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Ce mardi 3 février, Jean-Jacques Friedman, directeur des gestions déléguées chez VEGA Investment Solutions, et François Monnier, directeur de la Rédaction d'Investir, se sont penchés sur la stabilité du VIX malgré la volatilité des marchés, les perspectives 2026 de Publicis sanctionnées, les inquiétudes de Capgemini face à un outil d’IA d’Anthropic, le rebondissement de l’once d’or, la succession de Kevin Warsh à Jerome Powell à la Fed en mois de mai, et la position difficile de la BCE, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Antoine, j'ai une petite donnée pour vous, ça vient de sortir, c'est des stats de la Fed, c'est tout chaud.
00:09La part des actions dans le portefeuille moyen de l'investisseur américain particulier.
00:16Record absolu, 47,1%.
00:18Depuis le Covid, depuis 2020, ça a fait plus 16%.
00:23Et depuis 2008, ça a fait plus 142%.
00:27Je crois que les Américains aiment bien se goinfrer avec les actions, et ça leur réussit plutôt.
00:31Alors, nos experts vont analyser, c'est important, parce que ça veut dire que le marché d'action et Wall Street vont de plus en plus impacter le moral des consommateurs et leur capacité à consommer, justement.
00:43Jean-Jacques Friedman, nous joint pour Vega IS. Bonsoir Jean-Jacques, bienvenue.
00:46Bonsoir Guillaume.
00:46Et en fil rouge, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir Re. Bonsoir François.
00:50Bonsoir.
00:51On est ravis. Cette stats, Antoine, on peut la répéter, donc, l'exposition des consommateurs, des ménages américains en marché d'action ?
00:5747% de leur portefeuille d'investissement.
00:59C'est une bonne ou plutôt une inquiétante nouvelle, Jean-Jacques ?
01:02Ça rejoint finalement, vous savez, auparavant, quand on disait que le chauffeur de taxi vous conseillait une action, c'était déjà trop tard.
01:09Alors que là, depuis quelques années, c'est les particuliers qui font beaucoup le marché.
01:12Ce sont les premiers, souvent, à rebondir, à revenir sur le marché.
01:15Et ce qui est... Alors, ces stats rejoignent finalement la part des liquidités qui est assez faible dans les portefeuilles aussi des investisseurs institutionnels.
01:23Les ETF à effet de levier qu'utilisent aussi les particuliers.
01:27Et donc, ça peut donner de la nervosité.
01:28C'est peut-être ce qu'on a vécu aussi sur l'or.
01:30C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de spéculations de particuliers.
01:34Donc, c'est plutôt un petit élément d'inquiétude malgré tout.
01:37C'est des mains un peu plus faibles.
01:39Oui. Tant que le marché monte, c'est positif pour le moral des consommateurs, leur propension à consommer.
01:44Si ça se retourne, alors là, c'est l'effet boomerang absolu.
01:46Ah oui. Alors, il y a en plus le lien possible, c'est vrai, avec l'économie.
01:50C'est-à-dire qu'il y a deux pattes.
01:51Il y avait un peu l'économie en cas.
01:53C'est-à-dire que les ménages, finalement, avec des revenus faibles, c'est vraiment l'ambition, finalement,
01:57avant les mid-term d'un soutien massif, finalement, de Donald Trump.
02:04Et par contre, pour les consommateurs les plus aisés, là, il y avait vraiment l'enrichissement de la bourse
02:09qui faisait qu'il y avait un sentiment de richesse.
02:12Et donc, ça leur permettait, finalement, de consommer davantage.
02:14Donc, cette patte-là, c'est une patte un petit peu, oui, un peu plus spéculative.
02:19Alors, dedans, il y a le fait aussi que les actions ayant beaucoup monté,
02:22presque toutes choses égales par ailleurs, s'ils n'avaient pas écrêté,
02:25la part représenterait davantage, quoi, parce que l'oblique, l'étoit un peu monté.
02:28Donc, voilà, il y a un peu la distorsion, finalement.
02:31C'est presque la cigale et la fourmi, là.
02:32Les marchés d'action ayant beaucoup monté, les parts ayant été écrêtées.
02:35Et on finit comment la phrase ?
02:36Voilà.
02:37La part devient un peu plus importante aussi, mais ça monte quand même.
02:40Ça ne rime pas, là.
02:41Ah ouais, non.
02:41Bon, c'est ça de réfléchir à la règle, je ne sais pas.
02:44François, l'exposition, on va parler du potentiel des marchés,
02:47de ce qui s'est passé à Kevin Warch, aussi attendu à la tête de la Fed.
02:50Les publications publicisent lourdement sanctionnées,
02:53mais cette exposition croissante des ménages américains,
02:57bon signe ou mauvais sur l'état des États-Unis ?
02:59C'est un signe d'optimisme ou on est en train de s'emprisonner du consommateur ?
03:02Oui, c'est un signe d'optimisme et de confiance,
03:06d'autant que les actionnaires individuels, on le sait,
03:08ont beaucoup acheté dans la baisse liée à la crise sanitaire
03:11et ils ont fait des gains fort sympathiques.
03:14Et aujourd'hui, finalement, vous avez quatre profils sur le marché.
03:18Vous avez des actionnaires individuels et la gestion indicielle liée aux ETF,
03:24qui est plutôt une stratégie haussière,
03:27qui prend de l'ampleur de façon assez significative,
03:31mois après mois, année après année.
03:33Vous avez une gestion, on va dire, neutre, qui est liée aux hedge funds,
03:38notamment la gestion long-short, etc.
03:40Donc, peu importe que ça monte ou que ça baisse.
03:43Et vous avez la part de l'asset management,
03:46qui avant régnait en roi et qui aujourd'hui doit partager le gâteau
03:50avec les trois autres acteurs.
03:54Et ça, ça change un petit peu dans la formation des prix.
03:58Ça veut dire quoi ?
03:59Ça veut dire que lorsque il y a une publication,
04:02notamment qui tombe et qui est mauvaise,
04:05historiquement, l'asset management revenait en disant
04:08« là, il y a une exagération du marché ».
04:10Aujourd'hui, l'asset management ne pèse pas assez fort,
04:14assez lourd, n'a pas de flux suffisamment conséquent
04:17pour se dire « il faut que je me précipite,
04:20là j'ai une fenêtre de tir parce que j'ai une action qui baisse fortement »
04:22pour redresser la barre.
04:23Et donc, finalement, il y a rarement de reprise de l'action
04:27avant la publication suivante.
04:31Et donc, finalement, les ajustements sur le marché,
04:33sur une société qui déçoit, elle est plus longue.
04:36Et ça, ça se métérialise.
04:37Donc, le marché évolue différemment.
04:40Et aujourd'hui, il faut vraiment compter sur quatre grands acteurs
04:43avec une tendance plutôt haussière pour la gestion passive,
04:47de la gestion ETF, la gestion faite par des actionnaires individuels
04:50qui ont plutôt une tendance haussière, voire même une tendance de long terme
04:54parce qu'ils ont du mal à vendre, une gestion neutre.
04:58Et l'asset management, dans tout ça, est obligé de travailler différemment.
05:01Exactement.
05:02L'asset manager, j'ai l'impression que c'est un peu celui qui pilote son bateau,
05:05mais qui dépend des marées.
05:06Et les marées, c'est les ETF, c'est la gestion passive.
05:08Les grands courants de marché, ce sont les ETF et la gestion passive qui les font.
05:12Je vous donne l'exemple.
05:13Tiens, d'aujourd'hui, là, en direct, il est 11h10 à New York.
05:15Le Nasdaq, là-bas, perd 1,1%.
05:17Il n'y a pas de mauvaise nouvelle particulière,
05:19mais ces valeurs tech, et les grandes tech, notamment,
05:22tellement surpondérées dans les portefeuilles
05:24qu'il suffit qu'il y ait un petit ajustement à travers les ETF, par exemple,
05:27pour que ça se traduise par des effets comme ça,
05:30qui échappent un peu au rationnel de chaque séance,
05:32mais qui se traduisent par cette marée, encore une fois descendante aujourd'hui.
05:35Le Nasdaq perd 1%, parce qu'on veut rééquilibrer un peu les portefeuilles,
05:38faire de la rotation thématique, sectorielle, c'est normal.
05:41Quelle que soit la qualité du bateau sur lequel on navigue,
05:44on n'échappe pas à la marée.
05:45Et c'est ce qui arrive à la tech américaine encore aujourd'hui.
05:47Oui, et puis il y a un truc, je pense, fondamental,
05:50c'est qu'auparavant, les gérants, il y avait un côté un peu bon sens,
05:54une statistique ne fait pas tout.
05:55Alors qu'aujourd'hui, on raisonne beaucoup en momentum,
05:58en quantitatif, en chart.
06:00Et donc, quand un niveau a été cassé,
06:02on se dit qu'il se passe quelque chose, vous voyez ?
06:04C'est-à-dire qu'avant, quelque chose qui vaut 100,
06:06et qui descend à 90, on se dit, bon, il n'y a pas grand-chose de changé,
06:09voilà, ça vaut autour de 100.
06:10Aujourd'hui, si on est passé de 100 à 90,
06:12c'est vraiment le signal de quelque chose.
06:14Tout le monde s'engouffre dans l'omentum.
06:16L'exemple typique, aujourd'hui, c'est Publicis.
06:18Ça perd neuf, les gens se disent, bon,
06:20alors qu'il n'y a pas grand-chose en termes de nouvelles,
06:23et qu'on sait bien, voilà,
06:24il y a beaucoup d'éléments qu'on peut dire à ce sujet-là,
06:25malgré tout, les gens n'achètent pas,
06:27parce qu'ils se disent, s'il vient de franchir quelque chose,
06:29il faudra attendre la prochaine publication trimestrielle,
06:32on ne réintervient pas entre-temps.
06:34Et finalement, c'est ça qui crée des exagérations,
06:36c'est-à-dire que tant qu'une valeur est en tendance haussière,
06:38on reste dedans,
06:39et c'est quand la pente commence à s'inverser un peu
06:41et à fléchir, qu'on se pose la question.
06:43Donc, c'est un peu ces phénomènes d'exagération.
06:45Mais j'ai l'impression qu'il n'y a plus de colline, justement,
06:47parce que quand la pente commence à s'infléchir,
06:49avant, le titre partait un peu à la baisse,
06:51colline, quoi, moins 0,5, moins 1%,
06:52là, c'est tout de suite moins 10.
06:54C'est quand même très incliné.
06:54Oui, c'est-à-dire qu'à la hausse ou à la baisse,
06:56voilà, on se dit, il se passe quelque chose,
06:59donc on ne se met pas en face.
07:02Il n'y a pas le...
07:03Et je dirais presque que...
07:04Alors, au-delà même des asset managers,
07:06les investisseurs finaux, finalement,
07:08qui régulaient un peu le marché,
07:10ont un peu disparu,
07:11d'où un peu ces phénomènes d'exagération aussi
07:14qui peuvent survenir partout.
07:15Pour ça qu'on attend,
07:16depuis le début de cette saison de publication,
07:17de plus 10, plus 15, moins 10, moins 15, moins 20.
07:20La PayPal à Wall Street, c'est moins 19 en ce moment.
07:22Palantir, c'est plus 9.
07:23Voilà, c'est vraiment...
07:25L'enfer est le paradis, quoi.
07:26C'est vraiment ce que promettent les marchés
07:28à l'issue des publications.
07:28On imagine les prochains à publier leurs résultats
07:30doivent se dire pourvu qu'on soit du bon côté.
07:32François, c'est vrai, ce soir, Publicis perd 9%.
07:34Est-ce que c'est une exagération ?
07:36C'est impressionnant de voir
07:37qu'il y a une volatilité extrêmement forte
07:39sur les actions,
07:40mais que finalement, les indices ne bougent pas.
07:42Donc, si vous regardez juste le CAC 40
07:44ou juste les grands indices,
07:45vous vous dites, bon, ça varie,
07:47allez, entre 0 et 1%,
07:48donc finalement, il ne se passe rien.
07:49Alors qu'à l'intérieur des indices,
07:51les mouvements sont spectaculaires.
07:53Et même à l'intérieur d'une séance,
07:54par exemple, vous prenez la séance d'aujourd'hui,
07:56Sartorius Tédim s'a ouvert à moins 4, moins 5,
07:59et là, on doit être à plus 4, plus 5.
08:02Tout à fait.
08:02Donc, à l'intérieur d'une même séance,
08:04ce qu'il faut, c'est déjà arriver à bien comprendre
08:07si la publication, elle est bonne ou pas bonne.
08:10Et donc, ça a beaucoup plus de valeur.
08:12Et donc, on ne peut pas se dire, finalement,
08:13il n'y a ni publication,
08:14je regarderai ça demain ou après-demain.
08:16Non, il faut vraiment saisir la balle au bon.
08:18À SML, la semaine dernière,
08:19ça ouvre à plus 8,
08:20ça termine à moins 2, la même séance.
08:21Donc, il faut vraiment être accroché en se disant,
08:25et donc, si vous êtes actionnaire individuel
08:27ou si vous êtes un investisseur,
08:28il faut vraiment avoir presque des alertes
08:30en disant, attention, tel jour,
08:32il y aura telle société qui va publier.
08:34Et donc, il faut essayer de la suivre
08:35et comprendre si c'est positif ou négatif
08:37parce que ça risque de bouger,
08:39voire de tanguer à la hausse comme à la baisse.
08:41Les réactions violentes,
08:43elles sont aussi fortes à la hausse qu'à la baisse.
08:44Parce que le marché s'attend à un impact définitif
08:47de l'IA sur le destin des entreprises, c'est cela.
08:49Et on se dit, on guette à chaque publication
08:51le moment où l'entreprise passera son destin.
08:55Arrivera dans un nouveau destin.
08:56Enfin, bref, ce moment où, sur une publication,
08:58l'entreprise jouera son destin.
08:59Il y a un peu de ça.
09:00Aujourd'hui, Publicis perd 8,5%.
09:02François, moins 8,5%, Publicis.
09:04La publication est supérieure aux attentes,
09:06les prévisions, pas vraiment,
09:08plutôt très, très légèrement inférieures au consensus,
09:10mais enfin, rien de très méchant.
09:11Et ça se traduit par un moins neuf.
09:12Ça, comment vous l'expliquez ?
09:13D'abord, il faut voir que c'est dur
09:16d'être en face de l'IA.
09:16Ça a commencé en France avec Téléperformance
09:19et qui doit perdre encore près de 5% aujourd'hui.
09:23Et ça prend toutes les valeurs.
09:25On a vu la semaine dernière en Allemagne SAP
09:27où, là aussi, il y avait un sujet IA.
09:29Donc, tous les logiciels, les SS2I,
09:33les agences de publicité,
09:35on le voit aussi dans le conseil,
09:37dans le système juridique, etc.
09:39Tous les métiers qui peuvent être menacés avec l'IA,
09:42dès qu'il y a une publication,
09:43et dans cette publication,
09:45le management ne relève pas à la hausse
09:47les attentes pour surprendre agréablement le marché,
09:51eh bien, tout le monde se dit,
09:52attention, il n'est pas à nouveau plus optimiste qu'on pensait.
09:56Ça veut dire que la menace sur l'IA, elle est là.
09:58Donc, on exagère la menace sur l'IA.
10:00Peut-être que la menace sur l'IA...
10:02Publicis déploie des trésors pour expliquer
10:04qu'eux, ce sont des gagnants de l'IA,
10:05qu'ils l'ont prise en main avant les autres dans leur secteur.
10:07Ça fait des trimestres qu'ils en parlent
10:09et qu'ils disent chez Publicis qu'elle est au cœur de leur stratégie.
10:11Et c'est vrai que Publicis renforce son leadership
10:13depuis des mois et des mois,
10:15que sa publication est en moyenne 7% supérieure à celle des rivaux,
10:18grâce à l'IA notamment.
10:19Et pourtant, le marché en fait une victime de l'IA.
10:21Oui, parce que dans l'histoire, on le voit,
10:23c'est difficile d'aller contre un secteur.
10:25Quand vous avez tous les concurrents
10:27qui commencent à souffrir de l'IA,
10:29on se dit, peut-être que Publicis a une bonne stratégie,
10:34mais ça veut dire que demain, il se fera rattraper.
10:36Et donc, on est extrêmement sensible
10:37aux déclarations du dirigeant
10:39pour savoir s'il va relever,
10:40s'il va nous surprendre agréablement.
10:42Et on a tous en souvenir
10:43ce qui s'est passé dans les années 2000 avec Alcatel,
10:46où vous aviez des mauvaises nouvelles
10:48de Nortel le Canadien,
10:49vous aviez des nouvelles de Lucène,
10:50et vous aviez chez Alcatel qui disait
10:51« Non, non, moi, chez moi, tout va bien. »
10:52Et c'est vrai que ça allait bien.
10:53Sauf que ça n'a pas tenu.
10:54Et ça, c'est des éléments
10:56qui ont marqué fortement les investisseurs
10:59en se disant
11:00« Quand tout va mal dans un secteur,
11:02c'est extrêmement compliqué
11:03qu'un acteur, finalement,
11:04s'en sorte très très bien. »
11:06Donc, peut-être que Publicis
11:06ne va pas avoir une descente aux enfers
11:09boursière comme les autres,
11:10mais de là à avoir une hausse,
11:12c'est une autre paire de manches.
11:14Oui, c'est parce qu'ils n'ont pas réussi
11:15à bac le consensus
11:16qu'il le titre perd 9 %,
11:18comme s'ils avaient publié
11:19largement en dessous du consensus.
11:20Jean-Jacques.
11:21Et puis, ils ont trois,
11:22en gros, ils ont trois business units,
11:23je dirais.
11:24Un traditionnel,
11:26un autre,
11:26bon, qu'on peut mettre un pas,
11:27et puis le business technologique.
11:29Et finalement, le 5-4,
11:30le 5-4 ou 5-5,
11:31je n'ai plus de croissance,
11:32il était sur le business traditionnel
11:34qui représente 70%
11:35et sur l'autre.
11:36Et le technologique,
11:37qui lui doit représenter 14%
11:39ou quelque chose comme ça,
11:40il a fait zéro.
11:41C'est-à-dire,
11:41il parle beaucoup de l'IA,
11:43et ce truc-là,
11:44il a été stable.
11:46Donc, finalement,
11:46ils ont été bons
11:47dans leur business traditionnel.
11:49Et comme le marché,
11:49en ce moment,
11:50est focalisé par ça,
11:51ils pénalisent.
11:52Mais peut-être que demain,
11:53ils pourront être
11:55les gagnants de l'IA,
11:56possiblement.
11:57Mais sur cette patte-là,
11:58ça n'a pas fonctionné
11:59lors de cette publication.
12:01On a reçu beaucoup
12:02de questions d'éditeurs
12:02sur Publicis,
12:03pourquoi ça baisse autant ?
12:04Je crois qu'on a une réponse
12:05très argumentée là.
12:06On reparlera de Publicis tout à l'heure.
12:08Il y a aussi Capgemini qui perd 8%.
12:10Capgemini avec Anthropique
12:11qui a présenté un outil
12:12de productivité,
12:13l'IA,
12:14destiné ce produit,
12:16cet outil,
12:16au service juridique
12:17interne des entreprises.
12:18Donc, c'est un produit
12:18complètement frontal
12:19dans le cœur de business
12:20de Capgemini,
12:21dans le temps plein
12:22de Capgemini,
12:23à savoir les entreprises.
12:24Capgemini perd 8% aujourd'hui.
12:25Pareil, victime de l'IA
12:26ou le marché en fait trop,
12:27va trop loin à la baisse
12:28sur Capgemini ?
12:29Ça, c'est difficile de juger
12:30par rapport à Capgemini,
12:31mais en tout cas,
12:31ça donne des indications
12:32importantes.
12:33C'est que 1,
12:34le business sera rentable
12:35avec les entreprises
12:35et pas avec les abonnements
12:36des particuliers
12:37vis-à-vis de l'IA.
12:38Et 2, je pense que ça sera
12:39des IA assez spécialisés.
12:42C'est-à-dire,
12:42non pas des hyperscalers
12:43qui vendront tout,
12:44ils viendront se sourcer
12:45vers les hyperscalers
12:45et il y aura le service juridique,
12:48le service de la santé,
12:49voilà,
12:49et avec des données
12:50très nettoyées,
12:51je dirais.
12:52Et ça, on voit vraiment
12:53que c'est le sens de l'histoire
12:54où là, il y a vraiment
12:54de la rentabilité.
12:55Et ces IA,
12:56plus elles seront spécialisées,
12:57plus elles joueront le rôle
12:58de frelons mortelles
12:59pour certains groupes
13:00eux-mêmes très spécialisés,
13:01concurrencés frontalement,
13:02justement.
13:02Je crois vraiment,
13:04oui, parce qu'en tant
13:05qu'utilisateur,
13:06on attend tout ça,
13:07vraiment,
13:07d'avoir cette possibilité-là.
13:09Et ça peut déjà
13:10se manifester dans des statistiques
13:11parfois d'embauche.
13:13On voit que ça peut tarder
13:14un peu parce que
13:14d'avoir vraiment
13:15quelqu'un de spécialisé
13:17qui répond très précisément
13:18à des questions en face,
13:18c'est vraiment le rêve.
13:19On voit aux Etats-Unis,
13:20ça c'est la Fed elle-même
13:21qui le dit,
13:21que l'emploi des jeunes
13:23est déjà affecté,
13:25impacté par l'IA.
13:26C'est la Fed
13:27qui l'a expliqué
13:27lors de la semaine dernière.
13:28Capgemini moins 8
13:30avec donc cet outil
13:31anthropique
13:31qui va venir au cœur
13:32des entreprises
13:33sur les questions juridiques.
13:35Exactement le business
13:36de Capgemini, François ?
13:37Oui, il faut voir
13:38que des acteurs
13:38comme Capgemini
13:39racontaient une histoire
13:40en disant
13:41moi je maîtrise
13:42mon modèle économique
13:44parce que si jamais
13:45j'ai une pression
13:45sur les prix
13:46et c'est ce qu'il a fait
13:47il y a encore quelques jours,
13:48je réduis mes effectifs
13:49en France
13:49pour augmenter
13:50les effectifs offshore
13:51notamment en Inde.
13:52Et donc ça,
13:53c'était une histoire
13:54qui convenait aux investisseurs
13:55en disant
13:56là on a un acteur
13:57qui est capable
13:57de défendre sa marge
13:58voire continuer
13:59à progresser
14:00parce que l'essentiel
14:01des coûts
14:02c'est des manœuvres,
14:03c'est des hommes
14:03et ils ont la possibilité
14:05de trouver moins cher
14:07et presque tout aussi performant.
14:09Là, avec l'arrivée de l'IA
14:11c'est une concurrence
14:12extrêmement redoutable
14:13et là ça met
14:14complètement à mal
14:16ces métiers
14:17où c'est des métiers
14:18que d'hommes.
14:19Vous achetez Capgemini,
14:21vous achetez Accenture,
14:23vous achetez Téléperformance,
14:24c'est que de l'humain.
14:25Et là c'est la concurrence
14:26vis-à-vis des humains.
14:27Donc finalement,
14:28il n'y a pas d'autres actifs
14:29que l'actif humain.
14:31Et donc finalement,
14:31il n'y a pas de prix
14:32sur Capgemini.
14:34Donc la baisse
14:34elle est assez conséquente
14:36mais ça pourrait être
14:37encore beaucoup plus grave
14:37dans les semaines
14:39et les mois à venir
14:40parce que c'est un métier
14:42uniquement de main d'œuvre.
14:44Et là la main d'œuvre
14:44elle se fait disrupter,
14:46elle se fait concurrencer
14:47et là le prix
14:48il est proche
14:48de zéro
14:50et ça,
14:51ça va faire très très mal.
14:51Capgemini perd 8%
14:53en ce moment.
14:54Demain,
14:55ce sera sans doute corrigé.
14:56On verra.
14:57Le CAC en tout cas,
14:58quasi stable.
14:59Aujourd'hui,
14:59on est à un quart d'heure
15:00de la clôture.
15:00On accélère
15:01dans cette dernière ligne droite
15:02de la séance.
15:04Et à part Publicis
15:04et Capgemini,
15:05on suit aussi Euronext
15:06qui souffre aussi.
15:07Alors depuis son introduction
15:08sur le CAC 40,
15:09François,
15:09vous nous disiez tout à l'heure
15:10Euronext,
15:10c'est une cata
15:10depuis qu'il est entré
15:11dans le CAC.
15:12Oui,
15:13on dit souvent
15:14que c'est difficile.
15:16Les premiers pas
15:16dans l'indice phare
15:17de la Bourse de Paris,
15:19Euronext qui orchestre
15:23le CAC 40,
15:24on sait quelque chose.
15:25Et là,
15:25on l'a vu
15:25que depuis qu'il se rentre
15:27dans le CAC 40,
15:27ça va plutôt mal.
15:30Moins 5% ce soir Euronext.
15:33Ce qui peut rassurer Euronext,
15:34c'est que Deutsche Bourse
15:35rencontre aussi
15:36quelques difficultés.
15:37Il y a des prises de bénéfices
15:38sur les opérateurs
15:39des grandes places.
15:40Le London Stock Exchange
15:42est également dans le rouge.
15:44Donc voilà,
15:44c'est une approche sectorielle.
15:46Ce n'est pas propre
15:47à des difficultés
15:48d'Euronext.
15:49De Euronext,
15:49c'est vrai.
15:50Mais bon,
15:50ils sont pris dans leur secteur
15:51et ce soir,
15:52ce titre Euronext
15:53perd donc 5%,
15:54troisième plus forte baisse
15:55du CAC à la hausse.
15:56On a Saint-Gobain,
15:57on a Pernod Ricard,
15:58ArcelorMittal
15:58qui va publier jeudi.
16:00ArcelorMittal,
16:01Engie aussi,
16:02qui sont des valeurs de rendement,
16:03en tout cas des valeurs défensives,
16:05des valeurs traditionnellement défensives.
16:06C'est le cas d'Engie,
16:07c'est le cas de Pernod Ricard,
16:08c'est le cas de Veolia aussi
16:09qui progresse le marché
16:10en mode un peu défensif.
16:11On en parle avec vous François,
16:12avec Jean-Jacques Friedman
16:12également pour VEGA IS.
16:14Les banques aussi,
16:15les banques françaises
16:15vont publier ces prochains jours.
16:17On est super optimistes
16:17pour le secteur bancaire.
16:19On n'est qu'au début
16:19de cette saison de résultats,
16:20mais est-ce que c'est sur ce secteur
16:21qu'on mise le plus,
16:22plutôt sur la défense,
16:23plutôt sur d'autres,
16:25Jean-Jacques ?
16:25Sur notre positionnement,
16:27il est simple,
16:28c'est-à-dire qu'on privilégie
16:29à la fois les émergents,
16:30dans l'Europe.
16:31Quand on prend du dollar,
16:32on est un peu sorti,
16:33quand on prend de l'US,
16:34pardon,
16:34on est un peu sorti
16:35sur les thématiques justement
16:36très tech,
16:37non pas qu'on estime
16:38qu'on est en bulle,
16:39mais on est plutôt
16:40sur des valeurs
16:40un peu plus moyennes.
16:42Et d'un point de vue sectoriel,
16:44on est un peu dans la lignée
16:45de ce qu'on avait
16:46l'année dernière,
16:48c'est-à-dire, oui,
16:49toujours les banques
16:50qui restent pas chères
16:51et toujours tous les secteurs
16:53qui sont liés à l'autonomie,
16:56à l'électrification,
16:57à l'autonomie,
16:57à la défense.
16:58C'est toujours les thématiques
16:59de long terme
17:01et qui en plus
17:02peuvent être,
17:04je dirais,
17:04un peu plus protégées
17:05par les mouvements possibles
17:07toujours
17:07de dépréciation du dollar
17:10et donc pour les entreprises
17:12exportatrices
17:12de risque d'une contre-valeur
17:15en exportant
17:16un peu plus faible.
17:17Donc c'est toujours
17:17les thématiques
17:18qu'on privilégie.
17:18Chez vous, vraiment,
17:19on évite de renforcer
17:20les positions,
17:21l'exposition sur Wall Street
17:22à cause des effets de change
17:23et du risque d'une poursuite
17:25à la baisse du dollar ?
17:26On le prend très majoritairement
17:26couvert contre le risque de change.
17:28Très majoritairement couvert
17:29contre le risque de change.
17:30C'est-à-dire que quand on prend,
17:31alors on a des valeurs directes,
17:32mais quand on prend des fonds,
17:33on prend systématiquement
17:34des fonds couverts
17:35contre le risque de change
17:36en pensant que
17:38c'est un peu,
17:40je dirais,
17:40à la fois
17:40les erreurs de Trump,
17:42la fin de la domination américaine,
17:44la fin de l'exceptionnalisme
17:45sur les valeurs du Nasdaq,
17:47tout concourt un peu
17:48à cela malgré tout.
17:49Alors ça prendra du temps,
17:50c'est pas forcément
17:51en un ou deux mois,
17:52mais il nous semble
17:53que c'est vraiment
17:53une tendance un peu longue
17:54sur quelque chose
17:56qui s'est vraiment passé
17:56et qui était tellement présent
17:58dans les indices.
17:59C'est-à-dire qu'il y avait
17:59une suprématie tellement forte,
18:01les valeurs américaines,
18:02ça représentait
18:03entre 68 et 74%
18:04des indices
18:05global
18:06ou inclus en emerging.
18:08Donc ça,
18:09il nous semble
18:09qu'on a atteint un sommet
18:10et qu'on va aller en diminuant
18:11avec plus d'autonomie,
18:12de besoins de financement
18:13partout.
18:14Et donc mécaniquement,
18:15l'or en profitera ou pas ?
18:16On a eu une énorme consolidation,
18:17un mini-crack sur l'or
18:18depuis la fin de semaine dernière.
18:19Là, ça remonte déjà aujourd'hui.
18:21Est-ce que vous vous dites
18:21que les records
18:22qu'on battait
18:22il y a encore une semaine
18:23sur l'or
18:23seront rapidement battus
18:25à nouveau ?
18:26Théoriquement,
18:26l'histoire n'a pas tellement changé.
18:28Donc là,
18:28je pense qu'il y avait
18:29une spéculation
18:29parce que ce sont des marchés
18:30quand même assez étroits
18:31en réalité.
18:33C'est quand même
18:34un élément d'inquiétude
18:35quand on commence
18:35à avoir un peu des bulles.
18:37Pourquoi le bitcoin
18:37ne monte pas ?
18:38Ça, je ne sais pas.
18:39Par exemple,
18:39pourquoi l'or d'un seul coup
18:40à la place du bitcoin ?
18:41Tout à fait,
18:43je suis d'accord avec vous.
18:43Je trouve que l'or
18:44se comporte comme le bitcoin
18:45et le bitcoin comme l'or.
18:46Je trouve, je trouve.
18:47Mais pourquoi il a craqué avant ?
18:49Aucune idée.
18:50François qui fait des gros yeux.
18:52Oui,
18:54idéalement,
18:55ce qui serait sain,
18:56c'est que la volatilité
18:57de l'or diminue beaucoup.
18:58Ça a dépassé les 40%,
18:59que ça retombe peut-être vers 20%.
19:00Et là,
19:01je pense que
19:02dans un marché un peu plus stable,
19:03les flux reviendront
19:04sur l'or.
19:06Non, mais parce qu'il y a
19:06un petit souci sur l'or,
19:07l'actif refuge,
19:08la relique barbare,
19:09effectivement,
19:10même stock.
19:11C'est en train de devenir
19:12un même stock
19:12avec l'effet des réseaux sociaux,
19:13etc.
19:14Il y a des effets de mode sur l'or.
19:15Là, tout le monde s'est précipité.
19:16Si bien qu'en termes
19:18de comportement pur,
19:19ces dernières semaines,
19:20l'or s'est comporté
19:21comme le bitcoin
19:21il y a quelques années.
19:22Je suis désolé.
19:23Ah oui,
19:23et je trouve que l'or,
19:24d'une certaine manière,
19:26c'est presque plus...
19:27C'est difficile
19:28de lui donner une valeur.
19:29C'est presque plus spéculatif
19:30qu'une entreprise
19:31ou qu'un indice boursier.
19:32Un indice boursier,
19:33c'est un multiple de résultats.
19:36Ça peut valer...
19:37Voilà,
19:37on en est 13 fois,
19:3815 fois,
19:39etc.
19:39C'est assez cranté.
19:41On a les résultats des boîtes,
19:42etc.
19:42L'or,
19:43c'est...
19:45Et puis,
19:45couvert contre quoi ?
19:47Vous voyez,
19:48les sentiments peuvent être
19:50très différents sur l'or.
19:52Auparavant,
19:53on disait que finalement,
19:53l'or profitait
19:54de taux d'intérêt nul.
19:55Les taux d'intérêt
19:56ont quand même monté,
19:57l'or a monté,
19:57donc c'est assez difficile.
19:59Donc,
19:59en avoir un peu,
20:00oui.
20:00Mais pas plus que ça.
20:02On vous sent pas dans...
20:03Mais c'est vraiment quelque chose
20:04sur lequel on a été investi
20:07sur l'or
20:08et sur lequel on reviendra
20:09avec un fonds
20:10qui était sur l'or,
20:11l'argent,
20:11le platine,
20:11le palladium.
20:12Ça,
20:12c'est un fonds sur lequel on...
20:13François faisait des yeux énormes,
20:15des yeux énormes
20:15quand on disait...
20:16On disait,
20:16parce que vous partagez le sentiment,
20:18Jean-Jacques,
20:18que l'or se comportait un peu
20:20comme le bitcoin
20:20depuis quelques semaines.
20:22François,
20:23c'est pas très peu pour vous.
20:24Non,
20:24je trouve que vous êtes très indulgent
20:26avec le bitcoin,
20:27mais je sais que vous avez un peu coeur
20:29pour les cryptos.
20:30Il faut voir que le bitcoin,
20:31d'abord,
20:33t'es avec la tech.
20:34Et là,
20:34il y a quand même un désamour
20:35de la tech,
20:36notamment la tech américaine.
20:37Et donc,
20:38le fait que le bitcoin
20:39patine un petit peu,
20:41si on veut être gentil,
20:42parce que je sais que vous êtes là,
20:43donc je vais être extrêmement gentil
20:44avec les cryptos de monnaie.
20:46C'est votre émission.
20:47Je suis agnostique.
20:48Mais concrètement,
20:50voilà,
20:50donc on sait qu'il y a une corrélation.
20:51On sait qu'il y a beaucoup
20:52d'investisseurs
20:54qui ont de la tech
20:55et qui ne vendent pas la tech
20:56en disant,
20:57je me protège avec l'or.
20:58Donc l'or sert un petit peu
20:59de bouclier
21:02en cas de krach sur la tech,
21:04parce qu'il y a un scénario
21:05qui nous dit,
21:06si jamais il y a un énorme krach
21:07sur la tech,
21:08qu'est-ce qui va se passer ?
21:08La banque centrale américaine
21:09va devoir baisser ses taux
21:11massivement
21:11pour pouvoir éviter
21:12une récession aux Etats-Unis.
21:14Et donc ça,
21:14ce mouvement de baisse
21:15fortement sur les taux,
21:17c'est extrêmement bon pour l'or.
21:18Et donc,
21:18le scénario catastrophe,
21:19il est là.
21:20Et puis,
21:20il y a un rejet quand même du dollar
21:21avec les menaces de Trump.
21:24Et donc,
21:24finalement,
21:24quand vous rejetez le dollar,
21:25vous avez du mal à aller
21:27sur du Yen
21:28ou sur du franc suisse
21:29ou de l'euro
21:30et vous prenez de l'or.
21:31L'or s'est comporté
21:32comme un même stock,
21:33n'empêche.
21:33C'est du Robin Hood,
21:34là,
21:34ce qui vient de se passer.
21:35C'est l'effet de mode,
21:36les ETH,
21:36les réseaux sociaux,
21:37on y va,
21:37il faut acheter
21:38et puis les résultats,
21:39frac.
21:39ça a été corrigé
21:40parce que la bourse américaine
21:42des matières premières
21:43a relevé les appels de marge.
21:45Et ça,
21:45c'est une très bonne idée.
21:47D'abord,
21:48il faut voir que le relèvement
21:49sur les appels de marge,
21:50il est plutôt léger sur l'or,
21:52il a été massif sur l'argent
21:53parce que l'argent,
21:54là,
21:54pour le coup,
21:55c'est un outil de spéculation
21:56100%
21:57parce que l'argent,
21:58il y en a partout.
21:58L'or,
21:59on sait qu'il y a à peu près
22:00encore 20 années de production
22:02et donc après,
22:04il y a un vrai phénomène de rareté.
22:05Donc là,
22:06il y a un actif
22:07qui peut servir de pivot
22:08et l'argent n'a jamais été un pivot
22:09alors que dans toute l'histoire monétaire
22:11et depuis des siècles et des siècles,
22:13c'est l'or qui sert de référent
22:14au système monétaire.
22:17Et donc ça,
22:17on revient un peu
22:19à ce qu'on a connu
22:20et peut-être que
22:21l'hégémonie du dollar,
22:22c'est une parenthèse
22:22que de demi-siècle,
22:24de 50 ans,
22:25qui a commencé en 76
22:26et qui est en train de se refermer
22:27sous les à-coups un peu,
22:30oui,
22:31les à-coups même,
22:31on peut dire brutaux
22:32de Donald Trump.
22:33Sauf que
22:34Donald Trump,
22:34le même Donald Trump,
22:35a nommé Kevin Walsh
22:36à la tête de la Fed.
22:37Lui, il prône
22:38une Fed indépendante,
22:40une Fed crédible,
22:41il est lui-même crédible,
22:42ce qui a permis
22:43à ce fameux dollar
22:44de remonter la pente
22:45depuis l'annonce
22:45de cette nomination,
22:46c'était vendredi dernier
22:47par Donald Trump.
22:48Est-ce que Kevin Walsh,
22:49successeur annoncé
22:50en tout cas de Jérôme Powell,
22:52justement,
22:52va permettre
22:53de limiter la chute du dollar ?
22:54Vous vous attendez
22:55à quoi avec l'arrivée
22:56de Kevin Walsh
22:56attendu en mai prochain ?
22:58En mai prochain.
22:59Jean-Jacques ?
23:00Le marché,
23:01je pense qu'il fera
23:03au moins autant
23:04de baisse des taux
23:05qu'anticipé par le marché.
23:07Peut-être plus
23:08parce qu'il y a une image
23:09de lui
23:09qui est un peu plus rigoriste,
23:11mais ce n'est pas forcément
23:12le cas.
23:13Et l'indépendance,
23:15je crois qu'il y aura
23:16quand même
23:16une articulation très forte
23:17entre le Trésor,
23:19Scott Bessent et lui.
23:20Donc,
23:21ce qui n'est pas mauvais en soi,
23:23je veux dire,
23:23d'avoir l'indépendance aussi,
23:25là, pourquoi faire ?
23:25Donc,
23:26d'avoir une articulation
23:27et d'avoir quelque chose
23:27d'un peu plus raisonnable,
23:30c'est quand même mieux.
23:31Donc,
23:31oui,
23:32c'est un élément
23:34quand même
23:35un peu rassurant,
23:36mais c'est quand même
23:37un homme de Trump
23:39et donc,
23:40je pense que derrière
23:41les discours,
23:41il y aura quand même,
23:43mais c'est positif
23:44parce que sinon,
23:45s'il y avait trop de baisse,
23:46la courbe se serait
23:47vraiment énormément
23:48pontifiée
23:49en termes de doute
23:50et d'anticiper
23:51trop de baisse de taux
23:51aurait fait monter
23:52beaucoup les taux longs
23:53et ça aurait pénalisé
23:55l'économie.
23:55Donc,
23:56Kevin Worf,
23:56c'est un peu la bonne
23:56ligne de crête
23:57pour,
23:57OK,
23:58aller dans le sens
23:58de Donald Trump
23:59mais sans abîmer
24:00la crédibilité de la Fed.
24:01François,
24:02vous voyez comme ça ?
24:03Absolument d'accord.
24:04C'est un bon compromis
24:06même si on pense
24:07que l'influence
24:08sera beaucoup plus forte
24:08que Jerome Powell.
24:10Donc,
24:10Trump va continuer
24:11ses petites phrases
24:12probablement assassines
24:13en disant
24:14qu'il veut
24:14une économie puissante,
24:16qu'il veut
24:16une relance économique
24:19monétaire
24:20et le Trésor
24:21a les moyens
24:21de pousser
24:22sur la Fed
24:23pour que
24:24le dollar
24:25ne s'apprécie pas
24:26fortement en tout cas.
24:27En tout cas,
24:27c'est sa logique
24:28même si après,
24:29derrière,
24:29il faut vendre
24:29la dette américaine
24:30aux étrangers.
24:32C'est un peu
24:33le problème
24:34et la limite
24:35du discours de Trump.
24:36Kevin Ward,
24:36je ne voudrais pas
24:38trop baisser les taux.
24:39Les baisser,
24:39ok,
24:39pour faire plaisir
24:40à Donald Trump
24:40mais pas trop trop
24:41parce qu'il est plutôt orthodoxe.
24:43En revanche,
24:43il a toujours prôné
24:44une réduction du bilan.
24:45Alors ça,
24:45ça ne ferait pas plaisir
24:46à Donald Trump,
24:46une réduction du bilan.
24:47Et du coup,
24:47beaucoup d'analyses
24:48se disent
24:48oui mais il pourra
24:50réduire le bilan
24:51sans s'attirer
24:52les foudres de Donald Trump
24:52si le Trésor américain
24:54lui-même
24:54finit par racheter
24:55sa propre dette.
24:56C'est-à-dire qu'on pourrait
24:56voir la Fed
24:57réduire son bilan
24:57mais le Trésor lui,
24:59donc l'État fédéral,
25:00acheter,
25:00racheter sa propre dette.
25:01L'État fédéral
25:02jouait une politique monétaire
25:03en quelque sorte.
25:04C'est un jeu à somme nulle
25:05finalement.
25:05Il y a une voie de passage
25:07là aussi ?
25:08Il y a une voie de passage
25:09mais globalement
25:10je trouve que
25:11entre le carry trade japonais
25:13avec la hausse des taux
25:14qui s'est faite
25:15et quand même
25:15l'anticipation
25:16que le Yen
25:17arrêtera de se dévaluer
25:18donc c'est une source
25:19finalement
25:20de financement moindre
25:22sur les actifs US
25:24et puis surtout avant
25:26les États-Unis
25:28quand on est maître
25:30de l'empire
25:30si je puis dire
25:31et bien tout le monde
25:32concourt finalement
25:33à son financement.
25:34Aujourd'hui
25:35chaque État
25:36a ses propres besoins
25:38et donc aura moins envie
25:41de cotiser
25:42aux États-Unis
25:43je crois.
25:44C'est ça la tendance
25:44de long terme.
25:45La logique veut
25:45que ce soit les États-Unis
25:47les Américains
25:47qui achètent plus
25:48de dettes américaines
25:49que par le passé
25:50parce que
25:50à force de vouloir
25:52un dollar faible
25:52et à force de vouloir
25:53taxer
25:53tous ses partenaires
25:54et bien les partenaires
25:55ils ont moins envie
25:56d'acheter d'actifs américains
25:57et ça c'est du bon sens
25:58donc l'histoire montre
25:59que est-ce que c'est la Fed
26:01est-ce que ce sera le trésor
26:01est-ce que ce sera
26:02un autre organisme
26:03qui va acheter
26:03de la dette américaine
26:04il y a des chances
26:05que ça soit davantage
26:06acheté par les Américains
26:07comme on sait
26:08que les Italiens
26:08achètent de la dette italienne
26:09les Japonais
26:10achètent de la dette japonais
26:11Kevin Warsh
26:12qui par ailleurs
26:13s'affiche vraiment
26:14en anti-forward guidance
26:16il veut stopper
26:17la forward guidance
26:17vous savez
26:18cette visibilité
26:19qu'a portée la Fed
26:20au marché
26:20à travers par exemple
26:21les d'autres plots
26:22ces nuages de points
26:22à l'issue des conférences de presse
26:24de Jérôme Powell
26:24du président de la Fed
26:25tout ça pourrait disparaître
26:26parce qu'il estime
26:27que tout ça emprisonne la Fed
26:29elle devient prisonnière
26:30de sa communication
26:31certes au service
26:31de la visibilité
26:32du pilotage par les marchés
26:34mais c'est une liberté
26:35que s'enlève la Fed
26:36en devenant ainsi prisonnière
26:37de sa propre communication
26:38voilà ce qu'estime Kevin Warsh
26:40alors on verra
26:40comment le marché arbitrera
26:41quand il sera en poste
26:42si le Sénat le valide
26:44a priori donc
26:45il succéderait à Jérôme Powell
26:46à partir de la mi-mai prochain
26:47et Chris
26:49d'autres réalisateurs qui surgit
26:51bonsoir Chris
26:5217h32
26:53on t'écoute
26:54salut Guillaume
26:55bonsoir les experts du club
26:57j'aimerais vous interroger
26:58sur la BCE
26:59sa décision est attendue
27:00après demain
27:01le scénario d'une BCE
27:03qui ne baisse pas ses taux
27:04ni jeudi
27:05ni d'ici la fin de l'année
27:06vous semblerait-il acceptable
27:08et surtout
27:09est-ce désormais
27:10l'issue la plus crédible
27:11c'est hélas
27:14l'issue la plus crédible
27:15alors que vraiment
27:16il y avait une fenêtre
27:17pour baisser quoi
27:18c'est ça
27:19c'est-à-dire que
27:19Trump a beaucoup critiqué
27:21la Fed
27:22mais il y avait vraiment
27:23une opportunité
27:24pour la BCE
27:25de baisser ses taux
27:27avec justement
27:28la force de l'euro
27:29qui protège de l'inflation
27:30avec l'inflation
27:30qui va s'installer
27:32en dessous de
27:332%
27:34et on le voit bien
27:36je pense que
27:38ça témoigne peut-être
27:39de la faiblesse aussi
27:41diplomatique
27:42on va dire
27:42de la France
27:43c'est-à-dire que
27:43ça n'handicape pas
27:45un pays comme l'Allemagne
27:46mais ça handicape
27:47sérieusement un pays
27:48comme la France
27:48on a l'inflation
27:49qui a été publiée tout à l'heure
27:50en France en janvier
27:51elle chute
27:52elle était de 0,8 en novembre
27:54elle n'est plus que de 0,4 en janvier
27:56elle aura chuté de moitié
27:57en à peine 2-3 mois
27:57quand vous avez des taux
27:58à 10 ans à ces niveaux-là
28:00on voit bien que
28:01c'est restrictif
28:03effectivement la BCE
28:04à suivre
28:05il a bien fait Chris
28:05de nous alerter là-dessus
28:06après demain
28:07on essaie toujours
28:07de vous apporter
28:08un coup d'avance
28:08à vous tous
28:09des valeurs aussi
28:10pour vos portefeuilles
28:10valeurs ajoutées
28:11c'était tout à l'heure
28:12à 16h10
28:12on parlait d'un acteur
28:13pour jouer la tech
28:14asiatique
28:15oui
28:15mais cet acteur
28:16est éligible au PEA
28:17à retrouver
28:17valeurs ajoutées
28:18en replay et podcast
28:19c'est
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