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  • il y a 2 heures
Ce mardi 10 février, Alain Pitous, senior advisor ESG, et Stéphane Déo, senior Portfolio Manager chez Eleva Capital, se sont penchés sur le grand réveil du secteur de la chimie en bourse, la bonne performance de Ferrari qui dépasse les attentes au T4, le CAC 40 qui tutoie à nouveau ses records, le retour en force de la vieille industrie face aux craintes autour de l'IA, le secteur de la tech toujours attractif sur les marchés boursiers, le secteur des assurances qui subit sa plus forte baisse sectorielle de l'année en Europe, ainsi que les GAFAM qui diminuent leurs rachats d'actions, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre à l'instant.
00:06Stéphane Déo, senior portfolio manager pour Eleva Capital.
00:09Bonsoir Stéphane.
00:10Bonsoir Yom.
00:10Et Alain Pitou, senior advisor ESG, tout en anglais ce soir.
00:13Bonsoir Alain.
00:14Bonsoir.
00:15Ravi de vous retrouver.
00:16Senior tous les deux, égalité.
00:17Oui, beaucoup plus vieux que Stéphane, mais bon.
00:21Faites gaffe messieurs, on vous rattrape.
00:22Le CAC ce soir gagne 0,1%, on n'est pas très très loin de record.
00:26C'est ça qui est frappant, c'est que malgré tous les doutes,
00:28les secousses, vraiment ce début d'année très chaotique sur les marchés,
00:31on n'est pas loin des records, on est même sur un nouveau record aujourd'hui
00:34pour le Dow Jones.
00:37C'est décidément dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs perfs,
00:39en ce moment en bourse, dans les secteurs traditionnels.
00:42Le Dow Jones à Wall Street signe un nouveau plus haut.
00:44À l'instant, on est en hausse de 0,5% à 50 350 points sur le Dow Jones.
00:49Première fois.
00:50On voit aussi en Europe les secteurs très traditionnels surperformés.
00:53La chimie aujourd'hui, franchement, la chimie, c'est des années,
00:57personne n'en voulait.
00:58Là, tout le monde achète le secteur.
00:59Arkema gagne 10,5%.
01:01BASF, qui a publié un free cash flow deux fois supérieure aux attentes,
01:05gagne 5%.
01:06Et toujours dans les vieux pots dans lesquels on fait les meilleurs perfs,
01:09alors je ne sais pas, c'est un peu cruel pour Ferrari.
01:11Enfin, Ferrari quand même.
01:12Ferrari gagne 8% après sa publication cet après-midi.
01:15Saluté à Milan, le titre Ferrari.
01:17Vous l'avez en portefeuille d'ailleurs, Stéphane.
01:18Oui, donc je suis assez heureux sur ce point-là.
01:22En fait, pour comprendre ce qui se passe avec Ferrari,
01:23il faut un petit peu revenir en arrière.
01:25Ils ont fait des prévisions il y a quelques mois qui étaient très, très prudentes.
01:30Le titre a dévissé ou en tout cas a pas mal corrigé.
01:33Et en fait, moi, la façon dont je le vois,
01:34c'est qu'ils ont de facto garanti que tous les trimestres,
01:41ils vont être au-dessus des attentes,
01:43puisqu'ils ont rabaissé les attentes de manière très, très basse.
01:46Je vous rappelle juste un détail.
01:47Ils ont lancé une voiture de collection, la F80,
01:51qui vaut 3,5 millions, si mes souvenirs sont bons.
01:54Je pense que ça coûte moins de 500 000 euros à produire.
01:56Alors évidemment, ils n'ont pas donné les coûts de production,
01:58mais 500 000 euros, c'est vraiment la fourchette haute.
02:01Donc vous voyez, c'est des marges colossales.
02:04Alors c'est très, très bien pour les marges, pour les revenus,
02:07mais ça permet aussi de lisser la performance.
02:09C'est-à-dire qu'il suffit de livrer quelques F80 de plus fin mars,
02:12si vous êtes un peu en retard,
02:14puis vous mettez vos profits exactement à l'endroit où vous voulez les mettre.
02:19Et puis si vous êtes en avance, vous les livrez quelques jours plus tard.
02:22Donc c'est magique.
02:24Ce n'est pas étonnant que le titre rebondisse, une fois de plus,
02:27parce que les prévisions étaient très, très prudentes.
02:30Je ne serais pas étonné qu'on ait ça de manière récurrente maintenant,
02:33sur plusieurs trimestres en fait.
02:35Sur Ferrari, parce qu'ils se sont redonnés les moyens de surprendre,
02:38de garantir de surprendre positivement le marché.
02:40C'est exactement ça. C'est comme ça que je vois le titre.
02:42Génial ça.
02:43On vous garantit des surprises.
02:44Vous ne serez pas surpris. Vous aurez des surprises.
02:46Je les garantis.
02:47C'est magnifique.
02:47C'est-à-dire qu'ils sortaient d'avoir fait une très mauvaise surprise au marché ces derniers temps.
02:51Oui.
02:52Donc voilà, on fait évoluer le modèle industriel,
02:55de manière à ce que contentent aussi les investisseurs.
02:58C'est plutôt bien vu.
02:59C'est plutôt bien vu, effectivement.
03:00Et des marchés qui montent, qui s'approchent à nouveau de leur record.
03:03C'est à nouveau fait pour le Dow Jones.
03:04Le CAC n'est pas très loin de son record.
03:05On est à 40-50 points du plus haut historique, Alain.
03:08Malgré tous les remous, toutes les questions qu'on a pu se poser liées à la tech,
03:12des secteurs amenés peut-être à disparaître.
03:13On en reparlera en détail tout à l'heure.
03:15Les indices, grosso modo, tiennent et collent à leur record.
03:19Oui.
03:20En fait, on est toujours dans le même schéma où, dès qu'il y a la moindre baisse,
03:24et on l'a vu la semaine dernière, il y a eu une belle baisse sur le Nasdaq.
03:27Et dans la foulée, des milliards qui sont venus se déverser sur les fonds indiciels
03:33et les Max 7 en tout genre.
03:35et ça soutient le marché.
03:37Il y a de la liquidité.
03:40Pas de sujet sur ce plan-là.
03:42Il y a toujours de la liquidité, du cash prêt à s'investir.
03:44On a entendu que les réserves de cash des gérants étaient au plus bas.
03:46Oui, mais à côté de ça, eux, ils savent faire tourner les portefeuilles,
03:50ils savent prendre les leviers comme il faut, etc.
03:52Donc, je n'ai pas de sujet par rapport à ça.
03:54Et puis, jusqu'à ces jours-ci,
03:57moi, je voyais, on en avait parlé la dernière fois que j'étais venu,
03:59le marché était relativement sain du fait de la bonne tenue des marchés obligataires,
04:04même s'il y avait des petites tensions, mais c'était finalement assez marginal.
04:07Le marché du crédit était également bien orienté,
04:11les valeurs financières bien orientées,
04:13pas trop de volatilité sur l'échange,
04:15pas trop de volatilité sur les matières premières.
04:17Ça a un peu changé à cause des métaux précieux,
04:18mais sinon, on n'avait pas une très forte volatilité de ce côté-là.
04:21Donc, on avait un marché qui était assez sain,
04:23donc il y avait un peu de volatilité sur les actions,
04:24mais finalement, à la moindre baisse, rachetée tout de suite.
04:27Donc, on se retrouve comme ça avec un marché qui est,
04:30avec des marchés qui sont pratiquement tous sur des niveaux records.
04:34Avec, alors, j'entends régulièrement parler de rotation sectorielle,
04:38j'aime pas trop parce qu'en fait, c'est pas vraiment ça.
04:40C'est-à-dire que normalement, une rotation sectorielle,
04:42c'est on passe de la croissance à la value,
04:44et puis, enfin, je suis très caricatural, mais c'est un peu ça.
04:47Là, c'est plus complexe que ça,
04:49c'est-à-dire qu'en fait, c'est un sujet qui est évoqué aujourd'hui
04:52sur les sanctions liées à l'IA qui arrivent,
04:56la disruption qui arrive.
04:57Mais en fait, c'est...
04:58On a une rotation au sein des secteurs.
05:00Alors, on a une rotation au sein de la tech,
05:02où on va chercher plus en amont les entreprises
05:05qui vont profiter des CAPEX,
05:06des grandes entreprises de l'IA.
05:10Et puis, au sein des valeurs traditionnelles,
05:14on a celles qui vont bien résister à cette vague de l'IA.
05:17En fait, il y a une forme de réduction du risque
05:22par cet arbitrage.
05:24C'est-à-dire qu'on réduit un peu le risque
05:25lié uniquement à l'IA,
05:27en étant un peu plus diversifié sur la chaîne de valeur de l'IA
05:29et en étant un peu moins risqué,
05:31en allant chercher des valeurs.
05:32Si on prend Ferrari,
05:34la disruption de l'IA est très très faible.
05:37On prend plein de valeurs comme ça,
05:38il n'y aura pas vraiment,
05:39on prend Total Energy,
05:40je pense que la NG,
05:41la disruption liée à l'IA est assez faible.
05:43Et tout ça, c'est des valeurs
05:44qui ont plutôt bien tenu dans la période récente.
05:47Schneider, des boîtes comme ça,
05:48finalement, qui ont bien tenu
05:49par rapport à la petite consolidation qu'on a eue.
05:52C'est fait un moment qu'on réfléchit
05:54sur la disruption de certains secteurs par l'IA.
05:57On va en parler.
05:58Je me demande si, en fait,
06:02Xavier Niel, avec Free,
06:03n'a pas disrupté largement plus un secteur
06:06que toute l'IA réunie.
06:07Il a torpillé le concept de prix dans les télécoms
06:11comme personne.
06:12Et ça, l'IA n'y arrivera jamais.
06:13L'IA sera toujours un assistant.
06:14Je ne sais pas.
06:15Là, franchement...
06:17D'autant plus que l'IA...
06:19Vous lancez le débat.
06:20Je pensais le lancer un peu plus tard.
06:21Mais allons-y alors.
06:21Franco, vous pensez franchement
06:23que l'IA ne fera jamais aussi bien
06:25que Xavier Niel pour disrupter un secteur ?
06:26Absolument pas.
06:28Parce que l'IA n'aura pas la pression
06:29en ce qu'elle peut faire ça.
06:32Honnêtement, je la mets au défi.
06:34Allez, on peut s'amuser.
06:35Qui achète l'idée ?
06:37Stéphane ?
06:37Je me sens d'accord avec Antoine, là.
06:39Non, je ne me sens pas du tout d'accord,
06:41en l'occurrence.
06:41Alors, d'abord, la réponse honnête,
06:45c'est qu'on ne sait pas.
06:45Parce qu'on ne sait pas où va l'IA
06:47ni quelles sont les disruptions.
06:50Quand Internet est arrivé,
06:51personne n'avait prévu Amazon
06:53ou des choses comme ça.
06:54Donc, voilà.
06:56Après, moi, ce que je vois,
06:57c'est quand même,
06:58dans beaucoup de secteurs,
06:59on commence à avoir l'IA qui a un impact.
07:01Prenez la banque, par exemple.
07:03Il y a des gains de productivité
07:05qui peuvent être absolument phénoménaux.
07:07Je parlais avec une grande banque américaine
07:09qui a une IA.
07:13Vous parlez aux banques,
07:14vous parlez aux banques.
07:15Bonjour, comment tu vas ?
07:17Bonjour, comment ça va ?
07:19Comment ça va ?
07:19Ce qu'elle me dit,
07:20c'est quand un conseiller appelle son client,
07:23il y a une IA qui écoute
07:24en même temps la conversation
07:26et qui propose des produits en temps réel.
07:28Du coup, c'est génial
07:29parce que vous gagnez en part de marché,
07:31vous gagnez en productivité,
07:33vous gagnez en efficacité.
07:34Donc, je pense qu'il y a certains secteurs
07:36où il peut y avoir une disruption
07:38assez profonde.
07:39Oui, des secteurs qui utiliseront l'IA.
07:41D'accord.
07:42Et des secteurs qui seront grands remplacés par l'IA.
07:44C'est toute la question
07:45qu'a posée le marché
07:46tout au long des derniers jours.
07:48Et des secteurs,
07:48et l'IA qui mangera ses propres enfants,
07:50en quelque sorte.
07:50Quand on voit les montants,
07:51les montagnes d'investissement
07:53annoncés par les hyperscalers,
07:55par les GAFAM,
07:55on se demande lequel tiendra le coup,
07:57lequel tiendra sa promesse
07:58déjà d'investissement,
07:59parviendra à la financer
08:00et à aller au bout, en l'occurrence.
08:03On voit que les stratégies de financement
08:05sont en train de se diversifier.
08:06Alphabet, par exemple, hier,
08:07c'est quand même la surprise du chef
08:09à annoncer une émission obligataire,
08:10qui a attiré une demande,
08:11une demande cinq fois supérieure
08:14à ce que proposait Alphabet.
08:15C'est-à-dire que malgré tous les doutes
08:16qu'on peut avoir
08:16autour des hyperscalers
08:18sur leur montagne d'investissement,
08:19les investisseurs sur le marché de la dette
08:21ne doutent pas de leur capacité à financer.
08:22Ils achètent la dette.
08:24100 milliards de demandes,
08:25100 milliards de dollars de demandes
08:26sur les obligations Alphabet,
08:28au point qu'Alphabet Alain a annoncé
08:30qu'ils allaient émettre des obligations
08:32à 100 ans, à horizon un siècle.
08:34C'est quand même dingue.
08:35Ça veut dire qu'en fait,
08:36la confiance est toujours là, en réalité.
08:38Oui, elle est toujours là.
08:40Tout ça, c'est forcément des limites.
08:41Alors aujourd'hui, ce qu'on voit,
08:43c'est que les Max 7
08:46sont en train d'arbitrer quand même.
08:48C'est-à-dire qu'en fait,
08:49elles avaient leur cash flow,
08:50elles avaient suffisamment de cash flow
08:52pour payer une large partie de ces capex,
08:55mais en fait, elles commencent à diversifier
08:56les financements.
08:58Donc, en faisant appel à du crédit privé,
09:00on l'a vu quand même.
09:01Puis sur des offices,
09:02ce qu'ils ont fait aussi,
09:03c'est que comme ils ont besoin
09:04de beaucoup d'énergie,
09:05ils ont fait des deals
09:06avec des private equityurs
09:08pour acheter des infrastructures.
09:10Donc, c'est ce genre de choses
09:11qui ont été faites en commun
09:12pour sortir un peu le risque
09:14de leur bilan.
09:16Et là, aujourd'hui,
09:16ils passent sur l'émission obligataire.
09:19Les émissions obligataires,
09:20en début d'année, c'est sympa.
09:21Il n'y a pas de problème.
09:22Ça se place très bien.
09:23Oui, demandes 5 fois supérieures à l'offre.
09:24Oui, très bien.
09:25Mais ça va, il n'y a pas de sujet.
09:26Ce n'est pas business as usual.
09:27C'est beaucoup,
09:285 fois supérieures à l'offre comme demande.
09:30100 milliards de dollars de demande.
09:31Une grosse émission corporate
09:33sur des belles signatures,
09:35il n'y a pas de sujet.
09:37Que ça soit demandé 5 fois,
09:38ce n'est pas étonnant.
09:39Et les montants sont à l'échelle
09:41de ce dont ils ont besoin.
09:42Ils sont aussi à l'échelle du marché.
09:44Au fait, ce qu'ils font aussi,
09:45c'est qu'ils vont diversifier les devises.
09:47Ils vont faire du franc suisse,
09:48ils vont faire peut-être de l'euro.
09:50Je n'ai pas entendu
09:50s'ils allaient faire de l'euro,
09:51mais ils allaient faire aussi de la livre.
09:52Donc, ils diversifient
09:53parce qu'ils ont aussi des risques
09:55à travers le monde.
09:56Donc, ils diversifient.
09:58Donc, ils sont à cette étape-là.
10:00Et je pense que la limite,
10:01et moi, j'avais vu un petit peu
10:03quand même les écarts de rendement
10:05qui, normalement, sont le reflet
10:06de la qualité qu'on attribue
10:08à une signature.
10:09On commençait à s'écarter
10:10un petit peu sur les Magnificent Seven.
10:11C'est-à-dire qu'il y a quand même
10:13un petit peu, ils ont besoin de sous,
10:16on a besoin de placer,
10:17on peut placer sur des beaux noms.
10:18Tout le monde trouve son avantage
10:20avec ça, c'est très bien.
10:22Après, sur l'histoire du 100 ans,
10:23moi, je me dis...
10:24C'est paraonique, là, pour le coup.
10:26Oui, mais vous êtes un investisseur...
10:27L'horizon d'un siècle.
10:27Vous êtes un investisseur
10:28qui peut faire des actions
10:29et des taux.
10:31Je ne vois pas l'intérêt
10:32d'aller faire de l'obligation
10:33à 100 ans.
10:34Si vous êtes un investisseur taux,
10:36vous ne serez pas là
10:38pour le remboursement, probablement,
10:39mais pourquoi pas.
10:41Mais c'est ça,
10:41qui prête à 100 ans ?
10:43Qui joue à ça ?
10:45Des investisseurs très, très longs,
10:47parce qu'en fait, c'est des gens
10:47qui ont des fonds de pension
10:49qui résonnent à 20, 30 ans.
10:52D'où l'émission à 100 ans
10:53en livre sterling,
10:54les fonds de pension britanniques.
10:55Oui, il y a ça aussi.
10:55Oui, tout à fait.
10:56Il y a un vrai marché
10:57sur ces choses-là.
10:57Oui, tout à fait.
10:58Et puis, eux, ça les sécurise.
10:59C'est-à-dire qu'une fois
10:59qu'ils ont fait ça,
11:00ils ont une partie de leur actif
11:02qui est bloquée
11:03à 5 ou 6 %.
11:05Pour eux, c'est génial
11:06parce que ça leur permet
11:07de prendre des risques par ailleurs.
11:09Il y a cet arbitrage-là.
11:09Moi, j'y vois une émission à 100 ans.
11:11Moi, j'y vois un narratif civilisationnel.
11:13C'est une façon pour Alphabète
11:14d'expliquer que l'IA,
11:15ce n'est pas du tout une mode.
11:16C'est l'infrastructure
11:17de la civilisation
11:18dans laquelle on entre
11:19et que nous, Alphabète,
11:20on compte bien dominer.
11:21Précisément.
11:22En fait, tout le truc,
11:24c'est la meilleure question.
11:26C'est qui aimait à 100 ans ?
11:28Moi, tu me proposes
11:28du Google à 100 ans.
11:30À côté, j'ai du Saint-Gobain
11:31à 100 ans
11:32et du Air Liquide à 100 ans.
11:34Je vais prendre du Air Liquide
11:35et du Saint-Gobain.
11:35Il va falloir que Google
11:37m'explique pourquoi
11:38il prêterait à 100 ans.
11:40Et le jour où il arrive
11:41à me convaincre,
11:41là, il a tout gagné.
11:43J'aime bien ça.
11:44Stéphane.
11:46Je suis complètement d'accord
11:47avec le dire, Antoine.
11:49Lui, il fait l'amour.
11:50Alain, il n'est pas du tout d'accord.
11:52Pourquoi non ?
11:53Saint-Gobain sera encore là.
11:54Non, non, je ne sais pas.
11:55450 ans d'existence, Saint-Gobain.
11:57C'est pas ça, mais
11:57autant quand vous avez
11:59un passif très long,
12:00vous pouvez faire
12:00ce genre d'investissement.
12:02Mais un particulier
12:02qui a 50 ans
12:05aujourd'hui
12:05et qui peut se retrouver
12:07avec, à un moment donné,
12:09les taux qui montent
12:09à 8% sur une oblique
12:11à 100 ans,
12:12je peux vous dire
12:12que vous allez le sentir passer
12:14au moment où vous avez
12:15besoin de l'argent.
12:16Donc, je préfère
12:18avoir des actions.
12:19Franchement,
12:20quitte à prendre le risque
12:20sur une signature,
12:22c'est plus simple.
12:24Il y a une fameuse 100 ans
12:25qui était l'Autrichienne
12:26qui a été émise à 100.
12:28Elle vaut 45, je crois,
12:30ou un petit peu moins
12:31à l'heure actuelle.
12:31Donc, vous avez perdu
12:32plus de la moitié
12:32de la valeur
12:33parce que ça a été émis
12:35avec un taux inférieur à 1
12:36et les taux ont explosé.
12:38Donc, c'est très risqué.
12:39Mais pour revenir sur Google...
12:41Alors, moi, souvent,
12:41les prêteurs donnent plus mal
12:42que les emprunteurs.
12:43Oui.
12:43Alors, pour revenir
12:44sur l'IA,
12:45moi, je pense que c'est Google
12:47qui va gagner la course à l'IA
12:48parce qu'ils ont
12:49beaucoup d'avantages,
12:51en particulier un bilan
12:52qui est extrêmement solide,
12:53donc ils peuvent se permettre
12:54de lever de l'argent.
12:57le point qui, moi,
12:59me chagrine en tant qu'investisseur,
13:01c'est que la logique de la tech,
13:03c'était des flux de trésorerie
13:04indécents, monstrueux,
13:06vous les appelez
13:06comme vous voulez.
13:07Ça, ça disparaît.
13:08Ils sont en train
13:09de brûler leur trésorerie
13:10à une vitesse grand V.
13:12Donc, moi,
13:12je ne veux pas
13:12la même valorisation.
13:13L'autre avantage de la tech,
13:15c'était,
13:16on est capital light.
13:17C'est-à-dire,
13:17on n'a pas d'usine,
13:18on n'a pas de capital.
13:20Donc, on n'a pas apporté
13:22un bilan lourdingue
13:24comme les industriels.
13:25L'exemple typique,
13:26c'est Apple.
13:27Apple ne produit pas ses iPhones.
13:29Il dessine les iPhones,
13:31il les fait produire
13:31par quelqu'un d'autre
13:32et du coup,
13:33il a des marges
13:33extrêmement élevées.
13:35Là, on est en train
13:36de boucler sur un modèle
13:38qui est capital intensif.
13:40Ce n'est plus du tout
13:41le même animal.
13:42Les GAFAM,
13:43c'était les acteurs
13:43de l'économie matérielle.
13:44Là, ils deviennent
13:45ultra matériels.
13:46C'est de l'industrie lourde.
13:48Désolé,
13:48mais quand vous mettez
13:49800 milliards sur la table,
13:51800 milliards...
13:52Alors, juste,
13:53je ne veux pas être
13:53trop technique,
13:54mais le capex to sales ratio
13:57du Nasdaq,
13:59c'est-à-dire le ratio
14:00entre investissement
14:01et chiffre d'affaires,
14:03c'est 10 à 15 %.
14:04Donc, en gros,
14:06votre investissement
14:07doit être à peu près
14:08un dixième
14:08de votre chiffre d'affaires.
14:10Si vous faites
14:10800 milliards d'investissement,
14:11il faut 8 000 milliards
14:12de chiffre d'affaires.
14:15C'est un trimestre
14:16du PIB américain.
14:17Donc, ça n'arrivera pas.
14:19Et en termes d'infrastructure,
14:20les géants de l'économie
14:21immatérielle des GAFA
14:21vont devenir aussi lourds
14:23capitalistes
14:23que des pétroliers.
14:25Il va falloir aller forer l'IA.
14:27C'est comme des plateformes
14:27de forage pour les pétroliers.
14:28C'est plus de l'immatériel.
14:29La raffiner, c'est l'IA.
14:30C'est plus de l'immatériel.
14:31C'est de l'industrie lourde.
14:32C'est plus du tout
14:33le même animal.
14:34Donc, c'est plus
14:35les mêmes valorisations.
14:37C'est plus la même logique.
14:38Et ça, pour moi,
14:39c'est un peu ce que dit
14:40le marché à l'heure actuelle.
14:41Mais attendez,
14:42vous êtes en train
14:43de changer fondamentalement
14:44les règles du jeu.
14:46Oui, mais la différence,
14:47quand même, je trouve,
14:48par rapport à l'industrie lourde,
14:49c'est que si demain,
14:51les Max 7 veulent décaler
14:54d'un an ou deux ans
14:55leurs investissements,
14:56il n'y a pas de problème.
14:57Et ça, ils sont capables
14:58de le faire.
14:59Et ils vont arriver,
15:00rappelez-vous,
15:01Zuckerberg avec le métaverse,
15:03tout ça s'est passé gentiment
15:04à la trappe
15:04en trois minutes.
15:06C'est-à-dire que c'était
15:07quelque chose
15:07qui était un investissement
15:08civilisationnel.
15:08Tout le monde allait acheter
15:09des maisons sur le métaverse.
15:11Et puis, finalement,
15:12on fait de l'IA maintenant.
15:13Non, mais vous voyez,
15:14c'est des gens
15:15qui sont extrêmement mobiles
15:16et ils raconteront une histoire
15:17qui va être super
15:18et tout le monde va le croire.
15:19Et aujourd'hui,
15:19Meta est l'un des mieux disants
15:20sur l'IA,
15:21un groupe dans lequel
15:22le marché ne fait plus confiance.
15:23Et puis, vous avez Tesla
15:25qui vous dit
15:26on va faire des data centers
15:28dans l'espace,
15:29on va faire des trucs.
15:30Bon, ils vous vendent
15:31une histoire
15:31qui est totalement
15:32et avec de faibles investissements
15:35par rapport aux autres.
15:36Le capex de Tesla,
15:37c'est dix fois moins
15:38que les autres.
15:39Donc, ils ont cette souplesse
15:42quand même
15:42dans l'annonce
15:44et dans la gestion de ça
15:45qui fait que le risque
15:46est quand même
15:46un peu différent.
15:48Alors, vous croyez
15:48à l'histoire aujourd'hui
15:49mais ils sont capables
15:50de changer l'histoire.
15:50Mais le marché achètera
15:51peut-être le premier
15:52des GAFAM
15:53qui annoncera un report
15:54de ses investissements.
15:54Peut-être que le marché
15:55achètera celui-là
15:56et du coup,
15:56les autres limiteront.
15:57Parce que le marché
15:57a tellement peur
15:58de ces montagnes d'investissement,
15:59de ces montants annoncés
16:00qu'il va y avoir
16:00finalement le moindre report
16:01sera salué.
16:01Alors, c'est aussi pour ça
16:03que l'investissement
16:05dans l'aval de l'IA
16:07et dans toute la chaîne
16:08de valeur de l'IA,
16:09le jour où ils vont faire ça,
16:11il y a quelques boîtes
16:12qui dépendent à 80%
16:13dont le chiffre d'FR
16:15dépend à 80%
16:17de ces Magnificent Seven
16:18qui vont avoir
16:19une petite respiration
16:20en bourse.
16:21Parce qu'il va falloir
16:22expliquer que finalement,
16:24nos cinq clients
16:24arrêtent d'investir chez nous
16:25mais notre cours de bourse
16:26ne va pas en souffrir.
16:27Donc, vous voyez,
16:29Nvidia risque quand même
16:30à ce moment-là
16:30d'avoir un petit trou d'air.
16:33On est ensemble,
16:33on accélère dans la dernière ligne droite
16:35de cette séance.
16:35On est à 14 minutes
16:37de la clôture
16:38et le CAC gagne toujours 0,1%.
16:40C'est tangent quand même.
16:41La hausse de plus en plus fragile.
16:43On est quand même proche
16:44des records sur le CAC.
16:45Kering toujours en tête
16:45plus 11% après sa publication.
16:47Pas flamboyante
16:48mais un peu meilleure qu'attendue
16:49et surtout des signaux
16:50de réveil chez Gucci.
16:52À quelques semaines maintenant
16:53de la présentation
16:53du plan stratégique
16:54justement de Kering.
16:55Kering gagne 11%.
16:56Kering salue aussi
16:58après l'annonce
16:58non seulement d'un dividende ordinaire
16:59de 3 euros
17:00mais d'un dividende extraordinaire
17:02d'un complément d'un euro.
17:03Stellantis tente aussi
17:05un petit rebond
17:05après son incroyable
17:06effondrement de vendredi.
17:07Aujourd'hui,
17:08plus 3%,
17:08ça reste un rebond très limité.
17:10Et puis en repli,
17:11alors les assureurs
17:12à cause de l'IA,
17:13décidément,
17:14une nouvelle plateforme d'IA
17:15en effet propose
17:16tout simplement
17:17de venir trouver,
17:18mettre en concurrence
17:19comme ça
17:19beaucoup plus directement,
17:20facilement,
17:21spontanément
17:21les assureurs entre eux.
17:23Résultat donc,
17:24AXA qui pourrait perdre
17:25un peu de marge là-dessus
17:26perd 2,6%.
17:27On a Allianz aussi
17:27qui recule de 3%.
17:29On parle de tout ça
17:29avec bien sûr
17:30Antoine, Alain
17:31et vous Stéphane.
17:32Oui, après les logiciels,
17:33on voit passer maintenant
17:34les assureurs
17:34sous pression des marchés
17:35parce qu'une plateforme d'IA
17:36propose de les mettre
17:37en concurrence
17:38comme ça plus directement.
17:39Leur marge serait peut-être
17:40un peu reniée.
17:41Alors, ce n'est pas
17:41une forte baisse
17:42mais quand même,
17:43AXA et Lanterneau-Rouge
17:43moins 2,5%,
17:44Allianz perd 3% aujourd'hui.
17:46Après les logiciels,
17:47les assureurs,
17:47est-ce qu'on en fait trop
17:48là-dessus
17:48puisque le marché projette trop
17:50ou est-ce qu'effectivement
17:51chaque citadelle assiégée
17:52finira par craquer ?
17:54Les assureurs,
17:55vous n'allez pas créer
17:56une assurance
17:57du jour au lendemain
17:57donc je pense qu'il y a
17:58quand même des barrières
17:58à l'entrée
17:59qui sont très très élevées.
18:00Autant sur les logiciels,
18:01je comprends.
18:03Pareil,
18:03vous n'allez pas acheter
18:04un logiciel de paye
18:06que vous avez fait
18:08sur ChatGPT
18:09en 3 minutes
18:09mais le pricing power
18:11de ces sociétés
18:13s'est considérablement affaibli.
18:15Donc là, pareil,
18:16il y avait des valorisations
18:17stratosphériques,
18:17on revient à des choses
18:18beaucoup plus raisonnables.
18:20Sur l'assurance,
18:22la banque,
18:23c'est pareil,
18:23ça fait 10 ans
18:24qu'on me vend
18:24les fintechs
18:26qui vont disrupter
18:28le secteur bancaire
18:29et qui vont tout casser
18:30et plus personne
18:31n'ira voir sa banque.
18:33Moi, j'ai cru remarquer
18:33que les banques traditionnelles
18:36résistent plutôt
18:37pas mal du tout.
18:38Alors bien sûr,
18:38il y a du reculut,
18:39etc.
18:40Malgré les révolutes,
18:42effectivement,
18:42toutes ces fintechs,
18:43les banques cartonnent.
18:44Ils prennent des parts de marché
18:44mais sur des parties
18:45très périphériques.
18:48En fait,
18:48il n'y a pas
18:49une banque en ligne
18:53de taille importante
18:54qui soit apparue.
18:56Sauf que les jeunes
18:57qui sont les clients
18:58majoritaires de demain
18:59du secteur bancaire,
18:59les jeunes sont quand même
19:00majoritairement sur ces fintechs.
19:01Donc ça,
19:02ça peut être un problème
19:03à venir quand même
19:03à moyen terme
19:04pour les banques.
19:05Et vous avez des sujets
19:05aux Etats-Unis,
19:06par exemple,
19:06avec Robinhood,
19:07des choses comme ça
19:08qui disruptent
19:08de manière très marquée
19:10les Schwab ou autres.
19:13Mais donc,
19:14ça existe,
19:15mais vous voyez,
19:15ça fait 15 ans
19:17qu'on nous rabat les oreilles
19:18avec les fintechs.
19:19Ça ne se fait pas
19:20du jour au lendemain,
19:21ce genre de choses.
19:22Mais justement,
19:22ça change peut-être
19:23avec l'IA.
19:23C'est-à-dire qu'en fait,
19:24si on prend par exemple
19:25ce que fait la nouvelle société
19:26qui fait un peu du robot
19:29pour définir
19:30qu'est-ce qu'il faut faire
19:30comme assurance
19:31pour être le plus rentable possible,
19:33ça,
19:33ça existe déjà depuis très longtemps.
19:34La différence de ce qu'ils font,
19:36si j'ai bien compris
19:36ce qu'ils faisaient,
19:37c'est qu'ils vous tiennent la main
19:38pour arrêter votre assureur X
19:41pour aller sur l'assureur Y.
19:43Ce qui est un peu différent
19:44de la simple comparaison
19:46parce que des comparaisons,
19:47vous pouvez aujourd'hui
19:47comparer toutes les banques,
19:49etc.
19:49Et si vous êtes jeune
19:51et vous avez quelque chose
19:52qui vous prend en main,
19:52qui vous dit
19:53vous avez,
19:55je ne sais pas quoi,
19:56votre plan d'épargne retraite
19:57à tel endroit,
19:58mais on peut vous faire,
19:59on vous organise le transfert,
20:00vous n'avez qu'à signer
20:01les documents en ligne
20:02et le transfert sera fait,
20:04là,
20:04ce n'est pas la même musique
20:05et je pense que le sujet,
20:08et c'est ce qu'on évoquait,
20:09c'est ce que disait Stéphane tout à l'heure,
20:10c'est qu'ils prennent des petits bouts,
20:12mais si la chaîne de valeur de la banque
20:15est découpée en rondelles
20:16et qu'à chaque fois
20:17que vous êtes une banque
20:18un peu généraliste
20:19et que vous avez affaire
20:20à des acteurs
20:21qui vous taillent des croupières
20:22parce que vos clients
20:24sont en train de partir
20:24chez Robinhood,
20:25chez plan d'épargne retraite,
20:27machin,
20:28chez assurance bidule,
20:30mutuelle truc,
20:30bah oui,
20:31mais à la fin,
20:32vous perdez la valeur
20:35d'avoir l'ensemble
20:36de la relation client
20:37si tout est fait automatiquement,
20:38ce qui n'était pas possible avant,
20:40c'est-à-dire qu'en fait,
20:40c'était très difficile avant
20:41et là,
20:41maintenant,
20:42avec l'IA,
20:42peut-être que ça va être possible
20:43et c'est,
20:44je pense,
20:44c'est le risque
20:46qu'ont les banques.
20:47Alors,
20:47aujourd'hui,
20:47les banques,
20:48elles sont même des acteurs tech,
20:49donc elles ont pris
20:50un peu d'avance,
20:51mais pour elles,
20:53il faut se méfier.
20:54Qui craquera ?
20:55Alors,
20:55aujourd'hui,
20:56on a un petit signal
20:56sur les assureurs,
20:57effectivement,
20:57avec cette nouvelle IA
20:58qui propose de venir
20:59les challenger.
21:00AXA perd 2,5,
21:01ce n'est pas non plus
21:01une forte baisse
21:02comme celle qu'avait connue
21:03les logiciels la semaine dernière.
21:05Mais,
21:05par exemple,
21:06les 7 magnifiques
21:07n'auront peut-être plus
21:07les moyens de racheter leurs actions
21:08comme elles l'ont fait
21:09tout au long des dernières années.
21:10Les rachats d'actions,
21:11ça a été un moteur
21:12de la hausse de la tech.
21:13Qui craquera ?
21:14Est-ce que la première
21:14qui annoncera cesser,
21:16stopper ces rachats d'actions
21:17sera sanctionnée
21:19lourdement par le marché ?
21:21Ça a commencé.
21:21Ça a commencé
21:22parce que vous avez Oracle,
21:23déjà,
21:24qui a commencé à rétropédaler.
21:25Alors,
21:26la différence entre Oracle
21:27et Google Alphabet,
21:28c'est que Google Alphabet,
21:29ils ont un bilan
21:30en acier trempé,
21:32alors qu'Oracle,
21:33ce n'est pas du tout le cas.
21:35Et donc,
21:35c'est le plus faible
21:36financièrement parlant.
21:37Donc,
21:37c'est le premier
21:38à jeter les penches.
21:39Le deuxième,
21:40je pense,
21:40c'est OpenAI
21:41qui est en retard.
21:44Alors,
21:44en retard sur l'IA,
21:46ça ne veut pas dire grand-chose
21:46parce qu'on peut très vite
21:48rattraper...
21:49Du jour au lendemain,
21:50ça change,
21:50effectivement.
21:51Ils bossent
21:52et puis un jour,
21:52ils annonceront
21:53qu'ils sont largement devant.
21:54On le découvrira
21:55en retard sur eux.
21:56Par contre,
21:56ils sont en cash burn,
21:57c'est-à-dire qu'ils ont besoin
21:58d'injection de cash
22:00de l'ordre de 100 milliards
22:01par an.
22:02Donc,
22:02ils vont faire
22:03une émission
22:04probablement sur les marchés
22:06de l'ordre
22:07de 100 milliards.
22:07En tout cas,
22:08c'est ce qu'on attend.
22:09Sauf que ça peut très bien
22:10se passer.
22:11Mais un an après,
22:11il faut qu'ils reviennent
22:12en disant,
22:12en fait,
22:13il nous en faut encore
22:14100 milliards.
22:15Et puis,
22:16vous allez faire une fois,
22:17deux fois,
22:18les meilleures plaisanteries
22:19sont les plus courtes.
22:19Il y a un moment
22:20où ça va quand même
22:21être assez compliqué,
22:23ce genre de choses.
22:25Donc,
22:25oui,
22:25je pense que...
22:27C'est ce que disait...
22:28Alors ?
22:29C'est ce qu'on disait
22:30tout à l'heure,
22:31c'est que...
22:32Il est bon,
22:32il est réel.
22:34Ça ne s'est pas vu,
22:35Stéphane.
22:36Non,
22:36non,
22:36mais c'est ce qu'on disait
22:38tout à l'heure,
22:38c'est le free cash flow
22:40des hyperscalers
22:42s'effondre,
22:44donc ils ont beaucoup
22:44de problèmes
22:45de trésorerie.
22:47Soit on continue
22:47dans cette direction-là,
22:49soit à un moment donné,
22:50effectivement,
22:51il y en a qui jettent
22:51l'éponge petit à petit.
22:53Mine de rien,
22:53quand même,
22:54Alphabet a réduit
22:54l'an dernier
22:55de moitié
22:56ses montants
22:56de rachats d'actions.
22:57Meta aussi avait déjà
22:58l'an dernier
22:59nettement réduit.
23:00Amazon,
23:00il y en a quasiment plus
23:02que je crois
23:02des rachats d'actions
23:03chez Amazon,
23:03depuis plusieurs années,
23:05même 2-3 ans.
23:06Bon,
23:06on aura mille fois
23:07l'occasion de revenir
23:07sur ces thématiques,
23:08mais puisqu'on évoque
23:09rachats d'actions,
23:09dans l'énergie,
23:10BP,
23:11on revient à l'énergie
23:12traditionnelle,
23:13au secteur traditionnel,
23:14et donc le pétrole.
23:14BP a annoncé ce matin
23:15couper ses rachats d'actions.
23:17Demain,
23:17Total Energy
23:18publiera ses résultats.
23:19Est-ce que vous vous attendez
23:20vu que les prix du pétrole
23:21ne progressent plus
23:22vraiment en réalité ?
23:23Est-ce que vous attendez
23:23à ce que Total Energy,
23:24mais l'ensemble du secteur
23:25fasse le deuil
23:26des rachats d'actions ?
23:27Stop ces rachats d'actions.
23:28Est-ce que c'est ça
23:29la tendance ?
23:30Il y a juste BP
23:31pour le moment
23:32qui a annoncé ça,
23:33donc qui ne sont pas
23:34les plus en forme
23:35de la bande.
23:37Il y a un problème
23:38de fonds
23:38sur l'industrie pétrolière,
23:40c'est qu'en fait
23:40ils n'investissent plus assez
23:41par rapport à la demande
23:43qu'il y a aujourd'hui
23:44de pétrole.
23:45Il y a toujours
23:45de la demande de pétrole,
23:46quoi qu'on en pense,
23:46c'est toujours comme ça,
23:47c'est grosso modo
23:48c'est 100 millions par jour.
23:49Il n'y a plus assez
23:50d'investissement
23:50depuis un bon moment,
23:52donc à un moment donné
23:53ils vont se retrouver
23:53en sous-capacité
23:55avec probablement
23:55un prix du pétrole
23:56qui va un peu monter
23:57même s'il y a de l'arbitrage
23:58sur l'énergie.
24:01Il va y avoir
24:02un moment assez bizarre
24:03de la part
24:04de ces grands acteurs
24:05et puis on évoquait
24:06tout à l'heure
24:06les grands fonds de pension
24:07qui résonnent
24:08à 20, 30, 40, 50 ans,
24:10ça fait un moment
24:10qu'ils ont levé le pied
24:11sur ces achats-là.
24:12Donc on a
24:13des entreprises
24:15qui ont un plan
24:19d'investissement
24:19qui n'est pas suffisant
24:20qui ont besoin
24:22de leur actionnariat
24:22pour refinancer tout ça.
24:25Donc je pense que Total
24:28qui est pour moi
24:30une des mieux gérées
24:30de la bande
24:31est avantagée
24:35dans tout ce qui se passe
24:36aujourd'hui.
24:36Mais le problème
24:38du rachat d'actions
24:39il est là
24:40pour les 18, 24 mois
24:41qui viennent
24:41mais après il va falloir
24:43qu'ils gèrent
24:43cet arbitrage
24:44entre ces rachats
24:46d'actions
24:47et les investissements
24:48qui sont nécessaires
24:49pour accompagner
24:49la hausse du pétrole
24:51qui va arriver
24:51à un moment donné
24:52on n'en produira pas assez.
24:53Donc on est quand même
24:54dans une situation
24:55qui est assez complexe
24:56sur ce secteur.
24:57Demain matin
24:57à suivre la publication
24:58de Total Energy
24:59donc Dassault Systèmes aussi
25:00on vient à la tech
25:01on suivra aussi
25:01Heineken
25:02tiens
25:02et puis demain soir
25:03ici Lord Luxottica
25:03il y a un mot à dire
25:04sur Kering
25:05qui a surpris
25:06sur Kering
25:08avec ce qui s'est passé
25:11sur Stellantis
25:12je pense que le marché
25:12avait un petit peu peur
25:13du syndrome du nouveau patron
25:15qui nettoie les écuries
25:16avant de repartir
25:17et finalement
25:18il ne le fait pas
25:19donc il n'y a pas
25:19de provision massive
25:20parce que les provisions
25:22de Stellantis
25:23ont quand même secoué
25:24tout le monde
25:24c'est-à-dire qu'on ne s'attendait
25:25pas à ça
25:26c'est-à-dire qu'il y a
25:27avec un truc
25:29qui est passé
25:29assez sous silence
25:30et ça
25:31ça m'a quand même tué
25:31ces 5 milliards de provisions
25:33pour les problèmes de qualité
25:34les gars
25:36ils y sont quand même allés
25:37très très très
25:38vous pensez que le marché
25:39craignait le même genre d'annonce
25:40chez Kering
25:40avec l'arrivée d'un nouveau patron
25:41et puis pas pour les problèmes
25:42de qualité
25:43mais en se disant
25:43ils ne vont pas en profiter
25:44pour faire passer des provisions
25:453-4 milliards
25:46mais ce n'est pas ce qui s'est passé
25:48donc on est sur
25:50un peu plus un business normal
25:51donc ça va
25:52on y reviendra en détail
25:53Kering avec Kélibert Chevreau
25:54ils sont avec nous
25:55les experts de Képler
25:55dans quelques minutes
25:56Kering a une 10%
25:57après sa publication
25:58en forme de soulagement
25:59elle est un peu super heureuse attente
26:00rien d'extraordinaire
26:01mais ça suffit à faire plus 10
26:02comment Alain ?
26:03on revient pas loin des 300
26:04où on était il y a deux mois
26:05et alors la chimie
26:07qui monte aussi
26:07incroyable
26:08BASF gagne 5%
26:09aujourd'hui
26:10belle publication
26:10c'est vrai
26:11mais enfin quand même
26:11Arkema gagne 8%
26:12Bruxelles pourrait alléger
26:15finalement les règles
26:16d'émissions de CO2
26:17le secteur de la chimie
26:17en profite
26:18on a plein de vent porteurs
26:19on a les prix de l'énergie aussi
26:20qui baissent
26:20il faut revenir sur ces vieux secteurs-là
26:23même la chimie
26:24en l'occurrence Stéphane
26:25c'était vraiment pas sexy
26:26ces dernières années en bourse
26:27nous on est très dubitatifs
26:29sur ce secteur
26:29on en a pas du tout
26:31dans mon fond
26:32il y a effectivement
26:33un petit rebond là
26:35sur des bonnes nouvelles
26:37sur l'énergie
26:39on peut avoir des baisses
26:40structurelles du prix de l'énergie
26:41il faut rappeler
26:42que la production de gaz
26:44va quasiment doubler
26:46dans les 2-3 ans qui viennent
26:48il y a énormément de gens
26:50qui vont arriver à maturité
26:52au Moyen-Orient
26:54mais aux Etats-Unis également
26:55donc ça ça peut beaucoup aider
26:56la chimie
26:57qui a été extrêmement pénalisée
26:59par la disparition du gaz russe
27:01évidemment
27:01donc oui ça peut aider
27:03mais c'est pas le secteur
27:05le plus sexy
27:06à mon humble avis
27:07et que ça rebondisse
27:10après plusieurs années
27:11catastrophiques
27:12ou en tout cas très très faibles
27:13c'est pas complètement étonnant
27:15de là en faire un trend
27:17haussier
27:17cohérent
27:19pas très
27:21un super chaud sur la chimie
27:22oui j'ai du mal à m'exciter
27:23sur le secteur
27:24honnêtement
27:24ça se sent un peu
27:25oui je suis désolé
27:26je suis pas
27:26dans un instant
27:28la clôture
27:28on va la vivre bien sûr
27:29ensemble en direct
27:30et donc
27:31on va la vivre bien sûr
27:32on va la vivre bien sûr
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