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  • il y a 3 jours
Future of Retail Media : de la donnée à la performance, du commerce au média !

Table ronde :

• Jérôme Hiquet (StratNXT)
• Kristofer Moisan (SMALK AI)
• Guilhem Bodin (Converteo)


18 février 2026
Un événement produit par Minted.

Catégorie

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Technologie
Transcription
00:06Alors on va faire un petit pas de côté finalement lors de cette table ronde, alors c'est un sujet
00:10quand même qui a été évoqué beaucoup ce matin, le commerce agentique, là on va aller un peu plus
00:14dans les détails, comprendre vraiment peut-être aller plus dans la technique même si on restera
00:19bien sûr très pédagogique, je compte sur vous messieurs pour bien expliquer tout ça. Jérôme,
00:26on va commencer par toi. On constate aujourd'hui qu'il y a un flou autour de cette définition
00:33de commerce agentique, c'est pas toujours très clair. En Occident, on est plutôt dans une phase
00:38de décision, d'influence, tandis qu'en Chine, on est déjà sur de l'achat autonome via des incitations
00:46massives. Est-ce que tu peux nous expliquer ce décalage entre plusieurs régions du monde et un
00:53exemple récent, celui d'Alibaba qui force finalement le changement de comportement ?
00:58Oui, bonjour à tous. Donc on rentre dans le sujet, effectivement, commerce agentique. Effectivement,
01:03à mon avis, on est un nombre de personnes, je pense qu'il y a beaucoup de définitions différentes
01:07du commerce agentique et si vous regardez les chiffres, c'est assez rigolo. Vous regardez les
01:11études, vous avez des études qui vous annoncent que le commerce agentique à 2030, c'est 200 milliards,
01:15500 milliards, 3000 milliards. À 2030, c'est 4 ans. Ça veut dire qu'en gros, à 4 ans, si
01:20on va de 200
01:20milliards à 3000 milliards, c'est que la définition est un peu bancale. Et effectivement, quand on
01:25regarde ce que tu disais en Occident, si on veut dire ça comme ça, on a quand même une distinction
01:31où aux États-Unis, en Europe, le commerce agentique, c'est l'outil d'aide à la décision. C'est
01:36les
01:36Rufus, c'est les Sparky. On est dans l'influence, on est dans la construction des protocoles, mais on ne
01:41force
01:42pas trop le consommateur. Et effectivement, ce qu'on voit en Chine, c'est des choses un peu différentes.
01:47C'est récemment, pour le nouvel an chinois, Alibaba, avec l'application Queen, a fait un truc assez intéressant.
01:53C'est qu'ils ont appliqué des codes de ce qu'ils avaient fait déjà en Chine avec WeChat, c
01:58'est-à-dire
01:58on va subventionner l'incitation à faire du commerce délégué. Donc en gros, ils ont fait une
02:05campagne de 400 investissements de quasiment 400 millions de dollars, c'est pas mal. Et en fait,
02:11ils ont entre guillemets forcé ou subventionné les achats en agentique. Et pourquoi ils ont pu faire
02:16ça ? À la différence peut-être de ce qu'on peut voir en Europe et en Chine, aux Etats
02:21-Unis,
02:21c'est qu'ils sont déjà sur des logiques de super app, donc c'est déjà plus facile.
02:25Et donc, on est finalement dans deux écoles, l'école européenne, américaine, qui est
02:29on va aider les... On va prendre le temps d'aider les gens à se décider à aller sur
02:34du vrai commerce alentique, comme je l'appelle, du bout en bout. Et en Chine, ils sont en train
02:38de forcer la main en testant des choses. Donc ça va être intéressant de voir ce qui va
02:41se passer, sur la logique du commerce purement délégué. Mais on revient évidemment à
02:46ce qu'on a connu en 2015 avec WeChat, où ils avaient à peu près appliqué la même
02:49chose. Et cette subvention-là, on la trouve aussi quand on a des chines et timures, on
02:53subventionne les achats pour aider à créer des comportements. Donc c'est assez intéressant
02:57de ce qu'on va voir un peu en dichotomie entre ce qu'on a chez nous et ce qu
03:00'on a
03:01dans des pays qui vont à des approches un peu plus, j'appellerais blockbuster, on va dire
03:06aux forceps. Oui, et puis il y a aussi deux éléments aussi pour compléter ce que tu
03:11viens de dire. Donc quand on parle de commerce alentique, il y a à la fois, on est sur
03:14ChatGPT, il y a des choses qui vont nous être poussées, mais aussi sur les sites, même
03:20e-commerce, où on va avoir un chatbot. Je sais que c'est un peu une insulte maintenant
03:24de dire un chatbot. Un agent conversationnel qui va venir me pousser des produits, etc.
03:30C'est un peu ça, si on peut résumer un peu le terrain de jeu, si on va dire, du
03:34commerce
03:34agentique. Alors on peut le résumer comme ça. Mais oui, il y a deux écosystèmes.
03:40Est-ce que les marques vont s'approprier cet endroit-là pour créer des agents propres,
03:45des agents de marques ? Ou alors, maintenant, la terminologie, c'est des agents horizontaux,
03:49c'est des agentons de ChatGPT, Gimini. Il y a deux sujets. Les deux sont importants
03:54et pas forcément la maturité, pas forcément le même besoin selon les marques.
03:57Quand vous êtes une marque avec peu de produits, est-ce qu'avoir un agent très développé
04:00ça sert ? Oui, comment ? Donc il y a vraiment deux écosystèmes autour du côté
04:04de la commerce agentique. La réalité, quand même, c'est que les marques, je reviens
04:08de la NRF où on a eu pas mal de choses, le sujet, les marques et les consommateurs
04:13sont encore, en tout cas dans les pays européens, l'aide à la décision. Tous les outils
04:19que vous avez de marques, même du Sparky, même du Refuse, du Allocasto, tout ce que
04:24vous voulez, c'est de l'aide à la décision, c'est du concierge digital. Et le consommateur,
04:27objectivement, il est OK avec ça. Mais si vous regardez les stats que vous voyez, l'idée
04:31de se dire, je vais donner ma carte et je vais faire du commerce délégué, il n'y a pas
04:34beaucoup qui sont OK. Donc il y a quand même cette dimension de se dire qu'on est encore
04:38dans une logique d'aide à la décision, qui peut se faire sur les LLM, qui peut se faire
04:41sur du site propre. Et c'est la maturité à laquelle on est, alors que les GAFAM, les
04:45Google, les OpenAI, ils vous surpoussent, ils nous surpoussent cette idée, attention,
04:49demain, il y a l'UCP, il y a l'ACP, il y a le... Et on est encore dans
04:53cette espèce
04:54d'école où la communication préempte un sujet. Et le consommateur et les marques
04:58sont plus en réserve. Et je pense que c'est intéressant d'avoir cette division
05:02en date.
05:02Parfaite transition. Merci Jérôme. On va justement parler de ces UCP, ACP qui peuvent
05:08paraître un peu floues pour certains. C'est la vraie révolution aussi de tout ce qui
05:12se passe avec le commerce agent X. Ce sont ces protocoles techniques. Est-ce que, Christopher,
05:17tu peux nous expliquer ce que sont l'UCP, donc du côté de chez Google et l'ACP
05:22chez OpenAI ?
05:24Bonjour à tous. De manière très simple, c'est une surcouche qu'on vient ajouter,
05:30un langage qu'on vient donner à une interface IA pour aller chercher sa donnée, sa donnée
05:34structurée, donc sa donnée produit, sa donnée consommateur. L'idée, c'est de faciliter
05:38le travail de l'agent conversationnel. Je prends sur des cas ChatGPT ou Google aujourd'hui
05:43et iMod. Faciliter l'aide à la décision, faciliter la proposition de valeur et récupérer
05:49de l'information de la meilleure manière possible sans avoir à se connecter avec toutes
05:54les API de tous les outils de tout le marché. L'idée, c'est d'avoir un protocole contextuel,
05:59c'est-à-dire de récupérer, de se brancher sur ces deux protocoles ACP et UCP avec un
06:04objectif très clair, donner accès à son stock, à ses produits, à ses informations,
06:08à des agents IA dont le job est d'influencer le consommateur. Pour rebondir sur ce que Jérôme
06:14a dit, c'est qu'il y a deux chiffres qui sont assez frappants et l'histoire, on nous rappelle
06:19la chose, c'est que le premier chiffre, c'est que 85% des consommateurs aujourd'hui font
06:22confiance par défaut à leur agent IA, donc à ChatGPT ou à Google iMod. Et ça me rappelle
06:29un deuxième sujet, c'est qu'il n'y a pas plus tard qu'il y a 15 ans, on
06:31avait des difficultés
06:32à mettre une CB en ligne. C'était compliqué, on n'avait pas forcément confiance.
06:35Donc en fait, ces usages, on les connaît déjà. C'est qu'à partir du moment où vous avez
06:39du trust consommateur et que derrière, vous avez une interface qui répond parfaitement
06:43à votre question et qui est capable d'aller de bout en bout de l'achat, moi je prends
06:47le pari qu'assez rapidement, un consommateur va essayer et puis un mouvement va se mettre
06:52en place et que ça ne sera même plus un sujet. En fait, les cartes bancaires seront directement
06:55enregistrées sur nos agents et que les agents pourront acheter au nom et pour le compte
06:58des consommateurs. Maintenant, effectivement, on est en transition et donc ces protocoles
07:03ACP-ICP servent vraiment et spécifiquement à créer un peu plus de Wall Garden, mais globalement
07:09a facilité, maintenant, dans l'interface chat GPT ou Google, a facilité l'acte de découverte,
07:15ce qu'on voit nous depuis un an, un an et demi. La phase de discovery arrive, je dirais,
07:20à sa fin. Maintenant, on est dans l'acte de l'agent qui va acheter. Donc c'est l'agent
07:24qui découvrait et qui recherchait de l'information pour moi. Et maintenant, c'est l'agent qui va
07:28acheter en mon nom. À partir du moment où il connaît mes intentions, il sait ce que j'aime,
07:32ce que je n'aime pas. Et donc, si je lui fais confiance, pourquoi pas essayer sur un petit
07:37achat au démarrage qui devient ensuite un achat transactionnel quotidien ? Et je pense
07:42qu'on va arriver assez rapidement sur cette période-là.
07:44Et la notion de confiance, on en a parlé il y a quelques jours aussi avec tout ce qui
07:48s'est passé. D'ailleurs, on en avait parlé, Christopher, de ces agents qui permettaient
07:53d'acheter, qu'on pouvait pluguer à son ordinateur et faire des choses à sa place.
07:58On a vu aussi qu'il y avait beaucoup de failles de sécurité et que l'agent pouvait
08:02se mettre à acheter un peu n'importe quoi. Donc il y a aussi ce sujet de la sécurité.
08:06Il faudrait une table ronde entière pour en parler. Et ça paraît évident.
08:10Mais voilà, ça va être une question aussi qui se pose.
08:13L'ilhème, dans ce contexte, il y a donc deux batailles simultanées à mener.
08:18Celle de la visibilité pour être choisie par les IA et celle de la relation directe.
08:23C'est vrai que ça a recréé cette relation directe entre les marques et les clients pour
08:27ne pas être des intermédiés. Comment une marque peut-elle concrètement transformer
08:32son site, parce qu'il y a cette notion de visibilité, en étant le plus utile possible
08:39tout en nourrissant les algorithmes ?
08:42Bonjour à tous. Il y a effectivement beaucoup de choses à faire bouger en ce moment sur
08:47le site et du coup, c'est assez excitant. On voit des sites e-commerce qui, jusqu'à
08:51maintenant, ont pilé finalement des catalogues à des sites e-commerce qui sont en train de
08:54se transformer pour faciliter l'interaction avec le client. On est sur un paradigme qui bouge
09:00globalement très vite, même si effectivement l'adhésion est très différente de ce qui
09:04peut se passer en Asie et les solutions sont assez différentes. Malgré tout, on voit
09:08que ça bouge et que le consommateur s'adapte globalement assez vite. Si on prend les chiffres
09:14juste d'utilisation, je fais un pas de côté, mais les chiffres d'utilisation d'OpenAI,
09:18de ChatGPT, de Gemini, on parle d'un milliard d'utilisateurs qui les utilisent. En termes
09:23de requêtes, on parle d'un cinquième des requêtes qui sont générées sur Google en termes
09:27de volume. Il y a une utilisation qui est installée, qui commence à exploser. Donc
09:33ça change tout finalement. Et ce que ça change pour les marques, c'est qu'il y a des
09:36enjeux, effectivement, d'être visibles dans ces moteurs de réponse. Il y a des enjeux
09:39également d'adapter un peu le parcours sur les sites e-commerce. On a tous construit
09:43des sites e-commerce qui sont assez complexes, sur lesquels il y a des milliers de références,
09:48voire des millions de références. Évidemment, aucun humain ne peut visiter 20 millions
09:52de références. Ce n'est pas possible, techniquement. Donc c'est plein de portes d'entrée,
09:55donc c'était intéressant à ce niveau-là. Mais finalement, ça ne permet pas de faciliter
09:59la vie du consommateur de passer d'une navigation à un facet, donc d'un menu qui se déroule
10:04et puis de compléter au fur et à mesure des filtres pour surfer et trouver ce qu'ils
10:09recherchent. Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que finalement, il faut déjà changer le
10:14contenu. Il y a un vrai sujet autour du contenu qui est global, puisqu'il faut nourrir les moteurs
10:19de réponses, ChatGPT, Gemini et Consor. Il faut également pouvoir anticiper des requêtes
10:26qui ne sont plus les mêmes. On allait sur un moteur de recherche, on tapait en moyenne
10:29six mots, on va dans un moteur de réponses, on en tape plusieurs vingtaines, parfois centaines
10:34de mots. Et donc forcément, on donne du contexte en réalité. Et en donnant du contexte, ce que
10:39l'on fait, c'est qu'on va chercher des subtilités. On va expliquer que finalement, moi, je veux
10:43un vélo, mais je ne veux pas n'importe quel vélo, je veux un vélo pour des spécificités
10:47qui me sont propres en réalité. Et donc dans ce cas de figure-là, il faut que les
10:50fiches produits puissent répondre à ça. Et donc il y a un véritable enjeu à enrichir
10:54le contenu pour pouvoir aider finalement ces moteurs de réponse décisionnel à pouvoir
11:00trouver dans un catalogue profond tous les produits et trouver ceux qui sont les plus
11:05pertinents par rapport à un contexte. Donc il y a un enjeu qui est extrêmement fort
11:07au niveau du contenu. Il y a un enjeu qui est très fort autour de l'accessibilité
11:10de ce contenu-là, le rendre accessible évidemment aux moteurs de réponse, le rendre accessible
11:15sur des nouvelles façons de surfer sur les sites e-commerce. Et on voit arriver effectivement
11:19un nombre d'agents conversationnels sur les sites qu'on peut appeler chat ou autres,
11:23démesurés évidemment, qui pour l'instant ne vont pas de bout en bout. Ça permet de faciliter
11:28l'adhésion, de récupérer du contexte, de mieux comprendre la recherche du consommateur.
11:32Donc on change complètement la manière de rechercher un produit, mais on ne permet pas
11:35encore tout à fait, sur beaucoup de chats, aux consommateurs de surfer entre finalement
11:40ce qu'il décrit, ce qu'il demande. Et puis les pages produits, de réussir à mettre
11:44le produit directement au panier, voire d'acheter directement en un clic facilement.
11:48Donc il y a beaucoup de fonctionnalités sur les sites e-commerce qui doivent être repensées
11:52à l'aune de ces évolutions-là pour faciliter finalement le commerce et faire en sorte qu'il
11:57puisse être le plus fluide possible.
11:59En revanche, ce qui est intéressant dans ces agents conversationnels on-site sur le site
12:02de l'e-commerçant, c'est qu'on a de la data. Du coup, on comprend la recherche,
12:06le contexte, tout ça vient enrichir justement le parcours.
12:10Exactement. En fait, ça change aussi complètement de paradigme en termes d'analyse pour les
12:14distributeurs, pour les retailers, pour les e-commerçants. Ça change tout en réalité.
12:19Jusqu'à maintenant, j'analysais principalement le passage d'une page à une autre, savoir
12:23si finalement mon produit était mis au panier, si éventuellement ma page allait
12:25être regardée un certain nombre de temps. Là, pour le coup, je récupère des signaux
12:29qui sont des signaux faibles que je peux analyser. Je peux analyser finalement ce que me raconte
12:33le consommateur, ce qu'il veut, ce qu'il recherche. Et donc, au fur et à mesure,
12:36je peux aussi penser mon contenu et mon catalogue produit et mon marketing de l'offre à l'aune
12:41de tout ce qu'il me raconte en réalité. Et cette donnée-là, elle est extrêmement
12:44riche. Et donc, analyser les parcours consommateurs dans un chat, ça devient un enjeu qui est
12:49clé pour pouvoir justement anticiper ce futur et peut-être penser des nouvelles
12:53interfaces un peu différentes de celles qu'on a connues jusqu'à maintenant.
12:57Christopher, tu dresses un parallèle assez inquiétant avec le monde des médias.
13:02Pourquoi ? Inquiétant, j'aime bien mettre des mots. Dans la presse, on est comme ça.
13:05Les éditeurs ont perdu 20 à 30% de leur trafic, car les IA répondent directement aux internautes.
13:12Et donc, on appelle ça l'Internet du zéro clic. Tu constates que les e-commerçants
13:17commencent à subir la même chose, avec une baisse comprise entre 8 à 12% en 6 mois.
13:23Si le trafic humain baisse drastiquement, oui, c'est bon, j'y arrive, d'ici 2027, voilà, d'ici l
13:31'année prochaine, finalement,
13:33quel est l'avenir du retail média, en fait, tel qu'on le connaît aujourd'hui ?
13:37Alors, moi, j'ai effectivement pas de boule de cristal. Ce dont je peux parler, c'est l'expérience qu
13:41'on a sur de la data.
13:43Donc, pour remettre dans le contexte, ChatGPT Search, donc la capacité pour un agent IA d'aller chercher de l
13:49'information sur l'open web
13:50pour répondre à votre question. Ça date globalement de juillet, juillet, août 2024.
13:56Et donc, de cette période à la même période, c'est-à-dire septembre, septembre, septembre 2024, septembre 2025,
14:01cette capacité pour un agent IA, quand vous posez une question à ChatGPT, d'aller chercher, de se nourrir de
14:06l'open web
14:06pour répondre à votre question, c'est évidemment un clic en moins, une impression en moins pour un éditeur.
14:10Puisqu'avant, vous posiez votre question à Google, vous cherchiez votre réponse.
14:14Quoi qu'il en soit, vous cliquez sur un site et ça générait une impression qui était facturée.
14:19Et donc, ça, c'est le monde de la discovery, du publishing que nous, on accompagne depuis maintenant un an.
14:25En fait, il y a deux choses qu'il ne faut pas confondre. C'est aujourd'hui, le référol, le
14:28clic.
14:29Donc, effectivement, il y en a très peu, puisque l'agent IA ne clique pas et l'humain ne va
14:32pas forcément cliquer sur votre lien en produit, etc.
14:35Par contre, l'agent IA, lui, il est envoyé par l'humain avant.
14:38Donc, il y a toute une phase amont qui est, quand je pose ma question à l'agent GPT,
14:42un agent IA est envoyé maintenant sur l'open web visiter ma page de marque, ma page contenu ou un
14:46site tiers pour répondre à ma question.
14:49Et cette visite-là, aujourd'hui, d'un agent IA envoyé par un humain,
14:53la première chose qu'on a externalisé à l'IA, c'est la recherche web.
14:56Quand on le flague, nous, aujourd'hui, effectivement, un an, un an,
14:59on est quasiment aujourd'hui sur un site éditeur, que ce soit premium T1, T2,
15:03on est entre 20 et 25% de parts de trafic d'agents IA envoyées par des humains.
15:08Concrètement, dit autrement, c'est des impressions que vous ne facturez plus.
15:11Et donc, ça, c'est quand le chat GPT a été lancé, évidemment, et iMod et les Etats-Unis,
15:16en tout cas, même en Europe, en dehors de France, la part peut être plus importante.
15:20Maintenant, sur l'e-commerce, le chat GPT, donc Open AI Shopping,
15:23et même iMod, a été lancé en juillet 2025, globalement.
15:27Les protocoles sont en train de se mettre en place.
15:29Et donc, on opère, nous, ce qu'on remarque, sur le peu de temps qu'on a,
15:32sur les six premiers mois, c'est qu'on a à peu près la même courbe
15:35de visite des agents IA envoyées par des humains sur les sites e-commerçants,
15:39donc sur les marketplaces, sur les retailers,
15:42qui sont utilisés pour répondre à la question, pour générer un quart ou seul produit.
15:46Et donc, si on est un peu probabiliste, dans globalement un an,
15:51un peu moins, donc septembre, un an de temps entre le lancement
15:55et le dernier point de contact, on aura effectivement cette moyenne
16:00entre 15 et 20 % de parts de trafic d'agents IA
16:03qui viennent visiter vos contenus pour répondre à une question
16:07d'un utilisateur sur l'un de vos produits, l'une de vos catégories.
16:12Et donc, ça, nécessairement, ça a un impact,
16:14puisque si vous faites du retail média,
16:16c'est des impressions que vous ne facturez plus,
16:18c'est des humains qui ne viennent plus visiter vos pages.
16:21Et donc, a priori,
16:22c'est pour ça que je dis, je suis toujours probabilistique,
16:25mais a priori, si vous commencez à remarquer une baisse
16:29sur le sujet retail média, une baisse de rémunération
16:31liée à des taux d'impression qui chutent,
16:33ou en tout cas à des clics qui chutent,
16:35posez-vous la question de l'activité des agents IA sur vos plateformes,
16:39regardez-les, c'est globalement dans vos logs,
16:41et vous allez effectivement pouvoir faire une corrélation,
16:44si elle est à faire,
16:45entre la baisse de votre activité et de votre revenu
16:47lié à cette activité de retail média,
16:49et la nouvelle typologie de visiteurs sur le web,
16:52que sont les agents IA, encore une fois, envoyés par les humains.
16:55Pour compléter ce que vient de dire Christopher, Jérôme,
16:58justement, si les agents IA captent une partie croissante du trafic,
17:03des intentions d'achat aussi,
17:05que fait-on de l'inventaire publicitaire de l'open web ?
17:10Je pose plusieurs questions en une,
17:11comme ça tu pourras compléter,
17:13est-ce que finalement le retail média ne va pas se heurter à un mur au niveau de la croissance,
17:19et est-ce que les magasins sont prêts à prendre le rené ?
17:22Alors déjà, les échanges de ce matin sont plutôt optimistes,
17:27il y a des experts du retail média partout,
17:28moi j'ai quatre angles dont je regarde ça,
17:31un, l'open web, ce qui est ok Christopher,
17:34il y a le zéro clic search, il y a une baisse de trafic,
17:36mais globalement l'open web il frustre depuis déjà avant l'IA,
17:39on a du contenu qui est moins qualitatif,
17:41vous allez sur un site, vous avez le RGPD à mettre en place,
17:44vous allez sur un site, il y a du paywall,
17:46donc il y a une frustration qui est déjà à l'attente depuis,
17:48ça c'est un, deux, en regardant plutôt d'un point de vue par rapport à nos clients,
17:52on est, pour regarder ce que fait Amazon,
17:54ils ont bloqué les crawlers,
17:55donc ça veut dire qu'effectivement,
17:57si on considère que c'est le plus gros acteur retail média au monde,
18:01alors c'est pas que pour ça,
18:02mais en tout cas, il y a sûrement une raison derrière,
18:04de se dire, peut-être qu'effectivement,
18:06il est préférable de faire attention à ce que disait Christopher.
18:09Trois, en revenant à l'ANRF,
18:11on a vu pas mal de magasins,
18:12moi je reste assez optimiste,
18:13c'est ce qui était un peu évoqué sur le in-store attribution précédemment,
18:16sur la quantité de données et la manière dont les magasins sont capables
18:19de capurer de plus en plus d'informations,
18:21au-delà de transactions, retours, etc.
18:23La digitalisation du magasin,
18:25elle se fait aujourd'hui,
18:26objectivement plutôt sur le côté utilité du vendeur, etc.
18:29Mais je pense qu'il y a une manne d'informations,
18:31et si on arrive à craquer le retail média encore plus sur le magasin,
18:34là, parce qu'aujourd'hui, c'est quand même,
18:35j'ai pas les stats,
18:36mais je pense que c'est quand même majoritairement digital
18:38et majoritairement magasin,
18:39alors que malgré tout, on peut se raconter ce qu'on veut,
18:4180% de business se font magasin dans le digital.
18:43Donc, il y a cet angle d'opinion,
18:45donc, au final, je pense que
18:47le retail média, oui, peut-être face à un mur
18:49d'inventaire. En revanche,
18:51tout ce qui a été évoqué ce matin
18:53sur l'importance de la donnée, du type de données,
18:56potentiellement la concentration,
18:57la verticalisation qui peut se faire sur des secteurs d'activité,
18:59sur les technologies derrière,
19:01et donc, globalement, malgré tout, des chiffres sont plutôt favorables
19:03quand on se projette à 2-3 ans,
19:05me laisse à penser qu'il y a plutôt une reconfiguration,
19:08une maturation à appréhender,
19:09et que ce que j'ai entendu ce matin,
19:11qui est déjà plutôt appréhendé, que ce soit dans les formats,
19:13que ce soit dans les types d'activation,
19:15dans le type de données utilisées, dans l'attribution,
19:18et si on arrive à craquer le magasin,
19:20là, ça change la donne.
19:21Et de ce que je vois dans la digitalisation du magasin,
19:24je pense que ça va plutôt dans le bon sens.
19:25Donc, malgré tout, oui, je pense que Christophe a raison,
19:28je pense qu'il y a des armes pour pouvoir accélérer là-dessus.
19:32Guilhem, pour compléter,
19:33et aussi pour offrir une solution,
19:34en tout cas réfléchir à ce qui peut se passer aussi à l'avenir,
19:38quand on avait, quand on a préparé cet échange,
19:41vous disiez que, tu disais, pardon,
19:43que la valeur ne venait pas forcément de l'avant-terme,
19:46aussi de la connaissance client, on en a parlé avec la data.
19:50La recommandation, ça serait que les régies doivent créer des bundles,
19:55c'est ça, entre du search, du display, de la télévision,
20:00pilotés par l'IA ?
20:02En fait, l'IA est peut-être la solution, effectivement, à tout ça.
20:05Oui, probablement qu'il y aura un peu moins de trafic sur le site e-commerce
20:08ou un trafic différent venant par des agents.
20:11La valeur finale, à la fin, c'est finalement, c'est le client.
20:13Et le client, dans tous les cas,
20:15chaque distributeur le récupère à la fin.
20:17Il a l'information, ne serait-ce que en e-commerce
20:19pour pouvoir lui livrer les produits.
20:21Et puis, évidemment, en point de vente physique,
20:23tous les enjeux d'avoir des encartés.
20:26Donc, c'est cette donnée-là qui a le plus de valeur en réalité.
20:28Et aujourd'hui, on confond beaucoup e-retail média
20:31et e-retail média.
20:32Le retail média, évidemment, beaucoup plus large
20:33avec des points de vente qui sont très puissants, évidemment,
20:36et qui ont un inventaire publicitaire énorme.
20:39On parle beaucoup de e-retail média.
20:41Quand on regarde les chiffres du SRI
20:42qui ont été publiés dernièrement sur l'année 2025,
20:45le e-retail média n'arrive pas à sortir du sponsored product.
20:48Il n'y a que du sponsored product.
20:50Le display n'avance pas ou de manière très, très à la marge.
20:53La vidéo, très à la marge.
20:56Et finalement, aujourd'hui, on a un problème,
20:58c'est le marketing de cette offre-là.
21:00On a un marketing de l'offre qui pousse justement à expliquer
21:03que c'est uniquement une réponse à un moteur de recherche
21:06qui fera de la vente.
21:08Alors qu'en réalité, c'est de la publicité.
21:10Déjà, il faut bien reprendre cet élément-là.
21:12Même une réponse à un moteur de recherche,
21:14c'est de la publicité.
21:15On est là pour transmettre un message
21:16et influencer un parcours.
21:19Et donc, finalement, quand on regarde le parallèle
21:21et ce qui se passe chez les GAFA,
21:23les GAFA ont ces problèmes-là également.
21:25Si on prend Google,
21:26Google annonce toujours de la croissance sur son search.
21:28En réalité, quand on le décrypte, évidemment,
21:31on se rend compte qu'il n'y a pas forcément plus de requêtes
21:33et il n'y a pas forcément du coup plus de réponses
21:35aux moteurs de recherche.
21:36Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont intégré
21:38dans des formats uniques
21:40la possibilité d'avoir des vidéos sur YouTube,
21:43des bannières display, etc.
21:44Et donc, ce qu'ils vendent,
21:45ce n'est plus tant finalement l'inventaire publicitaire,
21:48c'est le consommateur, l'individu.
21:51Et donc, c'est peut-être que l'enjeu est effectivement là,
21:53de réussir à chacune des marques distributeurs,
21:57de créer finalement ce pool d'audience,
21:59de mieux connaître l'ensemble de la population
22:01et être capable de le vendre d'une manière bundlisée
22:04grâce à l'IA qui va lui-même allouer
22:07le poids qu'il faut mettre entre de la considération
22:09et du bas de funnel avec de la réponse
22:11à un moteur de recherche
22:12pour essayer justement de, déjà un,
22:14de sortir de cette approche
22:16irrité le média est égal à réponse
22:17au moteur de recherche.
22:18Et puis deux, également,
22:20travailler la considération
22:21et faire en sorte que finalement,
22:23le distributeur qui connaît le consommateur final
22:27puisse en faire profiter à toutes les marques en réalité.
22:29C'est ça l'enjeu à la fin,
22:30c'est d'influencer le parcours
22:32et faire en sorte que les produits,
22:34vos produits,
22:35puissent être rachetés par le consommateur à la fin.
22:37Et donc, c'est là où l'IA peut aider fortement
22:39à créer des formats,
22:41des packages complets
22:42et pilotés par l'IA
22:43pour savoir à quel moment diffuser,
22:45sur quel inventaire,
22:46entre télé, réseaux sociaux,
22:47réponses à des moteurs de réponse demain peut-être,
22:51sponsor de product, display, etc.
22:54Et ça sera le mot de la fin.
22:56Merci beaucoup pour ces explications.
22:57Vous pouvez les applaudir.
22:58Merci.
22:59Merci.
23:01Merci.
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