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Mercredi 28 janvier 2026, retrouvez Cédric Goirand (Directeur Général, Uzès Gestion), Benoît Berchebru (Directeur de l'ingénierie patrimoniale, Astoria) et Yann Jéhanno (Président, Laforêt France) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans le décryptage des tendances et des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Be Smart for Change, sur les réseaux sociaux de Be Smart for Change.
00:22Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:26Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec patrimoine thématique.
00:30Un patrimoine thématique où nous ferons un focus sur le marché immobilier.
00:33Quel bilan du marché immobilier en 2025 ? Quelle projection pour 2026 ?
00:38Et que faudrait-il alors que le projet de loi de finances 2026 est enfin passé via 49.3 à l'Assemblée nationale ?
00:46Que faudrait-il pour fluidifier le marché dans les années à venir ?
00:49C'est une question que nous poserons dans un instant à Yann Géano, le président de La Forêt France.
00:53Nous enchaînerons ensuite avec enjeu patrimoine, un enjeu patrimoine qui sera lui consacré également au sujet du projet de loi de finances 2026.
01:02Que faut-il retenir du texte en l'état actuel en matière de gestion de patrimoine ?
01:07C'est une question que nous poserons à Benoît Berchébrut, le directeur de l'ingénierie patrimoniale chez Astoria.
01:12Et puis en fin de dernière partie de l'émission, nous recevrons Cédric Gouaran, le directeur général d'UZES Gestion,
01:17avec qui nous ferons un point sur la gestion de trésorerie et comment l'utiliser comme levier de performance.
01:23On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:30Comment se dessine 2026 en matière d'immobilier ?
01:34Voilà la question qui va nous animer à l'heure actuelle.
01:36Et pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine Yann Géano.
01:40Bonjour Yann Géano.
01:40Bonjour.
01:41Merci d'être avec nous. Vous êtes le président de La Forêt France.
01:43Alors on va essayer de comprendre un petit peu à quoi ressemblera cette année 2026 en matière d'immobilier,
01:48si vous avez déjà quelques éléments, quelques indices sur des dynamiques sur ce marché.
01:52Juste avant, un petit point sur ce marché immobilier en 2025.
01:56On lit différents articles qui laissent entendre qu'on a eu quand même une reprise d'un certain nombre de transactions,
02:02une reprise de la progression des prix également en immobilier.
02:05Est-ce qu'on peut parler de reprise d'ailleurs sur ce marché immobilier en 2025, Yann Géano ?
02:11On peut parler d'un être bon en 2025, puisqu'on a atteint un volume de transactions qui est assez classique par rapport au volume historique.
02:20Alors évidemment, j'isole les années folles de 2019 à 2022.
02:25Mais un marché qui devrait atteindre entre 930 et 940 000 ventes, ce qui est somme toute relativement classique.
02:32Et chez nous, chez La Forêt, une progression des volumes de ventes de 16%.
02:37Donc en effet, on voit le redressement qui s'était déjà engagé sur le deuxième semestre de l'année 2024.
02:43On isole 2019-2022 parce que c'était des années exceptionnelles,
02:47mais on revient finalement sur des tendances similaires à ce qu'on connaissait avant 2019, si je comprends bien.
02:52Oui, et à peu près sur tous les plans, puisqu'on emprunte entre 3 et 4%,
02:57enfin plutôt plus proche de 3 aujourd'hui.
02:59Mais c'est quelque chose de tout à fait normal.
03:01On retrouve la hiérarchie des prix également entre les grandes métropoles, les zones périphériques, les territoires ruraux.
03:09À Paris ou dans les capitales, les métropoles avec arrondissement, on trouve aussi une hiérarchie des prix qui s'installe de nouveau.
03:16Donc une normalisation qui fait beaucoup de bien.
03:18Ça veut dire qu'on a vu les vendeurs revenir, les acheteurs aussi, tous les acheteurs revenir sur le marché immobilier aujourd'hui ?
03:23Les deux, les acquéreurs beaucoup en effet, ils ont desserré le frein à main, plus 18% d'acquéreurs dans nos bases de données sur l'année 2025 par rapport à l'année précédente.
03:33Des acquéreurs qui ont compris que la baisse des prix finalement et la baisse des taux étaient derrière eux et que le projet immobilier, il fallait y aller maintenant.
03:40La fenêtre était optimiste.
03:42Et puis des vendeurs également qui ont fini, un peu grâce à nous, en tout cas j'ai la faiblesse de le penser,
03:47qui ont fini par comprendre qu'il faut être deux pour danser le tango et que pour être un vendeur, il faut un acquéreur,
03:52qu'ils ont aujourd'hui des acquéreurs qui sont finançables, qui sont motivés.
03:55Donc s'il y a vraiment un projet de vente, c'est le moment d'y aller.
03:58Plus 10% de biens mis à la vente également sur l'année 2025.
04:01Donc cette tendance sur 2025 qui devrait continuer sur 2026, 2026 année de municipal également en France, est-ce que ça change quelque chose ?
04:08Est-ce que c'est de nature à donner une dynamique différente sur le marché de l'immobilier, Yann Géano ?
04:12Alors les élections sont toujours, les années d'élections sont toujours particulières.
04:17Ensuite, les élections municipales, c'est quand même du local avec des maires ou des opposants qui connaissent parfaitement le tissu local,
04:25parfaitement les contraintes, notamment d'immobilier et de logement, c'est celle qui nous concerne.
04:30Donc à part quelques effets d'annonce de ça, de là, avec peut-être de l'encadrement des loyers qui sera mis en avant,
04:39ce ne sera certainement pas une période qui va perturber le marché immobilier.
04:44Et puis on est également dans une phase de campagne présidentielle, même si c'est plus loin.
04:50Et la bonne nouvelle, c'est que les Français ont compartimenté d'un côté les annonces politiques, la politique interne,
04:56et de l'autre côté, le coût d'un crédit, le prix de l'immobilier, le coût de l'essence, le prix pour remplir ce réfrigérateur également.
05:05Donc les Français ne semblent pas être plus perturbés que ça par les annonces politiques.
05:10Quand vous dites en compartimenté, il y a moins d'impact quelque part des annonces politiques sur des décisions d'achat ou d'investissement, c'est ce qu'il faut comprendre ?
05:17Oui, traditionnellement, une année en tout cas d'élections présidentielles ou de pré-électorales était plutôt sclérosante pour le marché,
05:26mais ce n'est pas le cas et ce n'est pas ce que les premiers jours et les premières semaines du mois de janvier nous disent.
05:31Quelle projection sur 2026 justement ? Est-ce qu'on continue selon vous dans cette tendance de 2025 ?
05:37Est-ce qu'il y a quand même des petits points d'alerte sur ce marché ?
05:40Comment est-ce que vous allez piloter ou suivre ces chiffres en 2026 ?
05:45Il n'y a aucune raison pour que le marché ne poursuive pas son regressement,
05:49donc une progression des volumes de ventes de 2 à 4% au niveau national certainement à la fin de l'année 2026.
05:57Des prix, vous l'avez souligné, qui ont également repris à la hausse en 2025,
06:03plus 1,8% au niveau national chez nous.
06:07Ce qui est plutôt une bonne nouvelle ça ?
06:08Ce qui est une bonne nouvelle en tout cas, ça veut dire que sous la pression des acquéreurs,
06:13en effet, les prix sont de nouveau orientés à la hausse,
06:16puisqu'on a un déséquilibre très marqué en France entre la demande et l'offre de logement.
06:23Mais justement, notre travail en 2026, ça va être de faire attention à cette progression des prix,
06:28de la maîtriser, de faire en sorte que les vendeurs ne soient pas amnésiques,
06:31et de limiter cette hausse des prix au niveau de l'inflation, si cela est possible, évidemment.
06:37Alors, il y a une question qu'on peut se poser sur 2026,
06:39et on a enfin un texte qui dessine un budget pour cette année 2026.
06:46Alors, bon, tout n'est pas encore réglé,
06:48mais en tout cas, le gouvernement a engagé sa responsabilité via 49.3 sur ce texte.
06:51Et il y a notamment une disposition qui concerne le marché de l'immobilier,
06:56c'est ce statut de bailleur privé,
06:58qui propose notamment la possibilité d'un amortissement fiscal annuel pour les bailleurs privés.
07:03Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour le secteur, Yann Géano,
07:06sous réserve que cela entre en application,
07:08puisqu'il y a quelques petits questionnements à l'heure actuelle
07:10sur le fait qu'il soit constitutionnel,
07:12que cela entre en application de manière rétroactive au 1er janvier 2026 ?
07:16Oui, évidemment, il y a des questions opérationnelles.
07:20La bonne nouvelle, c'est que le logement est regardé différemment
07:24par nos politiques et par le gouvernement.
07:28que le rôle des particuliers en tant qu'acteurs du logement
07:31a été totalement pris en compte
07:34et que les verrous sont sur le point de sauter.
07:37Alors, ce dispositif du nom du ministre,
07:40dispositif Jean Brun, est perfectible, évidemment.
07:45Il est plutôt favorable au neuf.
07:47Il est plutôt contraignant pour l'ancien,
07:50avec une proportion, une cote part,
07:52une quantité de travaux à réaliser pour en bénéficier,
07:54qui est trop importante aujourd'hui.
07:58Mais ce sera réglé dans le temps.
08:00Je crois qu'en tout cas, on va dans le bon sens.
08:02C'est un signal qu'on attendait, qu'on réclamait depuis 15 ans.
08:06Il est là.
08:06On ne va pas bouder notre plaisir.
08:08Ça ne va pas résoudre la crise de l'accès au logement.
08:12Justement, cette crise de l'accès au logement,
08:14elle va se résoudre dans les conseils municipaux.
08:17C'est là, sur le terrain, qu'on va pouvoir trouver des solutions immédiates.
08:21Mais bravo, en tout cas, pour cette solution
08:23qui relancera au moins la construction.
08:25Donc là, l'idée, c'est de moins pénaliser quand même
08:27les investisseurs immobiliers.
08:29Ça va plutôt dans le bon sens.
08:30Ça veut dire qu'on va soutenir quelque part
08:32des personnes qui investissent pour l'immobilier,
08:35donc le logement derrière quand même.
08:36C'est un soutien, en effet, à la relance de la construction,
08:40à la relance de l'investissement locatif.
08:43Donc, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu
08:45de dispositif aussi encourageant.
08:48Et mes confrères promoteurs sont très ravis de cette situation.
08:54Et nous aussi, parce que la construction viendra alimenter
08:57un peu plus tard le marché qu'on appelle de l'immobilier ancien
09:00ou de l'immobilier existant.
09:02Au-delà de ce statut, qu'est-ce qu'il faudrait, selon vous,
09:04pour venir fluidifier ce marché de l'immobilier en 2026
09:08ou même dans les années à venir ?
09:10Alors, Noël est derrière nous, donc je ne vais pas faire ma liste au Père Noël.
09:14Il y aura en effet beaucoup de choses.
09:16L'encadrement des loyers, il y a des études régulières
09:19depuis les années 70 qui démontrent que l'encadrement des loyers
09:23aboutit toujours finalement à la même problématique
09:26avec un recul de l'offre locative, avec un recul de la qualité
09:30de l'offre locative, avec un gel de la mobilité
09:33également des locataires.
09:35Donc l'encadrement des loyers devrait être regardé extrêmement différemment.
09:40La fiscalité locale aussi, on parle là d'une fiscalité nationale
09:43avec le dispositif Jean Brun, mais l'explosion de la taxe foncière
09:47n'est pas neutre pour un investisseur.
09:51Le prêt à taux zéro qui pourrait permettre aux jeunes ménages
09:55de devenir, ménage ou pas d'ailleurs, aux jeunes actifs
09:58de devenir propriétaire pour la première fois,
09:59mais qui est conditionné au marché les plus tendus,
10:03qui est conditionné également à des travaux,
10:06à une quantité importante de travaux.
10:07Le prêt à taux zéro qui pourrait être totalement désonné
10:10avec des travaux certainement ciblés dans le cadre
10:12de l'amélioration énergétique des logements.
10:16Et puis on pourrait aussi envisager, là au niveau municipal,
10:19au niveau communal, la transformation de bureaux en logement.
10:23Les maires ont la possibilité de revoir les règles d'urbanisme,
10:27de modifier le plan local d'urbanisme pour faire en sorte
10:31que des immeubles entiers de bureaux qui sont vides depuis des années
10:34soient transformés en logement et permettent de redynamiser
10:37et de redonner de l'attrait au territoire.
10:40Donc des solutions, il y en a beaucoup,
10:41elles sont sur la table depuis longtemps.
10:43Il manque un peu de volonté parfois politique pour les réaliser,
10:47mais en tout cas les solutions sont là, si je comprends bien.
10:49Oui, alors volonté politique, on ne va pas,
10:50moi je ne veux pas tirer sur les maires,
10:52il y a beaucoup de choses qui sont faites,
10:54qui sont faites parfois également avec beaucoup d'intelligence,
10:57beaucoup de créativité.
10:58J'étais dans la métropole de Rennes il n'y a pas très longtemps,
11:01qui a mis en œuvre une sorte d'encadrement des loyers,
11:04mais pas sur la première location, sur les locations futures,
11:07pour plafonner l'évolution des loyers.
11:09Ça peut être des choses très intelligentes.
11:11Donc il y a beaucoup d'astuces au local, dans les communes,
11:15dans les métropoles, pour résoudre cette problématique du logement.
11:18Et moi je compte beaucoup sur cette couche locale,
11:22pour résoudre progressivement la crise d'accès au logement.
11:24Merci Yann Géano, je rappelle que vous êtes le président de La Forêt France.
11:27Merci beaucoup.
11:28Merci à vous.
11:28Et quand à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
11:30Avez-vous bien identifié tous les éléments qui concernent la gestion de patrimoine dans le projet de loi de finances 2026 ?
11:41Voilà le sujet qui va nous animer à présent, en tout cas sur le plateau de Smart Patrimoine.
11:45Et pour cela, nous avons le plaisir d'accueillir Benoît Berchebrue.
11:48Bonjour Benoît Berchebrue.
11:49Bonjour.
11:50Vous êtes directeur de l'ingénierie patrimoniale chez Astoria.
11:52Merci beaucoup de venir sur le plateau et de vous plier à cet exercice.
11:55Ça fait plusieurs semaines, plusieurs mois qu'on essaye de comprendre ce qu'il va finalement avoir dans ce projet de loi de finances.
12:02Beaucoup ont éprouvé une certaine lassitude à suivre les différentes discussions.
12:07On a aujourd'hui un texte, un texte sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité.
12:11Il faut le lire maintenant, il faut essayer de comprendre ce qui concerne les sujets épargne, investissement,
12:17et plus globalement le sujet gestion de patrimoine.
12:20Vous vous êtes plié à l'exercice et vous avez identifié les points à avoir en tête quand même sur ce texte en matière de gestion de patrimoine.
12:27Parce qu'on a l'impression qu'il n'y a pas grand-chose qui change par rapport aux années précédentes,
12:30mais il y a quand même certains points à avoir en tête pour s'assurer d'avoir les bonnes stratégies patrimoniales.
12:37Et on peut commencer tout simplement avec la CDHR, qui devait être exceptionnelle et qui est reconduite pour la deuxième année, Benoît Berchebrue.
12:44Exactement. Donc la CDHR, finalement, c'était un texte qui devait être fait uniquement pour 2025.
12:50Et donc avec tout ce qui s'est passé à son bien national, Sénat, est-ce qu'on l'a reconduit ?
12:54Est-ce qu'on vient taxer uniquement les personnes qui dépassent un certain seuil, etc. ?
12:59Et bien le gouvernement se met enfin d'accord avec lui-même en passant en 49.3 et en disant, bon, c'était temporaire.
13:06Et comme beaucoup de choses en France, ce qui est temporaire devient définitif.
13:10Et finalement, aujourd'hui, cette nouvelle règle en disant, la CDHR, elle sera toujours mise en place jusqu'au moment où on repasse sous les 3% de dette du PIB.
13:19Et là, ça va être un petit peu compliqué au regard de la dette actuelle.
13:22Donc CDHR qui reste effectivement dans le texte.
13:25Un mot de l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière.
13:28Alors, il y a eu des discussions autour d'un retour de l'ISF.
13:31Est-ce qu'on fait un IFI élargi ou autre ?
13:33On en est où sur l'IFI ? Dans le texte actuel, Benoît Berchébrut ?
13:36C'est peut-être la seule chose sur laquelle on a eu une bonne mesure.
13:41C'est que finalement, on se dit, tiens, on va les taxer.
13:44On parlait de la taxation des fonds euros, des contrats de capi, etc.
13:46Bien sûr, cette fortune improductive.
13:48Exactement.
13:49Et qu'est-ce qui est improductif ?
13:50Est-ce que la location meublée est productive et la location nue est improductive ?
13:54C'est vrai que finalement, ces amendements, ils allaient dans tous les sens et il n'y avait pas de cohérence.
13:58Et par chance, finalement, cet élément-là, en tout cas sur cet aspect-là, n'a pas été retenu.
14:03Et finalement, c'est une bonne chose.
14:05Alors, on va rentrer maintenant un petit peu plus dans l'ingénierie patrimoniale,
14:08puisqu'il y a du nouveau sur la taxe qui concerne les holdings patrimoniales, Benoît Berchébrut.
14:13Alors, effectivement, sur les holdings patrimoniales, ce qui vise, en fait, c'est tous les contribuables qui encapsulent dans leur société holding patrimoniale,
14:23quelle que soit la forme, ça, c'est important, parce que quand on dit société holding, on pense naturellement au SRL ou au SAS, mais pas que, en fait.
14:30Il y a aussi toutes les formes, société civile.
14:32Et là, c'est se dire, peu importe la forme, tout ce qui est société holding, parce qu'une holding a pour but de détenir des types de participation,
14:41et puis on peut détenir d'autres choses.
14:42Et en fait, toutes les dépenses somptuaires, les yachts, les bateaux, les choses qui ne sont pas finalement productives, professionnelles,
14:51on va les exclure de l'actif professionnel.
14:54Pourquoi ? Parce que ce qui dit actif professionnel dit une certaine exonération,
14:57et surtout quand on met un pacte du trail sur une société holding, on peut bénéficier d'un abattement de 75%.
15:03Donc ça, c'est exclu aujourd'hui ?
15:05Ça, effectivement. Il n'y a que les choses qui sont très, finalement, avec beaucoup de valeur et qui ne sont pas professionnelles.
15:12Je suis désolé, mais un bateau, est-ce que c'est professionnel ? Non.
15:15Les pierres précieuses, est-ce que c'est professionnel ? Non, ça ne participe pas à l'activité.
15:18Pour bien comprendre, parce que, en fait, le sujet yacht, bateau, en fait, ça a été notamment mis en avant par ceux qui étaient opposés à ces holdings patrimoniales
15:26et qui voulaient les taxer plus. Qu'est-ce qui rentre dans le cadre d'une holding patrimoniale ?
15:31Et qu'est-ce qui, de fait, est concerné par ce dispositif anti-abus, quelque part ?
15:38Aujourd'hui, il y a eu un recentrage. Au départ, il y avait plein d'amendements, et donc ces amendements mettaient un peu tout et n'importe quoi.
15:44Et aujourd'hui, on va vraiment viser les choses qui ne sont pas professionnelles.
15:48D'accord.
15:48Donc, les yachts, les métaux précieux.
15:51La voiture ?
15:52La voiture.
15:52Deux fonctions ?
15:53Deux fonctions. Mais encore une fois, si on travaille dans le luxe, est-ce que ce n'est pas logique d'avoir une voiture de fonction, d'un certain standing, pour aller voir ses clients ?
16:03D'accord. Donc, ça reste ensuite à l'appréciation de l'administration fiscale, si je comprends bien.
16:06Là-dessus, sur la voiture, il y a un vrai sujet. C'est la loi est sortie. Maintenant, il va falloir attendre les décrets d'application.
16:11Si décrets, il y a, pour dire, oui, mais attends, telle voiture, elle rentre dedans.
16:15Et je ne sais pas, telle puissance de chaud ou telle valeur. Et la valeur, c'est quoi ? C'est 50 000, c'est 60 000, c'est 100 000.
16:21Une Porsche, est-ce que ça vaut plus de 100 000 ou moins de 100 000 ? Et donc, ça, ça va être à l'appréciation, effectivement, soit de l'administration fiscale, soit par décret.
16:28Ça, ça concerne les holdings dont la valeur dépasse les 5 millions d'euros, c'est ça ?
16:33Exactement. Valeur qui dépasse 5 millions d'euros.
16:36Et c'est se dire, les 5 millions d'euros, c'est quoi ? C'est la valeur de la société ? Ou est-ce que c'est la valeur de ses actifs qui sont visés par la taxe ?
16:43Et la réponse, c'est bien la valeur des actifs.
16:45D'accord.
16:46Donc, il faut déjà y aller.
16:47Donc, des actifs qui sont considérés comme des abus ?
16:50Exactement.
16:51On ne prend pas les participations d'entreprises ?
16:53Eh bien non.
16:53D'accord.
16:53Donc, du coup, c'est se dire, ça va viser qui ?
16:56Ben, des sociétés holdings où il y a plus de 5 millions de ces choses-là.
17:00D'où l'exemple du yacht, je comprends.
17:02Exactement.
17:03J'avance parce qu'on a un sujet timing.
17:06Alors, le pacte du Trey, il a été beaucoup attaqué durant ces discussions à l'Assemblée nationale.
17:12Il est amené, via le texte, donc, dans sa forme actuelle, à évoluer quand même.
17:17Il est recentré, si je comprends bien, toujours dans cette dynamique de recentré sur les actifs professionnels.
17:21Exactement.
17:23Recentrage sur l'actif professionnel pur, c'est-à-dire si j'ai une résidence secondaire mis à disposition des associés à titre gratuit, ça sort.
17:32Parce que ce n'est pas considéré comme un actif professionnel.
17:34D'accord.
17:34Au même titre que ce qu'on vient de dire sur la société holding, on voit que le mouvement, là, il est lancé.
17:39D'accord ?
17:39On va uniquement identifier les actifs professionnels pour lui permettre d'avoir une exonération spécifique sur du pacte du Trey, actif pro ou pas pro.
17:46Ça, c'est le premier élément.
17:48Deuxième élément sur le pacte du Trey, on va avoir un recentrage aussi sur la durée.
17:52C'est qu'aujourd'hui, sur un pacte du Trey classique, j'ai un délai de 6 ans, engagement de 2 ans d'engagement collectif de conservation.
17:58Et puis, une fois que j'ai fait la donation, pour faire simple, les repreneurs, les enfants, bénéficiaires de la donation, doivent conserver les titres pendant 4 ans.
18:05Aujourd'hui, on a un allongement de ce délai de conservation.
18:08On passe de 4 ans à 6 ans.
18:09D'accord.
18:10Donc, le délai global d'un pacte du Trey va être de 8 ans.
18:13Donc, ça va forcer, finalement, les bénéficiaires à conserver plus longtemps les titres de société transmis avec cet abattement de 75%.
18:22Il y a l'apport session également qui, lui aussi, voit son régime un petit peu modifié.
18:29Là, on voit que le réinvestissement est porté à 70%.
18:33C'est ça, le réinvestissement renforcé, oui, du coup.
18:37Exactement.
18:37Parce que quand j'apporte les titres à une société holding, si je vends ma société holding dans les 3 ans de l'apport, je dois réemployer 60%.
18:45C'est pour ça que quand on fait la stratégie apport session 150 0BTR, il faut absolument se dire,
18:50il faut que j'ai 3 ans devant soi pour ne pas avoir cette contrainte de réinvestissement.
18:55D'accord.
18:55Jusqu'à maintenant, je devais réinvestir 60% et là, on passe à 70%.
18:59Déjà, 60% c'était élevé.
19:01Je suis parti de zéro, je vends 1 million d'euros, c'est 600 000 euros qu'il faut que je réemploye.
19:05Je réinvestisse dans d'autres sociétés.
19:06Dans d'autres sociétés.
19:07Et donc, il faut les trouver, l'orientation de capital.
19:09Ou dans les fonds d'investissement, mais avec cette durée.
19:12Mais avec cette durée de réinvestir dans l'économie réelle.
19:14Exactement.
19:14Et là, on passe sur un réinvestissement de 70%.
19:17D'accord.
19:17On voit bien qu'ils veulent réfléchir l'épargne pour dire, bon, on a besoin de vous pour soutenir l'économie de manière générale.
19:26Et puis surtout, pour aider à cela, en fait, jusqu'à maintenant, on avait 2 ans pour réemployer ces 60%.
19:31Maintenant, on va avoir 3 ans pour réemployer les 70%.
19:34Donc, on a une année supplémentaire.
19:36Ce qui est quelque chose qui est intéressant en termes de timing.
19:39Alors, pour bien comprendre, c'est 3 ans de délai avant de réemployer ou c'est 3 ans de réemploi et au bout duquel on peut sortir ?
19:47Non, j'ai 3 ans, j'apporte mes titres à ma société holding.
19:51Là, est-ce que je vends dans les 3 ans de cet apport-là ?
19:54Si je vends dans ces 3 ans, je vais avoir 3 ans supplémentaires pour pouvoir réinvestir les 70%.
20:00D'accord.
20:00Oui, pour pouvoir choisir mes investissements.
20:01Exactement.
20:02Alors qu'avant, j'avais 2 ans, 24 mois, c'est courant.
20:04Quand on vend une entreprise, on fait le closing, etc.
20:07On est un peu séché, un peu séché.
20:09Et là, il faut repartir 2 ans pour réinvestir.
20:11Donc là, il faut réinvestir plus, mais on a un peu plus de temps pour décider dans quoi on réinvestit.
20:15Exactement.
20:16Et je pense que c'est une bonne mesure, que ça va dans le bon sens.
20:18Dernier sujet.
20:19Alors là, c'est ce qui concerne le plan épargne-retraite.
20:24Il fallait le voir.
20:25Vous l'avez vu.
20:26Il y a quelques petites évolutions quand même sur ce PER
20:29qui a été beaucoup mis en avant pour financer sa retraite
20:31et qui voit quand même quelques petits marqueurs, curseurs évolués, Benoît Bercher-Brucq.
20:37Tout à fait.
20:38Quand on prend le projet de loi de finances qui a été déposé en 49.3,
20:42il y a juste un article 3 qui vous dit conforme.
20:44Et là, c'est se dire, mais conforme à quoi ?
20:47Il n'y a rien qui est rédigé.
20:48Et donc là, il faut reprendre toute la procédure du PLF et du 49.3
20:53et c'est se dire, c'est conforme au dernier texte qui a été déposé.
20:56Et le dernier texte qui a été déposé, c'est le texte qui a été déposé au Sénat.
21:00Et justement, le Sénat prévoyait sur ce PER-là,
21:04un, la non-déductibilité à partir de 70 ans.
21:07D'accord.
21:08Et deuxièmement, le fait d'augmenter les plafonds.
21:12Jusqu'à maintenant, je pouvais revenir trois ans en arrière.
21:14Maintenant, je peux revenir cinq ans en arrière.
21:17D'accord.
21:17Donc finalement, c'est peut-être se dire, pour faire passer la pilule de la non-déductibilité des primes
21:21après 70 ans, je vous permets, vous, avant 70 ans, d'aller chercher non plus trois plafonds,
21:26mais cinq plafonds.
21:28Donc ça, ça va plutôt dans le bon sens aussi ?
21:29Ou est-ce qu'il faut faire attention aussi ?
21:32Non. À mon sens, ça va dans le bon sens.
21:34Qui, finalement, est-ce qu'il y a beaucoup de contribuables
21:37qui faisaient du versement PER avec des primes déductibles après 70 ans ?
21:43Oui, il y en a, mais c'est quoi ? C'est 0,001% des contribuables.
21:47Donc oui, on fait un recentrage sur de l'épargne-retraite classique.
21:51Mais là, ce qui est important, c'est effectivement cette augmentation de plafonds.
21:54On passe de trois à cinq ans.
21:55Mais attention, cette augmentation va peser sur les finances publiques,
21:59puisque finalement, comme j'ai deux plafonds en plus,
22:01du coup, je vais pouvoir déduire plus.
22:03Bien sûr.
22:03Donc là, il y a quelque chose que moi, je ne comprends pas sur la stratégie du gouvernement.
22:06C'est de se dire, aujourd'hui, on va chercher finalement plus de revenus
22:10ou dans tout cas de recettes et on donne un avantage fiscal encore supplémentaire plus long.
22:16Il faudra qu'on m'explique.
22:17Bon, et bien à suivre avec vous dans les prochaines semaines ou prochains mois.
22:21Benoît Bercher-Bru, merci beaucoup en tout cas d'avoir décrypté ce projet de loi de finances 2026
22:24sous l'angle donc de la gestion de patrimoine.
22:27Je rappelle que vous êtes le directeur de l'ingénierie patrimoniale chez Astoria.
22:29Merci beaucoup.
22:30Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans l'œil de l'expert.
22:36La gestion de trésorerie est-elle un levier de performance
22:39sous-estimée ? C'est le sujet qui va nous animer à présent dans l'œil de l'expert.
22:42Et pour cela, nous avons le plaisir d'accueillir Cédric Gouiran.
22:45Bonjour Cédric Gouiran.
22:45Bonjour Nicolas.
22:46Vous êtes le directeur général d'UZS Gestion et c'est votre conviction.
22:49La trésorerie d'entreprise est souvent sous-exploitée.
22:52Pourquoi cette conviction ?
22:53Alors d'abord, principalement pour trois raisons.
22:56Je pense que déjà, les dirigeants ont tendance à faire preuve de prudence
22:59donc à ne pas préférer la liquidité immédiate.
23:04D'accord.
23:05Deuxièmement, je pense que c'est par manque de temps et d'expertise.
23:08Donc c'est assez secondaire dans les sujets qui viennent.
23:11Bien sûr.
23:12Et enfin, par habitude, c'est assez récent que les taux soient rémunérateurs.
23:15Donc c'est relativement récent pour les trésoreries d'entreprise que ce soit rentable.
23:20Qu'est-ce qui existe aujourd'hui comme solution pour placer sa trésorerie
23:23justement face à ces trois contraintes que vous venez de nous donner ?
23:27Alors il y a deux placements phares qui sont utilisés aujourd'hui
23:30qui sont les comptes rémunérés et les comptes à terme.
23:32C'est deux produits bancaires qui sont principalement utilisés,
23:36qui ont l'avantage d'être garantis en capital,
23:39mais qui apportent très peu de flexibilité aux dirigeants d'entreprise.
23:43Et de la liquidité aussi, peut-être ce qu'ils recherchent essentiellement ?
23:46Oui, c'est ce qu'ils recherchent, c'est des placements avec un taux garanti.
23:49D'accord.
23:49Donc c'est aussi très lisible pour les dirigeants.
23:52Est-ce qu'on peut, dans ce contexte-là, aller chercher plus de performance alors ?
23:56Alors plus de performance et aussi plus de liquidité,
23:59puisque c'est les deux sujets phares pour les dirigeants en trésorerie d'entreprise.
24:04Donc c'est les produits par exemple comme les CICAV monétaires
24:07qui peuvent apporter un peu plus de rendement et plus de flexibilité,
24:10ou les fonds obligataires court terme qui eux aussi ont tout à faire en gestion de trésorerie.
24:15Donc vraiment c'est deux autres produits qui peuvent se coupler
24:17ou remplacer les produits bancaires qu'on a évoqués précédemment.
24:22Alors on peut peut-être rentrer dans le détail de chacun des deux.
24:24La CICAV monétaire, quelle stratégie quand on parle de, encore une fois, trésorerie d'entreprise ?
24:28Alors la CICAV monétaire, à l'intérieur, en fait, on va avoir des billets de trésorerie,
24:33des bons du trésor, des obligations d'État,
24:35et qui vont permettre d'avoir un portefeuille très diversifié.
24:38D'accord.
24:39Et d'obtenir un rendement, aujourd'hui, on est à peu près sur du 2-2,5%,
24:42donc qui permet de battre l'inflation.
24:46Et sur les fonds obligataires court terme,
24:48on va se concentrer sur les obligations d'entreprise à duration courte,
24:52mais bien notées pour essayer de maîtriser le risque.
24:55Et là, on a de la liquidité sur ces deux placements ?
24:58On a une liquidité qui est quotidienne,
25:00donc c'est-à-dire que vous pouvez rentrer et sortir des fonds tous les jours.
25:03Est-ce que quand on place sa trésorerie d'entreprise,
25:06il faut forcément réfléchir court terme et besoin de liquidité immédiat ?
25:11Non, pas du tout. Vous pouvez voir beaucoup plus long terme.
25:15Il y a des trésoreries d'entreprise qui vont 5-8 ans devant eux.
25:17Donc, dans ce cas-là, le champ des possibles s'ouvre.
25:19Et vous pouvez investir sur des produits structurés à capital garantie,
25:23des produits structurés à capital protégé.
25:25Vous pouvez même aller sur les fonds actions.
25:28Il existe aussi toute une gamme de fonds obligataires
25:31qui peut répondre à cette demande.
25:34Donc, il y aura une panoplie de produits qui vont être disponibles.
25:39Et tout est fait en fonction du profil rendement risque
25:43qu'est prêt à prendre le dirigeant d'entreprise.
25:45C'est intéressant parce qu'on a l'impression qu'il y a,
25:47donc effectivement, ceux qui ne veulent pas du tout prendre de risque,
25:49donc on est sur des comptes à terme ou sur du dépôt bancaire.
25:52Ensuite, on a ces six caves monétaires ou ces obligations court terme
25:56où là, on est vraiment dans un univers presque dédié
26:00à gestion de trésorerie, liquidité et risque faible.
26:03Et après, on rentre quelque part dans une...
26:05Sur la stratégie long terme, on rentre dans une approche similaire
26:08à ce qu'on pourrait avoir sur un épargnant, par exemple.
26:09Alors, ça peut être très proche de ce qu'on propose aux particuliers.
26:13Ce qu'il faut bien identifier, c'est les besoins de trésorerie immédiats
26:16que l'entreprise va avoir.
26:17C'est un peu au même titre aussi que les particuliers.
26:20Il y a des similitudes, mais avec une disponibilité très forte
26:24qui est souvent demandée par l'entreprise.
26:27Donc, c'est pour ça qu'on a l'habitude de séparer les poches
26:29pour être sûr qu'on réponde aux demandes des clients.
26:32Il y a des proportions qui existent, qui marchent un petit peu
26:37de manière régulière ou ça dépend vraiment de l'activité de l'entreprise
26:40et des besoins en trésorerie de l'entreprise ?
26:42Alors, ça dépend vraiment de chaque entreprise.
26:45Il y en a qui ont besoin de trésorerie immédiate très forte.
26:48D'accord.
26:48D'autres où vous allez avoir une besoin de liquidité
26:51dans les 3 ou 4 ans pour un projet à financer.
26:53Donc, dans ces cas-là, vous avez un peu plus le temps
26:55de faire travailler la trésorerie.
26:56Donc, c'est bien un cahier des charges qu'on fait avec l'entreprise en amont
27:00qui est particulièrement important pour répondre le mieux possible à ces sujets.
27:04Dernière question.
27:05Est-ce que toute typologie d'entreprise peut être amenée à placer sa trésorerie ?
27:08Est-ce qu'il faut forcément être une grande entreprise
27:10ou une grande ETI pour placer sa trésorerie ?
27:13Ou est-ce qu'une PME peut mettre en place une stratégie de placement de trésorerie ?
27:17Toute entreprise.
27:19À partir du moment où une personne morale peut placer sa trésorerie d'entreprise,
27:23vous pouvez avoir des cabinets d'avocats,
27:24vous pouvez avoir des syndicats d'immeubles, des entreprises, des PME.
27:28Tout le monde est éligible au placement de trésorerie.
27:30C'est souvent ce qui est oublié, d'ailleurs.
27:32Merci, Cédric Guarand, de nous avoir accompagné
27:34sur l'œil de l'expert dans Smart Patrimoine.
27:36Je rappelle que vous êtes directeur général d'usage de gestion.
27:38Merci beaucoup.
27:39Merci.
27:40Merci à vous également de nous avoir suivis.
27:42On se retrouve très prochainement sur Bsmart4Change.
27:45et d'ici là, vous pouvez nous regarder en replay sur bsmart.fr.
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