Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Ce vendredi 28 novembre, Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis Investment Manager, et Olivier de Berranger, directeur général et co-CIO de La Financière de l'Echiquier, se sont penchés sur la panne géante chez CME, premier opérateur boursier mondial, qui perturbe les échanges, la perspective d'un septième mois de hausse sur le S&P 500, l’éventualité d’une baisse des taux par la FED en décembre, la consommation américaine à l'approche du Black Friday, la perspective d'un plan d'investissement allemand en matière de dépenses militaires et ses conséquences sur les marchés, l'analyse de la bonne performance des banques et pharma en novembre, ainsi que les secteurs à suivre dans les futures années, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Ce soir, nos experts du club, ils viennent de s'installer et de nous rejoindre.
00:07Olivier de Béranger, directeur général de la financière de l'Echiquier.
00:10Bonsoir Olivier.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:11Et Mabrouk Chetouane, bonsoir Mabrouk.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:14Responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis IM.
00:17Ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:19On peut peut-être démarrer juste sur cette panne.
00:22Ce n'est pas tous les jours qu'il y a des pannes au sein des opérateurs boursiers.
00:24Alors ça dépend lesquelles, vous allez me dire.
00:25Là, il s'agit du premier opérateur boursier mondial, le Chicago Mercantile Exchange.
00:30Une panne qui a entraîné des perturbations sur le marché des devises,
00:33la cotation des contrats à terme sur les matières premières, l'or, les actions même.
00:38Et tout ça à cause de data centers qui n'arrivaient plus à refroidir.
00:41Problème de refroidissement sur les data centers,
00:43ce qui a entraîné donc une perturbation de marché.
00:47C'est un avant-goût du futur là qu'on est en train de vivre Olivier ?
00:50C'est un risque opérationnel qui change de nature.
00:54Si on remonte dans l'histoire, si vous vous souvenez d'un fauteuil pour deux,
00:58ce magnifique film avec Eddie Murphy et Dan O'Croyd,
01:01ça avait lieu sur le pit du CMI,
01:05alors que le film se passait à Philadelphia et que l'orange congelé s'est coté à New York.
01:09Mais on ne va pas insulter le scénariste et les réalisateurs.
01:13Et en fait, d'un risque opérationnel de mauvaise ordre décrite sur une fiche,
01:17on est passé à un risque opérationnel de trading électronique
01:20et de compensation et de temps réel du système.
01:26Ça me fait plus penser au problème de l'électrification de tous nos modes de vie.
01:32Je pense qu'on en part sur cette antenne depuis longtemps,
01:34mais c'est quelque chose qui est vraiment prégnant,
01:38puisque là, comme vous le disiez fort justement,
01:40ce n'est pas les serveurs eux-mêmes qui ont eu des difficultés,
01:42mais c'est les refroidisseurs,
01:43ce qui climatise le centre des puces et des serveurs,
01:48qui a eu un problème.
01:49Et j'ai regardé juste avant de venir la puissance consommée de ce centre de service,
01:55un petit centre de serveurs, c'est quand même 100 mégawatts.
01:58Donc c'est un cinquième d'une centrale thermique classique.
02:03Donc beaucoup d'énergie,
02:05beaucoup de froid à donner pour faire tourner
02:08toutes ces puces qui nous font vivre aujourd'hui.
02:11C'est juste que le risque a changé de nature
02:13et d'une erreur humaine,
02:14on est passé à un risque d'erreur de puces ou de refroidissement.
02:18Alors on a des acteurs du refroidissement de les data centers
02:20qui sont cotés aux Etats-Unis.
02:21Ils sont en hausse, figurez-vous.
02:23Verti, Holdings gagnent 3,2% aujourd'hui,
02:25alors que c'est un problème de refroidissement
02:26qui a perturbé les marchés.
02:28Le malheur des uns, le bonheur des autres.
02:30Donc finalement, on est, comme le disait Olivier,
02:32sur un risque opérationnel.
02:34Bon, ce n'est pas la première fois
02:35qu'on a eu ce genre de déconvenus finalement
02:37au sein du CIMI.
02:40Donc on a toujours trouvé des solutions.
02:42Ça s'est normalisé.
02:43C'est le premier opérateur boursier mondial quand même.
02:45Oui, mais il a déjà fait face à plusieurs pannes
02:48et ce n'est pas la première
02:49et ce ne sera sans doute pas la dernière.
02:51Mais la question effectivement du refroidissement
02:54de data centers ou de puces qui chauffent
02:57fait appel effectivement à la question de l'énergie de nouveau
02:59qui est l'externalité a priori positive
03:02liée justement à toute cette thématique de l'IA.
03:04Donc l'énergie va être au centre de beaucoup de débats
03:08et de beaucoup de batailles en fait
03:09dès l'an prochain.
03:12On le voit d'ailleurs sur les attentes de croissance
03:14et bénéfices sur ce secteur-là.
03:15Il y a beaucoup d'enjeux.
03:17Et finalement, ce que révèle cet incident,
03:20entre guillemets,
03:21qui n'a pas eu trop de conséquences par ailleurs
03:23sur les marchés, ça n'a pas perturbé quoi que ce soit,
03:26révèle finalement qu'on va avoir de nouveau
03:28des besoins en capacité, des besoins d'investissement
03:30qui vont être tout à fait substantiels.
03:32Oui.
03:33Qui progresse à Paris ?
03:34Je n'ai des électriques.
03:34Plus ça, il fait que vous l'impourcer.
03:35Eh oui, vous voyez que ça n'a pas que boursier.
03:38Oui, boursier, mais pas celui qu'on entend.
03:40Non, bien sûr.
03:41Alors voilà, on a cette panne évidemment
03:43qui anime.
03:43Ça tombe bien en fait.
03:44En plein milieu d'un pont,
03:45à la limite, on n'est pas sur une séance
03:46ni sur une période très cruciale.
03:47Aux Etats-Unis, on est en plein milieu d'un pont,
03:49le pont de Thanksgiving.
03:50C'est la séance là-bas de la dernière chance.
03:54Deux heures.
03:55Deux heures.
03:56Top chrono.
03:56Il reste deux heures pour les indices américains
03:59pour parvenir à passer en territoire positif sur novembre.
04:01Deux heures à peine parce que c'est une demi-séance.
04:03Sur le mois de novembre, le S&P perd 0,4%.
04:06C'est facile à rattraper, moins 0,4%.
04:08Il reste deux heures pour y parvenir
04:10et donc afficher un septième mois de hausse d'affilée.
04:12Ce qui constituerait un quasi-record.
04:14Sept mois de hausse d'affilée pour le S&P 500.
04:16On en est là.
04:17Alors qu'on avait tellement de doutes sur la tech,
04:19une risque de krach, de bulles, etc.
04:21Eh bien, peut-être le S&P va-t-il nous offrir,
04:24dans la dernière ligne droite tout à l'heure,
04:26une septième hausse, un septième mois de l'affilée de hausse.
04:29Ça nous dit quoi des forces en présence et du potentiel ?
04:31Peut-être encore à venir, Olivier.
04:33Je crois qu'on était au mois de novembre,
04:34un petit moment de doute entre des résultats qui sont là.
04:38Quand on a regardé les publications des entreprises américaines
04:42et notamment de la tech au troisième trimestre,
04:44non seulement il n'y a pas eu de surprise,
04:46mais il n'y a eu que des bonnes surprises.
04:47Il n'y a pas eu de mauvaise surprise.
04:49Donc les résultats étaient là.
04:50Il y a eu un petit doute quand même sur le...
04:52Et on en a largement parlé sur les antennes,
04:54sur le cycle d'investissement peut-être un peu trop violent.
04:59Je rappelle les chiffres puisque maintenant,
05:00tout se mesure en 1 000 milliards de dollars aux États-Unis.
05:04On a perdu environ 1 000 milliards sur le bitcoin de valeur
05:08et sur les cryptos entre le 16 octobre et il y a une semaine.
05:13Nvidia a corrigé d'environ 750 milliards de dollars
05:16par rapport à son plus haut de 5 000 milliards de dollars.
05:19Quand on regarde le cycle de capex de l'intelligence artificielle,
05:23c'est environ 1 000 milliards de dollars sur les 14 prochains mois.
05:27Pourquoi je dis 14 prochains mois ?
05:28Parce que ça tombe bien, parce que sur les 12 prochains mois,
05:30les free cash flow des entreprises de la tech,
05:32c'est 1 000 milliards de dollars aussi.
05:34Donc tout ça pour dire qu'il y a eu un petit moment quand même de doute.
05:38Et notamment ce doute était entraîné par, de mon point de vue,
05:41une incertitude un peu trop forte sur ce qu'allait faire la Fed.
05:44Il y a vraiment eu, si vous vous souvenez, début novembre,
05:48on s'est dit la baisse de décembre en fait, elle n'aura pas lieu.
05:52Voire même elle est repoussée au calendre grec.
05:55Les calendres grecs étant après le mois de mai,
05:57quand il y aura un nouveau président de la Fed.
06:01Et puis finalement, le vent a tourné.
06:03On navigue un peu en invisibilité parce qu'il n'y a pas beaucoup de données.
06:07On ne sait pas trop si elles sont justes.
06:09On ne sait pas s'il y aura des séries qui vont être republiées.
06:11A priori, non.
06:12Et puis, on a eu des déclarations de la Fed qui semblent dire
06:15que finalement, cette baisse des taux du mois de décembre aura lieu
06:19et que probablement, ce ne sera pas la dernière avec l'année 2026 qui se profile.
06:26Donc, tout ça pour dire qu'on a corrigé de manière plutôt saine
06:30après le rallye qu'on a fait, que là, on reprend un peu espoir.
06:35Si je devais parier, je dirais qu'on va finir positif sur le mois de novembre,
06:38sur le S&P.
06:39Bon, à 0,4, c'est un peu la pièce en l'air, mais bon.
06:43Il reste moins de deux heures.
06:44On reprend la cyclicité habituelle de fin novembre jusqu'à Noël
06:49où effectivement, vous le citiez tout à l'heure,
06:51le rallye de fin d'année peut se mettre en place.
06:54On a quand même des nouvelles positives qui peuvent arriver sur la géopolitique.
06:58On a un prix du baril qui reste stable et qui même a tendance à baissoter.
07:04On a des chiffres d'inflation qui sont corrects.
07:07Alors, l'Allemagne est un peu surpris aujourd'hui,
07:08mais tout ça est quand même un environnement plutôt optimiste pour les marchés.
07:13Et puis, je rappelle que les États-Unis sont en croissance.
07:17Ils vont baisser les taux.
07:18Croissance plus baisse des taux.
07:20Depuis 1973, on n'a jamais vu de baisse des marchés actions.
07:23Oui, jusqu'à ce que la bulle éclate.
07:25Jusqu'à ce que...
07:26Alors, pour moi, si une bulle n'a éclaté avant qu'elle n'éclaque.
07:28Ce n'est pas une bulle de...
07:29Ce n'est pas une bulle.
07:30Ce n'est pas une bulle de...
07:31Pour l'instant, ce n'est pas une bulle de marché.
07:32C'est vraiment une bulle de capex, de surinvestissement,
07:35mais par des gens qui ont les moyens,
07:36ce qui est très différent des bulles précédentes.
07:38Bon, c'est la Fed qui décidera ou non et du rallye de fin d'année,
07:42qui a peut-être démarré, on verra s'il dure,
07:44et peut-être aussi de la tendance de 1026.
07:47Tout dépendra des baisses de taux de la Fed, d'après vous, Mabouk ?
07:49C'est en grande partie un facteur essentiel, évidemment,
07:52mais c'est largement anticipé par les marchés.
07:55Les marchés ont tendance à se réagir, comme d'habitude.
07:59Effectivement, Olivier le citait,
08:00doutent sur la Fed,
08:01mais globalement, il n'y a pas de doute à avoir.
08:04La Fed ne peut pas changer de cap comme ça.
08:06Et étant donné que l'absence de données
08:08plonge la Fed dans une forme de flou,
08:10quelque part en mode risk management,
08:13on est obligé de gérer une situation, finalement,
08:15un peu inédite aux États-Unis.
08:16On navigue à vue, le coût est asymétrique pour la réserve fédérale.
08:20Ne pas baisser les taux d'intérêt directeur,
08:22voudrait dire potentiellement faire une erreur de politique monétaire,
08:25baisser les taux d'intérêt directeur
08:26et dire finalement, maintenant, patientons,
08:28pour pouvoir évaluer de nouveau la situation correctement
08:31à l'aune des datas qui seront publiées,
08:33c'est quelque part piloter de manière prudente le cycle.
08:36Et donc ça, le marché ne l'avait pas correctement compris,
08:39de la part de Jérôme Powell,
08:41et s'est mis en tête que les baisses de taux n'auraient pas lieu
08:43et d'autres scénarios un peu fantaisistes.
08:45Donc du coup, finalement, on revient sur quelque chose
08:48de beaucoup plus normal, en quelque sorte,
08:50concernant la réserve fédérale.
08:52Je rejoins tout à fait, quand on regarde juste les CAPEX,
08:55oui, les investissements, les dépenses d'investissement,
08:59c'est important, c'est peut-être même trop important,
09:01on a peut-être une surcapacité qui est en train de se générer,
09:04mais si on prend un contrefactuel,
09:06si on raisonne un peu à l'envers en disant
09:07s'ils n'avaient pas fait tout ça,
09:08ils seraient encore plus sanctionnés par les marchés.
09:11Donc quand on regarde, quand on décompose par ailleurs
09:13la croissance du S&P 500 en performances cumulées
09:16depuis le début de l'année,
09:17on regarde que globalement, cette respiration,
09:19c'est juste une question de valorisation.
09:21C'est tout.
09:21On a une valorisation qui est montée un peu trop haut,
09:23un peu trop vite, en quelque sorte,
09:25et là, ça respire.
09:26Et globalement, les earnings,
09:28donc les bénéfices des entreprises,
09:29ont toujours porté, finalement,
09:31le S&P 500 depuis, finalement,
09:33Libération Day, même depuis le début de l'année.
09:35Il n'y a pas eu une seule, finalement, un seul mois
09:37où les résultats, quelque part,
09:39ont montré des signes de faiblesse.
09:41Au contraire, on a été constamment surpris positivement.
09:45Et le dernier point, qui n'est pas des moindres non plus,
09:48on démarre toujours l'année, finalement,
09:49avec des perspectives de croissance bénéficiaire
09:52pour les entreprises du Nasdaq.
09:54Alors, encore une fois, il y a à boire et à manger là-dedans.
09:56Au cours des deux dernières années,
09:58on a commencé à peu près autour de 20%.
10:00Là, d'entrée de jeu...
10:0220% d'attente de hausse de bénéfices.
10:03De croissance des bénéfices pour l'exercice suivant.
10:06C'est-à-dire qu'en gros, quand on se mettait fin 2024,
10:08on attendait 20% de croissance.
10:10Donc là, déjà, bien sûr,
10:11on a dépassé très largement ce score.
10:14Et là, quand on regarde la croissance des bénéfices attendus
10:16pour les entreprises du Nasdaq pour 2026,
10:18on est déjà à 24.
10:20Alors là encore, le risque,
10:21les permabaires, comme on les appelle,
10:23diront effectivement,
10:24ceux qui voient le, entre guillemets,
10:26le pessimisme partout,
10:28diront, c'est exagéré,
10:30on va encore être déçus.
10:31Pas de bol, on n'a jamais été déçus.
10:32Donc peut-être que ça va arriver,
10:34peut-être que ça va donner une respiration,
10:36une respiration que je qualifie de saine, là encore,
10:38pour quelque part en 2026,
10:40ça ne va pas, entre guillemets,
10:42chahuter, en tout cas, parasiter la direction des marchés.
10:45L'entreprise, entre guillemets, états-unienne délivre.
10:48Et encore une fois,
10:50il y a un point qui est, à mon sens,
10:51essentiel pour comprendre le cycle à l'échelle globale,
10:54il n'y a pas de demande en Chine,
10:56il n'y a pas de demande en Europe,
10:57elle est beaucoup trop faible,
10:58ça c'est clairement une faiblesse structurelle
10:59de l'Europe que l'on connaît depuis très longtemps,
11:02c'est quelque chose qui émane en Chine,
11:03on voit bien que la demande pose un problème,
11:05le seul consommateur qui demande et qui tire le cycle mondial,
11:08c'est le consommateur américain.
11:09Et force est de constater que celui-ci n'a pas encore disparu,
11:11et que globalement, ça devrait plutôt bien se passer.
11:13– Attendez, on va voir,
11:14on est qu'au tout début des ventes de fin d'année,
11:16le Black Friday, c'est aujourd'hui,
11:17vous avez déjà les premiers retours, Mabrou ?
11:19– Non mais d'accord, moi je suis macroéconomiste,
11:20c'est-à-dire qu'en gros, je ne raisonne pas,
11:22un point ne fait pas une tendance pour moi,
11:23et oui, Black Friday, c'est toujours un marqueur
11:26pour prendre un peu la température du consommateur américain,
11:28certains estiment déjà que les dépenses consacrées
11:31au Black Friday seront supérieures.
11:33Mais là encore, attention aux chiffres,
11:36on a eu du shutdown, rattrapage,
11:38les gens, entre guillemets,
11:39vont recevoir beaucoup d'argent,
11:41certes, effectivement, ça va être une bonne excuse
11:43pour pouvoir le dépenser.
11:44– Alors voilà, c'est ça qui m'étonne,
11:45c'est qu'on parle énormément,
11:47depuis des mois et des trimestres même,
11:48d'une paupérisation des classes moyennes aux Etats-Unis,
11:51du fait que 70% de la consommation
11:53vient des plus riches,
11:55et pourtant, pour les ventes de fin d'année,
11:57on attend un record,
11:58c'est la Fédération du Retail aux Etats-Unis
12:00qui prévoit plus de 1 000 milliards de dollars
12:02de dépenses,
12:03ce qui serait une première,
12:04plus de 1 000 milliards de la part des Américains.
12:06Ils vont bien ou ils ne vont pas bien,
12:07les consommateurs américains ?
12:08– Je crois que pour paraphaser,
12:10Mark Twain qui disait que les rumeurs sur sa mort
12:12étaient largement exagérées
12:13quand un avis de décès a été publié dans un journal,
12:16les rumeurs de la mort du consommateur américain,
12:18quand même depuis 2022 à peu près,
12:20depuis la fin des chèques Covid,
12:23elles me semblent largement exagérées.
12:24Ce qui est vrai en revanche,
12:26c'est que si on utilise un alphabet
12:29pour essayer d'illustrer le comportement
12:31du consommateur américain,
12:33il y a quand même un cas qui se forme,
12:35c'est-à-dire qu'il y a le consommateur américain
12:37qui a son argent en bourse,
12:38qui bénéficie d'un effet richesse exceptionnel,
12:41qu'a son immobilier dans les zones type Floride
12:44dont les prix explosent.
12:46Pour lui, la vie est belle et tout va bien.
12:48Alors qu'effectivement, à l'autre bout du spectre,
12:50le bas du cas,
12:51on a un chômage dans les services
12:56à faible vade à rajouter,
12:57qui augmente, ce qui est un peu une surprise,
12:59parce qu'on ne pensait pas que ça arriverait
13:00avec les lois anti-immigration de Donald Trump.
13:04On a une consommation qui est difficile,
13:07et puis dans ces zones qui sont en difficulté,
13:09on a un prix de l'immobilier qui baisse.
13:12Je crois que c'est la Société Générale,
13:13dans une étude publiée récemment,
13:16qui disait que sur les États américains,
13:17il y en a 30 en récession déjà.
13:20Et ces États-là, effectivement,
13:21ils ne bénéficient pas de l'IA,
13:23du cycle de CAPEX,
13:25de toutes ces dépenses
13:26qui finissent par retomber
13:28dans la poche du consommateur américain.
13:30Antoine ?
13:30Je l'avais dit déjà un peu hier,
13:32mais je le répète,
13:33j'ai l'impression qu'on met sur le consommateur américain
13:35autant de pression qu'on en met sur NVIDIA
13:37en publication de ses résultats.
13:39C'est-à-dire qu'on veut qu'il continue à consommer
13:41sur la même cadence, etc.
13:42Mais on sent qu'il y a des signaux faibles
13:44qui s'accumulent du côté de l'Amérique pauvre,
13:46avec des taux de défauts sur les cartes de crédit,
13:49des taux d'intérêt sur les cartes de crédit
13:51qui deviennent dingues,
13:52des taux de défauts sur les emprunts immobiliers,
13:54sur les emprunts automobiles, etc.
13:57Il y a tout un tas de signaux orange qui s'allument,
14:00mais on espère que c'est l'Amérique riche
14:03qui va continuer à faire fonctionner la machine.
14:05Trump ne s'y trompe pas, si je puis me permettre.
14:07Globalement, ça saillit avec ses chèques.
14:10Bon, il faut encore trouver la bagatelle
14:12de 600 milliards de dollars.
14:14Une paille.
14:15Pardon ?
14:15Une paille.
14:16Une paille, oui, effectivement.
14:19Quelque part, il sait pertinemment
14:20que la base électorale qui a voté pour lui,
14:24qui l'a permis de remporter au la main,
14:27justement, les élections américaines,
14:30est un peu en difficulté.
14:31Donc, que ce soit la base agricole,
14:33que ce soit finalement la partie, effectivement,
14:37de la distribution des revenus
14:37qui est un peu plus à gauche.
14:38Donc, du coup, cette politique budgétaire expansionniste
14:42pose une autre question.
14:43Donc, on va envoyer 2000 dollars à chaque Américain.
14:46Pourquoi pas, effectivement ?
14:47Donc, ça s'est déjà produit dans le passé.
14:48Mais ça s'était assorti d'une condition
14:50qui s'appelait, effectivement, le Kiwi de la Fed.
14:52Et c'est là où, finalement, on se dit
14:54« Trouvez 600 milliards de dollars. »
14:55Mais si !
14:56C'est l'argent des droits de douane.
14:57C'est les recettes douanières
14:58qui comptent réaffecter et partager.
15:00Oui, bien sûr.
15:01Mais non.
15:01Donc, du coup, le problème,
15:02c'est que ça ne marche pas comme ça.
15:03En gros, en année pleine,
15:04vous avez 350 milliards de recettes douanières.
15:07Donc, avec, effectivement,
15:09des taux de tarifs douaniers,
15:12par exemple, qui ne sont pas révisés à la baisse.
15:14Ça, c'est aussi une condition sine qua non.
15:15Une base taxable qui ne change pas.
15:17Donc là, encore, trop d'hypothèses.
15:18Et je ne pense pas qu'effectivement,
15:20on va pouvoir boucler sur le budget américain
15:23tôt ou tard.
15:24Vous restez avec nous, Olivier, Mabrouk, Antoine.
15:26On aborde d'abord cette dernière ligne droite.
15:28On va faire le bilan à un quart d'heure de la clôture.
15:30On attend faire une hausse pour...
15:33C'est vrai, consolider un bilan hebdomadaire
15:34plutôt flatteur.
15:35Le CAC 40 gagne encore 0,3% ce soir,
15:37donc à un quart d'heure de la clôture.
15:39Stellantis en tête plus 2.
15:40ArcelorMittal gagne 1,5.
15:42Et puis à la baisse,
15:42Accor recule d'1,4%.
15:44On suit aussi, bien sûr, SMCP
15:46dont le processus de cession de 51,2% du capital
15:50est lancé, figurez-vous.
15:52SMCP, groupe de luxe, donc à vendre.
15:54On verra si une OPA, en tout cas, est déclarée.
15:57Si quelqu'un vient prendre le contrôle
15:59et s'emparer d'SMCP rapidement
16:01et surtout à quel prix.
16:02Ça va être ça, l'enjeu de prix.
16:03En tout cas, aujourd'hui, le marché achète
16:04plus 4,8% SMCP.
16:08Est-ce qu'il faut privilégier pour la suite
16:09l'Europe ou les États-Unis ?
16:10C'est la question.
16:11On a un vote aujourd'hui au Parlement allemand favorable.
16:13Les députés allemands ont voté
16:15le projet remanié de budget de 2026
16:17qui prévoit le plus important recours
16:19à l'endettement depuis la pandémie de Covid
16:21pour les Allemands.
16:22Voilà, ça a été voté.
16:23Aujourd'hui, c'est officiel.
16:24Ça n'a pas d'impact sur le marché obligataire.
16:26Le 10 ans allemand est à peu près stable
16:28comme les autres taux européens.
16:30Est-ce que, du coup, ça valide la thèse européenne,
16:32la thèse d'investissement européenne
16:33portée peut-être aussi par cette perspective
16:36du plan d'investissement allemand ?
16:38Olivier.
16:38De mon point de vue, oui.
16:40Et quand même la bonne nouvelle pour nous
16:41qui observons les marchés,
16:42c'est qu'enfin, en 2025,
16:45la diversification a marché.
16:46C'est-à-dire qu'il ne suffisait pas
16:47d'acheter de la tech américaine
16:49pour performer.
16:50Si vous achetez du S&P 500,
16:52vous avez fait 15% cette année,
16:53vous êtes content.
16:54Mais en euro,
16:55vous êtes plutôt autour de 5%.
16:57Alors que les bourses européennes
17:00sont, elles, à 15%.
17:02Les bourses émergentes,
17:04la plupart, sont largement au-dessus.
17:06Donc, oui, la thèse européenne
17:08continue de fonctionner pour nous.
17:10Et finalement, on a beaucoup parlé
17:11du cycle de CAPEX de l'IA aux Etats-Unis.
17:14On a le même cycle de CAPEX en Europe,
17:18sauf que nous, il est dans les défenses
17:19et les infrastructures.
17:20Et que si vous regardez ce qui fonctionne
17:23en bourse cette année en Europe,
17:26ce sont les financières et la défense.
17:28Les financières qui financent un peu
17:30ce cycle de CAPEX et la défense.
17:32Ça explique quasiment deux tiers
17:33de la performance de l'indice européen.
17:36de même qu'aux Etats-Unis,
17:37la performance du secteur de l'IA en général,
17:40si vous faites les Max 7 plus
17:42toutes les entreprises qui travaillent autour,
17:44ça fait 10% des 15%.
17:46Donc, on a deux cycles de CAPEX
17:47qui sont dus, notamment en Europe,
17:51à un expansionnisme fiscal effréné.
17:54Vous parliez d'éclatement de bulles tout à l'heure.
17:56Je pense que ça finira mal un jour ou l'autre.
17:58Mais pour l'instant, on peut continuer.
18:01Et donc, la diversification en investissement
18:04sur les sociétés européennes
18:05qui sont quand même globalement moins chères
18:08et mieux exposées mondialement,
18:10oui, ça vaut le coup de continuer.
18:12Oui, même si on attend peut-être un peu trop
18:14de ce plan d'investissement allemand ou pas ?
18:16Parce que si les Allemands achètent beaucoup
18:17d'armes américaines,
18:19ce n'est pas en Europe que ça ruissellera tout ça.
18:22C'est BNP Paréba qui a expliqué l'autre jour,
18:23Nicolas Vanchet pour BNP,
18:24qui nous disait que le multiplicateur
18:26de l'investissement sur la croissance européenne
18:28risque d'être assez décevant.
18:29Tout dépend dans quoi cette impulsion budgétaire est mise.
18:34C'est vrai qu'en Allemagne,
18:35le SPD milite pour une portion importante
18:39de redistribution plutôt que d'investissement,
18:41ce qui avait été annoncé au marché
18:43depuis le début de l'année.
18:45Mais depuis le début de l'année,
18:46le marché européen s'est calmé une ou deux fois
18:48sur le fait que ce cycle d'investissement
18:50qu'on attendait, premier semestre,
18:53puis deuxième semestre,
18:54on sait qu'il est un peu décalé.
18:55Comme toujours, l'Europe a un peu ses vieux démons,
18:58d'être un peu plus lente dans la mise en œuvre
19:02et en mouvement de ces décisions.
19:03Mais globalement, pour 2026,
19:06je pense que ça va continuer.
19:07C'est-à-dire ce cycle de CAPEX européen
19:09financé par déficit budgétaire,
19:11il n'y a pas de raison qu'il s'arrête.
19:12Les députés allemands ont approuvé aujourd'hui
19:14le projet remanié de budget 2026,
19:17qui prévoit un recours à l'endettement record
19:19depuis la pandémie de Covid.
19:20C'est fait, c'est validé par les députés.
19:22Ça a été difficile, mais c'est fait.
19:24Comment est-ce qu'il faut s'y préparer ?
19:25Est-ce que vous pensez que c'est un boost important
19:27à venir pour la croissance l'an prochain en Europe
19:28ou ce sera la déception ?
19:30C'est un boost pour la croissance allemande,
19:33déjà pour commencer.
19:34Mais bon, ce n'est pas dur, entre guillemets,
19:35quand on fait zéro, trois années de suite,
19:37finalement, d'avoir des bons chiffres,
19:38finalement, en 2025, en 2026.
19:41Donc, on n'a pas non plus se tromper,
19:42finalement, sur ce que j'appelle la percolation.
19:46C'est-à-dire qu'en gros, de quelle manière
19:47tout ceci se diffuse dans l'économie ?
19:49Et puis, j'ai presque envie de dire,
19:49le problème, c'est qu'en Allemagne,
19:51on est sur un plan d'investissement « backward »,
19:55entre guillemets, c'est de l'infra,
19:57que de l'infra,
19:57puisqu'il faut rattraper trois ans d'investissement,
19:59trois ans où il n'y a pas eu d'investissement
20:02du tout en Allemagne.
20:03Et quand vous regardez, effectivement,
20:04ce qu'ont fait les entreprises allemandes,
20:05ça baisse, en fait.
20:06Et c'est un des rares pays en Europe
20:07où l'investissement des entreprises baisse,
20:10contrairement à toutes les autres.
20:11Même en France, ça stagne,
20:12mais ce n'est pas non plus négatif.
20:14Donc, quelque part, on est finalement
20:15sur une histoire déjà passée, en fait.
20:17On est en train juste de rattraper
20:19des infrastructures complètement déficientes
20:21et surtout, pas adaptées
20:22au nouveau contexte géopolitique
20:24avec la Russie, par ailleurs.
20:26Et alors, même qu'aux États-Unis,
20:28finalement, on est déjà sur des plans d'investissement.
20:30Alors, il y a de l'infra, bien sûr,
20:32mais il y a surtout toute cette nouvelle technologie
20:33dans laquelle l'Europe n'est absolument pas.
20:35Donc, c'est véritablement, pour moi,
20:37en fait, juste un rattrapage.
20:39Il n'y aura rien d'exceptionnel.
20:41Et pour répondre à la question
20:43que vous posiez au départ,
20:44Europe versus États-Unis,
20:45je sais qu'il y a une espèce de vibe
20:47en disant, finalement,
20:48oui, l'Europe va pouvoir de nouveau
20:49répliquer l'exploit du premier trimestre.
20:52Honnêtement, je ne le pense pas.
20:55Vous êtes comme ça, vous.
20:56Oui.
20:56D'accord.
20:57Oui, oui, j'ai le droit.
20:58Mais quand même, 524 milliards d'euros
21:00de dépenses à venir.
21:01524 milliards.
21:02C'est-à-dire que même si beaucoup
21:03ne vont pas ruisseler comme on l'aimerait,
21:05ils suffraient avec un peu ruisselle
21:06et ça fera un sacré levier.
21:07Oui, d'accord, mais 524 milliards...
21:08Vous parlez de la croissance allemande à zéro.
21:09La croissance européenne,
21:10elle n'est pas énorme non plus.
21:11Ça fera du levier.
21:12Mais il est de combien,
21:13le potentiel européen ?
21:14C'est-à-dire qu'en gros,
21:14on a un potentiel qui est à 1.
21:15On ne peut pas non plus espérer
21:16avoir une croissance de 3.
21:18C'est comme ça.
21:18Parce que vous raisonnez,
21:19toutes choses étant égales par ailleurs.
21:20Non, je raisonne de manière statistique.
21:22Et quand on regarde les écarts
21:23juste de productivité,
21:24de revenus par tête avec les États-Unis,
21:25l'écart est tellement colossal
21:27qu'on explique juste, finalement,
21:28ces écarts de croissance
21:29par l'inertie, en fait, européenne.
21:31Donc, globalement, encore une fois,
21:33je ne voudrais pas être non plus,
21:33je ne suis pas défaitiste sur l'Europe,
21:35mais dès l'instant où on sera sorti,
21:38finalement, de cette espèce
21:39de carcan bureaucratique
21:40où tout prend, effectivement,
21:41une plombe pour, finalement,
21:42exécuter les plans,
21:44eh bien, peut-être qu'on y arrivera.
21:45Mais entre-temps, finalement,
21:46force est de constater que,
21:47à un moment donné,
21:48ça coince, c'est trop lent,
21:49ce n'est pas assez implémentaire.
21:50Vous n'empêcherez pas, Olivier,
21:51de continuer d'investir
21:52dans les infrastructures
21:53l'an prochain ?
21:54Non, mais bien sûr qu'il faut le faire,
21:56mais il faut plus de volontarisme politique.
21:59Mabrouk, Olivier.
22:00Alors, d'habitude, c'est moi
22:01qui joue le rôle de défaitiste
22:02sur l'Europe,
22:02mais là, je vois que j'ai affaire
22:03à un plus fort et à un niveau important.
22:07Je crois quand même
22:08qu'on oublie la possibilité
22:09d'une paix en Ukraine,
22:10qui serait quand même,
22:11pour l'année 2026,
22:13quoi qu'on en dise,
22:14et sûrement, ce ne sera pas bon
22:15pour le déficit budgétaire européen
22:18qui devra refinancer une reconstruction
22:19qui n'est pas vraiment prévue
22:21dans les budgets pour l'instant.
22:23Mais quand même, ce sera,
22:24un, d'un point de vue,
22:26je dirais, ambiance pour le business,
22:29ce sera quand même plus sympathique
22:31de ne plus avoir une guerre
22:32à quelques milliers de kilomètres
22:33de nos capitales.
22:35Et puis, deux, la reconstruction,
22:36c'est quand même quelque chose.
22:37Et une paix un peu plus globale
22:40avec la Russie,
22:41c'est quand même quelque chose
22:41qui peut être porteur.
22:43Après, c'est vrai que le potentiel
22:44de croissance en Europe,
22:46il est de 1%.
22:46Bonne nouvelle,
22:47c'est ce qu'on devrait faire
22:48en 2026, quand même.
22:49Or, c'est pas une bonne nouvelle.
22:52Non, mais on arrive à faire
22:53notre potentiel de croissance,
22:54ce qu'on n'arrive pas à faire
22:54les États-Unis en ce moment.
22:55Donc, moi qui suis quand même
22:57pas très à l'aise
22:58avec, effectivement,
22:59tous les processus bureaucratiques européens,
23:01là, en termes d'investissement,
23:03au prix,
23:04où sont les financières européennes
23:08ou même les utilities,
23:10ou même les pétrolières,
23:12quand même,
23:12si le climat géopolitique s'apaise,
23:16il y a encore un petit peu de place.
23:17Ou économiquement,
23:18il vaut mieux être européen qu'Amérique.
23:19C'est ce que vous venez
23:19de nous expliquer quand même à l'instant.
23:21Il vaut mieux avoir
23:21la croissance européenne qu'Amérique.
23:22C'est ce que vous venez de nous dire, Olivier.
23:23Non, c'est pas exactement
23:24ce que j'ai dit.
23:25Ce que j'ai dit,
23:26c'est qu'on est quasiment
23:27au maximum de notre potentiel,
23:28ce qui n'est pas le cas aux États-Unis.
23:29Juste un point,
23:30la dynamique, globalement,
23:32alors oui,
23:32la croissance affective aux États-Unis
23:34est inférieure au potentiel aujourd'hui.
23:37Le problème,
23:38c'est que nous,
23:38la dynamique n'est pas bonne.
23:39C'est-à-dire qu'en gros,
23:39on est au-dessus du potentiel aujourd'hui
23:40parce qu'encore une fois,
23:41on a des effets de rebond
23:42qui sont liés par ailleurs
23:44au comportement
23:46de l'administration américaine,
23:47mais la dynamique est mauvaise.
23:48C'est-à-dire que l'an prochain,
23:48on fera moins que cette année.
23:49Donc, à un moment donné,
23:51oui, on revient au potentiel,
23:52mais pas par la bonne voie,
23:53entre guillemets.
23:53Donc, ça, c'est un vrai problème.
23:54Alors que les États-Unis
23:55tendent à retrouver
23:56leur potentiel l'an prochain,
23:57voire même à le dépasser.
23:59La dynamique,
24:00elle est encore...
24:00Par la bonne voie.
24:01Par la bonne voie.
24:02Exactement.
24:02Donc, la dynamique,
24:03encore une fois,
24:04mais pas de bonne...
24:04C'est un coming out trop peace,
24:05là, que vous êtes en train de faire.
24:06Non, pas du tout.
24:07Alors, vous,
24:07vous nous faites dire
24:08des choses qu'on n'a pas dit.
24:10Je prolonge les cours,
24:11pour le coup.
24:12Vous prolongez les tendances,
24:13effectivement.
24:14Ah ben, voilà,
24:15Chris, notre...
24:16La sonnette ne marche plus, tiens.
24:21Bon, écoutez,
24:22c'est comme ça.
24:23Non, mais t'as plus fort.
24:25Les secrets,
24:26les coulisses de BFM Bourse.
24:27Chris qui nous interpelle.
24:28Ça, c'est vrai.
24:28Il est en direct avec nous,
24:2917h29,
24:30et il vous interroge
24:31sur les tendances à venir à Chris.
24:33On t'écoute.
24:34Salut, Guillaume.
24:35Bonsoir, les experts.
24:36Moi, ce qui m'interpelle,
24:37c'est qu'en novembre,
24:39ce sont les indices
24:39les plus exposés aux banques
24:41et à la pharma
24:41qui ont le plus progressé en Europe.
24:43Est-ce que cela signifie
24:44qu'en 2026,
24:45il faudra privilégier
24:46ces deux secteurs ?
24:48Banque et pharma,
24:49en novembre,
24:49ont signé
24:52un signe énonciateur ou pas
24:53pour 2026 ?
24:54C'est une bonne question.
24:54Est-ce que vous pensez
24:55que 2026 pourrait être favorable
24:57encore aux banques et aux pharma ?
24:59Allez, 2025,
25:00c'est un énorme effet
25:01de rattrapage quand même.
25:02Ça dure quand même
25:03depuis un peu plus longtemps
25:04que 2025.
25:05Et quand on regarde
25:06les valorisations
25:07des banques européennes,
25:09ça reste encore nettement inférieur
25:10aux banques américaines.
25:11Donc, si jamais
25:12on s'en rapprochait,
25:14il y a encore beaucoup,
25:15beaucoup de potentiel.
25:16On ne s'en rapprochera pas,
25:17mais on peut encore
25:18combler un peu le gap.
25:20Donc oui, moi,
25:20ça me paraît être toujours
25:21des investissements intéressants,
25:25notamment parce que
25:26la courbe des taux
25:27est particulièrement pentue
25:28en Europe.
25:29On a des taux
25:30sur le court terme
25:31qui sont autour de 2.
25:32On a des taux,
25:33si vous êtes en France,
25:34à 3,5 sur le 10 ans.
25:36Aux États-Unis,
25:37pour l'instant,
25:37la courbe est beaucoup plus plate.
25:38Alors même si l'activité
25:39des banques
25:40est beaucoup moins commerciale
25:41aux États-Unis
25:41et que la sensibilité
25:43à la pente de la courbe des taux
25:44est moins forte qu'en Europe,
25:46en Europe,
25:46on sait qu'on a
25:47une sensibilité forte
25:48à la pente de la courbe des taux.
25:50Et pour l'instant,
25:51je ne sais pas ce que prévoit
25:52Magroup dans ses prévisions
25:55de 2026,
25:56mais je ne m'attends pas
25:56à un écroulement des taux
25:57longs en Europe
25:58au vu de l'afflux
26:00d'émissions
26:00qu'on va devoir subir.
26:02Donc oui,
26:03les bancaires,
26:04les pharmaces,
26:06c'est un peu plus compliqué
26:07parce qu'effectivement,
26:07les valos sont faibles.
26:09Mais pour l'instant,
26:09la politique américaine
26:10sur le prix des médicaments
26:12est quand même
26:13très agressive.
26:15Il ne faudrait pas quand même
26:16que toute la profilabilité
26:17réalisée en Amérique du Nord,
26:19qui est le centre
26:20de profitabilité
26:21des pharmas,
26:22viennent à être
26:22trop abîmés.
26:25Donc,
26:25une fois qu'on verra
26:26s'ils implantent
26:27aux Etats-Unis
26:28des capacités de production,
26:30s'ils arrivent
26:30à s'arranger
26:31avec l'administration
26:32américaine,
26:33on pourra continuer
26:34à investir
26:34sur les pharmas européennes.
26:36Le secteur pharma
26:37qui depuis deux mois
26:37rebondit pas mal,
26:38mais vous le dites vous,
26:39mais un point
26:40ne fait pas une tendance.
26:41Un point ne fait pas une tendance,
26:42mais alors pour le coup,
26:42je partage vraiment
26:43le constat fait par Olivier,
26:46pente de la courbe des taux
26:47qui devraient rester
26:48et qui devraient même
26:50peut-être encore plus
26:51s'accentuer en Europe.
26:53On est dans le camp
26:55finalement
26:55de ceux qui pensent
26:56que la BCE
26:56a encore de l'espace
26:57pour baisser ses taux
26:58d'intérêt directeur
26:59l'an prochain.
27:00Et même chose,
27:00le problème,
27:01c'est qu'on a un risque
27:02qui est celui
27:03d'une administration
27:03américaine
27:04sur la pharma.
27:05Donc,
27:06prudence.
27:06Prudence.
27:07Tiens,
27:07puisqu'on parle de devises
27:08aussi,
27:08de politique monétaire,
27:09la dédollarisation,
27:10la dédollarisation
27:11est un mythe.
27:12Le dollar connaîtra
27:13un nouveau souffle
27:13en 2026.
27:14C'est Ivo Mertens
27:15pour Iban First
27:16qui nous l'expliquait tout à l'heure.
27:17C'était dans la bourse cash.
27:18Il a parlé très cash d'ailleurs
27:19et il est très optimiste,
27:20lui,
27:21sur un rebond à venir
27:21du dollar.
27:22Cette séquence,
27:23la bourse cash,
27:24c'est le nom de la séquence,
27:25est à retrouver en replay
27:25sur l'application BFM Business.
27:27C'est entré là.
27:31C'est à
27:40rude.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations