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  • il y a 3 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00DFM Business présente
00:05Le 19h éco, Stéphanie Collot
00:07Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique
00:12et elle a eu une de ce jeudi 21 mai. Ce sont les nouvelles mesures de soutien à l'activité
00:18économique face à la guerre au Moyen-Orient qui va durer.
00:21Sébastien Lecornu annonce 710 millions d'euros de nouvelles aides, un changement d'échelle mais pas de philosophie assure le
00:26Premier ministre.
00:27On retrouve Nathan Coquampo depuis Matignon dès le début du journal.
00:31Le nouveau plan stratégique de Stellantis, Antonio Filosa l'a présenté aujourd'hui depuis Détroit aux Etats-Unis.
00:37Le patron du constructeur annonce un plan d'investissement massif, 60 milliards d'euros sur 5 ans, une réduction des
00:43capacités de production en Europe et de nouveaux partenariats.
00:46On sera en direct de Détroit avec notre envoyée spéciale Justine Vassogne.
00:51Et puis Wall Street se prépare à accueillir des IPO de grande ampleur. SpaceX pourrait s'introduire en bourse le
00:5612 juin.
00:56Avant Anthropik et OpenAI mais le groupe d'Elon Musk dévoile des comptes nettement dans le rouge, vous verrez.
01:06On commence donc avec ce numéro d'équilibriste pour Sébastien Lecornu.
01:10Soutenir l'activité économique face à une crise qui va durer sans creuser pour autant les finances publiques.
01:16Le Premier ministre a annoncé les nouvelles mesures d'aide.
01:19On retrouve Nathan Cocampo depuis Matignon.
01:23Nathan, 710 millions d'euros d'argent public sont rajoutés aux 470 millions déjà engagés.
01:32Oui Stéphanie, pêcheur, routier, agriculteur, entreprise du BTP.
01:36Bercy continue de soutenir secteur par secteur et ce pour 3 mois supplémentaires à partir du mois de juin.
01:42Les aides à domicile vont aussi voir leur indemnité kilométrique revalorisée.
01:46Pas d'aide généralisée donc mais un spectre qui s'élargit encore pour que l'économie continue de tourner.
01:51Avec un doublement aussi de l'aide pour les gros rouleurs qui passent à 100 euros
01:56et une aide à l'achat de véhicules électriques pour les taxis prévus dès le mois d'octobre.
02:00Bercy qui soutiendra enfin les agriculteurs et l'industrie de la chimie pour l'achat d'engrais et de composants.
02:06Face à une croissance qui est à l'arrêt, une inflation qui remonte,
02:10le Premier ministre n'a pas plus de marge de manœuvre. On l'écoute.
02:14Cette guerre, sous une forme ou sous une autre, cette guerre va durer.
02:18Soit de manière froide, comme on l'a actuellement, on peut le constater.
02:23Soit malheureusement aussi avec une reprise des conflits et des frappes.
02:26Ce qui est un scénario évidemment possible.
02:28Alors, il est difficile de donner des scénarios auxquels nous pourrions nous raccrocher.
02:33Mais entre un scénario très optimiste qui nous emmène quand même à plusieurs semaines, plusieurs mois
02:38et les scénarios les plus noirs et catastrophistes,
02:41on voit bien qu'on change de dimension dans la manière de gérer cette guerre.
02:48Vous l'entendez, la guerre durera et pèsera lourdement sur les finances publiques.
02:52Plus que les 6 milliards d'euros annoncés.
02:55Alors, le Premier ministre compte sur les patrons et double la prime carburante défiscalisée.
02:59Son plafond passe de 300 euros à 600 euros par an.
03:03Une aide facultative décidée par les employeurs pour aider leurs salariés
03:07qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller au travail.
03:10Mais alors, combien d'entreprises seront concernées ?
03:13Combien de salariés ?
03:13Les critères pour la demande ont en tout cas été supprimés.
03:17Libre au patron donc de donner ou non cette prime pour un coût quasiment nul pour l'État.
03:22On attend qu'au campot depuis Matignon.
03:24Et puis le Premier ministre l'a redit.
03:25Malgré cette situation et ses nouvelles annonces,
03:28il n'y aura pas de hausse d'impôt dans le budget 2027.
03:32Notez par ailleurs que Sébastien Martin, le ministre délégué en charge de l'industrie,
03:36sera l'invité de l'or closier demain matin à 7h45 sur BFM Business.
03:40En tout cas, la situation ne devrait pas s'améliorer sur le front énergétique
03:45puisque le marché pétrolier pourrait entrer dans une zone rouge
03:48avec une pénurie d'offres en juillet et en août.
03:51C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui le patron de l'Agence internationale de l'énergie.
03:55Et c'est une conséquence directe du conflit au Moyen-Orient.
04:00Bruxelles annonce un ralentissement de l'activité économique.
04:03Paul Valère, dans son dernier rapport de prévision de croissance,
04:06la Commission européenne revoit ses perspectives à la baisse.
04:09Oui, 0,9% de croissance désormais prévue cette année en zone euro
04:15au lieu de 1,2% annoncé et espéré en novembre dernier.
04:20Pour l'an prochain, dans cette même zone, Bruxelles prévoit une baisse de 0,2%.
04:26Ces révisions découlent de la flambée du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient
04:33qui pousse l'inflation.
04:35Elle devrait grimper à 3% cette année pour les 20 pays de la zone euro
04:42qui partagent une monnaie unique contre les 1,9% initialement prévus et espérés.
04:49Il y a aussi la croissance de l'emploi qui devrait ralentir à 0,3% contre 0,5%
04:56l'an passé.
04:57Et alors Paul, il y a certains pays qui s'en sortent mieux que d'autres ?
05:01Oui, et tout d'abord, on peut parler de l'Espagne.
05:05Notamment, ces prévisions ont même été légèrement revues à la hausse de 2,3% à 2,4%.
05:13Il y a également l'Allemagne.
05:15Ces prévisions ont été divisées par deux, de 1,2% à 0,6%.
05:21Gros coup dur pour l'Allemagne qui est la première économie de la zone euro.
05:27Et enfin, pour la France, elle limite la casse avec un objectif de croissance de 0,8%.
05:33C'est seulement 0,1 point de moins que la Commission, ce qu'elle espérait au départ.
05:39Le FMI vient lui aussi de publier ses chiffres.
05:42Il planche et il est plus prudent sur 0,7%.
05:46Mais c'est du côté de la dette que les inquiétudes demeurent.
05:51Le FMI juge le rythme de redressement des finances publiques insuffisant,
05:56donc par rapport à l'objectif de déficit public sous les 3% pour 2029.
06:02La Commission prévoit, elle, vous le voyez ici, une dégradation du déficit français à 5,1% cette année
06:10et même à 5,7% l'an prochain en cas de politique inchangée.
06:16Merci Paul Valère.
06:18Et malgré ce contexte morose et incertain, la France est restée le pays qui attire le plus d'investissements étrangers
06:24en 2025
06:26et ce pour la septième année consécutive.
06:28C'est le résultat du dernier rapport annuel d'EY sur l'attractivité.
06:33Et tout cela malgré la forte instabilité politique de l'année dernière.
06:41Avec 852 investissements internationaux en 2025, la France fait la course en tête devant le Royaume-Uni et devant l
06:48'Allemagne.
06:48En termes d'emploi aussi, la France s'en sort mieux que ses voisins
06:51puisque quasiment 28 000 postes ont été créés l'année dernière grâce à ses projets d'investissement.
06:57Alors certes, c'est en baisse de 4% sur un an,
06:59mais c'est une baisse qui est beaucoup moins marquée que la moyenne européenne
07:03qui se situe plutôt à moins 25%.
07:05Surtout, la France consolide sa position de leader dans les secteurs d'avenir.
07:09On peut citer la décarbonation, la défense, sans oublier évidemment l'intelligence artificielle.
07:14Et puis la France reste aussi la première destination européenne pour l'industrie.
07:19Mais attention, l'écart avec nos voisins se réduit d'année en année.
07:22En 2025, le nombre de projets captés par la France a chuté de 17% sur un an.
07:28Une tendance beaucoup plus négative que chez nos voisins.
07:30Et il y a deux grandes explications à cela.
07:33D'abord, des problèmes structurels propres à notre pays,
07:35comme les coûts de production importants, mais aussi la complexité administrative.
07:39Et en parallèle, des facteurs plus conjoncturels,
07:42à la fois le recul des investissements américains en Europe
07:45et puis plus globalement, la dégradation générale de la situation économique européenne.
07:50C'est une victoire pour la gauche et le gouvernement.
07:52Le Conseil constitutionnel vient de retoquer la suppression des ZFE,
07:57que les zones à faible émission, mesure phare de la loi de simplification économique
08:01adoptée le 15 avril par l'Assemblée nationale.
08:04Les écologistes et socialistes, ainsi que certains députés du camp gouvernemental,
08:07avaient saisi les sages pour sauver le dispositif.
08:13Fin d'un psychodrame politique qui aura duré plusieurs mois.
08:16C'est finalement le caractère procédural qui est retenu contre la mesure,
08:20considérée comme un cavalier législatif.
08:22Elle qui a été introduite par amendement par les LR et le RN.
08:26Déjà en vigueur dans de grandes villes comme Lyon ou Nantes,
08:28la disposition initiée en 2019 vise à créer des zones urbaines
08:32où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée ou interdite
08:35grâce aux vignettes critères.
08:37Pourtant, opposants comme défenseurs reconnaissent les limites de la mesure,
08:40qu'ils jugent mal accompagnés par l'État,
08:42mais surtout injustes pour certains ménages,
08:45dans l'incapacité de changer de véhicule.
08:47Au total, sur 84 articles, 25 ont été censurés.
08:51La suppression du projet zéro artificialisation nette
08:54contre le bétonnage des sols a également été retoquée,
08:57jugée là aussi comme un cavalier législatif.
08:59Les sages ont en revanche validé la réduction des formalités administratives
09:03pour les entreprises.
09:04C'est pour cette raison que plusieurs députés ont au départ
09:07approuvé le projet de loi,
09:08tout en espérant que la suppression des ZFE soit censurée.
09:12C'est donc le grand jour pour Stellantis.
09:14Antonio Filosa vient de dévoiler son plan stratégique très attendu.
09:18L'occasion pour le patron italien de redonner de l'élan
09:21à un groupe qui a connu des moments très difficiles.
09:25À Détroit, on retrouve Justine Vassogne avec Olivier Mélan.
09:28Justine, qu'est-ce qu'il faut retenir de la présentation d'aujourd'hui
09:33menée par Antonio Filosa ?
09:37D'abord, Stéphanie, c'est un plan quand même assez intense,
09:39un plan qui prévoit 60 milliards d'euros d'investissement d'ici 5 ans,
09:44des investissements qui seront resserrés sur 4 marques de Stellantis,
09:48alors que le groupe en compte 14.
09:50Ces 4 marques, ce sont Jeep, Ram, Fiat et Peugeot,
09:53celles qui présentent le plus fort potentiel en termes de volume
09:56et de rentabilité, explique Stellantis.
09:5860% des investissements consacrés aux marques seront concentrés vers elles.
10:03Quant aux autres, quant à Chrysler, quant à Citroën, quant à Opel,
10:07elles deviennent des marques régionales.
10:09DS et Lancia, elles sont purement et simplement rétrogradées.
10:13Elles sont désormais des marques de spécialité,
10:16sans que l'on comprenne exactement ce que cela veut dire.
10:18Pour être honnête, elles seront chapeautées par Citroën pour DS
10:21et par Fiat pour Lancia.
10:24Quant à Maserati, cette marque mérite une discussion particulière,
10:28explique Antonio Filosa.
10:30Une feuille de route spéciale Maserati sera présentée en décembre à Modène.
10:35Stéphanie.
10:36Justine, l'autre plié de ce plan, ce sont les partenariats.
10:41Oui, absolument, on en a déjà beaucoup parlé sur cette antenne des partenariats
10:46avec des constructeurs chinois, notamment Stellantis va renforcer ses alliances
10:50avec Lipmotor et avec Dongfeng et leur ouvrir ses usines européennes en Espagne,
10:56à Saragosse et à Madrid.
10:57Et puis en France, cela nous intéresse évidemment tout particulièrement.
11:01Dongfeng va venir produire des véhicules hybrides ou électriques à Rennes,
11:04à La Janais, aux côtés de Citroën, parce que, et c'est là le dernier pilier
11:09de ce plan présenté aujourd'hui, Stellantis veut réduire en Europe
11:13les capacités annuelles de ses usines de 800 000 unités.
11:17C'est absolument majeur.
11:19Il faut donc s'attendre à ce que Stellantis partage ses usines
11:21avec d'autres constructeurs.
11:23On sait que BYD, par exemple, regarde avec envie les usines italiennes de Stellantis.
11:29Antonio Filosa assure en tout cas qu'il n'y aura pas de fermeture de sites
11:33sur le vieux continent.
11:34Merci Justine Vassogne et Olivier Mélan depuis Détroit.
11:38Et puis on retrouve, Justine, votre interview d'Antonio Filosa
11:40demain à 7h20 sur l'antenne de BFM Business.
11:4619h12, les marchés.
11:49Les marchés avec Antoine Larigauderie.
11:51Le CAC termine en baisse ce soir.
11:53On opte pour la baisse après une tendance un petit peu indécise toute la journée.
11:57Moins 0,39%, 8086 points.
11:59Très net sur performance de la tech européenne.
12:02Encore une fois, l'Euronext Tech Leaders gagne 0,39%.
12:05L'essentiel des indices européens termine dans le rouge.
12:08A noter Airbus qui signe la plus forte baisse du CAC 40 à moins 4,27% à 165,96
12:14euros.
12:15Stellantis a connu une séance particulièrement houleuse,
12:17mais termine sur une baisse finalement modérée à moins 1,68%, 6,32 euros.
12:23On a signé un nouveau plus bas historique à 5,99.
12:25C'était un repli de plus de 6% tout à l'heure.
12:27A noter Elior qui s'écroule après son profit warning.
12:30Moins 25% à 2,06 euros.
12:34Entraînant dans la baisse de Richebourg, évidemment.
12:36Moins 7% à 9,42 euros.
12:38En revanche, très belle performance du secteur des satellites
12:40qui était stimulée par toutes les spéculations
12:43autour de l'introduction en bourse de SpaceX et de sa valorisation.
12:46Ça a permis à E-Telsat de signer une hausse de 22,5% à 3,83 euros.
12:51SES, plus 6,32, 8,83.
12:54Le CAC, moins 0,39, 8,086.
12:56Volume d'échange assez correct, 3,8 milliards.
12:59Et du côté des marchés américains,
13:00à l'heure actuelle, le Dow Jones est quasi à l'équilibre.
13:03Moins 0,04% quant au Nasdaq.
13:06L'indice perd 0,48%.
13:08On reste aux Etats-Unis avec SpaceX
13:10qui a dévoilé son projet d'introduction en bourse.
13:14Elle devrait intervenir le 12 juin.
13:16On y voit maintenant aussi plus clair dans les comptes.
13:19Et les pertes de l'entreprise sont conséquentes, Erwan Morris.
13:2418,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires
13:27met près de 5 milliards de pertes l'an dernier
13:29et encore 4 milliards ce premier trimestre.
13:32La situation financière de SpaceX est bien plus mauvaise
13:35que n'importe quelle autre grande entreprise américaine.
13:37En d'autres termes, les investisseurs, en entrant au capital,
13:40achètent surtout une vision, celle d'Elon Musk,
13:42qui a d'ailleurs le contrôle de l'entreprise
13:44puisqu'il détient 80% des droits de vote.
13:46C'est aussi un pari sur l'intelligence artificielle
13:49que feraient les actionnaires.
13:50Car pour l'instant, l'IA n'est pas rentable.
13:53Elle a même engendré 6 milliards de dollars de pertes
13:55l'an dernier pour le groupe.
13:56Heureusement, Elon Musk peut compter sur Starlink,
13:59son réseau d'Internet par satellite,
14:00qui tire l'essentiel de la croissance.
14:02Cette cotation au Nasdaq inquiète aussi quelques analystes.
14:06Du côté des fidèles de Musk, d'abord,
14:07certains redoutent qu'elle fasse du mal à Tesla,
14:09qui pourrait être victime d'arbitrage au profit de SpaceX.
14:13Autre point de vigilance, le risque d'embouteillage à Wall Street
14:16puisque d'autres méga-IPOs sont attendus cette année,
14:19celles d'Open AI et d'Enthropic,
14:21qui devraient absorber une partie des capitaux.
14:23Et si vous voulez en savoir plus sur ce dossier,
14:26vous avez la une de la tribune demain
14:29qui est consacrée justement à ce sujet,
14:31SpaceX et Open AI,
14:32l'heure des méga-IPOs.
14:35De son côté, Enthropic explose les compteurs.
14:38Le géant américain de l'IA affiche une croissance complètement folle.
14:42Selon le Wall Street Journal,
14:43l'entreprise pourrait quasiment doubler son chiffre d'affaires
14:46au deuxième trimestre à près de 11 milliards de dollars.
14:50Une ascension fulgurante alors qu'elle prépare aussi
14:52son entrée en bourse, Clara Bido.
14:55Au premier trimestre,
14:57Enthropic avait déjà généré près de 5 milliards de dollars
15:00de chiffre d'affaires.
15:01Une croissance plus rapide encore que celle de Google ou Facebook
15:04avant leur entrée en bourse.
15:06Des résultats portés par Claude,
15:08devenus l'un des insistants IA les plus utilisés en entreprise,
15:11mais aussi par de nouveaux outils comme Mythos
15:13et des partenariats stratégiques,
15:15notamment avec SpaceX.
15:17Mais derrière cette explosion des revenus,
15:19les dépenses restent énormes.
15:20Au premier trimestre, le groupe a investi 71% de son chiffre d'affaires
15:25dans les capacités de calcul de ces IA,
15:27un chiffre qui devrait retomber à 56% au deuxième trimestre.
15:30Une baisse qui ne sera pas suffisante
15:32pour assurer la rentabilité de l'entreprise cette année,
15:35selon les analystes.
15:36Le groupe continue donc d'accélérer,
15:38notamment avec sa levée de fonds,
15:39avant une future introduction en bourse.
15:42Selon le Wall Street Journal,
15:43Anthropic pourrait à terme viser une valorisation supérieure
15:46à 1 000 milliards de dollars.
15:47On en vient à cette opération déminage dans le secteur bancaire.
15:51Le patron de Standard Chatred a été contraint de rétro-pédaler
15:54après avoir justifié près de 8 000 suppressions de postes
15:58par la nécessité de remplacer du capital humain
16:00à faible valeur ajoutée par de l'IA.
16:04Des propos qui ont suscité une véritable bronca,
16:07Caroline Morisseau.
16:08Le patron de la banque britannique a dû rectifier le tir
16:11auprès de ses salariés.
16:13L'avenir de Standard Chatred dépend de votre talent,
16:16de votre engagement à vous, collaborateurs,
16:18a-t-il écrit dans une note interne
16:20après la colère suscitée par ses propos.
16:22L'ancienne présidente de Singapour,
16:24où la banque est très présente,
16:25s'est notamment offusquée de la manière très clinique
16:27dont il parlait de ses salariés.
16:29C'était une manière maladroite de dire les choses,
16:32a admis Jamie Dimon, le patron de JP Morgan,
16:34qui insiste sur la nécessité d'anticiper.
16:37Je pense qu'il nous incombe, en tant que société,
16:43de réfléchir à ce qui se passera si cela va trop vite.
16:46HSBC, qui prévoit l'aussi 20 000 suppressions de postes liés à l'IA,
16:50a exhorté ses salariés à s'adapter plutôt qu'à résister,
16:53tout en insistant sur ses efforts de formation.
16:56En France, enfin, le patron du Crédit Agricole a souligné
16:58que si oui, l'IA allait révolutionner le secteur bancaire,
17:01elle ne pourrait pas se substituer à tous les salariés,
17:05notamment ceux au contact des clients.
17:07La commission d'enquête sur les marges des distributeurs et des industriels
17:12a présenté son rapport aujourd'hui et propose 24 recommandations,
17:17résultat de plusieurs mois d'audition de près de 200 représentants du secteur.
17:21Les distributeurs craignaient qu'ils soient à charge.
17:24Il est clairement en leur défaveur.
17:28La rapporteure de la commission assure qu'elle n'avait aucun a priori,
17:31mais ses auditions ont mis au jour, selon elle,
17:34des pratiques extrêmement préoccupantes dans la grande distribution,
17:37des pratiques prédatrices, dit-elle, parfois illégales,
17:40et responsables d'une véritable caste sociale et industrielle.
17:43Antoinette Gull, sénatrice écologiste.
17:45Le rapport de force est structurellement défavorable aux fournisseurs.
17:49En se concentrant et en créant des centrales d'achat,
17:53qu'elles soient en France ou qu'elles soient à l'étranger,
17:55en utilisant des méthodes brutales,
17:57la grande consommation a sciemment créé les conditions de ce déséquilibre.
18:02Sur 100 euros dépensés par un consommateur,
18:058 vont aux agriculteurs, 14 aux industriels,
18:07et 40 aux distributeurs, d'après la sénatrice.
18:10La plupart des 24 recommandations visent donc sur tous ces derniers,
18:14inciter à publier chaque année un comparatif
18:16entre l'évolution des prix de vente en rayon
18:18et celle des tarifs négociés avec les fournisseurs,
18:21ou encore à déclarer leurs flux financiers
18:23avec les centrales d'achat et de services européennes.
18:26Je voudrais dire aux distributeurs que la balle est dans leur camp,
18:28et ils ont imposé à la suite de Leclerc un véritable mantra,
18:31celui du prix le plus bas, celui de la guerre des prix,
18:33à l'exclusion de toute autre considération.
18:36Prenez le bon virage et éliminez ces pratiques virilistes
18:39qui n'ont plus leur place dans notre société aujourd'hui.
18:42La sénatrice Gull en appelle aussi à l'exécutif pour faire respecter la loi.
18:46Elle compte introduire une partie de ses recommandations
18:48dans le projet de loi d'urgence agricole.
18:50Et la fédération du commerce et de la distribution a réagi dans un communiqué.
18:54Elle conteste des conclusions biaisées
18:56et totalement déconnectées de la réalité économique.
18:59On exige la transparence des distributeurs, dit-elle,
19:02mais pas celle des grands industriels.
19:05Un bénéfice net divisé par deux pour Elior au premier semestre
19:09et un avertissement sur résultat.
19:11L'action chute de 26% aujourd'hui à la Bourse de Paris.
19:14Le chiffre d'affaires a légèrement reculé.
19:16Le groupe de restauration collective réduit ses objectifs annuels.
19:20Hélène Cornet.
19:22Un semestre sous pression pour Elior.
19:25Sa rentabilité s'est nettement dégradée.
19:27Le groupe évoque des tensions inflationnistes
19:29et la signature décalée d'importants contrats en Ile-de-France.
19:32Notamment un contrat de restauration collective
19:35pour une centaine de collèges dans les Yvines.
19:37et puis un autre qui concerne le siège d'une grande banque à la Défense.
19:41La direction a dû revoir ses objectifs de croissance à la baisse pour cette année,
19:44comprise désormais entre 1 et 2% contre 3 à 4% auparavant.
19:49Elior met également en avant un différent tarifaire
19:52sur un important contrat en Italie avec un opérateur ferroviaire
19:55qui a nécessité de provisionner 25 millions d'euros.
19:58Des résultats jugés décevants par les analystes et les marchés
20:02qui sanctionnent le titre,
20:03entraînant dans le même temps celui de De Richebourg
20:05qui a racheté le groupe de services et de restauration en 2023.
20:09Les fondamentaux restent solides,
20:11tentent de rassurer son PDG
20:12qui assure que la stratégie n'est pas remise en cause.
20:161,5 milliard d'euros de pertes pour Ubisoft
20:19après l'annonce de ses résultats catastrophiques
20:21du dernier exercice clos en mars.
20:23Le premier éditeur français de jeux vidéo
20:26s'effondre encore de 11% en bourse
20:28avant de clôturer en baisse de 2,2%.
20:30La valorisation de l'entreprise
20:32n'est plus que de 500 millions d'euros
20:35contre 11 milliards en 2018.
20:37Et si les mauvais résultats étaient attendus,
20:38la tempête est loin d'être terminée.
20:41Nathan Coquampo.
20:42Cette transformation sur deux ans
20:44implique des décisions difficiles
20:45et une performance financière de court terme décevante.
20:48Yves Guimaud ne tourne pas autour du pot
20:50concernant les prochains mois
20:51car si l'exercice 2025-2026
20:53marque une année de profonde crise pour Ubisoft,
20:55il ne faut pas s'attendre à bien mieux pour l'année prochaine.
20:58Le groupe poursuit sa restructuration
20:59avec au total une réduction de ses coûts fixes
21:02de plus de 500 millions d'euros
21:03entre 2022 et 2028.
21:05En 4 ans, près de 20% des effectifs ont été supprimés.
21:08Ubisoft compte encore 16 600 salariés dans le monde.
21:11Plusieurs studios ont fermé leurs portes.
21:136 jeux en cours de réalisation ont été annulés
21:15dont le remake très attendu de Prince of Persia.
21:187 autres ont été reportés.
21:19Avec peu de sorties prévues l'an prochain,
21:22la direction table donc sur un chiffre d'affaires
21:24en baisse de 5 à 10%.
21:25La crise de la quarantaine pour le groupe
21:27est un passage difficile,
21:28mais Ubisoft reste optimiste sur le long terme.
21:30Entre, je cite,
21:32un pipeline de contenu solide et diversifié
21:34qui sortiront d'ici à 2029
21:35autour d'Assassin's Creed, Far Cry, Rainbow Six,
21:38le milliard d'euros réceptionnés
21:39du chinois Tencent pour réduire la dette
21:41et les investissements dans l'IA
21:42pour gagner en compétitivité.
21:44Le retour dans le vert
21:45est désormais attendu dans deux ans.
21:47Air France et Airbus sont condamnés
21:5016 ans après la catastrophe du vol Rio-Paris
21:52qui avait fait 228 morts au-dessus de l'Atlantique.
21:56La justice française change totalement de position.
21:59Relaxé en premier instant,
22:00Airbus et Air France viennent finalement
22:02d'être condamnés en appel
22:04pour homicide involontaire.
22:06Jean-Baptiste Tuet.
22:07Air France est condamné
22:09pour une formation jugée insuffisante
22:10des pilotes face au givrage
22:12des sondes pitot
22:13et à la perte de certaines indications de vol.
22:15Ces sondes placées à l'extérieur de l'avion
22:17servent à mesurer la vitesse de l'air.
22:19Airbus, lui, est sanctionné
22:20pour avoir sous-estimé
22:21les défaillances de ses capteurs
22:23et tardé à alerter les compagnies aériennes.
22:25Les deux entreprises écopent
22:26de l'amende maximale
22:27225 000 euros chacune.
22:29Pour le parquet général,
22:30les fautes d'Airbus et d'Air France
22:32sont donc caractérisées
22:33et ont concouru de façon certaine
22:35à la survenance du crash aérien.
22:37Une peine symbolique
22:38car commercialement,
22:39l'impact sera limité.
22:41Mais cette décision laisse toutefois
22:42une trace durable
22:43dans l'histoire judiciaire et industrielle
22:45de l'aéronautique française.
22:46Un drame qui a aussi profondément
22:48changé l'aviation mondiale.
22:49Depuis le crash,
22:50les sondes pitot ont été remplacées
22:52sur les avions concernés.
22:53Les formations des pilotes
22:54ont été renforcées
22:55sur les situations de décrochage
22:57et de perte d'automatisme.
22:58Et les constructeurs ont modifié
23:00plusieurs systèmes d'alerte
23:01et d'assistance au pilotage.
23:03Et ce soir,
23:04Airbus et Air France
23:05annoncent ce pourvoir en cassation.
23:07Le clic du jour
23:09avec cet article sur Jeff Bezos
23:11qui s'oppose au projet
23:12de taxation des plus riches
23:14pour le patron d'Amazon
23:15dont la fortune est estimée
23:16à 283 milliards de dollars.
23:19Taxer davantage
23:20les grandes fortunes du pays
23:21n'améliorerait en rien
23:23la situation des plus modestes.
23:25Je paye des milliards
23:26de dollars d'impôts,
23:27souligne Jeff Bezos.
23:28Me faire payer davantage
23:29ne résoudra pas le problème en soi.
23:31Vous pourriez doubler mes impôts,
23:33cela n'aiderait en rien
23:33la situation des enseignants par exemple.
23:36Déclaration à laquelle
23:37Elon Musk,
23:38l'homme le plus riche du monde,
23:39répond.
23:40Bravo !
23:40Tous les détails
23:41à retrouver sur notre site internet
23:42bfmbusiness.com
23:44Demain,
23:45sur l'antenne de BFM Business,
23:47leur closier reçoit
23:48à 7h45
23:50Sébastien Martin,
23:51le ministre délégué
23:52en charge de l'industrie.
23:53Il va revenir sur les annonces
23:54faites ce soir
23:55par Sébastien Lecornu
23:57sur les aides
23:58pour faire face
23:59à la flambée
23:59des prix du carburant.
24:00Et puis à 7h20,
24:01vous retrouverez
24:02l'interview d'Antonio Filosa
24:04mené par Justine Vassogne
24:05depuis Détroit
24:06aux Etats-Unis.
24:08Il sera évidemment question
24:09du nouveau plan stratégique
24:11du patron de Stellantis.
24:13Tout de suite,
24:14c'est Tech & Co spécial
24:16Essilor
24:17présenté par Frédéric Simotel.
24:19Très bonne soirée.
24:2119h éco
24:22sur BFM Business.
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