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  • il y a 2 jours
Les deepfakes et contenus synthétiques atteignent un niveau de sophistication qui rend leur détection de plus en plus difficile pour l'œil humain. Face à ce défi, deux approches complémentaires s'imposent : la sensibilisation continue des utilisateurs et le déploiement de standards techniques d'authenticité comme les Content Credentials du C2PA. Un enjeu qui mobilise désormais plus de 6 000 organisations dans le monde.

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Transcription
00:05Traçabilité, authenticité, des contenus générés, comment fait-on aujourd'hui pour distinguer le vrai du faux et en quoi c
00:10'est un challenge, un défi, une difficulté même pour les entreprises ?
00:14Pour en parler, nous avons avec nous à distance Vincent Desbenois. Bonjour Vincent, bienvenue, qui est responsable des grands comptes
00:22chez Nobifor, plateforme de formation sur la sensibilisation à la sécurité.
00:27Et puis en plateau, avec nous, Lionel Lemoyne nous a rejoint. Bonjour Lionel.
00:31Bonjour.
00:32Directeur senior des consultants, solutions Adobe en Europe de l'Ouest. Adobe, tout le monde connaît les outils de création.
00:40Qui dit création, dit création de contenu avec de l'assistance de l'IA. Alors distinguer le vrai du faux,
00:46c'est un vrai sujet pour vous.
00:48Merci beaucoup d'être avec nous. Et puis Raphaël Marichet, restez avec nous.
00:51Le directeur sécurité France et Europe du Sud de Palo Alto Networks. Merci Raphaël d'avoir accepté de porter votre
00:58regard d'expert sur ce sujet.
01:01Mon premier point, enfin peut-être mon interrogation en fait, c'est de nous expliquer quel est véritablement aujourd'hui
01:07le danger autour de cette question de la traçabilité des contenus,
01:11de la distinction entre le vrai du faux. Parce qu'on en parle beaucoup en matière de désinformation, de problématiques
01:18de démocratie citoyenne.
01:20Ça touche aussi les entreprises. Il y a eu même un rapport de la Villa Numéris, d'ailleurs auquel j
01:25'avais un peu participé,
01:27qui sensibilisait les entreprises. Ce rapport s'appelait Marquer le réel. Le MEDEF était impliqué dans la réflexion.
01:34Mais j'aimerais vous entendre, vous, en tant qu'expert chacun, avec vos points de vue différents,
01:40pourquoi ce sujet aujourd'hui est une problématique qui doit être adressée dans toutes les organisations.
01:45Vous voulez commencer ?
01:46Oui, avec plaisir. Je pense que c'est avant tout en fait un enjeu lié au volume.
01:52Le sujet de l'authenticité des contenus n'est pas quelque chose de nouveau.
01:57On est effectivement l'éditeur de bon nombre de logiciels de référence pour la création de contenus.
02:02Photoshop, en tant que tel, est devenu presque un nom commun.
02:06Et au cours des 30 dernières années, on avait déjà cette typologie d'interrogation.
02:13Qu'est-ce qui a été retouché par rapport à une photo d'origine ?
02:17Qu'est-ce qui a été modifié ?
02:19Et finalement, ce qui change vraiment aujourd'hui avec l'IA, c'est la volumétrie,
02:26les possibilités d'IA génératives qui permettent de démultiplier
02:29et également de rendre accessible le processus de création à tout un chacun.
02:35Et pour vous dire, c'est un sujet qui était une préoccupation déjà il y a de cela un peu
02:42plus de 7 ans,
02:43avant même que l'on parle autant de l'IA.
02:47Beaucoup dans les médias, parce que les fake news ne sont pas une beauté.
02:51Important de s'assurer de l'authenticité d'un contenu, tout à fait.
02:54Exactement.
02:55D'une vidéo, d'un texte ?
02:56Et nous avions lancé en fait une initiative qui s'appelle Content Authenticity Initiative,
03:02où assez rapidement, on avait constaté qu'il allait être difficile,
03:07même avec des algorithmes, avec de l'intelligence logicielle,
03:10d'identifier si un contenu avait été retouché, modifié, et comment il avait été créé.
03:16Et donc on a plutôt pris un paradigme différent, qui était de se dire,
03:20créons un label, un peu comme un label nutritionnel,
03:25traçons quelle est l'origine en fait d'un contenu,
03:28et assurons-nous en fait que finalement on puisse séparer
03:32les bons des contenus originaux, en tout cas,
03:37et des contenus qui pourraient poser problème.
03:40Et de constater que cette initiative aujourd'hui,
03:43elle fédère près de 6 000 entreprises.
03:46Alors on va aller, on va peut-être prendre le temps d'en parler tout à l'heure,
03:50mais ce que vous nous dites, c'est qu'aujourd'hui ça concerne des professions en particulier,
03:54c'est ça qui s'attache à l'authenticité de l'information.
03:58Est-ce que vous voyez d'autres problématiques ?
04:00Et puis je passerai la parole ensuite à Vincent.
04:02Alors ce sont surtout en fait les professionnels qui cherchent à s'emparer en fait de cette problématique,
04:07et derrière les professionnels, il y a toute la chaîne de production de contenu.
04:11Ça part en fait des personnes qui vous fournissent les équipements pour faire de la photo,
04:16pour faire de la vidéo,
04:17en passant bien entendu dans la chaîne de production de contenu par des entreprises comme Adobe,
04:22et des outils logiciels.
04:24L'IA Générative a ouvert aussi en fait la porte à de nouveaux acteurs,
04:29qui sont pour une bonne partie d'entre eux également intéressés à avoir une traçabilité
04:34de la manière dont les contenus ont été faits avec l'IA.
04:38Mais aujourd'hui vous allez aussi avoir en bout de chaîne les agences,
04:42les publisheurs.
04:44Et donc vous allez vous retrouver dans les 6000 acteurs en fait qui sont fédérés derrière cette initiative,
04:51des entreprises aussi différentes que l'AFP, Avas ou France Télévisions,
04:56que des constructeurs en fait de caméras comme Nikon, Canon, Leica ou Sony.
05:02Ça fait du monde.
05:03Vincent Desbenoît, vous faites de la sensibilisation aussi sur ces sujets.
05:07Expliquez-nous ce que vous voyez vous en particulier comme danger.
05:09et pourquoi c'est un sujet très sensible aujourd'hui qui doit concerner toutes les organisations.
05:14Oui, je rejoins ce qui a été dit sur la partie volumétrie qui augmente énormément.
05:21Avec le deepfake, ce qui est intéressant aussi à savoir,
05:24c'est pourquoi le deepfake est en plein essor et surtout à des fins malveillantes.
05:28Et c'est ça l'enjeu pour moi aussi.
05:29C'est derrière, quelles sont les intentions des individus qui vont utiliser du deepfake
05:34et qu'est-ce qu'ils vont en faire.
05:36Ils vont s'en emparer.
05:38Ça industrialise en fait le système de cybercriminalité.
05:41Là où derrière, il y a quelques années, on était sur un peu des curiosités de laboratoire.
05:46On voyait du deepfake émerger avec Will Smith qui mange des spaghettis.
05:51C'est un petit peu grotesque et visible.
05:53Ça ne marchait pas très bien ces spaghettis d'ailleurs.
05:54Will Smith, ça ne marchait pas très bien.
05:57Ça marchait très bien.
05:58Et aujourd'hui, si on refait la même chose en 2026, en fait, le chiffre à retenir,
06:03c'est que 68% des personnes maintenant qui ont demandé,
06:08si elles arrivent à distinguer un deepfake réel, lequel est le vrai, quel est le faux,
06:12n'y arrivent pas.
06:12Elles disent que c'est impossible.
06:15Vraiment, les alertes qu'on avait avant, où il y avait plusieurs doigts,
06:18il y avait des bugs un peu visuels, etc., techniques,
06:20qui sont complètement disparus.
06:22Et la frontière entre le vrai et le faux, vraiment, visuellement parlant,
06:26elle devient très, très faible, voire impossible à distinguer à l'œil nu.
06:31Même en étant expert sur le sujet, on n'y arrivera quasiment plus.
06:35Donc, derrière, la première pratique que nous, on adresse avec nos clients,
06:38c'est l'idée de sensibiliser, d'entraîner, de former,
06:41d'avoir vraiment cet accompagnement des utilisateurs,
06:45même au plus grand public, de dire, voilà, il faut être vigilant,
06:48il faut savoir que, derrière, n'importe quel contenu,
06:53ça n'est pas forcément ce qu'on croit.
06:55Le deepfake va avoir une problématique derrière d'inciter une personne
06:58à faire quelque chose qu'elle ne souhaitait pas faire.
07:02Il y a de l'ingénierie sociale qui arrive en jeu derrière
07:05et qui va forcer une personne à faire un virement,
07:08à donner des coordonnées bancaires, à donner des données sensibles, etc.
07:13Grâce au deepfake, il y a eu des exemples, même sur ces enjeux-là,
07:19d'entreprises où on va donner un lien Teams à un collaborateur
07:23qui va se connecter, en fait, présent autour de la table.
07:26Ce ne sont que des deepfakes.
07:27Il pense parler à son CFO.
07:29C'était le cas à Hong Kong il y a quelques années
07:32où la personne se connecte et va effectuer derrière
07:35des virements bancaires en urgence, jusqu'à 25 millions de dollars au total.
07:42C'est l'arnaque au président version deepfake.
07:47Effectivement, c'est très troublant.
07:50Ça fait partie, aujourd'hui, des préoccupations
07:53d'un directeur de la sécurité numérique ?
07:56Oui, d'ailleurs, c'est assez surprenant
07:57parce que pour le coup, on n'est pas du tout dans un risque IT.
08:00On est dans un risque procédural.
08:03Et pour moi, le vrai danger à répondre à votre question,
08:05c'est de croire que les techniques et procédures d'avant
08:07vont encore fonctionner pour protéger l'entreprise
08:09à l'ère de l'information générée de manière synthétique.
08:13Si on prend l'exemple du phishing, du hameçonnage,
08:16on a beaucoup formé, sensibilisé les salariés
08:18à détecter le hameçonnage en cherchant les fautes de frappe,
08:21les fautes de grammaire, ce qui ne marche absolument plus aujourd'hui.
08:24Par contre, ce qui compte et ce qui marche bien,
08:26c'est bien détecter l'intention.
08:28Ce mot est important, détecter l'intention
08:30plutôt que caractériser d'un point de vue factuel
08:32et si l'information est vraie ou fausse,
08:34synthétique ou humaine, ça ne veut plus rien dire.
08:37Sur Internet, vous ne pouvez plus voir un poste sur un réseau social
08:40en disant celui-là a été généré par un humain,
08:42celui-là a été généré par une IA.
08:44Même le simple fait de poser la question n'a plus de sens
08:47puisque tout est imbriqué.
08:49Par contre, il y a derrière toujours un humain
08:50qui déclenche l'intention.
08:52Donc, observer les comportements des machines et des salariés
08:57va nous renseigner sur l'intention.
08:58Et si on voit la machine ou l'identité
09:01qui est utilisée par l'outil IA, par exemple,
09:03ou par la machine,
09:04si on voit l'identité qui commence à avoir un comportement
09:06qui sort du contexte habituel,
09:08par exemple, les attaquants vont travailler
09:11sur le caractère d'urgence,
09:13sur l'anxiété,
09:14ils vont mettre la pression.
09:15Ça, ça ne change pas.
09:16Ça n'a pas changé.
09:17C'était déjà le cas il y a cinq ans.
09:18C'est encore le cas aujourd'hui.
09:19Ça sera encore le cas après-demain.
09:21Ça, c'est ça qu'on va chercher à caractériser
09:22en termes de détection comportementale.
09:25Pour ça, il faut qu'on puisse tracer un identifiant,
09:28qu'il soit utilisé par un humain ou par une machine,
09:30pour voir à quel moment il sort de son contexte d'usage
09:34normalement prévu et normalement observé
09:36sur une échelle de temps suffisamment longue.
09:38Et à un moment donné,
09:39quand il sort du contexte d'usage,
09:40ça doit lever une alerte.
09:41Ce n'est même plus la question de savoir
09:42si le contenu est vrai ou faux,
09:43c'est la question de savoir qu'est-ce qu'on en fait.
09:45Intéressant.
09:46Mais on ne va quand même pas totalement lâcher l'affaire
09:48pour essayer de distinguer le vrai du faux.
09:50Je ne sais pas, chez Adobe,
09:51j'imagine que là, vous avez commencé à évoquer une initiative
09:53qui rassemble quand même beaucoup d'acteurs
09:55pour donner du crédit au contenu
09:59et pouvoir le tracer.
10:01Vous pensez arriver à quel niveau d'efficacité
10:05avec ce type de marquage ?
10:09Est-ce qu'il y aura toujours des outils
10:10pour défaire ce qu'on fait ?
10:12Oui, mais ils ont quand même vocation
10:16à se moderniser et à se mettre également
10:19à la page à l'heure de l'agentique.
10:22On arrive à automatiser énormément de choses
10:24grâce à l'IA et également à apporter des réponses
10:27à ces problématiques.
10:29Sur le premier point de votre question,
10:32la performance de la cryptographie aujourd'hui
10:36nous permet véritablement, sur les contenus,
10:38d'arriver à embarquer ce qu'on appelle
10:41des « content credentials »,
10:43des filigrames invisibles,
10:45crypter les métadonnées,
10:47faire en sorte que même un contenu
10:49qui est affiché, dont on fait une capture d'écran,
10:52s'il est repris,
10:53on va arriver à garder une traçabilité
10:56sur est-ce que ça a été généré avec de l'IA,
10:59quel a été l'auteur,
11:00comment ça a été créé,
11:02tout au long de la vie du cycle
11:05finalement de production du contenu.
11:07Après, le deuxième...
11:09On sait que ça peut être altéré.
11:10Alors, ça peut être altéré.
11:11Aucun outil n'est inaltérable, on est d'accord.
11:13On est d'accord.
11:15Modulo, quand même, le fait que
11:16si on altère finalement cette cartographie
11:19qui est embarquée dans le contenu,
11:22on n'aura plus cette traçabilité.
11:24Et donc là, l'enjeu, c'est d'arriver
11:25à accompagner le regard critique,
11:28faire en sorte que les personnes
11:29qui consultent du contenu
11:31restent sceptiques aussi longtemps
11:33qu'on ne leur a pas prouvé
11:34que le contenu est authentique.
11:36Et là, vous avez des initiatives
11:38qui même dépassent en fait
11:39le cadre de notre entreprise.
11:41Vous avez...
11:42Il y a une mobilisation aujourd'hui
11:43importante vraiment sur ce sujet.
11:45Oui, oui.
11:46Et y compris, vous voyez,
11:48en fait, dans des acteurs
11:49qu'on n'aurait pas forcément imaginé
11:50prendre, on va dire,
11:53de l'avance dessus,
11:54comme TikTok, Meta,
11:56qui eux sont intéressés
11:58à générer de l'audience,
11:59de la grande volumétrie,
12:00sans nécessairement avoir
12:01ce regard critique
12:02sur ce qui est produit.
12:04Eh bien, ce sont des entreprises
12:05qui se fédèrent aussi.
12:07Vous avez une coalition
12:08qui s'appelle C2PA,
12:11Coalition for Content,
12:14Protection and Authenticity,
12:17complètement indépendant
12:18des acteurs.
12:19Mais on se fédère
12:20pour faire en sorte
12:21que quand un contenu est affiché,
12:23on soit capable également
12:24d'afficher visuellement
12:25en fait ces métadonnées.
12:27et donc ça accompagne
12:29ce regard critique
12:30et un peu sceptique
12:31sur le contenu
12:31en fait que l'on consulte.
12:33Mais ce sera une guerre
12:35de tous les jours, oui.
12:36Ça, c'est le jeu dans la cyber,
12:38dans la sécurité
12:39de manière générale.
12:41Vincent,
12:42si on reprend cette idée
12:44qu'effectivement,
12:45au-delà d'avoir des outils
12:46aujourd'hui pour vérifier
12:47dans des filigranes
12:50si le contenu est authentique
12:52ou pas,
12:52il y a cet enjeu d'éducation
12:54à effectivement essayer
12:55d'essayer de déceler l'intention,
12:57la malveillance,
12:58comment est-ce qu'on peut
13:00exercer davantage
13:01les citoyens,
13:02les collaborateurs
13:03dans les entreprises ?
13:04Parce que j'ai l'impression
13:04qu'on nous parle déjà
13:05beaucoup de la cybersécurité.
13:07Comment est-ce qu'on peut
13:08être plus efficace ?
13:10Parce que douter de tout,
13:11ce n'est pas forcément
13:12non plus une solution.
13:13Oui.
13:15C'est sûr,
13:16avec le deepfake,
13:18on va arriver quand même
13:19à un stade
13:20où tant qu'on n'a pas
13:22peut-être un tampon
13:23que c'est authentique,
13:24on doit être
13:26dans un schéma
13:28de vigilance active
13:29où on se dit
13:30peut-être que
13:31ce que j'ai en face de moi,
13:33ce n'est pas forcément
13:35une réelle personne,
13:36c'est peut-être un deepfake.
13:38On peut arriver quand même
13:39à ce niveau-là.
13:40Il faut toujours se dire
13:41derrière le schéma
13:43un petit peu mental,
13:45quelles sont les intentions,
13:45c'est ce qui a été dit,
13:46pourquoi on me demande
13:47de faire telle ou telle chose.
13:49Le but pour nous,
13:49qu'on constate...
13:50Le risque,
13:51quand je dis,
13:51si on se met à douter de tout
13:53et avoir peur sans arrêt
13:54face à ce qu'on voit
13:55ou ce qu'on entend,
13:57il risque d'y avoir
13:58une fracture numérique nouvelle
13:59qui s'installe
13:59avec des gens
14:00qui vont abandonner,
14:01qui vont dire
14:01moi, c'est fini,
14:03je n'utilise plus ces outils,
14:04je ne fais plus confiance en fait,
14:06je ne décroche plus mon téléphone.
14:10Nous, ce qu'on veut faire,
14:12c'est plutôt de sensibiliser,
14:13de former que les personnes
14:15soient conscientes que ça existe
14:17et qu'elles aient
14:17les bons comportements,
14:18notamment quand, justement,
14:20on va dévier d'une trajectoire
14:22ou d'un comportement normal,
14:24de douter,
14:25si on demande de faire
14:26quelque chose en urgence
14:27qui va impliquer de l'argent
14:29ou des données sensibles,
14:32tout de suite,
14:32ça doit susciter des alertes
14:34chez n'importe qui
14:34et ça,
14:35c'est des réflexes
14:36qu'on va avoir,
14:38voilà,
14:38on ne va pas être attaqué
14:40de façon perpétuelle,
14:41mais on doit avoir
14:42ces freins
14:43et ces réflexes
14:45qui se répètent
14:46un petit peu au quotidien
14:47et nous,
14:48chez Nobifor,
14:49on essaie de sensibiliser
14:50nos clients
14:51en continu avec,
14:53notamment,
14:53la création de DeepFake
14:54en interne
14:55pour sensibiliser
14:57les utilisateurs,
14:58les collaborateurs,
14:59à quoi pourrait ressembler
15:00une attaque au président
15:02fait par un des membres
15:04du comité de direction
15:05qui va lui-même
15:06se prêter au jeu
15:07et avoir une vidéo
15:08de DeepFake
15:09qui circule dans l'entreprise
15:10pour montrer un petit peu
15:11à quoi ça pourrait ressembler
15:13et d'être dans une formation continue,
15:15dans un entraînement continu
15:16à ces nouvelles techniques
15:18qui vont émerger,
15:19qui vont aussi,
15:20voilà,
15:20on doit être en réaction aussi
15:22par rapport à ce que
15:23les attaques en font.
15:25Les cybercriminels,
15:26ils vont s'emparer
15:30de ces outils,
15:30vraiment,
15:31qui sont de plus en plus
15:32simples à utiliser,
15:33donc il faut être conscient,
15:34il faut être à leur même niveau.
15:36C'est l'enjeu,
15:37voilà,
15:37qu'on a chez Nobifor
15:39de transformer les utilisateurs
15:41en,
15:41pas en maillon faible justement,
15:42mais en ligne de défense
15:44et avec des réflexes,
15:45voilà,
15:45des réflexes assez simples
15:47de sécurité.
15:47Faire des situations.
15:48Je vois quelque chose
15:49d'anormal
15:50et je,
15:51et voilà,
15:52j'alerte,
15:53voilà,
15:53ça doit lever des alertes
15:55à ces moments-là
15:55dans les réflexions
15:58qu'on a
15:59et ça ne doit pas être
16:01vraiment quelque chose
16:02de pesant
16:02où je me détache du numérique
16:03en me disant
16:04je ne crois plus à rien
16:05ou je ne crois plus à personne.
16:07Moi,
16:08comme je m'intéresse
16:09beaucoup à la cybersécurité
16:10depuis mal de temps,
16:10je suis un petit peu paranoïaque.
16:12Peut-être que j'ai peur
16:12que la paranoïa aille trop loin
16:14et que ça nous détourne du numérique,
16:15mais peut-être que j'ai tort,
16:17peut-être qu'on n'est pas assez paranoïaque
16:18aujourd'hui,
16:19pas assez prudent.
16:20Non,
16:21je ne pense pas
16:21qu'il faille aller plus
16:22sur la peur.
16:24Il faut entraîner,
16:24ça je suis d'accord,
16:25les salariés
16:26à revenir au process
16:27quand on demande
16:28de déclencher un virement
16:29vers un fournisseur
16:30qui n'est pas
16:30dans le logiciel
16:31de facturation
16:32et ça doit alerter.
16:33C'est de la formation
16:34presque au métier,
16:34au cœur du métier,
16:35ce n'est même pas être paranoïaque
16:36de la cybersécurité,
16:37c'est juste l'utilisation
16:38d'outils numériques
16:39pour de la fraude classique,
16:40c'est ce qu'on évoque.
16:42Là où on peut avoir
16:43plus d'appréhension,
16:44et je le comprends,
16:44c'est quand les choses
16:45sont complètement opaques.
16:46Par exemple,
16:46comment a été généré
16:47un contenu ?
16:48Ce que vous évoquiez
16:49sur la traçabilité
16:51m'intéresse beaucoup
16:52parce qu'en cybersécurité,
16:54on cherche aujourd'hui
16:55au niveau de la régulation publique
16:56avec le Cyber Resilience Act
16:57à assurer la traçabilité
16:58des logiciels.
17:00Les listes d'ingrédients
17:01des logiciels,
17:02en anglais,
17:02la Software Build-off Material,
17:03et ça, c'est prévu
17:05de les imposer
17:06aux éditeurs de logiciels.
17:07Moi, j'aimerais bien,
17:08effectivement,
17:08que sur les éditeurs de contenu,
17:10on ait aussi une traçabilité
17:11sur quels sont les composants
17:12qui ont été amenés
17:14à créer ce contenu.
17:15Et effectivement,
17:15ils vont être pluriels.
17:16Il y aura des modèles d'IA,
17:17quelle est la supply chain,
17:18quelle est la chaîne
17:19d'approvisionnement
17:19de ces modèles ?
17:20Ils viennent d'où ?
17:21Est-ce que c'est de l'open source
17:22qui vient du Grand Est ?
17:24Est-ce que c'est du propriétaire
17:25qui vient du Grand Ouest ?
17:26C'est intéressant
17:27à la supply chain
17:28pour donner des critères
17:29de confiance.
17:29Mais en revanche,
17:30je ne crois pas
17:31à un espèce de solutionnisme
17:33qui consisterait
17:33à avoir un tampon
17:35contenu authentique.
17:36Parce que si on fait ça,
17:38on crée de la confiance
17:40qui peut être
17:40une fausse confiance
17:41dans un contenu.
17:42Et si l'attaquant
17:42trouve le moyen
17:44d'obtenir ce tampon,
17:46là, il aura open bar.
17:47Je préfère qu'on travaille
17:48effectivement sur une notion
17:49de quels sont les composants,
17:50quels sont les...
17:51D'outils de traçabilité,
17:52en fait.
17:53Traçabilité de la chaîne
17:54d'approvisionnement.
17:55C'est ça, oui.
17:55De quels sont les composants
17:56logiciels et données.
17:58Parce que l'IA,
17:58c'est un mélange
17:59de logiciels et d'informations.
18:00Les modèles,
18:01c'est aussi de l'information
18:02qui a été pondéré.
18:04Voilà, c'est de l'information.
18:05D'où vient cette information ?
18:07Quels sont les producteurs
18:09de cette information,
18:09de ces composants
18:10qui ont permis,
18:11in fine,
18:13de produire un contenu
18:14qu'il soit image, texte,
18:16comportemental,
18:16agent IA, etc.
18:17Parce que derrière,
18:18il y a aussi l'intention
18:20de la personne
18:21ou de l'équipe
18:21qui a agencé
18:23ces différents composants
18:24pour en faire quelque chose.
18:25C'est la démarche d'avenir
18:28qu'il faut approfondir,
18:30investiguer,
18:30et effectivement,
18:31pas forcément
18:32se contenter
18:33de mettre un tampon.
18:35Ça, je pense que
18:35c'est une mauvaise piste.
18:36Merci Raphaël Marichet
18:38pour ce mot de conclusion.
18:40Merci pour votre regard
18:41sur ce sujet.
18:42Je rappelle que vous êtes
18:42le directeur sécurité France-Europe
18:44du sud de Palo Alto Networks.
18:46Merci beaucoup à Vincent Desbenoît
18:48de s'être connecté avec nous
18:49dans Smart Cyber
18:50qui est responsable
18:51de grands comptes
18:52chez NoB4.
18:53Vous avez bien éveillé
18:55à ces questions
18:55de sensibilisation
18:56et l'utilité des gestions,
18:58de simuler des crises
18:59pour s'habituer
19:00et se rendre compte
19:01des risques.
19:02Merci à vous Lionel Lemoyne,
19:04directeur senior
19:04chez Adobe
19:06en Europe de l'Ouest.
19:08Merci pour vos éclairages
19:09aussi sur la mobilisation
19:10de toute l'industrie
19:11pour nous aider
19:12à mieux tracer,
19:13authentifier ces contenus.
19:15Allez, c'est l'heure
19:15de notre Focus Solutions.
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