Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Bruno Bellone est une figure marquante du football français, ancien international et champion de France, dont le parcours dépasse largement les terrains. Repéré très jeune et arrivé à Monaco à seulement 14 ans et demi, il débute rapidement chez les professionnels avant de connaître les sommets du football dans les années 1980. Mais derrière la réussite sportive se cache une histoire profondément humaine : celle d’un homme confronté aux blessures, aux difficultés financières et à une reconstruction personnelle remarquable.

Dans cette interview exclusive, Bruno Bellone revient avec sincérité sur son ascension fulgurante, les erreurs qui ont bouleversé sa vie après sa carrière, mais aussi sur les personnes qui l’ont aidé à se relever. Il partage des souvenirs forts du football français, évoque le soutien reçu de ses anciens coéquipiers et livre une vision authentique de la résilience, du dépassement de soi et de l’importance de ne jamais abandonner.

Aujourd’hui engagé pour le football amateur, Bruno Bellone consacre son énergie à créer du lien entre les clubs, les joueurs et leurs partenaires à travers des projets innovants. Une conversation inspirante sur le sport, la réussite, les épreuves de la vie et la transmission.

Suivez O-Rigines le nouveau média qui s’intéresse à l’histoire des histoires.
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC33B...​
Instagram : https://www.instagram.com/origines.me...​
Twitter : https://twitter.com/Originesmedia

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Mon père, quand il a vu que je commençais à être demandé par le club de l'ES Monaco, il
00:04s'est un peu inquiété, j'ai dit tu t'occuperas de moi, mais comme mon père était plombier, il
00:08a dit mais moi je ne peux pas t'aider, je ne connais pas ce monde-là, donc il a
00:12demandé à son meilleur ami de s'occuper de moi, donc je suis arrivé à Monaco à 14 ans et
00:17demi, et ça a été très vite, parce qu'à 17 ans et demi, je commençais à jouer en pro,
00:22et ma carrière a été rapide, en 82 on a été champions de France, en 80-82 je fais la
00:28Coupe du Monde en Espagne,
00:29et là ça commence, tu gagnes de l'argent, et puis ce monsieur était promoteur immobilier, il se servait de
00:34mon argent pour faire ses projets et pour les construire, tu vois, et tout ce que moi qui m'intéressait,
00:39il disait que c'était pas intéressant, il fallait pas l'acheter, j'avais peur de l'argent, c'était
00:42pas vrai, en définitive c'est ma blessure, je me blesse gravement, je contrôle le ballon, je pars, le mec
00:48il arrive, il m'a avancé le talon, il a tout cas pété, c'est le professeur Liger qui m
00:54'opère, je sors de l'opération, je suis sur le lit, je vois sa tête en face de moi, il
00:57me regarde, il fait, bon non, football, fini,
00:59pour ne plus jamais jouer, j'ai été arrêté en 90, là il s'est enfoui vite, et j'ai
01:05tout perdu, tous les biens que j'avais, j'ai tout perdu, ils ont calculé la somme, je crois que
01:09c'est 15 millions de francs que j'ai perdu, j'étais en haut de la fiche,
01:11et comme on dit, je me suis retrouvé au fond d'une poubelle, j'ai vécu chez, dans ma voiture,
01:16pendant 15 jours, j'ai été aidé par un ami qui s'appelait Philippe Dorange, qui est mort malheureusement,
01:21qui était un grand cuisinier, qui a été le cuisinier du fouquet, c'est du doyer à Paris, donc c
01:25'était pas n'importe qui, et il m'a dit, tiens, je te laisse ma villa à la Roquette,
01:29pendant deux ans, il me l'a laissé, j'ai dormi là-bas, j'ai essayé de remonter la pente,
01:33et puis on trouve toujours des solutions quand on est au fond du gouffre,
01:37et je me suis dit, il faut que je parle, donc j'ai contacté par téléphone Julien Courbet, à l
01:42'époque, il faisait sans aucun doute, et c'était une émission qui était vue par des millions de personnes,
01:46et je l'ai au téléphone, et il me dit, oh Bruno, qu'est-ce qu'il arrive, et je
01:50lui explique, en 2-3 minutes, tu vois, il me dit, demain tu montes, et je monte à Paris,
01:53et j'arrive donc sur le plateau et tout, et là, je suis dans une loge, qui devait faire, je
01:59sais pas moi, 10 mètres carrés, et là, il m'apporte un seau avec la bouteille de champagne,
02:03et que moi, je bois jamais de champagne, mais j'étais tellement stressé, j'ai dit, je bois un verre,
02:08seulement j'ai bu la bouteille,
02:10putain, j'étais pas bourré, mais j'étais gay, et quand je suis arrivé sur le plateau, il m'a
02:14vu en train de rigoler,
02:15c'est-à-dire, lui, il est fatigué, le mec, il est à la rue, et il arrive, il rigole
02:19avec tout le monde, et c'est vrai, je disais bonjour au public,
02:22et tout, tu sais, j'étais tranquille, et je te jure, il me fait asseoir sur une table haute, lui
02:28et moi, en face, mais il m'avertit pas, je sais pas ce qui va se passer,
02:31et là, il y avait un grand écran, et tu sais ce qu'il me met, il me met le
02:34but, contre l'Espagne de 84,
02:42tu rigoles, je me suis mis à pleurer, mais le problème, c'est que je m'arrêtais plus, alors, je
02:45sais pas si c'est l'alcool,
02:47ou quoi, le champagne qui m'est monté au cerveau, j'arrêtais pas de pleurer, et lui, il était en
02:51face, il était perdu, perdu,
02:53et là, il me dit, calme-toi, calme-toi Bruno, calme-toi, calme-toi, calme-toi, calme-toi, j'ai
02:57tout, en définitive, il y a tout qui est ressorti,
02:58je me suis calmé, j'ai respiré, tu vois, et dès que la vidéo est finie, tu vois, je fais
03:02le mec, ouais, retour, mais je te la ramasse,
03:05et là, il commence à me parler, alors, ça te donne quoi, ces souvenirs et tout, et là, j'ai
03:10dit, c'était magnifique,
03:11et je lui raconte, je lui raconte que, voilà, tout ce que, les huissiers qui venaient chez moi, que j
03:15'en pouvais plus, quoi, c'était l'enfer,
03:17c'était l'horreur, quoi, de vivre ça, et il m'a dit, écoute, on va t'aider, il fait
03:22tant que t'es pas sorti d'affaires,
03:24tu reviendras à l'émission, je crois que j'en ai fait 6, t'imagines, et un jour, je reçois
03:27un appel de qui ?
03:28De Jean Tigana, c'est la chance, il me dit, Bruno, on vient de me téléphoner, on vient de me
03:32dire,
03:33quand t'as vu à la télé, qu'elle est pas du tout, il faut que tu viennes me voir,
03:36et il me dit, viens me voir,
03:37au stade de mon accord, et j'arrive dans son vestiaire, il était assis, et il me dit, tu dois
03:41combien ?
03:41Il dit, 5 millions de francs, il a failli tomber de...
03:45Il me dit, je sais pas que c'était si grave que ça, bon, il est là, il dit, il
03:49me dit, laisse-moi réfléchir, donne-moi 3 jours,
03:51donc il me rappelle au bout de 3 jours, il me dit, je te donne rendez-vous à Nice, à
03:55l'endroit où tu dois les sous, à la maison mère,
03:57j'ai dit, qu'est-ce qu'il va faire, rendez-vous là-bas, et tout, donc j'arrive à
04:009h30 du matin, et lui, il était déjà là,
04:02il m'attendait dans la voiture, il sort, il fait, t'inquiète pas, ça va bien se passer, on rentre,
04:06et on tombe devant le grand directeur, tu vois,
04:08et là, il regarde, il fait, Bruno, il doit combien ? 5 millions, d'accord, donc il regarde, il fait,
04:13on va réfléchir, on va faire un jubilé,
04:14et on va gagner de l'argent, mais ce sera pas 5 millions, ce sera 500 000, vous regardez, ah
04:21non, c'est 5 millions,
04:22non, ce sera 500 000, parce que moi, déjà, je vais enlever tout chez vous, tout l'argent que j
04:26'ai chez vous, je l'enlève,
04:27et puis vous savez que vous allez être sponsor de la Coupe du Monde en 98, bientôt, là, donc vous
04:32allez appeler votre patron à Paris,
04:33et vous allez lui dire ce que je viens de vous dire, et le mec, il est allé, il est
04:36parti, et moi, je vois, je dis, non, j'ai fait, t'es fou,
04:38vous me dis, mais t'inquiète, ça va bien se passer, et le mec qui revient, une heure après, il
04:42fait, d'accord,
04:43il m'a fait gagner 4 500 000 en une demi-heure, énorme, énorme, énorme, et j'ai trouvé ça
04:48magnifique,
04:50parce que, si tu veux, quand tu es dans un groupe, t'es pas obligatoirement toujours avec les mêmes, tu
04:56vois,
04:56mais moi, j'étais pas tout le temps avec Jeannot, mais on me parlait souvent, tu vois,
04:59et je pensais pas qu'un jour, il allait m'appeler, que là, c'est un mec de mon équipe,
05:03quoi, et j'ai trouvé ça génial.
05:06Le football amateur, on vient tous du football amateur.
05:10Aujourd'hui, le football amateur souffre terriblement financièrement.
05:13La plupart des clubs, à la fin de l'année, sont dans le rouge.
05:17Aujourd'hui, il faut aider le monde amateur.
05:19La fédération leur a présenté l'application, c'est une application qui s'appelle Social Foot,
05:24on peut la télécharger sur Android et iOS.
05:27Cette application, ça fait plus de 4 ans et demi qu'on travaille dessus, avec mes amis.
05:32J'ai voulu créer cette application pour aider le monde amateur à mieux vivre leur passion.
05:36Allez, c'est un lien social, c'est-à-dire que le but, c'est de mettre en relation les
05:40clubs et les joueurs.
05:41Et au milieu, il y a les partenaires, emploi, logement, assurance, banque, matériel.
05:46Le but, c'est d'avoir des partenaires qui cassent les prix pour qu'on puisse les aider.
05:51Et le but, après, c'est de les mettre en relation.
05:53Il y a aussi filles et garçons, faut pas l'oublier.
05:55Aujourd'hui, on a 1200 personnes qui sont sur notre application, dont 30 clubs.
06:02Oui, on a un gros parrain qui s'appelle Zinedine Zidane, qui est quelqu'un que j'adore,
06:07parce que quand je suis allé, je suis arrivé de Monaco à Cannes, il arrivait de la Castellane.
06:12Il avait 14 ans et demi comme moi quand je suis arrivé à Monaco.
06:14On parlait souvent, tu vois, donc il s'entraînait des fois avec nous, tu vois.
06:17Mais c'est vrai que quand il est arrivé, celui-là qui pouvait dire qu'il allait devenir Zidane, c
06:22'est impossible.
06:22Et c'est vrai que techniquement, par contre, c'était merveilleux, mais il manquait de puissance, de vitesse.
06:30Et c'est à la juve.
06:31C'est là qu'il m'a dit qu'il avait progressé un maximum, qu'il avait gagné en puissance.
06:35Il m'a dit que je vomissais à chaque entraînement tellement que c'était dur.
06:39Comme quoi, tu vois, le travail mène toujours à la réussite.
06:43Lâchez rien dans la vie.
06:44Tant qu'on n'est pas malade et qu'on est atteint gravement, qu'on sait qu'on va mourir.
06:48Je vais vous laisser mon mail.
06:50C'est brunobellone06.orange.fr
06:54Si vous avez des questions, s'il y a des partenaires qui veulent faire partie de l'aventure, je vous
06:59répondrai.
06:59Voilà, sur mon Facebook professionnel, brunobellone, tout simplement.
07:04J'ai rien à cacher, moi.
07:06Au contraire, moi, je trouve que le partage, c'est tellement beau.
07:10Bien sûr.
07:11De partager avec les gens.
07:12Merci beaucoup.
07:14Merci à vous.
07:14Merci à vous.
Commentaires

Recommandations