:56résidentiel.
00:15:57D'abord,
00:15:57j'ai 75 ans,
00:15:5980 ans,
00:16:00j'ai le pavillon
00:16:00dans la très belle ville,
00:16:02mais je voudrais
00:16:03ne pas échapper
00:16:04à mes liens de solidarité
00:16:05de mon quartier,
00:16:06mais ma maison est trop grande,
00:16:07vous êtes obligés
00:16:08de le quitter.
00:16:09Donc là,
00:16:09c'est un problème de riches.
00:16:10Ils n'ont rien
00:16:11pour se loger.
00:16:13Et puis,
00:16:13vous avez l'apprenti
00:16:15Charcutier
00:16:15qui, lui,
00:16:16prend son service
00:16:16à 3h30 à Paris.
00:16:183h30 du matin,
00:16:194h,
00:16:20et qui dit,
00:16:20moi,
00:16:20je ne peux pas être apprenti
00:16:21parce que
00:16:23je n'ai pas de logement.
00:16:24Et puis,
00:16:25vous avez la maman solo
00:16:26ou qui devient solo
00:16:29parce qu'il y a
00:16:29victime de violences conjugales
00:16:32et puis il y a aussi
00:16:34séparation,
00:16:34tout simplement,
00:16:35et qui m'écrit
00:16:36en me disant,
00:16:36moi,
00:16:37ça fait 3 ans
00:16:37que je suis divorcé
00:16:38de mon époux
00:16:38et ça fait 3 ans
00:16:40que nous continuons
00:16:40à vivre dans le même logement.
00:16:43Et puis,
00:16:43vous avez le jeune fonctionnaire
00:16:44qui est nommé
00:16:45en région parisienne,
00:16:46enseignant,
00:16:472 000 balles par mois
00:16:48et encore pas complètement
00:16:50et qui se dit,
00:16:51je vais habiter où ?
00:16:52Et qui est même prêt
00:16:54à rembourser sa formation
00:16:55à l'UFM
00:16:57parce qu'il ne trouve pas
00:16:57de logement.
00:16:59Et donc,
00:16:59en fait,
00:17:00tout est bloquant.
00:17:01Et en fait,
00:17:01le sujet revient
00:17:02à l'ordre du jour.
00:17:04Mais,
00:17:05vous savez,
00:17:05ce sont les communes
00:17:06qui ont la main
00:17:07sur le logement.
00:17:08Tous les documents
00:17:09de planification,
00:17:10qui s'imposent en ce moment.
00:17:11Tous les documents
00:17:12de planification,
00:17:13ce sont les communes
00:17:14qui ont la main.
00:17:15Les communes,
00:17:15les intercommunalités
00:17:16et les régions.
00:17:18Vous avez le SRADET,
00:17:19le schéma régional
00:17:20de développement
00:17:20du territoire.
00:17:21Vous avez le programme
00:17:22local de l'habitat.
00:17:24Vous avez le schéma
00:17:25de cohérence territoriale.
00:17:26Vous avez le plan local
00:17:27d'urbanisme intercommunal.
00:17:29Juste,
00:17:29je voudrais revenir
00:17:30aux RU, moi.
00:17:33Je voudrais revenir
00:17:34à la loi SRU,
00:17:35Virginie.
00:17:36Elle imposait
00:17:3625% de logements sociaux
00:17:38aux communes
00:17:38de plus de 3500 habitants.
00:17:40Ce seuil a été abaissé
00:17:41à 20% fin janvier.
00:17:43Parce que,
00:17:44en fait,
00:17:44les 25%,
00:17:45c'était inatteignable ?
00:17:46Ce n'est pas inatteignable.
00:17:48C'est une question de volonté.
00:17:49Et c'est une question
00:17:49notamment de volonté locale.
00:17:51Alors,
00:17:51il y a des territoires,
00:17:53notamment Paris,
00:17:54par exemple,
00:17:55qui est un territoire
00:17:55très contraint.
00:17:57On ne peut quasiment
00:17:58pas construire.
00:17:59Donc,
00:17:59on est déjà
00:18:00dans les clous.
00:18:01La mairie
00:18:02veut faire plus.
00:18:04Dans d'autres villes,
00:18:05il n'y a clairement
00:18:06pas la volonté
00:18:07de le faire.
00:18:08Et ce qu'il faut,
00:18:09simplement,
00:18:10c'est...
00:18:10Il n'y a pas la volonté
00:18:11de le faire
00:18:11parce qu'il faut
00:18:14savoir évaluer
00:18:14les besoins
00:18:15de sa population.
00:18:16Et souvent,
00:18:17ce qui manque,
00:18:17c'est notamment ça,
00:18:18c'est de savoir évaluer
00:18:19les besoins de sa population
00:18:20ou d'anticiper
00:18:21qu'elles pourraient être
00:18:22ses besoins,
00:18:22de se dire,
00:18:23si je construis,
00:18:24il va falloir que je fasse
00:18:25une école,
00:18:25il va falloir que je fasse
00:18:26des équipements publics.
00:18:27Je n'ai pas les moyens
00:18:28de faire ces équipements
00:18:29publics et donc,
00:18:29je ne construis pas.
00:18:31Vous n'êtes pas d'accord,
00:18:32Daniel Simonnet ?
00:18:33Non, je pense que vous avez
00:18:34vraiment des maires
00:18:35qui décident délibérément
00:18:36de ne pas appliquer
00:18:37la loi et ses rues.
00:18:38Moi, je les appelle
00:18:38les maires voyous
00:18:39parce que quand il y a
00:18:40une loi et qu'on ne respecte
00:18:41pas la loi,
00:18:41c'est de la délinquance.
00:18:43Donc, c'est de la délinquance
00:18:44d'élus
00:18:45parce qu'ils préfèrent
00:18:47électoralement
00:18:47rester dans des ghettos de riches.
00:18:49Je veux dire,
00:18:50c'est le cas à Neuilly,
00:18:51c'est le cas
00:18:51dans pas mal de villes
00:18:52en France
00:18:53et ce qui est dingue,
00:18:54c'est qu'au lieu
00:18:55de se donner les moyens
00:18:56de faire respecter
00:18:57cette loi
00:18:58et de la durcir
00:18:59parce que c'est totalement
00:19:00scandaleux
00:19:00de ne pas assumer
00:19:02cet objectif
00:19:03de passer de 25
00:19:04et moi, je dirais même
00:19:05à 30%
00:19:06de logements sociaux,
00:19:08eh bien,
00:19:08on va modifier les seuils,
00:19:09on va alléger les choses
00:19:11pour que finalement,
00:19:12les maires puissent
00:19:13continuer leur politique
00:19:14antisociale.
00:19:15Vous dites
00:19:17que l'action du logement
00:19:18c'est dans les mains
00:19:19des communes.
00:19:19Alors, sur pas mal de choses,
00:19:21je suis d'accord avec vous,
00:19:21vous avez le plan local
00:19:22d'urbanisme
00:19:23où, par exemple,
00:19:25le PLH.
00:19:26Mais, à un moment donné,
00:19:27le gouvernement
00:19:28est celui qui a l'argent,
00:19:29surtout quand les communes
00:19:30ne sont plus
00:19:31complètement autonomes
00:19:32pour la levée de l'impôt,
00:19:34même plus du tout.
00:19:35Et le problème,
00:19:35c'est que les aides
00:19:36à la pierre
00:19:36ont totalement fondu
00:19:37les gouvernements
00:19:40successifs
00:19:40depuis 2017
00:19:41et on ne les compte plus.
00:19:42En fait,
00:19:43on fait fondre
00:19:44l'aide à la pierre
00:19:45pour le logement social,
00:19:46on met les bailleurs sociaux
00:19:48en situation
00:19:49d'asphyxie budgétaire,
00:19:51c'est plus d'un milliard
00:19:52qui leur est ponctionné
00:19:53à travers la réduction
00:19:54de loyer de solidarité.
00:19:56C'était.
00:19:57avant de rattraper le retard,
00:19:59je veux dire,
00:19:59là, le compte n'y est pas
00:20:00et y compris
00:20:01dans les annonces
00:20:01de Le Cornu,
00:20:02on voit bien
00:20:03que le compte n'y est pas
00:20:04pour le logement social.
00:20:05On va y revenir dans un instant.
00:20:06Vous parliez tout à l'heure
00:20:07des apprentis,
00:20:08François Jolivet.
00:20:09On va étendre ça
00:20:10à tous les étudiants
00:20:12en général.
00:20:13Bonsoir, Louise.
00:20:14Vous êtes étudiante en kiné
00:20:17et vous êtes vice-présidente
00:20:18de la FAGE,
00:20:19la Fédération des Associations
00:20:20Générales Étudiantes
00:20:21qui vient justement
00:20:22de réaliser une enquête
00:20:23sur le logement étudiant.
00:20:24Vous êtes allée interroger
00:20:25près de 6 000 étudiants.
00:20:27Pour quel résultat, Louise ?
00:20:29Bonsoir.
00:20:30J'ai dû changer deux fois
00:20:31de logement cette année
00:20:31car ils étaient pleins
00:20:32de moisissures
00:20:33et j'arrivais plus bien
00:20:34à respirer dedans.
00:20:35Je n'ai pas trouvé de logement
00:20:36en arrivant en master.
00:20:37J'ai dû dormir dans ma voiture
00:20:38pendant plusieurs jours
00:20:39pour pouvoir aller en cours.
00:20:40Ça, c'est le témoignage.
00:20:41Bon, c'est deux seuls
00:20:42des très nombreux témoignages
00:20:44qu'on a recensés
00:20:45au sein de cette enquête
00:20:46qui a été menée,
00:20:46comme vous l'avez dit,
00:20:47qui a eu plus de...
00:20:48Enfin, environ 6 000 réponses
00:20:50qui a été menée pendant un mois
00:20:51au mois de janvier,
00:20:52donc tout récemment.
00:20:53Et ça nous permet
00:20:55de faire plein de constats.
00:20:56Je vais faire rapidement
00:20:57les premiers qu'on peut nommer.
00:20:58Mais déjà, je pense
00:20:59que c'est important
00:20:59de se rendre compte
00:21:00que pour un étudiant,
00:21:01enfin, pour une famille moyenne,
00:21:03on va dire que dans le budget,
00:21:05c'est à peu près 30 %
00:21:05le loyer d'un logement.
00:21:07Pour un étudiant,
00:21:08c'est plus de 50 % de son budget.
00:21:11Et donc, forcément,
00:21:12c'est quelque chose
00:21:12auquel il faut s'intéresser de près
00:21:14pour comprendre mieux
00:21:15dans quelle dynamique,
00:21:17même financière,
00:21:18peuvent se retrouver
00:21:18les étudiants et les étudiantes.
00:21:21Cette enquête,
00:21:21elle révèle aussi
00:21:22qu'après avoir payé son loyer,
00:21:23il y a un étudiant sur quatre
00:21:24qui a moins de 100 euros
00:21:25pour vivre le reste de son mois.
00:21:27On ne parle que du loyer
00:21:27sans charge, sans rien.
00:21:29Et plus de la moitié
00:21:30ont moins de 200 euros
00:21:31pour vivre le reste du mois.
00:21:32Donc, quand on a des loyers
00:21:34qui sont autour de...
00:21:36Alors, 500 euros à peu près
00:21:37sur toute la France,
00:21:38plus de 712 euros à Paris
00:21:40pour les loyers
00:21:41de logements étudiants,
00:21:42donc de petits logements.
00:21:43Et ce, même avec
00:21:44l'encadrement des loyers,
00:21:45parce qu'on sait qu'à Paris,
00:21:46il y a l'encadrement des loyers,
00:21:46plus ou moins respecté,
00:21:47mais il y a l'encadrement des loyers.
00:21:49Quand on sait que la bourse,
00:21:50elle est d'environ 280 euros
00:21:51et que c'est que pour ceux
00:21:52qui ont la chance de l'avoir,
00:21:53ce qui représente
00:21:54à peine un quart des étudiants,
00:21:56forcément,
00:21:56c'est compliqué derrière
00:21:57de vivre correctement.
00:22:01Donc, voilà,
00:22:01en termes aussi de...
00:22:02On sait que la population étudiante
00:22:04est une population
00:22:05très mobile
00:22:06qui, pour ses études,
00:22:07doit bouger,
00:22:08que ce soit pour des stages,
00:22:08alternance,
00:22:09même juste pour pouvoir
00:22:10aller en master
00:22:10ou quoi que ce soit.
00:22:11Et c'est ce que nous révèlent
00:22:12les témoignages qu'on a eus.
00:22:14Et donc,
00:22:15il y a 15% des étudiants
00:22:16mettent plus de 3 mois
00:22:17à retrouver un logement,
00:22:18etc.
00:22:18Ils sont au bout
00:22:19de la chaîne résidentielle
00:22:20vraiment dont on parlait
00:22:21juste avant.
00:22:22Et donc,
00:22:22du fait de la précarisation
00:22:23des familles,
00:22:24etc.,
00:22:25qui restent dans leur logement,
00:22:26en fait,
00:22:26les petits logements
00:22:27ne sont jamais libérés.
00:22:28Donc,
00:22:28les étudiants galèrent
00:22:29à se loger.
00:22:30Et il y a aussi
00:22:31une norme sociétale
00:22:32qui dit qu'un étudiant,
00:22:34enfin,
00:22:34que les 40% d'étudiants
00:22:35qui habitent encore
00:22:36dans leur famille,
00:22:36etc.,
00:22:37c'est quelque chose de normal.
00:22:38Nous,
00:22:38on trouve que ce n'est pas le cas
00:22:39et qu'un étudiant à 18 ans,
00:22:40il est majeur,
00:22:41il devrait avoir...
00:22:41Il a le droit d'aller vivre
00:22:42ailleurs que chez ses parents.
00:22:43Est-ce que vous nous décrivez,
00:22:44c'est une paupérisation,
00:22:46en fait,
00:22:46des étudiants ?
00:22:47Est-ce que ça conduit même
00:22:48à un renoncement aux études,
00:22:50un abandon des études ?
00:22:51Parce que,
00:22:52finalement,
00:22:53mon quotidien,
00:22:53c'est de galérer
00:22:54et j'ai même plus le temps
00:22:55d'aller à l'amphi ?
00:22:56Oui,
00:22:56complètement.
00:22:56Dans notre enquête,
00:22:57on voit qu'il y a un étudiant
00:22:58sur deux qui travaille
00:22:59à côté de ses études
00:23:00pour pouvoir payer son logement.
00:23:02Et ces étudiants-là,
00:23:03à côté,
00:23:04il y a même 78%
00:23:05qui ne pourraient pas
00:23:06avoir un loyer
00:23:07sans de l'aide
00:23:07de ses proches
00:23:09ou quoi que ce soit,
00:23:10familial.
00:23:11Et donc,
00:23:11forcément,
00:23:11ça conduit de nombreux étudiants
00:23:13à ne pas pouvoir aller en cours,
00:23:14à devoir refuser son master à Lyon
00:23:16quand on vient de Saint-Étienne
00:23:17parce que c'est trop loin
00:23:18et qu'on ne peut pas
00:23:19se payer un loyer.
00:23:20Donc,
00:23:21forcément,
00:23:21on a pas mal de choses
00:23:22qui nous révoltent
00:23:25dans cette enquête.
00:23:27Et même sur les aides
00:23:29actuellement,
00:23:29sur les aides au logement
00:23:31qui existent,
00:23:32il y a une très grande
00:23:32méconnaissance des aides
00:23:34qui peuvent déjà exister.
00:23:36Au niveau des bourses étudiantes,
00:23:37ce n'est pas du tout...
00:23:38Comme je disais,
00:23:38il y a un étudiant sur quatre
00:23:39qui est boursier actuellement
00:23:40et tous les ans,
00:23:41on perd 20 000 boursiers
00:23:42qui sortent du système
00:23:43sans aucune raison.
00:23:45Et voilà.
00:23:45Et encore aujourd'hui,
00:23:46on veut retirer les aides
00:23:48pour le logement
00:23:48pour les étudiants internationaux
00:23:50alors qu'ils viennent étudier
00:23:52en France
00:23:52et que c'est une richesse
00:23:54comme pas possible
00:23:54pour notre enseignement supérieur.
00:23:56Donc voilà,
00:23:56nous,
00:23:56on a vu au niveau étudiant...
00:23:58Quelles questions
00:23:58vous voulez leur poser ?
00:23:59C'est un peu ça,
00:24:00ce à quoi j'allais en venir.
00:24:02On a vu de nombreux plans
00:24:03qui se sont entassés.
00:24:05Le plan des 60 000
00:24:06et le plan des 45 000
00:24:07logements étudiants
00:24:08et voilà.
00:24:08Et les plans s'empilent
00:24:09sans jamais atteindre
00:24:10leur objectif.
00:24:11Donc nous,
00:24:11on a un peu...
00:24:12Enfin,
00:24:12une question,
00:24:13on voit que...
00:24:14Voilà,
00:24:14là,
00:24:14les CRUS,
00:24:16ce sont les premiers
00:24:17qui logent les étudiants
00:24:18normalement,
00:24:18qui doivent,
00:24:19ce sont censés être
00:24:19les chefs de file
00:24:20du logement étudiant.
00:24:21Pour autant,
00:24:21il y a un logement CRUS
00:24:22pour 17 étudiants
00:24:23aujourd'hui.
00:24:24On leur demande aussi
00:24:24d'assumer du coup
00:24:25un repas en euros pour tous
00:24:26parce que les étudiants
00:24:27sont aussi dans une grande
00:24:29précarité alimentaire.
00:24:30Donc comment on fait
00:24:30pour donner suffisamment,
00:24:32on va dire,
00:24:33de moyens à ce réseau-là,
00:24:34avoir suffisamment
00:24:35de logements sociaux ?
00:24:36On a parlé de réquisitions aussi,
00:24:38notamment,
00:24:39enfin voilà,
00:24:39les petits logements,
00:24:41on sait,
00:24:41qui sont très utilisés,
00:24:42tout ce qui est Airbnb,
00:24:43etc.
00:24:43Donc qu'est-ce qu'on en fait ?
00:24:44Et puis sur le logement privé,
00:24:46qu'est-ce qu'on fait
00:24:47au-delà de l'encadrement
00:24:47des loyers qui,
00:24:48comme on l'a vu à Paris,
00:24:49par exemple,
00:24:49ne suffit pas,
00:24:50qui j'espère sera pérennisé,
00:24:51mais ne suffit pas ?
00:24:52Donc voilà,
00:24:53qu'est-ce qu'on fait
00:24:53pour les étudiants
00:24:54qui galèrent à se loger ?
00:24:55Qui veut lui répondre ?
00:24:57Je peux commencer.
00:24:58Vous pouvez même ajouter,
00:24:59madame,
00:25:01j'ai eu 24 sur 20 à mon bac,
00:25:03je ne me suis pas inscrit
00:25:04en classe prépa
00:25:05parce que j'étais pris
00:25:05en astrophysique
00:25:07dans un endroit bien connu ici,
00:25:08et puis je n'ai pas trouvé
00:25:10de logement
00:25:10et je fais fac de Géo,
00:25:11finalement,
00:25:13dans ma ville d'origine.
00:25:14Donc des rêves foutus.
00:25:16Des rêves empêchés ?
00:25:17Alors moi,
00:25:18j'ai quelques propositions
00:25:19sur le sujet.
00:25:20On est sans doute
00:25:20un des rares pays
00:25:21qui, lorsqu'on s'inscrit
00:25:22à l'université,
00:25:23l'université ne s'occupe pas
00:25:25de nous pour nous loger.
00:25:27Quand vous êtes
00:25:28dans une école d'ingénieurs,
00:25:29la école d'ingénieurs
00:25:29vous loge.
00:25:30Pas toutes.
00:25:31Pas toutes,
00:25:32mais beaucoup.
00:25:32Elles trouvent.
00:25:33En tous les cas,
00:25:34sur le plateau de Saclay,
00:25:35ça marche assez bien.
00:25:36Et en revanche,
00:25:39les universités aujourd'hui
00:25:40sont celles
00:25:41qui sont les plus gros
00:25:41propriétaires fonciers.
00:25:42Je mettrais hors Ile-de-France.
00:25:44Hors Ile-de-France.
00:25:46Et vous n'avez plus
00:25:47ces problèmes-là
00:25:48de la même nature
00:25:49à Bordeaux, par exemple.
00:25:50Puisque sur le foncier de Bordeaux,
00:25:52le président de l'université
00:25:53a compris qu'il fallait
00:25:54construire des logements.
00:25:55Ils construisent des logements.
00:25:56Ils vont même démolir
00:25:57des amphi.
00:25:58Les amphi 800,
00:25:591000 places
00:25:59qui ne servent plus à rien,
00:26:00qui sont inchauffables,
00:26:01ça va se transformer
00:26:02en logement à terme.
00:26:03Justement pour pouvoir
00:26:04répondre à la demande.
00:26:05Parce que l'attractivité
00:26:06de l'université de demain,
00:26:07ce sera avec la capacité
00:26:08qu'on a à louer des logements.
00:26:10Ensuite, vous avez...
00:26:12Les étudiants
00:26:13ne sont pas du tout prioritaires
00:26:14dans les attributions
00:26:15de logements.
00:26:17C'est-à-dire que vous avez
00:26:17des ordres,
00:26:18mais comme tout devient prioritaire,
00:26:19l'étudiant,
00:26:20il n'est jamais prioritaire.
00:26:21C'est un peu surprenant.
00:26:23Et d'ailleurs,
00:26:23je sais que la FAGE
00:26:24porte ça,
00:26:25puisque j'ai eu l'occasion
00:26:25de vous recevoir,
00:26:26puisque je suis rapporteur
00:26:27du budget du logement
00:26:28et de l'hébergement
00:26:28pour le compte
00:26:29de la Commission des finances.
00:26:30Et je sais que ça,
00:26:31ça commence à remuer
00:26:32en tous les cas
00:26:33dans l'appareil d'État
00:26:34afin de la prendre en compte.
00:26:36Et le repas à un euro,
00:26:36c'est que ça a sans doute
00:26:37des raisons aussi.
00:26:39Et puis après,
00:26:39les mécanismes de bourse,
00:26:40d'accompagnement,
00:26:42eh bien aujourd'hui,
00:26:42on voit bien
00:26:43que ça fonctionne mal.
00:26:44Et le vrai sujet,
00:26:45c'est de savoir
00:26:45pourquoi les étudiants
00:26:46lâchent leurs études.
00:26:48Soit c'est une erreur
00:26:48d'orientation,
00:26:49ce qui est respectable,
00:26:50soit c'est parce que
00:26:51c'est pour des raisons financières
00:26:52et d'accès au logement
00:26:53qu'on va mettre de côté
00:26:55l'avenir de notre pays.
00:26:56Et pour moi,
00:26:57ça, c'est pas supportable.
00:26:58Et pour moi,
00:26:58la priorité des priorités,
00:27:00c'est de faire comprendre
00:27:01aux gens plus anciens
00:27:02que nous sommes
00:27:02que la priorité
00:27:04doit être les jeunes.
00:27:05Voilà.
00:27:06Et tu en fais comment,
00:27:07Danielle ?
00:27:07Je rajouterais que moi,
00:27:08quand je suis arrivée à Paris,
00:27:09la Chambre de Bonne,
00:27:10elle coûtait
00:27:11un quart de SMIC.
00:27:13Et aujourd'hui,
00:27:14j'ai presque l'impression
00:27:15que c'est presque
00:27:17les trois quarts du SMIC,
00:27:18en fait,
00:27:18qui passent dans la Chambre de Bonne
00:27:19pour vous montrer
00:27:20l'évolution de la spéculation
00:27:21et pour parler
00:27:22en choses qui peuvent être comparables.
00:27:25Donc un,
00:27:26il y a une première priorité,
00:27:28c'est que l'État,
00:27:29bien oui,
00:27:30mette l'argent
00:27:30pour pouvoir
00:27:32construire,
00:27:33enfin,
00:27:33produire
00:27:34des logements étudiants.
00:27:36Que vous dites
00:27:37université
00:27:37ou que vous dites
00:27:38Crous,
00:27:39au point de départ,
00:27:40c'est l'État qui finance.
00:27:41Voilà.
00:27:41Donc il faut une politique
00:27:43ambitieuse de l'État.
00:27:44Et le problème,
00:27:44c'est qu'on est toujours
00:27:45confronté,
00:27:46budget après budget,
00:27:47qu'on ne peut jamais d'ailleurs voter,
00:27:48à cette règle
00:27:49qui est que
00:27:50les gouvernements successifs
00:27:52depuis 2017
00:27:53ne veulent pas prendre
00:27:53l'argent
00:27:54où il est.
00:27:55alors que les rapports
00:27:56nous montrent
00:27:57que les ultra-riches
00:27:58ne payent pas,
00:27:59ne participent pas
00:28:00à la contribution
00:28:00de l'impôt
00:28:01comme l'ensemble des Français.
00:28:03Et donc après,
00:28:03on nous dit
00:28:03austérité,
00:28:04il faut faire des économies
00:28:05et on se retrouve
00:28:06avec une absence
00:28:06de politique publique
00:28:07qui planifie
00:28:08les besoins
00:28:09en termes de logements sociaux
00:28:10de la même manière
00:28:11qu'on laisse s'écrouler
00:28:12nos universités
00:28:13qui manquent énormément
00:28:14de moyens.
00:28:14Et moi,
00:28:15je vois le degré
00:28:16de sélection
00:28:16pour entrer dans les masters
00:28:17qui s'ajoute
00:28:19au degré de sélection
00:28:20pour entrer au départ
00:28:21en licence.
00:28:21Tout cela est justifié
00:28:23par une chose,
00:28:24c'est qu'on n'a pas
00:28:24anticipé, planifié
00:28:26le nombre de places
00:28:27qu'il fallait.
00:28:27Donc oui,
00:28:28il faut une politique
00:28:28bien plus ambitieuse
00:28:29en matière de logement
00:28:30parce qu'à l'arrivée,
00:28:31c'est des jeunes
00:28:32qui abandonnent les études
00:28:33parce qu'ils n'y arrivent pas
00:28:34mais c'est aussi des cas
00:28:35extrêmement graves
00:28:37ou si vous avez même
00:28:38y compris maintenant
00:28:38des problèmes de prostitution
00:28:40dans la jeunesse
00:28:40et ça c'est terrifiant
00:28:42parce qu'à un moment donné
00:28:42le logement est devenu
00:28:44une telle crise
00:28:44qu'on laisse des jeunes
00:28:46dans des situations
00:28:47de précarité énormes
00:28:49et donc dans une fragilité
00:28:50par des réseaux d'emprise.
00:28:52Donc on est sur un sujet
00:28:53extrêmement grave
00:28:54et une société
00:28:54qui ne donne pas les moyens
00:28:56à sa jeunesse
00:28:57de s'émanciper
00:28:57et bien elle se ferme
00:28:59elle-même à tout avenir.
00:29:00Donc il faut planifier
00:29:02la production
00:29:02de logements sociaux,
00:29:03il faut être bien plus drastique
00:29:06sur la question
00:29:07du contrôle Airbnb
00:29:08et sur le contrôle
00:29:09de l'entendrement des loyers.
00:29:11La ville de Paris
00:29:13renforce ses moyens
00:29:14en termes de brigade
00:29:15justement pour aller
00:29:16sur le terrain
00:29:17pour aller faire respecter.
00:29:19Il faut se battre aussi
00:29:20contre le co-living
00:29:21parce que c'est la nouvelle
00:29:22grosse arnaque.
00:29:23On va expliquer
00:29:24que dans un appartement
00:29:25qu'il y a trois chambres
00:29:27et bien plutôt que de le louer
00:29:292000 euros
00:29:30ce qui est déjà énorme
00:29:31on va louer chaque chambre
00:29:33entre 1000 et 1400 euros.
00:29:35C'est ce qui est en train
00:29:35de se passer
00:29:36et on va essayer
00:29:37de contourner
00:29:37l'encadrement des loyers
00:29:38par ce système-là.
00:29:40Et qui en fait
00:29:40subit cela bien souvent
00:29:41c'est les étudiants
00:29:42qui ne se retrouvent
00:29:44sans autre alternative
00:29:45que d'aller dans ces grosses arnaques
00:29:47où on leur propose
00:29:47des services
00:29:48mais enfin c'est tout juste
00:29:48une machine à laver
00:29:49en service
00:29:50co-living promis.
00:29:52Il faut faire attention
00:29:52aussi aux fausses solutions.
00:29:54Je voudrais me tourner
00:29:54vers Benjamin.
00:29:56Benjamin vous êtes
00:29:56agent immobilier
00:29:57alors c'est sûr
00:29:58que la crise du logement
00:29:59vous aussi vous la vivez
00:29:59de plein fouet
00:30:00depuis quelques années déjà.
00:30:01Qu'est-ce qui se passe
00:30:02vous quand vous publiez
00:30:03aujourd'hui une annonce
00:30:03pour un studio
00:30:04à 600-700 euros ?
00:30:06On la retire très vite
00:30:07parce qu'en une matinée
00:30:09on a entre 300 et 500 demandes
00:30:11et que les solutions
00:30:14que j'entends là
00:30:14elles ne peuvent pas
00:30:16elles ne peuvent pas
00:30:16se satisfaire.
00:30:17J'entends souvent
00:30:18des explications
00:30:19on a bien compris
00:30:20là avec Rachel et Louise
00:30:21qu'on était sur une crise
00:30:24pas de prix
00:30:25mais de l'offre
00:30:26systémique.
00:30:27Et on parle souvent
00:30:29de vouloir régler
00:30:29des symptômes
00:30:31et jamais aller à la cause.
00:30:33Et si on ne va pas
00:30:34traiter le problème
00:30:35à la racine
00:30:36on ne le réglera pas.
00:30:38Nous très clairement
00:30:39aujourd'hui
00:30:41on s'entend dire
00:30:42il y a beaucoup
00:30:43d'appartements vides
00:30:44nous professionnels
00:30:45on ne les voit pas.
00:30:46Notre volonté
00:30:47nous c'est de louer.
00:30:49Vous ne les voyez pas
00:30:50parce que c'est des propriétaires
00:30:51qui ont renoncé
00:30:52à les louer.
00:30:53On ne les a rendu pas
00:30:54les chiffres.
00:30:54Mais la vraie question
00:30:54c'est pourquoi
00:30:55ils ont renoncé ?
00:30:56Pourquoi on les fait renoncer ?
00:30:58C'est ça le problème
00:30:59de fond.
00:31:00Il faut bien comprendre
00:31:01que l'immobilier
00:31:05change de règle
00:31:06tous les ans.
00:31:07Je vais prendre
00:31:08un problème
00:31:08très simple
00:31:09que tout le monde
00:31:09va comprendre
00:31:10c'est le problème
00:31:10que tout le monde
00:31:11a été concerné
00:31:12les DPE.
00:31:13DPE c'est 4 ans
00:31:144 changements
00:31:15Diagnostique
00:31:15de performance énergétique.
00:31:18On va être clair
00:31:19au 1er janvier 2025
00:31:21vous aviez un DPEG
00:31:23vous n'aviez plus
00:31:23le droit de louer.
00:31:24D'accord ?
00:31:25Les professionnels
00:31:26ont été voir le gouvernement
00:31:28ont échangé avec lui
00:31:29avec les différents ministres
00:31:31pour leur expliquer
00:31:32qu'on commettait
00:31:33une grossière erreur
00:31:34en retirant
00:31:34850 000 logements
00:31:36rien que ça
00:31:37du marché.
00:31:39Au bout de 6 mois
00:31:40on nous a écoutés
00:31:40à l'époque
00:31:41c'était
00:31:43François Bayrou
00:31:44qui était Premier ministre
00:31:45il a changé la loi
00:31:46le temps qu'il change
00:31:47la loi
00:31:47il l'a changé
00:31:48au 1er janvier 2026
00:31:49en un an
00:31:50qu'est-ce qui s'est passé ?
00:31:51Les propriétaires
00:31:53ont vendu
00:31:54parce qu'ils ont eu peur
00:31:55que leur appartement
00:31:57soit plus jamais louable
00:32:00un grand nombre
00:32:00d'appartements
00:32:01a été retiré
00:32:02du marché
00:32:02et donc aujourd'hui
00:32:04on apprend quoi ?
00:32:05que finalement
00:32:06parce qu'on va suivre
00:32:07les obligations
00:32:08de la communauté européenne
00:32:09et bien on va récupérer
00:32:11850 000 logements
00:32:12sur le parc
00:32:14c'est énorme
00:32:15et on a perdu un an
00:32:17c'est l'un des meilleurs exemples
00:32:18Mais là depuis le 1er janvier
00:32:19vous les avez vu revenir
00:32:20ces logements ?
00:32:21Tout simplement pourquoi ?
00:32:22parce qu'il suffit
00:32:23d'aller sur le site
00:32:23de l'ADEME
00:32:24c'est mathématique
00:32:25au lieu de 2,3 kWh
00:32:27l'obligation est à 1,9
00:32:28Oui mais vous qui êtes
00:32:29en bout de chaîne
00:32:30dans une agence immobilière
00:32:32vous auriez pu ne pas voir
00:32:33revenir ces logements ?
00:32:34Je suis en fait
00:32:34je suis gestionnaire locatif
00:32:36et agent immobilier
00:32:37et quand on est gestionnaire locatif
00:32:38on gère les biens
00:32:39sur le long terme
00:32:40Donc ce que vous dites
00:32:40c'est qu'en fait
00:32:40on s'est occupé
00:32:41de la fin du monde
00:32:42avant de s'occuper
00:32:42de la fin du mois
00:32:43Mais évidemment
00:32:45évidemment
00:32:46et c'est le mal français
00:32:47c'est pas souhaitable
00:32:47non plus de loger
00:32:48des gens
00:32:48dans des passoires thermiques
00:32:50Mais personne n'a dit ça
00:32:52Mais je vous rappelle
00:32:53qu'avant que cette obligation arrive
00:32:55vous refaisiez
00:32:56votre appartement
00:32:57et bien ça pouvait
00:32:59ils pouvaient être l'ACG
00:33:00parce qu'à l'époque
00:33:01on ne nous disait pas
00:33:01qu'il fallait faire de l'isolation
00:33:02de 20 cm sur tous les murs
00:33:04à l'époque
00:33:04on ne nous disait pas
00:33:05qu'il fallait isoler nos plafonds
00:33:06les règles
00:33:07on les change
00:33:08on les impose
00:33:09et on se retrouve
00:33:10dans des situations
00:33:10nous professionnels
00:33:12nous n'avons jamais dit
00:33:13que nous ne souhaitions pas
00:33:14et bien au contraire
00:33:15rénover le parc privé
00:33:17c'est dans notre intérêt
00:33:19c'est dans l'intérêt
00:33:19de nos clients
00:33:20par contre
00:33:21ce qu'on a dit
00:33:22c'est que
00:33:23à force de mettre
00:33:25des lois
00:33:26des règles
00:33:27qui changent
00:33:27toutes les 5 minutes
00:33:28vous faites fuir
00:33:29les investisseurs
00:33:30de notre pays
00:33:30vous faites fuir
00:33:31les investisseurs
00:33:32de notre pays
00:33:32et si demain matin
00:33:33on n'a plus d'investisseurs
00:33:34madame la députée
00:33:35on sera bien embêté
00:33:36parce qu'on n'aura plus
00:33:37d'appartement à louer
00:33:38mais Sébastien Lecornu
00:33:39le mois dernier
00:33:39quand il présente
00:33:40son plan logement
00:33:40et qu'il dit
00:33:41on va arrêter
00:33:41d'emmerder les français
00:33:43c'est à ça
00:33:44qu'il pensait ?
00:33:45il peut commencer
00:33:46lui d'abord
00:33:46par arrêter
00:33:47d'emmerder les français
00:33:48parce que franchement
00:33:49cette expression grossière
00:33:50qu'il utilise
00:33:51il ne supporterait pas
00:33:52qu'on le lui renvoie
00:33:53or à un moment donné
00:33:55il y a une petite musique
00:33:56qui laisse entendre
00:33:57que c'est parce qu'il y aurait
00:33:58trop de réglementation
00:33:59qu'il n'y aurait pas
00:34:00suffisamment de logement
00:34:01et c'est ce que vous relayez
00:34:02sur ces questions
00:34:04moi je dis
00:34:05franchement
00:34:06c'est normal
00:34:06qu'il y ait de la réglementation
00:34:07sur le logement
00:34:08un, on veut des logements
00:34:09par exemple
00:34:11qui soient sécurisants
00:34:13sur la question
00:34:14de l'incendie
00:34:14par exemple
00:34:15personne ne va remettre
00:34:15en cause ces règles-là
00:34:17comment accepter
00:34:18des passoires thermiques
00:34:19et des bouilloires thermiques
00:34:21l'été
00:34:21c'est normal
00:34:22qu'on exige
00:34:25des réglementations
00:34:26le problème
00:34:26c'est que
00:34:27là où je vous suis
00:34:28c'est que le gouvernement
00:34:29sur ma prime
00:34:29Rendeuve
00:34:30n'a pas arrêté
00:34:31de faire des va-et-vient
00:34:32on met les moyens
00:34:33on retire les moyens
00:34:34on permet d'accéder
00:34:35au dossier
00:34:36on retire l'accès au dossier
00:34:37donc ça ça ne va pas du tout
00:34:38par contre je vous assure
00:34:39que les réglementations
00:34:40c'est une nécessité
00:34:41moi j'en rajouterais même une
00:34:42la question de l'accessibilité
00:34:44au handicap
00:34:44ça n'est pas acceptable
00:34:46que le gouvernement
00:34:47précédent
00:34:47à travers
00:34:48je crois que c'était la loi
00:34:48et l'an
00:34:49a remis en cause
00:34:50les impératifs
00:34:51sur l'accessibilité
00:34:52moi j'entends
00:34:52les associations
00:34:53qui me disent
00:34:53c'est pas possible
00:34:54un, soit les personnes
00:34:56en situation de handicap
00:34:57galèrent pour avoir
00:34:58un logement adapté
00:34:59soit ils arrivent
00:35:01par le biais du bailleur
00:35:02par le biais de MaPrimeAdapt
00:35:03mais ils disent
00:35:04mais alors le problème
00:35:05c'est que quand enfin
00:35:05on a un logement
00:35:06adapté à notre handicap
00:35:07on peut pas aller voir
00:35:08la famille
00:35:09on peut pas aller voir
00:35:10les amis
00:35:10parce que les logements
00:35:11sont pas adaptés
00:35:12or c'est une aberration
00:35:13si tous les logements
00:35:14devaient être accessibles
00:35:15et bien vous ou moi
00:35:17ou je ne sais qui
00:35:17quand nous arriverions
00:35:19à une situation
00:35:19soit on a un accident
00:35:20soit on perd notre autonomie
00:35:22parce qu'on devient âgé
00:35:23on devient en situation
00:35:24de handicap
00:35:24et on bénéficierait
00:35:27de ce logement
00:35:27un mot peut-être
00:35:28moi je n'ai pas voté
00:35:29la loi climat résilience
00:35:31pour une de ces raisons-là
00:35:32et d'ailleurs
00:35:32contre Lausanne
00:35:33moi je l'assume
00:35:33et d'ailleurs
00:35:34j'ai été accusé
00:35:35par mes collègues
00:35:35dont ma collègue de droite
00:35:37et c'est normal
00:35:38de gauche
00:35:38enfin à ma droite
00:35:40de gauche qu'à droite
00:35:41comme quoi
00:35:42oui parfois
00:35:43Daniel Simonnet est à droite
00:35:44vous êtes toujours
00:35:45à gauche ou à droite
00:35:46de quelqu'un
00:35:46mais d'ailleurs
00:35:47vos idées sont respectables
00:35:48je peux les combattre
00:35:49mais je les respecte
00:35:50parce qu'en fait
00:35:51faire sortir
00:35:53850 000 logements
00:35:53comme j'avais pu le dire
00:35:54lors du projet de loi
00:35:56Clémar et des Alliances
00:35:57était une bêtise
00:35:58et donc c'était une bêtise
00:36:00et on est revenu en arrière
00:36:02et moi je suis par ailleurs
00:36:03rapporteur du budget
00:36:04de l'hébergement
00:36:04qui est un morceau du logement
00:36:05du parcours résidentiel
00:36:07on est passé de 900 millions
00:36:08à 3 milliards
00:36:09et quand on met les gens
00:36:10à l'abri
00:36:11on ne s'occupe pas de savoir
00:36:11si ce n'est pas dans un G
00:36:14ce qui veut donc dire
00:36:15qu'on est toujours
00:36:16rattrapé par les faits
00:36:18et aujourd'hui les faits
00:36:19c'est qu'il y a un manque
00:36:19de logement
00:36:20je voudrais dire tout à l'heure
00:36:21madame parlait de Airbnb
00:36:22et du rôle
00:36:26moi je vais vous donner
00:36:27un exemple très simple
00:36:28je vais prendre l'exemple parisien
00:36:30parce que ça se comprend
00:36:30très vite
00:36:32vous avez un logement
00:36:33pour l'exemple
00:36:34100 mètres carrés
00:36:35que vous louez 20 euros
00:36:37historiquement
00:36:382000 euros
00:36:38ce qui n'est pas cher
00:36:40et votre loyer à la rue
00:36:41passe à 15 euros
00:36:43à la relocation
00:36:44donc là où vous aviez
00:36:452000 euros de loyer
00:36:46vous n'avez plus que 1500
00:36:48vous êtes le propriétaire
00:36:50et vous voulez retrouver
00:36:51vos 2000 euros
00:36:52vous faites Airbnb
00:36:564 dimanches
00:36:56500 euros
00:36:574 fois 500
00:36:582000
00:36:59et en fait
00:36:59les loyers à la rue
00:37:01moi je vous le dis franchement
00:37:02dans les zones très denses
00:37:03puisque ça a été expérimenté
00:37:04dans des villes plus denses
00:37:05que Paris
00:37:05on fait retirer
00:37:06des logements du marché
00:37:07alors
00:37:08monsieur qui est un agent immobilier
00:37:09c'est très bien
00:37:10si le propriétaire
00:37:11veut vendre son logement
00:37:12c'est en fonction de son loyer
00:37:13qui est pratiqué
00:37:14et du locataire
00:37:15qui est dedans
00:37:15qui a un droit
00:37:16en maintien dans les lieux
00:37:17et c'est normal
00:37:18donc sa valeur
00:37:19la valeur du foncier
00:37:20baisse
00:37:20et aujourd'hui
00:37:21le paradoxe
00:37:22c'est qu'on est dans une ville
00:37:23aujourd'hui comme Paris
00:37:23qui fait des efforts
00:37:24et je ne les nie pas
00:37:26mais par ailleurs
00:37:28on a plus de logements
00:37:29vacants
00:37:30et en dehors des règles
00:37:31du DPE
00:37:33par rapport
00:37:34il y a 20 ans
00:37:34à l'époque de Delanoé
00:37:35donc il doit y avoir
00:37:36un truc qui se passe
00:37:37parce que les politiques publiques
00:37:39aujourd'hui
00:37:39il faut en être responsables
00:37:40et les assumer
00:37:40ce qui est intéressant
00:37:42ce qui est intéressant
00:37:42c'est d'analyser
00:37:42les différentes causes
00:37:43de la vacance
00:37:44vous avez de plus en plus
00:37:45une explosion de la vacance
00:37:47dans un grand nombre
00:37:48de villes
00:37:48qui sont liées
00:37:49au développement
00:37:50des résidences secondaires
00:37:51je parle de Paris
00:37:51que ce soit sur Paris
00:37:54mais que ce soit sur Nice
00:37:55sur plein de villes
00:37:56du littoral
00:37:57cette explosion
00:37:58des résidences secondaires
00:37:59d'où la mise en place
00:38:00d'une taxation
00:38:01des résidences secondaires
00:38:02qui peut être dissuasive
00:38:03elle a été renforcée
00:38:05je vous interromps
00:38:06parce que c'est un peu
00:38:06le sujet de Vincent
00:38:07c'est un peu le sujet
00:38:09de Vincent
00:38:09carrément même
00:38:12les meublés touristiques
00:38:13qui empêchent les habitants
00:38:14de se loger
00:38:15dans leur propre ville
00:38:16vous êtes membre
00:38:17du collectif national
00:38:18des habitants permanents
00:38:19on va le dire
00:38:20c'est un collectif
00:38:21anti-Airbnb
00:38:22oui exactement
00:38:23alors le collectif national
00:38:26des habitants permanents
00:38:27le CNHP
00:38:28on travaille en collaboration
00:38:30avec une quarantaine
00:38:31d'autres associations
00:38:32à travers la France
00:38:33qui font face
00:38:34à cette problématique
00:38:35du logement permanent
00:38:37qu'on soit locataire
00:38:39ou propriétaire
00:38:40et notre association
00:38:42travaille particulièrement
00:38:43sur les meublés de tourisme
00:38:45sur la cause
00:38:47des meublés de tourisme
00:38:48de la crise de logement
00:38:50et pour ça
00:38:51on a développé
00:38:52un observatoire
00:38:53citoyen
00:38:54indépendant
00:38:55et gratuit
00:38:56qui référence
00:38:57l'ensemble
00:38:57des meublés de tourisme
00:38:58en France
00:38:59depuis plusieurs années
00:39:00et on constate
00:39:01une augmentation globale
00:39:02de l'offre Airbnb
00:39:03sur tout le territoire
00:39:05avec
00:39:06on mène également
00:39:08des enquêtes
00:39:09sur
00:39:09le comportement
00:39:11des investisseurs
00:39:12autour
00:39:13de l'immobilier
00:39:14depuis
00:39:152017
00:39:16on va dire
00:39:16et
00:39:17le monde
00:39:18de l'investissement
00:39:19immobilier
00:39:19est à la recherche
00:39:20exclusivement
00:39:21de la rentabilité
00:39:22de la rente immobilière
00:39:23il y a des formations
00:39:25en ligne
00:39:26pour apprendre
00:39:27à développer
00:39:28son business
00:39:29Airbnb
00:39:29que ce soit
00:39:30de la conciergerie
00:39:31l'investissement locatif
00:39:32purement
00:39:33Airbnb
00:39:33et la particularité
00:39:35de ces formations
00:39:36c'est qu'elles ont
00:39:36une certification
00:39:37Calliope
00:39:38qui permet
00:39:39d'être remboursée
00:39:39par Pôle emploi
00:39:40et le CPF
00:39:42on sait nous-mêmes
00:39:43la branche
00:39:44sur laquelle
00:39:44nous sommes assis
00:39:45les investisseurs
00:39:46n'ont pas attendu
00:39:47l'interdiction
00:39:48de louer en G
00:39:49n'ont pas attendu
00:39:51l'encadrement
00:39:51des loyers
00:39:52pour louer en Airbnb
00:39:55ses arguments
00:39:56sont faux
00:39:58c'est surtout
00:40:00que c'est la recherche
00:40:01de rentabilité
00:40:02Virginie
00:40:03d'abord
00:40:03je vous interromps
00:40:04Vincent
00:40:04parce que
00:40:04que dit aujourd'hui
00:40:05la loi
00:40:06parce que c'est vrai
00:40:06que chaque commune
00:40:07est libre
00:40:08de décider
00:40:09de prendre
00:40:09un arrêté
00:40:10anti Airbnb
00:40:10aujourd'hui
00:40:12on en est où ?
00:40:13et bien
00:40:13c'est certaines communes
00:40:15si on prend Paris
00:40:15ou d'autres
00:40:16par exemple
00:40:17c'est 90 jours
00:40:1890 nuit
00:40:1990 nuit
00:40:20oui
00:40:2090 jours
00:40:23donc on ne peut pas
00:40:24louer son logement
00:40:25sur Airbnb
00:40:26ou toute autre plateforme
00:40:27plus de 90 jours par an
00:40:28oui
00:40:28ça c'est pour
00:40:29la résidence principale
00:40:30et si vous avez
00:40:32un logement
00:40:32qui est mis
00:40:34uniquement en location
00:40:35c'est soumis
00:40:36à enregistrement
00:40:37à autorisation
00:40:38à compensation
00:40:40c'est extrêmement encadré
00:40:42et ça
00:40:42ça varie
00:40:43selon les communes
00:40:43il y a effectivement
00:40:44soit des communes
00:40:46très denses
00:40:46urbaines
00:40:47type Paris
00:40:47soit des communes
00:40:49très touristiques
00:40:50côte littorale
00:40:52sans doute
00:40:53à côté
00:40:54de là
00:40:54où habite
00:40:55monsieur
00:40:56et donc
00:40:57il y a
00:40:58tout cet encadrement
00:40:59qui existe
00:41:00après
00:41:01il y a
00:41:01évidemment
00:41:02les contrôles
00:41:03qui peuvent être faits
00:41:04notamment
00:41:04si on prend Paris
00:41:05il y a une brigade
00:41:06qui intervient
00:41:07là il y a eu
00:41:07des sanctions
00:41:08des sanctions financières
00:41:09très lourdes
00:41:10puisque
00:41:10la réglementation
00:41:12a été alourdie
00:41:13sur les amendes
00:41:15qui pèsent
00:41:15en cas de contravention
00:41:18donc ça
00:41:18c'est l'existant
00:41:19mais en fait
00:41:20ce qui est frappant
00:41:20je trouve
00:41:20dans le discours
00:41:21de tous ces témoignages
00:41:22c'est de voir
00:41:23que ce soit
00:41:24pour un usage touristique
00:41:25que ce soit
00:41:25pour un usage étudiant
00:41:26que ce soit
00:41:27pour loger
00:41:27des saisonniers
00:41:28que ce soit
00:41:29pour les gens eux-mêmes
00:41:30en fait
00:41:30on se rend compte
00:41:31que d'une seule chose
00:41:32c'est que
00:41:32ça manque de logement
00:41:33puisqu'on est en train
00:41:34de dresser
00:41:35tout le monde
00:41:35les uns contre les autres
00:41:36les touristes
00:41:37contre les pas touristes
00:41:38ceux qui ont une résidence
00:41:39secondaire
00:41:39ceux qui n'en ont pas
00:41:40les étudiants
00:41:41par rapport aux personnes âgées
00:41:43enfin
00:41:45on constate
00:41:46en fait
00:41:46on sent véritablement
00:41:47cette tension permanente
00:41:49sur le logement
00:41:50et il faut absolument
00:41:52plus de logements
00:41:53et il faut
00:41:54qu'il y ait
00:41:54un moment
00:41:55alors
00:41:55on a évoqué
00:41:56vous avez évoqué
00:41:57le plan logement
00:41:59annoncé par le ministère
00:42:00du logement
00:42:01c'est un premier pas
00:42:02ça suffira sans doute pas
00:42:05et on n'est même pas sûr
00:42:06qu'il atteigne
00:42:07les objectifs annoncés
00:42:08c'est à dire que
00:42:09sur l'investissement locatif
00:42:10on parle de 50 000 logements
00:42:12le temps que les promoteurs
00:42:14que la machine
00:42:14se remettent en route
00:42:15vu dans quel état
00:42:16c'est le dispositif
00:42:17Jean Brun
00:42:18c'est ça
00:42:18exactement
00:42:18vous voulez bien nous rappeler
00:42:20comment
00:42:20il a été lancé
00:42:21il vient d'être lancé
00:42:22il était dans le projet
00:42:23de loi de finances 2026
00:42:24effectivement
00:42:25dans le projet
00:42:26de loi de finances 2026
00:42:27et en plus
00:42:27il va être amendé
00:42:28assez rapidement
00:42:29sans doute
00:42:30après les élections municipales
00:42:32puisqu'il a été voté
00:42:33dans l'état
00:42:34où il était
00:42:35par le 49-3
00:42:36et donc il y avait des choses
00:42:37qu'il fallait améliorer
00:42:37c'est un dispositif
00:42:38pour remplacer le Pinel
00:42:39c'est un dispositif
00:42:40qui remplace le Pinel
00:42:41et qui est un peu différent
00:42:42puisqu'il fonctionne
00:42:43selon un système d'amortissement
00:42:45alors avant
00:42:45c'était une réduction d'impôt
00:42:46là c'est un amortissement
00:42:47et vous pouvez
00:42:48tant pour l'achat
00:42:49d'un logement neuf
00:42:50que pour l'achat
00:42:51d'un logement ancien
00:42:52avec une quantité de travaux
00:42:53je vais y revenir
00:42:54vous amortissez
00:42:55une fraction du prix du bien
00:42:56dans la limite
00:42:57de 80%
00:42:58et 8000 euros par an
00:42:59l'agent immobilier
00:43:00est déjà pas content
00:43:01il va nous dire pourquoi
00:43:02mais allez-y
00:43:04il peut me dire
00:43:05si je me trompe
00:43:05c'est pas elle
00:43:06qui a voté cette loi
00:43:06elle nous la décrypte
00:43:08le dispositif pour l'instant
00:43:09c'est le qu'il est voté
00:43:10donc ça c'est dans le neuf
00:43:11et vous pouvez avoir
00:43:12trois niveaux de loyer
00:43:13intermédiaire social
00:43:14très social
00:43:16avec des niveaux
00:43:17d'amortissement différents
00:43:18il n'y a pas de zonage
00:43:19donc ça c'est plus simple
00:43:20ça veut dire que c'est
00:43:21partout en France
00:43:21et dans l'ancien
00:43:23il faut avoir
00:43:24fait des travaux
00:43:26et il faut
00:43:26que le montant des travaux
00:43:28soit égal à 30%
00:43:29du montant de l'opération
00:43:30donc des travaux conséquents
00:43:31des travaux conséquents
00:43:32et surtout
00:43:33et c'est là où ça va être
00:43:33très compliqué
00:43:34c'est qu'il faut
00:43:35que le logement
00:43:35à l'issue de ses travaux
00:43:36obtienne une note A ou B
00:43:38sauf qu'en fait
00:43:39ce qu'on sait
00:43:40c'est que
00:43:40et dernière chose
00:43:41les maisons ne sont pas concernées
00:43:42techniquement
00:43:43quand vous avez un appartement
00:43:44en copropriété
00:43:45s'il est en dernier étage
00:43:46en angle
00:43:46vous n'y arriverez jamais
00:43:47c'est à peu près simple
00:43:48ça marche pas
00:43:49c'est exactement
00:43:50comme tout à l'heure
00:43:51quand on disait
00:43:52on va rendre tous les logements
00:43:53accessibles le PMR
00:43:54donc c'est pas du tout
00:43:54une occasion à saisir
00:43:55les nouveaux produits
00:43:57je le disais
00:43:57les nouveaux construits
00:43:58les nouveaux construits
00:44:00c'est tout à fait possible
00:44:00les nouveaux oui
00:44:01mais pas les anciens
00:44:02bien évidemment
00:44:03les nouveaux construits
00:44:04ça veut dire construction
00:44:05ça veut pas dire ancien
00:44:07et la part de la construction
00:44:09c'est 1%
00:44:10quand l'ancien c'est 99
00:44:12et comme d'habitude
00:44:13c'est très français
00:44:14on a un bon dispositif
00:44:16on est à l'origine
00:44:17nous les agents immobiliers
00:44:18puisque ce qu'on appelle
00:44:20le dispositif chambrun
00:44:21c'est le statut
00:44:23du bailleur privé
00:44:24on l'a demandé
00:44:25et demandé
00:44:25et bien on était content
00:44:27et hop
00:44:28la dernière clause
00:44:29A ou B
00:44:30en DPE
00:44:31nous rend illusoire
00:44:33ce dispositif
00:44:34et on espère
00:44:35et on espère
00:44:36et merci de votre
00:44:40intervention très précise
00:44:41puisque moi j'attendais
00:44:42ce fameux DPE A ou B
00:44:43qui a rendu
00:44:45quasiment impossible
00:44:46la réalisation
00:44:47dans ce qu'on a compris
00:44:47pour l'instant
00:44:48c'est un peu en suspens
00:44:49avec la période électorale
00:44:50mais dans ce qu'on a compris
00:44:51c'est qu'on va sûrement
00:44:53réintégrer les maisons
00:44:54dans le dispositif
00:44:55et ce serait plus
00:44:56alors ce serait peut-être
00:44:57pas 30%
00:44:58mais 20% de travaux
00:44:59ce qui peut déjà
00:44:59être une grosse enveloppe
00:45:00et ensuite
00:45:02il faut
00:45:04que ce soit
00:45:05non plus
00:45:06arriver à l'objectif
00:45:08A ou B
00:45:08mais simplement
00:45:10gagner deux notes
00:45:11sur l'étiquette énergie
00:45:12du bien
00:45:12ce qui permettrait
00:45:13quand même
00:45:13à plus de logements
00:45:14d'être mis
00:45:15en rentrée
00:45:17dans le dispositif
00:45:17et d'être proposé
00:45:18à la location
00:45:19ensuite
00:45:19parce que l'objectif final
00:45:21quand même
00:45:21c'est de loger les gens
00:45:22donc
00:45:23c'est de donner envie
00:45:26à ceux qui peuvent
00:45:26d'investir
00:45:27pour permettre
00:45:28ensuite de loger les gens
00:45:29c'est ça
00:45:30c'est là que j'aimerais bien
00:45:30qu'on revienne
00:45:31est-ce que
00:45:31quel rapport on a au logement
00:45:33aujourd'hui le logement
00:45:35ça devient un produit financier
00:45:37qui est sur l'étal du banquier
00:45:38et on cherche
00:45:41à la loi
00:45:42à la puissance publique
00:45:43de dire
00:45:44que nous ne sommes pas d'accord
00:45:45avec les mésusages
00:45:46du logement
00:45:46comme la recherche
00:45:47à travers Airbnb
00:45:49pardon
00:45:49ou le co-living
00:45:51d'un profit maximum
00:45:52et pour les mesures
00:45:54du gouvernement
00:45:54moi je suis
00:45:55très inquiète
00:45:56parce que j'ai l'impression
00:45:57qu'on refait le pinel
00:45:58or
00:45:58le pinel a été épinglé
00:46:00par la Cour des comptes
00:46:01parce que c'était vraiment
00:46:03des cadeaux
00:46:03de défiscalisation
00:46:05le montant total
00:46:06des avantages fiscaux
00:46:07qui avaient été accordés
00:46:08d'atteigner 7,3 milliards d'euros
00:46:10en 2023
00:46:10sans effet sur l'offre locative
00:46:13cette somme
00:46:14elle aurait permis
00:46:14de construire
00:46:1570 000 logements sociaux
00:46:18je voudrais juste terminer une chose
00:46:20je voudrais juste terminer une chose
00:46:21vous avez aujourd'hui
00:46:223,5%
00:46:24écoutez-moi bien
00:46:253,5%
00:46:26des propriétaires
00:46:28qui possèdent
00:46:2950%
00:46:30du parc locatif privé
00:46:32donc moi je suis
00:46:33d'accord
00:46:34pour les préatos zéro
00:46:35pour les primo-accédants
00:46:36mais je ne suis pas
00:46:37d'accord
00:46:38pour donner des avantages
00:46:39fiscaux
00:46:41exorbitants
00:46:41comme on va le refaire
00:46:42pour des multipropriétaires
00:46:45qui pour certains d'entre eux
00:46:47mettent sciemment
00:46:48leurs logements
00:46:49et leurs immeubles
00:46:50en vacances
00:46:51c'est-à-dire
00:46:52non occupés
00:46:53parce que la bulle spéculative
00:46:55fait qu'ils rapportent plus
00:46:56qu'en étant occupés
00:46:57c'est par exemple
00:46:58la foncière
00:46:59du triangle d'or
00:47:00dans le 8ème arrondissement
00:47:01200 logements
00:47:02qui sont vides
00:47:04depuis des années
00:47:05et des années
00:47:06parce que ces immeubles
00:47:07vacants
00:47:08et bien rapportent plus
00:47:09dans la logique spéculative
00:47:10alors un tout petit mot
00:47:11si j'étais occupé
00:47:12un tout petit mot
00:47:13moi je voudrais réagir
00:47:14au propos
00:47:14d'un intervenant précédent
00:47:16puis je conclurai
00:47:16sur l'amendement
00:47:17que je connais bien
00:47:17qui a été repris
00:47:18dans la loi de finances
00:47:19dans le 49-3
00:47:20monsieur a raison
00:47:22aujourd'hui
00:47:23les airbnb
00:47:24et qu'on sort
00:47:25parce qu'il n'y a pas
00:47:25qu'eux
00:47:26tout de même
00:47:26c'est devenu
00:47:28un vocabulaire
00:47:28c'est devenu
00:47:30quelque chose de générique
00:47:30pour dire
00:47:31c'est un kleenex
00:47:32c'est vrai que ça pose
00:47:34un problématique
00:47:35du modèle économique
00:47:36du logement
00:47:36je m'explique
00:47:38que quelqu'un
00:47:39puisse louer
00:47:40une partie de son logement
00:47:41qu'il occupe
00:47:42en tant que résidence principale
00:47:4490 jours
00:47:45pour se faire
00:47:45un complément de revenu
00:47:46sans boîte à clé
00:47:48puisqu'il est dans le logement
00:47:50pourquoi pas
00:47:52qu'en revanche
00:47:53quelqu'un
00:47:54achète un logement
00:47:55simplement avec l'objectif
00:47:57de la boîte à clé
00:47:57et fait perdre
00:47:59le statut
00:48:00de logement familial
00:48:01au logement
00:48:01en fait il devient
00:48:02un concurrent
00:48:03des tapotels
00:48:03il devient un hôtel
00:48:04tout court
00:48:05et moi je fais partie
00:48:06moi je suis très clair
00:48:07mais d'ailleurs
00:48:08j'ai pas été suivi
00:48:09soit on le facture
00:48:10à la TVA surtout
00:48:11et donc
00:48:12mais par contre
00:48:13il a plus le statut
00:48:15du logement
00:48:15autre partage
00:48:16je dis à ceux
00:48:16qui font ça
00:48:16que les jurisprudences
00:48:18constantes aujourd'hui
00:48:19et les tribunaux judiciaires
00:48:20c'est que
00:48:20pour faire fonctionner
00:48:21la loi anti-squat
00:48:22il faut qu'il y ait une
00:48:25il faut que le logement
00:48:26soit vandalisé
00:48:26et quand on a la clé
00:48:27on y reste
00:48:28et aujourd'hui
00:48:29tous ceux qui se maintiennent
00:48:30dans les logements
00:48:30Airbnb
00:48:31et qui n'entrent pas
00:48:32dans le champ d'application
00:48:33de la loi anti-squat
00:48:34et bien
00:48:35ça veut dire que
00:48:36les juges protègent
00:48:37le modèle familial
00:48:38du logement
00:48:39je referme la parenthèse
00:48:41donc je pense que
00:48:42tout ça va s'éteindre
00:48:42après
00:48:43après sur les communes touristiques
00:48:44vous entendez
00:48:45mes collègues députés
00:48:46vous avez des communes
00:48:47qui ont des statuts
00:48:48de communes touristiques
00:48:49si demain
00:48:49on empêche
00:48:50ce type de location
00:48:52à la montagne
00:48:54ou dans certaines zones
00:48:55balnéaires
00:48:55ça va poser des soucis
00:48:57la vraie difficulté
00:48:58c'est qu'aujourd'hui
00:48:58le législateur
00:48:59que j'ai invité à discuter
00:49:01sur le sujet
00:49:02n'a jamais voulu trancher
00:49:03parce que tout le monde
00:49:04a des injonctions contradictoires
00:49:06mais en revanche
00:49:08que le logement
00:49:08dans le huitième arrondissement
00:49:09ma chère collègue
00:49:10soit acheté dans un modèle économique
00:49:12de type 3
00:49:13où on va louer 90 jours
00:49:15mais pas à 500 euros
00:49:16par nuit
00:49:17ou par week-end
00:49:19mais à 1100
00:49:21c'est sûr qu'on peut l'acheter
00:49:23beaucoup plus cher
00:49:23et le problème
00:49:24c'est que
00:49:24après ce prix plus cher
00:49:26devient un prix de référence
00:49:27et ça fait monter les prix
00:49:28tout autour
00:49:29et je crois qu'aujourd'hui
00:49:31les politiques conduites
00:49:32dans certaines villes
00:49:33ont conduit
00:49:35à l'augmentation
00:49:36des prix de l'immobilier
00:49:37donc il faut que tout le monde
00:49:39assume ce qu'il a fait
00:49:41et pas fait
00:49:41et comme je crois d'ailleurs
00:49:43que le retrait
00:49:45de la puissance publique
00:49:46ma chère collègue
00:49:47dans le financement
00:49:48du logement social
00:49:48fait qu'aujourd'hui
00:49:50le déficit de l'opération HLM
00:49:52est payé
00:49:52par l'accédant
00:49:53à la propriété
00:49:54donc comme il achète plus cher
00:49:55moi j'ai un logement
00:49:56j'ai la chance dans le 13ème
00:49:57moi j'ai acheté un logement
00:49:59qui n'était pas
00:49:59à 9000 euros du mètre
00:50:01il l'est devenu
00:50:02parce que BFM
00:50:03c'est fait
00:50:04où ça se vendait
00:50:05à 20 000 euros
00:50:06donc le 20 000 euros
00:50:07est devenu
00:50:08le prix de référence
00:50:09donc moi je suis monté
00:50:10à 9 000
00:50:10mais dans le 20 000 euros
00:50:12l'accédant à la propriété
00:50:13il a payé
00:50:144000 de déficit
00:50:15d'opération HLM
00:50:16au mètre carré
00:50:17et la ville
00:50:18ne compense pas
00:50:19et beaucoup de villes
00:50:20ne compense pas
00:50:20tout le monde s'est organisé
00:50:22pour faire croire
00:50:22que le logement social
00:50:23pouvait s'autoporter
00:50:25ce sont des injonctions
00:50:26contradictoires
00:50:27qui aboutissent
00:50:28à la montée
00:50:28pour le logement social
00:50:29aujourd'hui
00:50:30c'est les locataires
00:50:31qui payent
00:50:32c'est les locataires
00:50:32qui payent
00:50:33l'argent public
00:50:55c'est vraiment une bonne idée
00:50:55reportage de Dario Borgogno
00:50:57Thibaut Castan
00:50:58et Juliane Roland
00:51:03dans les rues
00:51:04des grandes villes françaises
00:51:05et en particulier
00:51:06de la capitale
00:51:06ces panneaux se multiplient
00:51:08depuis des années
00:51:09des bureaux à louer
00:51:10ou à vendre
00:51:11la France compte
00:51:129 millions de mètres carrés
00:51:13de locaux vacants
00:51:14dont 5 uniquement
00:51:15en Ile-de-France
00:51:15les spécialistes
00:51:17de l'immobilier
00:51:17l'ont en tout cas
00:51:18bien remarqué
00:51:19je sors aujourd'hui
00:51:20sur notre site internet
00:51:21environ 1000 annonces
00:51:23on est sur des volumes
00:51:24d'annonces
00:51:24qui sont bien supérieurs
00:51:25à ceux qu'on enregistrait
00:51:26il y a 10 ans
00:51:27la raison
00:51:28un changement de comportement
00:51:29après la crise du Covid
00:51:30c'est bien les conséquences
00:51:32du télétravail
00:51:32et de la mise en oeuvre
00:51:33massive du télétravail
00:51:35dans les entreprises
00:51:35qui a conduit finalement
00:51:37à freiner
00:51:39la croissance des entreprises
00:51:40dans leur consommation
00:51:41de mètres carrés
00:51:42au bout de 4 ans de vacances
00:51:43ces biens sont estimés
00:51:44difficiles à relouer
00:51:45ou à vendre
00:51:46alors l'État encourage
00:51:47à une transformation
00:51:48de ces espaces en logement
00:51:49avec notamment cette loi
00:51:51adoptée l'année dernière
00:51:52pour faciliter
00:51:53ces constructions
00:51:54l'enjeu est considérable
00:51:55par exemple
00:51:56en Ile-de-France
00:51:57cela pourrait représenter
00:51:58à terme
00:51:58150 000 habitations
00:52:00dans une région
00:52:01où il en manque
00:52:01500 000
00:52:02à plus tôt
00:52:03ces 6 500 mètres carrés
00:52:05de bureaux
00:52:05sont donc en chantier
00:52:06pour devenir
00:52:07118 logements
00:52:08donc là
00:52:09ce sera la future
00:52:10entrée de la résidence
00:52:11et avant
00:52:11c'était des bureaux
00:52:12tout ce qu'il y a
00:52:13de plus classique
00:52:13avec des entreprises
00:52:15qui avaient
00:52:15leur siège social
00:52:17terminer les postes
00:52:18avec ordinateur
00:52:18place ici bientôt
00:52:19à des salons
00:52:20des cuisines
00:52:21des balcons
00:52:21les seuls restes
00:52:23des anciens bureaux
00:52:23seront les places de parking
00:52:25la seule chose
00:52:26qu'on a conservé
00:52:26de cet immeuble
00:52:28c'est l'infrastructure
00:52:29et c'est les 5 niveaux
00:52:29de sous-sol
00:52:30une opération impressionnante
00:52:31car la société
00:52:32a été obligée
00:52:33de tout déconstruire
00:52:34on a démoli
00:52:35les étages
00:52:35parce que le bâtiment
00:52:37qui existait
00:52:38ne permettait pas
00:52:41la transformation
00:52:42la plupart du temps
00:52:42il faut quand même
00:52:43venir démolir
00:52:44pour reconstruire
00:52:45dans 85% des cas
00:52:47la démolition
00:52:47est obligatoire
00:52:48des contraintes techniques
00:52:49qui peuvent ralentir
00:52:50les ambitions
00:52:51des promoteurs
00:52:52mais aussi des maires
00:52:53bouleversement
00:52:53du paysage urbain
00:52:54nuisance des travaux
00:52:55les riverains
00:52:56n'apprécient pas
00:52:57on voit bien
00:52:58se développer
00:52:59ce qu'on appelle
00:53:00le nimbaï
00:53:01le nimbi
00:53:02pas dans mon jardin
00:53:03et que les élus
00:53:04sont d'abord
00:53:05le reflet
00:53:06de ce que leurs électeurs
00:53:07veulent
00:53:08et donc on voit bien
00:53:09qu'il y a beaucoup
00:53:09d'obstacles
00:53:10sur 80 dossiers
00:53:12autorisés
00:53:12il y a que la moitié
00:53:13qui a débouché
00:53:14un potentiel encore
00:53:16donc sous-exploité
00:53:17en 2025
00:53:18seulement 57 000 m2
00:53:20de bureaux vacants
00:53:20ont été transformés
00:53:21soit environ 817 logements
00:53:23un chiffre tout de même
00:53:25en hausse
00:53:25comparé aux années précédentes
00:53:27c'est vrai que sur le papier
00:53:28l'idée elle est séduisante
00:53:29mais on voit bien
00:53:30que dans la réalité
00:53:31c'est des chantiers
00:53:32qui sont très lourds
00:53:33qui souvent n'aboutissent pas
00:53:34c'est des riverains
00:53:35qui déposent des recours
00:53:38contre ces transformations
00:53:39de bureaux en logements
00:53:41parce que
00:53:41un bureau
00:53:42ça ne devient pas forcément
00:53:43un logement aussi facilement
00:53:44Daniel Simonnet
00:53:45alors déjà
00:53:46il faudrait peut-être
00:53:47arrêter de produire des bureaux
00:53:48il y a quelque chose
00:53:49qui est faute
00:53:50dans votre reportage
00:53:50c'est-à-dire qu'on fait croire
00:53:52que c'est à cause
00:53:53du confinement
00:53:56pendant le Covid
00:53:56que du coup
00:53:58il y a eu une crise
00:53:58de ces bureaux
00:53:59bon
00:53:59en fait
00:54:00il y a toujours
00:54:01énormément de production
00:54:03de bureaux
00:54:04parce qu'en termes
00:54:05d'investissement
00:54:06pardon
00:54:06je défends quand même
00:54:06le reportage
00:54:07et je défends
00:54:08l'équipe et la rédaction
00:54:09de LCP
00:54:10mais il y a des chiffres
00:54:11qui disent clairement
00:54:11que post-Covid
00:54:12on a eu
00:54:13moins 5,4%
00:54:15d'occupation des bureaux
00:54:16à cause du télétravail
00:54:17donc c'est pas un fantasme
00:54:18c'est un accélérateur
00:54:21merci
00:54:21là où il faut rectifier
00:54:22c'est qu'il y a eu
00:54:24par contre
00:54:25une progression
00:54:26une augmentation
00:54:27de la production
00:54:28de bureaux
00:54:29parce que produire
00:54:30un bureau
00:54:30même si vous n'avez pas
00:54:31les acheteurs
00:54:32est un placement
00:54:33financier
00:54:34extrêmement rentable
00:54:36et on fait croire
00:54:37même quand les bureaux
00:54:38sont vides à l'arrivée
00:54:39au lieu de regarder
00:54:40cette réalité en face
00:54:41en se disant
00:54:41il y a une folie
00:54:42sur la logique spéculative
00:54:44de produire des bureaux
00:54:46on fait croire
00:54:46que c'est à cause du Covid
00:54:47et que les gens
00:54:48ne veulent plus
00:54:48travailler en bureau
00:54:49et qu'ils bossent à distance
00:54:51il y a un ouvrage
00:54:52je l'ai dans mon sac
00:54:53c'est dommage
00:54:54dans vos bureaux
00:54:56sur justement
00:54:59qui décrit
00:55:00toute cette faillite là
00:55:02l'immobilier
00:55:02ah je vous l'ai dit
00:55:04tout à l'heure
00:55:04l'immobilier hors sol
00:55:06l'immobilier hors sol
00:55:07et d'une chercheuse
00:55:08économiste
00:55:08qui démontre
00:55:09bien ce problème là
00:55:10il y a eu
00:55:11le phénomène
00:55:12c'est exact
00:55:13a commencé avant
00:55:14le Covid est un accélérateur
00:55:16mais parce qu'on a
00:55:17beaucoup
00:55:18on a eu
00:55:18beaucoup de production
00:55:19de bureaux
00:55:20d'abord que ça demande
00:55:20un temps long
00:55:22oui c'est à dire
00:55:22ça ne sort pas de terre
00:55:23en un an
00:55:24ça ne sort pas de terre
00:55:25en un an
00:55:25ça peut prendre
00:55:262, 3, 4, 5, 10 ans
00:55:27quand ça arrive
00:55:28ça ne correspond plus
00:55:30forcément à ce que
00:55:30les gens recherchent
00:55:31en termes de localisation
00:55:32ou autre
00:55:33et en attendant
00:55:33les vieux bureaux
00:55:34ils sont vétustes
00:55:35et là
00:55:36quand on dit
00:55:37il y a 6 millions et demi
00:55:38de bureaux
00:55:39vides en Ile-de-France
00:55:40il y en a
00:55:41un tiers
00:55:42qui effectivement
00:55:43est vide depuis
00:55:43plus de 4 ans
00:55:44et il faut absolument
00:55:46lui trouver
00:55:46une nouvelle vie
00:55:47le souci c'est quand même
00:55:48que les élus
00:55:50enfin les communes
00:55:51les villes
00:55:51perçoivent
00:55:52de la taxe foncière
00:55:53que le bureau
00:55:53soit vide ou occupé
00:55:54donc il faut à un moment
00:55:56donner les autorisations
00:55:57d'urbanisme
00:55:58pour transformer
00:55:59ces opérations
00:56:00si techniquement
00:56:01c'est faisable
00:56:02c'est à dire qu'aujourd'hui
00:56:02il y a quand même
00:56:03plein de contraintes techniques
00:56:05on l'a bien vu
00:56:05une largeur
00:56:06par exemple
00:56:07les immeubles
00:56:07on dit c'est 13 mètres
00:56:08de profondeur
00:56:09sinon c'est pas possible
00:56:10vous savez que par exemple
00:56:11des marges d'habitation
00:56:12et des marges de bureau
00:56:13elles sont pas à la même hauteur
00:56:14donc ça veut dire
00:56:14qu'il faut par exemple
00:56:15refaire des escaliers
00:56:16il y a plein de choses
00:56:17comme ça qui sont compliquées
00:56:18donc c'est pas la baguette magique
00:56:19ça peut se faire
00:56:21mais il faut aussi
00:56:21une volonté
00:56:22encore une fois
00:56:22des élus
00:56:23de dire
00:56:24on transforme
00:56:25et on arrête
00:56:26de donner des autorisations
00:56:27pour construire des bureaux
00:56:28moi ce que je voudrais vous dire
00:56:29c'est que
00:56:29les images du reportage
00:56:31on voit des immeubles
00:56:32haussmanniens
00:56:33avec bureaux alloués
00:56:34ce sont des locaux
00:56:35ce sont des locaux
00:56:36d'habitation
00:56:38qui ont été transformés
00:56:39en bureaux
00:56:39je rappelle
00:56:39que pour qu'une maison
00:56:41d'habitation se transforme
00:56:43en bureaux
00:56:43il faut l'autorisation du maire
00:56:47donc que les maires
00:56:48déjà ne donnent plus
00:56:49ce type d'autorisation
00:56:50et le retour
00:56:51de ces logements
00:56:52de ces bâtiments
00:56:53de ces espaces
00:56:55à un logement
00:56:56c'est assez facile
00:56:57et ça pose pas de problème
00:56:58ensuite vous avez
00:56:59les immeubles
00:57:00de bureaux
00:57:01comme on dit
00:57:01en surépaisseur
00:57:03on a un exemple
00:57:04très frappant
00:57:04en Ile-de-France
00:57:05c'est la défense
00:57:07la trajectoire
00:57:08d'occupation
00:57:09de la défense
00:57:10nous dit-on
00:57:10dans de multiples études
00:57:12c'est vacante
00:57:13à 75%
00:57:14dans 20 ans
00:57:16ce sont des immeubles
00:57:17de bureaux
00:57:18et on nous explique aussi
00:57:20que les tours
00:57:21pour des raisons
00:57:21de mécanique des sols
00:57:22parce que dessous
00:57:23c'est vide
00:57:24c'est vraiment construit
00:57:25sur une dalle
00:57:26et bien
00:57:27si on en écrase une
00:57:28ça peut faire tomber
00:57:29une autre
00:57:30qu'on ne veut pas
00:57:30faire tomber
00:57:31ce qui veut donc dire
00:57:32qu'on est condamné
00:57:33à vivre avec la défense
00:57:34soit avec une friche
00:57:35à long terme
00:57:35soit à lui trouver
00:57:36une autre destination
00:57:37bien entendu
00:57:39quand on veut
00:57:39transformer des bureaux
00:57:40en logement
00:57:41parce que là
00:57:41il y a deux villes
00:57:42qui encaissent
00:57:43je crois 700 millions
00:57:44d'euros
00:57:44de taxes foncières
00:57:46il faudra trouver
00:57:48le modèle économique
00:57:48nouveau de ces villes
00:57:50ensuite il faudra trouver
00:57:51le modèle économique
00:57:52des propriétaires
00:57:53je vous rappelle
00:57:54que ces propriétaires là
00:57:54sont souvent des gestionnaires
00:57:56d'assurance vie
00:57:57ce sont les placements
00:57:58des français
00:57:59qui sont dans la défense
00:58:00et ensuite
00:58:01il faudra trouver
00:58:02des règles
00:58:03afin de pouvoir
00:58:04adapter
00:58:04ces immeubles
00:58:05à un fonctionnement
00:58:06de locaux d'habitation
00:58:08puisque nous sommes
00:58:09le dernier pays
00:58:10et le seul pays au monde
00:58:11à avoir des règles
00:58:12pour les bureaux
00:58:13et à avoir des règles
00:58:14pour les habitations
00:58:15et donc
00:58:16figurez-vous
00:58:16qu'il va falloir inventer
00:58:17encore d'autres règles
00:58:18je vous présente
00:58:19Joey si vous voulez bien
00:58:20bonsoir Joey
00:58:21Joey est architecte
00:58:23et alors
00:58:23il est architecte à l'île
00:58:24il connaît bien des règles
00:58:29moi je fabrique des tiny house
00:58:31donc je suis venu aujourd'hui
00:58:32un peu pour parler
00:58:33de ce type de logement
00:58:34qui est un type d'habitat alternatif
00:58:36je rajouterais même
00:58:37en plus à tout ce qui a été dit
00:58:38sur cette crise de logement
00:58:39que les villes dans le futur
00:58:40elles vont faire face
00:58:41à une augmentation encore
00:58:42de leur population
00:58:44sans possibilité de s'étaler
00:58:45urbainement sur le territoire
00:58:46et donc en ce sens
00:58:48la question du partage
00:58:49et de la mutualisation
00:58:50des espaces
00:58:51va devenir très importante
00:58:52c'est pour ça
00:58:53alors on en voit là
00:58:53à l'écran
00:58:54on en voit certaines
00:58:55de vos tiny house
00:58:56donc c'est des habitats
00:58:57c'est des habitats
00:58:59tout petits c'est ça
00:59:00oui c'est ça
00:59:01ce sont de micro habitats
00:59:04donc je voudrais juste
00:59:06poursuivre aussi
00:59:06sur ce que j'étais en train de dire
00:59:07parce que du coup
00:59:08je voudrais réagir aussi
00:59:09à ce que disait
00:59:09madame la députée
00:59:10on sait que le partage
00:59:12de la mutualisation
00:59:13des espaces
00:59:13sont très importants
00:59:14dans le futur
00:59:15et je trouve difficile
00:59:16de réfuter le co-living
00:59:18en tant qu'habitat
00:59:20car je pense que
00:59:21dans le futur
00:59:22cinq ménages
00:59:23n'auront pas besoin
00:59:23forcément de posséder
00:59:25cinq salons
00:59:26cinq buanderies
00:59:28cinq espaces
00:59:29et donc la mutualisation
00:59:30de l'espace
00:59:31c'est ce qui permettra
00:59:32une mutualisation
00:59:33si elle n'est pas spéculative
00:59:34ça peut être intéressant
00:59:35la mutualisation
00:59:35c'est ce qui permettra
00:59:36de gagner
00:59:37des mètres carrés
00:59:38sur la ville
00:59:38et de loger
00:59:39plus de personnes
00:59:40jouer
00:59:40il nous reste peu de temps
00:59:41mais vraiment
00:59:42je voulais terminer avec vous
00:59:43en quoi est-ce que
00:59:44la tiny house
00:59:45la mini maison
00:59:45c'est pour vous
00:59:47une solution
00:59:47à cette crise du logement
00:59:48alors la tiny house
00:59:50justement
00:59:50cette crise du logement
00:59:51on voit qu'elle est
00:59:52quantitative
00:59:53mais elle est également
00:59:53qualitative
00:59:54et donc la tiny house
00:59:55en fait représente
00:59:56un nouveau mode de vie
00:59:58en accord avec son environnement
00:59:59un espace minimum
01:00:00c'est un espace minimaliste
01:00:02en fait qui n'est pas fondé
01:00:03c'est-à-dire que
01:00:04une tiny house
01:00:05n'a pas le même impact
01:00:06sur le sol
01:00:06qu'un bâtiment
01:00:07fondé en béton
01:00:10donc on n'a pas
01:00:11d'artificialisation
01:00:11du sol
01:00:12mais il faut
01:00:13alors il n'y a pas besoin
01:00:14de permis de construire
01:00:14je crois
01:00:15mais il vous faut quand même
01:00:16trouver des terrains
01:00:17c'est ça
01:00:17il faut trouver des terrains
01:00:18c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:00:20donc il y a
01:00:21les tiny house
01:00:22mais également le phénomène
01:00:23de village
01:00:23de tiny house
01:00:24qui se développe
01:00:24et qui accueille
01:00:26des communautés actives
01:00:28désireuses de vivre ensemble
01:00:29et donc aujourd'hui
01:00:32la question que je pourrais
01:00:33vous poser aussi
01:00:34c'est
01:00:34comment est-ce qu'on pourrait
01:00:36aider
01:00:36toutes les associations
01:00:38et toutes les collectivités
01:00:40qui tentent
01:00:40qui pourraient
01:00:42vouloir aussi
01:00:43mettre en place
01:00:44des projets de tiny house
01:00:46dans leur ville
01:00:46car la tiny house
01:00:48aussi c'est un logement
01:00:48qui se construit
01:00:49qui est abordable
01:00:50qui se construit rapidement
01:00:52et qui peut aussi
01:00:53représenter une solution
01:00:55ça fait toujours un toit
01:00:56au-dessus de sa tête
01:00:57quand même
01:00:57c'est ça oui
01:00:58et je dirais qu'aujourd'hui
01:00:59les types de logements
01:01:00alternatifs
01:01:01ont du mal encore
01:01:02à être institutionnalisés
01:01:04et comment on pourrait
01:01:05accompagner
01:01:06toutes ces associations
01:01:07car aujourd'hui
01:01:09elles font un travail
01:01:10qui est très difficile
01:01:11et comment les aider
01:01:14à mettre en place
01:01:14ce projet
01:01:15et à donner plus de force
01:01:16une réponse très courte
01:01:17une réponse très courte
01:01:18je ne considère que
01:01:19nul n'est pas pour subir
01:01:20et puis je suis pour la liberté
01:01:21donc s'il y a des gens
01:01:22qui veulent habiter
01:01:22dans des habitats
01:01:23format bungalow
01:01:24je ne vois pas d'inconvénients
01:01:25sans permis de construire
01:01:26ça m'interroge tout de même
01:01:27ça veut dire qu'il n'y a pas
01:01:28de taxe foncière
01:01:30donc il faut sans doute
01:01:31envisager quelque chose
01:01:32pour la collectivité
01:01:33si ça se devait se multiplier
01:01:34parce qu'elle a été obligée
01:01:35de donner des services
01:01:36mais pourquoi pas
01:01:38il faut que les gens
01:01:38aient la liberté de choix
01:01:39moi je pense qu'aujourd'hui
01:01:41il faut permettre aux gens
01:01:42d'avoir liberté de choix
01:01:42c'est toujours frustrant
01:01:43parce qu'une heure
01:01:43ça passe tellement vite
01:01:44quand on est tous ensemble
01:01:46merci à tous d'être venus
01:01:47sur le plateau de chaque voix compte
01:01:48merci d'être venus répondre
01:01:49à notre public
01:01:50merci beaucoup Virginie
01:01:51on vous lit dans Challenge
01:01:53cette émission est rediffusée
01:01:54tout à l'heure à 23h30
01:01:56lundi vous retrouvez
01:01:57l'ami Francis Letellier
01:01:58pour l'indicé politique
01:01:59son invité sera Valérie Hayé
01:02:01chaque voix compte revient
01:02:02mardi à 19h30
01:02:04et c'est Clément Méric
01:02:04qui sera aux commandes
01:02:06passez une excellente soirée
01:02:07sur LCP
01:02:07Canal 8
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