- il y a 11 mois
Lundi 15 septembre 2025, retrouvez Alban Van Gaver (co-fondateur, Achat Reno), Laurent Favre (Directeur Général, OPmobility), Eric Guilyardi (Président, Office for Climate Education) et Julien Dubourg (président exécutif, Citeo Pro) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Laurent Favre, le patron d'OP Mobility, l'ancien Plastic Omnium, qui sera l'invité du grand entretien.
00:2326 minutes tout à l'heure pour creuser les enjeux d'une mobilité durable et connectée.
00:28Auparavant, pour démarrer cette émission, je reçois Eric Gliardi, le président de l'Office for Climate Education, organisation internationale dont la mission est de former les enseignants au changement climatique.
00:39Notre Zoom, il sera consacré à la collecte et au recyclage des emballages professionnels avec une nouveauté à partir de janvier prochain.
00:47La REP, la responsabilité élargie du producteur, prévoit un objectif de 10% de réemploi des emballages industriels, commerciaux et de la restauration grand format.
00:57Et puis, dans notre rubrique start-up, je vous présenterai Achareno, c'est une entreprise de courtage immobilier experte dans la rénovation énergétique.
01:05Voilà pour les titres, c'est parti, c'est Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact, c'est Eric Gliardi, bonjour.
01:18Bonjour.
01:18Bienvenue, vous êtes le président de l'Office for Climate Education, organisé en 2018 par la fondation La Main à la Pâte et la communauté scientifique.
01:28Déjà, c'est une initiative française, si je comprends bien, mais une organisation internationale.
01:32Comment on peut présenter cet office ?
01:35En fait, suite à l'accord de Paris en 2021, on s'est dit qu'il y avait un enjeu international, l'éducation au climat.
01:42Aujourd'hui, très peu de jeunes ont une formation de qualité aux enjeux climatiques, et en particulier dans les pays en développement, les pays du Sud.
01:50Et donc, l'OCE est née tout de suite avec une vocation internationale, même si c'est effectivement une initiative qui est née de la communauté française,
01:57mais un lien avec la communauté scientifique climatologue, dont je fais partie, internationale.
02:01Oui, vous, vous êtes scientifique du climat, c'est ça ?
02:04Voilà, tout à fait. J'ai contribué aux travaux du GIEC il y a une dizaine d'années.
02:08Et donc, c'est vrai qu'en est climatologue, on se pose la question où est-ce qu'on peut avoir un impact au-delà de faire avancer la connaissance.
02:13Et très clairement, l'éducation aux enjeux climatiques, à la fois le côté scientifique, dont des connaissances,
02:19mais aussi les attitudes, les aptitudes pour devenir un citoyen éclairé qui va pouvoir s'emparer de ces défis, me semble essentiel.
02:26Est-ce qu'il n'y a pas un peu de lassitude quand on est scientifique et qu'on alerte depuis aussi longtemps et qu'on voit les politiques,
02:33parfois les milieux économiques aussi, tarder à prendre conscience de l'urgence du virage ?
02:38Non. Moi, je pense que c'est un tel défi que c'est normal que ça prenne du temps.
02:42Peut-être aussi réfléchir dans les discours et la façon d'amener ces défis.
02:46On est vraiment dans une période de transition où peut-être l'alerte initiale avec des discours qui ont voulu frapper se termine maintenant
02:54et on passe maintenant à comment on s'en empare sérieusement.
02:57Donc, bien sûr, dans les industries, au niveau politique, alors là, on pourrait débattre longtemps si effectivement,
03:02mais à la fin, ce sont les citoyens qui vont pousser les actions et pour ça, l'éducation est fondamentale.
03:08Il faut comprendre les enjeux et de voir comment les replacer dans l'ensemble des enjeux de la société.
03:13Avec ces chiffres, par exemple, c'est un sondage, Harris Interactive, qui date du début de l'année 2024.
03:19Quatre Français sur dix se disent mal informés sur le changement climatique et ses effets.
03:24Alors évidemment, vous allez me dire, c'est pour ça qu'on veut former, former notamment les enseignants,
03:29mais comment vous expliquez les lacunes actuelles ?
03:31Moi, je me souviens d'une séquence où il y avait eu une proposition pour former les parlementaires, par exemple.
03:39Tout à fait. Alors, il y a une part de connaissance, c'est d'abord de l'éducation à la science.
03:43Et donc, voilà, beaucoup de nos concitoyens n'ont pas une mémoire, forcément une expérience extraordinaire de l'apprentissage des sciences à l'école.
03:52Donc, c'est pour ça qu'il y a vraiment un enjeu d'apprentissage des sciences à l'école.
03:55Et la main, la patte a vraiment transformé le paysage depuis 30 ans.
03:59Donc, c'est pour ça que notre ADN vient de cette magnifique initiative.
04:03Mais ensuite, ce n'est pas juste des connaissances.
04:05C'est aussi ce qu'on appelle les attitudes, les aptitudes, savoir collaborer, s'écouter, débattre,
04:11qui sont des qualités et des savoirs, des connaissances essentielles pour pouvoir agir en société.
04:17Donc, je pense que c'est à la fois ces connaissances scientifiques qui ne sont pas simples,
04:21il y a besoin de comprendre, mais aussi comment on vit ensemble, quelle société on veut, comment on va avancer.
04:27Donc, ce n'est pas facile. C'est normal qu'il faille un petit peu de temps.
04:31Est-ce que c'est d'autant plus difficile qu'il y a un contre-discours ?
04:36Il y a un complotisme qui s'empare notamment de toutes les questions climatiques.
04:41À chaque fois qu'il y a une catastrophe naturelle, une catastrophe climatique,
04:45quand on peut faire le lien avec le réchauffement climatique,
04:48on a un discours complotiste qui naît.
04:50En fait, je pense qu'il faut distinguer la science du climat,
04:54où il n'y a pas vraiment de débat, de qu'est-ce qu'on fait.
04:57Et souvent, il y a une confusion entre les deux.
04:59Donc, des gens vont transformer le constat scientifique en « ça nous dit ce qu'il faut faire ».
05:05Mais en fait, c'est un débat de société de savoir ce qu'il faut faire.
05:09Donc, il y a parfois un risque de dépolitiser les enjeux.
05:12Et donc, si on dit « les scientifiques savent ce qu'il faut faire,
05:15la science nous dit qu'il faut faire »,
05:16les gens disent « mais non, c'est ma vie, c'est des choix en société,
05:19donc il peut y avoir un rejet ».
05:21Donc, je pense que dans le discours des scientifiques,
05:23de la société en général,
05:25il y a besoin de replacer ça dans le contexte plus large des enjeux sociétaux.
05:29On parle bien de risque pour nos sociétés.
05:32On sait gérer le risque,
05:33mais il ne faut pas forcément placer du côté moral où on sait ce qu'il faut faire.
05:37C'est vraiment « en part à nous » de ce défi.
05:40Donc, je pense que c'est de replacer le débat au bon niveau.
05:43Et là, peut-être qu'on verra moins de ces rejets, on va dire.
05:48Oui, parce qu'il y a quand même un discours qui consiste à dire
05:50« non, non, les changements climatiques, il y en a toujours eu,
05:53le réchauffement climatique n'est pas lié à l'activité eux-mêmes. »
05:57Ça m'arrive encore de récupérer sur certains réseaux des contenus qui affirment ça.
06:03Bien sûr.
06:04Mais c'est plus une vision du monde qu'un constat scientifique.
06:07C'est-à-dire qu'on n'a pas envie de changer.
06:08Oui, alors ça, je suis d'accord avec vous.
06:09Évidemment, ce défi environnemental qu'on a, au-delà du climat d'ailleurs,
06:12les diversités, les pollutions, supposent certains changements,
06:17certaines visions du monde aussi, certaines philosophies.
06:20C'est un vrai débat de société.
06:23Donc, je comprends qu'il y ait des résistances, qu'on soit inquiet,
06:27qu'on ait l'impression que certains nous disent comment on devrait vivre.
06:29Et c'est pour ça qu'à l'école, il faut bien comprendre ces différents registres.
06:33Il y a le registre scientifique, mais il y a aussi le registre de la vie ensemble,
06:36des croyances, des valeurs, des opinions.
06:39Il ne s'agit pas d'en dire qu'une est plus importante que d'autre,
06:42mais de comprendre la différence entre ces différents registres pour faire société.
06:45Alors, le 2 octobre prochain, c'est dans quelques jours, vous lancez le Climasco.
06:49Alors, c'est quoi le Climasco ?
06:50Alors, Climasco, c'est notre premier projet d'ampleur en France.
06:53Donc, on est très excités, qui va à la fois consister à former les enseignants,
06:59apporter vraiment les outils pour que les enseignants puissent enseigner
07:04de façon en qualité et en quantité le climat à l'école.
07:09Aujourd'hui, c'est dans les programmes scolaires depuis 2019,
07:11mais il n'y a que quelques pourcents d'élèves qui ont une éducation au climat de qualité.
07:15Et ça vient essentiellement des enseignants qui nous disent
07:18c'est un problème scientifique compliqué,
07:20j'ai besoin d'être formé,
07:21je ne veux pas apporter d'angoisse et d'anxiété auprès de mes jeunes
07:25ou je ne veux pas passer pour militants.
07:27Et donc, on comprend leur position.
07:30Donc, c'est comment leur apporter les éléments pour passer outre ces trois freins.
07:35Donc, c'est un projet qui a pour objectif d'expérimenter dans trois académies,
07:40Créteil, Bretagne et La Réunion,
07:42pour voir, et on travaille étroitement avec le ministère de l'Éducation nationale,
07:46les rectorats et un certain nombre de laboratoires scientifiques
07:49en sciences humaines et sociales, sciences de l'éducation,
07:51pour pouvoir voir comment on passe ces barrières,
07:55comment on expérimente dans des collèges, dans des lycées.
07:58Alors, collèges et lycées, donc pas pour les plus jeunes.
08:01Les primaires aussi.
08:02Les primaires aussi, d'accord.
08:03Parce que j'avais posé la question de quels profs s'enchargent.
08:06Alors, est-ce que c'est forcément les profs qui enseignent les matières scientifiques ou pas ?
08:12Alors, aux primaires, c'est simple, puisqu'il n'y a qu'un seul enseignant.
08:14Il y a déjà cette vision systémique, globale, à travers toutes les disciplines.
08:19Bien sûr, le défi au collège et au lycée, qui fonctionne beaucoup par silos,
08:23et le temps pour pouvoir faire des projets entre disciplines est limité.
08:27Donc, on va expérimenter, on va voir comment on peut développer ça.
08:30Donc, oui, effectivement, traditionnellement, ces sujets, c'est en SVT, qu'on les voit, un petit peu en physique.
08:37Maintenant, avec l'enseignement scientifique en première terminale, on voit ces sujets qui sont développés.
08:43Et l'enjeu, c'est d'apporter une vision systémique.
08:45C'est toutes les disciplines qui sont concernées, où ça, ça peut se faire à travers des projets.
08:50Donc, ça, on va aussi expérimenter, de voir le type de projet dont les enseignants peuvent s'emparer pour le bénéfice des élèves.
08:58Pourquoi pas avant en France ?
09:02Vous voyez ce que je veux dire ?
09:03Parce que l'OCE existe depuis 2018.
09:07Alors, on a bien compris que l'objectif, c'était un objectif international.
09:10Mais bon, cette lacune ou cette demande des enseignants existait déjà en France.
09:15Oui, alors la France a été pionnière dans l'éducation et le développement durable.
09:18D'accord.
09:18Ça se fait depuis 25 ans.
09:19Donc, un certain nombre de choses qui se font.
09:21Sauf qu'aujourd'hui, ça se traduit par des éco-gestes à l'école, apprendre à trier, ce qui est important,
09:26ou d'aller voir la mare dans la cour ou à côté.
09:29Donc, un manque de vision scientifique, de base scientifique et de vision systémique.
09:33Et c'est vraiment ça qu'on apporte en plus.
09:36Il s'agit de renforcer avec l'éducation au climat.
09:40Et pourquoi la France maintenant ?
09:41Puisque quand on a créé l'OCE, on s'est dit que le besoin était vraiment dans les pays du Sud,
09:45qui n'ont pas forcément le même tissu scientifique associatif.
09:48Et ce qui est vrai, l'essentiel de l'activité de l'OCE se fait en Amérique latine, en Afrique et bientôt en Asie du Sud-Est.
09:58Mais en fait, le besoin, il est partout et dont la France.
10:00Et donc, c'est pour ça qu'on lance aujourd'hui ce projet main dans la main avec de nombreux acteurs,
10:06en particulier le ministère de l'Éducation nationale.
10:08Alors, ma question, elle va être trop générale, mais ce n'est pas grave, je l'assume.
10:11Est-ce qu'il y a des pays réfractaires ?
10:12Et notamment, je rajoute quelque chose, en fonction de celui ou celle qui dirige le pays,
10:22et de sa couleur politique, et de son engagement.
10:24Vous pensez aux États-Unis en ce moment, par exemple.
10:26Oui, mais il n'y a pas que les États-Unis.
10:28Alors, en fait, ce qui est intéressant, c'est que l'éducation au climat a besoin d'être contextualisée.
10:32C'est d'abord une éducation scientifique.
10:34Donc, des pays qui n'ont pas de tradition d'éducation scientifique de qualité vont avoir plus de mal.
10:38D'accord.
10:38Ils vont être plus ou moins dans les cultures.
10:39Ensuite, il y a besoin d'adapter aux réalités éducatives et au contexte social, culturel, local.
10:48Donc, ça, c'est ce travail que fait l'OCE, qui va partir à le rapport du GIEC, la base scientifique,
10:52mais les adapter localement.
10:54C'est des projets qui vont durer plusieurs années, travailler avec des acteurs locaux.
10:57Donc, je ne dirais pas qu'il y a des pays réfractaires,
10:59mais chaque pays a sa tradition, ses cultures, sa pratique de l'éducation en sciences dans lequel il faut s'intégrer.
11:11Et je repose la question parce que vous disiez tout à l'heure qu'il y a certains profs ici en France qui disent
11:16« Ah, mais j'ai peur d'y aller parce qu'on va m'accuser d'être de parti pris. »
11:20Tout entendu, tu votes pour tel parti, vous votez pour tel parti.
11:23C'est pour ça que vous voulez nous faire ce cours sur le...
11:25Donc, ça peut être une critique qui a été exprimée déjà auparavant dans certains pays, j'imagine.
11:30Ah, bien, tout à fait.
11:31Le premier exemple, c'est évidemment les États-Unis, où le climat est devenu extrêmement politisé.
11:37Qui antagonise le pays, oui.
11:39Qui antagonise.
11:39Je ne connais pas d'autres pays où ça sera à ce point.
11:43D'accord.
11:44Alors, je ne les connais pas tous, mais c'est vrai que les pays dans lesquels on intervient,
11:48il y a moins, c'est plus une méconnaissance des enjeux.
11:51Il y a une appétence, très clairement.
11:53Aujourd'hui, au niveau des Nations Unies, il y a à peu près la moitié des pays qui ont dans leur programme scolaire le mot « climat ».
12:00Ce qui est nouveau, avant c'était 20%.
12:01Ça augmente.
12:02Et tout l'enjeu, c'est de transformer ce mot dans le programme scolaire en pratique dans la classe de qualité.
12:07Et ça, c'est pour justement éviter que les enseignants aient l'impression d'être militants.
12:12C'est un vrai enjeu.
12:13Avec une dernière question, il va nous rester une minute.
12:17Effectivement, vous l'avez évoqué, et on se pose souvent dans ce Smart Impact la question du discours collectif.
12:25Qu'est-ce qu'on a loupé ? Comment on peut le faire évoluer ?
12:27On a d'abord, et il y en avait sans doute besoin, été très anxiogène au moment du constat.
12:32Comment ça peut devenir un projet collectif ?
12:34Parce que c'est un projet potentiellement exaltant de réussir ce défi.
12:39Comment on réussit à faire évoluer ce discours ?
12:41Ça doit être une de vos questions principales.
12:43Bien sûr, on travaille beaucoup sur l'éco-anxiété.
12:46Là, c'est comment justement ne pas en générer ou la limiter.
12:49Et en fait, aujourd'hui, on travaille sur trois plans.
12:51D'abord, enseigner ce que c'est.
12:53Quand on ne connaît pas quelque chose, c'est angoissant.
12:55Alors quand on se dit « le changement climatique fonctionne comme ça »,
12:58« ah ok, je comprends ».
12:59Donc ça, c'est une première chose.
13:00Ensuite, permettre l'expression des émotions.
13:02C'est essentiel que les jeunes puissent exprimer.
13:05Est-ce que je suis en colère ? Est-ce que je suis inquiet ?
13:08Qu'ils puissent exprimer collectivement déjà.
13:10Et puis ça permet d'aller au-delà des émotions.
13:11Et ensuite, apprendre à agir.
13:13Faire des projets en classe.
13:15Apprendre de l'agentivité, on va dire.
13:17C'est-à-dire se transformer en acteur.
13:18Et je vous rejoins complètement.
13:20Je pense que ce défi environnemental est terriblement excitant.
13:23C'est une période incroyable qu'on vit.
13:25Et il faut transmettre cet enthousiasme aux jeunes
13:27plutôt que les discours qu'on entend souvent de fin du monde
13:31ou d'angoisse générée.
13:34Il fallait peut-être passer par là.
13:35Mais aujourd'hui, on est passé à autre chose.
13:36Merci beaucoup, Éric Guilliardy.
13:38A bientôt sur Be Smart for Change.
13:40On va suivre ce climasco avec intérêt.
13:42C'est l'heure du Zoom de ce Smart Impact.
13:44Le recyclage des emballages pro au menu.
13:53C'est le Zoom de ce Smart Impact.
13:56Une douzaine de minutes pour creuser une thématique.
13:58On parle de la collecte et du recyclage des emballages pro
14:01avec Julien Dubourg.
14:02Bonjour.
14:03Bienvenue.
14:04Vous êtes le président exécutif de Cité au Pro.
14:07Alors, on va beaucoup parler de la REP dans ce Zoom.
14:12Responsabilité élargie du producteur, des producteurs.
14:14On peut dire en quelques mots un peu de pédagogie de quoi il s'agit ?
14:17Oui, bien sûr.
14:18Cette responsabilité élargie du producteur,
14:20ça découle du principe de Polar Payor.
14:23Elle nous sorte, qui implique que les entreprises
14:25qui mettent sur le marché, qui vendent des produits,
14:29doivent gérer leur fin de vie pour diminuer les impacts environnementaux.
14:32Très clairement, sur les emballages et les emballages professionnels,
14:34l'objet, c'est de réduire la quantité d'emballages,
14:38de développer le réemploi lorsque c'est possible.
14:40Il y en a beaucoup dans les emballages professionnels.
14:42Et puis, de recycler ces emballages en fin de vie.
14:46Et tout ça permet de diminuer les impacts environnementaux,
14:48globalement, mais également celui des entreprises.
14:50Avec donc Citéo Pro, qui joue un rôle évidemment important.
14:54Est-ce que vous pouvez nous présenter le périmètre d'action de Citéo Pro ?
14:57Alors, Citéo Pro, c'est donc un éco-organisme qui intervient pour le compte des entreprises
15:01dans ce principe pour gérer la réduction, le réemploi,
15:06le recyclage des emballages professionnels.
15:08En deux mots, on pourrait dire qu'on gère le bac jaune,
15:12non pas pour les emballages ménagers, mais pour les emballages professionnels,
15:15au service des entreprises.
15:17Avec ces dates qu'il faut retenir, 1er janvier de cette année, 1er janvier 2025,
15:22c'est l'entrée en vigueur de l'AREP pour les emballages professionnels,
15:25emballages de vente, de regroupement, de transport destinés aux professionnels.
15:28Et puis, à partir du 1er janvier prochain, il y a ces objectifs de réemploi,
15:32objectifs de 10% de réemploi des emballages professionnels.
15:34Alors déjà, quand on dit objectifs, c'est contraignant, comment ça fonctionne ?
15:40Alors c'est effectivement un des objectifs qui sont mis dans la loi et dans la réglementation.
15:43Donc de fait, il y a une contrainte, on doit les atteindre.
15:49Il y a déjà beaucoup de choses qui existent, puisque les entreprises n'ont pas attendu
15:52la mise en place de cette filière REP pour recycler leurs emballages,
15:57pour développer les systèmes de réemploi.
15:59Mais sur certains sujets, on est encore loin du compte.
16:02Sur le réemploi, par exemple, aujourd'hui, on estime qu'on est à environ 7% de réemploi
16:07dans les emballages professionnels.
16:09Il faut atteindre 10%, mais dans un temps très court.
16:11Oui, parce que ça rentre en vigueur au 1er janvier prochain.
16:13Exactement, on est bien d'accord.
16:14Et donc là, l'objectif de la mutuelle qu'est citée au pro en tant qu'éco-organisme,
16:20c'est de mettre ensemble les différents acteurs, les entreprises, les opérateurs,
16:24les fabricants d'emballages pour aller avoir des actions complémentaires et permettre
16:32d'aller vers cet objectif de 10% sur le réemploi.
16:36Mais si l'objectif n'est pas atteint, il y a des sanctions ?
16:39Potentiellement, en tant qu'éco-organisme, en fait, les entreprises, en adhérant chez nous,
16:45nous délèguent leur obligation de gérer la fin de vie des emballages.
16:49Donc potentiellement, si on n'atteint pas ces objectifs, on peut avoir des sanctions
16:54de la part des pouvoirs publics.
16:56Alors, je me place à, j'imagine, un de nos téléspectateurs, un téléspectatrice,
17:00il dit, voilà, je suis concerné, mais je ne suis pas prêt.
17:02Il lui reste assez peu de temps, 1er janvier, qu'est-ce qu'il doit faire ?
17:06C'est assez simple, il n'y a pas besoin d'être prêt.
17:08On sait que déjà, beaucoup d'entreprises font énormément de choses pour gérer correctement
17:12leurs emballages, mais il n'y a ni plus ni moins qu'une fois que la REB va se mettre
17:17en place d'adhérer à CiteoPro.
17:21C'est justement le bénéfice de ce principe, c'est que CiteoPro va agir pour le compte
17:28des entreprises de façon à pouvoir développer les services de recyclage ou de réemploi.
17:35Est-ce que pour vous, c'est quand même un défi ?
17:37C'est un grand défi.
17:38Aujourd'hui, donc CiteoPro, on opère déjà sur une partie des emballages professionnels,
17:42sur la partie des emballages de la restauration, donc tous les emballages qui finissent
17:45chez le restaurateur ou la restauration collective, mais c'est beaucoup plus large que ça.
17:52Les emballages professionnels, c'est environ 7 à 8 millions de tonnes d'emballages à
17:56usage unique, 10 millions de tonnes d'emballages réemployés, donc c'est une très grande
18:01REB qui concerne toute entreprise, tout secteur d'activité, parce qu'à partir du moment
18:05où une entreprise vend un produit, généralement, il y a un emballage professionnel qui va autour.
18:10Donc c'est très large, c'est un vrai défi de pouvoir avoir une bonne compréhension des
18:17différents secteurs d'activité, de façon à pouvoir s'intégrer dans le business model
18:21des entreprises.
18:23L'objectif, c'est bien d'accompagner les entreprises, ce n'est pas d'apporter une couche
18:26administrative au-dessus.
18:28Est-ce qu'il y a une dimension d'éco-conception ? C'est-à-dire, est-ce que dans cette évolution,
18:35dans cette transition, il faut maintenant, et peut-être que ça a déjà été fait par
18:38certains, éco-concevoir les produits et les emballages qui vont avec, vous voyez
18:42ce que je veux dire ? Pour produire moins d'emballages, pour qu'ils soient plus facilement
18:45recyclables, etc.
18:47Oui, très clairement.
18:48En fait, il y a vraiment trois endroits où on peut, trois leviers pour diminuer l'impact
18:54environnemental, c'est de réduire la quantité d'emballages, c'est bien de l'éco-conception,
18:58parce que c'est facile à dire, mais l'emballage, il est conçu pour résister à des
19:03forces, etc., protéger le produit.
19:05Même si de temps en temps, on reçoit des colis, on se dit, oh là là, mais pourquoi
19:09il y a tant de couches d'emballages ?
19:11Mais sinon, c'est quand même prévu pour protéger ce que le consommateur, l'entreprise
19:16va récupérer.
19:16Il y a bien un sujet de réduction, il y a un sujet de réemploi, je les prends un petit
19:20peu dans l'ordre du bénéfice environnemental que ça a, de développer du réemploi pour
19:25faire en sorte d'éviter à chaque boucle d'utiliser un nouvel emballage.
19:32Et là aussi, ça ne peut pas se faire tout seul, une entreprise qui va réfléchir au
19:36réemploi, si de son côté, elle met en marché un emballage réemployable, mais qui n'a
19:40pas le système de retour, par exemple, ça ne va pas marcher.
19:43C'est là la vertu de l'éco-organisme qui intervient en tant que mutuel, c'est de
19:47pouvoir mettre les acteurs ensemble pour pouvoir développer cette boucle collective.
19:53Quand tu dis réemploi, tu dis nettoyage, par exemple, est-ce que ça suppose que la filière
19:58s'adapte ?
19:59Bien sûr, sur leur emploi, lorsque l'emballage réemployable n'est pas en contact avec le
20:04produit, pas nécessairement, mais effectivement, il y a un enjeu de nettoyage.
20:08Et sur les emballages professionnels, on est en train de le découvrir en discutant avec
20:12les acteurs, on ne peut pas faire n'importe quoi parce que si un emballage, un fût a reçu
20:17un produit chimique et puis ensuite va recevoir un produit alimentaire, c'est des choses sur
20:25lesquelles il va falloir faire extrêmement attention et de bien scinder les boucles
20:29de réemploi en fonction des secteurs d'activité.
20:31Alors, on peut s'appuyer sur ce qui s'est passé dans la filière restauration.
20:36Depuis combien de temps et quel bilan vous pouvez en faire ?
20:38Alors, on est agréé depuis 2024 sur les emballages de la restauration.
20:45Très honnêtement, c'est un peu court pour tirer un bilan.
20:48Si vous dites ça, c'est parce que ça ne décolle pas assez ?
20:50Ce n'est pas que ça décolle, mais ce n'est pas que ça ne décolle pas parce qu'on est
20:54d'ores et déjà en contrat avec des opérateurs pour aller chercher le recyclage, les emballages
21:02dans les restaurants et ensuite faire en sorte qu'ils séparent les matières, etc.
21:07On a déjà mis en place des actions de sensibilisation des restaurants pour leur dire de bien séparer
21:13leurs emballages. Voilà, mais très honnêtement, il y a des choses qui existent.
21:19Pour être dans l'amélioration, il faut plus que quelques mois pour en retrouver les bénéfices.
21:25Mais on a déjà ajouté ces bases de travail et la restauration ne va pas s'arrêter.
21:31Elle va se prolonger, mais dans le cadre de la grande famille des emballages professionnels.
21:35Comment réagissent les entreprises, les entrepreneurs qui sont concernés ?
21:42Est-ce que l'une des premières actions, ce n'est pas de vous dire encore une nouvelle
21:45taxe ou encore une nouvelle contrainte ?
21:47Oui, vous l'avez bien. C'est ça et combien ça va coûter ?
21:50Oui, c'est normal.
21:52C'est très clair.
21:54Évidemment, il y a une contrainte, une charge administrative d'une part.
21:58C'est le boulot de CitéoPro et on a un background de 30 ans pour essayer d'accompagner
22:03les entreprises et faire en sorte que la charge administrative soit la moins importante
22:06possible parce qu'il faut bien savoir la quantité d'emballages qu'ils mettent en marché.
22:12Et puis, effectivement, ça a un coût.
22:14La transition écologique a un coût, à un niveau macro comme à un niveau micro.
22:19C'est bien l'action de CitéoPro pour faire en sorte que la mise en place de cette nouvelle
22:24filière soit pragmatique.
22:26C'est-à-dire qu'il y a besoin de moyens financiers pour pouvoir améliorer la performance
22:31mais surtout que le moindre euro soit fléché vers la performance additionnelle de façon
22:36à ce que ça coûte le moins cher possible aux entreprises.
22:38Est-ce qu'il y a des secteurs ou des filières pour lesquelles c'est plus facile et donc
22:44d'autres plus difficile ? Vous voyez ce que je veux dire ? Ou est-ce qu'il y a grosso modo
22:48une charte de mise en œuvre qui est à peu près la même pour tout le monde ?
22:51Non, c'est assez global.
22:53Pour la restauration aux produits alimentaires, par exemple.
22:55Sur les produits, dès lors qu'il y a des aptitudes au contact alimentaire pour les
23:01produits alimentaires ou pour les produits cosmétiques, etc., c'est toujours des points
23:05d'attention très importants qu'il faut prendre en considération.
23:09Sur d'autres secteurs d'activité, il y a aussi des protections importantes du produit.
23:13On ne peut pas faire sur des produits électroniques.
23:16On peut travailler sur l'éco-conception, mais ce sont des produits qui sont éminemment
23:19fragiles.
23:21En impact environnemental, si on se retrouve à diminuer l'emballage mais qu'il y a plus
23:24de casse, par exemple, on a tout faux.
23:27Donc, il faut vraiment prendre en considération.
23:29Il n'y a pas un secteur plus difficile que l'autre.
23:32Simplement, il faut vraiment tenir compte des spécificités de chaque secteur d'activité.
23:38Je voudrais qu'on termine par un gros plan sur la question des emballages plastiques.
23:42Il y a quand même cet objectif européen qu'on va rappeler, 55% des emballages plastiques
23:49recyclés d'ici 2030.
23:52C'est un objectif ambitieux.
23:55On n'y est pas.
23:56On en est même très loin aujourd'hui en France.
23:59Est-ce qu'il est réaliste, cet objectif ?
24:02Passer de 26% à 55% en quelques années, sachant qu'on sait que souvent les derniers
24:09kilomètres sont les plus durs à parcourir.
24:12C'est un objectif qui est vraiment très, très ambitieux.
24:17Nous, on a la conviction qu'il ne faut pas se précipiter non plus.
24:20C'est une nouvelle filière qui se met en place.
24:22Les entreprises font déjà beaucoup.
24:24Donc, on a un enjeu de collectivement monter en compétence, donc mettre en place la traçabilité,
24:28bien comprendre là où il y a de la performance additionnelle à aller chercher, là où les
24:32entreprises peuvent mieux trier à la source pour avoir une meilleure qualité de recyclage.
24:37Et c'est ensuite, en faisant ce constat, que l'on pourra vraiment trouver les bons leviers,
24:42encore une fois, dans les différents secteurs d'activité, pour atteindre ou se rapprocher
24:47le plus possible de cet objectif ambitieux.
24:49Merci beaucoup, Julien Dubourg.
24:51Merci, Thomas Guy.
24:52Sur Bsmart4Change, on passe au grand entretien de ce Smart Impact.
24:56C'est la rubrique Prêt pour l'impact.
25:02Le grand entretien de ce Smart Impact avec Laurent Favre.
25:05Bonjour.
25:06Bonjour.
25:06Bienvenue.
25:07Vous êtes le président d'OP Mobility.
25:09Alors, cette rubrique, elle est intitulée Prêt pour l'impact.
25:12C'est un mot qu'on utilise un peu à toutes les sources.
25:15Qu'est-ce qu'il signifie pour vous, comme chef d'entreprise, et puis pour la stratégie
25:19de votre groupe, l'impact ?
25:21L'impact, d'abord.
25:22Directeur général d'OP Mobility, pas président.
25:25Fais attention aussi à ça.
25:26Non, non.
25:26L'impact, c'est évidemment le sens qu'on donne à tout ce qu'on fait, finalement.
25:29Donc, c'est la raison d'être du groupe.
25:32C'est ce à quoi on veut contribuer.
25:33Et puis, c'est la façon également d'embarquer les collaborateurs.
25:37Donc, c'est la conscience qu'on a qu'il n'y a pas de succès d'entreprise sans être
25:41capable d'embarquer les collaborateurs.
25:43Et les collaborateurs veulent participer à l'histoire d'une entreprise qui a des ambitions
25:49élevées en termes d'impact.
25:50D'impact sur l'environnement, d'impact sur la société, d'impact sur la liberté de
25:54mouvement, quand on parle de la mobilité, par exemple, mais liberté de mouvement en
25:58respectant, évidemment, tous les enjeux planétaires dont on a parlé, probablement.
26:02Évidemment.
26:02On va évidemment parler de ces enjeux avec cette note pour la seconde année consécutive
26:07OP Mobility qui a obtenu la note la plus élevée du CDP, le Carbon Disclosure Project, pour
26:13ses actions en faveur du climat.
26:14Si on remonte un peu dans le temps, quels efforts, quelles stratégies il a fallu déployer
26:20pour arriver à une note qui est la meilleure note ?
26:23Alors, la note, comme vous le dites, c'est le résultat d'un travail fait par les équipes
26:27depuis de nombreuses années.
26:28C'est justement cette conscience du fait qu'on est dans une société qui évolue, qu'on
26:34a des règlements climatiques qui sont avérés.
26:37Et OP Mobility, on est dans la mobilité.
26:39Donc, la mobilité, c'est aussi la liberté.
26:42Par contre, la mobilité a un impact fort, négatif aujourd'hui, sur l'environnement.
26:46Et donc, évidemment, on a fait le choix de dire que la liberté individuelle passe
26:50par la mobilité.
26:51Donc, on ne veut pas, comme idée ou comme principe, pouvoir réduire la mobilité
26:56ou la capacité de chacun d'entre nous de bouger.
26:59Par contre, il faut le faire différemment.
27:00Donc, c'est toute une stratégie à la fois sur les types de produits qu'on développe,
27:04investissement dans l'hydrogène pour avoir une mobilité plus verte, les types de matériaux
27:08qu'on utilise dans nos produits, des matériaux recyclés de plus en plus, par exemple.
27:12Mais également, la façon dont on produit.
27:14On a 152 sites de production dans le monde, chez OP Mobility, puis les sites R&D.
27:19Et on a décidé il y a quelques années d'être les leaders dans la décarbonation
27:24de notre production.
27:26Donc, cette année, nos sites seront neutres en carbone sur leur production.
27:30Et on embarque également nos fournisseurs, parce qu'on a 30 000, 40 000 fournisseurs
27:34qui ne sont pas forcément tous au même degré de maturité.
27:37Donc, voilà, c'est un projet d'entreprise.
27:39Parfois, à ces fournisseurs.
27:40Sinon, ça ne fonctionne pas.
27:42Vous voyez ce que je veux dire ?
27:43C'est toujours une question de pression entre le donneur d'ordre et le fournisseur.
27:46C'est-à-dire que le donneur d'ordre a une ambition et le fournisseur, est-ce qu'il peut suivre ?
27:50Le fournisseur ne peut pas toujours suivre.
27:52Le fournisseur n'est parfois pas capable de mesurer aussi.
27:54Le CDP, c'est qu'on mesure.
27:57Et pour mesurer, il faut avoir des indicateurs qui soient clairs.
28:00Et certains de nos fournisseurs, les plus petits, ne sont pas capables forcément de mesurer.
28:04C'est des moyens qu'il faut mettre en face également.
28:05Donc, il y a toute notre équipe achat qui travaille avec les fournisseurs à toute première phase qui est d'expliquer pourquoi on le fait.
28:14C'est d'expliquer comment eux pourraient le faire et puis les embarquer.
28:18Et le cas échéant, si jamais on ne peut pas les embarquer, de faire des choix qui vont à l'encontre de certains qui ne veulent pas jouer le jeu.
28:24Oui, effectivement. On va rappeler quelques chiffres clés.
28:27C'est près de 39 000 collaborateurs.
28:30Le chiffre d'affaires 2024, 11,6 milliards d'euros.
28:3428 pays, une quarantaine de centres R&D.
28:36Et puis, plus de 150 usines.
28:38Vous décriviez un peu ce mariage, mais est-ce qu'il y a eu une usine pilote dans laquelle vous avez pu tester ce qui fonctionne le mieux ?
28:47Vous voyez ce que je veux dire pour atteindre les objectifs que vous vous êtes donnés ?
28:50On peut prendre une mauvaise route aussi des fois.
28:52Tout à fait. On s'est donné des objectifs ambitieux dès le début.
28:57On avait déjà chez Opé Mobility depuis quasiment 20 ans un projet qui s'appelait Top Planet.
29:02Et Top Planet, c'était bien avant justement cette prise de conscience, on va dire, du dérèglement climatique.
29:10Mais Top Planet, ça voulait dire qu'on allait essayer de réduire l'énergie qu'on dépense au quotidien pour produire ce qu'on a à produire.
29:17Donc, on avait plein de ce qu'on appelle des best practices dans les sites, à savoir comment les sites le font plus ou moins bien.
29:24Alors après, ce n'était pas avec autant d'urgence que ce qu'on a pu mettre.
29:29Donc, on a pris les meilleurs sites qui existaient.
29:32Et on a travaillé avec Schneider Electric, pour ne pas les nommer, en disant, tiens, on va regarder ce qu'on fait dans nos sites.
29:37Et on a bâti une sorte de standard en disant, c'est comme ça qu'on veut produire.
29:41Et on a commencé à mesurer chacun de nos sites, donc les 150 sites, sur l'application de ces standards-là.
29:47Donc, les aider, les pousser et puis mettre aussi à chacun des patrons d'usines un objectif sur l'atteinte de ces objectifs,
29:55un objectif également financier pour sa part de rémunération.
29:58Donc, c'est un mélange de ce qu'on avait déjà, ce qu'on a pu utiliser d'une entreprise Amie Schneider sur les expériences qu'ils ont.
30:07Et puis après, on l'a déployé.
30:08Est-ce que c'est à la fois, évidemment, un engagement, mais aussi une demande de vos propres clients ?
30:14Alors, certains.
30:14Mais je crois que quand on s'engage dans un chemin comme celui-là, il ne faut pas le faire pour une demande d'un client.
30:21Il faut le faire par conviction.
30:24Parce que les clients ont des demandes qui sont diverses.
30:26Parce que les clients européens sont beaucoup plus attentifs à l'impact environnemental que des Chinois ou des Américains.
30:35Et si on veut avoir un vrai impact en tant qu'entreprise, parce que le dérèglement climatique, il n'est pas simplement européen, il est mondial,
30:41il faut qu'on ait un programme mondial.
30:43Donc, évidemment, on s'est inspiré de certaines demandes de clients.
30:46On a travaillé avec certains des clients qui sont très en avance sur ces sujets-là.
30:49Mais on ne l'a pas fait pour les demandes de clients.
30:51On l'a fait dans cette idée, dans cette conviction qu'il faut le faire parce que c'est nécessaire.
30:56Et puis, il faut le faire parce que ça engage les collaborateurs.
30:59Et finalement, à la fin, c'est aussi un gage de compétitivité.
31:02Est-ce que vous êtes soumis à ces aléas politiques ?
31:04Les États-Unis, quand on a un pays qui change de majorité, c'est les électeurs qui l'ont choisi,
31:09et qui fait de l'environnement une sorte d'épouvantable, ou de la lutte contre le dérèglement climatique,
31:14une sorte d'épouvantable, je caricature à peine.
31:16Est-ce que comment ça impacte, justement, la stratégie de l'entreprise comme la vôtre ?
31:20Ou pas, d'ailleurs ?
31:21Oui, sur des sujets comme ceux-là, je pense qu'il ne faut pas que ça nous impacte, justement.
31:24Vous parlez du dérèglement climatique, mais on a les mêmes sujets aux États-Unis avec la diversité, par exemple.
31:29Oui, bien sûr.
31:29Or, on ne va pas arrêter nos programmes de diversité, d'essayer de promouvoir des profils diverses,
31:35et notamment féminins, parce que l'administration a changé.
31:38C'est le sens de l'histoire, il faut le faire, donc on le fait.
31:41Mais alors, vous jouez sur les mots ?
31:42Non, je ne suis pas sur les mots.
31:43Parce qu'il y a des mots qui sont quasiment interdits par l'administration Trump.
31:46Oui, on a tendance un petit peu à exagérer.
31:48À force et de près, oui.
31:48Moi, je pense que ce qui, aujourd'hui, réunit les jeunes générations et les populations dans les différents continents du monde,
31:55c'est justement cette conscience du fait qu'on a un vrai enjeu climatique.
31:59Et ça, ce n'est pas politique, c'est sociétal, cette conscience.
32:03Mais vu que cette conscience est là, il y a une attente.
32:05Et puis, nous, en plus, ça tombe bien parce que ça correspond à nos convictions.
32:08Donc, on fait fi de ce genre de choses, même si les politiques diverses et variées peuvent nous impacter, comme vous le disiez.
32:16Parce que si les États-Unis arrêtent tous les programmes d'énergie renouvelable,
32:19c'est plus difficile d'être neutre en carbone dans nos sites.
32:22Mais ça ne nous ralentit pas, en tout cas, notre conviction qu'il faut le faire.
32:25Vous avez changé de nom il y a 18 mois.
32:27C'était Plastic Omnium qui est devenu Opé Mobility.
32:29Ce n'est pas seulement de la cosmétique.
32:30Qu'est-ce qu'il y a comme sens derrière ce changement de nom ?
32:33Il y a plusieurs sens.
32:35Il y a un sens qui, le groupe, a fondamentalement changé.
32:39Plastic Omnium, ça voulait dire tout en plastique.
32:41Donc, le groupe est né avec cette idée que le plastique pouvait apporter à plein d'industries
32:45les stylos BIC, les planches à voile, les blaquets d'équerre,
32:49et puis après, peu à peu dans l'automobile, des nouvelles formes, des nouveaux designs,
32:52du poids réduit, donc aussi un impact potentiel positif sur l'environnement.
32:57Et puis, le groupe est devenu 100% mobilité.
32:59On a fait beaucoup de transformations ces dernières années,
33:01avec développement d'hydrogène, électrification.
33:04Donc, le nom ne correspondait plus à ce qu'on était quand on racontait l'histoire.
33:08Donc, on s'est dit, on garde le logo, parce que c'est notre héritage, on en est fier.
33:11Mais on se projette dans l'avenir, et l'avenir, c'est une mobilité différente de la mobilité du passé.
33:17Oui.
33:17C'est-à-dire, c'est un groupe industriel français qui a été créé en 1946, c'est ça, par Pierre Burel,
33:23qui était spécialisé dans la fourniture de solutions pour l'industrie auto.
33:26À quel point il s'est diversifié ?
33:29C'est toujours sur le cœur de métier ?
33:30Il y a des métiers nouveaux qui se sont rajoutés ?
33:33Alors, on a commencé, encore une fois, sur le plastique, pas que sur l'auto.
33:36Plasticomium a été le champion des poubelles, et beaucoup d'entre nous ont eu encore une poubelle avec le logo Plasticomium.
33:43Mais l'industrie automobile est devenue tellement dominante dans le groupe,
33:46qu'en 2018, le groupe a décidé de se focaliser sur l'industrie automobile.
33:49Donc, maintenant, c'est que l'industrie de l'automobile.
33:52Depuis 2019, on développe d'autres technologies.
33:55Je parle d'hydrogène, l'éclairage, les phares, par exemple, ce qui est nouveau,
33:59l'électrification des systèmes batteries.
34:01Et puis, on vise pas simplement l'industrie automobile, mais de la mobilité au sens large.
34:05On travaille avec Alstom pour faire des systèmes d'hydrogène pour leur train, par exemple.
34:09On travaille avec des fabricants de camions.
34:10Donc, on veut embrasser l'ensemble de la mobilité, et on est focalisé sur la mobilité.
34:14Alors, il nous reste du temps.
34:17Donc, on va faire un focus hydrogène tout à l'heure.
34:19Mais je voudrais qu'on parle du marché de la voiture électrique,
34:23et des contraintes aussi, ou des perspectives, on va dire, européennes.
34:27Il y a eu un léger surson, on va dire, du marché de la voiture électrique en août,
34:31après des mois qui ont été assez difficiles.
34:33Le décollage, il est quand même un peu en deçà des attentes.
34:36Comment vous l'expliquez ?
34:38C'est trop cher, tout simplement ?
34:39Non, mais je pense que...
34:41D'abord, moi, j'aime à dire que quand on définit une stratégie dans une entreprise,
34:46il y a au moins deux éléments qu'on prend en compte.
34:49C'est le client.
34:51Qu'est-ce qu'il veut ? Qu'est-ce qu'il peut ?
34:53Quels sont ses usages ?
34:54Et la concurrence que font les autres.
34:57Là, on est parti en Europe, parce que le sujet 100% électrique est un sujet 100% européen.
35:02On est parti d'un postulat qui était le bon, en disant, il y a une urgence climatique,
35:07et il faut décarboner la mobilité, parce que la mobilité individuelle,
35:10c'est 10 à 15% des émissions de CO2.
35:13Donc, soyons très engagés, très ambitieux, et puis définissons cette stratégie.
35:20Avec une seule technologie à terme, le tout électrique, qu'on ne maîtrise pas en plus sportivement en Europe.
35:25Donc, on n'a pas demandé aux clients s'ils voulaient, s'ils pouvaient, s'ils peuvent se le payer,
35:29et on n'a pas regardé ce que faisait la concurrence, parce qu'on est les seuls à faire ça dans le monde.
35:33Il n'y a que les pays européens qui font ça.
35:35Donc, aujourd'hui, on peut être d'un côté sévère en se disant, ça ne marche pas,
35:40mais c'est quand même 15 à 20% du marché européen, alors qu'on partait quasiment de zéro.
35:44On n'en serait pas là s'il n'y avait pas eu, évidemment, cette...
35:47Donc, moi, c'est un changement radical des usages, des technologies, etc.
35:53Donc, qu'en 5-6 ans, on passe de quasiment zéro à 15, c'est déjà bien.
35:58De contre, on se rend compte qu'on n'est pas au niveau qui était attendu,
36:01parce que l'objectif, c'est plus ou moins 25% cette année.
36:04Pourquoi ? Parce que le client n'y adhère pas à 100%, parce que c'est cher,
36:08parce que ça ne répond pas à tous les usages.
36:09Et puis, vous regardez, l'Europe est très diverse.
36:11Des pays comme l'Italie, c'est 4%, alors qu'à Belgique, c'est 80%.
36:15Parce que les usages sont différents, les pouvoirs d'achat sont différents, etc.
36:19Donc, nous, simplement, ce qu'on dit, c'est que quand une stratégie ne marche pas,
36:22il faut l'adapter, ça ne veut pas dire qu'il faut la changer.
36:25Regardez ce qui se passe autour.
36:27Donc, ça veut dire que l'objectif d'interdiction de vendre des voitures thermiques
36:32dès 2035, pour vous, il faut le revoir ?
36:35Je pense qu'il faut l'adapter, il faut montrer de la flexibilité.
36:38D'abord, le rôle du politique, ce n'est pas de définir une solution technologique,
36:44ce n'est pas sa compétence, c'est de définir un cadre,
36:46créer les conditions pour qu'il y ait du succès,
36:48et de la stabilité pour qu'il y ait ce succès-là.
36:50Il faut se constater que le cadre, les conditions n'ont pas forcément toujours été créées,
36:54des changements de fiscalité, de subventions,
36:56des infrastructures qui sont très, très loin de ce qui avait été prévu.
37:00Et puis, on a eu quand même des années d'inflation en Europe
37:03qui ont impacté le pouvoir d'achat des ménages,
37:06l'énergie qui est devenue plus chère, notamment l'électricité,
37:09depuis la guerre en Ukraine.
37:11Donc, il y a plein d'éléments nouveaux,
37:12et aussi des éléments nouveaux qui sont que des pays comme la Chine
37:16ont développé des véhicules hybrides beaucoup plus compétitifs
37:19en termes d'émissions de CO2 que ce qu'on a actuellement en Europe,
37:23sur un 20 grammes pour certains, donc ce n'est pas zéro,
37:25mais 20 grammes de CO2.
37:26Le parc européen, on considère que c'est 150.
37:28Donc, si vous passez de 150 à 20,
37:30c'est peut-être zéro, c'est un énorme progrès,
37:33et ça peut correspondre à certains besoins.
37:35Vous pouvez coupler ça avec des carburants différents.
37:37Ce qui pollue, c'est le moteur, c'est ce qu'on met dedans,
37:39ce qu'on brûle.
37:40Ça peut être de l'hydrogène, ça peut être des e-fuel.
37:43Donc, nous, ce qu'on réclame, c'est de se dire,
37:46montrons un peu de flexibilité.
37:48L'enjeu, il n'est pas simplement climatique,
37:49l'enjeu, il est aussi social, souveraineté technologique.
37:52Essayons de trouver le bon chemin.
37:54Continuons à pousser sur l'électrique,
37:56développer l'infrastructure, des champions, etc.
37:58Mais ouvrons-nous à des technologies hybrides,
38:01si elles ont cet impact-là,
38:03pour que ça réponde à l'ensemble des besoins.
38:05Est-ce que c'est aussi un moyen de contrer,
38:08de limiter le risque d'un déclin accéléré
38:11de l'industrie automobile européenne ?
38:14Malheureusement, le déclin est avéré aujourd'hui.
38:16Oui, il est déjà en cours.
38:18Vous prenez la France, depuis 2019,
38:20on a perdu 40% de notre production en France.
38:22C'est des emplois,
38:24et il y a encore malheureusement des risques certains.
38:27Europe, près de 30% de production,
38:30alors que le marché mondial est stable.
38:31C'est-à-dire que l'Europe a perdu,
38:33la Chine a gagné,
38:34les États-Unis sont plus ou moins stables.
38:36Donc il y a urgence.
38:36Il y a 14 millions d'Européens
38:38qui travaillent dans l'industrie automobile.
38:39Alors, je n'aurais pas dû dire déclin,
38:40mais j'aurais dû dire disparition.
38:42Est-ce que c'est un risque ?
38:44La disparition, c'est peut-être un petit peu exagéré.
38:45Mais 14 millions, c'est quand même...
38:47Le tissu industriel européen
38:49est très dépendant de l'automobile,
38:50parce que c'est les matières premières,
38:52c'est l'acier, c'est tous les fournisseurs.
38:54Une grande partie de tout ce qui est brevet
38:57est aussi déposé pour l'industrie de la mobilité,
39:00puis après est utilisé pour d'autres types d'industries.
39:03Donc c'est des enjeux à la fois sociaux,
39:05environnementaux, technologiques,
39:07de souveraineté également.
39:08On ne peut pas dépendre d'autres puissances
39:10pour la mobilité,
39:12qui doivent nous amener à se dire
39:14comment on arrive à concilier ces injonctions
39:15qui ne sont pas si contradictoires que ça,
39:18entre le besoin du consommateur.
39:19Le parc européen a 13 ans maintenant.
39:21On n'a jamais eu autant de vieilles voitures,
39:23parce que les gens ne trouvent pas
39:24dans les véhicules neufs
39:26ce qui correspond à leurs usages et à leurs moyens.
39:29Donc comment est-ce qu'on lit les enjeux climatiques,
39:32la réalité du pouvoir d'achat,
39:33notre responsabilité sociale,
39:35et puis les enjeux technologiques long terme,
39:36de dépendance ou d'indépendance ?
39:38Il y a une prime de 1 000 euros
39:39pour l'achat d'une voiture électrique
39:41avec batterie européenne
39:42qui a été annoncée par le gouvernement Bayrou
39:44juste avant la chute du Premier ministre.
39:47Alors vous dites quoi ?
39:47C'est petit, c'est efficace, c'est insuffisant ?
39:51En France, on a changé 15 fois de fiscalité en 5 ans.
39:55Donc la prime peut-être qu'elle est là,
39:56puis dans 3 mois elle s'arrête.
39:57Un industriel investit pour le temps long.
39:59On n'investit pas pour 6 mois.
40:01Mais quand vous changez 15 fois de fiscalité en 5 ans,
40:04ça veut dire que là il y aura ça,
40:05puis peut-être que dans 6 mois il n'y aura plus.
40:07Donc celui qui a investi dans la batterie,
40:10il a besoin d'avoir de la visibilité,
40:12comme nous dans l'hydrogène,
40:13comme plein d'autres activités.
40:16Donc oui, ça peut aider, ça peut doper,
40:17mais ce n'est pas pérenne.
40:20Donc ce qu'on veut, c'est un cadre clair
40:21de la stabilité, de la visibilité.
40:23Et puis après, les ingénieurs de l'industrie européenne
40:26trouveront les bonnes solutions pour décarboner
40:28tout en répondant aux besoins du consommateur.
40:32Je vais m'appuyer sur une de vos citations
40:33pour lancer le chapitre sur l'hydrogène.
40:36La décarbonation de la mobilité ne doit pas se limiter
40:38à une seule technologie.
40:39L'hydrogène, l'électrification et d'autres solutions
40:41doivent coexister pour répondre aux besoins variés des marchés.
40:45Ça veut dire que vous croyez toujours
40:47au développement de l'hydrogène ?
40:48Parce qu'il y a un certain nombre d'inconnus ou d'incertitudes.
40:51Il y a beaucoup d'incertitudes, évidemment,
40:53mais nous on est persuadés d'une chose,
40:55c'est qu'il faut abandonner cette idée
40:57qu'une solution va répondre à tous les besoins.
41:00On a vécu dans un monde où on utilisait des énergies fossiles
41:03et on avait un moteur à combustion avec du diesel ou de l'essence
41:05et ça correspondait à tous les besoins.
41:07Maintenant, on a tous compris que l'avenir
41:09était pour les énergies fossiles
41:10et qu'il fallait développer d'autres alternatives.
41:13Et les autres alternatives vont être multiples
41:15parce qu'il n'y a pas une alternative
41:17qui répond à tous les besoins.
41:18Parce qu'on parle aussi, quand on parle d'électricité,
41:21il faut produire l'électricité, il faut qu'elle soit verte.
41:22Tous les pays ne sont pas dans les mêmes conditions dans le monde.
41:24Il y a certains pays qui ne pourront jamais produire assez d'énergie verte
41:28pour l'électrique.
41:30Donc, l'avenir est à la multiplicité des technologies.
41:33Et dans ce cadre-là, il ne faut surtout pas opposer les technologies,
41:36il faut voir qu'est-ce qui peut être complémentaire.
41:38Donc moi, personnellement, je pense que les voitures à batterie,
41:41pour les villes, c'est l'avenir.
41:44Parce qu'en plus, c'est pratique à conduire,
41:46c'est confortable, c'est agréable, etc.
41:48L'hydrogène, c'est plutôt pour les mobilités plus lourdes ?
41:51Pour les véhicules, pour les camions, quand vous prenez un camion de 40 tonnes,
41:54la batterie, c'est entre 10 et 15 tonnes.
41:56Donc, si vous avez déjà une grande part qui est prise par la batterie,
41:59l'objectif du camion, c'est de transporter autre chose que la batterie.
42:03Donc là, pour les longues distances, probablement, l'hydrogène est intéressant.
42:06Les trains, par exemple, je citais le fait qu'on travaille avec Alstom,
42:10avec Siemens pour des systèmes batterie aussi.
42:13Quand ils ont des trains qui doivent électrifier,
42:14parce qu'il y a beaucoup de trains en Europe qui fonctionnent de diesel encore,
42:17si c'est des petites distances, moins de 100 kilomètres, ils prennent la batterie,
42:20si c'est des grandes distances, ils se dirigent vers l'hydrogène.
42:23Donc, on n'oppose pas, c'est complémentaire.
42:25On parle de véhicules hybrides rechargeables,
42:27on peut tout à fait imaginer que, plutôt que de mettre de l'essence,
42:30on pourrait mettre de l'hydrogène dans la voiture et donc être complémentaire.
42:33Donc, dans cette complémentarité-là,
42:35on pense que l'hydrogène a un rôle à jouer.
42:38Et quand on regarde ce qui se passe,
42:39je parlais du fait qu'il faut regarder ce que font les autres,
42:41on voit que les Asiatiques, les Japonais, les Coréens évidemment,
42:44mais les Chinois aussi ont des politiques hydrogènes très ambitieuses
42:47pour être en complément de la batterie.
42:49C'est-à-dire que vous investissez beaucoup ?
42:51C'est-à-dire qu'on a beaucoup investi.
42:53En recherche et développement d'abord ?
42:55En production aussi.
42:56On a une nouvelle usine dans le nord de la France, à Compiègne,
42:59qui produit des systèmes de stockage hydrogène,
43:02pour Alstom notamment et pour d'autres clients,
43:05avec malheureusement un démarrage qui n'est pas aussi rapide que ce qu'on attendait,
43:09pour les raisons que j'évoquais auparavant.
43:10On a une usine en Chine, on a une usine en Corée,
43:12et puis on investit évidemment en R&D de façon assez intensive.
43:16Est-ce que cette filière a forcément besoin de la puissance publique française et européenne ?
43:23C'est-à-dire qu'elle ne se développe pas sans une contribution forte des pouvoirs publics ?
43:29Ça dépend de ce qu'on appelle contribution.
43:31Si on parle de subvention,
43:34moi je ne suis pas forcément favorable à la subvention.
43:37Je pense que la puissance publique doit créer les conditions.
43:42Et les industriels doivent prendre leurs responsabilités, investir, etc.
43:46Les subventions, ce n'est pas pérenne.
43:48Les conditions, c'est créons les conditions pour qu'on produise de l'hydrogène en Europe,
43:53pour qu'on crée l'infrastructure,
43:55pour que l'hydrogène soit transporté vers les usines,
43:57vers les points de recharge, etc.
44:00Créons un cas législatif clair et visible pour les prochaines années.
44:05Et puis après, les industriels qui y croient comme nous vont investir de façon sereine.
44:09Les infrastructures, c'est quoi ?
44:11Si on rentre dans le détail.
44:12Les infrastructures, c'est d'abord qu'on produise de l'hydrogène.
44:14Puis après, vous savez, en Europe,
44:16on a une infrastructure très forte pour transporter du gaz
44:18dans chacune de nos maisons, etc.
44:21Et qu'on pourrait transformer pour transporter de l'hydrogène demain.
44:25Et donc, on puisse alimenter les usines qui sont très énergivores en hydrogène,
44:29comme source d'énergie par exemple,
44:30ou après, mettre des bonnes recharges sur l'autoroute pour les camions en hydrogène.
44:35L'innovation moteur de la transformation de la mobilité,
44:39c'est évidemment l'un de vos mantras.
44:41Sur quoi vous travaillez en ce moment ?
44:42Est-ce qu'il y a des innovations dont vous pouvez parler
44:44qui sont assez frappantes ?
44:48On parlait de l'hydrogène qui est une grosse innovation.
44:51C'est une façon complètement différente, évidemment,
44:55d'appréhender la mobilité.
44:57Donc, ça, c'est un axe fort.
44:58Après, on travaille énormément sur tout ce qui est des nouvelles matières,
45:00des nouveaux matériaux.
45:01Un des enjeux aussi de la mobilité, c'est sa recyclabilité.
45:04Une grande partie des voitures ne sont pas recyclables.
45:07Donc, si on veut que demain, ce soit recyclable
45:09et qu'on ait des circuits plus courts,
45:11il faut travailler sur ces matériaux-là.
45:12Et donc, essayer de trouver le bon compromis
45:15entre les exigences de sécurité, de design
45:18et puis également de matière.
45:20Donc, on a des axes forts dans tous ces sujets-là.
45:23On travaille aussi beaucoup sur des...
45:24On est les champions du monde des pièces extérieures de carrosserie.
45:26C'est-à-dire qu'on fait des pare-chocs,
45:27on fait des phares et puis on fait tout ce qu'il y a derrière.
45:29Sur comment est-ce qu'on arrive à alléger.
45:33Parce que le poids, c'est de l'énergie.
45:35Il y a de nouveau une course au poids des véhicules,
45:37ce qui n'était pas le cas il y a quelques années.
45:38Parce que vous gagnez 10 kilos, vous gagnez de l'autonomie.
45:40Et vous gagnez de l'autonomie, c'est de l'énergie.
45:42Donc, on travaille beaucoup avec nos clients là-dessus
45:43sur des systèmes qui sont complètement différents.
45:46Et puis, plein d'autres choses, évidemment.
45:47Le plastique, on ne peut pas forcément le remplacer.
45:51On ne peut pas toujours le remplacer.
45:52Non, mais je pense que le plastique est très...
45:55Le plastique va se développer dans la mobilité.
45:58Parce que le plastique allège.
46:00Un peu comme vous allégez,
46:01alors il faut que le plastique soit produit de façon...
46:03Ça dépend comment on le produit.
46:04Exactement.
46:05Il faut qu'il soit recyclable, etc.
46:06Mais c'est ce sur quoi on travaille.
46:08Mais quand vous allégez un véhicule,
46:11aujourd'hui, on considère que le plastique
46:12permet d'alléger des véhicules de 200 kilos,
46:14ce qui est énorme.
46:15Et ça permet justement de réduire la dépense énergétique.
46:18Parce que même si c'est une voiture à batterie,
46:20il faut bien produire l'énergie quand même.
46:22Et puis, ça permet d'avoir des plus petites batteries.
46:23Donc, aujourd'hui, il y a les pièces de carrosserie.
46:26On peut imaginer demain du plastique dans les portes,
46:28dans les toits, dans d'autres usages
46:30pour aller dans le sens d'alléger les véhicules.
46:32J'ai dit qu'on avait parlé du programme Act for All.
46:34J'ai un peu oublié de le faire en début d'interview.
46:37J'avais quand même qu'on y revienne.
46:38C'est ce qui agrège un peu toutes les initiatives
46:43pour faire baisser l'impact environnemental de votre activité ?
46:47Pas que, c'est beaucoup plus large.
46:48C'est un programme qu'on a lancé il y a plus de 20 ans
46:51chez Open Mobility,
46:52qui a évidemment évolué avec le temps,
46:56mais qui dit qu'on a une responsabilité en tant qu'entreprise.
46:59Donc, Act for All, c'est agir pour tout le monde.
47:01Donc, ce n'est pas seulement l'environnement ?
47:02Non, il y a tout un volet qui est comment on travaille.
47:05C'est évidemment l'intégrité dans notre modèle d'affaires
47:09avec nos partenaires, avec nos collaborateurs.
47:11Et donc là aussi, c'est évidemment très important, c'est essentiel.
47:14Après, il y a tout ce qui est lié à la sécurité au travail,
47:18parce que nous, on se sent responsables
47:19de nos collaborateurs.
47:21Je pense que Open Mobility est vraiment
47:22un des leaders mondiaux en termes de nombre d'accidents.
47:25Et donc là, on met beaucoup d'accent
47:27sur la sécurité au travail.
47:28Et puis après, il y a les sujets qui sont des sujets
47:31qui nous préoccupent de plus en plus,
47:33qui sont des sujets à la fois de diversité,
47:36parce qu'on a un vrai enjeu dans l'industrie
47:38d'attirer des profils différents,
47:41des profils féminins notamment,
47:42dans des métiers techniques,
47:43et puis les sujets environnementaux.
47:46Donc, c'est un programme qui est très solide,
47:48basé sur plusieurs piliers.
47:50On engage l'ensemble des collaborateurs.
47:52Le 9 octobre, cette année,
47:53on arrête toutes nos usines
47:55et puis on engage les collaborateurs
47:58dans ces sujets-là
47:59et qui embrassent l'ensemble des sujets
48:02qui nous semblent être importants
48:03pour avoir un développement industriel
48:05de la mobilité qui soit durable.
48:07C'est une journée où vous ne produisez pas ?
48:09Pendant deux heures, on ne produit pas.
48:10Si on ne produit pas pendant plus que deux heures,
48:11nos clients ne sont pas contents.
48:12Non, mais l'important, c'est de se dire
48:13qu'il y a un rendez-vous annuel.
48:14On se prouve, quoi.
48:15Et puis, on décide d'un axe
48:18qui peut être, cette année,
48:19on veut mettre l'accent sur la diversité
48:21ou sur la neutralité carbone,
48:23en fonction de ce qui nous pense être important.
48:26Et c'est tous les sites dans le monde,
48:27c'est ça qui est important.
48:28Et c'est pour ça que je pense
48:29qu'une entreprise comme la nôtre
48:30peut avoir un vrai impact,
48:31pour reprendre le nom de notre édition.
48:33C'est qu'on est aussi présent en Inde
48:34et les enjeux de diversité en Inde
48:35ne sont pas les mêmes
48:36que ceux qu'on peut avoir en France.
48:38Mais on veut avoir les mêmes ambitions.
48:40On ne veut faire aucun compromis,
48:43même si on a des cultures différentes
48:44ou des systèmes politiques différents.
48:46Et donc, il faut adapter les approches
48:48aux spécificités du pays.
48:50Ça veut dire que vous allez en parler différemment
48:52par exemple aux Etats-Unis,
48:54cette fois-ci, qu'il y a deux ans ?
48:57Oui, parce qu'aux Etats-Unis,
48:59on a eu certains de nos collaborateurs
49:02qui nous ont alerté sur le fait
49:03que l'utilisation de certains mots,
49:05maintenant, pouvait créer des problèmes.
49:07Mais ça, on n'a pas envie de le changer
49:09parce que ce serait s'asseoir sur ces convictions.
49:13Donc, on va en parler de façon adaptée,
49:15mais montrer que nous, encore une fois,
49:16on s'inscrit dans le temps long.
49:17Ce n'est pas le pouvoir politique
49:19qui va nous infléchir sur des sujets sociétaux.
49:22Et la majorité des collaborateurs y adhèrent.
49:25Justement, on va terminer avec la question politique
49:28parce qu'on est dans une période d'incertitude,
49:31pour ne pas dire de chaos politique.
49:33On était avec Bismarck for Change
49:36aux universités d'été du MEDEF à Roland-Garros.
49:42Vous dites, de toute façon,
49:44il faut arrêter de compter sur les politiques.
49:46Vous dites, comment on peut, nous, patrons,
49:49finalement, mettre notre grain de sel
49:52pour que, finalement, ce gouvernement-là
49:55tienne plus longtemps que le précédent ?
49:57Je pense, par exemple, à un accord sur la pénibilité
49:58avec les syndicats.
49:59Comment vous réagissez à ça ?
50:00On est très inquiet, franchement,
50:03parce que tout ce qui est instabilité
50:05empêche à l'investissement et à la sérénité.
50:09C'est ça.
50:11Les tarifs américains, c'est la même chose.
50:13Quand les tarifs changent tous les jours,
50:15tous les industriels ralentissent leurs investissements
50:18et se disent, on va attendre de voir
50:20dans quelle direction ça va.
50:21Or, on sait très bien que tous les enjeux
50:23de transition énergétique,
50:26d'industrie, à la fin forte européenne,
50:29et du coup de pouvoir d'achat,
50:30parce que l'industrie crée quand même des richesses
50:32et donc de consommation,
50:33tout ça, c'est un cercle et c'est la sérénité.
50:36Donc, tout ce qui est instabilité,
50:38c'est très inquiétant.
50:39Donc, je ne suis pas là pour parler de politique,
50:41mais on ne peut pas opposer les entreprises
50:43et les politiques.
50:44On est tous dans le même panier,
50:45j'allais dire ça,
50:46comme les syndicats également.
50:48Donc, on a un intérêt commun,
50:49c'est de se projeter sur le temps long,
50:51c'est d'investir,
50:52c'est créer de la richesse.
50:53Et puis après, évidemment,
50:54on peut parler sur la façon de répartir la richesse.
50:56Mais l'intérêt commun,
50:57c'est de créer de la richesse.
50:58Ça passe toujours par l'investissement.
51:00Et l'investissement passe toujours par la stabilité
51:02et la visibilité.
51:03Merci beaucoup Laurent Favre
51:04et à bientôt sur BeSmart for Change.
51:06On passe tout de suite à notre rubrique start-up.
51:14Smart Ideas, c'est notre rubrique consacrée
51:16aux start-up et à l'innovation.
51:18Et je vous présente mon invité Alban Vangaveur.
51:20Bonjour.
51:20Bonjour.
51:21Merci à vous.
51:21Co-fondateur d'Achat Rénault.
51:23Vous l'avez créé en juin 2024
51:24avec Sabine Payusson et Victor Bossard.
51:28Et avec quelle idée ?
51:29Alors oui, Achat Rénault,
51:30c'est le premier courtier en prêt immobilier
51:32avec une expertise sur la rénovation énergétique.
51:36Chaque année, il y a 1 million de transactions immobilières
51:39et il y a 40% qui sont des biens classés E, F ou G au DPE.
51:44Et donc, ça fait beaucoup de gens
51:45qui se posent la même question.
51:46Qu'est-ce que je dois faire comme travaux ?
51:48Combien ils vont coûter ?
51:49Et surtout, comment est-ce que je les finance ?
51:51Nous, on s'est rendu compte
51:52qu'il n'y avait pas d'interlocuteur
51:53qui était capable de bien accompagner ces acqueurs-là.
51:55La plupart des courtiers ou des conseillers bancaires
51:58ne maîtrisent pas ce sujet qui est très technique.
52:00Donc, Achat Rénault, c'est tout simplement le premier courtier
52:02qui s'est spécialisé sur ce sujet de la rénovation énergétique.
52:05Et alors, si on rentre dans le détail,
52:06votre offre de service, c'est quoi ?
52:08Qu'est-ce que vous proposez ?
52:09Donc, c'est une mission de courtage.
52:10Le métier, c'est assez classique.
52:12L'idée, c'est d'obtenir le prêt immobilier
52:13pour l'acquisition du bien.
52:15Nous, on vient aussi obtenir le financement pour les travaux.
52:19Donc, ça passe par beaucoup de subventions.
52:21On entend beaucoup parler de MaPrimeRénov'.
52:22Il y a les règles qui évoluent beaucoup.
52:25Et il y a aussi les prêts, en fait,
52:27des prêts à taux zéro, des prêts bonifiés.
52:29Et donc, en fait, l'idée, c'est
52:30quand on achète aujourd'hui un logement classé E, F ou G,
52:33on souhaite faire des travaux
52:35parce qu'il y a des contraintes réglementaires,
52:37il y a les factures énergétiques, le confort.
52:40Et les banques, en fait, de moins en moins,
52:42souhaitent financer ces biens-là
52:43quand il n'y a pas de travaux.
52:44Donc, nous, le but, c'est d'accompagner les acquéreurs
52:47dans l'obtention du financement de l'achat
52:49et de la réno ou achat réno.
52:51Alors, justement, MaPrimeRénov',
52:53qui a été suspendue pendant quelques mois,
52:56il y a toujours cette incertitude politique.
52:58Est-ce que ça a eu concrètement des conséquences
53:00pour certains de vos projets,
53:03pour une entreprise comme la vôtre ?
53:04Alors, complètement, oui.
53:05En fait, j'ai un peu envie de dire
53:06que c'est la fin de la récré,
53:08en termes de MaPrimeRénov'.
53:09Il y a eu des moments,
53:09enfin là, très récemment,
53:10on a eu des projets
53:11où il y avait jusqu'à 63 000 euros de subventions.
53:14Donc, c'est très conséquent.
53:16La rénovation énergétique,
53:16ça coûte très cher,
53:17mais on avait ces subventions
53:18qui venaient accompagner les ménages
53:20pour réaliser leurs travaux.
53:21Et là, les subventions sont déjà
53:23beaucoup moins importantes qu'avant
53:25et moins accessibles
53:26avec les contraintes budgétaires de l'État.
53:28C'est réservé aux ménages les plus modestes.
53:30Mais il y a toujours des subventions qui existent
53:32et des montants quand même toujours intéressants.
53:33Et il y a aussi,
53:35pas seulement les subventions,
53:36il y a des prêts,
53:37notamment les prêts à taux zéro.
53:38Nous, notre clientèle de base,
53:40c'est plutôt dans les zones détendues,
53:41donc en dehors des centres-villes de Gandeville.
53:44Donc là, il y a le prêt à taux zéro dans l'ancien
53:46et ce qu'on appelle aussi l'éco-prêt à taux zéro.
53:49Donc, c'est des prêts
53:50que la banque fait pour financer les travaux
53:52qui sont sans intérêt.
53:54Et donc, évidemment,
53:55ça vient réduire vachement
53:56la mensualité d'erreur,
53:59le coût de crédit
54:00et c'est un impact hyper important sur le taux.
54:03Donc nous, grâce à cette maîtrise des dispositifs,
54:05on arrive à optimiser le plan de financement.
54:07Mais ces prêts à taux zéro,
54:08ils ne concernent que les ménages les plus modestes ou pas ?
54:10Non, non, non.
54:11Alors, c'est pour tout le monde ?
54:12Oui, non, ça dépend.
54:13Pour ça, il y a plein de dispositifs qui existent.
54:15Les banques lancent à chaque fois
54:16des nouveaux dispositifs.
54:18La machine prend un peu du temps
54:19à se mettre en place.
54:20Mais globalement, par exemple,
54:21l'éco-prêt à taux zéro,
54:2250 000 euros à taux zéro
54:24disponibles indépendamment du niveau de revenu.
54:27Et pour les propriétaires,
54:28les futurs propriétaires occupants
54:30ou les propriétaires bailleurs également.
54:32Donc en fait, c'est disponible vraiment à tout le monde.
54:34Et c'est lié au type de travaux qu'on va engager.
54:38C'est ça.
54:38Donc c'est les travaux de rénovation énergétique.
54:40Exactement.
54:40L'éco-prêt à taux zéro,
54:41c'est réservé aux travaux de rénovation énergétique.
54:43Est-ce que ça veut dire
54:44que c'est forcément des travaux d'ampleur ?
54:45Je pense à ça par rapport à ma prime rénov'
54:47et au fait que
54:48est-ce que ça peut être sur une partie
54:50ou si c'est une, je ne retrouve pas le terme,
54:54mais un projet global ?
54:55Oui, rénovation globale, ampleur,
54:56fermement, il y a plein de moyens différents.
54:58Mais dans l'absolu,
54:59beaucoup des dispositifs sont orientés
55:00de plus en plus vers ça.
55:01Et c'est une bonne chose
55:01parce que quand on achète un bien,
55:04si on fait juste une pompe à chaleur,
55:06on change les fenêtres,
55:06on ne va pas avoir un réel impact sur le confort,
55:09ce que je disais, les factures,
55:10la valorisation du bien.
55:11De plus en plus,
55:12on cherche à s'engager sur des travaux importants.
55:14Et donc les dispositifs s'alignent là-dessus.
55:16Et nous, notre but,
55:17c'est justement d'orienter,
55:18de savoir en quoi le ménage est éligible
55:20et optimiser ce plan de financement.
55:22Est-ce qu'il faut,
55:24et est-ce que vous y participez,
55:26former les agents immobiliers ?
55:27On en a fait des formations.
55:29C'est d'ailleurs la première chose qu'on a fait.
55:30Nous, on est arrivé dans ce marché,
55:32on s'est rendu compte que
55:33la rénovation énergétique,
55:34c'est un enjeu énorme,
55:35on en parle tout le temps,
55:36mais ça ne va pas du tout assez vite.
55:38Et nous, on s'est intéressé
55:39tout particulièrement au moment de l'acquisition.
55:41Je disais,
55:42il y a un million de transactions immobilières chaque année,
55:4440% c'est des biens EFG.
55:46Et dans certains secteurs,
55:47c'est 60 à 70%.
55:49Donc en fait,
55:49c'est la majorité des biens qui sont vendus,
55:51parfois,
55:52sont des biens passeport thermique.
55:54Et donc,
55:55tous les acteurs de la transaction sont confrontés
55:57et les agents immobiliers,
55:58c'est les premiers qui accueillent
56:00le futur propriétaire dans son logement
56:02et qui va devoir lui dire
56:03quels sont les travaux qu'il doit faire,
56:05combien ça va coûter.
56:06Et donc, nous,
56:07on les a formés
56:07pour qu'ils soient mieux capables d'accompagner.
56:10Et maintenant,
56:10notre positionnement,
56:11c'est vraiment sur cette partie courtage,
56:13l'accompagnement en temps courtage.
56:14On a fait nos premiers clients,
56:15ça s'est super bien passé.
56:15Donc là,
56:16on est prêts à accélérer
56:17sur cette partie
56:18de mission de courtage.
56:20On s'est rendu compte
56:21qu'il y a beaucoup de courtiers
56:22qui n'ont pas pris ce sujet-là en cours.
56:24Donc nous,
56:25on accélère.
56:25Merci beaucoup
56:26d'être venus nous présenter.
56:28Merci.
56:28Achareno,
56:29à bientôt sur Bsmart4Change.
56:30Voilà,
56:31c'est la fin de cette émission.
56:32Je voudrais remercier
56:33Nathalie Croizet,
56:34la coordinatrice éditoriale,
56:35Alexis Mathieu
56:36à la programmation,
56:37à la production,
56:39Fabien Bouknog,
56:40le réalisateur,
56:40et un autre Alban,
56:42Jacques Ausson.
56:43Belle journée.
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