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  • il y a 29 minutes
Ce vendredi 22 mai, Audrey Maubert a reçu Florence Lafragette, présidente et directrice de la création de Petrusse, Eva Jacquot, journaliste spécialiste retail pour BFM Business, et Éric Briones directeur du Journal du luxe, dans l'émission Iconic Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le mardi et réécoutez la en podcast.

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00:04Générique
00:07Iconique Business, le luxe by BFM Business, Audrey Maubert
00:11Les maisons de luxe est leur quête de profondeur culturelle, d'ancrage patrimonial.
00:17Maison Petrus puise son inspiration dans l'art.
00:19Une vue de la nef du Grand Palais, une représentation des nymphéas,
00:23d'une oeuvre de Juan Miró sur des foulards, étolles, carrés de laine ou de soie.
00:27Ce n'est pas que la chasse gardée, vous le verrez.
00:29Dermès, Maison Petrus est une petite entreprise bordelaise du textile
00:33qui a fait le choix depuis près de 30 ans de création exclusive en édition limitée.
00:38Elle a été rachetée en 2019 par Florence Lafragette.
00:41Elle est aujourd'hui dans Iconique Business.
00:43Aussi, à suivre les désirables de la semaine, reportage dans le nouveau flexible de Lancôme
00:48et décryptage des tendances luxe avec Éric Brion, directeur général du journal du luxe.
00:55C'est Iconique Business, bienvenue.
01:00Iconique Business cette semaine avec Florence Lafragette, présidente et directrice de la création de Petrus.
01:06Bonjour.
01:07Bonjour.
01:08Merci d'être là.
01:09Vous êtes à la tête d'une PME de près de 30 ans dans le textile, dans le fabriqué en
01:14France.
01:14Vous avez racheté avec ce CV en 2019.
01:19Pourquoi avoir fait ce choix ?
01:22Une envie de défi ?
01:24Alors, je dirais plus que c'était une continuité du chemin que j'avais emprunté.
01:29Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, Petrus, ça paraît être une évidence pour moi.
01:34Petrus, c'est l'art dans la vie.
01:37C'est quelque chose qui me correspond bien et qui m'a toujours animée.
01:42Raconter des histoires, créer, développer, entreprendre.
01:46C'est vrai que ça paraissait pas évident quand on sait que j'ai fait des études de droit, que
01:50j'ai fait du vin, que j'ai travaillé 10 ans chez L'Oréal, à des postes différents.
01:55Passer à de la création de foulards, c'était pas forcément attendu.
02:00C'est ça aussi que j'aime bien, c'est avoir un parcours qui permet de se réinventer.
02:03Mais attendu et pas spécialement facile, ce que se lancer à cette époque-là, dans le textile, dans une entreprise
02:11de savoir-faire, avec un positionnement un peu niche, il y avait quand même un petit facteur de risque.
02:17Oui, et où tout était à faire et à réinventer aussi.
02:22Et c'est vrai que c'était ça aussi qui m'intéressait.
02:25J'avais cette vision de, je pense que ces images qui sont derrière vous, avec le Grand Palais, et c
02:30'est d'ailleurs le premier foulard que j'ai créé en reprenant Petrus.
02:34C'est vraiment ce que j'avais en tête quand j'ai voulu reprendre Petrus.
02:38Et aujourd'hui, 7 ans après, on commence à voir ce qui était dans mon cerveau.
02:43Alors on voit le foulard qui était déjà depuis un moment sur ma tête, mais ce que j'avais dans
02:48la tête, c'était vraiment ça.
02:49On va y revenir justement en détail avec vous et tout ce cheminement et ce parcours d'entreprise.
02:54Une entreprise du patrimoine vivant d'ailleurs, avec le label ?
02:57Non, pas encore.
02:58Pas encore, mais vous l'avez en tête ?
03:01Je l'ai en tête.
03:02Vous l'avez en tête, il faut répondre à un ensemble de règles, de savoir-faire ?
03:07Il faut juste se poser 5 minutes pour faire un dossier que j'ai l'intention de faire, parce qu
03:12'en effet, je pense qu'on coche les bonnes cases.
03:15C'est vrai qu'en reprenant Petrus il y a 7 ans, avant de faire des dossiers et de travailler
03:21sur ces sujets-là, j'ai plutôt privilégié l'action.
03:25J'avais une déconviction.
03:27Alors vous parliez de fabrication française, mais quand j'ai repris, il y avait moins de 2% de fabrication
03:32française.
03:33Aujourd'hui, dans les dernières collections, on est à plus de 65%.
03:36Et donc on a fait un vrai virage.
03:39Justement, comment finalement, en si peu de temps, vous faites un tel gap, un tel gain ?
03:44Alors c'est vraiment ce qui était une conviction forte, très ancrée, qui m'a animée au tout départ et
03:55qui nous a animées en tant qu'équipe.
03:58Parce que j'ai eu la bonne surprise de découvrir que l'équipe Petrus avait aussi cette volonté de repousser
04:04les limites et d'aller très vite sur ce terrain-là.
04:06Et c'est vrai qu'on était à une période charnière.
04:10Alors on l'a vu juste après, on était en pleine crise des gilets jaunes et on a vu que
04:14le Covid est arrivé.
04:16Et que finalement, toutes les convictions, tout ce qu'on avait commencé à mettre en place nous a aussi aidés.
04:22Je pense à traverser certaines tempêtes.
04:25Mais c'est vrai que oui, on est allé très vite.
04:28Pour la petite histoire entre Paris et le vignoble bordelais dans l'atelier du château Moriac.
04:32Donc des foulards, des étolles, des accessoires textiles dans votre idée.
04:36Parce qu'on parle de votre cheminement.
04:38Vous vouliez poursuivre, développer.
04:41Comment vouliez-vous positionner Petrus ?
04:44Alors on a parlé de la fabrication française qui était vraiment une conviction forte et quelque chose que je voulais
04:51vraiment mettre en place très très vite.
04:53Que ça devienne la colonne vertébrale et l'argument de rayonnement.
04:55Oui, exactement. C'est vrai que ma première idée, c'était de pouvoir raconter des histoires.
05:03Moi, j'ai toujours aimé raconter des histoires, exprimer des concepts, des idées à travers des dessins.
05:10Le dessin, c'est véritablement mon moyen d'expression.
05:13Donc avant même de penser à faire des collaborations et avant même de penser à des dialogues avec d'autres
05:19institutions, des artistes.
05:23Mon premier souhait, c'était de raconter des histoires.
05:28Et donc on a deux grandes collections par an qui racontent des histoires et qui nous touchent finalement.
05:33C'est ça que je voulais faire, des histoires qui touchent le cœur des gens.
05:38Et aujourd'hui, ça me fait extrêmement plaisir de voir que les dessins qu'on a choisis, les couleurs qu
05:44'on a choisis,
05:46les histoires finalement ont un vrai écho et font du bien à toutes les personnes qui les portent.
05:53Donc c'est ça aujourd'hui qui nous anime.
05:55Vous avez commencé à l'évoquer.
05:57Ce sont des créations exclusives, des éditions limitées, des collaborations qui doivent être totalement dans l'ADN, art, patrimoine.
06:03La dernière en date, on l'évoquait et vous le voyez si vous nous suivez en télévision.
06:07La dernière en date avec le Grand Palais, c'est toujours l'idée d'un dialogue avec l'art ou
06:12un dialogue entre l'architecture et le textile.
06:15Vous allez chercher de fait une résonance, c'est obligatoire.
06:19Alors ce qui est très intéressant, c'est que le Grand Palais, tout à l'heure on parlait des convictions
06:23de fabrication française
06:26et d'incarner ce changement et ce chemin que je voulais entreprendre.
06:31Quand il y a sept ans, j'ai pris cette voie, le premier dessin que j'ai fait, c'est
06:37celui-ci.
06:38Pour moi, c'était une évidence.
06:39Je suis partie d'une photo que j'avais prise du Grand Palais et j'ai redessiné ce Grand Palais
06:45avec cette vision d'incarnation de la France, des valeurs de la France.
06:50Et c'est vrai qu'année après année, ce foulard est resté, on l'a décliné et c'est devenu
06:56une évidence.
06:56Alors il a pris le trajet de la grande exposition du Fabriqué en France de l'Elysée il y a
07:01deux ou trois ans maintenant
07:02parce que le Grand Palais rouvrait à l'occasion des Jeux Olympiques,
07:06parce que j'avais envie de présenter un symbole de la France.
07:10Et c'est vrai que ça a été une joie de présenter ce projet dans le cadre de cette grande
07:15exposition.
07:15Et quand il y a quelques mois, on s'est dit, avec le Grand Palais,
07:21avec qui on fait déjà d'autres collaborations et d'autres dialogues artistiques,
07:25on s'est dit qu'il fallait absolument lui donner une vraie force et créer une vraie capsule
07:31et le décliner en différents formats, couleurs, etc.
07:35C'est là qu'il a pris tout son sens.
07:38Le Grand Palais est une illustration, mais en fait, à chaque fois, le positionnement
07:41et avec cette image de la France, le tout est susceptible donc de s'exporter et de rayonner.
07:46C'est ça l'enjeu aussi, c'est d'aller conquérir certains marchés,
07:51notamment les États-Unis sont déjà votre deuxième marché ?
07:55Oui, alors vous êtes bien renseignée.
07:57Ce n'est pas fait pour aller conquérir un marché en particulier,
08:03même si c'est vrai qu'à côté de la France, qui reste un marché très fort pour Petrus,
08:10j'ai tout de suite commencé à développer le Japon, la Chine, les États-Unis,
08:14qui sont en effet notre deuxième marché à l'international.
08:18On développe beaucoup l'export et c'est vrai que ces échanges culturels,
08:22ces dialogues, ces ponts, tout à l'heure on parlait du Grand Palais,
08:24je pourrais parler aussi du Louvre à Abu Dhabi,
08:26qui est notre prochaine collaboration qui va bientôt sortir.
08:29Et c'est vrai que ces liens entre les cultures, entre les civilisations,
08:35entre les personnes, c'est vraiment ça qui nous anime profondément.
08:39Et donc ça veut dire, une autre question derrière,
08:41des produits différents selon les marchés ?
08:43Pas forcément.
08:44Pas forcément.
08:45Pas forcément.
08:46On sait et on constate tous les jours que certains marchés vont adorer la couleur.
08:51Aux États-Unis, nos couleurs, on a beaucoup, beaucoup de couleurs
08:54et des éditions très limitées avec une grande variété,
08:57une grande complexité de couleurs et de matières.
09:01Et c'est vrai que l'écho aux États-Unis est très fort.
09:05Un petit peu au Japon aussi.
09:07Mais c'est vrai qu'au Japon et en Asie, en général,
09:10les couleurs plus douces, plus neutres sont préférées.
09:17La qualité des matières, ça revient aussi à la production et l'évolution du fabriqué en France.
09:23La qualité des matières, c'est essentiel pour vous.
09:25La qualité, la transmission des gestes.
09:27L'enjeu à la fin, c'est de pouvoir tout fabriquer en France
09:31ou d'emblée, on sait que c'est impossible
09:34parce qu'on ne retrouve pas toujours les matières qu'on souhaite ?
09:37Oui, alors c'est vraiment une conviction de départ
09:41que tout ce qui doit être fait en France
09:43et tout ce qui peut être fait en France est fait en France.
09:46Donc on a entrepris cette trajectoire
09:50et aujourd'hui, c'est vraiment le cas.
09:52Absolument tout ce qu'on peut faire en France aujourd'hui
09:55dans les collections Petrus est fait en France.
09:57Alors après, chaque année, on va rajouter une petite nouveauté.
10:01On adore trouver des innovations évidemment
10:06et on garde aussi le lien privilégié
10:08que la maison Petrus entretient depuis 30 ans avec l'Inde
10:12où on a aussi des savoir-faire qui sont assez incroyables
10:15avec des complexités de couleurs dans le tissage de Jacquard par exemple
10:18et ça, on veut le garder, ça fait partie de l'ancrage de Petrus
10:22et de l'histoire de Petrus.
10:25On parlait des marchés à l'instant.
10:27Vous adressez plutôt une clientèle féminine
10:29ou alors ça tend à se diversifier, à être moins genré ?
10:33Alors c'est très mixe
10:35et c'est vrai qu'un foulard, c'est finalement pour tout le monde.
10:39On peut porter un foulard.
10:41Oui, et puis ça ouvre en fait le public cible aussi en termes de business.
10:45C'est ça, c'est un lien aussi, c'est un cadeau.
10:47On peut très facilement offrir un foulard.
10:50On n'a pas de questions de taille.
10:53Et après, dans nos clients, je dirais qu'à peu près 70%
10:56sont portés par des femmes.
10:57Pas forcément achetés par des femmes, mais portés par des femmes.
11:00Et 30% par des hommes.
11:02Des boutiques à Paris, à Bordeaux, au printemps, au bon marché.
11:06C'est la même stratégie retail à l'international ?
11:08Vous choisissez des villes clés et ensuite des corners
11:13dans des établissements clés ou porteurs ?
11:16Alors oui, on essaie et on construit comme ça.
11:18Et c'est vrai qu'on est absolument ravis d'avoir des partenaires
11:22comme les partenaires avec lesquels on a ces dialogues artistiques,
11:26comme vous parliez du Grand Palais.
11:29D'ailleurs, Maison Matisse aussi, on a créé une gamme avec Maison Matisse
11:33qui a aujourd'hui encore un écho au Grand Palais
11:34dans le cadre de la grande exposition Matisse.
11:37Et c'est vrai que ces dialogues-là, on adore les avoir aussi
11:40avec des partenaires en distribution et dans nos boutiques.
11:44Vous parliez des boutiques, elles sont très importantes pour nous
11:46parce que c'est vrai qu'on peut avoir un service,
11:49une attention très forte.
11:52Et ça, c'est très important.
11:53Et avoir cette représentation de l'art et du geste aussi
11:55au sein de vos boutiques.
11:58Quelques années après, vous ne regrettez pas aujourd'hui,
12:01parce qu'on parle de textile, on parle d'aventure entrepreneuriale,
12:03on parle de contexte géopolitique.
12:05Est-ce que vous êtes toujours animée par la même passion
12:08et est-ce que la rentabilité est un mot qui vous parle ?
12:11Alors oui, toujours animée de la même façon,
12:15avec la même conviction, le même cap.
12:17Ce qui est assez marrant, c'est que régulièrement,
12:19je regarde le trajet et je vois que le cap est toujours le même,
12:24la conviction, les convictions sont toujours les mêmes.
12:27Le ciment aussi, la passion, les convictions, la persévérance,
12:32c'est toujours le même ciment.
12:34Et c'est vrai que je ne regrette absolument pas.
12:39J'ai encore beaucoup de choses à faire.
12:41Et c'est vrai que oui, la rentabilité, bien sûr,
12:44les histoires aussi.
12:45Et je pense qu'une maison patrimoniale comme Petrus,
12:48ça se construit vraiment avec des belles histoires,
12:51des beaux partenariats.
12:52Et on le construit de façon très ancrée, pierre à pierre.
12:56Mais avec un modèle, en étant pragmatique,
12:59un modèle assez solide pour être optimiste sur la suite,
13:03avec une tendance de croissance.
13:05Après, le foulard est un peu dans l'air du temps aussi,
13:08donc une dynamique.
13:09Oui, alors on a une croissance à deux chiffres en ce moment,
13:12et depuis quelques mois déjà.
13:15Donc on voit que toutes les fondations solides
13:17qu'on a pu construire ces dernières années
13:20commencent vraiment à porter leurs fruits
13:22depuis au moins deux ans, je dirais.
13:24Et on voit qu'on solidifie chaque année
13:27un petit peu plus le développement de Petrus.
13:29Merci beaucoup, Florence Lafragette,
13:31présidente et directrice de la création de Petrus,
13:34d'avoir été dans Iconic Business cette semaine.
13:36Il y a une autre obsession,
13:38on ne va pas parler que de foulard aujourd'hui.
13:40Certes, c'est une tendance,
13:41mais il y a une autre tendance,
13:42une obsession même, la longévité.
13:45Lancôme avait bien cela en tête
13:47pour repenser son flagship des Champs-Elysées.
13:49Visite et reportage avec Eva Jaco.
13:52Oui, le flagship international de Lancôme
13:54fait peau neuve.
13:55Il est situé au 52 de l'avenue des Champs-Elysées,
13:58un magasin complètement repensé pour l'occasion
14:01et qui dédie 80% de son espace à la longévité.
14:05Un parti pris intéressant
14:06quand on sait que ce marché devrait représenter
14:0846 milliards de dollars d'ici à 2033.
14:11L'objectif donc de ce nouvel espace
14:13est de rendre accessible cette science de la longévité
14:16au grand public.
14:17Aujourd'hui, dans le secteur de la beauté,
14:19les habitudes de consommation ont évolué,
14:21les clientes ne se déplacent plus seulement
14:23pour acheter des produits,
14:24mais pour vivre des expériences.
14:25Et c'est justement toute l'essence
14:27de ce nouveau lieu
14:28qui ressemble à une clinique futuriste.
14:30Vanya Lacascade,
14:31présidente de l'Encomme International.
14:32Le skincare est en train d'entrer
14:33dans l'ère de la longévité
14:35et c'est vrai que ça va profondément
14:37transformer l'avenir de la beauté de luxe.
14:38Ce lieu, cette maison de la longévité,
14:40ici sur les Champs-Elysées,
14:41c'est l'opportunité pour nous
14:42de concrétiser cette science de la longévité
14:45en une destination immersive,
14:48physique, pour toutes les consommatrices.
14:50Vanya, dans cette boutique,
14:50il y a des expériences
14:52qu'on connaissait déjà,
14:53notamment le diagnostic de peau,
14:54mais d'autres qui sortent
14:55pour la toute première fois ici.
14:57Oui, effectivement,
14:58on est dans un hub de longévité
15:00qui démarre par une phase de diagnostic.
15:02Et c'est vrai qu'on a ce nouvel outil
15:03qui s'appelle Cell Bioprint,
15:04qu'on a développé en partenariat
15:06avec la start-up coréenne Nano & Tech.
15:09Et en fait, cet outil nous permet
15:10pour la première fois
15:10de mesurer l'âge biologique
15:12visible de la peau
15:13en quelques minutes
15:14sur le point de vente.
15:15Encom, c'est l'une des marques
15:16du groupe L'Oréal
15:16les plus avancées dans l'innovation.
15:18Vous nous parlez de deux partenariats
15:20avec une start-up coréenne
15:21et une start-up suisse.
15:22Ça va encore plus loin ?
15:24Écoutez, aujourd'hui,
15:25le luxe est en train d'évoluer.
15:26Je pense que la désirabilité,
15:28mais aussi la performance,
15:30le progrès scientifique se complètent.
15:32Et les consommateurs aujourd'hui
15:34recherchent des solutions
15:35de plus en plus personnalisées.
15:37Ils recherchent des recommandations précises.
15:38Ils recherchent une vraie valeur ajoutée
15:40pour leur peau.
15:40Dans cette boutique,
15:41on voit aussi beaucoup d'outils
15:43qui se développent de plus en plus
15:44dans la beauté,
15:44notamment des masques LED.
15:46Ça, c'est une toute nouvelle innovation.
15:48Sur les Champs-Élysées,
15:48nous avons deux outils
15:50qui sont en découverte.
15:52Donc, il y a un outil
15:53de Cryo Pulse professionnel,
15:56mais aussi nos masques LED
15:57qui ne seront lancés
15:59en fait qu'en 2027.
16:00Alors, Vanilla,
16:01la peau s'entretient aussi
16:01par l'alimentation.
16:03C'est ce que vous avez voulu créer ici
16:05avec ce café
16:05et des recettes spéciales longévité.
16:07Alors, ce qu'on voulait,
16:08c'est proposer une expérience
16:09de beauté in and out.
16:11Donc, dans ce café,
16:12on a des shots,
16:14on a des jus pressés,
16:16des snacks protéinés,
16:17des boissons chaudes,
16:18donc avec différents types
16:19d'ingrédients,
16:20de la tumérique,
16:21au gingembre,
16:22des fonctions antioxydantes.
16:23Donc, l'ensemble
16:24est vraiment prévu
16:25pour avoir une approche
16:26longévité complète
16:27pour nos clients.
16:27Dans ce magasin expérientiel,
16:29les soins de 15 à 20 minutes
16:30coûtent entre 40 et 50 euros.
16:32Alors que la skincare
16:33représente la plus grosse catégorie
16:35de l'encombe dans le monde,
16:36dont les plus gros marchés
16:37sont la Chine et les Etats-Unis,
16:38c'est un tiers des ventes en France.
16:40On pourra largement en reparler
16:42de longévité
16:43et de ses investissements
16:44chez l'encombe
16:45avec Vanilla Lacascade,
16:46la présidente de l'encombe
16:47que vous venez d'entendre,
16:48qui sera également
16:49l'invité d'Iconic Business
16:50le 5 juin prochain
16:52des lancements importants
16:54du côté de l'encombe
16:55sur l'ensemble
16:55de ses marchés.
16:56Tout de suite,
16:57on retrouve Eric Brion
16:58qui nous a rejoint,
16:59directeur général
17:00du journal du luxe.
17:01On va parler désirabilité
17:03encore de qui jour
17:07dans ces désirables
17:08de la semaine,
17:09mais cette fois avec de l'IA.
17:10Quand l'IA rend mesurable
17:12la désirabilité,
17:13c'est possible ?
17:14Oui, c'est possible.
17:16Et là, on peut vraiment
17:17toucher du doigt
17:18à quoi sert l'IA.
17:19Et ça peut faire peur
17:20pour les maisons.
17:21Donc concrètement...
17:22Mais ça leur fait peur
17:22depuis un certain temps.
17:23C'est une déferlante.
17:24On va voir.
17:24Mais là, vraiment,
17:26on va toucher à la valeur,
17:27on va toucher à l'argent
17:28véritablement.
17:29Donc là, l'idée est quoi ?
17:30C'est le site de seconde main
17:31The Real World
17:32qui est un gros site
17:33de seconde main
17:34qui commence à gagner
17:34enfin un peu d'argent
17:36et qui a sorti
17:37il y a quelques semaines
17:39une application
17:40qui s'appelle
17:40My Closet.
17:41Alors c'est quoi
17:42My Closet ?
17:43C'est un peu
17:44BFM Business
17:46dans son placard,
17:48dans son closet
17:49si vous voulez.
17:49En fait,
17:50qu'est-ce qu'on trouve ?
17:50En fait,
17:51vous prenez en photo
17:52l'intégralité
17:55de votre vestiaire
17:57et l'IA
17:58va reconnaître
17:59les pièces
18:00et l'IA
18:01va sur chacune
18:02des pièces,
18:02donc ça peut être
18:03des chaussures,
18:04manteaux et autres,
18:05foulards par exemple,
18:06va mesurer
18:07en temps réel
18:08la cote seconde main.
18:10D'accord,
18:10donc je saurais
18:11à quel prix
18:12potentiellement
18:13je peux revendre,
18:14quel degré de désirabilité
18:16de ce que j'ai dans mon placard.
18:17Mais là,
18:17on n'est plus
18:17sur la désirabilité,
18:18on est sur une valeur boursière.
18:20Vraiment ici.
18:20Donc en fait,
18:21je veux dire,
18:21voilà,
18:22j'ai My Closet,
18:23ça pèse 500 000 euros
18:25par exemple.
18:26Ça crée dressing.
18:27Ah oui,
18:27ça crée dressing ici,
18:29mais la population
18:29de The World
18:30est assez fortunée
18:32et ça,
18:32ça pose beaucoup de questions.
18:34C'est-à-dire que du part,
18:35cette application
18:35va amener des recommandations,
18:37peut-être des warnings.
18:38Attention,
18:39vos chaussures
18:40sont en train
18:40de baisser de valeur,
18:40peut-être qu'il est temps
18:41de réinvestir ici.
18:43Est-ce qu'il me notifie
18:45perpétuellement
18:45s'il y a des baisses
18:46ou s'il y a des hausses ?
18:47Exactement.
18:47Donc ça peut rentrer
18:47vraiment dans une gamification.
18:49Ça montre en plus
18:50le côté obscur du luxe
18:52qui est ce côté greed,
18:54ce côté soif du profit,
18:56du profit financier ici.
18:58Donc c'est un...
18:58Oui, parce que l'émotion,
18:59expérience,
19:00mais si la valeur,
19:00c'est quand même pas mal.
19:01Là, l'émotion,
19:02c'est de la gamification
19:03plus réduire,
19:03mais en fait,
19:05le gros risque d'ici,
19:06c'est de perdre la relation.
19:08Qui a la relation
19:09dans ce moment-là ?
19:10Quand vous avez cette IA
19:11qui vous dit exactement
19:12qu'est-ce que vaut quoi ici ?
19:13Donc ça veut dire
19:13que la définition de la valeur,
19:15ce n'est plus des campagnes
19:17de publicité,
19:18ce n'est plus un site,
19:19c'est une IA
19:20qui vous dit concrètement
19:21quelle est la valeur
19:22de vos produits.
19:23Et donc là,
19:23aujourd'hui,
19:24quand on sait
19:25que le pouvoir,
19:26le buying power du luxe
19:28est remis et mis à mal,
19:29simplement moins de 10%
19:31des marques de luxe
19:31arrivent à justifier leur prix,
19:33maintenant,
19:33ce qui va justifier le prix,
19:34c'est une IA tiers.
19:35Donc on voit un vrai danger,
19:37mais en même temps,
19:38le luxe a ce qu'il mérite,
19:40c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
19:41concrètement,
19:41les marques de luxe
19:42qui investissent
19:43dans la seconde main,
19:44il n'y en a pas
19:45ou il n'y en a pratiquement pas.
19:46C'est un sujet
19:47qui gêne ici
19:48et c'était amusant
19:48parce que quand on se rappelle
19:50des premières déclarations
19:51de Lucas Dimeo,
19:52justement,
19:53avec sa vision d'outsider,
19:54il avait pointé du doigt
19:55la potentialité
19:57d'un vrai business
19:58de la seconde main.
19:58un marché laissait
19:59complètement en dégérence
20:00à d'autres acteurs.
20:02Exactement.
20:02Et quand on a vu,
20:04finalement,
20:04la grande présentation
20:05qu'il a pu faire,
20:07la seconde main
20:07n'y était pas,
20:08si vous voulez,
20:09à Florence.
20:09Donc,
20:10aujourd'hui,
20:12un,
20:12ça attaque la désirabilité,
20:13deux,
20:14ça attaque vraiment
20:15la notion de relation
20:16parce que du coup,
20:16qui a la relation
20:17en ce moment-là
20:18avec Mike Closet ?
20:19La relation,
20:20c'est Julio Léogne
20:20qui l'a définie.
20:22Le client,
20:23au milieu de tout ça,
20:25il veut encore du rêve,
20:27mais alors là,
20:28est-ce que ce n'est pas
20:29en train de tuer le rêve ?
20:30Complètement.
20:31Là,
20:31on est vraiment...
20:32Alors,
20:33on va être...
20:34Vous voyez,
20:35ça me rappelle,
20:36en effet,
20:37la collaboration
20:38entre Swatch
20:39et Royal Oak.
20:40Quand vous avez vu
20:40ces boutiques en feu
20:41pour ces pièces
20:42de 400 euros,
20:43pourquoi les boutiques
20:44étaient en feu ?
20:45C'est parce que
20:45les personnes qui l'achetaient,
20:46c'était pour le vendre
20:47tout de suite
20:48pour faire un x3.
20:49Donc là,
20:49on est dans une financiarisation
20:51du luxe.
20:51En fait,
20:52quand on coche
20:52toutes les cases,
20:53c'est intéressant
20:54pour les clients,
20:55mais ce n'est que dangereux
20:56pour les marques
20:57parce que,
20:57d'une part,
20:58la valeur est définie
20:59par un tiers,
21:00or,
21:00il y a une crise
21:01de la valeur aujourd'hui
21:01et deuxièmement,
21:02la relation au client
21:04à travers ce type d'IA
21:05parce que c'est un...
21:06appartient à un tiers,
21:07elle est dangereuse.
21:07Donc,
21:08ça veut dire vraiment
21:08plus que jamais aujourd'hui,
21:10les marques de luxe
21:11doivent avoir
21:11leur plateforme IA,
21:12cette IA invisible,
21:13mais qui arrive à forger
21:15la désirabilité in-chinée.
21:17Mais c'est un incroyable potentiel,
21:19en revanche,
21:19pour toutes les plateformes
21:20de seconde main.
21:21Exactement.
21:21En fait,
21:22on est un chemin,
21:23donc quel va être le futur ?
21:26Je ne vois pas
21:26d'autres mesures
21:27qu'un rapprochement
21:29entre des groupes de luxe
21:31et des plateformes de seconde main.
21:31Il y a des prémissements
21:32en termes de prise de conscience
21:34sur les maisons de luxe
21:35et seconde main,
21:36celui-ci,
21:37va marquer.
21:38Parce que,
21:39en fait,
21:39le problème de la seconde main,
21:40c'est quoi ?
21:40C'est sa rentabilité.
21:42On voit ces grands sites
21:42de seconde main.
21:43En fait,
21:44dès qu'on est dans le luxe,
21:44ce n'est pas rentable.
21:46Il faut avoir...
21:46Et qui repousse toujours
21:47les annonces,
21:48dans six mois,
21:48on sera rentable,
21:49dans six mois,
21:49on sera rentable.
21:50Il faut avoir un effet masse,
21:51en fait.
21:51Il faut avoir du grand volume.
21:52L'EB est rentable
21:53depuis des années,
21:54des dizaines d'années.
21:55Mais là,
21:55on dépasse cette dimension
21:57simplement du bénéfice.
21:58C'est toute la valeur intrinsèque
22:00de la marque
22:01et de ses produits
22:01qui est remise en question.
22:03Donc là,
22:03concrètement,
22:04il y a danger,
22:05on le voit.
22:06Pourtant,
22:06ça part d'une bonne intention
22:07parce que le service
22:08est réel.
22:09Et vous savez,
22:09les premiers qui ont testé,
22:10ça devient vraiment
22:11quelque chose
22:12de totalement addictif
22:13comme peut être la bourse,
22:14en fait.
22:14Oui, évidemment,
22:15parce qu'on regarde
22:16les évolutions de cours
22:19perpétuelles
22:19et cotées...
22:20C'est de la gamification boursière.
22:21En temps réel.
22:22Merci,
22:23Éric Brionne,
22:23directeur général
22:24du journal du Luxe
22:25qu'en liant
22:26en mesurable
22:26la désarrabilité.
22:27On se retrouve
22:28la semaine prochaine.
22:29On parlera de votre ouvrage
22:31sous votre direction
22:32Luxe Renaissance
22:33avec l'ensemble
22:34des acteurs du Luxe.
22:36Iconique Business,
22:37le Luxe par BFM Business
22:38en TV et radio
22:39et dès à présent
22:40sur l'app BFM Business.
22:42On se retrouve
22:42donc la semaine prochaine.
22:45Iconique Business,
22:47le Luxe by BFM Business.
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