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  • il y a 5 mois
Jeudi 4 septembre 2025, retrouvez Adrien Dumas (Directeur des investissements, Mandarine Gestion), Bastien Drut (Responsable des Études et de la Stratégie, CPR AM) et Axel Botte (Directeur de la stratégie marchés, Ostrum AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Chaque soir dans Smartbourse, trois experts sont là pour nous éclairer sur ce qui se passe sur la planète finance.
00:16On est ravis d'accueillir Bastien Druk. Bonsoir Bastien.
00:19Bonsoir.
00:19Vous êtes responsable des études et de la stratégie de CPRAM. Bienvenue à vous.
00:23A vos côtés, Adrien Dumas. Bonsoir Adrien.
00:26Bonsoir.
00:26Vous êtes directeur des investissements de Mandarine Gestion. Bienvenue.
00:30Et enfin, Axel Bode. Bonsoir Axel.
00:32Bonsoir.
00:33Vous êtes directeur de la stratégie marché chez Ostrom AM.
00:36Tiens, on en profite. On dit tout de suite, Bastien, que vous avez commis un nouveau petit bouquin qui s'appelle « Les tendances en 50 graphiques ».
00:46Pourquoi ce choix d'avoir privilégié le graphique ? C'est de l'illustration.
00:50Ah, parce que le monde d'aujourd'hui est quand même assez complexe.
00:54Il y a pas mal de méga tendances qui sont très différentes entre elles.
00:57Qui sont très différentes entre elles.
00:59Je pense qu'il faut faire un effort de pédagogie sur toutes ces grandes tendances qui affectent chacun de nous.
01:05Les citoyens, les investisseurs, les décideurs politiques.
01:08Et je pense que parfois, des bons graphiques bien choisis peuvent permettre d'éclairer finalement sur des grandes tendances économiques.
01:16comme la démographie, la transition énergétique, les impacts de l'intelligence artificielle sur la société, sur le marché du travail, etc.
01:23Un croquis vaut un grand discours, disait Napoléon.
01:28Bon, ça a attribué à Napoléon.
01:29Ce qui est intéressant, c'est que sur la couverture, on voit, je ne sais pas si on le voit très bien,
01:32un graph qui descend, qui descend, qui descend et qui remonte subitement.
01:36Et ça, c'est les tarifs.
01:38C'est les droits de douane américains, les droits de douane moyens appliqués aux Etats-Unis depuis le début du XXe siècle.
01:45Et puis, quand ça remonte, c'est l'effet Trump avec la nouvelle guerre commerciale depuis cette année.
01:50Le jump, là, 15%.
01:52On va y revenir ensemble.
01:54Messieurs, justement, je vous propose de démarrer avec les Etats-Unis.
01:58Demain, on l'a dit, on attend ce chiffre, les non-farm payroll, donc l'emploi hors agricole.
02:03C'est 80% environ du PIB et c'est une mesure très importante, Adrien, parce qu'il y a des effets.
02:10On se dit, si l'économie est en train de ralentir à travers l'emploi,
02:13ça veut dire peut-être que la Fed va s'empresser d'appuyer sur le bouton de la baisse des taux.
02:19Oui, c'est la grande question du moment.
02:21Est-ce que le marché de l'emploi continue un petit peu à s'intériorer et quelle réaction aura la Banque centrale ?
02:25Je crois qu'il n'y a pas de grand débat sur ce que va faire la Réserve fédérale dans une semaine.
02:29Rappelez-vous aussi que sur les chiffres de l'emploi, Donald Trump avait mis beaucoup de pression à l'organisme
02:33et qui collecte les informations puisqu'il a décidé de changer une partie des équipes
02:38qui sont censées collecter ces informations.
02:40Pour s'assurer, un, j'allais dire que les chiffres vont un peu dans le sens de la rhétorique
02:44et de l'histoire qu'il va raconter, qui est qu'il faut absolument que les taux baissent aux États-Unis.
02:48Tout ça, mais dans le contexte de la question de l'indépendance de la Fed,
02:51qui devient un de ces sujets un peu ardents de l'été,
02:55avec la pression qui est mise sur Lisa Cook pour quitter la Fed.
02:58En tout cas, Donald Trump a essayé de tout faire pour la faire sortir,
03:00afin de prendre une emprise plus marquée sur la Réserve fédérale
03:05et dans la perspective d'un renouvellement du chairman,
03:08puisqu'on attend une nomination ou un non d'ici l'automne,
03:11je crois que c'est ce qui a été annoncé en fin d'été,
03:14et qui doit permettre, en tout cas c'est comme ça que Donald Trump l'envisage,
03:17de prendre un peu plus de pouvoir sur cet organisme,
03:21qui jusque-là est principalement resté indépendant,
03:22qui pose beaucoup de questions sur la trajectoire des taux
03:26et est-ce que les quasiment six baisses de taux qui sont attendues d'ici 2026 par le marché
03:32sont pilotées par une nouvelle administration politique,
03:36c'est-à-dire une vraie perte d'indépendance,
03:37ou est-ce que c'est des statistiques économiques et la dégradation de la situation économique aux États-Unis
03:40qui nous emmènera dans ce scénario ?
03:42Donc c'est, oui, je pense, un des éléments qui viendra confirmer ou infirmer le scénario dans lequel le marché...
03:47D'autant, Axel Watt, qu'on rappelle, le mandat de la Fed, il est double,
03:51contrairement à la BCE, c'est l'emploi et l'inflation,
03:54mais l'emploi est une composante très importante.
03:57Oui, c'est normalement équilibré entre les deux,
03:59et il y a même historiquement un troisième objectif qui était la modération des taux longs,
04:03qui est un peu tombée en désuétude avec la désinflation depuis les années 80
04:08et toute la modération qui a suivi les politiques de Volcker,
04:12et qui pourrait peut-être être remise au goût du jour,
04:14si on voit la poursuite des tensions qu'on a sur les taux longs.
04:18Et c'est vrai que l'emploi va jouer un rôle central,
04:20il y a une inflexion dans le discours de Powell à Jackson Hole
04:22qui reprend un petit peu l'argument de Christopher Waller
04:26de dire que les tarifs sont un épiphénomène singulier
04:31qui ne va pas engendrer de l'inflation,
04:33puisque ça détruit de la demande,
04:35puisque ça a un impact sur le marché du travail, etc.
04:37Ce qui est plus ou moins vrai d'ailleurs,
04:39puisque la politique tarifaire de Trump,
04:41elle a été multiple et imprévisible,
04:43et on peut y revenir.
04:45Et effectivement, on peut aussi prendre l'argument
04:48qui était celui du président de la Fed d'Atlanta,
04:52qui est de dire qu'en fait, on ne sait pas où on en est
04:54et cette incertitude qui perdure va avoir un effet économique plus important,
04:58y compris à la hausse sur les prix.
05:00Et les derniers chiffres d'inflation ne sont pas très bons d'ailleurs
05:02et concernent surtout des catégories de prix
05:05qui ne sont pas spécifiquement...
05:07Lesquelles ?
05:08Beaucoup de services, les prix de la santé,
05:12des choses qui ne sont pas directement liées en fait
05:14à la politique tarifaire de Trump.
05:16Donc certes, cet effet tarifaire a un impact
05:20qui est peut-être un peu plus mesuré qu'on pouvait le craindre,
05:23en tout cas en première lecture.
05:24On verra s'il est...
05:25C'est peut-être tout simplement pas encore visible,
05:27ça peut simplement prendre plus de temps.
05:29Mais en parallèle de ça,
05:31on a un certain nombre de services principalement
05:34dont les prix continuent d'augmenter assez vite.
05:38Et c'est un problème éthique
05:40beaucoup plus difficile à appréhender pour la Réserve fédérale.
05:44Et ce, malgré le fait que beaucoup de consommateurs
05:46ont arbitré tout ce qui n'était pas du ressort
05:49de la consommation discrétionnaire.
05:51On le voit dans la fréquentation des ascends,
05:53la fréquentation des services liés aux vacances,
05:57tous les loisirs, etc.
05:57Et les services qui restent en très forte demande
06:01sont la santé, etc.
06:03D'ailleurs, c'est un des motifs en parallèle
06:05de la non-amélioration du déficit public
06:08parce qu'on regarde les transferts,
06:09notamment médicaux qui sont faits,
06:12et puis les transferts en ménage en général,
06:15c'est ça qui continue de maintenir les déficits élevés.
06:17Donc en fait, le discours de Powell
06:20s'est très focalisé sur cet effet tarifaire
06:23pour essayer de minorer l'impact inflation à court terme
06:26et prendre le pli de la situation de l'emploi,
06:28ce qui est assez naturel.
06:30On voit bien que les chiffres qui étaient publiés jusqu'à présent
06:32ne cadraient pas bien avec le discours des boîtes,
06:35qu'on peut voir au travers des commentaires
06:36dans les enquêtes, ISM et autres.
06:39Et on le voit encore, celle d'aujourd'hui,
06:41avec l'ISM des services,
06:42la composante emploi reste extrêmement faible.
06:45Donc on a bien un marché de l'emploi qui est à l'arrêt.
06:47Est-ce que la baisse des taux est susceptible de changer ça ?
06:52Ce n'est pas sûr du tout,
06:53parce que les conditions financières par ailleurs sont très accommodantes.
06:57Mais bon, ils ont, je pense, un petit peu dû infléchir
07:00sous la pression de Trump le discours.
07:02Et ça peut être dramatique dans les prochains mois.
07:04On verra.
07:05L'enquête ADP aujourd'hui,
07:06elle montre que finalement,
07:07moins d'emplois créés que prévus.
07:08En août, 54 000 contre 73 000 attendus.
07:11On a ce chiffre d'une mémoire de 100 000 créations d'emplois.
07:15C'est ce qu'il faudrait pour l'économie américaine
07:17pour avoir un rythme de croisière supportable, on va dire.
07:19C'est-à-dire que la moitié de ça, ce n'est pas terrible.
07:22C'est inquiétant.
07:24Je vais paraphraser un peu ce qu'on vient de dire.
07:26Le marché du travail est clairement à l'arrêt aux États-Unis.
07:29Les créations d'emplois sont beaucoup plus faibles
07:31que ce qu'on pouvait voir il y a 6-9 mois.
07:34Je pense qu'on a quand même, malgré tout,
07:35un effet des droits de douane sur l'économie.
07:39Quelque part, on voit que les dépenses de consommation
07:40ont quand même ralenti sur 2025
07:42par rapport à la tendance assez forte de 2023.
07:44et 2024.
07:47Et effectivement, le rythme de création d'emplois,
07:48maintenant, il n'est plus forcément suffisant
07:50pour empêcher une hausse du taux de chômage.
07:53Donc là, on a plutôt...
07:55Mais on est très bas sur le chômage aux États-Unis.
07:57On est à 4,2, donc à 4,24 même.
08:00Enfin, on peut aller chercher le plus loin derrière la virgule.
08:03Mais on est assez bas historiquement.
08:07On n'est pas vraiment sur les plus bas non plus.
08:09Les plus bas, c'est à peu près un point en dessous,
08:11à peu près un point de pourcentage en dessous.
08:14Mais bon, voilà, il n'y a rien de catastrophique
08:16sur le marché du travail américain, très clairement.
08:18D'accord.
08:18Et en même temps, s'il y avait des pressions,
08:20si ça continuait à créer beaucoup d'emplois,
08:22on aurait peut-être des tensions aussi inflationnistes,
08:24une spirale prix-salaire dans les lois.
08:27Là, c'est là-dessus que le discours de Jackson Hole,
08:31de Jérôme Powell, était intéressant.
08:33Parce qu'il a bien acté ses révisions des créations d'emplois
08:38sur les mois précédents,
08:39donc une très faible dynamique de création d'emplois.
08:41Mais surtout, ce qu'il a dit à ce moment-là,
08:43et qu'il n'avait, je pense, pas dit avant,
08:46c'était que la hausse de l'inflation causée par les droits de douane
08:49serait un one-off, serait temporaire.
08:52C'est la première fois qu'il a dit,
08:53c'est notre scénario central, c'est notre base case.
08:55Je pense que c'est vraiment la première fois qu'il l'a dit.
08:58Et notamment, il a dit,
09:00les effets seront assez peu permanents,
09:04justement parce que le marché du travail est assez peu tendu.
09:07Et c'est son nouveau narratif qu'il a déployé à ce moment-là à Jackson Hole
09:10qui va lui permettre de dérouler des baisses de taux.
09:14Ce qui va lui permettre d'agir, mais pas forcément,
09:16on parlait tout à l'heure de six baisses de taux,
09:18on se dit si c'est temporaire,
09:19et si en plus on a un marché de l'emploi qui baine.
09:21Oui, mais ce qu'il faut voir,
09:22c'est que quelle sera la composition du FOMC dans un an,
09:27franchement, j'en sais rien,
09:28et je pense que personne ne le sait.
09:30Et justement, Trump est très insatisfait,
09:33finalement, du statu quo de la FED depuis décembre dernier,
09:37et qu'il a décidé de reprendre en main les choses.
09:38Donc le fondamental dont on est en train de parler,
09:40c'est-à-dire l'évolution du marché du travail,
09:41de l'inflation, c'est important, évidemment,
09:43mais il y a aussi les pressions politiques,
09:46et les pressions politiques,
09:46c'est aussi le changement des personnes
09:48au sein du bord de la FED.
09:50Est-ce que ça vous inquiète,
09:52cette dérive justement un peu autoritaire
09:55d'un président omnipotent,
09:57qui, on l'a vu, a décidé des tarifs,
09:59bon, ça peut peut-être être remis en question
10:00par une Cour suprême, on verra,
10:03mais là aussi qu'il décide de s'arroger le pouvoir,
10:04finalement, de remettre en question
10:06l'indépendance de la Banque centrale.
10:08C'est quasiment le dernier pouvoir
10:09qu'il n'avait pas encore complètement,
10:11en fait, quand on regarde froidement les choses,
10:12il a quasiment acquis à lui
10:14une partie, enfin, en tout cas,
10:15la Cour suprême,
10:16mais plutôt majoritairement républicaine.
10:18Il a le congrès,
10:20et effectivement, il y a la FED qui lui résistait,
10:22alors déjà, Paul avait un peu cette posture
10:24de dernière résistance sur pas mal de sujets,
10:26et donc il a décidé, effectivement,
10:27d'attaquer la chose,
10:28donc la nomination de Stéphane Myrne
10:29pour quelqu'un qui est parti,
10:30dont on ne connaît toujours pas,
10:31d'ailleurs, les conditions
10:31ou pourquoi est-ce qu'elle est partie,
10:33la pression qu'il est mise sur Lisa Cook
10:34pour que, effectivement,
10:35ça bascule plutôt côté républicain,
10:38et puis des candidats
10:39pour prendre le poste de tiers,
10:41donc il y en a trois, visiblement,
10:42qui ont, en tout cas,
10:43la faveur des pronostics
10:43quand on regarde ce que disent
10:44les bookmakers américains,
10:46donc les deux Kevin et David Zervos,
10:48qui sont, effectivement,
10:49plutôt avec une vision très républicaine
10:51et surtout très proche
10:52de la plateforme MAIA
10:53pour les deux Kevin,
10:56et donc, oui, certainement,
10:57une idée de prise de pouvoir
10:59aussi de cette entité.
11:00Oui, c'est inquiétant,
11:01parce que quand on regarde
11:01ce qui s'est passé dans l'histoire,
11:03une perte d'indépendance
11:03d'une banque centrale,
11:04ça se passe rarement très bien après.
11:05Vous avez l'exemple
11:07de la banque centrale allemande
11:08après la Première Guerre mondiale,
11:10ce qui s'est traduit
11:11par une très forte accélération
11:12de l'inflation à la fin des années 20,
11:14juste après tout ce qui s'est passé
11:15d'un point de vue politique.
11:16La même chose côté américain
11:18juste à la fin de la Deuxième Guerre mondiale,
11:20qui amène aussi,
11:20à la fin des années 40,
11:21une très forte accélération
11:22de l'inflation.
11:23Plus récemment,
11:24on prend l'exemple de la Turquie,
11:25où là, on connaît les chiffres
11:27d'hyperinflation
11:28et de difficultés économiques.
11:29Le seul endroit, finalement,
11:30où ça a été la connivence,
11:32on ne peut pas parler
11:33de perte d'indépendance,
11:33mais où la connivence
11:34a été économiquement plutôt efficace,
11:35et les aménomics,
11:36mais avec une situation de départ
11:38en termes d'inflation et de taux
11:39qui ne sont pas du tout les mêmes
11:40que la situation américaine aujourd'hui.
11:41Donc oui,
11:42ça met de la défiance
11:43sur les actifs américains.
11:44Ça, je pense que c'est visible,
11:45la pression sur le dollar,
11:46les questions des taux longs
11:47qui commencent à monter.
11:50Et après,
11:50sur l'impact économique
11:51à moyen terme,
11:52ça pose effectivement
11:52beaucoup de questions.
11:53Axel Bott,
11:54sur cette question
11:54de l'indépendance
11:56remise en question
11:57par Donald Trump
11:58de la Fed ?
11:59Oui, ça va très probablement
12:01changer la fonction
12:02de réaction de la Fed
12:03en mettant une primauté
12:05sur la création d'emplois
12:07au détriment de l'inflation.
12:08Donc on aura
12:09une politique assez dangereuse
12:12et si on perd
12:16la crédibilité du dollar,
12:20ça peut avoir
12:20des bouleversements
12:21beaucoup plus importants
12:23sur le plan de l'économie mondiale.
12:25Ça va accélérer
12:26le mouvement de dédollarisation
12:27qu'on commence déjà à observer,
12:31anecdotiquement peut-être,
12:32mais quand on voit
12:33que le Kenya
12:34swap sa dette
12:35en dollars,
12:36en yuan,
12:36c'est quand même
12:37un changement
12:38assez important
12:41sur quelle peut-être
12:42la monnaie dominante
12:44dans les années à venir.
12:46Ce changement
12:46est évidemment
12:47très progressif.
12:47C'est vrai,
12:48c'est un des signaux faibles
12:48mais en même temps,
12:49on voit le billet vert
12:50qui flanche
12:52contre toutes les autres devises.
12:53Exactement.
12:54Après,
12:54c'était aussi
12:55Bastien Druth
12:56ce qu'il avait annoncé
12:58Donald Trump.
12:58Il voulait que le billet vert
13:00baisse.
13:00Bon, il réussit
13:01là aussi son coup.
13:01Moi, je n'ai jamais compris
13:02ce qu'il voulait
13:03sur le dollar.
13:04Mais effectivement,
13:07ce dont a besoin
13:09l'économie américaine
13:10pour résorber
13:12le déficit commercial,
13:13c'est d'un dollar
13:14plus faible.
13:15C'est très clairement
13:15de ça dont ils ont besoin.
13:18Maintenant,
13:19je ne sais pas exactement
13:20ce qu'ils cherchent
13:21en termes
13:22d'appréciation
13:23ou de dépréciation
13:24du dollar.
13:25Ce n'est pas clair,
13:26très franchement.
13:27mais ce qu'on peut voir,
13:29c'est effectivement
13:30ce mouvement
13:30de dédollarisation
13:31qui est là
13:33avec un certain nombre
13:34de signaux faibles.
13:35On parle du Kenya
13:36et je suis complètement
13:37d'accord
13:38que ce genre de signaux
13:39est tout à fait
13:40intéressant et pertinent.
13:42En revanche,
13:43changement de monnaie
13:44dominante,
13:45à court terme,
13:46je ne pense pas
13:47et même à moyen terme,
13:48je ne pense pas
13:48parce qu'il n'y a pas
13:49de candidats sérieux
13:50pour remplacer le dollar.
13:51l'euro,
13:53c'est trop petit,
13:54la zone euro
13:54c'est trop petit,
13:55le yuan
13:56ce n'est pas assez libre,
13:58la cotation de marché
14:00n'est pas assez forte,
14:01ce n'est pas assez facile
14:02pour les entreprises
14:03occidentales
14:04d'emprunter en yuan.
14:06Dès dollarisation,
14:08c'est clair,
14:08mais du jour au lendemain
14:10que le dollar
14:10perd son statut
14:11de monnaie dominante,
14:12ce n'est pas probable.
14:15Très bien.
14:17Justement,
14:17on reste un petit peu
14:18sur les taux
14:18mais on va repasser
14:19du côté français,
14:21ce qui nous occupe
14:21en ce moment
14:22avec cette annonce
14:23choc,
14:24ce coup de poker,
14:26certains parlent
14:27de roulettes russes
14:28avec un barillet
14:30rempli à 6 balles
14:31mais en tout cas,
14:32voilà ce qui a été cité
14:33par François Bayrou,
14:34on attend évidemment,
14:36je parlais tout à l'heure
14:37du même chiffre
14:38que pour Jérôme Paul,
14:39peut-être à plus de 90%
14:40la chute du gouvernement
14:41Bayrou,
14:42est-ce que ça se traduit
14:43sur les taux ?
14:44On a vu qu'il y avait
14:45quand même
14:46une certaine effervescence,
14:47que les actions
14:48en tout cas
14:48avaient été à la peine
14:49la semaine dernière
14:50avec une baisse
14:50de 3,5%,
14:51alors est-ce que les investisseurs
14:52veulent encore de la dette ?
14:53Il y a eu une adjudication
14:54ce matin
14:54et on voit que
14:56l'agence France Trésor
14:57a publié les chiffres,
14:58il y avait une adjudication
14:59de 7,3 milliards d'euros
15:00à 10 ans
15:01qui a été sursouscrite
15:03puisqu'on est à 15,8 milliards
15:04demandés,
15:05alors c'est pas mal,
15:06c'est moins qu'en août
15:07mais c'est quand même pas mal
15:09et puis il y en avait une autre
15:101,8 milliard d'euros
15:11à 30 ans,
15:12voilà ce qui était proposé
15:13aux investisseurs
15:14et là aussi ça a été
15:15sursouscrit près de 3 fois,
15:182,66 fois également.
15:20Avec cette botte,
15:21est-ce qu'on est inquiet
15:22sur notre dette
15:24avec un pays
15:24de l'extérieur
15:27ingouvernable,
15:27même quand on est à l'intérieur
15:28c'est compliqué,
15:29des réformes qui se font pas,
15:31un passager clandestin
15:33pour certains dans l'Europe
15:34qui a profité justement
15:35du bouclier de la zone euro
15:36mais une économie quand même
15:37qui est à 3 000 milliards,
15:39même si la dette
15:40est un petit peu plus importante
15:41et à qui on fait
15:42quand même confiance
15:43si on en voit
15:43ces derniers chiffres ?
15:45Évidemment,
15:46on fait encore confiance
15:47à la capacité de la France
15:50à s'endetter
15:51et l'accès marché
15:52est primordial.
15:54Aujourd'hui,
15:54on a souvent cette discussion
15:55sur le niveau des taux
15:57à ce niveau de dette,
15:58c'est pas tellement
15:59le niveau des taux
16:00qui est important
16:01mais plutôt de maintenir
16:02l'accès marché
16:03et sa base d'investisseurs
16:04parce que vous êtes
16:05avec une dette
16:06aussi importante,
16:07115 points de PIB,
16:083 300 milliards,
16:09même avec un déficit nul,
16:11vous venez régulièrement
16:13sur les marchés
16:13ne serait-ce que pour
16:14rouler l'existant.
16:15Une dette qu'on doit rouler
16:16et on en a pour encore
16:17plus de 300 milliards
16:18l'an prochain.
16:19Oui, c'est ça,
16:20c'est à peu près
16:20le programme d'émission
16:21à à peu près
16:21de cet ordre-là.
16:22Donc la bonne fluidité
16:24des marchés,
16:25c'est quelque chose
16:25qui est primordial
16:27à ce stade.
16:28Est-ce qu'on est inquiet
16:29sur la capacité de la France
16:30à faire de la consolidation budgétaire ?
16:32Évidemment,
16:33je pense que le rating
16:36est inéluctablement
16:37sur une tendance
16:38de dégradation
16:40et probablement
16:40on a Fitch,
16:42alors ce sera peut-être,
16:42on aura le bénéfice du doute
16:43je pense le 12 septembre
16:45et ensuite il y a Moody's
16:46je pense en octobre
16:47et puis S&P en novembre
16:50qui ont respectivement
16:53je pense l'intention
16:54d'abaisser soit les perspectives
16:55soit d'abaisser la note française.
16:57Qu'est-ce qui se passe
16:57quand on abaisse la note
16:58mécaniquement ?
17:00Ça va coûter plus cher ?
17:02En général,
17:02ça coûte un peu plus cher
17:04mais les marchés
17:04traitent déjà
17:05l'OAT
17:07comme une notation simple A.
17:09Donc le jour
17:10de le coup près
17:12quelque part
17:12n'a pas forcément
17:13une incidence
17:14aussi forte
17:15qu'on peut le craindre.
17:17Aujourd'hui,
17:18on a des spreads
17:19qui sont significatifs
17:20de l'ordre de 80 points de base
17:22à 10 ans
17:24sur un boom
17:24qui en plus s'est tendu
17:25et quand on se compare
17:27au swap
17:28c'est même encore
17:28un petit peu plus
17:29et c'est encore pire
17:30sur le long
17:32où on a des taux
17:33à 30 ans
17:34qu'on n'a pas vu
17:34depuis 2011
17:35autour de 4,5%.
17:37Donc là aussi
17:38les trois fois
17:39sur souscrits
17:40ça se fait aussi
17:41dans un contexte
17:41où les taux longs
17:42sont très largement tendus
17:44donc c'est une bonne nouvelle
17:45puisque la dynamique
17:47de stress financier
17:49c'est toujours ça
17:49c'est que vous avez
17:50à un moment
17:51la hausse des taux
17:52elle finit par décourager
17:53les créanciers
17:55qui s'en détournent
17:56en se disant
17:57qu'on tombe
17:58dans une autre logique
18:00de spirale délétère
18:02mais on n'est pas encore
18:03à ce point-là
18:04si on croit
18:05qu'on a réussi
18:05si on voit
18:06qu'on a réussi
18:07Pour l'instant
18:08ça tient
18:08on nous fait encore confiance
18:10Adrien Dumas
18:11c'est parce qu'on sait
18:13qu'on a la capacité
18:14de lever de l'impôt
18:15facilement
18:15finalement au pire
18:16s'il manque un peu d'argent
18:17Oui je pense qu'à ce stade
18:18il n'y a pas encore de doute
18:19sur la soutenabilité
18:20de la dette française
18:20c'est exactement ça
18:21et on connaît aussi
18:23tout l'arsenal
18:24qui a été déployé
18:24au sein de la BCE
18:25pour les quelques questions
18:26passées sur des sujets
18:27de dette souveraine
18:27qui rassurent
18:28un investisseur international
18:29ça c'est évident
18:31ça permet aussi
18:32quand même
18:32d'embarquer des rendements
18:33pour des investisseurs
18:34qui n'ont pas tué
18:34de marque de market
18:35qui sont assez intéressants aussi
18:36et de souvenir
18:38je ne crois pas
18:38que les adjudications
18:39avant un événement
18:41en crédit important
18:42sont des signaux
18:43spécifiques
18:44sur la crainte
18:45ou pas à court terme
18:46du fait qu'il y a
18:46un moment de décrochage
18:48ou une grosse question
18:49donc il faudra
18:50continuer à suivre ça
18:51de près
18:51il n'y aura pas de moment
18:53listreuse
18:53comme on dit
18:54avec cette politique
18:56britannique
18:57je ne le vois pas encore
18:58mais on ne sait pas
18:59où va nous emmener
18:59la situation
19:00effectivement
19:00après l'huit
19:01je crois qu'il y a eu
19:03le président de la république
19:04est sorti aujourd'hui
19:04en disant qu'il ne visait
19:05pas une dissolution
19:07et qu'il avait plutôt envie
19:08d'essayer de trouver
19:09une autre solution
19:09donc ça je pense que
19:10ça apportait aussi
19:10un peu de calme
19:11mais aujourd'hui
19:11on le voit
19:11les actions françaises
19:13ont retrouvé un peu de
19:13même si l'effet sanofi
19:15qui compense un petit peu
19:16mais un peu de stabilité
19:17on sent que
19:20les échanges politiques
19:21ont repris un peu
19:22mais oui
19:22il y a évidemment
19:23plein de questions
19:24sur la table
19:24oui c'est vrai
19:25que ça se reprend aujourd'hui
19:26du côté du CAC 40
19:27alors qu'on vient de clôturer
19:28légèrement dans le rouge
19:30pourquoi ?
19:31par rapport à nos émis en plein
19:31c'est vrai qu'il y a Sanofi
19:32qui baisse beaucoup
19:33et puis il y a le luxe aussi
19:34LVMH là
19:35qui baisse
19:35avec une mauvaise notation
19:37du côté de Jeffries
19:38sur les taux
19:39Bastien Drull
19:40c'est vrai
19:41sur les taux français
19:41pas d'inquiétude
19:43alors économiquement
19:43politiquement
19:44c'est vrai que
19:44c'est un peu embêtant
19:46on l'a mesuré
19:47sur le terrain
19:48avec les chefs d'entreprise
19:49la semaine dernière
19:50qui s'étaient réunis
19:51au MEDEF
19:52eux ils sont inquiets
19:53pour les marchés
19:54ça a l'air un petit peu
19:55moins grave
19:56finalement au marché
19:57qui regarde
19:58au côté international
19:59comme le disait Axel
20:00juste avant
20:01le fait que
20:02ces émissions
20:03soient bien passées
20:05dans un contexte
20:06de taux
20:06qui ont grimpé
20:08quand même
20:09sur les dernières semaines
20:09ça c'est une très bonne nouvelle
20:10et j'ajouterais
20:12que c'est une très bonne nouvelle
20:14dans le contexte
20:16fondamental
20:17de marché obligataire
20:18européen
20:19actuel
20:20parce que
20:21la BCE
20:22est en plein
20:23quantitatif tightening
20:24il n'y a plus beaucoup
20:25de gens qui en parlent
20:26mais la BCE
20:27remet des quantités
20:28d'obligations souveraines
20:29très importantes
20:30sur le marché
20:31c'est-à-dire
20:32c'est l'inverse
20:32c'est ce qu'on précise
20:33le tightening
20:34c'est l'inverse
20:34d'avant
20:35où elle achetait
20:36elle était finalement
20:38achetée en dernier ressort
20:38là elle les remet
20:40c'est-à-dire
20:40c'est-à-dire qu'elle ne rôle
20:41pas ses détentions
20:42quand les titres
20:43arrivent à maturité
20:43elle ne rachète pas
20:45des obligations
20:46souveraines
20:46et c'est le marché
20:47entre guillemets
20:48privé
20:48ou le marché
20:49hors eurosystème
20:50qui est obligé
20:51d'acheter
20:51enfin qui achète
20:52ces obligations
20:52c'est plutôt une bonne nouvelle
20:53on se dit que le marché
20:55ça y est
20:55fin de la politique
20:564 au zéro
20:57finalement la BCE
20:59n'est plus en soutien
21:00elle permet aussi
21:01s'il y a une nouvelle crise
21:02de retrouver un peu de latitude
21:04Ah sur ce plan-là
21:05tout à fait
21:05la BCE se recrée
21:06des marges de manœuvre
21:07pour un éventuel futur
21:08quantité vising
21:09ça c'est très clair
21:10mais ce que je voulais dire
21:11juste précédemment
21:11c'est que
21:12le contexte actuel
21:13c'est qu'on a des états
21:15qui émettent de la dette
21:16pour financer les déficits
21:17mais en plus de ça
21:18les marchés doivent absorber
21:19ce que la BCE
21:20remet sur le marché
21:21et quand on regarde
21:22ce que représente
21:23cette quantité
21:24là sur les 12 derniers mois
21:25on a quelque chose
21:26pour les obligations
21:28de long terme
21:28de l'ordre
21:29de 1000 milliards d'euros
21:30ce qui fait
21:31un peu plus de 6% du PIB
21:32et ça c'est quelque chose
21:33qu'on n'a pas vu
21:34depuis le début des années 90
21:35donc on a vraiment
21:37une phase de test
21:39pour les marchés obligataires
21:39européens
21:40est-ce que le marché
21:40est capable d'absorber
21:41d'aussi grandes quantités
21:42d'obligations
21:43et la réponse pour l'instant
21:44est oui
21:44et d'ailleurs
21:46dans ce contexte
21:47qui est difficile
21:48pour les obligations européennes
21:50la France arrive
21:51malgré tout
21:52à effectuer
21:53des émissions
21:54de façon tout à fait
21:55correcte
21:55voire bonne
21:56ça c'est vraiment
21:57une bonne nouvelle
21:58certains disent après
21:59que voilà
22:00on est un grand pays
22:01quand même
22:02on fait partie
22:03du G7
22:04du G7
22:06et puis
22:06on est dehors
22:08de la construction européenne
22:09donc on va quand même
22:10réussir à un moment
22:11à être intelligent
22:11à s'en sortir
22:12et donc finalement
22:13une dette aujourd'hui
22:14à 30 ans
22:15c'est quand même pas mal
22:16à 4%
22:18un petit peu plus
22:18ça peut être intéressant
22:19Axel justement
22:22Axel Bott
22:23sur
22:23là on passe
22:24sur la microéconomie
22:26avec cette déception
22:27aujourd'hui
22:27sur Sanofi
22:29voilà
22:29un des gens
22:30de Big Pharma
22:31non ?
22:32ça ne va pas m'inspirer
22:33des marines
22:33qui vont en parler
22:34Adrien Dumas
22:35vous avez suivi un petit peu
22:36cette affaire ?
22:36un peu
22:37on le sait tous
22:38Sanofi
22:38c'est un des laboratoires
22:39en Europe
22:39qui patine énormément
22:42en termes d'innovation
22:43donc ils avaient raté
22:45pas mal de vagues
22:45je vous rappelle quand même
22:46qu'il y a 10 ans
22:47c'était le grand leader
22:47des traitements du diabète
22:49et qu'entre temps
22:49il y a un leader danois
22:52qui a pris le leadership
22:53et qui a sorti quasiment
22:54complètement Sanofi
22:54de ce marché
22:55enfin en tout cas de l'insuline
22:55donc oui
22:58on attend des nouveaux
22:59relais de croissance
22:59importants pour Sanofi
23:00qui consacre quand même
23:01beaucoup de son cash flow
23:03à de la R&D
23:04à de l'innovation
23:04et malheureusement
23:05effectivement
23:06les derniers résultats
23:07sont plutôt à chaque fois
23:08un peu décevants
23:08donc là spécifiquement
23:09effectivement sur
23:10les sujets d'eczéma
23:12on attendait grosso modo
23:133 milliards de chiffre d'affaires
23:14de potentiel
23:16pour ce produit
23:16à horizon
23:182026-2027
23:19c'est quasiment
23:19oui
23:208-10% du chiffre d'affaires
23:21potentiel de Sanofi
23:22c'est un méga
23:23blockbuster
23:24comme on dit
23:24c'est important
23:25et je pense
23:26ça finit de lasser
23:28les investisseurs
23:28qui attendent
23:29que Sanofi arrive enfin
23:30à montrer sa capacité
23:31à innover
23:32et à se différencier
23:33en termes de R&D
23:34et pour l'instant
23:35effectivement
23:35les résultats sont décevants
23:36et d'ailleurs
23:36c'est un titre
23:37c'est vrai
23:37un peu fond de portefeuille
23:38défensif
23:39donc comme il se passe
23:40des choses
23:40en général
23:41on se réfugie
23:41sur la santé
23:42mais c'est vrai
23:43que c'est assez de 100
23:44le cours boursier
23:44là il n'évolue pas
23:45depuis des années
23:46c'est un secteur
23:47c'est un secteur
23:47c'est un secteur
23:47qui est quand même
23:47beaucoup sous pression
23:48depuis un an et demi
23:49notamment côté américain
23:51je vous rappelle
23:51que le marché américain
23:53prend quasiment 80%
23:54des profits
23:54de l'industrie pharmaceutique
23:55et on a à la tête
23:57une administration
23:58qui cherche à baisser
23:58les prix des médicaments
23:59à revoir le fonctionnement
24:01des remboursements
24:02et le marché chinois
24:03qui lui aussi se structure
24:04avec l'objectif
24:05de faire des appels d'offres
24:05pour essayer de baisser les prix
24:06donc c'est quand même
24:07une industrie
24:07qui est quand même
24:08beaucoup sous pression
24:08depuis un an et demi
24:09charge au labo
24:10de montrer leur capacité
24:11d'innovation
24:11pour maintenir des prix
24:12et proposer
24:13des classes thérapeutiques
24:15qui sont intéressantes
24:16et qui adressent
24:17des grands sujets
24:17les piles anti-obésité
24:19les piles anti-obésité
24:20ont montré la capacité
24:21à répondre à des besoins
24:22dans ces cas là
24:23il y a des marchés potentiels
24:25très importants
24:26mais il faut innover
24:26tout à fait
24:27bon on suivra ça effectivement
24:28alors on revient
24:29non pas sur les valeurs en direct
24:31mais sur l'allocation
24:32l'allocation action
24:34c'est vrai qu'en cette rentrée
24:35avec ces incertitudes
24:36bon là tout le temps
24:37sur le marché
24:37c'est vrai que c'est difficile
24:38de dire
24:39on est sûr de quelque chose
24:40mais c'est vrai
24:42qu'on est peut-être tenté
24:43d'affaler un peu les voiles
24:45se dire
24:45tiens en ce moment
24:46en plus l'obligataire
24:47paye à nouveau
24:48est-ce qu'il vaut mieux
24:49pas réduire les actions
24:51se positionner plus
24:53sur les obligations
24:53revoir son mix finalement
24:55qu'est-ce que
24:55comment vous regardez ça
24:58vous qui êtes directeur
24:59de la stratégie marché
25:00chez Ostroom AM
25:02Axel Bot
25:02oui effectivement
25:03on a quand même
25:05une belle année
25:05sur les actions
25:06jusqu'à présent
25:06il y a probablement
25:07des profits à prendre
25:08on l'a vu sur les bancaires
25:10par exemple
25:11peut-être au bénéfice
25:12de la crise politique
25:14en France
25:14il y a eu des dégagements
25:16il y a probablement
25:17des profits
25:18à prendre
25:19sur les actions
25:19sur les taux
25:20on a effectivement
25:21des tensions
25:22sur les taux
25:22sur lesquels
25:23on peut se repositionner
25:26on rentre aussi
25:26dans une période
25:27de statu quo
25:28de la BCE
25:28avec peut-être encore
25:29un pied
25:29un peu baissier éventuel
25:31je pense que
25:32la baisse
25:34qu'on a longtemps attendue
25:35supplémentaire
25:36peut-être vers 1,75
25:38peut-être qu'elle sera reportée
25:39peut-être qu'elle n'arrivera pas
25:39mais on sait qu'on est
25:41vers une période
25:41de quasi-certitude
25:42sur ce que va nous donner
25:43le cash
25:44pendant quelques temps
25:45donc ça donne un peu
25:46de visibilité
25:47sur à la fois
25:48la pente de la courbe
25:49et des niveaux
25:51de rendement
25:51qu'on peut marquer
25:52qui peuvent être assez élevés
25:53on parlait des 4,5
25:54sur l'OAT à 30 ans
25:55évidemment
25:57ça peut être sujet
25:58à de la volatilité
25:59mais c'est quand même
26:01des niveaux
26:02je ne suis pas sûr
26:02qu'à 30 ans
26:02la bourse face à 4,5
26:04dans les 30 prochaines années
26:05donc ça devient
26:07des arbitrages
26:08qui peuvent être intéressants
26:11on aime toujours le crédit
26:13le crédit
26:14c'est
26:14on le voit
26:15même si les spreads
26:16se sont rétrécis
26:17un peu au cours de l'été
26:18encore une fois
26:19on pense qu'il n'y a pas
26:20vraiment de catalyseur
26:21pour que
26:21ça s'écarte beaucoup
26:24dans un environnement
26:25de croissance
26:25pas trop fort
26:26sans trop de fusion
26:27acquisition
26:28sans trop de dégradation
26:29des métriques de crédit
26:30donc
26:30c'est un environnement
26:32qui est assez sain
26:32pour le marché du crédit
26:34sur le high yield
26:35on peut être un petit peu
26:37plus réservé
26:39compte tenu des niveaux
26:40de valorisation atteints
26:41même si
26:42le haut du panier
26:43du high yield
26:44offre encore
26:45pas loin de 180 points
26:46de base
26:47par rapport au Wound
26:48ou par rapport
26:49à la courbe allemande
26:50donc ça reste une prime
26:52malgré tout
26:52même si historiquement
26:53elle est plutôt faible
26:54maintenant
26:54et pire encore
26:56sur l'équivalent américain
26:57où là on a vraiment
26:58sur des niveaux de spread
26:59qui sont sans doute insuffisants
27:00donc en ce moment
27:01pas de rebalancing
27:03vers soit le crédit
27:05soit le AT
27:07on peut rester sur les actions
27:08je pense qu'il y a
27:11une petite inflexion
27:12à faire quand même
27:13vers les niveaux de taux
27:14pour marquer des taux
27:15finalement assez attrayants
27:17aujourd'hui
27:18on sait qu'on a peut-être
27:20des échéances
27:21on ne peut pas parler
27:22du budget britannique
27:23mais ça peut être aussi
27:25aux alentours du mois de novembre
27:27un catalyseur
27:27pour une nouvelle phase
27:29de stress
27:29sur les taux
27:31mais aussi sur les actions
27:32si jamais ça se passe mal
27:34donc voilà
27:36il y aura des opportunités
27:37sur les taux
27:37c'est sûr
27:37c'est vrai que
27:39on se désole un petit peu
27:40de notre situation
27:40mais ailleurs
27:41c'est pas beaucoup mieux
27:42c'est compliqué aussi
27:43en tout cas
27:43dans les grandes démocraties
27:44Bastien Bruch
27:45sur cette allocation
27:46chez CPRM
27:47comment on voit la situation
27:49pour cette fin d'année ?
27:51là on peut parler
27:52on croit au moins
27:54en tactique
27:55à un peu de rotation sectorielle
27:57parce que
27:57l'essentiel du mouvement
27:59a été fait cet été
28:00sur les actions américaines
28:01sur la tech
28:02en gros
28:02enfin sur les méga cap
28:03grosso modo
28:04le S&P 500
28:06fait un peu plus de 4%
28:07mais les Magnificent Seven
28:09font 8%
28:10et le reste du marché
28:11fait 2,5%
28:12donc on a vraiment
28:13un différentiel
28:15de performance
28:15qui est important
28:16maintenant
28:17ce qui peut être intéressant
28:18dans une phase
28:19où justement
28:20les taux de la Fed
28:21vont baisser
28:22ça peut être aussi intéressant
28:24de se repositionner
28:25sur le reste du marché
28:26au moins
28:27pour un temps
28:28combien de temps
28:29on ne sait pas
28:30parce que de toute façon
28:30on ne peut pas cracher
28:31sur les profits
28:32des méga cap
28:33qui sont extraordinaires
28:35donc ça
28:36à court terme
28:36ça fait partie des choses
28:38qu'on aime bien faire
28:40ces profits des méga cap
28:42alors quand on est investisseur
28:43européen
28:44c'est quand même tempéré
28:45parce que comme on a
28:45on en parlait
28:46en début d'émission
28:47cette baisse du billet vert
28:48si on regarde en euros
28:49la hausse
28:51elle est moins sensible
28:51oui et non
28:53sur l'été
28:54l'euro dollar
28:55a fait quasiment rien
28:56donc on a eu
28:57c'est vrai qu'on a eu
28:57une sorte d'appréciation
28:59du dollar
28:59sur les six premiers mois
29:02de l'année
29:02et sur juillet et août
29:04pas grand chose
29:05en fait en réalité
29:05sur l'évolution du dollar
29:06donc en fait
29:07les méga cap pour des européens
29:09les méga cap américaines
29:10pour des européens
29:11auraient été intéressantes
29:12cet été
29:13donc il y a ça
29:14il y a aussi
29:15le fait que
29:15dans la perspective
29:17du décerrement monétaire
29:18de la Fed
29:19les small cap
29:21apportent des performances
29:23qui sont tout à fait intéressantes
29:25on a déjà vu
29:26cet été
29:27le Russell 2000
29:28a fait
29:29une fois n'est pas coutume
29:30mieux que le Nasdaq
29:31donc ça c'est assez
29:33spectaculaire
29:34et on pense
29:35qu'il peut y avoir
29:36encore un petit peu
29:37à jouer là-dessus
29:38et puis sinon
29:39d'un point de vue géographique
29:40il y a la Chine
29:42paradoxalement
29:43les chiffres sont mauvais
29:45c'est très médiocre
29:47en fait
29:48la conjoncture chinoise
29:49l'économie chinoise
29:50ah oui c'est très médiocre
29:51on voit
29:53là il y a eu
29:53deux mois de suite
29:54de contraction
29:54des ventes au détail
29:55on n'a pas vu ça
29:56depuis 2022
29:57les confinements
29:58à répétition
29:59donc là c'est
30:00vraiment dans une mauvaise posture
30:02il y a la guerre commerciale
30:03en plus
30:04mais il y a
30:04enfin qui vient aggraver ça
30:06mais il y a aussi
30:06surtout le marché immobilier
30:08quoi
30:08la crise immobilière
30:09n'est pas finie
30:10voire ça s'est réaggravé
30:11récemment
30:12et ça a produit
30:13des effets richesses
30:14qui sont très
30:14très négatifs
30:16pour le consommateur
30:17chinois
30:18juste depuis le pic
30:20des prix immobiliers
30:22en Chine
30:22les prix ont baissé
30:23dans l'ancien
30:24de 17%
30:24après chacun
30:25sa façon de calculer
30:26les chiffres chinois
30:27mais bon voilà
30:28mais on a quand même
30:30une baisse
30:30on vous fait confiance
30:31c'est vrai que c'est compliqué
30:31on a quand même
30:32une baisse qui est
30:33très significative
30:34des prix immobiliers
30:36qui pèsent
30:36et qui va continuer
30:37à peser
30:38sur le consommateur chinois
30:39et donc ça induit
30:41ce qui s'était passé
30:42je crois il y a 18 mois
30:43des annonces au compte-gouttes
30:44un peu
30:45pas forcément tous les jours
30:46mais des annonces
30:47des choses que les gouvernants
30:48pourraient faire
30:49donc on ne sait jamais
30:50si ça a été décidé
30:51si ça sera effectué
30:52par la suite etc
30:53s'ils tâtent le terrain
30:54mais cette accumulation
30:56fait penser que
30:57on va vers davantage
30:59de stimulus
31:00et je pense que ça
31:01c'est en partie
31:01ce qui fait monter
31:02le marché chinois
31:03donc ça c'est
31:04ça et la tech chinoise
31:05aussi qui se situe
31:06sur la brique du jeu
31:07je ne sais pas
31:08si c'est grâce à DeepSig
31:10mais en tout cas
31:10il y a eu un regain d'intérêt
31:11après ça a été vraiment
31:13très torpillé
31:14ces dernières années
31:15là on a un retour
31:16des flux peut-être
31:17un petit sur la tech chinoise
31:18très bien
31:19chez Mandarine Gestion
31:21comment on voit
31:21la suite du programme
31:23est-ce qu'on a revu
31:23son allocation
31:24pour cette rentrée 2020
31:25moi je partage les propos
31:26qui ont été déjà
31:27bien explicités
31:29on a effectivement
31:30pris un peu de profit
31:30sur les actions européennes
31:32considérant que
31:33beaucoup de choses
31:34avaient été quand même
31:35les catalyseurs
31:36qu'on avait identifiés
31:36en début d'année
31:37beaucoup d'entre eux
31:37en fait se sont matérialisés
31:38le plan allemand
31:39qui a quand même
31:40je pense redonné
31:40un vrai attrait
31:41aux actions européennes
31:42pour les investisseurs étrangers
31:43l'impression
31:45de meilleure stabilité politique
31:46en fait en Europe
31:47et du coup monétaire
31:49que ce qu'on a vu
31:49aux Etats-Unis
31:50donc il y avait un attrait
31:51quand même particulier
31:51pour l'Europe
31:52on trouve aujourd'hui
31:53que ça a quand même
31:53été bien joué
31:55attention aussi
31:57aux valeurs domestiques
31:58parce que
31:58les petites capitalisations
31:59qui ont beaucoup profité
32:00de ce moment
32:00où on se disait
32:01on ne veut surtout pas
32:02aller chercher des valeurs exportatrices
32:03il y a la dévaluation du dollar
32:04ça va être compliqué
32:05alors on a un petit renversement
32:07quand même de situation
32:07en se disant que finalement
32:08les valeurs domestiques
32:09seront peut-être sous pression
32:10si le budget de serre
32:11vienne vraiment sur la table
32:12et pose question
32:12sur la dynamique
32:13de croissance économique
32:14de ces certains pays
32:15on est très à l'aise
32:16sur le crédit
32:17effectivement avec des rendements
32:18embarqués encore longs
32:19qui sont très très appréciables
32:21vraiment des entreprises
32:23qui sont effectivement
32:24en bonne santé
32:24donc il n'y a pas de raison
32:25qu'on ait subitement
32:27des gros décartements
32:28de spread
32:29sur la partie obligataire
32:31vraiment dynamique
32:32et agile
32:32effectivement
32:33parce qu'il y a certainement
32:34beaucoup plus de volatilité
32:35donc plutôt des produits
32:36qui ont une capacité
32:37de couverture
32:38et d'adaptation
32:38en fonction du contexte
32:41et puis sur les actions
32:42d'un point de vue géographique
32:43oui on a beaucoup regardé
32:44la Chine
32:44c'est effectivement un marché
32:45qui a pris plus de 10%
32:46cet été
32:46avec
32:47c'est la meilleure performance
32:49je crois
32:49oui avec
32:49avec une participation
32:51du retail
32:52ce qui est nouveau
32:53c'est à dire qu'en fait
32:53on a un peu
32:54un Zerisno alternative
32:55sur le marché chinois
32:56c'est à dire qu'effectivement
32:57l'immobilier ne rapporte plus
32:58en tout cas ne progresse plus
32:59et puis on vous dit
33:00les chinois
33:00qui étaient très immobiliers
33:01jusque là
33:02c'est vrai
33:02bon culturellement
33:03il faut avoir je crois
33:05un appartement
33:05et une voiture
33:06si vous voulez vous marier
33:07exactement
33:08donc culturellement
33:09il fallait avoir de l'immobilier
33:10il y en a qui avaient beaucoup investi
33:13ils se sont un peu brûlés les ailes
33:14il y a des montants d'épargne
33:15qui sont quand même
33:16toujours significatifs
33:17les réformes sur le système de santé
33:19fait que les chinois
33:20ont de plus en plus confiance
33:20et la capacité un peu plus
33:22à consommer
33:22et donc
33:23il y a
33:24une évolution progressive
33:26à la bourse
33:26alors en plus
33:26il y a des 420K
33:27l'équivalent de 420K
33:28qui sont en train d'être déployés
33:29dans les entreprises chinoises
33:30pour que les particuliers
33:31et les employés
33:31investissent dans la bourse
33:33donc clairement
33:34on voit des flux
33:34c'était 60% quasiment
33:35de participation pendant l'été
33:36donc c'est pas neutre
33:37et effectivement
33:38il y a quelques mesures
33:39qui viennent en plus
33:40se rajouter à ça
33:41on a beaucoup parlé
33:41depuis le début de la semaine
33:42des anti-involution
33:43donc l'idée d'essayer
33:44de réglementer un petit peu
33:46ces secteurs
33:47où l'intensité concurrentielle
33:48est très forte
33:48et donc a tendance
33:49à mettre sous pression
33:50la rentabilité des entreprises
33:51pour essayer de discipliner
33:52un petit peu ces secteurs
33:53sur lesquels il y a eu
33:53un peu de surcapacité
33:54et donc des performances
33:56opérationnelles et financières
33:57un peu sous pression
33:58donc il y a certainement
33:59des choses effectivement
33:59intéressantes à regarder
34:01et effectivement
34:01le retour en avant
34:02de la tech chinoise
34:03depuis DeepSync
34:04qui se confirme depuis
34:05c'est à dire qu'on continue
34:06être surpris par la capacité
34:07d'innovation
34:07de tout l'écosystème
34:08autour des puces
34:09et de la capacité
34:11d'intelligence artificielle
34:12de la Chine
34:12donc il y a certainement là
34:13un terreau de valeur
34:14assez intéressant
34:15pas d'équivalent à Nvidia encore
34:17non parce qu'ils ne sont pas
34:19dans l'infrastructure
34:19ils sont plutôt dans
34:20l'utilisation d'infrastructures
34:21pour ensuite développer des choses
34:22alors même si Alibaba
34:23a annoncé en début de semaine
34:24une puce
34:25alors plutôt pour ce qu'on appelle
34:26l'inférence
34:26donc faire tourner des modèles
34:27d'intelligence artificielle
34:28qui seraient assez compétitifs
34:29par rapport à ce que les américains
34:30sont capables de produire
34:31mais ils sont en train
34:32effectivement de développer
34:33leur propre industrie
34:34ils y sont prêts
34:35ils sentent bien d'ailleurs
34:36l'administration américaine
34:36essaie de bloquer
34:37l'accès des Chinois
34:39aux nouvelles technologies américaines
34:40donc ils sont obligés
34:40de réfléchir
34:41et sur la TQS
34:42on va en parler dans
34:43quelques minutes
34:44sur Smart Bourse
34:45dans le dernier quart d'heure
34:46c'est vrai qu'on a
34:47un moment peut-être
34:48d'inflexion
34:49on se dit
34:49tiens il y a eu
34:50vraiment des tombeaux
34:51de milliards
34:52qui ont été investis
34:53notamment par les GAFAM
34:54qui ne veulent surtout pas être
34:55le dernier
34:56à investir
34:59et à innover
35:00et pourtant on a l'impression
35:00que c'est en train
35:01de faire pchiche
35:02je crois qu'il y a une étude
35:02qui est sortie
35:03qui montrait que
35:0490% des cas
35:05sur des cas réels
35:06ça n'a pas forcément
35:07apporté une grande valeur ajoutée
35:09est-ce qu'il n'y a pas
35:10une espèce de bulle
35:11ou est-ce qu'on n'est pas
35:12en train de réfléchir
35:12à ça Axel Bot ?
35:13on est dans
35:14je pense dans une bulle
35:15où de toute façon
35:16la croissance hyperbolique
35:17ne peut pas tenir indéfiniment
35:19pour donner un seul chiffre
35:21les dépenses
35:21de structure
35:23sur les data centers
35:24en 2021
35:25c'était 10 milliards
35:26en ce moment
35:28on est sur un règle
35:29de 40 milliards
35:30donc ces dépenses-là
35:31ont quadruplé
35:33ça a un petit peu
35:34masqué d'ailleurs
35:35la faiblesse
35:36de l'économie
35:37au T1
35:38l'économie américaine
35:39c'est un peu
35:40un champ de mine
35:40avec quelque chose
35:41qui fonctionne
35:42à marche forcée
35:43qui est l'investissement
35:44lié à l'IA
35:45on le voit dans les commandes
35:46de biens technologiques
35:47on le voit dans ces structures
35:48de data centers
35:49qui se développent
35:51immanquablement
35:52peut-être qu'on aura
35:53un problème de surcapacité
35:54et un gros problème
35:55de rentabilité
35:57de tous ces investissements
35:58qui sont colossaux
35:59et c'est très consanguin
36:02en plus
36:02c'est-à-dire que
36:03quand on regarde
36:03les revenus d'Nvidia
36:06c'est pour 40%
36:08lié
36:10à 5 des 6 autres
36:137 magnifiques
36:13c'est-à-dire que
36:15vous avez
36:15une sorte de spirale
36:17vertueuse
36:17mais qui
36:18est une spirale
36:20qui peut aller aussi
36:21dans l'autre sens
36:22si jamais
36:23la rentabilité
36:25finit par décélérer
36:26ce qui est infiniment probable
36:28en fait
36:29puisqu'on va
36:30c'est surtout
36:31si on a des éléments
36:32disruptifs
36:33comme Dipsy
36:34qui a pu l'être
36:34en début d'année
36:35donc quelle va être
36:36la rentabilité
36:37de tout ce capital
36:39investi
36:40dans ces secteurs-là
36:42ça peut être
36:44beaucoup plus faible
36:44que ce qu'on croit
36:45actuellement
36:45et les multiples
36:47vont en souffrir
36:48immanquablement
36:49et la danger
36:49on se souvient de Dipsy
36:50qu'en une journée
36:51on a perdu 1000 milliards
36:52je crois
36:52avec ce creux
36:54même si bon
36:55Bastien Dru
36:57doit juste
36:57sur cette question
36:58également
36:59sur le rapport
37:00du MIT
37:00sur les 95%
37:03en fait
37:03c'est une étude
37:05qui a été faite
37:05sur 300 entreprises
37:07des cas réels
37:08encore
37:08oui
37:08des cas réels
37:09et on a regardé
37:11finalement
37:12dans quelle mesure
37:13leur utilisation
37:14de l'IA
37:15avait permis
37:16de dégager
37:16des profits
37:17ou pas
37:18et dans 95%
37:19ça n'était pas le cas
37:19mais ce rapport
37:21n'était pas aussi
37:22négatif que ça
37:23parce qu'il montrait bien
37:24ce rapport
37:25qu'il y avait
37:27une augmentation
37:29de la productivité
37:29individuelle
37:30des personnes
37:31qui utilisaient
37:31l'IA générative
37:32donc c'était
37:33l'IA générative
37:34mais les entreprises
37:37ne savaient pas encore
37:38comment en tirer profit
37:40donc en fait
37:41il y a une sorte
37:42de grande réflexion
37:43à avoir
37:44dans les entreprises
37:45peut-être des pédagogies
37:46etc.
37:47sur comment
37:47faire en sorte
37:48que les entreprises
37:49tirent profit
37:50finalement
37:50de ces gains
37:51de productivité
37:51qui eux
37:52sont réelles
37:53comme le montre
37:54cette enquête-là
37:55d'accord
37:55effectivement
37:56bon en tout cas
37:57il y a encore
37:58des choses
37:59qui sont faites
37:59sans l'IA
38:00par exemple
38:00on va se retrouver
38:01sur un plateau
38:02de télé
38:02et discuter
38:03je garantis
38:04aux spectateurs
38:04que les gens
38:05sont vraiment avec moi
38:06ce ne sont pas
38:06des avatars
38:07on remercie
38:08nos invités
38:10Béastien Dru
38:10merci
38:10on remontre
38:11votre petit bouquin
38:12les tendances
38:13écho en 50 graphiques
38:14c'est très bien
38:15ça se dit facilement
38:16on apprend plein de choses
38:17on attend bien sûr
38:19les ouvrages
38:21messieurs
38:22d'Axel Bott
38:23et d'Adrien Dumas
38:24merci en tout cas
38:24à vous deux
38:25d'avoir participé
38:26Axel Bott
38:26je rappelle que
38:26directeur de la stratégie
38:27marché
38:28chez Ostroma
38:28merci
38:29de votre participation
38:30Adrien Dumas
38:32directeur des investissements
38:33de Mandarine Gestion
38:34et Bastien Dru
38:35pour CPRAM
38:36voilà
38:37merci à vous tous
38:38on continue l'émission
38:39on va reparler
38:40dans un instant
38:40de la tech US
38:42quelles sont les tendances
38:42pour cette rentrée 2025
38:44à tout de suite
38:44merci à vous
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