Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et ravi de vous retrouver dans les informés, votre demi-heure de décryptage de l'actualité politique et internationale ce matin,
00:07puisque nous allons parler, Aurélie Herbemont, de la suite et fin peut-être des débats sur le budget.
00:12Ne vous avancez pas trop.
00:13Soyons prudents quand même. Et puis, en deuxième partie, nous parlerons également du Groenland.
00:19Avant cela, je présente nos deux informés. Bonjour Valérie Gass.
00:22Bonjour Aléa.
00:23Vous êtes chef du service politique de RFI et Jean-Jérôme Bertoluz. Bonjour Jean-Jérôme.
00:27Bonjour.
00:27Éditorialiste politique France Info TV. Le dilemme du jour. Donc Aurélie Herbemont, c'est notre premier débat.
00:34Oui, qui concerne le feuilleton du budget. Un feuilleton interminable qui va se mettre en pause jusqu'à mardi.
00:41Les députés sont mis au repos par le gouvernement en attendant que Sébastien Lecornu choisisse quelle méthode forte il utilisera pour faire passer le budget.
00:49Les ordonnances ou le 49-3. Alors promis, le chef du gouvernement tranchera d'ici mardi.
00:54Dans les deux cas, il s'expose à la censure. La clé est toujours entre les mains des députés socialistes.
01:01Écoutez ce que pense le porte-parole des députés PS, Emmanuel Grégoire, des deux options 49-3 et ordonnances.
01:07Il était ce matin chez nos confrères de TF1.
01:10Sur les ordonnances, ça veut dire forcément censure puisque sur les ordonnances, il ne peut pas y avoir d'amendement ou d'enrichissement
01:16ou de correction du budget tel qu'il a été initialement déposé. Il est à l'évidence totalement inacceptable pour nous.
01:23Et sur le 49-3, ça dépend évidemment de la copie finale puisque le gouvernement peut y intégrer toute une série d'amendements.
01:30Et donc nous allons vivre évidemment des heures décisives.
01:34Une chose est sûre, le gouvernement a enfin renoncé à l'hypothèse d'un vote en bonne et due forme à l'Assemblée du PS jusqu'à LR
01:41qui en réalité n'a jamais eu la moindre chance d'exister.
01:44Bon, alors Valérie Gass, je commence avec vous.
01:4749-3 ou ordonnances, votre cœur balance dans quel sens ?
01:52On ne va pas faire des devinettes mais quels sont les avantages de l'un et de l'autre et les inconvénients de l'un et de l'autre ?
01:57Alors, les avantages, les deux ont un inconvénient, il y aura des motions de censure derrière.
02:02La question c'est qu'avec le 49-3, ce qui était rentré dans l'atmosphère, c'est que le gouvernement essayait de négocier un accord de non-censure
02:10et les propositions que doit faire Sébastien Lecornu aujourd'hui pour trouver un compromis, c'est un peu ça.
02:14C'est trouver ce qu'on va mettre dans le texte pour que les socialistes ne votent pas la censure qui sera inévitablement déposée par LFI, ERN.
02:23Bon, il y en a sur lesquels on sait ce qu'ils vont faire.
02:27Donc là, il y a moyen d'avoir un texte qui corresponde plus ou moins aux attentes à la fois un petit peu du Bloc central mais surtout des socialistes.
02:35Donc, ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de débat à l'Assemblée nationale qu'il n'y a plus de négociation, bien au contraire.
02:39Alors, je pense que là, de toute manière, les débats à l'Assemblée depuis la reprise, c'était un petit peu un leurre.
02:43Ce n'est pas à l'Assemblée que ça se jouait.
02:45On sait bien qu'il y avait des tractations, il y avait des réunions collectives avec les représentants des groupes,
02:50il y avait des réunions bilatérales, comme disent les membres du gouvernement.
02:54Et puis, il y avait les débats.
02:55Alors, ça servait aussi au gouvernement à tester les positionnements des groupes sur certains amendements et à ajuster la copie finale.
03:04Parce que tout ça, c'est la négociation de ce texte compromis que peut éventuellement faire aboutir Sébastien Lecornu dans l'espoir d'éviter la censure.
03:13Donc, s'il s'entend avec les socialistes, il y aura motion de censure.
03:16Mais le budget peut passer, le gouvernement peut rester avec un budget adopté par 49,3.
03:23S'il y a les ordonnances, c'est un budget qui est adopté immédiatement, une motion de censure directement.
03:31Mais là, les socialistes sont assez remontés et disent une adoption par ordonnance.
03:36Ce serait retour, ce que disait Emmanuel Grégoire, à la copie initiale.
03:40La copie initiale ne convient pas, mais il y a une petite subtilité.
03:43Une subtilité, dites-vous.
03:46Une ordonnance pourrait être accompagnée d'un projet de loi de finances rectificatif.
03:51Ce qui pourrait être négocié avec les socialistes.
03:54Mais là, il y a plus d'incertitudes.
03:56Parce qu'on repartirait dans le feuilleton, d'où l'interrogation d'Aurélie.
04:01Attention, est-ce que le feuilleton est fini ?
04:03Je comprends ce que vous êtes en train de me dire.
04:04Sur un débat.
04:05Voilà, ça voudrait dire que s'il y a ce qu'on appelle un PLFR,
04:08donc un projet de loi de financement rectif,
04:10il faudrait qu'il soit discuté encore à l'Assemblée nationale.
04:14Donc on repart pour un tour.
04:15On repart pour un tour, et il y a des incertitudes sur finalement
04:18qui va voter quoi, et est-ce que tout le monde sera content ?
04:20Jean-Jérôme Bertolus.
04:22La question.
04:23J'ai une question, si vous voulez, je voulais que vous réagissiez là-dessus,
04:25mais j'ai aussi une autre question, c'est pourquoi les débats
04:28se terminent maintenant, et pas il y a 10 jours, pas dans 15 jours ?
04:33Qu'est-ce qui s'est passé ?
04:34Ce qui s'est passé, c'est qu'effectivement, la séquence que le pays va vivre,
04:40que Sébastien Lecornu a entamée hier soir en disant « on suspend les débats »,
04:46c'est un aveu d'échec.
04:47C'est-à-dire que le Premier ministre, qu'il ait recours aux ordonnances,
04:51ou qu'il ait recours à un 49-3, avoue son échec d'avoir trouvé un compromis
04:57comme il le pensait possible.
04:59En ce qui concerne les deux méthodes, les ordonnances, ça serait du jamais vu
05:07sous la Ve République.
05:09Philippe Brun, l'un des leaders socialistes sur le budget,
05:13estime que ce serait un 18 brumaire, j'en sais rien,
05:15mais c'est vrai qu'on peut le comprendre facilement.
05:19Les ordonnances, c'est quoi ?
05:21C'est un texte qui est initié par le gouvernement,
05:26signé par le Président de la République,
05:28et qui suspend immédiatement tous les débats à l'Assemblée et au Sénat.
05:34C'est-à-dire qu'immédiatement, le budget est adopté.
05:37Et c'est tellement, comment dire, inédit,
05:40qu'on ne sait même pas à ce stade, les juristes, pas moi,
05:43qu'on ne sait même pas à ce stade quel pourrait être le recours.
05:46Est-ce que ce serait le Conseil constitutionnel ?
05:47Est-ce que ce serait le Conseil d'État ?
05:49Personne n'en sait rien.
05:51Donc il est clair, il est clair en plus,
05:53que si effectivement il y a ces ordonnances,
05:55le PS l'a très clairement signifié,
05:57il y aura une motion de censure derrière,
06:00et que le gouvernement serait renversé.
06:02Donc on irait vraiment dans un...
06:05Mais le budget, je crois, serait quand même adopté.
06:07Oui, le budget est immédiatement adopté.
06:09Dès que c'est signé par le Président de la République,
06:11et dès que c'est publié au JO, c'est adopté.
06:13Donc c'est préservé, c'est ça l'avantage.
06:15Si on résume Aurélie Arbemont,
06:17en fait, si on pense, si on raisonne en tant qu'Emmanuel Macron...
06:21L'efficacité pour avoir un budget.
06:22L'un ou l'autre, et surtout les ordonnances, à la rigueur,
06:25c'est pas plus mal.
06:26Si on raisonne en tant que Sébastien Lecornu,
06:28c'est peut-être différent.
06:29Eh bien oui, oui, parce qu'évidemment,
06:31si vous voulez avoir un budget, c'est sûr,
06:33gravé dans le marbre tout de suite,
06:34c'est les ordonnances.
06:35Mais après, vous n'avez peut-être plus de gouvernement.
06:37Et ça, potentiellement, pour Emmanuel Macron,
06:39ce n'est pas le plus gros problème,
06:40puisqu'on entend ces derniers jours
06:41qu'il a quand même très envie qu'on aboutisse,
06:44notamment pour avoir un budget en bonne et due forme
06:48pour les armées.
06:50Sébastien Lecornu, évidemment,
06:51je pense qu'il préférerait rester Premier ministre.
06:54Donc il voudrait sauver à la fois le budget
06:57et son poste à Matignon,
06:58notre moine soldat.
07:00Donc ça, avec le 49-3,
07:02ça peut fonctionner
07:03s'il a un accord de non-censure
07:05avec les socialistes.
07:06Mais pour vous dire à quel point
07:08les deux méthodes font débat,
07:10il se trouve que j'en ai parlé
07:11avec plusieurs anciens premiers ministres.
07:12On en a pas mal en stock,
07:14surtout ces dernières années.
07:16L'un d'eux me disait
07:17le 49-3, c'est impossible.
07:18Sébastien Lecornu a quasiment joué
07:20sa crédibilité politique là-dessus,
07:23puisque ça fait des mois qu'il a dit
07:24qu'il n'utiliserait pas le 49-3.
07:26Et cet ancien premier ministre,
07:27de manière peut-être un peu perfide,
07:28il disait dans tout ce bordel généralisé
07:31depuis les derniers mois,
07:32la seule chose que les Français
07:33ont peut-être retenue,
07:34c'est que c'était la fin du 49-3.
07:36Donc très compliqué.
07:36Mais quand j'en ai parlé
07:37avec un autre ancien premier ministre
07:38qui me disait,
07:39mais arrêtez,
07:40il faut arrêter les crash-tests
07:41avec la Constitution,
07:42les ordonnances,
07:43on ne sait pas si juridiquement ça vole.
07:45Et puis surtout, attention,
07:46ça pourrait créer un précédent
07:47extrêmement dangereux
07:48pour de futurs pouvoirs,
07:49de futurs gouvernements,
07:51qui voudraient contourner
07:52le Parlement pour le budget,
07:54et qui diraient,
07:55bah attendez,
07:55sous Emmanuel Macron,
07:56ils l'ont fait,
07:57il n'y a aucune raison
07:58que nous on ne le fasse pas.
07:59Donc vous voyez,
07:59ça crée vraiment des débats
08:01très profonds
08:03au sein du bloc central,
08:05de la majorité qui n'existe pas,
08:07parce que vraiment,
08:08quelle est la bonne méthode
08:09et quelles sont les conséquences
08:11de chaque méthode,
08:12à la fois à court terme
08:13sur le budget,
08:14mais aussi à plus long terme,
08:15de faire d'un crash-test
08:16en testant tous les outils
08:17de la Constitution.
08:18Et c'est vrai qu'on en a beaucoup.
08:19Vous voulez une question,
08:19Jean-Jérôme Bertolus ?
08:20Ah non, vous avez quelque chose à dire,
08:21je n'ai pas...
08:22Pour une fois,
08:23j'ai quelque chose à dire directement,
08:24je vous remercie.
08:26Non, juste,
08:26je rebondis effectivement
08:27sur ce que vient de dire
08:29très justement Elie Bamond.
08:30C'est vrai que,
08:31c'est, comment dire,
08:33on peut,
08:34c'est vrai que le Premier ministre
08:35n'a pas cessé de dire
08:36je n'utiliserai pas le 49-3.
08:37C'est vrai que l'utiliser,
08:39ce serait un échec.
08:40Mais quand même,
08:41un petit échec,
08:42et c'est moi-même
08:42qui ai prononcé l'adjectif tout à l'heure.
08:46Parce que, d'une part,
08:48ce que les Français retiennent,
08:49c'est qu'il y aura un 49-3,
08:50mais qu'il y aurait aussi un budget.
08:52Et là, les Français,
08:53quand même,
08:54ils ont quand même
08:54un peu envie de stabilité,
08:56ils ont quand même envie
08:56de clarté.
08:57Donc ça, c'est un premier point.
08:59Le deuxième point,
09:00c'est que,
09:01comme vous l'avez dit tout à l'heure,
09:03oui,
09:04c'est-à-dire,
09:04les négociations commencent.
09:06Donc finalement,
09:07un accord de non-censure,
09:09c'est un début d'accord.
09:10C'est un espèce de compromis au rabais,
09:12mais c'est quand même un compromis.
09:14Et donc,
09:14le Premier ministre
09:15n'aura pas complètement tort.
09:16Mais,
09:16mais,
09:17quand même,
09:17petit codicile,
09:19il n'y aura pas
09:19une motion de censure,
09:21mais trois motions de censure.
09:23Un codicile important.
09:25Un codicile important.
09:26Une motion de censure sur l'R7,
09:28une motion de censure
09:29sur les dépenses à l'Assemblée,
09:30ça repart au Sénat,
09:32le texte,
09:33le projet de loi
09:34sur les finances,
09:36et ça revient à l'Assemblée.
09:37Pourquoi je dis tout ça ?
09:38Et avec une nouvelle motion de censure.
09:40Parce que,
09:41même le 49-3,
09:43eh bien,
09:43Sébastien Lecornu
09:44n'est pas à l'abri
09:45à un moment que,
09:46eh bien,
09:46il y a un dérapage.
09:47Oui,
09:47il y a un dérapage
09:48que la motion de censure
09:49trouve les 10,
09:5015 voies,
09:5020 voies nécessaires
09:51à ce qu'ils soient renversés.
09:53Alors,
09:53Valérie Gass,
09:55on est d'accord,
09:56est-ce que tout est
09:57bel et bien
09:58entre les mains
09:59du Parti Socialiste
10:00aujourd'hui ?
10:01Oui,
10:02en grande partie,
10:02oui.
10:03Il faut que le bloc central,
10:05le socle commun,
10:06reste quand même
10:07un minimum soudé
10:08et on sait
10:09qu'il peut y avoir
10:09quand même
10:10de la déperdition
10:10chez les Républicains
10:12ou même
10:13chez Renaissance.
10:14Mais oui,
10:15c'est quand même
10:16avec les socialistes
10:17que la négociation
10:18se noue.
10:19En tout cas,
10:19au gouvernement,
10:20on a entériné
10:21le fait que
10:22les écologistes
10:22étaient perdus
10:23pour la cause,
10:24qu'il n'y avait plus
10:24rien à en tirer.
10:26Ils ont rejoint
10:28le rang des insoumis,
10:30les irréductibles,
10:31les opposants
10:31et que,
10:33quelle que soit
10:33la motion de censure,
10:34sur un 49-3,
10:35sur des ordonnances,
10:36sur n'importe quoi,
10:37ils voteront désormais
10:38contre le gouvernement.
10:39Donc oui,
10:40la main tendue,
10:42la négociation,
10:43il ne s'en cache pas
10:43au gouvernement.
10:44Avec les socialistes,
10:45c'est la cible privilégiée.
10:48Non mais il n'y a pas de risque
10:48qu'il y ait un incident
10:49avec LR.
10:50Même les socialistes,
10:51il y a parfois peut-être...
10:52Jean-Jérôme Bertolus
10:53fait la moue.
10:54Il faut regarder
10:54les dernières motions
10:55de censure.
10:56Il y a quand même
10:57plusieurs députés LR
10:58qui avaient voté
10:59les motions de censure.
11:00Et alors justement,
11:01comme disait
11:02un des cadres
11:03de renaissance
11:04du parti présidentiel
11:05ces derniers jours,
11:06c'est qu'attention,
11:07la petite,
11:08vous vous souvenez,
11:08la semaine dernière,
11:10il y a une semaine
11:10on apprenait
11:12que le gouvernement
11:13avait demandé
11:14à travailler
11:15sur l'hypothèse
11:15d'une dissolution
11:17et d'élections législatives
11:19en même temps
11:19que les municipales.
11:20Et ce cadre de renaissance
11:22me disait
11:22attention,
11:23avec ça dans l'atmosphère,
11:24ça peut faire dire
11:27à certains députés
11:27de l'opposition
11:28et qui sont très hostiles
11:29au gouvernement,
11:30s'il y a une motion de censure,
11:31il vaut mieux que je la vote
11:32au cas où il y a une dissolution
11:33pour pouvoir me présenter
11:34devant les électeurs
11:35en disant
11:36oui, oui,
11:37moi j'ai censuré
11:37le gouvernement,
11:38vous pouvez revoter pour moi.
11:39Je ne sais pas
11:40si tout le monde
11:41suit encore
11:42ce qu'on est en train de dire
11:43mais tout ça
11:45est quand même
11:45assez vertigineux.
11:46Ça veut dire
11:46que quel que soit
11:47le choix,
11:49en effet,
11:49qu'il y a une motion
11:50de censure,
11:51il y a un risque
11:52vraiment
11:53que le gouvernement tombe.
11:55Et c'est vrai
11:55que la garantie,
11:57même avec un accord
11:58avec les socialistes,
11:59elle n'est pas à 100%.
12:01Et ça,
12:01ils l'ont intégré.
12:02Je voulais qu'on dise
12:02quand même
12:03un tout petit mot
12:04de l'accord en question,
12:05des négociations en question.
12:06Je ne sais pas
12:07qui peut nous renseigner
12:08peut-être sur quels sont
12:09les points là en ce moment
12:10qui sont en débat,
12:11qui Jean-Jérôme Bertolus...
12:12Un petit mot,
12:13non mais d'un petit mot,
12:14en libéralement,
12:16je parle sous votre contrôle,
12:17c'est d'abord de réduire
12:18le déficit budgétaire.
12:20Le projet de loi aujourd'hui,
12:22il est à 5,4%
12:24de déficit budgétaire.
12:25C'est trop.
12:25C'est trop pour le gouvernement,
12:26c'est trop pour les marchés financiers
12:28et les économistes estiment
12:29qu'on va dans le mur.
12:30Enfin, en tout cas,
12:31un certain nombre d'économies.
12:32Donc déjà,
12:33réduire ça.
12:34Réduire ça
12:34avec l'accord des socialistes
12:35parce que ça,
12:36LR,
12:36ils sont globalement d'accord.
12:38Mais c'est aussi
12:38plus de justice fiscale.
12:40Avec ces derniers jours,
12:41vous l'avez vu,
12:42cette polémique autour de...
12:43Est-ce qu'il y a des très riches
12:44en France
12:44qui payent zéro impôt ?
12:47Le gouvernement dément,
12:48l'ancien ministre
12:49de l'économie
12:50et des finances,
12:51maintient effectivement
12:52qu'il y a plusieurs dizaines,
12:53voire centaines,
12:54de très riches en France.
12:56Donc,
12:56la justice fiscale
12:57va être au cœur,
12:58effectivement,
12:59de ces débats
12:59entre les socialistes
13:01et le gouvernement.
13:02Mais il faut qu'LR
13:03et Renaissance
13:04suivent quand même.
13:05Il y a aussi...
13:06Un dernier mot,
13:07Valérie Gass.
13:07Oui,
13:08il y a aussi des choses
13:08qui coûteraient peut-être
13:09moins d'argent
13:10mais qui sont politiques.
13:11Les socialistes tiennent
13:11beaucoup à toutes les mesures
13:12sur l'éducation,
13:13notamment les suppressions
13:14de postes.
13:14Et donc,
13:15là,
13:15ça peut aussi être
13:16une manière
13:17de négocier,
13:18de donner des choses
13:19au LR
13:20et de donner des gains
13:20politiques aux socialistes
13:21pour essayer de trouver.
13:23Mais en effet,
13:23l'objectif,
13:24c'est d'atteindre
13:25les 5% de déficit
13:26et on n'y est pas.
13:27Vous restez avec nous,
13:27les informés.
13:28On va quitter le budget
13:29pour terre beaucoup plus froide.
13:31Le Groenland,
13:32c'est juste après l'info
13:33en une minute,
13:349h19
13:34et voici Philippine Thibodeau.
13:37Le gouvernement
13:38fait un pas
13:39vers les médecins.
13:40La ministre de la Santé
13:41recule sur l'encadrement
13:42des arrêts maladie,
13:43objet de la colère
13:44en partie des médecins libéraux
13:46en grève
13:46depuis plusieurs jours.
13:48Stéphanie Riste
13:48rétropédale aussi
13:49sur la possibilité
13:51donnée à l'assurance maladie
13:52de fixer certains tarifs.
13:55Le gouvernement
13:55qui reporte
13:56les débats
13:57sur le budget
13:57aujourd'hui et lundi
13:58avant le retour du texte
14:00dans l'hémicycle
14:00le mardi.
14:01Que va faire Sébastien Lecornu ?
14:03Ordonnances
14:04où 49-3 sont en réflexion
14:06mais le Premier ministre
14:07espère d'ici là
14:08obtenir un consensus
14:09s'il doit faire
14:10des annonces
14:11dans la journée.
14:13On ne cherche pas
14:13à faire peur,
14:14on cherche à défendre
14:15nos intérêts.
14:16Affirmait à l'instant
14:16Alice Ruffaut,
14:17la ministre déléguée
14:18auprès de la ministre
14:19des armées,
14:20un invité du 830 France Info.
14:22Les militaires français
14:23et européens
14:24sont déployés
14:24au Groenland
14:25à la demande du Danemark
14:26face au désir
14:27de conquête
14:28de Donald Trump.
14:29Et puis en foot,
14:30le PSG attendu
14:31au tournant
14:32après avoir été battu
14:33en Coupe de France.
14:34Les Parisiens
14:35font leur retour
14:36en Ligue 1 de foot.
14:37Ils jouent contre
14:37l'île 4ème du classement.
14:39Coup d'envoi
14:3921h au Parc des Princes.
14:41Les Informés
14:49Deuxième partie
14:55avec Valérie Gass,
14:56chef du service politique
14:57de RFI,
14:57Jean-Jérôme Bertolus,
14:58éditorialiste politique
14:59à France Info.
15:01Télé,
15:01Aurélie Herbemont,
15:02donc notre deuxième débat.
15:04C'est bien sûr
15:04la question
15:05du Groenland,
15:07toujours convoité
15:08par Donald Trump
15:09et les Européens
15:10qui tentent
15:10de montrer
15:12qu'ils sont là,
15:13qu'ils sont présents.
15:13Et oui,
15:14la France a déjà envoyé
15:15mercredi soir
15:16une quinzaine de militaires
15:17en mission de reconnaissance
15:19et de dissuasion
15:20sur ce territoire
15:21autonome
15:22rattaché au Danemark
15:23et sur lequel
15:24Donald Trump
15:25voudrait faire main basse.
15:26Dans ses voeux
15:27aux armées hier,
15:28Emmanuel Macron
15:28a promis l'envoi prochain
15:30deux moyens supplémentaires
15:31et la ministre déléguée
15:32aux armées
15:33Alice Ruffaut
15:33était votre invitée
15:34à 8h30.
15:35Là,
15:36vous parlez
15:36des commandos de montagne
15:38etc.
15:38qui sont
15:39la dimension terrestre.
15:41Le président a dit
15:41qu'il y aura
15:42une dimension aérienne
15:43et une dimension
15:43de surveillance maritime.
15:44Je reprends l'exemple
15:45de l'exercice de l'année dernière.
15:46Vous aviez
15:46des avions
15:47de ravitaillement
15:49par exemple.
15:49Vous aviez
15:50des éléments
15:51par exemple
15:52de surveillance maritime.
15:53Parce que c'est quoi
15:54l'effet produit ?
15:54C'est quoi qu'on recherche ?
15:55C'est ça le truc
15:56qu'il faut savoir.
15:57C'est en gros
15:58pouvoir travailler
15:59dans les conditions
16:00de grand froid.
16:01C'est pouvoir envoyer
16:02un signal stratégique.
16:03On défend
16:04le territoire
16:05sur lequel
16:06on est souverain.
16:07Sauf que ce
16:08déploiement
16:08de troupes
16:09n'a aucun impact
16:10pour Donald Trump
16:11pas sur la Maison Blanche.
16:13La situation
16:13est quand même
16:14inédite
16:14puisqu'on parle
16:15des Etats-Unis
16:16pilier central de l'OTAN
16:17qui remettent en cause
16:18la souveraineté territoriale
16:20d'un de ses alliés
16:21de l'OTAN
16:22le Danemark.
16:23Emmanuel Macron
16:23l'a dit hier
16:24l'Europe a parfois
16:25des alliés
16:26qu'on pensait prévisibles
16:27toujours à nos côtés
16:28qui se mettent
16:29à faire douter beaucoup.
16:31Quand vous dites
16:31Aurélie Herbebon
16:32aucun impact
16:33sur Donald Trump
16:35c'est ce que disait
16:36la Maison Blanche
16:37cette nuit
16:38est-ce que vraiment
16:39Jean-Jérôme Bertolus
16:40on peut imaginer
16:41qu'un déploiement
16:42même minime
16:43parce que pour l'instant
16:44on parle de quelques
16:45dizaines de soldats
16:45il y en aura sans doute
16:46davantage
16:46mais un déploiement
16:47de soldats européens
16:49sur le territoire
16:49du Groenland
16:50Donald Trump
16:51ça lui fait ni chaud
16:51ni froid.
16:52Pour l'instant
16:53c'est le cas
16:53quand même
16:54parce que Donald Trump
16:55il avance
16:56on va dire
16:57c'est quand même
16:58quelqu'un
16:58qui ignore
16:59royalement
17:00les obstacles
17:01diplomatiques.
17:02les ministres
17:05des affaires étrangères
17:06groenlandais
17:07et danois
17:08se rendent
17:08à Washington
17:09ils constatent
17:11qu'ils sont d'accord
17:11pour acter
17:12leur désaccord
17:13avec Washington
17:13et le lendemain
17:14la porte-parole
17:16de la Maison Blanche
17:17explique que
17:18si si
17:18ils sont mis d'accord
17:19sur une commission
17:20et l'objectif
17:21de cette commission
17:22c'est le rachat
17:22du Groenland
17:23le ministre
17:24des affaires étrangères
17:25il s'est étranglé
17:26en disant
17:27mais pas du tout
17:27on s'est jamais mis
17:28d'accord là-dessus
17:29donc maintenant
17:29effectivement
17:30on envoie quelques soldats
17:31bon
17:32vous l'avez très justement dit
17:33effectivement
17:34c'est symbolique
17:35c'est quand même
17:35quelques soldats
17:36sur un territoire
17:36grand comme la France
17:38pardon
17:39cinq fois comme la France
17:40pardon
17:40excusez-moi
17:41j'en fais trop
17:41pour la France
17:42oui c'est ça
17:42donc c'est
17:44bon voilà
17:45mais
17:45il n'empêche
17:47c'est le petit grain de sable
17:48effectivement
17:49dans la grosse chaussure
17:51de Donald Trump
17:52parce que
17:53à un moment
17:54effectivement
17:55les Européens
17:56de façon très prudente
17:57disent
17:58on va défendre ce territoire
17:59même si le gouvernement
18:01danois a dit
18:01on n'a pas vu
18:02un bateau
18:03militaire chinois
18:04depuis dix ans
18:05mais il n'empêche
18:07il y a quelques troupes
18:08il faut défendre ce territoire
18:10comme le souhaite
18:10Donald Trump
18:11donc il y a
18:11il y a un moment
18:12
18:13soit Donald Trump
18:15va jusqu'au bout
18:16rond
18:16l'OTAN
18:17attaque
18:18enfin attaque
18:19politiquement
18:20ou
18:21voire pire
18:22ses anciens alliés
18:23soit effectivement
18:24les Européens
18:25à force de petites résistances
18:27parviennent un petit peu
18:28à bloquer les choses
18:29et à susciter des interrogations
18:30au sein même
18:31des Etats-Unis
18:32au sein même
18:33du camp républicain
18:34une résistance
18:34qui n'est même parfois
18:35pas complètement assumée
18:36autant la ministre
18:37qu'on avait tout à l'heure
18:38nous disait
18:38nous parlait
18:39clairement des Etats-Unis
18:40autant l'Allemagne
18:41autant la Suède
18:42disent
18:42non non
18:43c'est pour
18:43se prémunir
18:44contre la Chine
18:45et la Russie
18:46au Groenland
18:46Valérie Gass
18:47qu'est-ce que ça dit ça ?
18:48ça dit qu'il y a quand même
18:49une crainte
18:50des réactions de Donald Trump
18:51qui sont souvent imprévisibles
18:53et donc il vaut mieux
18:53essayer d'y aller
18:55par des voix détournées
18:56au moins dans le discours
18:57mais le signal
18:58est quand même
18:59tout le monde le sait
19:00adressé aux Etats-Unis
19:01et à cette menace
19:02à ce chantage
19:03qu'il fait peser
19:04sur le Danemark
19:06le Groenland
19:07et les Européens
19:08c'est vrai que
19:08de ce point de vue là
19:09la France a été plus claire
19:10on avait reproché
19:11sur le Venezuela
19:12Emmanuel Macron
19:12de ne pas être toujours
19:13très clair sur son positionnement
19:15là c'est plus clair
19:16il y a un envoi
19:17de quelques soldats
19:18et même
19:18ce ne sont pas tous
19:19des soldats
19:20ça s'intègre dans
19:20une opération
19:21un exercice
19:22c'est pas vraiment
19:23une opération militaire
19:25mais il y a l'ouverture
19:26aussi d'un consulat
19:27il y a des signes politiques
19:28la diplomatie européenne
19:30fait avec les armes
19:31qu'elle a
19:31et la France
19:32avec les armes
19:33qu'elle a
19:33il faut envoyer des messages
19:34dans l'espoir
19:35que peut-être
19:36et on n'est jamais
19:37à l'abri non plus
19:37d'une baisse de tension
19:38de Donald Trump
19:39qui peut s'intéresser
19:41à un autre dossier
19:42les conséquences
19:43d'une intervention
19:45d'une main basse
19:45comme disait Aurélie
19:47sur le Groenland
19:47aux Etats-Unis
19:49la rupture
19:50de cette alliance
19:51au sein de l'OTAN
19:51qui pourrait
19:52bien sûr
19:53amener
19:55des critiques
19:56de Donald Trump
19:57donc malgré tout
19:59même s'il est imprévisible
20:00même si en effet
20:00il a réaffirmé
20:01maintes et maintes fois
20:02ses ambitions
20:03sur le Groenland
20:04peut-être
20:04qu'à un moment
20:05Donald Trump
20:07peut envisager
20:08tous les paramètres
20:09de la situation
20:10Aurélie Herbemont
20:11est-ce que
20:11comme le disait
20:12Valérie Gass
20:13on déploie
20:13nos efforts diplomatiques
20:15alors militaires
20:16qui sont aussi
20:17un message diplomatique
20:18en quelque sorte
20:19cet envoi de militaires
20:20est-ce qu'on peut
20:22aller encore plus loin
20:23est-ce qu'on peut
20:24faire davantage
20:25ou est-ce que
20:25si Donald Trump
20:26est déterminé
20:27à un moment donné
20:28on finira par
20:29plier les gaules
20:31j'allais dire
20:31pardonnez-moi l'expression
20:32de toute façon
20:33tout l'enjeu là
20:34que ce soit
20:34du point de vue
20:35des allemands
20:36qui sont plus soft
20:37vis-à-vis de Donald Trump
20:38ou des français
20:38qui assument de dire
20:39c'est aussi un signal
20:40vis-à-vis des Etats-Unis
20:41c'est de dire
20:41non mais
20:42monsieur le président
20:43des Etats-Unis
20:44on peut très bien
20:45protéger le Groenland
20:47et vous protéger
20:47ensuite puisque
20:48Donald Trump
20:49revendique le Groenland
20:50pour assurer la sécurité
20:51des Etats-Unis
20:52face à la raison officielle
20:53c'est la raison officielle
20:54donc les Européens
20:56là tout l'enjeu
20:56c'est de dire
20:56non mais attendez
20:57nous on tient la zone
20:58pas de problème
20:59ne vous inquiétez pas
21:00on est vos alliés
21:01on gère
21:02laissez-nous faire
21:03il n'y a pas de problème
21:03c'est ça l'enjeu là
21:05après est-ce que
21:05Donald Trump trouvera
21:06que les Européens
21:07tiennent suffisamment
21:08la zone
21:09au cas où des Chinois
21:10ou des Russes
21:11commenceraient à s'approcher
21:12dangereusement
21:12du Groenland
21:14on verra
21:15il a un peu dit
21:16Donald Trump
21:17il a dit
21:17oui si les Européens
21:18veulent en faire plus
21:19les Danois
21:20on peut envoyer
21:20un deuxième chien de traîneau
21:21donc ça montre
21:23quand même
21:24le niveau
21:25de mépris
21:26de Donald Trump
21:27voire plus
21:28l'agressivité
21:29de Donald Trump
21:30à l'égard
21:30de l'Europe
21:32et le fait que
21:33la marge de manœuvre
21:33des Européens
21:34est faible
21:34mais là
21:34il l'utilise quand même
21:35il y a quand même
21:367 pays européens
21:37parce qu'il y a aussi
21:38la question ukrainienne
21:39sur laquelle
21:40les Américains
21:41sont vraiment
21:42nécessaires à l'Europe
21:44pour se défendre
21:45face à l'armée
21:46à différents niveaux
21:47merci beaucoup
21:48Valérie Gass
21:49chef du service politique
21:50à RFI
21:51merci Jean-Jérôme Bertolus
21:53vous êtes éditeur
21:53à l'histoire de la liste politique
21:54à France Info TV
21:54et merci bien sûr
21:56Aurélie Herbemont
21:57restez sur France Info
21:58les informés
21:59reviennent bien sûr
22:00ce soir
22:00à 20h
22:01très bonne journée
22:02à 20h
22:04à 20h
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations