- il y a 8 heures
Ce lundi 23 février, Raphaël Legendre a reçu François Ecalle, fondateur de FipEco.fr, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, et Philippe Mabille, journaliste économique et ancien directeur des rédactions de la Tribune, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business et la Tribune présente
00:07Les Experts, Raphaël Legendre.
00:11Bonjour à tous et bienvenue, c'est Les Experts.
00:13Il est 10h en direct sur BFM Business.
00:16L'actualité du jour, c'est évidemment la claque infligée par la Cour suprême à Donald Trump
00:21vendredi sur les droits de douane réciproques.
00:24Washington pourrait se retrouver à devoir rembourser quelques 175 milliards de dollars de droits indus.
00:35Plus de 1000 entreprises sont sur les rangs.
00:37Le président américain, lui, ne se démonte pas pour autant
00:40et a annoncé 10 puis 15 droits supplémentaires universels ce week-end.
00:46Alors où en sommes-nous ce lundi matin ?
00:48Très franchement, ce n'est pas clair.
00:50Que change la décision de la Cour suprême ?
00:52Qui sont les gagnants ? Qui sont les perdants ?
00:54On va largement revenir sur ce coup de théâtre de l'État de droit
00:58qui se rappelle au bon souvenir de Donald Trump.
01:01Et puis on va aussi revenir sur le budget et les mesures anti-suroptimisation fiscale.
01:08Le Conseil constitutionnel a validé la plupart du projet de loi de finances,
01:13y compris la saisine de Matignon sur le Dutreil, sur le régime des apports-cessions
01:18ou sur la taxation des holdings.
01:20Mais, mais, mais, mais, mais, mais, il a laissé la porte ouverte
01:23au dépôt de questions prioritaires de constitutionnalité.
01:28Alors, après le dérapage du déficit, va-t-on en plus avoir un risque d'instabilité fiscale ?
01:35On en parlera en seconde partie de l'émission.
01:39Et puis, que pense-t-on à la Cour de Compte de l'arrivée d'Amélie de Montchalin ?
01:43C'est aujourd'hui même Rue Cambon.
01:45Et puis David Amiel, qui la remplace au budget ?
01:49Sera-t-il au niveau, face au plus difficile des budgets, peut-être de la cinquième,
01:54le PLF 2027 ?
01:57Voilà pour le programme du jour.
02:00Si on a le temps aussi, on parlera aussi de l'implication des entreprises dans les municipales.
02:05Elles arrivent, les municipales, 15 et 22 mars.
02:08Gardez ces dates en tête.
02:09La CPME et le MEDEF publient des propositions.
02:12Voilà pour le programme du jour.
02:14Il est 10 heures passées de 2 minutes.
02:16Bienvenue à toutes et à tous, c'est les experts sur BFM Business.
02:21C'est parti.
02:30Et pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir autour de la table François Eccal.
02:35Bonjour François.
02:36Fondateur de Fipeco.fr.
02:38Christian Parizeau, bonjour Christian.
02:40Économiste et conseiller auprès de Aurel BCG.
02:43Et Philippe Mabille, bonjour Philippe.
02:44Bonjour.
02:44Journaliste économique, ancien directeur des rédactions de La Tribune.
02:48Alors pour commencer, évidemment, et on va prendre le temps d'y revenir en longueur,
02:55la décision de la Cour suprême ce vendredi, vendredi dernier,
03:01qui donc est revenu sur les droits de douane.
03:05Alors il ne faut pas se tromper, c'est les droits de douane réciproques
03:10qui ont été retoqués par la Cour suprême.
03:15Une claque très clairement infligée à Donald Trump.
03:18Philippe, je commence avec vous.
03:20Oui, c'est sûr que la méthode Trump en a pris un coup.
03:23Ah oui.
03:23C'est le retour de l'État de droit, finalement.
03:25Exactement.
03:26Qui se rappelle au bon devoir du président américain.
03:28C'est le retour de l'État de droit, parce qu'il le savait très bien.
03:31Il fallait un accord du Congrès, normalement, pour pouvoir faire ce qu'il a fait.
03:34Mais il a décidé, vous l'avez vu, comment il signait, avec son beau stylo,
03:40ces droits de douane qu'il infligeait.
03:42La façon dont même il en a fait une arme de diplomatie économique,
03:45un chantage diplomatique, puisque la dernière en date étant la crise sur le Groenland,
03:51où il a menacé la France et certains d'autres pays,
03:53de taxes de 200% sur nos vins et nos champagnes.
03:56Donc voilà, cette méthode Trump a montré ses limites.
04:00Si on regarde d'ailleurs sur le plan économique,
04:02ça n'a pas eu d'effet très positif pour le déficit commercial américain, à date.
04:07Donc ça ne marche pas très bien.
04:08Et ça pose surtout la question de l'instabilité permanente dans le pays où on est.
04:13Et la question, simplement, c'est que là, il a donc fait une riposte.
04:17Il a proposé une nouvelle taxe de 10 et même de 15% sur le maximum,
04:22pour à peu près cinq mois.
04:24Après, il faudra quand même en passer par le Congrès.
04:26Ça veut dire qu'il va être rattrapé à un moment donné par la patrouille.
04:29Et là, il y a un vrai sujet d'instabilité qui se précise,
04:33puisque dans quelques mois, il va y avoir les élections mid-term.
04:35Mais donc, est-ce qu'il aura encore les marges de manœuvre au Congrès
04:38pour faire voter les droits de douane dont il essaye de faire finalement
04:44le levier de la Nouvelle-Amérique conquérante
04:47qui attire des investissements étrangers ?
04:49Ce qui a plutôt bien marché, ça en revanche, il faut reconnaître.
04:53Et dès avant lui déjà, Biden et qu'on s'en a.
04:55Mais c'est sûr que l'an dernier, on a passé toute l'année 2025
04:58dans l'instabilité Trump, dans ce qu'on appelait le Trump trade.
05:01On ne savait pas très bien de quel côté la tartine allait retomber.
05:05Ça nous remet en 2026, alors qu'on espérait avoir de la visibilité
05:08dans une situation d'instabilité.
05:11On verra un peu plus tard l'impact effectivement sur la croissance
05:14et l'économie de cette instabilité.
05:16Mais Christian, on essaie d'y voir un peu clair ce matin sur les conséquences.
05:22Bon, Philippe l'a dit d'abord, pourquoi la Cour suprême,
05:25peut-être qu'on le rappelle, a jugé illégal ses tarifs douaniers ?
05:30C'est parce qu'il n'est pas passé par le Congrès, c'est ça ?
05:32Oui, parce que dans la loi qu'il utilisait, c'est une loi d'urgence
05:35et dans laquelle a été mentionné que le président américain
05:38a le droit de réguler, y compris des taxes.
05:40Donc réguler. Mais qu'est-ce que ça veut dire réguler ?
05:43Et donc ce qu'a considéré la Cour suprême, c'est que réguler,
05:45ça ne veut pas dire imposer définitivement et de manière illimitée
05:49un droit de douane. Pourquoi ?
05:51Parce qu'un droit de douane, c'est un impôt.
05:53Et donc ça voudrait dire qu'on donne au président américain
05:55le droit de lever l'impôt.
05:57Or, c'est le Congrès américain qui vote l'impôt
05:59et non le président américain qui décide de mettre l'impôt.
06:02Et ça, c'était une porte ouverte énorme.
06:04Ça veut dire que demain, le président américain pouvait lever
06:06n'importe quel impôt au niveau fédéral.
06:07sans l'avis du Congrès.
06:09Donc il y a une limite très forte.
06:10Alors c'est vrai que l'exécutif va vite,
06:13la justice est lente.
06:14Donc c'est vrai que là, c'est un rappel,
06:16mais on sait que Donald Trump a fait plein de décrets
06:18qui sont inconstitutionnels, illégaux,
06:21et il se fait retoquer.
06:22Bon ben là, on a juste la preuve que ce n'était pas constitutionnel.
06:25Deuxième chose, ça a un impact très fort
06:27parce que l'avantage qu'avait cette loi d'urgence,
06:30ça permettait à Donald Trump d'annoncer globalement
06:32je vais vous mettre 20% de droit de douane
06:34sur tel pays, sur telle chose, telle chose.
06:36Là maintenant, on passe dans des sections,
06:38dans une section très définie du droit américain.
06:41Et donc maintenant, pour mettre en place un droit de douane,
06:43il faut mener une enquête par le département du commerce.
06:46Et donc le département du commerce doit soit prouver
06:49que le pays a des pratiques qui ne sont pas normales
06:54et qui lui permettent d'exporter de manière injustifiée
06:57à des coûts plus bas,
06:59soit montrer qu'il y a une concurrence de certains secteurs
07:03qui sont déloyales vis-à-vis des Etats-Unis,
07:04soit montrer qu'il y a une situation d'urgence
07:06qui pénalise un secteur américain.
07:08Donc vous voyez déjà...
07:09Mais tout ça prend un temps fou, non ?
07:10Prend un temps fou parce que minimum 75 jours
07:12pour déposer la plainte.
07:14Après, il y a un retour des industriels
07:15qui doivent modifier.
07:17Et donc globalement,
07:18ça limite énormément la capacité maintenant
07:21de Donald Trump de dire du jour au lendemain
07:22je vais taxer Champagne français.
07:24Ben non, parce que si tu veux taxer Champagne français,
07:26il faut que tu ouvres une procédure.
07:27Alors il l'ouvrira.
07:28Mais alors, c'est à du bon et du mauvais.
07:30C'est-à-dire que ça nous enlève le risque
07:32que d'un seul coup, du jour au lendemain,
07:33on soit taxé.
07:34Il ne va pas pouvoir dire
07:35le 20 mars, ça y est, je mets des droits de douane.
07:39L'inverse par contre, attention,
07:41parce que maintenant,
07:42il y a une procédure qui va être remise en place
07:44beaucoup plus complexe.
07:45Et donc ça veut dire que quand c'est jugé définitivement,
07:47c'est beaucoup plus compliqué pour revenir en arrière.
07:50Là, c'est une procédure assez lourde.
07:52Dernier point important quand même,
07:54là il a mis en place la section 122.
07:57C'est une section temporaire de droits de douane de 15%.
08:01Cette section, normalement,
08:02elle va durer cinq mois environ.
08:05Mais derrière, il y a un vote du Congrès.
08:06Et là, le gros problème,
08:08c'est que est-ce que les parlementaires américains
08:09vont le suivre, comme ça a été dit ?
08:11Parce qu'aujourd'hui,
08:12si on regarde un dernier sondage
08:13qui a été fait suite à la décision
08:14de la Cour suprême,
08:18il y a 60% au total des Américains
08:20qui approuvent cette décision de la Cour suprême.
08:22Et quand on regarde dans l'électorat,
08:24forcément 88% des démocrates,
08:26bon ça, ce n'est pas étonnant,
08:27mais par contre,
08:28il y a 60% des Républicains
08:29qui approuvent ou qui sont neutres
08:31face à cette décision.
08:32Il n'y en a véritablement que 40
08:34qui ne sont pas d'accord avec la Cour suprême.
08:36Donc son électorat de base
08:37ne le suit pas.
08:38Pourquoi ?
08:38Parce qu'aux yeux des Américains,
08:40maintenant,
08:40et ça se voit très clairement dans les enquêtes,
08:42droit de douane égale taxe sur la consommation.
08:44Contrairement à ce qu'il avait promis.
08:46Et égale inflation, oui.
08:47via le mécanisme d'inflation.
08:49Donc, clairement,
08:51je vois mal le Congrès aujourd'hui
08:53accepter une hausse généralisée
08:55des droits de douane
08:55sur tous les produits chinois,
08:57par exemple,
08:58parce que derrière,
08:59forcément, au niveau des élections,
09:00ça ne passera pas,
09:01y compris sur leur base républicaine.
09:03Donc, c'est quand même
09:04une vraie limite pour Donald Trump.
09:07Bon, plus un risque budgétaire,
09:08mais ça, c'est une autre problématique.
09:10Mais en tout cas,
09:11très clairement,
09:11on lui a retiré
09:12une arme de négociation
09:13qu'il avait,
09:14en bien ou en mal,
09:15vous en pensez ce que vous voulez,
09:16mais c'est un vrai frein
09:18aujourd'hui dans son action politique
09:19et on émose dans ses contraintes
09:20au niveau international.
09:21Donc, ça veut dire
09:22plus de stabilité
09:24à court terme
09:25pour les 5 mois
09:27à venir au moins.
09:29Pour 5 mois, oui.
09:30Je vais juste vous prendre un écran.
09:32Moi, je ne comprends pas
09:32qu'on puisse poser,
09:33qu'il ne puisse pas le faire là
09:34globalement,
09:35mais que sur 5 mois,
09:35il puisse dire
09:36je vous remercie 10
09:37et puis le lendemain,
09:37je décide 15.
09:38Alors, attention quand même.
09:38Et en fait,
09:39là, ça ne pose pas de problème.
09:39Il y a une petite ambiguïté quand même
09:41parce que la loi dit
09:42qu'il peut le mettre
09:43sur 5 mois à 15%
09:44à condition qu'il y ait
09:45un déficit
09:46de la balance des paiements
09:47du pays
09:47vis-à-vis des Etats-Unis.
09:50Oui.
09:50Ils sont en déficit
09:51à peu près avec tout le monde
09:52les Américains.
09:53Non, justement.
09:54Pas forcément
09:55de tous les pays.
09:56Et puis, dernière chose quand même,
09:57ça pose quand même
09:58un petit problème
09:58parce qu'il y a
09:59certains pays asiatiques
10:00qui ont fait des accords commerciaux
10:01avec des taux
10:02de 19 ou de 20%.
10:04Donc, est-ce qu'ils rompent
10:06ces accords commerciaux
10:07et donc dans ce cas-là,
10:08ils enlèvent
10:09leur contrepartie
10:10d'investir aux Etats-Unis ?
10:11Ça, c'est une vraie incertitude.
10:13Certains pays n'ont pas intérêt.
10:14Par exemple,
10:14l'Indonésie, ce matin,
10:15nous a dit
10:15non, non, moi,
10:16je reste à 19%.
10:17Pourquoi ?
10:17Parce qu'il y a tellement
10:18d'exenctions
10:19qui ont été mises
10:20dans l'accords commercial
10:20que l'Indonésie
10:21n'a pas du tout intérêt
10:22à revenir en moyenne
10:23à 15%.
10:24Elle préfère...
10:25Même l'Union européenne
10:26qui a fini par faire un accord
10:28dont on s'est posé la question
10:29de savoir s'il était bon ou mauvais
10:30aujourd'hui,
10:30il dit finalement,
10:31nous, on a envie
10:32de garder notre accord.
10:33Donc, on a exactement
10:34le même type de phénomène.
10:35On préfère,
10:36avec Donald Trump,
10:37tenir que courir.
10:38Et donc,
10:38il valait mieux peut-être
10:40négocier ce qui s'est passé
10:41dans la confusion
10:43de l'année dernière
10:43mais avoir un accord
10:44à peu près stable
10:45que de se retrouver
10:46dans une nouvelle période
10:47d'instabilité
10:48qui est ouverte
10:49par la colère orange,
10:51si je puis dire,
10:51qu'a poussé Donald Trump
10:53en annonçant
10:54qu'il était retoqué.
10:55Juste un petit mot,
10:56je vous mets juste...
10:57Mettez-vous à la place
10:58d'un importateur américain.
10:59Aujourd'hui,
11:00il est sous cette section 122.
11:02Donc, il doit se poser la question
11:03est-ce que j'achète à l'Inde ?
11:04Donc, est-ce que j'achète
11:05avec le nouveau taux de 15% ?
11:07Ou est-ce que j'attends
11:09que le congrès américain
11:10d'ici juillet
11:12valide ce taux de 15%
11:13ou valide un autre taux ?
11:15Ou alors,
11:16est-ce que j'attends
11:16fin juillet
11:17que cette section 122
11:19arrive à son terme
11:20et dans ce cas-là,
11:21j'aurai peut-être même plus
11:21de droits de douane
11:22vis-à-vis de mes importations
11:23de l'Inde ?
11:24Donc, ça veut dire quoi ?
11:26Qu'on rentre de nouveau
11:27dans un cycle de confusion
11:28au niveau du commerce mondial,
11:29de stockage,
11:31déstockage,
11:31surstockage,
11:32de tensions sur les chaînes
11:33d'approvisionnement.
11:33Donc, je ne vous dis pas
11:34que ce n'est pas gérable,
11:34on l'a fait tout au long
11:35de l'année 2025,
11:36mais c'est vrai que ce qui donnait,
11:38on avait des enquêtes
11:38qui étaient plutôt bonnes
11:39sur ce début d'année,
11:41décembre, janvier,
11:42parce que beaucoup d'industriels,
11:43y compris d'industriels asiatiques,
11:44avaient sous-investi
11:45tout au long de l'année dernière,
11:47recommencé à investir
11:47parce qu'ils disaient
11:48ça y est, on a une visibilité,
11:49on connaît les règles du jeu,
11:50on va de nouveau pouvoir
11:51attaquer le marché américain.
11:52Et là, on repasse dans un cycle.
11:54Donc, attention,
11:55c'est une vraie incertitude
11:56pour pas mal
11:57pour le commerce mondial,
11:58même s'il s'adapte,
11:59on en reparlera sûrement,
12:00mais il s'adapte forcément.
12:01Mais attention,
12:02on revient quand même
12:02dans cette période d'incertitude
12:03sur quels seront
12:04les vrais droits de douane
12:05qui seront in fine appliqués
12:06pour les entreprises.
12:07Je n'arrive toujours pas
12:07à savoir si c'est une bonne
12:08ou une mauvaise nouvelle,
12:09François Hécal,
12:10cette décision de la Cour suprême.
12:11D'abord, c'est quand même
12:12une très bonne nouvelle
12:13pour l'État de droit
12:14aux États-Unis,
12:15parce que d'abord,
12:16ce n'était pas évident du tout
12:17que la Cour suprême
12:18prenne cette décision
12:19compte tenu de sa composition.
12:21C'est ça,
12:21il y a quand même
12:21une majorité de juges
12:23favorables à Trump.
12:24La majorité a été très nette,
12:25puisque je crois
12:256 contre 3.
12:26Ça veut dire que je crois
12:28qu'il y a 3 juges conservateurs
12:30qui ont voté
12:31pour cette décision,
12:32ce qui n'était pas du tout
12:33gagné d'avance.
12:34Donc ça, de toute façon,
12:35c'est une très bonne nouvelle.
12:37Après,
12:38est-ce que c'est une bonne nouvelle
12:39pour l'Europe ?
12:40Et la question qui se pose
12:41à l'Europe aujourd'hui,
12:42c'est que faire
12:43de l'accord commercial
12:44que le Parlement européen
12:46doit recommencer
12:48pour le ratifier.
12:49Est-ce qu'il faut
12:49le ratifier ou pas ?
12:50J'avoue,
12:50moi, je ne sais pas,
12:52je ne suis pas un spécialiste
12:53du droit américain.
12:54D'un côté,
12:55je me dis
12:55qu'on a signé,
12:56enfin on a signé,
12:57donc on a signé,
12:58qui reste à ratifier,
12:59signer un accord
13:01qui n'est pas terrible du tout,
13:04mais...
13:04Mais qui était le moins mauvais
13:05des accords
13:06autour du monde.
13:07Qui n'était pas terrible,
13:08mais est là,
13:09qui risque d'être
13:10moins pénalisant,
13:11je dirais.
13:12Voilà,
13:12il risque d'être
13:12moins pénalisant,
13:13donc on peut se dire,
13:14bon,
13:15dans ce cas-là,
13:15on prend,
13:16on maintient,
13:17et finalement,
13:17ça sera moins pire
13:18que ce qu'on pensait.
13:19Mais d'un autre côté,
13:20on peut se dire
13:21que si on essaye
13:22de renégocier,
13:24peut-être qu'on arrivera
13:25quand même à mieux,
13:26parce que Trump,
13:26en effet,
13:27ne peut plus utiliser
13:29son arme,
13:31ce qu'il utilisait
13:31jusqu'à présent,
13:32qui consistait à dire
13:33si vous n'êtes pas gentil
13:34avec moi,
13:35je vous mets 50%
13:36de droit de douane.
13:37Donc il aura
13:38beaucoup plus de mal
13:38à négocier.
13:39Donc entre les deux,
13:40j'avoue,
13:41je ne sais pas bien
13:43quelle est la bonne stratégie
13:45pour l'Europe.
13:45La bonne nouvelle quand même,
13:46c'est qu'on a échappé
13:47finalement à une guerre commerciale,
13:49une vraie déflagration.
13:51Il n'y a pas eu...
13:51Oui, on va y venir.
13:52On va y venir évidemment,
13:53mais il n'y a pas eu
13:53de déflagration.
13:54On le craignait à un moment,
13:55vous vous souvenez,
13:55quand il montrait son tableau
13:56en disant tous les mauvais pays,
13:58les méchants,
14:00c'était vraiment
14:00le fameux jour de libération
14:02qui était plutôt
14:02un jour de l'aberration économique.
14:04Là, aujourd'hui,
14:06on a un changement
14:07effectivement des règles du jeu,
14:08mais ce qu'on a compris,
14:09c'est que,
14:09comme vous l'avez très bien dit,
14:10ses marges de manœuvre
14:11sont quand même
14:11beaucoup plus limitées.
14:12Il y a le sujet des mid-terms
14:14qui a un vrai enjeu pour lui
14:15pour pouvoir continuer ou non
14:17à mettre en œuvre
14:17cette politique économique.
14:19On voit,
14:19les Américains se rendent bien compte,
14:21je crois que 93%
14:22des hausses de droits de douane
14:23ont été payées
14:23par le consommateur américain.
14:25Les gens l'ont bien vu.
14:26Ça n'a pas encore été vu
14:28dans un choc inflationniste réel,
14:29mais c'est peut-être un peu tôt.
14:31Regardez ce qui se passe,
14:32il est encore très très dur
14:33avec la Fed de Donald Trump
14:36parce que la Fed
14:37reste un peu l'arme au pied.
14:38Elle devrait baisser les taux,
14:39mais pour l'instant,
14:40plutôt sur une stabilité
14:42dans cette période d'incertitude
14:43sur l'impact économique
14:44des droits de douane.
14:46Et donc,
14:46on voit bien
14:47que la politique
14:48qui a été menée
14:49sur le plan commercial
14:50n'a pas eu les effets,
14:51en tout cas,
14:52sur le plan du déficit
14:53qu'il attendait,
14:54qu'il avait annoncé.
14:55Il a récolté 200 milliards
14:57pour les États-Unis,
14:57c'est en France
14:58chez les investissements.
14:59Le trade entre
15:00j'augmente les droits de douane
15:02mais j'exige des investissements
15:03si vous produisez chez moi,
15:04ça, ça a plutôt été
15:05en faveur des États-Unis.
15:06Après, il va falloir vérifier,
15:08c'est ce que vous disiez aussi,
15:09qu'à la fois,
15:11ces accords sont maintenus
15:12ou changés
15:12avec la nouvelle situation
15:14et que les projets
15:15d'investissement
15:16qui ont été annoncés
15:16se réalisent vraiment.
15:17Et notamment dans les usines
15:18parce qu'installer une usine
15:20aux États-Unis,
15:20ça prend du temps.
15:21Donc, ça recrée
15:22une nouvelle incertitude
15:23pour tout ça.
15:24Il y a une petite bombe budgétaire,
15:25Christian Parizeau.
15:26C'est les 175 milliards de dollars
15:30que potentiellement,
15:32Washington pourrait devoir
15:34rembourser
15:35à plus de 1000 entreprises.
15:37Parize, je crois,
15:38c'est l'estimation
15:39de la Penn-Warton.
15:41175 milliards de dollars.
15:43Est-ce qu'il faut
15:43qu'on réclame notre dû ?
15:45Alors, c'est compliqué.
15:46Ce n'est pas si simple que ça.
15:48C'est ça, le problème.
15:48On est là pour expliquer.
15:49Alors, juste un petit...
15:51Oui, alors pourquoi ?
15:52Parce que c'est vrai
15:52qu'il y a une invalidation
15:53des droits de douane.
15:54Mais vous êtes
15:54dans deux cas de figure.
15:56Soit vous êtes
15:57un importateur américain
15:58et quand vous importez un bien,
15:59vous faites une estimation
16:00des droits de douane
16:01que vous devez payer
16:02à l'administration américaine.
16:03Cette estimation est en suspens.
16:05Vous faites votre chèque,
16:07vous payez l'administration américaine
16:08et après,
16:08l'administration américaine
16:09check, vérifie
16:10et vous dit
16:11quel taux vous avez payé.
16:12Donc ça, c'est de l'argent
16:13qui peut revenir très vite
16:14aux entreprises.
16:15C'est ce qui explique en partie
16:16le fait que Wall Street
16:17a plutôt bien réagi.
16:18Parce qu'on est parti
16:19sur le chiffre
16:20de 175 milliards
16:21et on s'est dit
16:21175 milliards,
16:23c'est de l'argent
16:23qui va aller dans le compte
16:24des entreprises.
16:25Naturellement,
16:26on a acheté du Microsoft,
16:27on a acheté Apple,
16:28on a acheté toutes ces grandes
16:29entreprises américaines
16:29qui avaient payé
16:30beaucoup de droits de douane
16:30et on s'est dit
16:31ils vont d'un seul coup
16:32avoir de l'argent.
16:32En plus, ça tombe bien
16:33pour les techs,
16:35ils auront un impôt en moins,
16:36ça va financer leurs investissements.
16:37Donc, tout le monde
16:38était euphorique.
16:39Mais ça, c'est une petite partie
16:40en été.
16:40Donc ça, si vous êtes
16:41en attente de jugement
16:45du trésor américain,
16:46on va appliquer le taux,
16:47vous allez recevoir
16:47l'argent assez rapidement.
16:49Le problème,
16:49c'est qu'une fois
16:50que l'administration américaine
16:51vous a fait payer
16:52le droit de douane,
16:53ça y est, c'est validé,
16:54le trade est fait,
16:55c'est fini, c'est clos.
16:56Et donc, c'est à vous
16:57d'aller devant
16:58une justice américaine,
17:00d'aller devant
17:01un tribunal fédéral américain
17:02et de demander
17:03un remboursement
17:04parce que la loi a changé,
17:05parce que la loi a été invalidée.
17:06Et là, on est dans une procédure
17:08qui peut durer un an, deux ans
17:09et en plus,
17:10on va avoir des tribunaux
17:10qui vont être naturellement
17:11inondés de demandes
17:12et donc, ça va être très compliqué.
17:14Alors déjà, ça pose un problème
17:15parce que les petites entreprises,
17:16le petit importateur,
17:17le petit détaillant américain
17:18qui a importé
17:19trois biens de Chine,
17:20est-ce qu'il va aller
17:21véritablement demander ?
17:22Ça, on ne sait pas.
17:23Mais s'il demande,
17:23ça va être compliqué pour lui.
17:24Donc, on parle déjà
17:26que le Congrès
17:26va devoir statuer
17:27pour faire une loi,
17:29enfin, quelque chose
17:29qui va faciliter
17:30pour les petites entreprises
17:31parce que sinon,
17:32il n'y a que les grandes
17:32qui vont en profiter.
17:34Et puis, deuxièmement,
17:34pour les grandes,
17:35c'est un long combat judiciaire.
17:36L'administration américaine
17:37va faire traîner les choses.
17:39Les cabinets d'avocats
17:39se frottent les mains.
17:39Voilà, ça va nourrir
17:40les cabinets d'avocats
17:41mais je ne suis pas sûr
17:42que ça nourrit.
17:42Et donc, pour l'impact budgétaire,
17:44c'est peut-être l'explication
17:45parce que moi, personnellement,
17:46je pensais que les taux longs américains
17:47allaient beaucoup plus se tendre
17:48et beaucoup plus réagir
17:50à cette information.
17:51Mais ça explique peut-être
17:52parce qu'on se dit
17:52que finalement,
17:53si c'est étalé sur deux, trois ans,
17:54ce n'est pas insoutenable.
17:55Par contre, ça pose quand même
17:56un problème
17:56parce que le CBO,
17:58le Congrès de Budget Office
17:59qui fait des simulations
18:00sur le déficit public américain
18:02sur les dix prochaines années,
18:03avait intégré ses droits de douane
18:05dans ces simulations
18:06et dans le fait
18:07que ça contribuerait quand même
18:08comme des recettes additionnelles
18:10pour l'État fédéral.
18:11Donc ça, ce sont potentiellement
18:12des recettes
18:12qui peuvent disparaître,
18:13potentiellement,
18:13au-delà de la section 122
18:16qui va maintenir les droits de douane
18:17pendant 150 jours.
18:18Mais au-delà, on ne sait pas.
18:19Donc on est quand même
18:20sur cet élément d'incertitude
18:22très importante.
18:23Par contre,
18:24ça peut inciter les marchés
18:25notamment à rejouer
18:26la demande intérieure américaine
18:27pour deux choses.
18:27Parce que d'une part,
18:28on a les tax refunds
18:29qui sont records.
18:30Grâce à la loi
18:31qui a été mise en place,
18:32on est sur presque
18:33800 dollars en plus
18:34pour chaque Américain
18:36lié à ces tax refunds,
18:37ce refinancement
18:38des trop perçus derrière.
18:40Et puis, on aura quand même
18:41un effet trésorerie
18:42pour quelques entreprises
18:43qui va être positif.
18:44Donc certains pensent
18:45que ça peut avoir quand même
18:46un petit effet stimulant
18:47sur la conjoncture américaine
18:48qui a tendance à ralentir actuellement
18:49qui pourrait redémarrer
18:50un petit peu.
18:51Mais ça ne sera qu'un effet
18:52très ponctuel,
18:53très court terme.
18:53Mais ça explique pourquoi
18:54la bourse a plutôt bien réagi
18:56à cette annonce.
18:56Alors que c'est quand même
18:57une grande source
18:58d'incertitude supplémentaire.
18:59Oui, évidemment.
18:59Le CAC 40
19:00qui a pulvérisé son record
19:02vendredi ce matin.
19:03Ça se calme un peu quand même.
19:04On va revenir sur
19:05l'état de la croissance américaine
19:07avec le PMI
19:08du mois de février.
19:10Mais François,
19:10on est quand même un an
19:12grosso modo
19:12un peu plus d'un an
19:13après l'arrivée
19:14de Donald Trump.
19:15Un peu moins d'un an
19:17après le Liberation Day.
19:19Et on a eu des chiffres
19:20qui sont tombés vendredi
19:22de la balance commerciale
19:24américaine.
19:25Il se trouve qu'en dépit
19:28de toute cette tempête Trump,
19:30ça n'a absolument rien changé
19:32au déficit commercial.
19:33Pire,
19:34ça a été le plus important
19:36de l'histoire des États-Unis.
19:371241 milliards de dollars.
19:39Est-ce qu'on n'avait pas vécu
19:40une grande hallucination
19:41collective tous ensemble
19:42en 2025 ?
19:44Finalement,
19:44ces droits de douane
19:45n'ont rien changé à l'histoire.
19:47Je reviens juste
19:48sur le coût budgétaire
19:50de cette décision
19:51d'accord suprême.
19:52En fait,
19:52il y a deux effets.
19:53Il y a le premier,
19:54en effet,
19:55qui est que des importateurs
19:57ont payé des droits de douane
19:58et qu'ils vont demander
19:59à se le faire rembourser,
20:00ce qui risque de prendre
20:01pour beaucoup d'entre eux
20:02beaucoup de temps,
20:03voir s'ils arrivent
20:04effectivement à se faire rembourser.
20:05Le deuxième effet,
20:06c'est qu'il y a
20:07un impôt qui est annulé.
20:09et donc chaque année
20:10jusqu'à la fin des temps,
20:12à l'horizon en effet
20:13des projections
20:14du CBO.
20:14C'est quoi ?
20:15C'est 300 milliards, non ?
20:16Je ne sais pas.
20:18Ça dépend sur quelle période.
20:20Comme toujours dans ces cas.
20:21Par an,
20:22c'était 300 milliards par an.
20:23Chaque année,
20:24chaque année,
20:24chaque année,
20:25il y a la perte d'un impôt.
20:26Alors,
20:26qui va être remplacé
20:28potentiellement
20:29par de nouveaux droits de douane,
20:31etc.,
20:31mais on ne sait pas combien.
20:32C'est pour ça que je...
20:33Bon, je ne sais pas.
20:34Il y a deux choses.
20:37Il y a deux effets.
20:37Il y a un remboursement
20:38de taxes déjà payées
20:39et puis il y a des taxes
20:40qui ne rentreront pas
20:41et qui seront éventuellement
20:42remplacées par d'autres taxes.
20:44On ne sait pas très bien.
20:45Après,
20:45pour ce qui est
20:46de la balance commerciale,
20:47moi,
20:47je ne suis pas un spécialiste
20:48de la macroéconomie américaine,
20:50mais ce que je me dis,
20:52c'est qu'il y a probablement
20:53eu quand même
20:53un effet en 2025
20:56de, je dirais,
20:58d'importation
20:58par anticipation.
21:00C'est-à-dire qu'il y a...
21:02Quand on dit
21:02qu'il y a des importateurs,
21:03des entreprises,
21:05dans un mois,
21:06vous allez payer
21:0750% de droits de douane
21:08sur les produits,
21:10vous les achetez
21:10tout de suite
21:11et vous les stockez.
21:12Donc,
21:13je ne sais pas
21:14dans quelle mesure,
21:16mais moi,
21:16si j'étais économiste
21:18chargé des États-Unis,
21:20je me dirais
21:20qu'est-ce qui se passe
21:21du côté des stocks ?
21:22Est-ce que ces importations
21:23n'ont pas été stockées ?
21:24Après,
21:26c'est vrai
21:27qu'on a l'impression
21:28qu'il y a une...
21:31Finalement,
21:32ça a été payé
21:32par les consommateurs
21:35américains
21:35et les entreprises américaines
21:37qui n'ont pas substitué
21:39à ces produits importés
21:40des produits américains,
21:41contrairement à ce que pensait Trump.
21:43Après,
21:44le pari de Trump
21:44qui était
21:45qu'on allait remplacer
21:47des importations
21:48par de la production nationale,
21:50de toute façon,
21:50ça ne peut marcher
21:51qu'à moyen long terme.
21:52Ça ne se fait pas
21:52du jour au lendemain.
21:53Ça ne se fait pas
21:53du jour au lendemain.
21:54Quand vous augmentez
21:55les droits de douane,
21:56c'est vrai que dans un premier temps,
21:58ça peut avoir pour effet
21:59de dégrader
21:59votre balance commerciale.
22:01Après,
22:01vous pouvez espérer
22:02à plus long terme
22:03qu'il y aura
22:04plein d'investissements
22:05aux États-Unis,
22:05plein de productions,
22:06etc.
22:07Mais ce n'est pas
22:07du jour au lendemain.
22:08Philippe,
22:09plus 18% d'augmentation
22:11du commerce international
22:12en 2025.
22:14On pensait avoir
22:14une guerre mondiale
22:15qui allait accélérer
22:18le découplage
22:19entre les continents,
22:20les grandes régions.
22:21Plus 18%.
22:22Alors en valeur,
22:22c'est plus 5% seulement
22:23en volume.
22:24Mais en réalité,
22:25ça n'a eu aucun effet
22:26sur le commerce.
22:27Quasiment aucun effet.
22:29C'est-à-dire commercial.
22:30D'abord,
22:30tout ça pour ça.
22:31Alors c'est vrai
22:31que ça nous a,
22:32nous les commentateurs,
22:33pas mal occupés,
22:34les économistes,
22:35parce que c'était
22:37quasiment...
22:38pour les jours,
22:39il y avait un droit de banne,
22:40etc.
22:41On a vraiment eu
22:41une année assez incroyable.
22:43C'est sûr que ça n'a pas marché.
22:45Mais parce qu'il y a d'abord,
22:46je pense,
22:46une forte résilience
22:47du commerce mondial.
22:49Souvenez-vous,
22:49il y avait cette formule
22:50taco,
22:51Trump always chicken out.
22:52Ça veut dire qu'il finit
22:53toujours par se coucher.
22:54Ça a été le cas
22:54avec les Chinois.
22:55Le truc qui aurait été
22:56vraiment dangereux,
22:57c'est s'il y avait eu
22:57une vraie guerre
22:58avec les Chinois.
22:59Mais vous avez vu
23:00comment ça s'est passé.
23:01Il a commencé
23:01par montrer les dents,
23:02les Chinois ont montré
23:03les muscles,
23:04ils ont dit
23:04nous on va fermer
23:05sur les terres rares,
23:07etc.
23:07Et ça a été un partout
23:08la balle au centre.
23:09Globalement,
23:10ça s'est apaisé.
23:11Parce que le vrai sujet,
23:12c'est le déficit
23:13des Etats-Unis
23:13vis-à-vis de la Chine.
23:14Alors là,
23:15il y a eu quand même
23:15un petit effet
23:16parce qu'on en subit
23:17nous leurs conséquences.
23:18C'est vrai que visiblement,
23:21avec les Chinois,
23:21il y a eu un accord
23:22et ça a l'air
23:24de ne pas bien se passer.
23:25Ils ont réduit
23:25200 milliards de dollars
23:26les importations chinoises.
23:27Mais les surplus
23:27de production chinoise
23:28qui ne vont plus aux Etats-Unis,
23:30ils vont chez nous.
23:30Et ils vont chez nous
23:31de façon massive
23:32au point qu'on a des ministres
23:33qui disent qu'il faut
23:34arrêter ça publiquement.
23:36Donc on a un vrai sujet
23:37aujourd'hui,
23:38au-delà des Etats-Unis
23:39et de la politique
23:41erratique de Donald Trump,
23:42c'est pour l'Europe
23:43de replacer un peu
23:45ses pions
23:45sur ce nouvel échiquier
23:47parce que ça ne va pas changer.
23:48Il ne faut pas se faire
23:48d'illusions.
23:49Je pense qu'ils vont
23:50trouver des solutions
23:51mais Trump en a encore
23:52pour au moins trois ans.
23:53Je ne sais pas
23:54s'il aura une majorité
23:55au Congrès.
23:56Aujourd'hui,
23:57c'est l'Europe
23:57qui est quand même amenée
23:58à se poser des vraies questions
24:00sur sa politique commerciale.
24:01Est-ce qu'elle doit se protéger ?
24:02On a quand même
24:03des débats à la Commission
24:04et puis dans certains pays,
24:07est-ce qu'il faut faire du Trump ?
24:08Est-ce qu'il faut faire
24:09un peu de protectionnisme
24:10pour se protéger
24:11des voitures chinoises,
24:13des batteries chinoises
24:14et d'un certain nombre
24:15d'autres choses ?
24:15Il y a un dernier débat
24:16dont on n'a pas du tout parlé
24:17mais qui est dans le débat
24:19sur la guerre commerciale
24:21et les déficits commerciaux.
24:22Là où Trump,
24:23vis-à-vis de l'Europe,
24:24quand même se moquait
24:25un peu du monde,
24:25c'est qu'en réalité,
24:26ils ont un énorme excédent
24:27dans les services
24:27et notamment de numérique.
24:29Et là, il y a un réveil aussi
24:30de l'Europe sur ces sujets
24:31et on voit bien
24:32que c'est les GAFA
24:34aujourd'hui
24:34qui dominent quand même
24:35totalement l'administration
24:37américaine
24:37et se servaient
24:38de Donald Trump
24:39pour essayer de remporter
24:41des points
24:41contre nos régulations.
24:43Si Trump a moins d'armes
24:45du côté commercial,
24:46ça va peut-être jouer
24:48un peu en notre faveur
24:49pour pouvoir montrer aux Américains
24:50que nous non plus,
24:51on ne se laisse pas faire.
24:51En tout cas,
24:52c'est ce qu'on peut espérer
24:52parce que sinon,
24:53là, on est vraiment
24:54dans une stratégie
24:55de vassalisation.
24:56Il y a une stratégie
24:57de prédation économique,
24:58on le voit bien.
24:59On commence seulement
24:59à se réveiller.
25:00Christian Parizeau,
25:01quel bilan vous tirez
25:02d'un an de guerre commerciale ?
25:03Oui, déjà d'une part,
25:05pour redresser
25:05votre balance commerciale,
25:07il faut déjà peser
25:08sur la demande intérieure.
25:09Quand vous avez aujourd'hui
25:10un pays au niveau national
25:12qui consomme plus
25:13qu'une produit,
25:14vous ne pouvez pas avoir
25:14une balance commerciale
25:15qui se redresse.
25:16Et donc,
25:17on pouvait avoir
25:18un effet droit de douane
25:20pour réduire
25:20le déficit commercial
25:21si ça avait pesé
25:22sur la consommation
25:23des ménages
25:24en vraiment réduisant
25:26leur capacité
25:26à consommer.
25:27À ce moment-là,
25:28peut-être qu'on aurait eu
25:28un équilibre.
25:29Ce n'est pas ce qu'on a vu.
25:30Ce qu'on n'a pas vu du tout.
25:31On n'a pas vu du tout.
25:32Alors, d'une part,
25:33parce que politiquement,
25:33c'est difficile
25:34à dire aux Américains
25:35vous allez être plus pauvres.
25:36Ce n'est pas ce qu'a vendu
25:37Donald Trump.
25:38Et puis,
25:39d'autre part,
25:39parce qu'il y a
25:40de plus en plus,
25:40en plus,
25:41des mesures de soutien fiscale
25:43qui vont arriver,
25:43qui vont encore soutenir
25:44la consommation.
25:45On a vu que les Américains,
25:46face à ce choc,
25:53la consommation,
25:54ce qui est contre-productif.
25:55Parce que, encore une fois,
25:56si vous voulez rééquilibrer
25:57votre balance commerciale,
25:58il faudrait encore
25:59que les Américains
26:00consomment moins.
26:01Donc, on est sur quelque chose
26:02qui n'était pas tenable
26:03et qui n'était pas logique.
26:04Donc, de toute façon,
26:05quoi qu'il arrive,
26:05quoi qu'il fasse,
26:06les droits de douane
26:07n'allaient pas rééquilibrer
26:08la balance commerciale.
26:08Par contre,
26:09ça pose quand même
26:10un problème pour Trump
26:11parce que lui,
26:12il espérait quand même
26:13que derrière les accords commerciaux,
26:14il y ait des investissements
26:15massifs aux États-Unis.
26:17Et donc,
26:17je me pose la question,
26:18est-ce que l'Europe
26:19va encore considérer
26:21qu'il faut acheter
26:21du gaz américain
26:23pour être taxé à 15%
26:24alors que tous les autres
26:25sont taxés à 15% ?
26:26Donc, ça peut quand même
26:27lui poser un problème
26:28par rapport au moyen terme,
26:30en tout cas,
26:30à sa logique de réindustrialisation
26:31des États-Unis.
26:32Ça, c'est un premier point
26:33quand même
26:34qu'il faut tenir compte.
26:35Donc, ça va jouer forcément
26:37dans les négociations
26:37États-Unis-Europe.
26:38C'est clair que là,
26:40il se trouve affaibli.
26:42Donc, ça,
26:42c'est un premier point.
26:43Mais est-ce que nous,
26:44on est capable
26:44d'être agressif
26:45dans ces discussions ?
26:46Oui.
26:47Alors, après,
26:47on ne l'a pas beaucoup été
26:49jusqu'à présent.
26:50On ne l'a pas été,
26:50mais parce qu'il y avait aussi
26:51un sondage vis-à-vis de l'Ukraine,
26:52ce qu'a dit l'Europe.
26:53Clairement, plus ou moins,
26:55ce qu'on laissait filtrer
26:55parce que les États-Unis
26:57menaçaient de ne plus du tout
26:58aider l'Ukraine.
26:59Alors, les États-Unis
27:00n'aident pas l'Ukraine
27:01sur la partie fourniture d'armes
27:03puisque c'est l'Europe qui paye
27:04et qui aide aujourd'hui l'Ukraine,
27:06mais sur la partie renseignements,
27:07notamment,
27:08et ils menaçaient de bloquer
27:09les renseignements
27:10qui sont très utiles à l'Ukraine
27:11dans leurs conflits.
27:12Donc, l'Europe ne pouvait pas
27:14se permettre de complètement
27:15être en guerre avec les États-Unis,
27:17mais là, il y a quand même
27:18une vraie perte de négociation
27:20de la part des États-Unis.
27:21Maintenant, on peut voir
27:23que Trump, en termes de com',
27:25pourra quand même communiquer.
27:26Mais je dirais qu'on commence
27:28à percevoir que s'il perd
27:29les mille termes,
27:30ça va quand même beaucoup
27:31oblitérer sa capacité de main
27:33parce qu'à terme,
27:34ce qu'a dit la Cour constitutionnelle,
27:36ne jouez pas.
27:37Ce qui revient au Congrès,
27:38revient au Congrès.
27:38Il faudra passer
27:39et les décrets illégaux.
27:40Il faudra bien, à un moment donné,
27:42faire passer des lois au Congrès.
27:43Donc, c'est ça, surtout,
27:44qu'il faut retenir, à mon avis,
27:45qui est très important.
27:46Donc, s'il perd sa majorité au Congrès,
27:48là, oui, effectivement,
27:49pour l'année prochaine
27:50et les deux années
27:51qui lui resteront de son mandat,
27:52ça sera beaucoup moins
27:53de capacité d'action
27:55de la part de M. Trump.
27:56Peut-être que le pic de pouvoir
27:58de Donald Trump est passé,
28:00qu'on entendra moins parler
28:02dans les semaines
28:02et les mois à venir.
28:04On aura l'occasion de leur parler.
28:05En tout cas, on va revenir en France
28:06dans la seconde partie de l'émission.
28:08On se quitte
28:09pour une très courte pause
28:10publicitaire.
28:11Et on parlera budget
28:12et instabilité fiscale.
28:14Il n'y a pas que les normes
28:15qui bougent
28:15ou les politiques américains.
28:17Il y a la fiscalité française aussi.
28:19François Lecay a lancé quelque chose.
28:20Ne nous quittez pas.
28:22On reviendra dans une minute.
28:23à tout de suite.
28:29BFM Business et la tribune présente
28:31Les experts.
28:33Raphaël Lejean.
28:37Il est 10h30.
28:38Vous êtes toujours en direct
28:39sur BFM Business
28:40à la seconde partie des experts.
28:42Avec toujours autour de la table
28:43François Eccal,
28:44Philippe Mabille
28:45et Christian Parizeau.
28:48Cette fois-ci,
28:49pour parler budget,
28:51on va revenir en France
28:52et parler instabilité fiscale.
28:56En réalité,
28:57le Conseil constitutionnel
28:58a rendu son avis
29:00sur le budget.
29:01Pas grand-chose à dire.
29:02Quelques cavaliers budgétaires.
29:04Mais il y avait une décision
29:06qui était très attendue
29:07des sages
29:09de la rue Montpensier.
29:10C'était sur toutes les mesures
29:11de sur-optimisation fiscale.
29:14François Eccal,
29:15je me tourne vers vous.
29:17Fondateur de FIPECO,
29:18grand expert
29:18des finances publiques.
29:21Matignon avait déposé
29:23une saisine
29:23auprès du Conseil constitutionnel
29:25autour de trois mesures
29:27sur la taxation des holdings,
29:28sur le régime
29:29des apports-cessions
29:31et sur le pacte d'Utreil.
29:33Ce n'est pas si courant que ça
29:35que le Premier ministre
29:37dépose une saisine
29:38sur un texte budgétaire
29:40auprès du Conseil constitutionnel,
29:41me semble-t-il.
29:42Non, puisque dans le fonctionnement
29:44normal de la Ve République,
29:46le gouvernement
29:47a une majorité au Parlement
29:49et la loi de finances
29:51qui est votée
29:52est quand même
29:52très très proche
29:54du projet de loi de finances
29:55ou modifiée seulement
29:57par des amendements
29:58qui ont reçu
29:58l'accord du gouvernement.
29:59Donc, il n'y a pas
30:01tellement de raisons
30:01pour que le gouvernement,
30:02je dirais,
30:03trouve un motif
30:04d'inconstitutionnalité
30:05dans une loi de finances.
30:07Là, on est dans un cas
30:08un peu particulier,
30:09mais ceci dit,
30:10le gouvernement
30:11a posé cette question
30:13au Conseil constitutionnel,
30:14mais sans dire pourquoi
30:16ces dispositifs
30:17seraient inconstitutionnels.
30:18Alors, il faut expliquer
30:19effectivement
30:20dans la procédure,
30:21c'est-à-dire que
30:22quand on fait une saisine
30:23du Conseil constitutionnel,
30:25il faut aussi
30:25apposer des grielles.
30:27Quand les parlementaires
30:28ou qui que ce soit
30:29font une saisie du Conseil,
30:30ils disent,
30:30voilà pourquoi je pense
30:31que ce n'est pas constitutionnel.
30:32Or, là,
30:33Matillon ne l'a pas fait.
30:34Donc, le Conseil constitutionnel,
30:36s'est contenté
30:37de vérifier que
30:38les saisies disposites,
30:39enfin,
30:39faire une vérification de forme,
30:41c'est-à-dire vérifier
30:42que ça avait été voté
30:44conformément aux règles
30:45constitutionnelles,
30:45il n'y a pas de problème.
30:46C'est uniquement
30:47sur la procédure d'adoption.
30:48Et puis, il a même remarqué
30:49d'ailleurs qu'au cours
30:50des débats,
30:50personne n'avait dit
30:51que ça pourrait être
30:53inconstitutionnel
30:53en avançant des griefs.
30:55Bon, ben voilà,
30:55dans ces conditions-là,
30:57je n'ai pas de raison
30:58de m'y opposer.
30:59Après,
31:00si dans le futur,
31:01à travers la procédure
31:03des questions prioritaires
31:04de constitutionnalité
31:06qu'on peut poser
31:07devant les juridictions,
31:09au bout d'un...
31:09Enfin, après, voilà,
31:10après un certain nombre
31:10d'appels,
31:11enfin, voilà,
31:12un peu plus tard,
31:13si la question est reposée,
31:15ben, je l'examinerai
31:15sur le fond.
31:16Voilà.
31:17Donc, il n'y a pas de...
31:18Voilà.
31:18Donc, on est encore,
31:20je dirais,
31:20dans l'incertitude.
31:21Après,
31:22ce n'est pas
31:22le premier dispositif fiscal
31:24qui pourrait être...
31:26Il y a eu des précédents.
31:27...annulé par le Conseil constitutionnel
31:30sur la base de recours
31:32contentieux,
31:32de questions
31:33de constitutionnalité,
31:34etc.
31:35Bien sûr,
31:35il y a eu des...
31:36On se souvient de la taxe
31:37à 3%,
31:37notamment,
31:37qui avait coûté
31:38quelques milliards
31:39au budget d'État.
31:4010 milliards.
31:41Voilà, tout simplement.
31:41La taxe de 3%
31:42sur les dividendes de l'or,
31:43elle a coûté 10 milliards.
31:44Elle a été jugée
31:45à la fois inconstitutionnelle
31:47par le Conseil constitutionnel
31:48et contraire au traité européen
31:51par la Cour de justice
31:52de l'Union européenne.
31:53Alors,
31:53moi,
31:53il me semblait,
31:54Matignon nous expliquait
31:56qu'ils avaient déposé
31:57cette saisine
31:58auprès du Conseil constitutionnel
32:00justement pour éviter
32:02l'effet taxe à 3%
32:03qui avait coûté
32:0410 milliards.
32:05Quelle est votre lecture
32:07sur le fait
32:08que Matignon
32:08n'avait pas en livre ?
32:09Je ne sais pas.
32:10Je ne sais pas
32:11pourquoi ils ont fait ça.
32:12Sans dire pourquoi,
32:13voilà,
32:14sans donner de grief particulière.
32:18mais ce qu'on peut peut-être dire,
32:19c'est...
32:20La fiscalité,
32:20c'est quand même
32:20un sujet sérieux.
32:21Ça engage des décisions
32:23de long terme,
32:24que ce soit des particuliers,
32:25des investisseurs,
32:27des entreprises.
32:28Et il faut reconnaître
32:29que depuis que...
32:30La dissolution,
32:31depuis qu'on est
32:31dans cette incertitude
32:33institutionnelle,
32:34budgétaire,
32:34enfin, moi,
32:35de mémoire de Bercy Watcher,
32:37je parle sous ton contrôle,
32:38Raphaël,
32:38mais on en a fait des...
32:39On n'a jamais vu
32:40une période
32:42d'instabilité aussi grande
32:44et surtout de confusion.
32:45Oui.
32:45De confusion sur
32:46à quoi sert l'impôt.
32:48Qu'il y ait un problème
32:49de dette.
32:50Qu'il faille un débat
32:51droite-gauche,
32:51savoir est-ce que c'est
32:54Pierre, Paul ou Jacques
32:55qui payent,
32:56c'est un sujet légitime
32:57dans une démocratie.
32:59Il y a eu le débat
32:59sur la taxe Zutman,
33:00il a d'ailleurs été tranché
33:01puisqu'elle n'a pas été votée.
33:03Ça reviendra peut-être.
33:04Il y a eu un débat
33:05sur recréer un vrai ISF,
33:07c'est-à-dire que l'IFI,
33:08vous vous souvenez,
33:08il y a le Modem
33:09à un moment donné
33:10qui a dit
33:10ça ne va pas du tout,
33:11l'IFI,
33:12c'est trop concentré
33:13sur le sol immobilier,
33:14il faudrait faire
33:15un impôt plus global.
33:15Après,
33:16ils se sont complètement
33:17pris les pieds dans le tapis
33:18en inventant ce mot
33:20sur la fortune improductive,
33:22comme si une fortune
33:22était improductive,
33:23elle sert au moins
33:24à financer l'État,
33:24les fonctionnaires,
33:25on parlait d'assurance vie
33:27des contrats en euros.
33:28Donc,
33:29on a vraiment eu une confusion.
33:30Moi,
33:30je n'ai jamais vu
33:31une confusion fiscale pareille.
33:32Je pense que je me mets
33:33à la place des gens
33:35qui doivent prendre
33:35des décisions économiques,
33:37que ce soit des gens
33:38qui devaient dire
33:38j'ai de l'épargne
33:39ou est-ce que je la mets,
33:40que ce soit des gens
33:41qui disent j'investis,
33:42est-ce que je dois aller
33:43dans tel ou tel fonds,
33:44je ne parle même pas
33:45de l'immobilier,
33:45du logement,
33:46etc.
33:47Donc,
33:47je pense que peut-être
33:48le gouvernement au travers,
33:49je me mets à sa place,
33:50au travers de ces QPC,
33:52ces questions de prioritaire
33:53de constitutionnalité
33:54sur ces trois sujets,
33:55cherche peut-être
33:56effectivement à dire
33:57qu'il faut revenir
33:58à une stabilité
33:59de la loi fiscale,
33:59il faut adresser un message
34:01par un sage,
34:02les sages,
34:02et c'est les sages
34:03du Conseil constitutionnel
34:05qui peuvent faire ça,
34:06parce que sinon,
34:07le risque,
34:08c'est ce que vous évoquiez
34:09sur la taxe à 3%,
34:10mais de façon,
34:10si on généralise ça
34:11à chaque fois qu'il y a,
34:14s'il y a une perte
34:14de confiance
34:15dans la qualité
34:16de la loi fiscale,
34:18c'est la porte ouverte
34:19à des contentieux.
34:20Souvent bazardés
34:21et parfois mal faits.
34:22On en a parlé,
34:22vous le disiez tout à l'heure,
34:23pour les Américains,
34:24les entreprises américaines
34:25avec les taxes
34:26droits de douane de Trump,
34:27nous,
34:28on est plutôt,
34:28en plus la France,
34:29un pays où il y a
34:30un relatif consentement
34:31à l'impôt,
34:32il faut quand même reconnaître,
34:33même si on paie
34:33beaucoup d'impôts en France,
34:35l'impôt est payé,
34:35on a un fisc
34:37qui fait plutôt bien
34:38son travail,
34:39il va y avoir d'ailleurs,
34:40on va sans doute parler
34:41de David Daniel
34:41qui va prendre la suite
34:43pour le prochain budget,
34:44on peut espérer
34:45que le prochain budget
34:45ne sera pas
34:47un aussi grand bazar
34:48que celui qu'on vient de vivre,
34:49mais il doit,
34:50son premier texte,
34:51c'est un texte qui est assez près
34:52mais qui est en lecture actuellement,
34:54sur la fraude sociale
34:55et fiscale.
34:56À un moment donné,
34:57je pense que
34:58c'est bien
34:59d'amuser la galerie
35:01en disant
35:01on va taxer les riches,
35:02on va...
35:02Mais il faut aussi
35:04le faire de façon
35:05professionnelle et sérieuse.
35:06Et je pense que c'est ça
35:07le rôle du Conseil constitutionnel,
35:09c'est peut-être ça
35:09que le gouvernement
35:10tente de faire
35:11mais je tente une interprétation,
35:13je ne sais pas
35:13si elle est valable.
35:14Christian Parizeau.
35:15Oui, moi juste,
35:16une remarque tout bêtement
35:16d'économiste,
35:17c'est-à-dire que nous
35:18on a quand même un problème
35:19en France,
35:19c'est qu'on a un taux d'épargne
35:20trop élevé
35:21sur les ménages,
35:21je parle.
35:22L'État français,
35:23il s'est dépensé...
35:23Jean-Marc Daniel,
35:23vous dirait qu'il est trop bas
35:25parce que c'est l'épargne
35:26qui fait l'investissement.
35:27Les Français épargne,
35:28c'est l'État français
35:29qui dépense trop
35:30et qui est en déficit.
35:32C'est ça le gros problème
35:33parce que si vous preniez,
35:34si on a eu
35:34que les ménages français,
35:35on serait sur un excédent
35:36de balance commerciale,
35:37un excédent courant.
35:39Donc les Français
35:40épargnent beaucoup,
35:41il ne faut pas l'oublier
35:42et lorsqu'on regarde,
35:43c'est l'envolée
35:44des produits de financement
35:46de la retraite
35:46qui ont explosé
35:47l'année dernière.
35:48Le PER,
35:49c'est un grand succès.
35:50Ça veut dire
35:51qu'ils ont bien compris.
35:52Donc ça veut quand même dire
35:53qu'on nous a dit
35:54on va faire une réforme
35:55de la retraite,
35:56on va revenir sur la réforme
35:57de la retraite
35:57mais vous avez créé
35:58plutôt un climat d'insécurité
35:59vis-à-vis des Français.
36:00Et les Français
36:00sont en train de se dire
36:01finalement on me promet
36:02de partir plus tôt ou pas
36:03pendant deux ans,
36:04plus personne n'y comprend rien,
36:06plus personne n'a de visibilité.
36:07Qu'est-ce que fait les Français ?
36:07Enfin ils sont favorables
36:08à un départ plus tôt les Français.
36:09Mais bien sûr,
36:11on n'a pas dit aux Français
36:12attention,
36:13moi je veux bien
36:13mais si tu pars deux ans plus tôt
36:16tu auras combien en moins
36:17sur ta retraite
36:17durant toute ta période de retraite ?
36:19C'est ça
36:19parce que les Français
36:20sont prêts à partir à 60 ans
36:22si derrière
36:23ils ont une bonne retraite.
36:24Mais si on commence
36:25à leur dire
36:25vous partez à 60 ans
36:26mais vous aurez une retraite
36:27dans laquelle vous allez
36:28mal vivre votre retraite
36:29alors que si vous travaillez
36:31jusqu'à 65 ans
36:31vous aurez peut-être
36:32une meilleure retraite
36:33là on verra
36:34la réponse des Français.
36:35Mais là si vous leur dites
36:35le beurre et l'argent du beurre
36:37tu pars plus tôt
36:37et t'arrêtes ta retraite
36:38bon bah tout le monde est d'accord
36:39il faut aussi poser
36:40les bonnes questions.
36:41Donc le gros problème
36:42c'est qu'on a masqué
36:43cet élément-là.
36:44On a fait croire aux Français
36:45que l'âge de la retraite
36:46c'était l'alpha et l'oméga
36:47mais il faut voir
36:47à quel niveau de retraite
36:49j'aurais
36:49quel niveau de prestation
36:56l'équilibre démographique
36:57il est là.
36:58Donc bon ça c'est le gros problème.
36:59Donc on a vu que ça crée
37:00une incertitude
37:01et une insécurité
37:02pour les Français
37:02ça se voit.
37:03Moi mon gros risque maintenant
37:04c'est jusqu'à quel point
37:05ça crée une incertitude
37:06sur les entreprises.
37:07Et là le gros problème
37:08que l'on a
37:09c'est qu'on a un gouvernement
37:10qui donne aucune visibilité fiscale
37:11pour les entreprises.
37:12Alors je ne vais pas me faire défenseur.
37:13On est à peu près sûr
37:14d'avoir une surtaxe
37:14d'un peu sur les sociétés
37:15l'année prochaine.
37:16Alors ça de ce côté-là
37:16on a plus de...
37:18On ne sait pas pour combien de temps
37:19on ne sait pas de combien
37:20on ne sait pas.
37:20Donc il y a quand même
37:21cette incertitude-là
37:22qui est quand même
37:23assez forte.
37:23Le pire c'était de dire
37:25on en montrera la fiscalité
37:26enfin on aura cette taxe
37:28sur les entreprises
37:28et sur les dividendes
37:29tant qu'on ne sera pas revenu
37:30à 3%.
37:30Alors là je peux vous dire
37:32on peut attendre longtemps
37:33et donc ça veut dire
37:33aux entreprises
37:34qu'on est sur une taxe pérenne.
37:35Donc là c'est un vrai problème
37:37de communication.
37:37Alors on a été
37:38je dirais relativement épargné
37:40parce qu'il y a eu
37:40pas mal d'investissements
37:41qui étaient un peu obligés
37:42avec l'intelligence artificielle
37:44avec ce mouvement-là
37:45qui ont obligé
37:46les entreprises à investir.
37:48Et puis lorsqu'on était
37:49sur une taxe temporaire
37:50on sait que ça n'a pas
37:51beaucoup d'impact.
37:52Si je vous dis
37:52que je vous taxe une fois
37:53et puis c'est fini après
37:54quand vous faites un investissement
37:55sur 10 ans
37:55ça ne change pas du tout.
37:56C'est ce que disait l'INSEE
37:57au mois de décembre
37:58de votre investissement.
38:00Donc ça on peut comprendre
38:01que ça n'a pas d'impact.
38:02Mais là maintenant
38:02on rentre quand même
38:02dans du dur.
38:03On rentre quand même
38:04sur une vraie période fiscale
38:06pour au moins deux ans
38:07au moins jusqu'aux prochaines présidentielles
38:08et on rentre quand même
38:09sur un état
38:10qui n'est pas du tout crédible
38:11sur ses promesses.
38:11Donc ça c'est quand même
38:12un vrai problème
38:12sur les impôts de production etc.
38:15C'est quand même un vrai problème.
38:16Donc moi je pense
38:16que cette incertitude
38:17va commencer à se voir
38:18cette année et l'année prochaine.
38:19Alors ça ne sera pas majeur
38:20ça sera plus à mon avis
38:22une croissance perdue.
38:23Parce que des entreprises
38:24qui vont moins investir en France
38:26pour investir plus
38:27dans un autre pays
38:27ça ne se voit pas.
38:28Ça ne se voit pas sur l'emploi.
38:29Mais c'est un vrai problème
38:30c'est quelque chose à suivre.
38:31Donc d'une part
38:32c'est un coût pour les Français
38:33et ça va avoir un coût
38:34pour les entreprises françaises
38:35et c'est ça l'élément
38:36un peu.
38:37Mais ce qui est frustrant
38:39c'est que si ça faisait
38:40chuter le PIB immédiatement
38:42on saurait que c'est négatif.
38:43Le problème c'est
38:44c'est quelque chose
38:45qui va se lisser dans le temps
38:46qui ne va pas se voir.
38:47On va avoir le taux de chômage
38:47qui va remonter tout doucement
38:49ou on va avoir
38:50une sous-performance
38:51de notre économie
38:51par rapport au reste de l'Europe
38:52et puis un jour
38:53on va se réveiller.
38:54On va avoir une statistique
38:55européenne
38:55qui nous dit
38:56que le PIB par tête
38:57en France
38:57est inférieur à la moyenne européenne
38:59et tout le monde va hurler
39:00à ce moment-là.
39:01Mais ce n'est pas ça.
39:02Le vrai problème
39:02c'est parce qu'on a un glissement
39:04qui se fait
39:04C'est la grenouille
39:05dans la casserole
39:07on en parle quasiment
39:08quotidiennement
39:09dans les experts.
39:10Il y a quand même
39:10quelque chose
39:10qu'il faut dire
39:11à nos auditeurs
39:12qui s'en sont aperçus
39:13sans doute
39:13mais c'est toutes les mesures
39:14qui ont été prises
39:15depuis ces dernières années
39:16même avant
39:17les solutions
39:17où on a essayé
39:19de faire changer
39:19la loi fiscale
39:20et de prélever
39:21de façon un peu erratique
39:23sur certaines
39:24là où on pensait
39:25qu'il y avait de l'argent
39:26elles se sont plantées.
39:27Vous vous souvenez
39:28de la crime
39:28sur l'énergie
39:2911 milliards
39:30ou 12 milliards
39:31annoncés
39:31300 millions reçus.
39:33Ils se sont plantés
39:33sur leurs prévisions
39:34pour plein de raisons
39:35évidemment
39:36parce que le prix
39:36de l'électricité
39:37du gaz
39:37a baissé
39:38une contribution
39:38exceptionnelle
39:39sur l'énergie.
39:39En tout cas
39:40erreur de prévision
39:41majeure
39:41à 12 milliards
39:42c'est quand même beaucoup.
39:42Les mesures
39:43qui ont été annoncées
39:44pour taxer
39:45les plus riches
39:45qui ont été annoncées
39:47les fameuses taxes
39:48la contribution
39:50différentielle
39:50sur les hauts revenus
39:51la CDHR
39:52Idem
39:52elles ont fait
39:53moins que prévues
39:53toutes ont fait
39:54moins que prévues
39:55donc je pense
39:55qu'il y a
39:56plusieurs phénomènes
39:56d'abord je pense
39:57que Bercy
39:58je ne dirais pas
39:58qu'ils font moins bien
39:59leur travail
39:59mais ils sont face
40:00à un monde plus complexe
40:01face à des gens
40:02qui optimisent
40:03et qui ont bien le droit
40:04et qui une fois
40:05que la loi fiscale
40:06est annoncée
40:06je ne connais personne
40:07qui maximise
40:08sa feuille d'impôt
40:09prennent des décisions
40:10en conséquence
40:11de ce qui est proposé
40:12et du coup
40:13à la fin de l'histoire
40:14ce n'est pas du tout
40:15satisfaisant
40:15sur la surtaxe d'IS
40:17qui effectivement
40:18pour moi
40:19les pérennes
40:19c'est à dire
40:20on paye 10 points d'IS
40:21de plus que le reste du monde
40:22c'est ça que disent
40:23les grandes entreprises
40:24alors que ce soit fait
40:25pendant un an
40:25deux ans trois ans
40:26ça peut se justifier
40:28là on voit bien
40:29que comment on va retrouver
40:31les 8 à 10 milliards
40:32que ça va rapporter
40:33dans un an
40:34il va bien falloir
40:35les remplacer
40:36par quelque chose
40:37soit c'est des économies
40:38de dépense
40:39on n'est pas très optimiste
40:40là-dessus
40:40parce que c'est vraiment
40:41le sujet dont on n'a pas
40:42parlé dans ce budget
40:43et ça ne va pas se faire
40:45avant longtemps
40:45et puis il y a
40:46vous savez bien
40:47il y a un temps de latence
40:48avant que ça ait des effets
40:49l'impôt ça peut aller vite
40:50donc moi dernier élément
40:52je dirais
40:52je ne sais pas à quoi
40:53va ressembler le projet
40:54de budget 27
40:56peut-être la bonne chose
40:57à proposer
40:58c'est une sorte de
40:58moratoire
40:59parce que l'impôt
40:59il rentre en France
41:00l'impôt sur les sociétés
41:03il y a quand même
41:03de l'activité économique
41:04on est à 1% de croissance
41:05on peut espérer mieux
41:07évidemment
41:08donc la TVA
41:09c'est pareil
41:09les français consomment
41:10même s'ils épargnent beaucoup
41:11ils consomment
41:12il y a eu des surprises
41:14je prends le pari
41:16François Hical
41:16qui connaît bien mieux
41:17que moi
41:17les finances publiques
41:18mais je prends le pari
41:19que si on faisait
41:19un moratoire
41:20une année blanche
41:21fiscale
41:21on touche à rien
41:22mais peut-être
41:23que ça en aurait
41:23de bonnes surprises
41:24sur le plan du rendement
41:25de l'impôt
41:28avec un budget 27
41:29qui va être un budget
41:30de transition
41:31avant un éventuel
41:32changement politique
41:33ou de majorité
41:34ça permettrait
41:35au moins d'avoir
41:35cet effet éducatif
41:36de voir que l'impôt
41:38au niveau auquel
41:39il est arrivé en France
41:40c'est peut-être
41:41pas la peine
41:42de trop jouer avec
41:43et notamment
41:43de jouer à faire peur
41:44aux uns ou aux autres
41:45vous y croyez ça
41:46François Hical
41:47c'est une bonne idée
41:48c'est une idée raisonnable
41:49je pense que
41:50si on voulait
41:50un moratoire
41:51sur la fiscalité
41:52il faudrait que ça dure
41:53plus qu'un an
41:53et qu'il soit crédible
41:55que ça dure plus qu'un an
41:56à cause de 2017
41:58je suis d'accord avec vous
41:59il faudrait que ça dure 10 ans
42:01sinon je crains
42:02qu'on voit pas grand chose
42:03on verra que pour un an
42:07vous venez de la cour des comptes
42:09François Hical
42:09et aujourd'hui
42:10il y a
42:11pour la première fois
42:12dans l'histoire
42:12de l'institution
42:14une femme
42:14une jeune femme
42:15de 40 ans
42:16Amélie de Montchalin
42:17première première présidente
42:19de la cour des comptes
42:22c'est aussi la première fois
42:23qu'un ministre du budget
42:24passe directement
42:25de Bercy
42:26à la rue Cambon
42:27quelle analyse
42:28ça vous inspire ?
42:30Alors d'abord je crois
42:32et c'est assez largement
42:33reconnu
42:34par tous les observateurs
42:36que d'un point de vue personnel
42:38elle a beaucoup de qualités
42:39qui
42:40voilà
42:40pour remplir ce poste
42:42elle a une véritable maîtrise
42:43technique
42:43des finances publiques
42:44sur les sujets budgétaires
42:46aucun doute là-dessus
42:47elle est
42:47paraît-il
42:48une grande bosseuse
42:49elle a un certain sens
42:51de la communication
42:52c'est une femme
42:53elle a une fibre économique
42:55aussi
42:56même si un agrégé d'économie
42:57vous dira que le diplôme
42:58d'HEC
42:59c'est pas un diplôme
42:59d'économie
43:00mais quand même
43:01un peu plus économiste
43:02que juriste
43:03ce qui est pas si mal
43:04voilà
43:05donc elle a beaucoup
43:06c'est bien d'avoir une économiste
43:07oui parce que
43:08la cour des comptes
43:11traditionnellement
43:11la cour des comptes
43:12est quand même
43:12surtout composée
43:13de juristes
43:14c'est une juridiction
43:16c'est normal
43:18financière
43:18mais juridiction
43:19mais la partie
43:21strictement juridictionnelle
43:22de son activité
43:23c'est moins de 10%
43:24de son activité
43:25c'est la raison
43:25pour laquelle
43:26nous portons la robe
43:27voilà
43:27nous sommes inamovibles
43:29voilà
43:29donc
43:30mais ça n'est qu'une toute
43:31petite partie
43:32de son activité
43:33il y a deux problèmes
43:35qu'oppose la nomination
43:36d'Amélie Monchalin
43:38le premier
43:39c'est en effet son âge
43:40pas parce qu'elle est jeune
43:41mais parce qu'elle est inamovible
43:42alors il faut revenir sur ça
43:43expliquer François
43:44effectivement
43:44elle est magistrate
43:45donc à partir de ce moment-là
43:47elle ne peut changer
43:48de fonction
43:48que si elle est d'accord
43:49comme on ne peut pas
43:50lui proposer une autre fonction
43:51à la cour
43:52que d'être première présidente
43:53et bien
43:54elle est première présidente
43:55potentiellement
43:56jusqu'à l'âge limite
43:57de départ
43:58voilà
43:58tous les fonctionnaires
44:00ont un âge limite
44:01qui est
44:02alors suivant le nombre d'enfants
44:03c'est 67, 68, 69
44:05grosso modo
44:05elle est là pour 28 ans
44:07sauf
44:08si elle-même
44:08elle s'en va
44:09donc c'est un problème
44:11parce que
44:11évidemment
44:11au bout de 10 ans
44:13vous commencez
44:13à vous encrouter
44:14voilà
44:15il y a eu des précédents
44:16jusqu'à présent
44:17le record c'est 23 ans
44:18premier président
44:19ah oui tout de même
44:20mais aujourd'hui
44:22bon
44:22c'est plus vraiment d'époque
44:23je crois que c'était
44:25entre les deux guerres
44:26enfin voilà
44:26bon c'est une époque
44:27où la cour des comptes
44:28avait un peu moins
44:29d'importance je dirais
44:30aujourd'hui c'est quand même
44:31fâcheux
44:32moi si j'étais à sa place
44:34personne ne peut l'y obliger
44:35mais je m'engagerais
44:37dès aujourd'hui
44:38à partir
44:39au bout de
44:39mettons 10 ans
44:4010 ans
44:41Migo a fait 10 ans
44:42voilà
44:42donc 10 ans
44:43pourquoi pas
44:44après voilà
44:45elle en est totalement libre
44:46mais je pense que ça
44:47il est parti
44:48il est parti
44:49il est parti volontairement
44:52parce qu'il a été
44:52voilà
44:54il n'y a pas une question
44:55des mid-dages
44:55avec Didier Migaud
44:57Migaud
44:57je ne sais plus
44:58tout d'un coup
44:58si c'était à la limite d'âge
45:00ou si
45:00comme il a été nommé
45:03tout d'un coup
45:04j'ai un trou
45:04c'est peut-être à la limite d'âge
45:07on peut se dire
45:08c'est qu'Emilie de Montchalin
45:09qui a quand même
45:10attendez
45:11je termine
45:11deuxième problème
45:13deuxième problème
45:14celui dont on parle le plus
45:15c'est qu'en effet
45:16elle est aujourd'hui
45:17elle est jusqu'à hier
45:18elle a été ministre
45:19des cours publics
45:20et du budget
45:21vous anticipez ma question
45:22elle va être à la fois
45:23jugée partie
45:24c'est vrai
45:25mais d'un autre côté
45:26moi je relativise
45:27beaucoup ce problème
45:28en rappelant
45:29qu'une des valeurs
45:30cardinales de la cour
45:32comme de toutes les juridictions
45:33d'ailleurs
45:33c'est la collégialité
45:34donc les décisions
45:36de la cour
45:36ce qui est écrit
45:37dans les rapports
45:37de la cour
45:38ce n'est pas le premier président
45:39qui dicte aux rapporteurs
45:41moi j'ai écrit pendant
45:42huit ans
45:43le rapport annuel
45:44de la cour
45:44sur la situation
45:45des finances publiques
45:46qui est un des plus
45:47suivi par les médias
45:48absolument
45:49ce n'est pas le premier président
45:50qui me disait
45:51ce que je devais écrire
45:52je le faisais moi-même
45:53et je discutais
45:54beaucoup plus
45:55avec mon président de chambre
45:57et avec les conseillers maîtres
45:58qui étaient dans la même chambre
46:00etc
46:00on faisait le rapport
46:02à la fin
46:02il arrivait
46:03à un comité
46:04où il y avait
46:05les présidents de chambre
46:06et le premier président
46:06le premier président
46:07avait une voix
46:08sur les autres
46:09et puis si jamais
46:11il y avait éventuellement
46:12et c'est arrivé
46:13à la fin
46:14ce type de rapport
46:15est présenté
46:16devant l'assemblée
46:17des conseillers maîtres
46:18où il y a
46:19quelques dizaines
46:20de conseillers maîtres
46:21en général
46:22ils sont adoptés
46:23par consensus
46:23ce qui fait la force
46:24de la cour des comptes
46:26et il est arrivé
46:27une fois
46:27sur le rapport
46:28finance publique
46:29et un vote
46:29parce qu'il y avait
46:31quelques conseillers maîtres
46:32qui trouvaient
46:32quand même
46:33le message
46:33était un peu trop
46:34postéritaire
46:35etc
46:35voilà
46:36donc il y a eu un vote
46:37ils étaient très très largement
46:38minoritaires
46:39voilà
46:39et dans ces cas-là
46:40le premier président
46:41il a une voix
46:42sur une centaine de voix
46:44c'est tout
46:44donc c'est pas lui
46:45qui écrit les rapports
46:46après le problème
46:47en revanche
46:48qui est quand même
46:49dans l'esprit du public
46:50c'est pour ça quand même
46:51il y a quand même un problème
46:52c'est que c'est lui qui parle
46:53c'est lui qui parle
46:54au journaliste
46:55c'est le porte-parole
46:57donc
46:59alors normalement
46:59il ne dit
47:00que ce qu'il y a
47:01dans les rapports
47:02il ne va pas plus loin
47:03après
47:03quand vous êtes
47:04sur un plateau télé
47:05face à un journaliste
47:06qui vous presse de questions
47:08qui essaye de vous faire dire
47:10ce que vous n'avez pas envie de dire
47:12parfois
47:12vous dérapez un peu
47:14et voilà
47:14et donc là
47:15en effet
47:15en termes de communication
47:17il peut y avoir un problème
47:18maintenant
47:18le premier président
47:19n'est pas obligé
47:21de parler lui-même
47:22il peut très bien déléguer
47:24au président de chambre
47:25dans laquelle
47:25la chambre dans laquelle
47:26le rapport a été établi
47:28il faut très bien demander
47:29au président de chambre
47:30d'aller le présenter
47:31à la presse
47:31ou d'aller le présenter
47:32à la commission des finances
47:34de l'Assemblée
47:35c'est tout à fait possible
47:36à sa place
47:36peut-être que je ferais
47:37en effet
47:38je demanderais
47:39à la présidente
47:40de la première chambre
47:40d'aller présenter
47:42le rapport
47:42sur les comptes de l'État
47:43le rapport
47:44sur les finances publiques
47:45et pour répondre
47:46aux questions de la presse
47:47vous l'intérêt peut-être aussi
47:48d'avoir un premier
47:50ou une première présidente
47:51rompue à l'exercice
47:52de la communication
47:53bien sûr
47:54après on peut très bien dire
47:55que de toute façon
47:56le budget de l'année dernière
47:57elle peut peut-être
47:57se déporter
47:58de l'année dernière
47:59c'était pas
48:00très probablement
48:01elle-même
48:03si elle avait elle-même
48:04personnellement
48:05pu faire
48:05avoir toutes les manettes
48:06en main
48:07pour construire
48:07le budget de 2026
48:09elle aurait peut-être
48:10été quelque chose
48:11de totalement différent
48:12non mais on peut se dire
48:13qu'elle va se déporter
48:13enfin moi ça me semble
48:14l'évidence
48:15je crois que
48:15pour son premier jour
48:16elle va avoir
48:17le comité de déontologie
48:18je crois
48:18mais de toute façon
48:19mais d'ailleurs
48:21je dirais
48:21le discours de la cour
48:22à la fois sur le budget
48:24sur les comptes de 2025
48:26et le budget de 2026
48:27il est déjà fait
48:29le rapport
48:29sur les finances publiques
48:30qu'il a été présenté
48:31la semaine dernière
48:32donc je dirais
48:33que quasiment
48:34tout est déjà dit
48:34dans ce rapport
48:35ça pose un problème
48:36seulement sur ce budget là
48:37après on n'en parlera plus
48:38après on n'en parlera plus
48:39le rôle de la cour des comptes
48:41il ne faut pas le limiter
48:42c'est très intéressant
48:44il y a toujours des rapports
48:45et c'est une mine d'informations
48:46pour les journalistes
48:47donc moi je suis assez d'accord
48:48avec ce qu'elle a dit
48:48un
48:49elle peut se déporter
48:50et même si elle ne le faisait pas
48:52de toute façon
48:52elle pourrait dire
48:53que ce n'est pas son budget
48:54ce n'était pas forcément
48:55son budget idéal
48:56comme ça a été dit
48:57trois
48:58est-ce qu'on doit se concentrer
48:59simplement sur ce budget
49:01qui était quand même
49:02une situation
49:03un peu exceptionnelle
49:04d'un point de vue politique
49:05et pas plutôt sur
49:06ce que n'a pas dit France
49:07et le rôle aussi
49:08de la cour des comptes
49:09vis-à-vis des commissions
49:10des finances
49:11des assemblées
49:11moi je me souviens de la LOLF
49:13ces fameuses lois organiques
49:14relatives aux lois de finances
49:15où on demandait
49:15qu'il y ait vraiment
49:16beaucoup plus de travail
49:17alors pour le coup
49:18sur les dépenses
49:19vieux sujet
49:20vieux sujet
49:20mais vrai sujet
49:22on a quand même fait
49:23avec cette réforme
49:24des lois de finances
49:26œuvre utile
49:27encore faut-il s'en servir
49:28vraiment
49:29pour pouvoir offrir
49:30aux députés
49:31notamment
49:31enfin aux parlementaires
49:33les moyens de contrôler
49:34de faire en liaison
49:36avec la cour des comptes
49:37un vrai contrôle
49:38au service de quoi ?
49:40de l'efficacité de l'État
49:41de voir les dépenses
49:41inutiles
49:42ils ont des moyens
49:43de le faire
49:43donc peut-être
49:44ça pourrait être intéressant
49:44cette expérience parlementaire
49:46de ce budget du parlement
49:47sur lequel Amélie de Montchalin
49:49a été finalement
49:50l'une des premières
49:52à ne pas avoir été
49:53effectivement
49:53à faire un budget
49:54de l'exécutif
49:55mais à faire une vraie négociation
49:57chercher des compromis
49:58moi je serai elle
49:59j'utiliserai tous les leviers
50:01notamment constitutionnels
50:02avec la LOLF
50:03et avec ce travail parlementaire
50:05qui peut être fait
50:06de vraiment faire travailler
50:08ensemble
50:08les magistrats
50:09de la cour des comptes
50:10et les commissions
50:11des affaires sociales
50:12ou des finances
50:13pour regarder
50:14ce qu'il y a dans les comptes publics
50:15ce qu'il y a dans les dépenses publiques
50:16et comment on pourrait
50:17rendre la dépense publique
50:18plus efficace
50:20ça nous changera un peu
50:21pour une fois
50:21alors c'est moins sexy
50:22même pour nous les journalistes
50:23parfois parce que c'est du long terme
50:25mais à l'intérieur de tout ça
50:26il y a quand même
50:27beaucoup à faire
50:28Est-ce que c'est possible
50:29avant 2027
50:30François ?
50:30Oui mais déjà
50:31ça fait depuis déjà
50:33en effet depuis la LOLF
50:34c'est-à-dire maintenant
50:35ça va faire 25 ans
50:3725 ans
50:37non pas plus la LOLF
50:38la défense publique
50:39elle n'a pas beaucoup baissé
50:40depuis 25 ans
50:41en réalité
50:41c'est depuis la réforme constitutionnelle
50:43de Sarkozy de 2008
50:44qu'on a écrit dans la constitution
50:47que les commissions des finances
50:48de l'Assemblée et du Sénat
50:49peuvent demander à la cour
50:51des contrôles
50:51etc.
50:52et ils le font de plus en plus
50:53donc il y a de plus en plus
50:54de rapports de la cour des comptes
50:56qui sont demandés
50:57par les commissions des finances
50:59et donc la cour des comptes
51:00est de plus en plus
51:01au service quand même
51:02de l'Assemblée et du Sénat
51:04bon
51:06dernier sujet
51:07il nous reste un minute
51:07allez il est 10h53
51:09vous êtes toujours en direct
51:10sur BFM Business
51:11c'est les experts
51:12quelle implication des entreprises
51:13dans les municipales ?
51:14il y a eu des propositions
51:15bon les municipales
51:16elles tardent un peu
51:17à monter en puissance
51:19dans la campagne
51:20je rappelle que c'est le 15
51:21et le 22 mars
51:21n'oubliez pas
51:22d'aller voter
51:25Philippe
51:25allez je me tourne vers vous
51:26la CPME
51:27et le MEDEF
51:28ont publié quelques propositions
51:29est-ce que c'est le rôle
51:30des chefs d'entreprise
51:31de s'engager comme ça
51:32dans une campagne municipale ?
51:33bien sûr à l'évidence
51:35puisque c'est vraiment
51:36le sujet de proximité
51:37les premiers investisseurs
51:39c'est quand même
51:40les collectivités locales
51:41ça se passe dans les régions
51:42dans les villes
51:43dans les intercommunalités
51:44de tiers de l'investissement
51:45là le MEDEF
51:46je voyais a fait récemment
51:48c'est le président du MEDEF
51:49qui parle à la tribune dimanche
51:50les municipales
51:51premier scrutin économique du pays
51:53donc ils ont raison
51:55de s'impliquer
51:55pour dire que
51:57il s'agit
51:58il y a des enjeux démocratiques
52:00et les enjeux de la sécurité
52:01il y a plein d'enjeux
52:02mais il ne faut pas oublier
52:03l'enjeu économique
52:05réindustrialisation
52:06derrière réindustrialisation
52:07ce que disent le MEDEF
52:08la CPME
52:08c'est attractivité
52:09des villes et des territoires
52:11pour pouvoir s'y implanter
52:12alors il y a un peu
52:12de fiscalité là-dedans
52:13taxes foncières
52:15toutes les aides
52:16qu'on peut obtenir
52:18au niveau local
52:18et puis il y a le logement
52:20le logement
52:21c'est quand même
52:21la crise
52:22l'angle mort
52:23c'est l'angle mort
52:25franchement
52:25de la politique de Macron
52:26le sujet qu'il n'a pas traité
52:27alors ça y est
52:28enfin le corps nu
52:29a pris l'engagement
52:30on va voir s'il y arrive
52:31de créer 2 millions de logements
52:33mais c'est vrai que
52:34pour les entreprises
52:35quand vous dites
52:35je vais faire une usine
52:36à tel ou tel endroit
52:37s'il n'y a pas les logements
52:38s'il n'y a pas les écoles
52:39si les villes n'ont pas
52:40les équipements nécessaires
52:41les gens n'ont pas envie
52:42d'y aller
52:42et donc c'est un énorme sujet
52:45je pense
52:45pour la France
52:46c'est travailler
52:47sur la mobilité du travail
52:48la mobilité du travail
52:50c'est effectivement
52:51pour les entreprises
52:53effectivement
52:53d'avoir des bonnes relations
52:55avec les maires
52:55pour dire
52:56j'ai un projet
52:57comment est-ce qu'on peut faire
52:58pour faciliter les choses
52:59et on sait que les maires
53:00sont parfois réticents
53:02à créer des logements
53:03maire bâtisseur
53:04maire bâtue
53:05maire bâtue
53:05moi j'ai l'impression
53:06que c'est en train de se transformer
53:08un peu
53:08parce que la crise du logement
53:09est devenue tellement forte
53:10les jeunes aujourd'hui
53:11qui sont attirés
53:12par les métropoles
53:13mais pas que Paris
53:14les grandes métropoles
53:15ne trouvent plus à se loger
53:16donc comment vous pouvez
53:17développer une activité économique
53:18si vous avez
53:19des gens qui sont
53:20de moins en moins bien logés
53:21notamment les plus jeunes
53:22d'entre eux
53:23ou à des tarifs
53:23ça pose aussi des problèmes
53:25de pouvoir d'achat
53:25c'est plus d'un tiers
53:26aujourd'hui du budget
53:27des jeunes ménages
53:28quand c'est pas 40%
53:29voilà un sujet pour
53:30en tout cas pour le MEDEF
53:32et pour la CPME
53:33pour toutes les entreprises
53:34de communication positive
53:36sur ces municipales
53:38malgré les actualités
53:39parfois plus moroses
53:40qu'on a à entendre
53:41ça c'est un vrai sujet
53:42positif pour le pays
53:43ce qui est surprenant
53:44c'est qu'il y a
53:44une véritable attente
53:45du public
53:46de la parole
53:46des chefs d'entreprise
53:47oui mais je pense
53:49que c'est alors là
53:49c'est une contrepartie
53:50du budget qu'on a eu
53:52qui était un peu
53:53compliqué
53:53le dernier budget
53:54c'est que les entreprises
53:55ont compris
53:55qu'il fallait qu'ils communiquent
53:56et qu'ils montrent
53:57qu'il existe
53:58parce que le côté
53:59on met des taxes
54:00sur les entreprises
54:00ça n'aura pas d'impact
54:01c'est vrai que pour les ménages
54:03ils se disent
54:03entre payer un impôt
54:05sur le revenu en hausse
54:06ou un impôt
54:07sur l'impôt
54:08va être supporté
54:08par les entreprises
54:09je ne le vois pas bien
54:10sauf qu'après
54:11à terme ça joue sur l'emploi
54:12ça joue sur les investissements
54:15des entreprises
54:15donc je pense
54:16que les entreprises
54:16ont compris aussi
54:17que de ne pas suffisamment
54:19communiquer dans le milieu politique
54:20était quelque chose
54:21qui se traduisait
54:22par plus de fiscalité
54:23que ce n'était pas bon
54:24pour le business
54:24donc je pense
54:26qu'il y a un vrai réveil
54:26et je pense qu'il y aura
54:27un débat
54:28pour les prochaines présidentielles
54:29où les entreprises
54:30vont être sûrement
54:30beaucoup plus présentes
54:31alors après
54:31est-ce qu'ils pensent
54:32aller jusqu'à souhaiter
54:34que ce soit un chef d'entreprise
54:35qui soit le premier
54:36prochain président
54:36je ne pense pas
54:37parce qu'on ne gère pas
54:37une entreprise comme l'État
54:38et je pense que ça
54:39c'est un leurre
54:40et c'est beaucoup plus
54:41c'est bien différent
54:42il y a beaucoup plus
54:43de rapports de force
54:44et le raisonnement politique
54:46n'est pas le raisonnement
54:46de l'économiste aussi
54:47on le voit souvent
54:48quand on discute
54:49avec des des politiques
54:51ça serait bien
54:51de rapprocher les deux
54:52un peu parfois
54:53oui mais souvent
54:53ils comprennent très bien
54:54les logiques économiques
54:56mais ils ont les contraintes
54:57politiques
54:58et de communication
54:59et des sondages
55:00et c'est ça souvent
55:01qui fait pencher
55:02quand on discute avec eux
55:03ils ont très
55:04c'est là où je pense
55:05qu'il y a vraiment
55:06un problème de communication
55:07parce qu'ils ont tendance
55:09plus à raisonner en politique
55:11qu'en économiste
55:12et c'est pour ça
55:13qu'on se retrouve
55:14avec des lois
55:14qui sont aberrantes
55:15au niveau de leur rentabilité
55:17et au niveau
55:18de leur impact économique
55:19qui est plutôt négatif
55:20où on perd de la croissance
55:21mais ça se voit pas
55:22et la croissance perdue
55:23se ne voit pas
55:23et ça c'est souvent ça
55:25qui est sous-estimé
55:26par l'opinion publique
55:27Allez en 30 secondes
55:28François
55:28on a abîmé un petit peu
55:29le lien
55:30entre développement économique
55:32et fiscalité locale
55:33ces dernières années
55:36Oui pour répondre
55:37à ces questions
55:38les entreprises
55:39ont raison quand même
55:40de s'intéresser
55:40aux élections municipales
55:43parce que quand même
55:44le principal impôt
55:46si on prend
55:46le bloc communal
55:47c'est-à-dire
55:48les communes
55:48et les intercommunalités
55:49la principale ressource
55:51de ce bloc communal
55:52c'est la taxe foncière
55:53la taxe foncière
55:54elle est payée
55:54par les ménages
55:55et par les entreprises
55:56et parmi les autres impôts
55:57il y a la cotisation foncière
55:59des entreprises
55:59on oublie souvent
56:00que les entreprises
56:01payent deux impôts fonciers
56:03la taxe foncière
56:04et la cotisation foncière
56:06la différence
56:06Il y a les deux
56:07il y a la taxe foncière
56:08et la cède
56:08Il y a les deux
56:09la différence étant la même
56:11qu'entre taxe foncière
56:12et taxe d'habitation
56:13pour les ménages
56:14il y en a un qui est payé
56:15par le propriétaire
56:15et l'autre qui est payé
56:16par l'occupant
56:18Merci
56:18Merci à tous les trois
56:20François Eccal
56:22Philippe Mabillé
56:22Christian Parizeau
56:23pour cette émission
56:24passionnante
56:25disponible en podcast
56:26et replay
56:27sur l'application
56:28BFM Business
56:29Tout de suite
56:30c'est tout pour investir
56:31animé par Antoine Larigauderie
56:32Quant à moi
56:33je vous retrouve demain
56:34en direct
56:34même heure même endroit
56:3510h sur BFM Business
56:37Très bonne journée à tous
56:41Les experts
56:42Débat et controverses
56:44sur BFM Business
56:45Sous-titrage Société Radio-Canada
56:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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