- il y a 3 heures
Le sommet mondial de l'IA pose ses valises en Inde. Entre promesses d'investissements massifs, tensions géopolitiques et appels à réguler, New Delhi tente de faire émerger une troisième voie dans la course mondiale à l'IA.
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00:04Et c'est parti pour ce grand débrief de l'actu tech, on est en direct 10h45 sur la chaîne
00:08Bismarck, comme tous les jeudis matin.
00:10Aujourd'hui, édition spéciale, on va être connecté avec le sommet international sur l'intelligence artificielle, sur l'impact de
00:17l'intelligence artificielle, puisque c'est son nom.
00:20Ça se passe en Inde, donc on sera en direct avec Nudeli et deux invités.
00:23Mais d'abord, je vous présente mes commentateurs en plateau avec qui on va donner un peu notre avis sur
00:28ce qui se passe là-bas et ce qu'on pense du déploiement de l'intelligence artificielle dans notre société.
00:34Autour de la table, Alain Garnier, le PDG de Jamespot, Alexandra Itéanu, avocate, et Julien Kopp, le responsable IHC Deloitte.
00:41Bienvenue à tous les trois.
00:43Très heureuse de pouvoir discuter avec vous de ces sujets, ces sujets qui prennent de plus en plus d'ampleur.
00:49Est-ce que ce sommet, c'est un peu le nouveau Davos, finalement ?
00:51Est-ce que ça va s'imposer comme un rendez-vous aussi important que ça ?
00:55Et est-ce qu'on en est satisfait, d'ailleurs, de la tournure que ça prend ?
01:00Mais je vous propose d'abord qu'on se connecte avec Luc Julia, notre expert en intelligence artificielle.
01:06Docteur Luc Julia, merci beaucoup d'être connecté également avec nous dans ce grand débrief spécial sommet sur l'IA.
01:13Qu'est-ce que vous en attendez, vous, Luc, d'un rendez-vous comme celui-ci ?
01:19On commence à être un peu concret sur ces IA.
01:22Donc, on a compris depuis les trois dernières années ce que c'était et ce que ce n'était pas,
01:26puisqu'on a fait beaucoup de buzz autour des IA, des IA génératives en particulier.
01:30Et on a commencé à comprendre depuis juste cette dernière année, là, en 2025,
01:36qu'il y avait des applications intéressantes et qu'il fallait des sous et qu'il fallait des domaines un
01:43peu spécifiques pour que ça marche.
01:45Donc, j'attends toujours des sous.
01:48Les 109 milliards de l'année dernière, je ne sais pas trop où aller les chercher.
01:51J'ai frappé à plusieurs portes, je ne les ai pas trouvées.
01:55Et je pense que sur les 109 milliards, on me dit qu'il y a eu 6 milliards qui ont
01:58été débloqués, c'est peu.
02:01Et puis, en plus des sous, de pouvoir, on parle beaucoup de souveraineté.
02:07Alors, je ne suis pas sûr que la souveraineté se fasse avec l'Inde.
02:13Mais en tout cas, d'avoir des IA plus souveraines et des infrastructures plus souveraines,
02:18c'est certainement aussi ce dont il faut qu'on parle très bientôt.
02:21Parce que oui, on parle beaucoup justement de créer peut-être un axe qui soit différent de celui des États
02:26-Unis et de la Chine,
02:27qui serait l'Europe avec l'Inde, pourquoi pas ?
02:31Ça vous parle, ça ?
02:33Oui, enfin, avec l'Inde, je ne sais pas encore, comme je viens de dire.
02:36Quand on parle de souveraineté, on parle surtout de souveraineté européenne.
02:39Donc, créer des axes, ce n'est pas de nouvelles idées.
02:41La réalité, c'est que l'Inde a quand même des capacités technologiques intéressantes.
02:45Ils ont un bon nombre de gens très éduqués dans les domaines de l'informatique et donc de l'IA
02:52aussi.
02:53Donc, ça peut être intéressant.
02:54Maintenant, est-ce que ce n'est pas au dépend d'une vraie souveraineté européenne ?
02:58Ça, c'est une autre histoire.
03:00Donc, c'est bien de se démarquer des US, surtout en ce moment, et de la Chine, et de l
03:09'Asie.
03:10Donc, ce n'est pas une mauvaise idée.
03:12Maintenant, encore une fois, ce n'est pas exactement ce que moi, j'aurais appelé souverain dans l'optique d
03:17'une souveraineté européenne.
03:18Il faut peut-être commencer par chez nous, finalement.
03:21Mais l'année dernière, ce sommet sur l'IA, il était justement sous le signe de l'action.
03:26C'était le sommet pour l'action.
03:28Là, on nous parle d'un sommet qui est sous le signe de l'impact.
03:31Ça voudrait dire qu'on serait déjà passé à l'action.
03:33Vous nous dites, bon, moi, je n'ai pas tellement vu, et qu'on s'intéresse à l'impact.
03:37Est-ce qu'on risque de tomber dans un peu du washing autour de l'IA aujourd'hui ?
03:42Ou au contraire, vous vous dites, c'est bien, on met vraiment les problématiques sur la table assez tôt ?
03:48Ça fait longtemps qu'on fait du washing.
03:49C'est clair que ça fait trois ans qu'on fait du washing.
03:52L'action, l'année dernière, c'était de proposer des sous.
03:55Donc, il y a eu la proposition des sous.
03:57Maintenant, comme j'ai dit, on n'a pas vu vraiment ces sous à l'action, mais bon, il y
04:01a eu des sous proposés.
04:02Par contre, ce qu'on a vu dans l'année, on a vu de l'action dans le sens où,
04:06comme j'ai dit, on a vu des déploiements.
04:08On voit des déploiements dans les domaines particuliers, et donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
04:12Donc, on est vraiment, maintenant, effectivement, dans la compréhension de ces actions,
04:16la compréhension de comment ça marche vraiment et comment ça ne marche pas.
04:19C'est-à-dire que l'année 2025, bon, 2024 un peu, mais 2025, nous a permis de comprendre ce
04:25que ce n'était pas aussi dire.
04:27Parce que, justement, dans ce washing, on nous avait fait croire, on nous avait fait miroiter plein de choses,
04:32et on a compris que, finalement, dans l'application, ce n'était pas exactement ce qu'on nous avait fait
04:36croire.
04:37Je ne dis pas que ça ne marche pas et je ne dis pas que ça ne sert à rien,
04:39mais je dis qu'on a trouvé des domaines de cas d'usage qui sont, maintenant, intéressants
04:45et qui sont beaucoup plus modestes, on va dire, que les idées génériques, générales,
04:50avec ce qu'on appelle AGI en anglais, l'Artificial General Intelligence,
04:53qui est, bon, encore un doux rêve qu'on nous avait fait miroiter pendant des années.
04:58Alors, je pense qu'effectivement, on a peut-être gagné un peu en maturité pour ceux qui s'intéressent au
05:03sujet,
05:04peut-être aussi dans les entreprises qui commencent à vraiment voir ce que ça donne en termes de cas d
05:09'usage.
05:09Je ne suis pas sûre que dans la société et auprès des citoyens,
05:12ce soit tellement le cas que tout le monde ait bien compris les limites de l'IA.
05:16Ça, ça m'inquiète un peu.
05:19Je vous vois opiner.
05:21Oui, vous pouvez m'être inquiète, effectivement,
05:23parce que le niveau d'éducation des gens en général,
05:30de ce que j'appelle les vrais gens, le niveau d'éducation est faible.
05:33C'est-à-dire qu'on a donné cet outil dans leurs mains sans vraiment qu'ils comprennent ce que
05:38c'est.
05:40L'avantage et le problème des IA génératives, c'est le prompt.
05:44C'est le fait que tout le monde puisse l'utiliser sans aucune autre formation que le langage naturel.
05:50C'est-à-dire qu'on peut lui parler comme si on parlait à un copain.
05:52Donc, c'est super parce que ça permet de l'utiliser facilement,
05:56mais c'est très embêtant parce que ça permet de l'utiliser facilement.
05:58Et donc, du coup, on peut faire n'importe quoi avec.
06:01Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui font n'importe quoi avec.
06:02Donc, il faudrait qu'il y ait une prise de conscience que ce n'est pas magique
06:07et d'expliquer que ce n'est pas un copain,
06:10que ce n'est pas l'anthropomorphie poussée à son extrême tel qu'on peut y croire.
06:15Ce n'est pas mon psy, ce n'est pas mon copain.
06:18Et donc, ça, on n'a pas encore tout à fait bien compris dans la société
06:22ce que c'était et ce que ce n'était pas.
06:25Donc, il y a un problème.
06:26Alors, je ne parle pas d'une éducation à l'école parce que, de toute façon,
06:28c'est trop tard pour plein de gens, mais une éducation juste dans les entreprises
06:34et puis une éducation en général dans les médias
06:37pour qu'on puisse dire ce que c'est et ce que ce n'est pas.
06:40Absolument.
06:41Merci beaucoup, Luc Julia, pour vos éclairages.
06:43Je pense que je vais vous libérer.
06:45On va faire un petit tour de table, nous, et ensuite, on va partir à New Delhi.
06:48Merci encore.
06:50Merci.
06:51Oui, alors, peut-être une réaction déjà au paysage que plante Luc Julia
06:56sur ce qu'on attend de ce sommet ?
06:59Oui ?
06:59Oui, alors...
07:00Je vois qu'on se distribue la parole.
07:03Bon, ça va bien, Alain.
07:05Merci, Alain.
07:06Effectivement, je pense qu'il y a un sujet d'acculturation et d'éducation.
07:09Ça a été remonté et là, on a énormément de travail à faire.
07:11Après, je pense qu'il y a quand même des actions qui ont été mises en œuvre
07:13dans les grandes entreprises, dans les PME, les ETI.
07:16Aujourd'hui, une PME ETI sur trois utilise déjà l'IA et l'IA générative.
07:20Je trouve que c'est quand même quelque chose dont on peut aussi se féliciter
07:23avec de l'impact.
07:24Donc, oui, un bilan sur les fonds et les investissements, peut-être pas aussi bon
07:28que prévu, mais d'un autre côté, aussi des aspects positifs.
07:32Alexandra ?
07:33Nous, on voit quand même qu'effectivement, tout le monde commence à l'utiliser
07:36dans les entreprises, mais il y a quand même une question qu'on nous pose souvent,
07:38c'est laquelle choisir ?
07:40Ils veulent tous choisir une IAS souveraine.
07:42Encore une fois, on parlait de souveraineté.
07:43Qu'est-ce que c'est la souveraineté aujourd'hui ?
07:45Il n'y a pas de définition légale, c'est surtout une définition politique.
07:48Et quand on va en Inde, ce n'est pas pour la souveraineté, je pense que c'est plutôt
07:50pour des questions de dépendance, dépendance aux États-Unis ou à la Chine.
07:54Et de sortir de cette dépendance, ça, c'est un peu différent de la souveraineté.
07:57Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on sent que les gens ont envie de choisir des IAS souveraines
08:00et les gens qui développent ces IAS ont envie de bien faire.
08:03On n'a pas de cadre qui est encore totalement clair, notamment avec l'IAC, qui n'est pas
08:07totalement entré en application aujourd'hui.
08:09Donc, il y a quand même cette volonté d'y aller, il y a cette volonté de bien faire
08:12en France et en Europe.
08:13Mais je trouve que les lignes directrices ne sont pas très claires, même pour nous,
08:16professionnels du droit.
08:17Oui, et c'est peut-être parce que l'écosystème, ce n'est pas encore bien rassemblé, consolidé aussi ?
08:22Je ne sais pas, Alain ?
08:24Pour poursuivre, moi, je trouve que, justement, au contraire, je trouve que les gens utilisent
08:28plutôt bien l'IA.
08:29Ah oui ?
08:29En fait, on ne voit pas des grands débordements.
08:31On ne connaît pas les mêmes personnes.
08:33En me dire, ce n'est pas mon psy, ce n'est pas mon copain, mais pourquoi ce ne serait
08:37pas aussi une part de mon psy, pourquoi ce ne serait pas une part de mon copain ?
08:40Donc moi, je pense qu'aujourd'hui, est-ce que vous avez vraiment des cas autour de
08:43vous qui sont dramatiques ?
08:45Oui, si.
08:46Moi, j'ai des cas autour de moi qui n'utilisent plus, par exemple, de moteur de recherche et qui
08:50vont chercher l'information en promptant.
08:53Quel impact, ça ?
08:54Ça, c'est quand même très différent.
08:56Vu que le sommet, c'est sur l'impact, quel impact ça a, effectivement, d'avoir des
08:59informations assez fausses, plutôt fausses ou très justes, qui viennent de Google,
09:05qui est aussi un moteur qui donne des publicités, par exemple ? C'est tout à fait discutable
09:10par rapport au fait qu'on va avoir un moteur qui est différent, qui sera peut-être approximatif,
09:16mais enfin, qui sera peut-être moins marchand aujourd'hui.
09:18Mais il peut le devenir demain, d'ailleurs, on le voit avec l'opinarii.
09:20Non, mais justement, il est en train d'aller vers ça, mais aujourd'hui, il ne l'est pas.
09:23Moi, je pense que les gens ne sont pas justement des enfants.
09:26Ils s'en servent plutôt, moi, je trouve, de manière cohérente.
09:29Et dans l'entreprise, ils font très attention, comme le dit Alexandra, d'ailleurs, et à la
09:33fois par rapport aux emplois, aux process.
09:35Moi, je vois partout où on va déployer ça.
09:37Les gens sont très en conscience de ce qu'ils font.
09:39Oui, ça, c'est vrai.
09:40Et deux, sur la souveraineté, pourquoi est-ce qu'effectivement, on n'a pas une réponse claire ?
09:44Ça vient aussi d'en haut, c'est que, comme tu l'as dit, il n'y a pas de
09:47définition de la souveraineté.
09:49Et quand on veut donner une définition de la souveraineté au niveau français,
09:51on dit oui, mais c'est souverain, mais s'il y a de l'Américain dedans, c'est quand même
09:54souverain.
09:55Ben non.
09:55Donc, en fait, le problème aussi, c'est que là, nos dirigeants n'ont pas des positions suffisamment claires
10:01et suffisamment affirmées, parce que la souveraineté européenne reste encore timide, en fait,
10:06au niveau des politiques.
10:08Alors, on va passer, allez, on part à New Delhi, ça vous va ?
10:11Oui, plaisir.
10:13Où nous attend, enfin, nous attend, je ne sais pas, il est très occupé, mais en tout cas,
10:17où nous accorde un peu son temps.
10:18David Lacomblaine, le président de la Villa Numériste.
10:21Bonjour, David.
10:22Et je vois que vous êtes en bonne compagnie.
10:24Vous êtes avec Marion Carré.
10:25Bonjour, Delphine.
10:26Ask Mona.
10:27Bonjour, Marion.
10:29Alors, vous êtes bien arrivé, pas de problème d'entrée, d'accès, tout s'est bien passé pour vous ?
10:36Alors, on ne va pas revenir immédiatement sur les problèmes d'accès.
10:41Donc, il y en a eu.
10:41Souvenez-vous de Sommelier, celui de Paris, et à New Delhi, avec 50 000 personnes qui arrivent d'un coup
10:49d'un seul,
10:5080 pays représentés, surtout 20 chefs d'État, ça met tout le monde, effectivement, sous tension.
10:55Mais dans une grande ville, on retrouve assez rapidement tous ceux que l'on connaît et qu'on a envie
11:01de voir,
11:01dont Marion Carré, que vous connaissez, la fondatrice et dirigeante de Ask Mona,
11:06qui est une solution qui développe des agents conversationnels permettant aux institutions culturelles
11:12d'établir un lien direct et personnalisé avec les visiteurs.
11:16Bonjour, Marion.
11:17David fait la présentation, Marion, c'est super.
11:20Mais Marion est invitée, vous savez, dans Smartech, donc on connaît bien Marion de Ask Mona.
11:26Là, il y a un petit décalage horaire avec nous, donc pour vous, c'est l'après-midi.
11:32Qu'est-ce que vous attendez de cette journée ?
11:33C'est quand même la journée où, avec Emmanuel Macron, c'est une journée chef d'État,
11:37à quoi c'est une journée importante, ce jeudi.
11:45Effectivement, c'est un des points forts du sommet qu'il y a un moment où on a eu cet
11:50exercice ce matin
11:52où chacun partage sa vision.
11:55Quel lien on veut ?
11:57Donc on a eu à la fois les adresses du Premier ministre Modi, du Président Macron
12:02et aussi des personnalités de Big Tech.
12:07Et c'est assez intéressant de voir cette espèce de grand oral, on va dire,
12:12des visions, des espoirs vis-à-vis de l'intelligence artificielle
12:15avec ce pont entre la France et l'Inde
12:18pour tenter de bâtir une troisième voie de l'IA responsable.
12:23Et ça vous semble prendre un aspect tangi,
12:27parce qu'on parle beaucoup de ce thème du sommet mondial
12:31qui est autour de l'impact, avec la volonté de faire ressortir des actions concrètes,
12:36quelque chose de très tangible.
12:37Est-ce que ce que vous voyez, ce que vous entendez, vous vous dites
12:39« Ah oui, effectivement, là, on est sur un sommet intéressant
12:43où derrière, il va ressortir des actions tangibles. »
12:51Alors, je pense que pour ça, le temps vaut toujours pour voir
12:54qu'est-ce qu'il y a en ressort exactement.
12:56Mais ici, sur place, on voit déjà beaucoup de choses très concrètes,
13:00avec aussi le volet expo du sommet,
13:03un peu comme ce qu'on avait l'an dernier au Grand Palais,
13:06mais à une échelle complètement différente.
13:08On a à la fois les classiques, on va dire,
13:12grandes compagnies globalisées qui présentent des solutions,
13:15mais aussi des innovateurs indiens qui présentent leurs solutions
13:19autour de ces trois grands sutras,
13:22People, Planets et Progress.
13:24Là où d'habitude, on voit les secteurs,
13:28ici, c'est vraiment ces trois piliers,
13:30avec des solutions qui cherchent à proposer des clés
13:35pour ces trois grands enjeux.
13:37Et David, qu'est-ce que vous êtes venu défendre, vous,
13:40avec la Villa Numéris ?
13:42C'est bien, M. Marion, on s'est déjà mis à la grammaire indienne
13:46en parlant des sutras,
13:48en tant que les piliers.
13:51Et effectivement, il faut bien voir que l'Inde
13:54n'est plus seulement un bureau d'assistance informatique du monde,
13:58mais en train de se constituer un véritable laboratoire d'excellence
14:02et qu'elle offre un véritable vertige avec trois chiffres,
14:05pour bien comprendre.
14:08C'est 1,5 milliard d'habitants,
14:10ça sera le pays le plus peuplé au monde à la fin du XXIe siècle,
14:16un habitant sur deux a moins de 25 ans,
14:18il ne faut pas faire beaucoup d'études pour le constater,
14:21c'est de sortir dans la rue,
14:23et on est sur un taux de croissance prévu cette année de 8%.
14:27Et donc, quand Marion parle effectivement de troisième voie,
14:31c'est une issue entre les deux puissances numériques efficientes
14:36que font la Chine et les États-Unis,
14:39même si ce sommet d'IA est avant tout un sommet des pays émergents,
14:44auxquels la France est invitée.
14:47Néanmoins, on charge à nous, à la France et à l'Europe,
14:50de mettre en place des protocoles et des accords d'échange,
14:55notamment en matière universitaire, académique et de recherche,
14:59d'être peut-être demain la porte d'entrée de l'Inde en Europe,
15:03et à contrario, que l'Inde devienne la porte d'entrée
15:07pour l'Europe par la France en Asie.
15:11Je vous posais la question de ce que vous êtes venu défendre.
15:13Qu'est-ce que vous venez faire tous les deux là en Inde ?
15:15Quel est votre objectif ?
15:20Alors, pour la Villa Numéris, nous sommes arrivés depuis dimanche
15:23avec une délégation d'une quinzaine d'entrepreneurs et investisseurs
15:27soucieux et curieux de comprendre comment cela fonctionne,
15:31comment sont les écosystèmes,
15:33et se sont rendus compte que quand ils rencontraient des entrepreneurs indiens,
15:36c'était avant tout des entrepreneurs,
15:38avec les mêmes difficultés que ceux que l'on peut avoir sous nos latitudes,
15:44et avant tout celles d'investissement pour pouvoir développer.
15:48Et donc, très clairement, on était dans cette compréhension,
15:51alors d'autant plus facile qu'elle est quand même grandement aidée
15:54par une certaine forme de générosité, de dynamisme également,
15:59et d'optimisme qu'on n'a pas forcément sur notre continent,
16:02et donc tout de suite, ça rebooste.
16:07Vous avez une question à leur poser, peut-être, qui sont sur place ?
16:11Alain ?
16:12Moi, j'ai une question, justement, par rapport à la présence américaine.
16:16Quel est le rapport, justement, de cette souveraineté indienne
16:19par rapport aux deux blocs auxquels ils font face ?
16:23Quel est leur modèle, en fait ?
16:24Est-ce qu'ils sont dans le modèle du go, des échecs,
16:26ou justement d'un jeu plus local indien ?
16:28D'autant qu'ils sont très, très présents, quand même.
16:30On a tous les grands noms de l'IA américaine qui sont là-bas.
16:34Microsoft a 10 000 ingénieurs qui développent du produit.
16:37Je ne vais répondre pas.
16:41Je vais répondre par la Chine, puisqu'il y a une proximité géographique,
16:45une sorte d'antagonisme historique, et il n'est pas bon d'imaginer,
16:50en tout cas dans les débats, qu'il puisse y avoir demain des alliances.
16:54En réalité, on est plus proche d'un antagonisme,
16:56comme on peut le connaître en Europe, entre la France et la Grande-Bretagne.
17:02Néanmoins, il y a une volonté d'affirmer une indépendance,
17:05et y compris en matière de technologie,
17:07avec un pari sur l'intelligence artificielle qui n'est pas encore gagné
17:10parce qu'il nécessite des moyens en investissement,
17:13mais aussi de l'énergie.
17:15Et l'Inde est en grande dépendance énergétique.
17:18Il veut se retirer un peu du jour russe également.
17:23C'est pour ça qu'il y a un plan...
17:29Oh là, on a un...
17:30Ça devient compliqué, là, la liaison avec New Delhi.
17:35...en temps pour devenir le leader de l'hydrogène, par exemple.
17:42David, on a un problème de connexion.
17:44Et là, il y a un absent de langage.
17:47On a investi pour pouvoir présenter à ce sommet un certain nombre de solutions.
17:52Et depuis, ils ont investi.
17:57D'accord ? J'en suis désolé.
17:59Oui, David, on comprend la moitié des mots.
18:01Du coup, c'est un peu...
18:02On doit essayer de deviner la pensée de David Lacombe-Lette,
18:05ce qui n'est pas facile.
18:05Merci beaucoup à tous les deux.
18:06On vous laisse d'ailleurs repartir sur cet événement.
18:09J'imagine que vous avez beaucoup à se faire.
18:11Merci, David Lacombe-Lette.
18:12Merci, Marion Carré de Ask Mona.
18:14Moi, je voulais justement interroger aussi la question,
18:17parce qu'on parle des axes.
18:20OK, mais il y a aussi les choix technologiques.
18:21En Europe, on nous dit qu'une façon d'atteindre cette souveraineté,
18:24c'est de passer par l'open source.
18:26Visiblement, l'Inde fait aussi ce choix.
18:29Donc, quelle place va avoir ?
18:30Je ne l'ai pas vue, moi, dans les discussions et les conférences là-bas.
18:35Je ne l'ai pas vue comme quelque chose de fort, pourtant.
18:38On nous dit aujourd'hui que la souveraineté,
18:40pour les pays qui doivent faire du rattrapage,
18:42passe par l'open source.
18:44Il y a certains thèmes qui sont abordés, dont l'open source.
18:47Et je voudrais aussi partager qu'à ce titre-là,
18:49il y a d'autres aspects.
18:50Ça commence par les infrastructures.
18:51On parle souvent de souveraineté.
18:52On parle de souveraineté de l'IA.
18:54Alors, ça revient aussi à la souveraineté du cloud,
18:56de la souveraineté de la data.
18:57Et on top of that, on a l'IA.
18:59Et donc, aujourd'hui, je voulais aussi partager,
19:00ça a été évoqué tout à l'heure,
19:01que depuis 12 mois,
19:03on a beaucoup plus de demandes de tous nos clients
19:05qui reviennent sur des questions de souveraineté.
19:07Souveraineté, c'est un drapeau,
19:08mais ce n'est pas que ça.
19:09C'est vrai que dans la définition qui n'existe pas,
19:11c'est d'abord aussi, pour nous,
19:13une question de capacité à contrôler,
19:14superviser, monitorer toutes ces opérations
19:16et savoir faire de la réversibilité
19:18entre différents providers,
19:19entre différentes solutions.
19:21Et donc, évidemment, là, il y a un jeu.
19:23Les Américains ont implanté un certain nombre de drapeaux
19:26sur le cloud, la data, l'IA.
19:28Mais nos clients, aujourd'hui, reviennent à ça.
19:29Et dans le sommet,
19:31l'Inde se positionne aussi
19:32parce qu'elle a un multi-alignement
19:33entre ces différentes plaques et acteurs.
19:36Et nous, on a un peu plus d'une centaine de milliers
19:39de collaborateurs en Inde.
19:40On sait que l'Inde cherche à se développer
19:43d'un point de vue souveraineté aussi.
19:44Et donc, avoir un acteur comme le Canada...
19:46Qu'est-ce que c'est, un multi-alignement ?
19:48Un multi-alignement, ça veut dire
19:49qu'on n'est pas nécessairement collé
19:50à la plaque de l'Ouest ou à la plaque de l'Est.
19:53Vous avez aussi les BRICS.
19:54Et l'Inde, en fait, dans sa stratégie politique,
19:56depuis toujours, a ce multi-alignement.
19:58On se rapproche en deux,
19:59on s'ouvre un petit peu plus de portes.
20:01Et je voulais partager aussi
20:02que dans les discussions que nous, on observe,
20:04il y a l'Inde, il y a la France,
20:05il y a aussi le Canada,
20:06qui est en lien avec ce qui se passe aujourd'hui aux États-Unis.
20:08Ça interroge beaucoup sur les questions de souveraineté
20:10et de se découpler, en fait, des géants américains.
20:13Donc tout ça, c'est des aspects assez intéressants
20:15qui vont être abordés.
20:16Et sur la partie impact environnemental,
20:21c'est un peu compliqué, je trouve, en fait,
20:23de mettre un sommet sous cette bannière de l'impact
20:28parce que ça va être forcément déceptif.
20:31Enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez.
20:33On ne peut pas prôner une accélération dans l'IA ?
20:36Aujourd'hui, le problème de l'IA,
20:37c'est que comme c'était un nouvel usage,
20:39il vient s'ajouter, en fait.
20:41Donc il dépense de l'énergie en plus.
20:43Et donc, selon que les pays sont déjà plus ou moins verteux,
20:47ça fait que, justement, au contraire,
20:49aggraver, on l'a dit pour l'Inde,
20:50ils ont un problème énergétique.
20:53C'est moins le cas, par exemple, de la plaque européenne.
20:55Il ne faut pas oublier qu'on est nous,
20:56par exemple, aujourd'hui, d'ailleurs,
20:57on est dans une trajectoire,
20:58alors parce qu'on n'a pas assez décarboné les voitures,
21:01ce n'est pas que pour un truc sympa,
21:03mais n'empêche qu'on a de l'électricité en trop
21:05qui nous permet d'être compétitifs sur l'IA.
21:08Donc, effectivement, de toute façon,
21:09vu d'un point de vue purement bilancier,
21:12l'IA sur les 5 à 10 prochaines années
21:14va être déceptif parce qu'il va se rajouter.
21:17Vu comme ça, il est forcément négatif.
21:19Mais après, le truc, c'est qu'en parallèle,
21:21il y a d'autres usages qui peuvent aussi être diminués.
21:23Donc, en fait, c'est comme ça qu'on peut aussi se dire
21:25et que si l'augmentation est de 5%,
21:27c'est une externalité positive, en fait.
21:29D'une part, mais aussi parce que,
21:30par exemple, on l'a vu quand il y a eu le moment du Covid,
21:33on peut avoir des vrais changements
21:36d'éléments d'attitude qui sont beaucoup plus importants.
21:39Aujourd'hui, là, on parle du numérique,
21:41évidemment, parce qu'on a une émission numérique,
21:43mais en vrai, il faudrait mieux arrêter de manger de la viande.
21:45Par exemple, ça aurait un impact, mais qui n'est incommensurable
21:47par rapport à la question de savoir
21:48s'il faut mettre deux data centers ou trois.
21:50C'est vrai que je suis moins experte dans ce domaine.
21:51Voilà.
21:52On parle assez rarement aussi, finalement,
21:54des externalités positives.
21:55Vous avez des grands industriels qui réussissent à réduire,
21:57grâce à l'IA, leur consommation d'électricité
21:59de manière assez importante sur les fours,
22:01notamment les fours industriels.
22:03Ça, on en parle rarement.
22:04On parle que de la consommation d'IA.
22:05Oui, ou piloter des électricités dans les villes.
22:06On dit toute la partie Smart City aussi.
22:09Et là, vous avez Schneider Electric,
22:10qui fait partie du sommet Cliva,
22:13qui est un leader dans la gestion de l'énergie.
22:15On a aussi ça pour nous en France.
22:16Il serait intéressant aussi de regarder
22:18ce qu'on arrive à faire avec l'IA.
22:19Je sais, par exemple, que certains grands industriels
22:21aussi ont gagné de l'ordre de 40 à 50 %
22:23de leur consommation sur le nettoyage de filtres
22:25en capture de CO2.
22:27Donc voilà, on arrive à l'environnement
22:29et on arrive à gagner sur l'eau qu'on utilise.
22:31On n'en parle jamais.
22:33Pourquoi ? Parce que parfois, c'est même un avantage concurrentiel
22:35pour certains de ces industriels.
22:36Pour autant, il y a aussi des externalités positives
22:39et ce serait intéressant de les mettre dans la balance
22:41de temps en temps.
22:42Anne Le Hénanf a fait aussi une annonce
22:43en marge de ce sommet.
22:45Elle a lancé un appel international
22:46à contribution scientifique sur les risques
22:49liés aux IA génératifs pour les mineurs.
22:51C'est notre axe.
22:52Aujourd'hui, en France,
22:53on est vraiment sur ce sujet à 200 %.
22:57J'ai juste fait une petite recherche justement en Inde.
22:59Il y a une loi qui va être appliquée le 20 février
23:03pour justement imposer aux grandes plateformes
23:06de retirer les contenus d'IA génératifs,
23:08notamment les deep techs, sous trois heures.
23:10D'accord.
23:11C'est quand même super rapide.
23:12On peut quand même prendre l'exemple de ce pays sur ça.
23:15Ils n'ont pas encore de « die act » à eux,
23:18il faut le dire quand même.
23:19Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui est étonnant,
23:21c'est que je trouve que vraiment la régulation,
23:22alors je prêche un peu ma paroisse,
23:23mais elle n'est pas du tout évoquée lors de ce sommet.
23:26On parle quand même de progrès.
23:27Quand on parle de progrès,
23:28c'est le fait d'améliorer la vie des gens,
23:30la démocratie, etc.
23:32Ça passe quand même par un minimum de régulation
23:34parce que tous ces gens là-bas,
23:35ils ne sont pas là pour penser démocratie.
23:38Mine de rien, ils sont là,
23:39c'est ce qu'on disait tout à l'heure,
23:40pour chercher des sous.
23:41Donc il faut quand même un cadre.
23:43Alors on nous parle de normes souples,
23:44de droits souples là-bas,
23:45mais comment est-ce que ça va s'imbriquer
23:47avec notre IAC qui n'est toujours pas adopté ?
23:49Est-ce que l'Inde va adopter aussi une réglementation ?
23:51Comment est-ce que tout ça va s'imbriquer ?
23:53Aujourd'hui, encore une fois,
23:54on n'a pas trop de...
23:56Je parlais justement du fait
23:58que peut-être ça pourrait devenir
23:59une sorte de Davos,
24:00mais du coup avec ses travers aussi.
24:02C'est-à-dire que,
24:03est-ce que ça risque de devenir un rendez-vous
24:06où finalement les géants du business
24:09viennent se serrer la main,
24:10s'autocongratulent, se glorifient
24:12et le politique finalement n'a pratiquement plus la parole ?
24:15En tout cas, plus de pouvoir d'action.
24:18Alors le politique n'a pas la parole,
24:20je suis assez d'accord qu'aujourd'hui,
24:21c'est les industriels qui ont plus de pouvoir.
24:24Il faut voir, par exemple,
24:25là, il y a aussi quelque chose qui est arrivé,
24:26je crois que c'est le guerre,
24:27Google a prêté pour la première fois
24:29des obligations à 100 ans.
24:30Oui.
24:32Aujourd'hui, on ne fait même pas confiance à un État,
24:34à cette dimension-là.
24:35Il faut quand même voir aussi que,
24:36pour moi, c'est un marqueur fort,
24:39ces 100 années...
24:41C'est fou.
24:41C'est-à-dire qu'en fait,
24:42les prêteurs sont remboursés dans 100 ans,
24:44c'est en 2000, 100 ans.
24:46Mais par contre, il y a aussi un truc
24:48qui s'appelle les gens,
24:48on parlait des vrais gens.
24:50Les vrais gens,
24:50ils ont aussi des vrais problèmes.
24:52Et par exemple,
24:52pour parler de troisième voie,
24:54c'est que dans l'Inde,
24:55je ne sais pas si vous avez vu,
24:56il y a plus de 224 langues, je crois,
24:59dont 22 officielles.
25:01OK ?
25:02Or, les fameuses voies,
25:03soit américaines, soit chinoises,
25:05ramènent la question culturelle
25:07à, finalement, une bataille de
25:08qui va gagner ?
25:09Et finalement,
25:10si c'est l'anglais qui gagne,
25:11c'est bien.
25:12Et cette bataille de la diversité,
25:14celle-là, de toute façon,
25:15elle sera irréductible.
25:16À un moment donné,
25:17il y a aussi des gens
25:18qui ont une culture
25:19et qui vont vouloir protéger.
25:22Donc, je pense que
25:23quand les politiques
25:23ne prennent pas assez
25:24à leur régulation
25:25d'une manière ou d'une autre,
25:27mais moi,
25:27j'irais plutôt déjà
25:28ouvrir la diversité culturelle.
25:30Réguler, interdire,
25:31c'est une chose.
25:31Mais déjà,
25:32ouvrir aussi, par exemple...
25:33Mais réguler,
25:34attention,
25:34je défends l'avocat.
25:36Ce n'est pas forcément interdire.
25:37Oui, totalement.
25:38Non, non, non.
25:38C'est aussi protéger.
25:39C'est aussi donner un sens.
25:41Et donc, par exemple,
25:43on parle souvent d'interdiction.
25:44Quand on regarde,
25:44si on regarde l'IA Acte,
25:45ce qui en est ressorti,
25:46c'est les interdictions
25:46dans les trucs
25:47qui, justement,
25:47font peur aux enfants.
25:49Oui.
25:49C'est une approche par le risque.
25:50C'est vrai.
25:51C'est une approche par le risque.
25:52Alors que ce que je dis,
25:53c'est que là, par exemple,
25:54on a quelque chose
25:54de très profond qui est...
25:55Et l'Inde, pour moi,
25:56est vraiment un terrain
25:57d'expérimentation incroyable.
25:58C'est que pour l'IA,
25:59il y a besoin de beaucoup de données.
26:01Ils ont beaucoup de langues.
26:02Donc, à un moment donné,
26:03ils ont besoin
26:03de défendre aussi ça.
26:04Et c'est aussi cette diversité,
26:06moi, je pense,
26:06culturelle et humaine
26:07qu'on peut attendre
26:08de ces évolutions.
26:09Et là, ce sera du progrès.
26:10Parce que sinon,
26:11si on finit tous
26:11par parler juste un anglais,
26:13un franglish mondialisé,
26:15est-ce que c'est ça,
26:16le sens de l'humanité ?
26:17Là, il y a un approvisionnement culturel.
26:19Moi, en tout cas,
26:19je pense qu'un des impacts
26:20très profonds
26:21dont tu n'en as pas parlé,
26:22c'est celui-là.
26:22Juste, le progrès...
26:24Enfin, il y a un penseur
26:25qui s'appelle Roger Pauldroit
26:26qui dit que le progrès est relatif.
26:28C'est-à-dire qu'on n'a pas
26:29la même vision du progrès
26:29quand on est le dirigeant de Meta
26:31et quand on est
26:33un fournisseur en Inde.
26:34Donc, comment est-ce
26:35qu'on définit aussi le progrès ?
26:36Je reviens sur la définition,
26:37mais encore une fois,
26:38je pense qu'on a besoin
26:39de se mettre d'accord
26:40un moment sur des limites,
26:41ce qu'on peut faire
26:42et ce qu'on ne peut pas faire
26:43pour justement définir
26:44ce qu'est le progrès
26:45au sens...
26:46Moi, si tu avais fait
26:47un sommet sur l'impact de l'IA
26:48aussi, j'aurais parlé
26:49de la question de la surveillance.
26:50Tout à l'heure.
26:51Avec les objets connectés
26:53qui sont désormais
26:55équipés d'intelligence artificielle ?
26:57Alors, c'est des sujets
26:58qui ne sont pas abordés publiquement
26:59mais qui sont abordés au sommet.
27:00Il y a quand même un moment...
27:01On a vendu quelques avions
27:02qui contiennent de plus en plus d'IA.
27:04On a évidemment
27:04les questions de la surveillance
27:06avec, encore une fois,
27:07ces différents acteurs
27:08qui se positionnent.
27:09Des questions qui reviennent.
27:10Moi, je crois que la protection
27:11de l'enfance,
27:11c'est quelque chose
27:11qui évolue beaucoup aussi.
27:13Vous savez, aux Etats-Unis,
27:14ce qu'on est en train de faire,
27:15on a perquisitionné des bureaux
27:17au niveau de X.
27:19Ça crée des tensions
27:20et ça nous explique
27:20qu'on n'a pas à faire ça.
27:21On revient à la base
27:22et on a du bon sens
27:23en disant, pardonnez-moi,
27:24mais créer des deepfakes
27:26pédocriminels,
27:26on va quand même
27:27aller chercher ces aspects-là.
27:28Et je trouve que c'est,
27:29encore une fois,
27:30du bon sens.
27:31Alors, on a une réglementation.
27:32Les IA qui n'est peut-être
27:33pas encore complètement adoptée
27:34partout et définie.
27:35Mais on revient à cette notion
27:36de l'accès au smartphone,
27:38à ces technologies
27:39qui sont de plus en plus
27:39rapides, de plus en plus
27:41accessibles et faciles
27:42à mettre en œuvre
27:42et à dire,
27:43on n'utilisera pas
27:44ces outils-là
27:45pour faire ce type de choses.
27:46Je pense que ça aussi,
27:47ce n'est pas décrit
27:47nécessairement dans le sommet,
27:48ce côté sécurité
27:50au niveau de la protection
27:51des enfants.
27:52Moi, j'ai grandi,
27:52on m'avait dit,
27:53il ne faut pas croire
27:53tout ce qu'on voit
27:54sur Internet.
27:54Aujourd'hui,
27:55il faut continuer
27:55à dire aux enfants,
27:56l'esprit critique,
27:57ne pas croire tout ce qu'on voit
27:58sur les devices.
28:00Merci beaucoup
28:01à tous les trois.
28:02Alain Garnier,
28:03PDG de Jamespot,
28:05Alexandra Itéanu,
28:06avocate spécialiste
28:07en data cyber
28:08et numérique,
28:09Julien Copp,
28:10responsable IA
28:11chez Deloitte.
28:12Et puis, merci à tous
28:12ceux qui étaient connectés
28:14avec nous à distance
28:15et à vous qui nous suivez
28:16sur la chaîne Bsmart,
28:17je vous donne rendez-vous
28:18évidemment jeudi prochain
28:19à 10h45
28:20pour un nouveau direct
28:21de décryptage de l'actu.
28:23Mais d'ici là,
28:24je vous retrouverai aussi lundi
28:24pour de nouvelles histoires
28:25sur la tech.
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