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  • il y a 5 semaines
Ce mardi 17 février, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital, se sont penchés sur l'impact de l'IA sur les marchés, notamment l'optimisme qui domine pour cette année en Chine, la bonne performance de la tech chinoise, l'investissement dans les robots humanoides, la rotation sectorielle en marche sur les marchés, le secteur du luxe qui pourrait être la future victime de l'IA, la tendance vers une multitude de fusacs aux États-Unis, ainsi que la vague de départs dans les grandes entreprises, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marché de TKO Capital.
00:08Bonsoir Raphaël.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Bienvenue, ravi de vous retrouver.
00:11Et en fil rouge, François Meunier, directeur de la rédaction d'Investir Toujours avec nous.
00:14Bonsoir François.
00:15Très bonsoir.
00:15Ravi aussi de vous retrouver.
00:17Bon, on pourrait parler de la tech pour démarrer, mais on en parle tous les jours.
00:21On va en parler, je vous promets évidemment.
00:23Et on va découvrir des images incroyables pour voir que le futur est déjà là.
00:26Franchement, en Chine, c'est impressionnant ce que font les robots humanoïdes.
00:29Images à suivre dans quelques minutes.
00:30Le Nasdaq aujourd'hui perd 1%, figurez-vous.
00:32Donc ça continue à corriger, à arbitrer sur la tech.
00:35Mais on va peut-être démarrer sur autre chose, si ça vous dit.
00:37Et souhaiter une bonne année aux Chinois.
00:39Enfin, c'est peut-être l'occasion quand même.
00:40C'est aujourd'hui, c'est maintenant le nouvel an lunaire.
00:42Les Chinois entrent dans l'année du cheval de feu.
00:46Alors dans l'astrologie chinoise, dans le Zodiac chinois,
00:49vous avez peut-être mieux étudié que ça que nous d'ailleurs,
00:50mais le cheval de feu, c'est l'indépendance et la rapidité.
00:53Vous avez ça vous aussi Raphaël ?
00:55Je vous fais renseignement confiance.
00:55D'accord. Qu'est-ce qu'il faut attendre de cette année pour la Chine ?
01:01On l'a vu bien progresser déjà l'an dernier.
01:02Les indices chinois ont gagné 20-25%.
01:04Est-ce que vous attendez une poursuite à la hausse,
01:07à la vitesse d'archeval au galop, là pour le coup, justement,
01:09ou ça va se calmer ?
01:10Comment vous voyez l'allocation, l'exposition
01:12que chacun doit désormais avoir vis-à-vis de la Chine en portefeuille ?
01:15Alors, il faut regarder d'une part le contexte économique vis-à-vis de la Chine.
01:20Et ce contexte économique, il est quand même sur une forme de déclin structurel.
01:24Oui, on est sur des croissances très supérieures à ce qu'on connaît en Europe, aux États-Unis.
01:28Mais on sait que cette croissance, elle est en déclin.
01:31Il y a, on va dire, des vents contraires fondamentaux autour de cette économie qui soufflent fort.
01:36Une crise de confiance, une forme de déflation due à une économie qui est très bizarrement fagotée
01:43avec beaucoup d'investissements, des capacités de surproduction très importantes.
01:48Et donc, une crise de la confiance des consommateurs, des investisseurs
01:52qui fait que finalement, quand on regarde structurellement cette économie, elle ralentit.
01:57Face à ça, il y avait les valorisations, l'attractivité de ce segment Chine.
02:02Les valorisations étaient très basses jusqu'à récemment.
02:05Mais c'est vrai qu'après l'année dernière, il y a un rebond qui a été très important.
02:08Ça a été un des meilleurs indices mondiaux, la Chine.
02:10L'argument des valorisations, il ne tient plus vraiment non plus.
02:14Donc finalement, on va être un petit peu prudent sur cette thématique Chine.
02:17Alors, il y a quand même des zones d'attractivité.
02:21On peut s'exposer à certaines méga tendances à travers la Chine qui sont incontournables.
02:26On va parler évidemment de la tech chinoise, de la décarbonation, des panneaux solaires, des batteries.
02:30Il y a beaucoup d'industries de pointe aujourd'hui en Chine.
02:33Les medtech, les biotech aussi, il y a plein de brevets qui vont sauter pour les grands labos dans les
02:37prochaines années.
02:38Et ils tomberont peut-être chez les Chinois.
02:39Absolument.
02:40Donc on se rend bien compte qu'il y a des zones d'opportunité.
02:42Mais en commentaire général, à un moment où les marchés sont redevenus chers en historique
02:46et où l'économie fait face à des vents structurels compliqués,
02:50on a plutôt tendance à alléger.
02:52Bon, le cheval de feu, l'année du cheval de feu.
02:54Vous lui ouvrez les bras, ce cheval de feu, ou vous fuyez, François ?
02:58Non, je pense que je suis assez d'accord avec ce qu'il venait de dire.
03:01C'est peut-être plus intéressant d'investir sur les marchés émergents hors Chine
03:05que sur la Chine à proprement dite.
03:07Il faut voir qu'en Chine, la crise immobilière est toujours là.
03:10On a eu quand même quelques signes de reprise de la consommation,
03:15notamment à l'égard du luxe, au quatrième trimestre de l'année dernière,
03:20après deux années extrêmement difficiles.
03:22Mais ce qui va être intéressant de voir, c'est est-ce qu'il y a un pic vraiment de
03:26consommation aujourd'hui,
03:27où on fête le nouvel an.
03:29Donc on va attendre encore quelques jours pour que la fumée retombe,
03:32pour voir si les prémices qu'on avait vues de reprise de la consommation au quatrième trimestre se confirment.
03:40Christian Parizeau nous disait hier, ils sont malins les Chinois,
03:42parce que pour montrer, pour doper la consommation et montrer qu'elle repart,
03:46ils ont augmenté le nombre de jours de vacances liés au nouvel an cette année.
03:48Il y a trois jours de plus que les années précédentes, figurez-vous.
03:50C'est-à-dire que le nombre de voyages attendus est également supérieur
03:53d'à peu près 30% à la moyenne des dernières années.
03:55Voilà, trois jours de plus de vacances.
03:58Mais est-ce que ça va se traduire par de la consommation ?
04:01Est-ce qu'ils vont bouger vraiment ? Est-ce qu'ils vont acheter des produits de luxe ?
04:05On a besoin d'avoir la confirmation.
04:07En tout cas, il y a eu un début de reprise au quatrième trimestre,
04:10mais il y a quand même beaucoup d'attentisme,
04:12parce que la crise immobilière, ça met énormément de temps à se résoudre.
04:16Et donc, il va falloir s'emmettre un petit peu de patience.
04:19Et les marchés ont quand même déjà bien anticipé que le rebond qu'on a pu observer l'an dernier,
04:24ça mériterait quand même d'avoir une pause.
04:25D'avoir une pause, même si par exemple dans la tech,
04:27les valorisations des acteurs tech chinois sont bien inférieures à celles des acteurs tech américains.
04:31Mais cette sous-cote, cette décote, elle est aussi justifiée, elle restera justifiée, c'est l'idée.
04:36Oui, d'abord, il y a toujours un risque.
04:38Il y a quand même une compétition et un combat géopolitique entre Trump,
04:45entre Pékin et Washington.
04:46On a quand même des craintes.
04:50Si vous investissez en Chine, est-ce que vous allez pouvoir récupérer votre investissement ?
04:54Voilà, c'est pas facile.
04:55Donc, est-ce que vous prenez du dollar ?
04:57Il y a quand même le risque géopolitique.
04:59Il ne faut pas le sous-estimer, même si en ce moment, il y a une sorte de pause
05:02et on est plutôt focalisé sur le Groenland ou sur l'Ukraine.
05:05Il ne faut pas oublier que le vrai sujet, c'est États-Unis-Chine.
05:10Et ça, on a tendance un petit peu à le minorer.
05:14Et les autorités chinoises, le mois prochain, au mois de mars, annonceront leur plan quinquennal.
05:17Donc, une stratégie pour la Chine sur la période 2026-2031.
05:21On imagine qu'ils insisteront sur la résilience économique, l'indépendance en matière d'approvisionnement,
05:29faire en sorte de moins dépendre encore, notamment sur le pétrole d'autres acteurs,
05:32monter encore en gamme, être totalement en avance sur tout le monde en matière technologique.
05:36Qu'est-ce qu'il faut attendre de ce plan quinquennal qui sera annoncé le mois prochain ?
05:39Oui, on va regarder ça avec attention.
05:41Alors, effectivement, d'une part, il y a la notion d'autonomie.
05:43La Chine veut internaliser les technologies, ne plus dépendre du monde extérieur,
05:47y compris sur les technologies de pointe.
05:49Et on voit que c'est fait de manière très agressive sur certaines technologies.
05:54Et puis, il y a eu ce jeu de bascule sur les 15 dernières années
05:57entre la consommation et l'investissement.
06:00On a longtemps appelé le grand soir du retour de la consommation intérieure en Chine.
06:05On sait que c'est une économie qui est très déséquilibrée.
06:07Et seulement 40% du PIB est généré à travers la consommation,
06:11là où les standards occidentaux sont plutôt à 70-80%.
06:14Donc, énormément d'investissements, des trajectoires de surproduction à peu près généralisées
06:21qui expliquent cette machine exportatrice et ce phénomène de déflation.
06:25Et donc, on attend un petit coup de menton sur le fait que, oui, ça y est,
06:29on repivote vers une économie de consommation.
06:31Donc, ça, ça sera à suivre.
06:33Et puis, je rebondirai sur ce qui a été dit.
06:34Et puis, effectivement, pour l'investisseur, au-delà des fondamentaux et, on va dire,
06:38du B à bas de l'investissement, on s'interroge quand même sur le retour des investissements,
06:43par exemple, à travers le marché actions.
06:45Si vous prenez l'indice MSCI Chine, il a été lancé en 1993.
06:50Si vous regardez cette performance du MSCI Chine sur la période annualisée,
06:55on est à peine supérieur à 1%.
06:58Sur la même période, sur les S&P, vous faisiez 10% par an.
07:01En Europe, vous faisiez 8%.
07:03En Chine, malgré une hypercroissance, une explosion, l'arrivée de l'OMC et l'entrée de la Chine dans le
07:09commerce mondial,
07:10en tant qu'actionnaire investisseur, vous ne faisiez pas d'argent.
07:14Donc, qu'est-ce qui ne va pas dans ce système qui fait que, finalement,
07:18la profitabilité ne ruisselle pas jusqu'aux actionnaires ?
07:21Pour l'investisseur long terme, ça interroge.
07:23Ces questions restent devant nous.
07:24Et puis, l'immobilier aussi, qui freine quand même la consommation,
07:27que les autorités chinoises veulent relancer.
07:29En face, le problème, c'est que les gens portent un risque immobilier.
07:32Donc, du coup, comment essayer de se défaire de ce boulet immobilier ?
07:36Ce sera un des enjeux aussi du plan quinquennal qui sera présenté au mois de mars.
07:40Mais la Chine qui avance alors à une vitesse folle sur le plan technologique.
07:43On va découvrir ensemble des images.
07:44Et ça va nous amener à la tech, au marché, plus globalement.
07:48Les images, vous les voyez si vous suivez à la télévision.
07:50Si vous êtes avec nous à la radio, vous pourrez trouver ça en replay.
07:52Des images de robots humanoïdes.
07:53C'était hier soir pour la fête du Nouvel An, donc en Chine.
07:55Grand show TV.
07:57Une émission familiale, regardée par des centaines de millions de Chinois.
08:02Et dans laquelle sont montés sur scène des robots humanoïdes.
08:04Vous voyez les performances qu'ils font, renversantes.
08:06Mais au sens propre, c'est complètement dingue.
08:08Ils ont fait du kung fu, ces robots humanoïdes.
08:11Et on comparait d'ailleurs la performance de ces robots humanoïdes
08:14avec le show de l'année précédente,
08:16pour le passage de 2024 à 2025, il y a un an.
08:19On était déjà bluffés à l'époque, mais l'écart est énorme.
08:23Ils ont gagné en souplesse ces robots de façon absolument majeure.
08:26Et c'est une entreprise amenée à côté en bourse
08:28qui propose ces robots que vous découvrez à l'antenne.
08:32Ce groupe s'appelle Tree Robotics.
08:36Voilà, tout simplement.
08:36Ils cherchent à s'introduire sur le marché de la Chine continentale,
08:39soit à Shenzhen, soit à Shanghai.
08:41Il y a d'autres acteurs des robots humanoïdes
08:42qui sont cotés en bourse, y compris à Hong Kong.
08:45Quand on voit ces images, on se dit quoi ?
08:47C'est un marché qui s'ouvre ?
08:49C'est donc une opportunité ?
08:50Ou on se dit d'abord, François, qu'on est face à un risque ?
08:53Non, c'est le sens de l'histoire.
08:55Parce que d'abord, on a l'intelligence artificielle
08:58qui est en train de se diffuser un petit peu partout.
08:59On va mettre l'intelligence artificielle dans des robots.
09:02On a Tesla qui nous a promis, avec Elon Musk,
09:05la production d'un million d'unités d'Optimus
09:07qui l'ont du robot de Tesla par an,
09:11avec un prix aux alentours des 20 000 dollars.
09:13Donc oui, c'est le sens de l'histoire.
09:15Après, il faut voir quelle est l'autonomie du robot.
09:19Enfin, toujours les mêmes questions.
09:20La confiance qu'on peut avoir dans le robot.
09:22Comment va être gérée la vie privée ?
09:25Il manie bien l'épée, les robots.
09:28Quand vous regardez, il ne faut pas les laisser
09:29entre de mauvaises mains quand même.
09:30Oui, c'est des Chinois, pas des Japonais,
09:33mais ils ont un côté samouraï.
09:36Il faut faire attention à ce qu'ils ne coupent pas la tête.
09:38C'est fou.
09:39Mais donc oui, ça va remettre en cause
09:42le marché même du travail.
09:44On le voit avec l'IA dans le domaine des services
09:46et peut-être qu'avec les robots,
09:49le sujet n'est pas de l'année 2026,
09:52mais peut-être 2027, 2028, 2029.
09:54L'enjeu, ça va être sur l'industrie.
09:56Quels seront les acteurs qui seront disruptés ?
09:58Là, sur les services, on le voit l'IA.
10:00Ils attaquent les SS de vie, les logiciels.
10:03Enfin bref, on en a déjà parlé.
10:04Et là, l'arrivée des robots,
10:06ça va être une question pour les années à venir,
10:07pour l'industrie, pour l'automobile,
10:10pour peut-être l'aéronautique aussi.
10:12Enfin bref, ça va remettre en cause
10:14pas mal de modèles économiques.
10:16Là, ces robots humanoïdes qui montent sur scène
10:17juste pour un show TV,
10:18mais qui font une demonstration de maniement de l'épée.
10:22Le message est double de la part des Chinois.
10:24Ils savent que les images seront reprises dans le reste du monde.
10:26On se dit quoi ?
10:26On se dit d'abord que les intermittents du spectacle
10:28ont du souci à se faire,
10:29parce que là, on a les nouveaux danseurs,
10:30c'est des robots en Chine.
10:31Puis peut-être les soldats,
10:33parce que le maniement de l'été
10:33a l'air relativement fin et efficace.
10:36Quel regard vous portez sur l'avènement
10:38des robots humanoïdes ?
10:39En Chine, ils y sont déjà, Raphaël.
10:41Oui, il va falloir leur parler gentiment.
10:43C'est un robot, j'ai l'impression.
10:45Donc bon, sur la métaphysique long terme,
10:48je n'irai pas jusque-là,
10:49mais c'est vrai que pour nos économies,
10:50pour les marchés,
10:51c'est des facteurs disruptifs majeurs.
10:54François en a parlé, effectivement.
10:55On a commencé l'IA avec le B2C,
10:58aller vers le consommateur
10:59à travers les chats type ChatGPT.
11:02Puis il y a le B2B, les services,
11:05les secteurs des logiciels,
11:07du légal qui sont disruptés.
11:08Mais effectivement, le gros morceau
11:11c'est cette robotique,
11:12c'est l'industrie,
11:13c'est un marché de 50 000 milliards par an.
11:17Et le jour où on arrivera...
11:19C'est l'IA qui a des bras, quoi.
11:20Exactement.
11:21Et le jour où on arrivera
11:22à changer notre automatisation
11:24dans les usines,
11:25à avoir des voitures
11:26qui conduisent toutes seules,
11:27des drones pour les livraisons,
11:29là, on est sur un gigantesque marché.
11:31Donc effectivement,
11:32comme thématique d'investissement,
11:33on est à un moment très précoce.
11:35Mais c'est souvent dans ces moments
11:36très précoces que c'est intéressant.
11:38Et clairement, c'est une thématique
11:39de long terme sur laquelle
11:40on doit investir.
11:41Oui, il y a Maxou
11:42qui nous a écrit tout à l'heure
11:42sur le Philix BFM Bourse
11:43parce qu'on avait déjà montré
11:44les images il y a un peu plus d'une heure.
11:45Et il nous dit, Maxou,
11:46mais vos robots, là, en fait,
11:47ils vont surtout permettre aux Chinois
11:48de coloniser les premiers,
11:49la Lune et Mars,
11:50avant d'y poser de vrais humains.
11:52Vous voyez ?
11:53Peut-être.
11:54Il y a des valeurs à des ETF.
11:55Je ne sais pas,
11:55on peut y aller ?
11:56C'est une autre question.
11:57Alors là, pour le coup,
11:57c'est une question Robin sur X.
11:59Comment investir dans les robots humanoïdes ?
12:00C'est une question
12:00qu'il nous avait envoyé
12:01il y a quelques semaines,
12:02mais là, on a une actu
12:02pour essayer de rebondir.
12:03Je ne sais pas, François,
12:04il y a déjà des solutions
12:05où on est trop loin de ça,
12:06vu d'ici, vu de la France ?
12:08Non, sur les ETF,
12:09vous avez tous les produits
12:09qui existent en rayon.
12:13Et donc, par exemple,
12:13si vous voulez...
12:14Quand on n'a rien,
12:14c'est qu'il reste les ETF.
12:16Oui, et là, encore récemment,
12:17on a eu deux ETF
12:18qui ont été créés par le Vatican
12:20pour des ETF
12:21qui investissent sur des valeurs
12:23qui respectent
12:25la religion catholique.
12:27Donc, on voit
12:28qu'on peut tout faire
12:29en matière de finance.
12:30Bientôt, des robots
12:31qui respecteront
12:32la religion catholique
12:33dans lesquels
12:33on pourra investir
12:34via des ETF.
12:35Incroyablement.
12:36Mais là, en attendant,
12:37on a Amundi
12:38qui a sorti un Amundi
12:39MSCI Robotics
12:40où là, vous avez un investissement
12:41et ils ont un encours
12:42d'auprès d'un milliard.
12:44Des frais de gestion
12:44relativement modestes
12:46parce que quand vous êtes en ETF,
12:47c'est aux alentours
12:48de 0,4% par an.
12:50Et là, vous avez une exposition
12:51sur 170 valeurs
12:53spécialisées
12:54dans le domaine de la robotique.
12:55Donc ça, c'est Amundi,
12:56c'est français.
12:57Autrement, vous avez
12:57l'américain BlackRock
12:58avec iShares,
13:00Automatik Robotics.
13:01C'est 3 milliards d'encours
13:06et une exposition
13:07sur 160 valeurs.
13:09Là aussi, sur des frais
13:10de gestion de 0,4%.
13:11Donc la thématique robotique,
13:14ce n'est pas encore humanoïde,
13:15mais la filière
13:17est plutôt robotique.
13:18Et peut-être que demain,
13:19on aura plus une spécialisation
13:21sur le côté humanoïde,
13:23mais elle est déjà travaillée
13:25en finance.
13:26Effectivement.
13:27Et puis alors, Tesla ambitionne
13:28d'être avec Optimus.
13:29C'est effectivement la valeur
13:31occidentale sur les robots,
13:32humanoïdes aussi d'ailleurs.
13:33Et Elon Musk a annoncé
13:35qu'il convertirait
13:36certaines usines
13:37de fabrication de voitures
13:38pour la fabrication
13:39de robots humanoïdes
13:40à l'avenir.
13:41Comme Renault va se mettre
13:42à fabriquer des drones
13:42et des drones kamikazes.
13:43Enfin, voilà,
13:44on est dans ce monde
13:45où les choses sont en train
13:45de se transformer.
13:46Et vous disiez tout à l'heure,
13:47François,
13:48que ce n'est surtout pas le moment
13:49de lâcher ces valeurs industrielles.
13:50Au contraire,
13:51il faut les tenir.
13:52Et si on n'en a pas,
13:52il faut peut-être même
13:53renforcer la thématique.
13:54Vous partagez l'idée, Raphaël,
13:55l'avenir en bourse
13:56appartient à l'industrie ?
13:57Oui, en tout cas,
13:58l'avenir court terme.
13:59Là, on voit un phénomène
14:00de rotation
14:01dû au fait que
14:02les économies globalement
14:03sont bien portantes.
14:04Elles sont aussi,
14:05quelque part,
14:06hyper stimulées.
14:07On a ce paradoxe
14:08d'avoir des économies
14:09qui portent bien,
14:11d'une part,
14:11mais qui, d'autre part,
14:12sont stimulées
14:13grâce à des dépenses budgétaires
14:16et à un stimulus monétaire.
14:18Donc, tout ça favorise
14:19effectivement cette idée
14:20de cycle.
14:20C'est une idée
14:21de diversification
14:22de la performance
14:23au-delà de la tech,
14:25avec des industriels,
14:26des valeurs plus cycliques,
14:28plus value.
14:29Et effectivement,
14:30quand on parle
14:30des méga tendances
14:31peut-être de long terme,
14:33on parle aussi beaucoup
14:34de la réindustrialisation
14:35de nos économies.
14:37Ça a probablement
14:37commencé aux États-Unis,
14:39mais ça vient aussi en Europe.
14:40On veut se renforcer,
14:41renforcer des moyens
14:42de production plus locaux.
14:44Donc, ça aussi,
14:44ça doit bénéficier
14:45à des valeurs plus industrielles.
14:47Donc, oui,
14:47cette thématique
14:48de rotation vers plus de cycle,
14:49elle est sûrement
14:50porteuse pour le cours
14:51et le moyen terme.
14:52François ?
14:52Oui, et on voit
14:53que même des groupes
14:54de services,
14:55comme par exemple Alphabet,
14:56on pourrait dire,
14:57c'est un groupe de médias,
14:58mais depuis 2013,
14:59ils ont essayé
14:59de concevoir une puce
15:02pour alimenter
15:03l'intelligence artificielle,
15:04Gemini.
15:04Donc, ils se mettent
15:05aussi dans l'industrie.
15:06Donc, l'industrie,
15:07ça donne un plus
15:10pour essayer
15:10d'être encore plus compétitif
15:12et dégager davantage
15:13de valeurs.
15:14Et donc, on voit que...
15:15Il faudrait mettre Alphabet
15:15dans le Dow Jones, en fait.
15:17Non, mais oui,
15:18il faudrait mettre
15:18Alphabet dans le Dow Jones.
15:19En tout cas,
15:20c'est probablement
15:21peut-être le prochain
15:23groupe robotique
15:24qui pourrait se mettre
15:26à fabriquer
15:27des humanoïdes.
15:28Qui sait ?
15:29Et donc, dans cette
15:29grande rotation,
15:30on verra combien de temps
15:31elle dure.
15:31On a un Nasdaq
15:32qui aujourd'hui encore
15:33sous-performe un petit peu,
15:34même s'il vient de rebasculer
15:34dans le vert.
15:35C'est vraiment très, très
15:36volatile sur le marché américain.
15:38On se dit quoi ?
15:38On se dit que l'Europe,
15:39oui, sera encore gagnante,
15:41qu'elle va continuer
15:42de surperformer
15:42comme elle le fait
15:43depuis le début de l'année
15:44ou qu'on est dans une parenthèse
15:45un peu enchantée
15:46mais qui trouvera sa fin, Raphaël.
15:48Aujourd'hui encore,
15:48on a un CAC qui gagne 0,6
15:49alors qu'à Wall Street,
15:50c'est stable.
15:51On peut imaginer
15:52que ça puisse continuer.
15:53Il y a des bonnes raisons
15:53pour cela.
15:54On sait qu'il y a une forme
15:55d'alignement de planètes
15:56cette année pour l'Europe
15:57et l'investissement en Europe.
15:59On a parlé de stimulus,
16:00c'est très vrai en Europe
16:01avec le stimulus allemand
16:02en particulier.
16:04Globalement,
16:04une inflation qui a
16:05beaucoup reflué
16:06plus qu'aux Etats-Unis
16:07et donc une capacité monétaire
16:09finalement supplémentaire
16:11ou en tout cas
16:11une politique moins restrictive
16:12en Europe
16:13qu'elle ne peut l'être
16:14aux Etats-Unis.
16:15Et puis globalement,
16:16ça se concrétise aussi
16:17en génération de bénéfices.
16:18On doit avoir
16:19un beau millésime
16:20cette année en Europe,
16:21un moment où les valeurs
16:22restent très décotées
16:23comparées aux Etats-Unis.
16:25Ça fait beaucoup d'éléments
16:26qui font penser
16:26que finalement,
16:28l'investissement européen,
16:29la surperformance,
16:30elle doit pouvoir continuer.
16:31Je rajoute qu'en termes
16:32d'allocations,
16:33ça fait sens d'avoir de l'Europe.
16:34C'est plus diversifié,
16:36les indices sont moins concentrés
16:37qu'aux Etats-Unis,
16:39moins technologiques aussi,
16:41plus industriel,
16:42plus cyclique,
16:43plus value.
16:44Donc autant de choses
16:45qui en ce moment
16:46portent plutôt bien,
16:47sont intéressantes
16:48en termes d'allocations.
16:49Donc oui,
16:50volontiers une petite pièce
16:50sur l'idée
16:51que la surperformance
16:52puisse continuer.
16:53Avec en plus,
16:53sur l'Europe,
16:54l'espoir géopolitique.
16:56On a aujourd'hui
16:56des discussions,
16:57ça a lieu en ce moment
16:58d'ailleurs à Genève,
16:59entre Ukrainiens et Russes,
17:01figurez-vous,
17:01entre Ukrainiens et Russes,
17:02sous l'Égypte des Américains.
17:03On se dit qu'il y a
17:04une carte supplémentaire
17:05à jouer sur l'Europe
17:06si les choses avancent
17:07sur ce front-là
17:07par exemple aussi.
17:08Alors oui,
17:09ça peut être
17:09un facteur positif.
17:11Après,
17:11sur la géopolitique,
17:12on a constaté
17:13que globalement,
17:13elle n'avait pas impacté
17:14si dramatiquement
17:16les marchés
17:16depuis quelques années
17:17que le marché
17:18avait cette capacité
17:19de se projeter
17:20sur vraiment
17:21ce qui compte,
17:22à savoir
17:22la croissance économique,
17:24les perspectives
17:25de taux d'intérêt,
17:26la croissance bénéficielle.
17:28Mais l'industrie,
17:28par exemple,
17:29dont on parlait,
17:29a souffert de la hausse
17:30des coûts de l'énergie
17:30aussi liée
17:31à ce conflit en Ukraine
17:32malgré tout.
17:32C'est vrai,
17:33mais ces coûts de l'énergie
17:34ont quand même
17:34beaucoup baissé.
17:35Alors si effectivement
17:35les prix du gaz
17:36en Europe
17:37étaient amenés
17:37à s'écrouler,
17:38ça serait un facteur positif.
17:40Mais c'est vrai
17:40que dans ces conditions,
17:42peut-être qu'on ne va pas
17:44surestimer non plus
17:44l'impact.
17:46Donc un facteur positif,
17:47oui,
17:48mais est-ce vraiment
17:48le driver numéro un
17:49d'une performance
17:50éventuelle cette année ?
17:51Peut-être pas non plus.
17:52C'est la question
17:53qu'on pose à nos auditeurs
17:53et téléspectateurs aujourd'hui.
17:55On va vous la soumettre aussi,
17:56François.
17:56Qu'est-ce qui,
17:57pour la suite de l'année,
17:58sera le plus important
17:58pour les marchés ?
17:59La géopolitique,
18:00avec aussi la question iranienne,
18:02ou l'IA ?
18:03Je pense que je serais plutôt
18:05du côté de l'IA.
18:07On le voit,
18:08ça défait les parcours boursiers
18:12à une vitesse assez exceptionnelle.
18:15Au niveau géopolitique,
18:16le marché, quand même,
18:18a déjà bien intégré
18:19les facteurs de forte tension.
18:22Quand on voit ce qui s'est passé,
18:23par exemple,
18:23au Venezuela,
18:24ou au Rheinland,
18:25il n'y a pas eu
18:25énormément d'impact.
18:27Quand on a vu
18:27ce qui s'est passé
18:30avec l'arrivée
18:31des bateaux,
18:33l'armada américaine
18:35proche de l'Iran,
18:36ça n'a pas déstabilisé
18:37non plus la bourse,
18:38ça n'a pas déstabilisé
18:39non plus les cours du pétrole.
18:40On a le sentiment,
18:41quand même,
18:41que tout le monde
18:42a envie d'être,
18:42en tout cas raisonnable,
18:43en tout cas,
18:43dans cette première phase.
18:45Et, en tout cas,
18:46les impacts géopolitiques,
18:47ils sont quand même
18:48déjà bien intégrés
18:49dans les cours de bourse.
18:50En revanche,
18:51sur l'IA,
18:52on a des surprises
18:52chaque semaine,
18:53chaque jour.
18:54Et là,
18:55vous êtes aussi estomaqué
18:56par l'arrivée
18:57des robots humanoïdes.
18:58Donc, voilà.
18:59Il y a un côté,
19:00il faut voir quand même
19:02que les marchés financiers
19:03sont extrêmement sensibles
19:04aux innovations
19:04et aux belles histoires.
19:05Et nous,
19:06c'est ce qui nous manque,
19:07en fait.
19:07On a tout pour être content
19:09d'avoir des actions européennes
19:10et des actions françaises,
19:12parce qu'on a des entreprises
19:13très bien gérées,
19:14très sérieuses.
19:15La valorisation,
19:16elle n'est pas excessive
19:16si on se compare
19:18aux rallies qu'on a pu voir
19:20en Chine
19:20et aux valorisations américaines.
19:22Mais il nous manque
19:23quand même
19:23un surplus de croissance
19:24hors défense.
19:25Défense aéronautique,
19:26ça marche très très fort
19:27depuis la guerre en Ukraine
19:28où là,
19:28les cadres de commandes
19:29se remplissent
19:29à la vitesse grand V.
19:30mais il nous manque quand même
19:31un facteur d'innovation.
19:33Et on voit quand même
19:34qu'on a tendance
19:34à être un petit peu en retard.
19:36On découvre même
19:37dans la défense
19:37l'arrivée des drones.
19:38On n'était pas les meilleurs,
19:40même si on est champion
19:41avec le Rafale,
19:42mais on voit que sur les drones,
19:43on court après un petit peu
19:45la tech.
19:46Les humanoïdes,
19:46on court aussi un petit peu.
19:47L'IA,
19:48on est encore très très loin.
19:49Donc on voit quand même
19:50que sur les grandes ruptures,
19:53on n'est pas très à l'aise,
19:55même si on est très bon
19:56dans le domaine de la banque,
19:57dans la finance,
19:57dans l'assurance.
19:58On est bon aussi
19:59dans la distribution.
20:00On a des atouts,
20:02mais il faut voir
20:03que dans le monde de demain,
20:05on a un petit temps de retard.
20:06On a un petit temps de retard.
20:07Justement,
20:07on est à 12 minutes
20:08de la clôture.
20:08On accélère vers cette
20:11dernière ligne droite.
20:12Et le titre d'AssoSystem,
20:14messieurs,
20:14aujourd'hui est en tête
20:15du CAC 40.
20:16Vous avez bien entendu,
20:16c'est la plus forte hausse
20:17d'AssoSystem.
20:18Ce titre qui a beaucoup souffert.
20:19Évidemment,
20:19la peur d'être disruptée
20:21par l'IA.
20:22Aujourd'hui,
20:22l'AssoSystem gagne 4%.
20:23Ce n'est pas énorme.
20:24Plus 4 après la chute
20:25des derniers jours.
20:26En 4 séances,
20:26AssoSystem avait perdu 28%.
20:28Moins 28 en 4 jours.
20:30Aujourd'hui,
20:30il récupère 4%.
20:31Ça reste finalement
20:32assez timide.
20:33Bien orienté aussi,
20:34Société Générale,
20:35c'est la valeur préférée
20:36en Europe sur le secteur bancaire
20:37de Deutsche Bank.
20:38Résultat,
20:38donc Société Générale
20:39en profite
20:39et gagne 2,7%.
20:41Et puis AXA aussi progresse.
20:42Plus 2,8.
20:43RBC initie sa couverture
20:44à surperformance
20:45et vise 48 euros
20:47sur ce titre AXA.
20:47En baisse,
20:48Carrefour,
20:48qui va publier tout à l'heure
20:49après la clôture.
20:50Alexandre Bompard,
20:51le patron de Carrefour,
20:51sera l'invité demain matin
20:52de BFM Business
20:53dans Good Morning.
20:54Business à suivre,
20:55bien sûr,
20:55en direct demain.
20:56Carrefour,
20:56donc à moins 1 ce soir.
20:58Et puis Thalès,
20:58secteur de la défense
20:59qui avait bien progressé
21:00ces derniers jours.
21:01Thalès recule d'un pour cent.
21:02Ça n'a pas empêché Safran
21:03tout à l'heure
21:04de battre un record quand même.
21:05C'était ce matin
21:05le titre Safran
21:06depuis subit
21:07quelques prises de bénéfices.
21:08On en parle avec Raphaël Thuin
21:09et François Meunier ce soir.
21:11Alors,
21:11on est dans toutes les disruptions.
21:13On essaie de démêler
21:15les tendances de marché,
21:16celles qui vont nous emmener
21:17sur le long terme
21:18et puis celles qui sont
21:18un peu l'écume des jours.
21:19Ce n'est pas très facile
21:20d'arriver à distinguer
21:21les unes et les autres.
21:22Et on a cette question
21:22à propos du secteur du luxe
21:23qui va peut-être vous surprendre
21:24mais qui montre à quel point
21:26on est dans une phase
21:27de redistribution des cartes.
21:28Cette question,
21:29c'est Adjar qui nous a écrit
21:30sur le Philix BFM Bourse.
21:31Je vous la pose,
21:32je vous la cite.
21:33Le secteur du luxe
21:35est-il de plus en plus corrélé
21:36à la tech ?
21:37Est-il de plus en plus corrélé
21:38au Nasdaq ?
21:39Dans la mesure où
21:40beaucoup de clients du luxe
21:41gagnent leur vie
21:41grâce à la tech,
21:42grâce à l'IA
21:43et leur portefeuille boursier
21:45est important
21:45et dépend donc énormément
21:46de l'évolution de Wall Street ?
21:48Le secteur du luxe
21:49est-il de plus en plus
21:50corrélé du coût au Nasdaq ?
21:51Tiens,
21:52c'est une belle question ça Raphaël.
21:54On ne l'a pas constaté
21:55de manière évidente.
21:57La tech et le luxe
21:59sont des facteurs de performance
22:00qui ne sont pas exactement
22:01les mêmes
22:02et on a vu une forme
22:02de divergence
22:03de la performance
22:04plus récemment.
22:05Donc ce n'est pas évident
22:06même si l'intuition
22:07est probablement bonne.
22:08Effectivement,
22:08le luxe est dépendant
22:09de ses grandes fortunes
22:10et parmi les facteurs
22:12importants pour les performances
22:13du luxe à venir,
22:14c'est le consommateur
22:16fortuné américain
22:17et effectivement lui aussi
22:18est très dépendant
22:19des cours de la tech
22:20et puis et surtout
22:22le consommateur chinois.
22:24On sait que ça a été
22:24un facteur de déception
22:26qui a justifié
22:27la part de la sous-performance
22:28du luxe
22:29sur les derniers mois
22:30et les dernières années
22:31et qui pourrait être justifié
22:32à un éventuel rebond
22:33à un moment
22:34où les valorisations
22:35ont commencé à décoter.
22:36On peut estimer
22:37qu'effectivement
22:38s'il y avait un rebond
22:39de ce consommateur chinois,
22:40alors on pourrait voir
22:41un rebond
22:41des valeurs du luxe.
22:42Mais ça,
22:42c'est l'explication
22:43traditionnelle.
22:44La corrélation
22:45luxe-Nasdaq,
22:47luxe-tech
22:47parce que beaucoup
22:48de clients du luxe
22:49sont des gens
22:50exposés au marché actions
22:51et parfois travaillant
22:53dans l'univers de la tech,
22:54vous dites
22:54non,
22:54on ne l'a pas
22:54complètement pensé encore.
22:56François ?
22:56Non,
22:57la corrélation
22:57est plus forte
22:58avec l'immobilier chinois.
23:01Il faut voir
23:01que la Chine
23:01c'était à peu près
23:02un tiers
23:02de la consommation du luxe.
23:04C'est passé à 25%
23:06parce que les Chinois
23:08consomment moins.
23:09donc moi,
23:11je verrais plus
23:12un lien
23:12avec la crise immobilière
23:15qui les Chinois
23:16ont besoin
23:16d'avoir confiance
23:17pour consommer
23:18davantage
23:19et notamment
23:20la jeune clientèle,
23:21pas les personnes
23:23très très aisées
23:23qui eux
23:24consommeront toujours
23:25du luxe
23:25mais ceux
23:26qui achètent
23:27que de temps en temps
23:27des produits de luxe,
23:29ils ont besoin
23:30de voir
23:30que leur appartement
23:32qu'ils viennent d'acheter
23:32ne perd pas
23:3310% de sa valeur
23:34mais au moins
23:35reste stable.
23:36Oui,
23:37ça c'est pour le Chinois
23:38mais l'Américain
23:39qui consomme du luxe ?
23:40L'Américain,
23:41le vrai sujet
23:42c'est les droits de douane.
23:45Si on a eu
23:46là,
23:46on a 15%,
23:48donc on va voir
23:49en année pleine
23:50et c'est là
23:51que ça peut surprendre
23:53c'est que l'année dernière
23:54on n'a eu
23:55qu'une partie de l'année
23:56où il y a eu
23:57les droits de douane
23:58européens.
23:58Donc là,
23:58on est vraiment
23:59dans un marché
23:59d'export
24:01où on exporte
24:01pour aller aux Etats-Unis
24:02donc on prend
24:03les droits de douane
24:04de façon assez forte
24:06et là
24:07c'est sûr
24:07que ça va
24:08ça fait un petit peu mal
24:09même si on voit
24:10qu'il y a de l'appétit
24:10des Américains
24:11pour le luxe.
24:12En parlant d'appétit
24:12il y en aura aussi
24:13peut-être pour des
24:14fusions acquisitions
24:15aux Etats-Unis
24:15on s'interroge là-dessus
24:16est-ce qu'il y aura
24:17une orgie de fusions acquisitions
24:18on a appris il y a quelques jours
24:19le départ de la patronne
24:20de l'antitrust
24:20aux Etats-Unis
24:21ce qui ouvrirait la voie
24:22peut-être à plus
24:22de fusions acquisitions
24:23parce que les Américains
24:24cherchent la puissance
24:25maintenant
24:25ils ne cherchent plus seulement
24:26à préserver
24:27le marché de la concurrence
24:28ils veulent plus de puissance
24:29et pour qu'il y ait
24:30plus de puissance
24:30parfois il faut laisser
24:31les grands groupes
24:32se rapprocher
24:33fusionner et constituer
24:34de nouveaux treusses
24:35de nouveaux mastodontes
24:35est-ce qu'on va vers plus
24:36de fusions acquisitions
24:37d'après vous Raphaël ?
24:38Oui c'est de plus en plus
24:39une idée qui commence
24:40à faire consensus
24:41de par la posture
24:44pro-business
24:45de l'administration Trump
24:46qui est clairement
24:48en contradiction
24:48avec l'administration Biden
24:50de ce point de vue là
24:50qui avait complètement
24:52fermé les robinets
24:53en termes de consolidation
24:55considéré qu'avec
24:56des acteurs
24:57qui devenaient
24:57de plus en plus grands
24:58ces entreprises états
25:00il fallait se méfier
25:02des trusts
25:03et des problématiques
25:04de monopole
25:05là on est vraiment
25:06sur une administration
25:06qui ouvre les vannes
25:08et donc on commence
25:09à avoir des rumeurs
25:10des conversations
25:12autour de grands mouvements
25:13de consolidation
25:14celui qui fait beaucoup parler
25:15en ce moment aux Etats-Unis
25:16c'est Warner Bros
25:17Paramount Netflix
25:18on verra comment ça se termine
25:19on est sur des deals
25:20qui sont très larges
25:21et puis on regardera aussi
25:23ce que fait l'Europe
25:23c'est vrai que l'Europe
25:24en termes de consolidation
25:26en termes d'introduction
25:28en bourse
25:28sur cette activité
25:29de marché de capitaux
25:30était beaucoup moins actif
25:32que les Etats-Unis
25:33jusqu'à présent
25:35on croit voir poindre
25:37un potentiel mouvement
25:38aussi de ce point de vue là
25:39et ça c'est important
25:40en termes de renouvellement
25:41de marché
25:42de facteur de performance
25:43un marché avec beaucoup
25:44de consolidation
25:45est un marché
25:46qui a tendance
25:47à mieux performer aussi
25:48vous les voyez venir
25:49les fusions acquisitions
25:49réaccélérées
25:50une orgie à venir
25:51aux Etats-Unis
25:51peut-être pas encore
25:52en Europe
25:52François ?
25:53j'espère pas qu'il y aura
25:54une orgie
25:54parce que généralement
25:54lorsqu'il y a des orgies
25:56dans les acquisitions
25:56c'est qu'on est dans
25:57la dernière phase
25:57de hausse du cycle
25:59et donc on s'oriente
26:00vers plutôt
26:01une grande glissade
26:02donc il faut
26:04se méfier
26:05et il ne faut pas
26:06espérer qu'il y ait
26:06des grandes opérations
26:07mais c'est vrai
26:08qu'il y a un besoin
26:10on voit que dans
26:11le private equity
26:11tout est gelé
26:13parce qu'ils ont acheté
26:14des actifs trop chers
26:14ils ont du mal
26:18donc oui il y a une demande
26:20du private equity
26:22et du côté du côté
26:23on se montre
26:24un petit peu exigeant
26:25et on ne veut pas
26:26acheter à n'importe quel prix
26:27d'autant que les taux
26:28d'intérêt
26:29restent quand même
26:30relativement élevés
26:31toutes ces questions
26:32sur l'avenir
26:32elles sont nourries aussi
26:34par un certain nombre
26:35de turnover
26:36de départ de patron
26:37on est sur un taux record
26:39de départ de patron
26:40d'entreprise cotée
26:40depuis 2010
26:42on est sur les peu
26:4215 ans là
26:43une épidémie de départ
26:44de CIO
26:45de directeur généraux
26:46ou de PDG d'entreprise
26:47c'est le Wall Street Journal
26:49qui sort cette étude
26:50Raphaël
26:50un grand patron
26:52d'entreprise cotée
26:53sur neuf
26:53dans le monde
26:53un grand patron
26:54d'entreprise cotée
26:55sur neuf
26:55a quitté son poste
26:56en dernier
26:56niveau le plus élevé
26:57depuis 2010
26:57alors 2010
26:58on comprend
26:58c'était post-crise
27:00Lehman
27:00il y avait eu
27:00un grand lessivage
27:01c'était compliqué
27:02c'était un autre monde
27:02qui s'ouvrait
27:03donc les directions
27:04étaient en train d'évoluer
27:04là comment on peut
27:05l'expliquer en 2025
27:07j'ai eu cette étude là aussi
27:09au même moment
27:10c'est assez fascinant
27:11de voir ça
27:11et ça on dit peut-être
27:13long sur le type
27:14d'économie
27:14et de marché
27:15dans lequel on se trouve
27:16des économies
27:16de disruption
27:17de changements radicaux
27:20de technologie
27:21de processus industriel
27:22de compétition
27:23où effectivement
27:25on a la volonté
27:26de mettre du sang neuf
27:27et d'ailleurs
27:27l'article faisait référence
27:28au fait que non seulement
27:29il y avait du turnover
27:30mais que c'était
27:30souvent remplacé
27:32par des PDG
27:33beaucoup plus jeunes
27:33historiquement
27:3480% des nouveaux PDG
27:36n'ont aucune expérience
27:37à ce poste
27:3780% c'est un peu historique
27:39pour le coup
27:39et effectivement
27:40on constate
27:41que pour beaucoup
27:42de ces cas
27:43idiosyncratiques
27:44ce sont des thématiques
27:45de changer
27:47de s'adapter
27:48à la digitalisation
27:49de s'adapter
27:50à l'évolution
27:51de l'IA
27:51de s'adapter aussi
27:53au changement
27:54de positionnement
27:56vis-à-vis des droits
27:56de douane
27:57positionnement géographique
27:58de compétition
27:59on voit bien
27:59que dans beaucoup
28:00de ces industries
28:01il y a des formes
28:02de disruption
28:02qui se mettent en place
28:03technologique
28:04et pas que
28:05qui justifient
28:06qu'on soit un petit peu
28:07plus actif
28:08en termes de gérance
28:10de gouvernance
28:10et qu'on ne favorise pas
28:12systématiquement
28:13la continuité
28:14et c'est un petit peu ça
28:15aussi le marqueur
28:16de tous ces changements
28:17on cherche des formes
28:18de discontinuité
28:19et ça c'est probablement
28:20propre aux économies
28:21dans lesquelles on va
28:21tous ces départs de patron
28:22c'est pas juste démographique
28:24parce qu'on pourrait se dire
28:24c'est le vieillissement
28:25oui mais se remplacer
28:26par 80% de novices
28:27c'est qu'il y a un vrai choix
28:28il y a le pari de la jeunesse
28:29qui est en train d'être fait là
28:30François
28:30là ça milite
28:32sur ce que vous venez de dire
28:33précédemment
28:33c'est qu'il y aura peut-être
28:34des opérations
28:35de fusion-acquisition
28:35parce que quand il y a
28:36un jeune patron
28:37il y a peu d'expérience
28:38qui arrive
28:39il y a de fortes chances
28:40que son entreprise
28:40se fasse racheter
28:41parce qu'il ne saura pas
28:42convaincre les actionnaires
28:43convaincre le management
28:44de résister
28:45et ça on l'a vu
28:47à maintes reprises
28:48on l'a même vu en France
28:48quand Veolia a racheté Suez
28:50et bien Suez venait
28:52de changer son management
28:53donc il faut voir
28:54que parfois
28:54il faut être capitaine
28:57pendant quelques années
28:57pour pouvoir résister
28:58lorsqu'il y a
28:59un marché plutôt chahuté
29:01ou en tout cas
29:01il y a d'autres acteurs
29:03qui lorgnent
29:03vos activités
29:04donc quand vous venez
29:06d'arriver
29:06la société est quand même
29:08fragile
29:08et donc ça peut militer
29:09pour une orgie
29:10d'acquisition
29:11comme vous le prétendez
29:12qui sait
29:13voilà un turnover
29:13au plus haut depuis 2010
29:14du côté des patrons
29:15des directeurs généraux
29:16et PDG
29:17à l'échelle mondiale
29:17d'entreprises cotées
29:18d'arriver
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