00:00Mon père, quand il a vu que je commençais à être demandé par le club de l'ES Monaco, il
00:04s'est un peu inquiété, j'ai dit tu t'occuperas de moi, mais comme mon père était plombier, il
00:08a dit mais moi je ne peux pas t'aider, je ne connais pas ce monde-là, donc il a
00:12demandé à son meilleur ami de s'occuper de moi, donc je suis arrivé à Monaco à 14 ans et
00:17demi, et ça a été très vite, parce qu'à 17 ans et demi, je commençais à jouer en pro,
00:22et ma carrière a été rapide, en 82 on a été champions de France, en 80-82 je fais la
00:28Coupe du Monde en Espagne,
00:29et là ça commence, tu gagnes de l'argent, et puis ce monsieur était promoteur immobilier, il se servait de
00:34mon argent pour faire ses projets et pour les construire, tu vois, et tout ce que moi qui m'intéressait,
00:39il disait que c'était pas intéressant, il fallait pas l'acheter, j'avais peur de l'argent, c'était
00:42pas vrai, en définitive c'est ma blessure, je me blesse gravement, je contrôle le ballon, je pars, le mec
00:48il arrive, il m'a avancé le talon, il a tout cas pété, c'est le professeur Liger qui m
00:54'opère, je sors de l'opération, je suis sur le lit, je vois sa tête en face de moi, il
00:57me regarde, il fait, bon non, football, fini,
00:59pour ne plus jamais jouer, j'ai été arrêté en 90, là il s'est enfoui vite, et j'ai
01:05tout perdu, tous les biens que j'avais, j'ai tout perdu, ils ont calculé la somme, je crois que
01:09c'est 15 millions de francs que j'ai perdu, j'étais en haut de la fiche,
01:11et comme on dit, je me suis retrouvé au fond d'une poubelle, j'ai vécu chez, dans ma voiture,
01:16pendant 15 jours, j'ai été aidé par un ami qui s'appelait Philippe Dorange, qui est mort malheureusement,
01:21qui était un grand cuisinier, qui a été le cuisinier du fouquet, c'est du doyer à Paris, donc c
01:25'était pas n'importe qui, et il m'a dit, tiens, je te laisse ma villa à la Roquette,
01:29pendant deux ans, il me l'a laissé, j'ai dormi là-bas, j'ai essayé de remonter la pente,
01:33et puis on trouve toujours des solutions quand on est au fond du gouffre,
01:37et je me suis dit, il faut que je parle, donc j'ai contacté par téléphone Julien Courbet, à l
01:42'époque, il faisait sans aucun doute, et c'était une émission qui était vue par des millions de personnes,
01:46et je l'ai au téléphone, et il me dit, oh Bruno, qu'est-ce qu'il arrive, et je
01:50lui explique, en 2-3 minutes, tu vois, il me dit, demain tu montes, et je monte à Paris,
01:53et j'arrive donc sur le plateau et tout, et là, je suis dans une loge, qui devait faire, je
01:59sais pas moi, 10 mètres carrés, et là, il m'apporte un seau avec la bouteille de champagne,
02:03et que moi, je bois jamais de champagne, mais j'étais tellement stressé, j'ai dit, je bois un verre,
02:08seulement j'ai bu la bouteille,
02:10putain, j'étais pas bourré, mais j'étais gay, et quand je suis arrivé sur le plateau, il m'a
02:14vu en train de rigoler,
02:15c'est-à-dire, lui, il est fatigué, le mec, il est à la rue, et il arrive, il rigole
02:19avec tout le monde, et c'est vrai, je disais bonjour au public,
02:22et tout, tu sais, j'étais tranquille, et je te jure, il me fait asseoir sur une table haute, lui
02:28et moi, en face, mais il m'avertit pas, je sais pas ce qui va se passer,
02:31et là, il y avait un grand écran, et tu sais ce qu'il me met, il me met le
02:34but, contre l'Espagne de 84,
02:42tu rigoles, je me suis mis à pleurer, mais le problème, c'est que je m'arrêtais plus, alors, je
02:45sais pas si c'est l'alcool,
02:47ou quoi, le champagne qui m'est monté au cerveau, j'arrêtais pas de pleurer, et lui, il était en
02:51face, il était perdu, perdu,
02:53et là, il me dit, calme-toi, calme-toi Bruno, calme-toi, calme-toi, calme-toi, calme-toi, j'ai
02:57tout, en définitive, il y a tout qui est ressorti,
02:58je me suis calmé, j'ai respiré, tu vois, et dès que la vidéo est finie, tu vois, je fais
03:02le mec, ouais, retour, mais je te la ramasse,
03:05et là, il commence à me parler, alors, ça te donne quoi, ces souvenirs et tout, et là, j'ai
03:10dit, c'était magnifique,
03:11et je lui raconte, je lui raconte que, voilà, tout ce que, les huissiers qui venaient chez moi, que j
03:15'en pouvais plus, quoi, c'était l'enfer,
03:17c'était l'horreur, quoi, de vivre ça, et il m'a dit, écoute, on va t'aider, il fait
03:22tant que t'es pas sorti d'affaires,
03:24tu reviendras à l'émission, je crois que j'en ai fait 6, t'imagines, et un jour, je reçois
03:27un appel de qui ?
03:28De Jean Tigana, c'est la chance, il me dit, Bruno, on vient de me téléphoner, on vient de me
03:32dire,
03:33quand t'as vu à la télé, qu'elle est pas du tout, il faut que tu viennes me voir,
03:36et il me dit, viens me voir,
03:37au stade de mon accord, et j'arrive dans son vestiaire, il était assis, et il me dit, tu dois
03:41combien ?
03:41Il dit, 5 millions de francs, il a failli tomber de...
03:45Il me dit, je sais pas que c'était si grave que ça, bon, il est là, il dit, il
03:49me dit, laisse-moi réfléchir, donne-moi 3 jours,
03:51donc il me rappelle au bout de 3 jours, il me dit, je te donne rendez-vous à Nice, à
03:55l'endroit où tu dois les sous, à la maison mère,
03:57j'ai dit, qu'est-ce qu'il va faire, rendez-vous là-bas, et tout, donc j'arrive à
04:009h30 du matin, et lui, il était déjà là,
04:02il m'attendait dans la voiture, il sort, il fait, t'inquiète pas, ça va bien se passer, on rentre,
04:06et on tombe devant le grand directeur, tu vois,
04:08et là, il regarde, il fait, Bruno, il doit combien ? 5 millions, d'accord, donc il regarde, il fait,
04:13on va réfléchir, on va faire un jubilé,
04:14et on va gagner de l'argent, mais ce sera pas 5 millions, ce sera 500 000, vous regardez, ah
04:21non, c'est 5 millions,
04:22non, ce sera 500 000, parce que moi, déjà, je vais enlever tout chez vous, tout l'argent que j
04:26'ai chez vous, je l'enlève,
04:27et puis vous savez que vous allez être sponsor de la Coupe du Monde en 98, bientôt, là, donc vous
04:32allez appeler votre patron à Paris,
04:33et vous allez lui dire ce que je viens de vous dire, et le mec, il est allé, il est
04:36parti, et moi, je vois, je dis, non, j'ai fait, t'es fou,
04:38vous me dis, mais t'inquiète, ça va bien se passer, et le mec qui revient, une heure après, il
04:42fait, d'accord,
04:43il m'a fait gagner 4 500 000 en une demi-heure, énorme, énorme, énorme, et j'ai trouvé ça
04:48magnifique,
04:50parce que, si tu veux, quand tu es dans un groupe, t'es pas obligatoirement toujours avec les mêmes, tu
04:56vois,
04:56mais moi, j'étais pas tout le temps avec Jeannot, mais on me parlait souvent, tu vois,
04:59et je pensais pas qu'un jour, il allait m'appeler, que là, c'est un mec de mon équipe,
05:03quoi, et j'ai trouvé ça génial.
05:06Le football amateur, on vient tous du football amateur.
05:10Aujourd'hui, le football amateur souffre terriblement financièrement.
05:13La plupart des clubs, à la fin de l'année, sont dans le rouge.
05:17Aujourd'hui, il faut aider le monde amateur.
05:19La fédération leur a présenté l'application, c'est une application qui s'appelle Social Foot,
05:24on peut la télécharger sur Android et iOS.
05:27Cette application, ça fait plus de 4 ans et demi qu'on travaille dessus, avec mes amis.
05:32J'ai voulu créer cette application pour aider le monde amateur à mieux vivre leur passion.
05:36Allez, c'est un lien social, c'est-à-dire que le but, c'est de mettre en relation les
05:40clubs et les joueurs.
05:41Et au milieu, il y a les partenaires, emploi, logement, assurance, banque, matériel.
05:46Le but, c'est d'avoir des partenaires qui cassent les prix pour qu'on puisse les aider.
05:51Et le but, après, c'est de les mettre en relation.
05:53Il y a aussi filles et garçons, faut pas l'oublier.
05:55Aujourd'hui, on a 1200 personnes qui sont sur notre application, dont 30 clubs.
06:02Oui, on a un gros parrain qui s'appelle Zinedine Zidane, qui est quelqu'un que j'adore,
06:07parce que quand je suis allé, je suis arrivé de Monaco à Cannes, il arrivait de la Castellane.
06:12Il avait 14 ans et demi comme moi quand je suis arrivé à Monaco.
06:14On parlait souvent, tu vois, donc il s'entraînait des fois avec nous, tu vois.
06:17Mais c'est vrai que quand il est arrivé, celui-là qui pouvait dire qu'il allait devenir Zidane, c
06:22'est impossible.
06:22Et c'est vrai que techniquement, par contre, c'était merveilleux, mais il manquait de puissance, de vitesse.
06:30Et c'est à la juve.
06:31C'est là qu'il m'a dit qu'il avait progressé un maximum, qu'il avait gagné en puissance.
06:35Il m'a dit que je vomissais à chaque entraînement tellement que c'était dur.
06:39Comme quoi, tu vois, le travail mène toujours à la réussite.
06:43Lâchez rien dans la vie.
06:44Tant qu'on n'est pas malade et qu'on est atteint gravement, qu'on sait qu'on va mourir.
06:48Je vais vous laisser mon mail.
06:50C'est brunobellone06.orange.fr
06:54Si vous avez des questions, s'il y a des partenaires qui veulent faire partie de l'aventure, je vous
06:59répondrai.
06:59Voilà, sur mon Facebook professionnel, brunobellone, tout simplement.
07:04J'ai rien à cacher, moi.
07:06Au contraire, moi, je trouve que le partage, c'est tellement beau.
07:10Bien sûr.
07:11De partager avec les gens.
07:12Merci beaucoup.
07:14Merci à vous.
07:14Merci à vous.
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