- il y a 3 minutes
Jeudi 26 février 2026, retrouvez Raphaël Thuin (Directeur des stratégies de marchés de capitaux, Tikehau Capital), Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) et Pierre-Alexis Dumont (Chief Investment Officer, Sycomore Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:09Trois invités avec nous chaque soir en plateau pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Pierre-Alexis Dumont est avec nous, le directeur des investissements de Sycomore Asset Management.
00:17Bonsoir Pierre-Alexis.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Mabrouk Chetouane nous accompagne, responsable de la stratégie de marché chez Natixi CM.
00:23Bonsoir Mabrouk.
00:24Bonsoir.
00:25Et Raphaël Thouane est également en notre compagnie, le responsable des stratégies de marché de capitaux de Ticéo Capital.
00:29Bonsoir Raphaël.
00:30Bonsoir Régoire.
00:30Les enseignements de la publication de Nvidia, alors on peut faire Nvidia, Salesforce, Engie aussi, ça peut être intéressant à
00:38regarder.
00:40Derrière les chiffres, ce qui est intéressant c'est la réaction de marché.
00:42Comment on peut expliquer ? Est-ce qu'il y a une explication qui sort du lot, qui permette de
00:47justifier que Nvidia perde aujourd'hui 5% par exemple, après sa publication ?
00:51Fondamentalement, pour être honnête, il n'y a pas vraiment de justification.
00:54On a eu des résultats qui ont été splendides, une espèce d'ovni en termes de croissance de chiffre d
00:59'affaires, de profitabilité, 75% de marge brute, ça fait rêver.
01:04En termes de perspectives, effectivement, pour le trimestre prochain, qui ont été effectivement très bonnes aussi.
01:09Donc globalement, des résultats qui dépassent les attentes.
01:12Quand on écoute aussi ce qui a été dit par le management de l'entreprise, l'aspect qualitatif finalement des
01:19commentaires, globalement c'était très positif, très optimiste.
01:22Quand on regarde par exemple les perspectives de dépenses d'investissement, Nvidia les qualifie de très robustes, ils ne voient
01:29pas du tout de décélération.
01:31On avait déjà cette notion lorsqu'on écoutait les autres grandes techs américaines qui parlaient effectivement de ces perspectives.
01:37On a eu la confirmation hier. Jensen Wang parle aussi de plus en plus de retours sur investissement qui commencent
01:44à se matérialiser pour ces grandes dépenses d'investissement des grandes techs.
01:48Ça, c'était un facteur important. Oui, il y a du free cash flow qui est en train de partir
01:51en capex chez ces grandes techs.
01:53Mais finalement, ce free cash flow va aussi permettre de générer de nouvelles profitabilités à travers l'IA.
01:58Tout ça est très positif. Donc finalement, fondamentalement, on a du mal à mettre le doigt sur ce qui cloche.
02:03Alors, il y a quelques points d'attention. On commence en particulier à voir poindre l'impact d'une concurrence
02:10nouvelle, AMD, les TPUs,
02:13qui effectivement commencent un petit peu à rogner certains business autour des data centers et des instruments de calcul pour
02:19le data center.
02:20Mais globalement, fondamentalement, il n'y a pas de raison. Il reste maintenant les autres facteurs, les facteurs techniques, les
02:27facteurs de sentiments,
02:29l'inquiétude d'un business model qui n'est pas nécessairement durable sur le long terme.
02:33Ces dépenses de capex, elles ne vont pas aller jusqu'au ciel à l'infini.
02:36Et de ce point de vue-là, on sent que le marché continue à s'interroger.
02:40On est globalement dans cette thématique de rotation autour de l'IA, autour de défiance.
02:44Et petite déception, les résultats de Nvidia n'ont pas réussi à changer ce narratif, en tout cas pour l
02:51'instant.
02:52Donc l'action passe.
02:53Oui, je comprends, mais ce n'est pas une boîte qui est valorisée non plus de manière excessive,
02:59excessive ou en tout cas extraordinaire.
03:01La valorisation de Nvidia aujourd'hui reste relativement mesurée, Raphaël.
03:06Je vous trouve généreux.
03:07Moi, je la dirais même, elle n'est franchement pas chère, en tout cas comparée à son history crop.
03:11On est au plus bas depuis 10 ans.
03:12Ça ne se paye plus 60 fois les bénéfices.
03:14Non, on paye en gros ce qu'on payerait pour le S&P.
03:17On paye ce qu'on payait pour Nvidia en 2019, quand c'était un pure player des jeux vidéo et
03:23des cartes graphiques.
03:24Donc effectivement, en termes de valorisation, on ne parle pas de bulles sur Nvidia.
03:27Le marché a bien en tête que ce business model ne peut pas être soutenable à l'infini.
03:32En tout cas, que c'est 75% de marge brute, c'est un chiffre à l'instant T,
03:36mais que ce ne sera peut-être pas le même chiffre dans 3 ans, dans 5 ans.
03:38Ça se reflète déjà, d'une certaine manière, dans la valorisation de Nvidia.
03:41Clairement, c'est ce que vous dites les valorisations.
03:43Et ce n'est d'ailleurs pas nécessairement ce que vous dit le management de l'entreprise,
03:45qui, elle, voit les relais de croissance, voit une espèce de pérennité dans cette tendance sur le long terme,
03:53commence un petit peu à nous parler d'autres projets autour de la thématique de la mémoire,
03:58avec des grandes annonces à venir, paraît-il.
04:00Donc manifestement, il y a une forme de dichotomie entre la photo fondamentale à l'instant T
04:04et les perspectives d'iront au court terme, très positive.
04:07Le discours du management qui est enthousiaste et un marché qui reste sceptique,
04:12des valorisations qu'il reflète et donc peut-être des choses à faire pour les investisseurs.
04:16Bon.
04:17On est à la confluence de l'analyse micro et quand même de l'analyse aussi un peu macro,
04:22parce que derrière Nvidia, c'est aussi toute une tendance qui se reflète.
04:26Moi, je dirais que niveau macro, il n'y a aucune remise en cause,
04:29à part que peut-être que l'accélération à très, très haute vitesse des CAPEX
04:38met en doute un peu la pérennité et la monétisation de ces CAPEX.
04:42Donc là, ça joue un peu sur les multiples.
04:44Et après, vous le disiez, c'est-à-dire qu'il y a un point quand même,
04:47c'est qu'on est sur des multiples de haute cycle.
04:49Et donc, des multiples de haute cycle, vous avez des résultats de haute cycle,
04:54vous avez des multiples de haute cycle qui sont des multiples bas.
04:57Et donc, attention à ça, c'est-à-dire que quand vous regardez par rapport à un historique,
05:05les marges il y a cinq ans d'Nvidia, elles n'étaient pas du tout là.
05:08Et ce qu'anticipe le marché, c'est que vu le boom, à un moment ou à un autre,
05:13les marges brutes vont baisser, les croissances bénéficiaires vont baisser et on ne sait pas trop.
05:18Mais donc, le marché considère qu'Nvidia est une entreprise cyclique.
05:21Parce que ça, c'est très typique, justement, des boîtes cycliques,
05:24de se dire qu'en haute cycle, ce n'est pas le moment où on a envie de payer la
05:27société le plus cher.
05:29Voilà, vous n'avez pas envie de vous prendre la porte de saline, c'est classique.
05:32Et donc, vous avez ces inquiétudes-là qui sont déjà arrivées plusieurs fois
05:35dans l'histoire de Nvidia sur les cinq ou six dernières années,
05:37où il y a eu toujours des moments de doute.
05:39Tous les trois ans, c'est une boîte dont le cours de bourse pouvait baisser de 50% à peu
05:42près.
05:43Et donc, après, intrinsèquement, c'est une boîte cyclique.
05:48C'est une boîte qui est liée au CAPEX.
05:50Les CAPEX, c'est cyclique.
05:51Et donc, on est en train de découvrir que le luxe redevient cyclique.
05:56Voilà.
05:56Donc, il y a des moments où les cycles sont très longs,
05:59mais c'est une boîte cyclique puisqu'elle est liée à un flux de CAPEX.
06:02Et les CAPEX, c'est cyclique, c'est lié à la volonté d'entreprise d'investir.
06:08Et s'il n'y a pas de croissance, il n'y a pas d'investissement.
06:11Donc, là-dessus, j'ai envie de dire, c'est vrai que c'est surprenant.
06:17En vue des fondamentaux, c'est des 75% de croissance, c'est des encore 20-25% de croissance.
06:23Cette lecture cyclique, elle peut expliquer effectivement la valeur de Nvidia aujourd'hui ?
06:27Je pense qu'elle s'explique aussi par des caractéristiques techniques.
06:30C'est-à-dire que vous avez une concentration de la valeur ajoutée sur la thématique IA,
06:35sur les hyperscalers, et qu'aujourd'hui, on est dans une phase de diffusion.
06:39Et donc, aujourd'hui, on achète des PEL, on achète des IA Enablers, voilà.
06:45Et on achète autre chose.
06:46Et on a une volonté, je pense, intrasèque, de diversifier les portefeuilles hors de ce périmètre.
06:53Parce qu'on se dit, en effet, il y a une trop forte concentration de la valeur ajoutée.
06:57J'ai tout intérêt, en tant que gérant de portefeuille, à me diversifier hors de ce spectre,
07:02vers des Enablers, vers l'Asie, qui est un concurrent crédible de l'IA américaine,
07:09et vers potentiellement d'autres secteurs.
07:12Vous avez aussi les matières premières qui...
07:15Tout ça est assez lié.
07:17Mais c'est vrai que la problématique...
07:18Ah, il y a des connexions à chaque fois avec l'IA.
07:19La problématique de diversification chez les investisseurs,
07:22elle s'explique par la concentration sur l'IA,
07:26et aussi le fait que vous ayez envie un peu de diversifier,
07:29sans doute hors du périmètre des actions américaines.
07:32Alors, il y a question sur le cycle d'investissement,
07:35où est-ce qu'on en est,
07:36la soutenabilité, évidemment,
07:37de l'accélération des investissements qu'on observe, Mabrouk.
07:41Est-ce qu'il y a un problème aussi du côté de l'offre et de la capacité ?
07:44Je regarderai le transcript de la conférence,
07:48alors pas forcément avec Jensen Young,
07:50mais avec la CFO de NVIDIA.
07:52Elle est assaillie de questions sur
07:54est-ce que vous avez suffisamment de composants
07:56pour délivrer et exécuter votre cartier de commande ?
07:58Est-ce qu'il y aura suffisamment d'énergie, etc. ?
08:00Est-ce qu'il n'y a pas ces limites,
08:01en termes de capacité et d'offres aussi,
08:03qui peuvent freiner à un moment ces entreprises ?
08:06Ce qu'on appelle en macro, un peu en théorie,
08:09c'est la satisfaction du côté coût.
08:10En gros, il y a un vrai problème aujourd'hui,
08:12une vraie question,
08:13et on le voit à travers un autre prisme,
08:14c'est assez drôle,
08:15je ne sais pas si vous avez regardé
08:16le dernier rapport sur l'inflation aux Etats-Unis,
08:18il y a un item, entre guillemets,
08:21une des composantes qui augmente de manière très très nette,
08:26c'est tout ce qui est produit électrique,
08:28tout ce qui est rapport...
08:29Voilà, c'est ça.
08:30Et là, on se dit,
08:31il y a soit encore un coût de l'administration américaine
08:34avec des tarifs,
08:35ou bien ça vient d'autre chose.
08:36Et en fait, non, ça vient d'autre chose.
08:37C'est une demande qui est très forte.
08:39Dans les mémoires, dans la mémoire vive, par exemple,
08:41on voit aujourd'hui,
08:42c'est des prix qui, en quelques semaines,
08:43peuvent prendre 50% pour le consommateur final.
08:45Donc, tellement il y a une pénurie mondiale aujourd'hui.
08:47Il y a une pénurie.
08:47Donc, c'est bien.
08:48Pourquoi il y a une pénurie ?
08:49Parce qu'il y a un déficit d'offres
08:50et il y a une demande qui est toujours là.
08:51Et c'est là, en fait,
08:52où on a aussi, quelque part, une incompréhension.
08:54Et je rejoins ce qui a été dit,
08:55c'est aujourd'hui que du sentiment.
08:57Et quelque part, ça me rappelle ce qu'on a vécu début 2025.
09:00Il y avait cette thématique de la fatigue autour de la tech.
09:04Ça a commencé de la même manière
09:06et avec d'autres, effectivement, acteurs,
09:08d'IPSI, qui venaient, effectivement, jouer les troubles faites.
09:11Alors, pour moi, il y a, effectivement,
09:14il y a des concurrents potentiels.
09:16À mon sens, on n'est pas encore dans ce stade-là.
09:18On n'est pas encore dans ce stade
09:19où on a un marché concurrentiel.
09:21Ça va être un marché, en fait, monopolistique, duopolistique.
09:23Alors qu'en gros, il y aura deux, trois acteurs
09:25et puis ils vont dominer le marché.
09:27Un en Chine, un aux États-Unis.
09:28Et puis, finalement, ça va se passer comme ça.
09:30Et aujourd'hui, fondamentalement,
09:32quand on regarde la croissance des bénéfices,
09:33on aime bien regarder, finalement,
09:35décomposer la croissance des cours boursiers
09:37avec deux contributeurs,
09:38croissance des bénéfices
09:39et la valorisation qu'on apparente un peu à du sentiment.
09:42Ce qu'on a observé l'an dernier,
09:43au moment où, justement,
09:44on avait cette désaffection, quelque part,
09:47temporaire vis-à-vis, en fait, du secteur de la tech,
09:49c'est que c'était uniquement du sentiment,
09:51uniquement de la valorisation, que ça.
09:53Et là, globalement, il y a fort à parier
09:54que c'est exactement la même chose.
09:55Qu'est-ce qui s'est passé ?
09:57Fondamentalement, dès qu'on a eu un pic de crise,
09:59finalement, avec Liberation Day, etc.,
10:00et qu'on a rajouté à une couche,
10:02ce secteur s'est repris.
10:03Et ça a monté quasiment en ligne droite.
10:05Alors, pas avec les mêmes contributeurs, par ailleurs,
10:08mais ce qu'il ne faut pas oublier,
10:09c'est qu'ils font partie de, entre guillemets,
10:12des moteurs de croissance de demain.
10:14En gros, je lisais quelque chose d'extrêmement intéressant.
10:16Le mode de production capitaliste
10:17était jusqu'à présent de l'énergie.
10:19Maintenant, c'est de l'énergie et de la puissance de calcul.
10:20Si vous n'avez pas les deux,
10:21globalement, c'est compliqué.
10:23Et globalement, il y a aussi quelque chose
10:24sur lequel j'aimerais rebondir.
10:25S'il n'y a pas de croissance, pas d'investissement,
10:27mais s'il n'y a pas d'investissement, pas de croissance.
10:29Donc, en fait, le procès qui consiste à dire,
10:31au fond, ces gens-là ont trop investi,
10:33oui, mais s'ils ne l'avaient pas fait,
10:34il n'y aurait pas de croissance future.
10:36Donc, à un moment donné,
10:37oui, il faut se poser pour voir, effectivement,
10:40comment tout ceci va se monétiser,
10:43comment tout ceci va se transformer.
10:44Mais, à mon sens,
10:45on est sur une réaction exagérée,
10:48un peu épidermique.
10:49Et quand vous voyez juste, par exemple,
10:51vous comparez,
10:51vous tracez le S&P Software,
10:53juste divisé par le S&P 500,
10:55vous comparez la vitesse de la chute
10:57avec ce qui s'est passé
10:58durant l'éclatement de la bulle de 99,
11:02ce n'est même pas comparable.
11:04En gros, la chute est encore plus vertigineuse.
11:06Et pour vous, on a effacé,
11:07sur le ratio, on a effacé 6 ans.
11:08Ah, mais c'est spectaculaire.
11:09Donc, dirating du software est spectaculaire.
11:11Voilà, 30% en l'espace de quelques semaines.
11:14C'est quand même un peu exagéré.
11:16Et est-ce que des boîtes comme Salesforce,
11:17comme Oracle, etc.,
11:19vont, du jour au lendemain, disparaître ?
11:21Ça paraît compliqué,
11:22vu leur implémentation dans les entreprises,
11:24et vu, finalement,
11:25les barrières à l'entrée qu'elles ont fixées,
11:27c'est aussi ça, en fait,
11:27disparaître, non,
11:28mais se payer plusieurs fois le chiffre d'affaires,
11:31plusieurs dizaines de fois les résultats,
11:33peut-être que dans un monde
11:36avec d'autres solutions que le SaaS
11:38pour faire fonctionner les entreprises,
11:41peut-être qu'effectivement,
11:42c'est plus...
11:43Mais encore une fois,
11:44c'est une question de multiples, quoi.
11:45Oui, de l'adoption.
11:46C'est-à-dire qu'en gros,
11:46il faut que ces entreprises adoptent
11:47effectivement ces nouvelles technologies,
11:49ces nouvelles solutions,
11:49et pour le moment,
11:51on n'a rien, en fait,
11:52on ne sait pas.
11:52Donc, on est allé un peu trop loin,
11:54et effectivement,
11:55celles et ceux qui ont,
11:56on va dire,
11:57un peu les reins solidés,
11:58qui veulent peut-être,
12:00finalement...
12:00Il y a déjà un moment d'opportunité,
12:01vous dites ?
12:02On voit déjà que ça a arrêté de baisser,
12:03c'est une forme de...
12:04On est sur un plateau, déjà.
12:05Ça fait deux jours,
12:06les softwares ne baissent plus.
12:08Non, mais si...
12:08Oui, oui,
12:09ça fait deux jours que ça ne baisse plus.
12:10Non, mais ça fait deux jours que ça remonte.
12:11Oui, trois jours que ça rebondit.
12:12Voilà, donc en gros,
12:13ça ne baisse plus depuis à peu près une semaine,
12:15et c'est là en train de remonter.
12:16Donc, il y a peut-être,
12:17effectivement,
12:18à un moment donné,
12:18quelque chose à faire.
12:19Bon.
12:20Ça nous amène, oui,
12:20cette question de la rotation.
12:22Est-ce que c'était une parenthèse tactique ?
12:23Est-ce qu'on est déjà tenté
12:25pour des questions de valorisation,
12:27pour des questions,
12:27peut-être,
12:28de perception,
12:29qui peut aussi évoluer,
12:30de revenir...
12:31Alors,
12:32l'univers de la tech,
12:33en général,
12:33mais il faut le décomposer,
12:34entre les fournisseurs de hardware,
12:36les fournisseurs de software,
12:38bien sûr.
12:38Est-ce qu'il y a déjà des opportunités
12:40à saisir ou à ressaisir
12:41dans cet univers-là,
12:44Raphaël ?
12:44Ou est-ce qu'on est toujours
12:45très à l'aise
12:46avec le reste du marché ?
12:48Et encore une fois,
12:48si la tech corrige depuis octobre,
12:50il y a plus de secteurs
12:52au sein du S&P 500
12:53qui montent depuis octobre
12:54que de secteurs qui baissent.
12:55Donc,
12:55il y a aussi un choix,
12:57désormais,
12:58beaucoup plus large qu'auparavant.
13:00Oui,
13:00il y a un élargissement du leadership
13:02qui est très sain,
13:02d'ailleurs.
13:03En termes de performance,
13:04on avait besoin de voir
13:05d'autres relais d'alpha,
13:06de performance.
13:07Ça augure pas de la fin
13:08bull market.
13:09Non, mais...
13:10On pourrait même penser
13:12que ça donne une certaine
13:13forme de durabilité à la hausse.
13:15On ne pouvait pas avoir
13:15une hausse complètement concentrée
13:17sur une poignée de valeurs seulement.
13:20Là, aujourd'hui,
13:20on voit des relais de croissance.
13:21C'est intéressant.
13:23L'économie réelle a aujourd'hui
13:25deux boosters de performance
13:27attractifs.
13:28D'une part,
13:28il y a la peur IA.
13:30Quand vous avez peur
13:31que demain,
13:31une industrie puisse être disruptée
13:33comme les logiciels aujourd'hui,
13:35et vous faites le compte
13:37des industries
13:38qui pourraient peut-être
13:39être davantage immunisées,
13:40effectivement,
13:41il y a beaucoup
13:41d'industries lourdes,
13:43d'énergie,
13:44de cette vieille économie
13:46qui retrouve les grâces
13:47des investisseurs.
13:48Donc ça,
13:48ça a été un premier facteur
13:49de performance
13:50pour la rotation.
13:52Deuxième facteur
13:52qui justifie la rotation,
13:53c'est cette idée
13:54qu'on a une macro
13:55qui globalement est porteuse,
13:57qu'il y a du stimulus,
13:58que c'est un bon moment,
13:59un moment où,
14:00si on cherche
14:01à réindustrialiser
14:03l'Europe
14:04ou les États-Unis,
14:05d'aller se positionner
14:06sur des boîtes d'infra,
14:08des boîtes d'énergie,
14:09etc.
14:10Donc tout ça
14:10a bien porté la performance.
14:12Il y avait un troisième argument
14:13qui s'est un peu dissipé,
14:15c'était les valos.
14:16Jusqu'à il n'y a pas si longtemps,
14:17on pouvait dire
14:18assez confortablement,
14:19non seulement vous avez
14:19ces deux facteurs,
14:20mais en plus de là,
14:21vous ne payez pas très cher.
14:22Les valos,
14:23c'est un peu moins vrai aujourd'hui,
14:24on s'est quand même
14:24beaucoup renchéri.
14:27On voit en particulier,
14:28par exemple,
14:28comparé à la tech,
14:29parfois pour la première fois
14:30depuis des années,
14:32voire une décennie,
14:33par exemple les industriels
14:34sont devenus plus chers
14:35que la tech,
14:36même les biens
14:37de consommation quotidienne,
14:38les fameuses stepholes
14:39aux États-Unis
14:40sont maintenant en ligne
14:41avec la tech.
14:42Donc on se rend compte
14:42que l'argument valo
14:43finalement ne tient plus,
14:45mais c'est vrai
14:46qu'il y a des vent porteurs
14:47pour cette rotation,
14:48ça diversifie les portefeuilles,
14:50ça profite à l'Europe,
14:51ça profite dans une certaine
14:52mesure aussi à l'Asie.
14:53Donc tout ça est positif
14:55et de notre point de vue
14:56pourrait continuer.
14:57Reste ensuite
14:58l'éléphant dans la pièce,
14:59qu'est-ce qu'on fait de la tech ?
15:00Comment on se positionne
15:01dans ce grand bazar
15:03de sentiments,
15:04de volatilité ?
15:06Avec cette idée
15:07de notre point de vue
15:08que sur les bénéficiaires
15:09de la tech aujourd'hui,
15:11il y a peut-être
15:11un point d'entrée.
15:12Que cette sous-performance,
15:14en tout cas,
15:14ces baisses de multiples
15:15très spectaculaires
15:17chez beaucoup
15:17de chez Hyperscaler,
15:18chez Nvidia
15:19dont on a parlé,
15:20certains d'entre eux
15:20traitent encore une fois
15:21des plus bas
15:22quasiment historiques
15:23en termes de valo.
15:24C'est attractif
15:25si vous pensez
15:25que oui,
15:26l'IA est ici pour durer,
15:28que c'est une méga tendance
15:29et que ces grands acteurs
15:30devront en bénéficier.
15:32Et si vous partez
15:33de ce postulat,
15:33alors oui,
15:35attention aux perdants
15:36de l'IA.
15:38C'est vrai que les logiciels...
15:39Ça reste une no-go zone alors ?
15:41Non,
15:41ce n'est pas une no-go.
15:42Il y a des choses à faire.
15:43Il y aura des gagnants.
15:44Désolé,
15:44c'est très ennuyé
15:45ce que je suis en train
15:46de dire là.
15:46Mais c'est vrai
15:47qu'il y a des barrières
15:48à l'entrée encore
15:48chez certains business
15:49autour de la donnée,
15:50autour de la verticalité
15:51de leur infrastructure
15:53qui justifient
15:54qu'après moins 30%,
15:55on puisse y tremper les doigts.
15:56mais attention,
15:58il y a un business model
15:59qui a changé,
16:00une espèce de nuage noir
16:01qui ne se dissipera pas
16:03autour de ces boîtes de software.
16:06Et pour un Adobe
16:07qui traite à
16:08on soit les earnings,
16:09on a aussi
16:10quantité d'acteurs
16:11qui sont à plus de 20 fois.
16:12Donc,
16:12on anticipe quand même
16:13de la croissance
16:14et ce scénario de croissance,
16:15il est devenu quand même
16:16beaucoup plus incertain.
16:18Donc,
16:18sélectif,
16:19mais globalement,
16:20attention,
16:20à un moment où le risque
16:21software est partout
16:22dans le marché,
16:23on n'a pas envie,
16:24selon nous,
16:24de trop se précipiter.
16:25Je voyais que
16:26le PE forward
16:27du secteur des softwares
16:29pour la première fois
16:30au moins depuis 10 ans
16:31est plus faible
16:32que celui des semi-conducteurs.
16:34Vraiment,
16:34un changement de paradigme,
16:36alors durable ou pas,
16:37c'est toute la question,
16:37mais le hardware,
16:38c'est la revanche du hardware
16:40depuis quelques années,
16:42depuis quelques années maintenant.
16:44Il n'y a quand même
16:44pas d'externalité positive
16:45en fait,
16:46parce que globalement,
16:47tout le monde parle
16:47de la tech
16:48comme étant finalement
16:49une espèce de monolithe,
16:50un truc,
16:51un bloc,
16:51etc.
16:52Mais vous avez évoqué
16:53le hardware du coup,
16:54il y a les semi-conducteurs,
16:56donc effectivement,
16:57on en a parlé avec Nvidia,
16:58mais globalement,
16:58quand vous regardez
16:59effectivement la performance
17:00de ces deux sous-secteurs,
17:02ça a effectivement
17:03complètement largué
17:03le software.
17:04En gros,
17:04ça continue de progresser
17:05et les thématiques
17:06effectivement de contrainte
17:08d'offre
17:08et de poursuite
17:09de la demande,
17:10et ça,
17:10ça ne s'arrêtera pas
17:11a priori,
17:12vu finalement
17:13tous les investissements
17:14qui ont été réalisés
17:15et certains parlaient déjà
17:16de finalement,
17:17vous savez,
17:17quelque part
17:18de consanguinité
17:21finalement en quelque sorte
17:22de ces investissements.
17:23mais à un moment donné,
17:24on peut aussi dire
17:25que c'est une logique
17:25de concentration
17:26aussi industrielle
17:27et ça par contre,
17:28ça ne fait peur à personne.
17:29Donc du coup,
17:29encore une fois,
17:30si on veut que certaines boîtes
17:31se développent,
17:32il faut peut-être
17:32que d'autres boîtes
17:33y investissent finalement
17:34quelques dizaines de milliards
17:35ou quelques milliards
17:36en termes d'investissement
17:38et globalement,
17:38il y a une zone
17:39qui va en profiter,
17:40on l'a évoqué brièvement,
17:42c'est l'Asie.
17:43En gros,
17:43vous regardez la croissance
17:44des bénéfices
17:46anticipés pour les entreprises
17:47du Cospi
17:47ou pour Taïwan,
17:49le Cospi
17:50c'est un peu
17:52flippant même.
17:53Merci de le dire.
17:54C'est trois chiffres
17:57de croissance.
17:58D'accord,
17:58je veux bien
17:59effectivement être positif
18:00mais à un moment donné,
18:00il y a peut-être
18:00un peu d'exagération
18:01mais Taïwan par exemple,
18:03ça talonne le Nasdaq
18:04donc c'est quand même
18:04pas mal du tout.
18:05Il y a quand même
18:05d'autres choses à faire
18:06ailleurs qu'aux Etats-Unis.
18:08Il y a la thématique
18:09de la tech
18:10qu'on peut jouer ailleurs
18:10qu'aux Etats-Unis.
18:1140 jours de trading,
18:12je crois que le Cospi
18:13affiche 33 séances positives.
18:15Je crois que même
18:16dans une série de 40 jours
18:17du S&P 500,
18:18ça n'est jamais arrivé.
18:20Aujourd'hui,
18:20c'est encore une journée
18:21exceptionnelle.
18:22La suite des annonces
18:23à l'église.
18:23Oui,
18:24c'est très Samsung
18:26et SKNX
18:29essentiellement
18:29qui pèsent
18:30une partie
18:31en part de la concentration
18:31du Nasdaq.
18:32Oui d'accord,
18:32la concentration du Nasdaq
18:33on ne peut pas la reprocher
18:34effectivement
18:36au Sud-Corée.
18:37Cette logique de rotation,
18:39est-ce qu'il y a déjà
18:39des opportunités
18:40à aller chercher
18:41dans la tech ?
18:41Tout va tellement vite
18:43que le D-rating
18:44a été tellement intense
18:45et profond
18:45est-ce que c'est déjà
18:46un moment
18:47de se poser
18:48et de regarder
18:48un peu ce qui s'est passé ?
18:49Oui,
18:50on est certain
18:50qu'il y a...
18:51Oui,
18:51parce que c'est un
18:52self-help généralisé,
18:56indiscriminé
18:57et je pense que...
18:59Self-first think later.
19:00Voilà,
19:00c'est ce que j'ai vu.
19:01Exactement.
19:02Après,
19:03on est passé
19:04de sociétés
19:07qui étaient
19:07des IA winners
19:08à des IA losers
19:10avec des valorisations
19:11qui restent quand même,
19:12pas pour toutes,
19:12mais qui restent
19:14relativement élevés
19:16avec de la croissance
19:17anticipée
19:18à moyen terme
19:18et c'est vrai
19:19que ça diminue
19:20un peu les barrières
19:21à l'entrée,
19:22ça change un peu
19:23aussi le modèle
19:24de pricing.
19:25Voilà,
19:26on sera peut-être
19:26rémunérés au token,
19:28plus à l'abonnement.
19:29Donc ça,
19:30ça enlève
19:31de la visibilité
19:32et cette visibilité
19:33que vous...
19:34Moins de récurrence,
19:35moins de récurrence
19:36et donc il y avait
19:37des multiples élevés.
19:38Tout ce qui disait
19:38que ce secteur
19:38était un darling
19:39du marché.
19:40Et donc maintenant,
19:41vous avez
19:43des multiples
19:44qui sont
19:46assez cohérents
19:47avec des multiples
19:49de sociétés cycliques
19:50de qualité
19:52mais
19:53bays cycliques.
19:54Ah ouais,
19:54changement de statut quoi.
19:55Donc un sorte
19:56de changement de statut.
19:57Mais clairement,
19:59il y a
20:00un autre sens
20:00des opportunités,
20:02notamment sur
20:03toutes les activités
20:04un peu stratégiques
20:05que les sociétés
20:06voudront garder
20:07sans doute internes.
20:09Vous avez quand même
20:10maintenant
20:10des grosses logiques
20:12de souveraineté,
20:13des grosses logiques
20:13d'indépendance
20:14qui ne sont pas là
20:16pour...
20:17Voilà.
20:18Qui ne vont pas
20:18s'effacer du tout demain.
20:21Je comprends.
20:21Et donc,
20:23voilà,
20:23des sociétés
20:23comme SAP et ENCO,
20:25ça reste des sociétés
20:26sur lesquelles
20:27le business va rester.
20:28Donc on n'est pas à l'abri
20:29de voir un petit rééquilibrage
20:30de marché quand même.
20:31Après,
20:32là où je suis complètement d'accord,
20:33c'est qu'aujourd'hui,
20:35on est dans des marchés
20:36de positionnement
20:37et cette menace-là,
20:38elle va rester intacte
20:40tant qu'on a
20:41tous les 3 à 6 mois
20:42des nouveaux applicatifs
20:45détonnants.
20:46Ce n'est pas tous les 3 à 6 mois,
20:47c'est toutes les semaines.
20:48Oui, c'est même tous les 3 semaines.
20:49C'est ça le problème,
20:50c'est que si c'était
20:51tous les 3 à 6 mois...
20:51Et donc là,
20:52du coup,
20:52on va vous dire...
20:53Et là,
20:54on est dans des films
20:55d'anticipation,
20:56donc on parle de Matrix,
20:57de Bienvenue à Gattaca,
20:59de 1984.
21:00On veut faire
21:01ce qu'une note
21:01qu'on peut tout imaginer.
21:02Comme celle de Citroën Research,
21:03je peux provoquer...
21:04Alors, est-ce que ça a été
21:06un décligeur,
21:07un déclic,
21:07un prétexte ?
21:08En tout cas,
21:08sur une journée,
21:09visiblement,
21:10ça a fait beaucoup parler,
21:11ça montre quand même
21:12la sensibilité des investisseurs...
21:13Oui, mais c'est parce que
21:14vous avez des positionnements
21:15très forts.
21:15Oui, c'est ça, voilà.
21:17Après, moi,
21:18ce que je trouve plus réel,
21:19c'est en effet,
21:20à chaque fois qu'il y a
21:20des nouveaux applicatifs.
21:21Souvenez-vous aussi,
21:22il y a quelques...
21:24Semaines ?
21:24Il y a deux semaines,
21:27la baisse généralisée
21:28de toute la partie
21:30gestion de fortune.
21:31Ah oui, gestion de fortune.
21:32Sur le nouvel applicatif.
21:33Bien sûr.
21:34Y compris en Europe.
21:35Ah, ah, ah.
21:36L'outil d'optimisation fiscale.
21:37Oui, c'est exactement.
21:38Comme si on découvrait
21:39les outils d'optimisation fiscale, quoi.
21:41Et là,
21:41vous avez tout le secteur,
21:43les choix,
21:44les choix,
21:46en Finéco,
21:48qui ont perdu
21:49entre 5 et 9%,
21:50et le secteur bancaire
21:51qu'on a perdu
21:52entre 2 et 5.
21:53Donc voilà.
21:54Donc là,
21:55on est dans des marchés
21:57comme ça.
21:58Ça tourne.
21:58Et c'est vrai
21:59qu'il y a une sorte
22:01de mystérie.
22:03Il n'y a pas 40 méthodes.
22:04Aujourd'hui,
22:05c'est vrai qu'il y a
22:06la nécessité,
22:07comme vous le disiez,
22:08de se diversifier,
22:09donc de se diversifier
22:10sur toute la chaîne
22:11de valeur,
22:12de se diversifier
22:13géographiquement.
22:14L'Europe est aussi
22:15un vecteur de diversification
22:17parce que là,
22:17on est quand même
22:18moins IA drive-on.
22:19Donc voilà.
22:20Et on retrouve
22:22cet intérêt
22:23et comme elle est validée
22:24par les marchés,
22:25a priori,
22:26elle va continuer.
22:28Raphaël,
22:28je vous embête
22:29toujours avec ça,
22:30mais le crédit privé
22:31est une des grandes
22:32expertises de TKO Capital.
22:34Vous avez des équipes
22:35aux Etats-Unis.
22:36J'ai vu que
22:36le co-fondateur
22:38Mathieu Chabon,
22:38alors je n'ai pas eu le temps
22:39d'écouter son interview,
22:40il était sur Bloomberg
22:40pour parler notamment
22:41du private credit.
22:42C'est une très bonne interview.
22:43C'est une très bonne interview
22:44que je vais consommer
22:45tout de suite
22:46après cette émission.
22:47Non,
22:48je n'ai pas eu le temps
22:48d'écouter ce qu'il disait,
22:49notamment au sujet de Bluehole.
22:51Qu'est-ce que les équipes
22:52TKO là sur place,
22:53spécialisées sur ces marchés
22:54de crédit disent de la situation ?
22:57Alors,
22:57il y a une forme de réalité
22:59autour du stress
23:00sur le crédit privé.
23:02C'est un stress de marché
23:03qui effectivement affecte
23:04le sentiment beaucoup
23:05en ce moment,
23:06avec quelques réalités.
23:07Une première réalité,
23:08c'est qu'il y a
23:08une forme de fin de cycle,
23:10cette économie en cas
23:11qui,
23:12dans certains secteurs,
23:14pour les petites entreprises,
23:16fait que
23:16c'est plus difficile
23:17de faire face
23:18à ces obligations,
23:19qu'on voit une forme
23:20de ralentissement
23:20des business
23:21et que certaines entreprises
23:23souffrent aujourd'hui
23:24et pour certains portefeuilles
23:26de crédit privé,
23:26c'est problématique.
23:27Donc ça,
23:27c'est une première réalité.
23:29Deuxième réalité,
23:29c'est qu'effectivement,
23:30le risque logiciel
23:31est très important
23:32chez beaucoup d'acteurs,
23:34y compris parmi ces BDC,
23:36ces fameuses entreprises
23:37de crédit privé cotées,
23:39où on voit parfois
23:40des portefeuilles
23:41à 20-30% de logiciels.
23:43Parce que récurrence,
23:45visibilité, etc.
23:46Et financement
23:47d'une vague de LBO
23:48dans l'industrie
23:49qui a été massive.
23:50On finançait des sponsors
23:52de private equity
23:52à travers de la dette privée.
23:54Donc ce risque,
23:55il est très présent
23:55et c'est un deuxième facteur
23:56d'inquiétude
23:58qui est réel.
24:00Troisième facteur
24:01d'inquiétude aussi,
24:03c'est que ça a été
24:03un marché où finalement
24:04on a un petit peu
24:05oublié les fondamentaux.
24:06Il y a eu beaucoup
24:07de touristes,
24:08beaucoup de nouveaux entrants
24:10qui n'ont pas nécessairement
24:12fait tout le travail
24:13d'analyse crédit,
24:14de revenir au B.A.B.
24:15de ce que c'est
24:16que faire du crédit privé.
24:18Dans le crédit privé,
24:18il y a le mot crédit,
24:19en termes de capacité
24:20à faire face
24:21à ses obligations,
24:22de couverture d'intérêt,
24:23de quantité d'actifs
24:25qu'on peut mettre
24:25face au pratique.
24:25Et une clientèle différente.
24:27Ce n'est plus que
24:27des institutionnels
24:28qui ont la capacité
24:29à tenir des positions longues,
24:32etc.
24:32Maintenant,
24:33c'est aussi du retail.
24:34Absolument.
24:34Donc on voit
24:35beaucoup de facteurs
24:35qui justifient
24:37le narratif actuel.
24:39De notre point de vue,
24:39on ne voit pas
24:40quelque chose de systémique.
24:41C'est-à-dire qu'il y a
24:42effectivement des zones de stress,
24:44il y a des acteurs
24:44plus en difficulté
24:45que d'autres,
24:46mais au final,
24:47l'ensemble de l'industrie
24:48reste saine.
24:52Ce qu'on va constater aussi,
24:53c'est qu'on a,
24:55d'une part,
24:56la composition des portefeuilles.
24:57Il y a des zones de stress,
24:58mais comme on en voit
24:59sur la yield
24:59ou sur les actions,
25:00le risque software,
25:01il n'est pas propre
25:01au crédit privé.
25:03Mais il y a aussi
25:03ce que vous avez mentionné,
25:04c'est-à-dire,
25:05et ça peut-être
25:06c'est plus inquiétant,
25:07l'utilisation croissante
25:09d'instruments
25:10semi-liquides
25:11qui ne correspondent pas
25:12à la liquidité
25:13à l'actif.
25:14Quand on met
25:15des actifs illiquides
25:17dans des véhicules liquides,
25:20on prend un actif.
25:20Donc Bluehole,
25:21c'est plus une question
25:22de gestion
25:23d'actifs passifs
25:24plus qu'une question
25:25de qualité des actifs.
25:27Les actifs ont été
25:27plutôt bien revendus.
25:30Quasiment au pair.
25:31Quasiment au pair.
25:32Et d'ailleurs,
25:33je vais revenir sur mon commentaire,
25:34on ne voit pas
25:35de risque systémique.
25:36Donc un des reproches
25:36qu'on fait au crédit privé,
25:37c'est qu'on ne connaît pas
25:38vraiment les marques.
25:39On a du mal à savoir
25:40comment c'est valorisé.
25:41Et finalement,
25:42il y a un juge de paix
25:43pour comprendre un petit peu mieux
25:44les marques du crédit privé,
25:45c'est le secondaire.
25:46Nous, on en fait du secondaire
25:47chez Tiqueo,
25:48on a un fond d'un milliard
25:49sur le secondaire.
25:50Et donc de regarder
25:51les décotes
25:52que le secondaire
25:53permet d'avoir
25:54comparé aux primaires.
25:55Ça, c'est un peu
25:55la seule façon
25:56que vous avez
25:56de manière quantitative
25:57de voir les marques.
26:00Et le secondaire,
26:01aujourd'hui,
26:01il n'affiche pas de stress.
26:03Les décotes
26:03n'ont pas nécessairement
26:04augmenté.
26:05On n'a pas vu
26:06énormément d'acteurs
26:07sortir du bois
26:08avec des portefeuilles
26:09sur le secondaire.
26:11Et les transactions récentes,
26:13y compris parmi
26:14les acteurs
26:15les plus en difficulté,
26:16on a parlé de Bluehole,
26:17se sont faites
26:17assez proche du PER.
26:18OK.
26:19Donc ça n'engage
26:20à rien sur la suite.
26:21J'entends.
26:21On a une réalité
26:22de stress
26:23sur la classe d'actifs
26:24qui est réelle.
26:25En revanche,
26:25de notre point de vue,
26:26on ne voit pas
26:26de risque systémique.
26:28et c'est confirmé
26:29par les intuitions
26:30qu'on a sur le secondaire.
26:32Bon,
26:32on a beaucoup parlé
26:33du risque de marché.
26:34Un mot peut-être
26:35de la macro
26:36au global.
26:37Mabro,
26:37on a eu toute une série
26:38de données
26:39sur l'économie américaine.
26:41Inflation,
26:42emploi,
26:43vente au détail,
26:44etc.
26:44Est-ce qu'on reste...
26:45Alors,
26:46est-ce qu'on avance
26:47dans un schéma
26:48de croissance sans emploi ?
26:49Parce que c'est un peu
26:50quand même l'enseignement
26:50de 2025.
26:51Après les révisions massives
26:53qu'on a vues
26:53sur le marché du travail,
26:54on a eu une économie américaine
26:56alors qu'il a un peu ralenti,
26:57effectivement.
26:58On a dû passer
26:58de 2,8 à 2,5
26:59ou 2,4, je crois,
27:00sur la croissance annuelle
27:032025,
27:05avec peut-être
27:05une économie américaine
27:06qui n'a pas créé d'emploi
27:08ou qui en a peut-être
27:08même détruit, d'ailleurs.
27:10Oui, non, mais effectivement,
27:11c'est un des enseignements,
27:12une des particularités
27:13de ce cycle,
27:14une croissance sans emploi.
27:15Et ça peut tenir,
27:16ce schéma-là ?
27:17Alors, ça ne peut pas tenir,
27:18on va dire, éternellement.
27:19Donc, globalement,
27:20on ne peut pas non plus
27:21avoir ce genre de situation
27:22de croissance,
27:22on va dire,
27:25extrêmement dépourvue d'emploi.
27:26À un moment donné,
27:27ça va forcément se solder
27:28sur un des agrégats macro,
27:30notamment la consommation.
27:31Donc, on parlait,
27:32effectivement,
27:32vous évoquiez
27:33le profil en cas
27:35sur les entreprises,
27:36mais on a évoqué
27:36le profil en cas
27:37également pour les ménages.
27:38Donc, avec les hauts revenus
27:40qui tirent grâce
27:41à l'effet richesse
27:42et les bas revenus
27:42qui contribuent assez peu
27:43et qui sont tributaires,
27:44eux, du marché du travail,
27:45par ailleurs.
27:45Ça a toujours existé
27:46dans l'économie américaine.
27:47J'ai toujours défendu
27:49l'idée que ce n'était
27:49pas une nouveauté,
27:50que ce n'était pas une surprise.
27:51C'est la proportion aujourd'hui
27:53qui est beaucoup plus forte
27:55qu'elle ne l'a été historiquement.
27:57Mais au-delà de ça,
27:58fondamentalement,
27:59si on regarde un peu,
28:00si on fait l'autopsie
28:01de cette croissance
28:01dépourvue d'emploi,
28:03il y a un choc d'offre,
28:04un choc de demande.
28:04C'est-à-dire qu'en gros,
28:05un choc d'offre,
28:06vous avez grande démission
28:07politique migratoire.
28:08Donc, globalement,
28:09il y a moins de monde
28:10qui est présent
28:11sur le marché du travail.
28:12Choc de demande,
28:12on a un ralentissement
28:13cyclique américain,
28:14vous l'avez décrit,
28:152025, ça a ralenti.
28:17Mécaniquement,
28:17on applique des lois macro
28:18toutes bêtes,
28:19la loi de Kuhn,
28:19et on montre
28:20qu'une croissance plus faible
28:22génère moins de jobs.
28:24Jusque-là,
28:24on n'a rien dit
28:25de spectaculaire.
28:25La conséquence,
28:26c'est pour après.
28:27En gros,
28:27c'est en termes
28:28de politique monétaire.
28:29C'est là où ça va être
28:29très intéressant.
28:30C'est de dire,
28:31est-ce qu'on a besoin,
28:32et on est tous en tête
28:32ce chiffre de 200 000,
28:34230 000 créations d'emplois,
28:36pour stabiliser
28:37le flux d'entrée,
28:38le flux de sortie,
28:39et avoir un marché du travail
28:40qui se comporte relativement bien,
28:42qui est en phase
28:43avec la réalité macro,
28:44ou bien il en faut moins.
28:45Et s'il en faut moins,
28:46ça veut dire que
28:47100 000 créations,
28:48ça pourrait suffire
28:50pour l'économie américaine.
28:52Il n'y aurait pas besoin
28:52de s'affoler,
28:53entre guillemets,
28:54en termes de politique monétaire,
28:56sur des niveaux de taux
28:57qui devraient être ajustés
28:58en fonction de l'état
28:59du marché du travail.
29:00Et quand on,
29:01alors si on reboucle,
29:02si on tire un peu
29:03la tendance encore plus loin,
29:04en disant,
29:05il y a peut-être
29:06des gains de productivité,
29:07je ne les impute pas
29:08à lire, attention,
29:09donc des gains de productivité
29:10qui sont en train d'émerger
29:11avec une transformation
29:12technologique,
29:13etc.,
29:14progressive
29:15que l'on voit
29:16et on voit
29:17certaines entreprises
29:17qui produisent autant
29:19avec moins
29:20de main-d'oeuvre,
29:21clairement,
29:21et bien du coup,
29:22ça voudrait dire
29:23que demain,
29:24la Fed pourrait être amenée
29:25à ne pas du tout
29:26baisser ses taux
29:27d'intérêt directeur,
29:28en tout cas en 2026,
29:29ce qui est un scénario
29:30qui n'est pas du tout,
29:31en tout cas assez peu
29:32pricé par le marché.
29:33Le gain de productivité,
29:34ça équivaut
29:35à une croissance potentielle
29:36peut-être plus élevée,
29:37c'est ce qu'il faut comprendre.
29:38À long terme, effectivement.
29:39À court terme,
29:40en fait,
29:40il y a une espèce
29:40de courbe en J,
29:41en quelque sorte.
29:42C'est-à-dire qu'en gros,
29:42c'est un peu chompétérien
29:43cette affaire.
29:44Donc en gros,
29:45on produit plus avec moins.
29:46C'est ça,
29:47on produit plus avec moins,
29:48il y a des destructions
29:48d'emplois au préalable,
29:50mais ça veut dire quoi ?
29:50Ça veut dire qu'on est
29:51plus efficace
29:52dans sa manière de produire,
29:53on augmente son potentiel,
29:54on produit,
29:55on délivre plus de marge
29:57et on peut même monter
29:58les salaires
29:59sans pour autant
29:59engendrer plus d'inflation.
30:00C'est-à-dire qu'en gros,
30:00on a un cosme
30:01qui est effectivement
30:02beaucoup plus favorable
30:04pour une croissance
30:04de long terme.
30:05Mais ça, effectivement,
30:06il faut se dire
30:06qu'il faut patienter.
30:07À long terme,
30:07effectivement,
30:08ça va délivrer
30:08des résultats positifs.
30:10À court terme,
30:10c'est plus difficile.
30:11Mais sur la macro,
30:12globalement,
30:13il n'y a pas de changements
30:16fondamentaux.
30:17Ça reste positif,
30:19c'est en train
30:19de s'améliorer
30:20un peu partout,
30:20notamment en Europe,
30:21c'est jamais spectaculaire,
30:22mais bon,
30:23ça poursuit son petit
30:24bonhomme de chemin.
30:25Et fondamentalement,
30:26la croissance mondiale,
30:27quand on la regarde
30:28cette année,
30:28quand on la compare
30:29à celle de l'an dernier,
30:30ça va être peu pro la même.
30:31Donc globalement,
30:32pas de...
30:32J'ai rarement vu
30:33autant de gens convaincus
30:35qu'effectivement,
30:35le risque n'était pas macro.
30:38Non, mais on en a vécu
30:40des années quand même
30:40où dans les classements
30:42des principaux risques,
30:43dans les sondages,
30:44etc.,
30:44le risque macro
30:45était quand même
30:46souvent devant.
30:47Là, j'ai l'impression
30:48que ce n'est pas un risque
30:50en tout cas qui est...
30:51C'est le risque de récession
30:52qui était souvent évoquée.
30:54Oui, oui.
30:54Là, personnellement...
30:56Il n'y a pas un risque macro.
30:56Oui, oui, oui.
30:57Je comprends.
30:58Non, mais c'est fort.
30:58C'est un risque extrême,
30:59en fait, en macro.
30:59Oui, oui, bien sûr.
31:00Non, non, mais...
31:02Pour moi,
31:03c'est avant tout sociétal.
31:05Voilà.
31:05C'est que si on crée...
31:08Si l'intelligence
31:09n'a plus de valeur,
31:12vous inversez
31:13la hiérarchie
31:17des métiers
31:19et là, en effet,
31:21vous créez sociétalement
31:22un vrai sujet.
31:23Donc, voilà.
31:25Pour moi,
31:25il est avant tout sociétal.
31:27En effet,
31:28je suis assez complètement d'accord.
31:29La macro,
31:30il n'y a rien de nouveau
31:31sous le soleil.
31:32C'est plutôt relativement solide.
31:33un soft lending
31:36relativement solide
31:37sur les US.
31:37L'Europe,
31:38qui est plutôt au mieux.
31:40L'Asie,
31:41qui se tient aussi.
31:44Si c'est un risque sociétal
31:45ou social,
31:46comme vous dites,
31:46ça veut dire
31:47qu'il faudra mettre
31:47face à ça
31:48des dépenses sociales.
31:49Alors,
31:49qui existe déjà
31:50dans un bon nombre de pays,
31:51mais pas partout.
31:53Il faudra...
31:53Il faut capitaliser
31:55sur l'idée que,
31:56oui,
31:56dans la série
31:58dépenses fiscales,
31:59dépenses budgétaires,
31:59il y aura aussi
32:00une composante sociale
32:01peut-être plus importante
32:02en tant qu'observateur
32:04de marché,
32:04il faut admettre
32:05qu'on est aux limites
32:07de ce qu'on peut savoir.
32:09C'est-à-dire que,
32:10historiquement,
32:11les chocs de productivité
32:12ont toujours été
32:13très créateurs de valeurs,
32:16mais avec des chocs sociaux.
32:18La révolution industrielle
32:19au 19e siècle,
32:20il y avait quand même
32:20eu plusieurs révolutions
32:21et autres.
32:22Donc,
32:22ça ne se fait pas tout seul.
32:25Il y a quand même
32:25beaucoup de perdants
32:26et des périodes
32:28de transition
32:28qui sont complexes.
32:30Et on va sans doute
32:32vers ce type de choses.
32:34on va avoir,
32:35à mon avis,
32:37des marchés
32:38qui vont rester
32:39dans ce contexte-là
32:41avec beaucoup
32:42de dispersion,
32:43avec beaucoup
32:44de mouvements,
32:46beaucoup d'incertitudes
32:47et beaucoup d'ajustements.
32:48Ça,
32:49je pense que c'est évident
32:50et il faut l'avoir
32:53en tête
32:53et on a,
32:56sur les 15 dernières années,
32:58une vraie stabilité
33:00à la fois de la croissance,
33:01des politiques économiques,
33:03des niveaux de taux et autres.
33:05Je ne pense pas
33:06qu'on va revenir
33:09dans ce moment-là.
33:10C'est évident.
33:13Après,
33:14vous avez un vieillissement
33:16accéléré de la population.
33:18Ça va dépendre
33:19de la vitesse d'adoption.
33:20Ça va dépendre
33:21de la vitesse
33:22de la technologie.
33:24Ça va dépendre
33:24de plein de choses.
33:26Au final,
33:27ce qui est sûr,
33:28c'est qu'il y aura
33:28des ajustements
33:30et des périodes
33:31de volatilité.
33:32Après,
33:32moi,
33:33j'ai plutôt tendance
33:33à penser
33:34que c'est plutôt positif
33:35au vu,
33:35en effet,
33:36du vieillissement
33:36accéléré de la population.
33:38Ça peut être une réponse.
33:39Ça peut être une réponse.
33:41Gardez la parole
33:4130 secondes.
33:43C'est quoi
33:43les grandes lignes directrices
33:45d'une stratégie d'investissement
33:46pour vous
33:46chez SICOMOR
33:47aujourd'hui ?
33:48Rapport à ce qu'on a dit.
33:49On n'a pas évoqué
33:50tous les sujets,
33:50bien sûr,
33:51mais où est-ce qu'on est
33:52le plus confortable
33:52aujourd'hui
33:53en matière d'investissement ?
33:54Nous,
33:54de toute façon,
33:57on est plutôt constructif.
33:58Donc,
33:58si on est constructif
34:00côté actions,
34:01on est constructif
34:01dans l'IA.
34:02Par contre,
34:03nous,
34:03ce qu'on dit,
34:03c'est qu'à partir
34:04de maintenant,
34:05on est passé
34:06d'une technologie
34:08exploratoire
34:10à une technologie
34:11qui va s'étendre
34:13et qui va arriver
34:14à une taille
34:16industrielle.
34:17Donc,
34:17il faut jouer sur tout.
34:18Il faut se diversifier.
34:20La chaîne de valeur
34:21d'IA est beaucoup plus large,
34:23profonde.
34:23On se diversifie
34:24et c'est extrêmement positif
34:26parce que si vous avez
34:27une vraie révolution,
34:29a priori,
34:29elle va se diffuser
34:31dans toute l'économie.
34:32Donc,
34:32il est normal
34:32qu'à un moment
34:33ou à un autre,
34:33on l'a vu
34:34sur l'Internet,
34:36vous avez concentration
34:37puis libération.
34:39Donc,
34:39on est dans cette phase-là
34:41et ça,
34:42c'est le premier point.
34:43Et deuxième,
34:43comme on a des positionnements
34:45qui sont extrêmement affirmés,
34:46il faut essayer de trouver
34:48des situations
34:50un peu asymétriques
34:51qui vous donnent
34:51de la diversification.
34:52Nous,
34:52on aimait bien l'Europe
34:53en début d'année.
34:54Pour l'instant,
34:54ça peut constater
34:56que ça fonctionne bien.
34:57On aime bien l'Asie aussi.
34:59Voilà.
35:00Après,
35:00les positionnements
35:01se tournent très vite
35:02mais l'asymétrie,
35:05c'est intéressant.
35:05Entre gestion tactique
35:07et horizons
35:08un peu plus fondamentaux,
35:09comment vous aimez
35:11être positionné aujourd'hui
35:12chez Tikeo ?
35:13On regarde le long terme,
35:14par défaut.
35:15On a beaucoup de mal
35:16sur le court terme
35:16à se positionner correctement.
35:19Sur le long terme,
35:20notre pari,
35:21c'est qu'effectivement,
35:21cette rotation,
35:22elle doit pouvoir continuer.
35:23L'économie réelle,
35:25le cycle,
35:26la value,
35:27tout ça,
35:27dans un moment
35:28où les économies
35:29se portent bien
35:30et il y a du stimulus en plus.
35:31Quand même,
35:32difficile d'en demander plus.
35:33C'est intéressant
35:34de continuer à jouer
35:35cette carte-là.
35:36Donc,
35:36ça,
35:36c'est une vraie thématique.
35:37Et quand on a dit ça,
35:38on a aussi un peu fait
35:39le cas pour l'Europe
35:41qui a beaucoup de vertus
35:43dans ce cadre-là
35:44avec un marché
35:45plus cyclique,
35:46moins cher
35:46et qui doit pouvoir
35:47en bénéficier.
35:48Sur la tech,
35:49je donnais quelques intuitions
35:50un peu plus tôt.
35:51Nous,
35:52on fait le pari
35:52qu'il faut se positionner
35:54aujourd'hui
35:55sur les gagnants de l'IA,
35:56que c'est un point d'entrée,
35:57que les valorisations
35:58ne sont pas exigeantes,
35:59que l'histoire va accélérer,
36:02que ça va être
36:03une année d'adoption.
36:04Quand on a vu
36:05ce qui se passe
36:06avec les softwares
36:07en un week-end
36:08via Anthropik,
36:09on comprend qu'effectivement
36:11les choses s'accélèrent
36:12et que finalement
36:13c'est un bon moment,
36:14un moment où les valos
36:15ne sont pas exigeants
36:15pour beaucoup de ces acteurs
36:17de se positionner.
36:18Donc voilà,
36:19on n'est pas timide
36:20vis-à-vis de ça
36:22et ça permet au final
36:23d'avoir des positions
36:23qui sont relativement diversifiées
36:25avec cet alpha IA d'une part
36:27mais aussi cette idée
36:27que le cycle
36:28va pouvoir porter
36:29le reste du portefeuille.
36:30Brièvement,
36:32globalement,
36:32on reste vraiment exposé
36:34marché à action
36:35de manière générale
36:36et en fait
36:37ce qu'on va aller chercher
36:38c'est de se dire
36:39au fond
36:40quels sont les secteurs
36:41qui sont connectés
36:42finalement à cette histoire
36:43américaine
36:43d'intelligence artificielle
36:44et de tech
36:45donc typiquement
36:46ce que j'expliquais tout à l'heure
36:47les semi-conducteurs en Asie
36:48on va aller chercher
36:49de la robotique
36:49on va aller chercher
36:50tous ces thèmes-là
36:50en fait
36:51qui sont joués
36:53géographiquement
36:54principalement en Asie
36:54mais aussi via le Japon
36:55alors le Japon
36:56il y a une histoire
36:56aussi particulière
36:57et puis côté
36:58il faut bien apporter
36:59la diversification
37:00alors il y a quand même
37:02cette histoire
37:02est-ce que l'or
37:03est un actif
37:06de diversification
37:07est-ce que c'est une valeur refuge
37:08c'est pas une valeur refuge
37:09d'après nous
37:09parce que globalement
37:10on ne peut pas avoir
37:10une valeur refuge
37:11qui se comporte
37:11d'une manière aussi volatile
37:13la valeur refuge
37:14ça reste
37:14et on le voit encore
37:16les treasuries
37:17le dollar
37:17on en déplace effectivement
37:19aux waiters du dollar
37:20mais globalement
37:21on va aller quand même chercher
37:22de la dette d'entreprise
37:23notre IG
37:24parce qu'on l'aime bien
37:25et qu'elle apporte
37:25de la diversification
37:26et qu'elle fait le même boulot
37:28finalement
37:28que de la dette d'Etat
37:29merci beaucoup messieurs
37:31merci d'avoir été invités
37:32de Planète Marché ce soir
37:32Mabrouk chez toi
37:33Natix CCM
37:34Pierre-Alexis Dumont
37:35Sycomore Asset Management
37:37et Raphaël Thuin
37:37Ticket au Capital
Commentaires