- il y a 12 heures
Les informés du matin du 12 mai 2026
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00:00spécial de France Info sur La Croisette, ce sera à 19h.
00:03Il est 9h06 sur France Info, c'est l'heure désormais pour vous de retrouver
00:06Les Informés avec Renaud Dely et Agathe Lambret.
00:19Bonjour et bienvenue, si vous nous rejoignez dans Les Informés,
00:22c'est parti pour une demi-heure de décryptage de l'actualité.
00:25Bonjour Renaud Dely.
00:25Bonjour Agathe.
00:26Au sommaire, aujourd'hui, l'antavirus, comment gérer cette menace ?
00:30Pourquoi les autorités se veulent rassurantes ?
00:33Ça nous rappelle à tous de mauvais souvenirs.
00:36Et puis, le Sénat rejette l'article principal du texte sur la fin de vie,
00:41sur la création d'un droit à l'aide à mourir.
00:44Cette réforme sociétale majeure pour le Président pourra-t-elle être adoptée avant l'été ?
00:50Pour nous éclairer ce matin, nos informés,
00:52Alix Bouillaguet, éditorialiste politique à France Info TV et l'interview politique tous les matins à 7h40.
00:57Bonjour Alix.
00:58Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:59Et Louis Osalter, journaliste politique au Figaro.
01:01Bonjour Louis.
01:02Bonjour.
01:03Renaud, donc on commence avec ce nouveau virus, l'antavirus,
01:07qui n'est pas nouveau d'ailleurs, mais qui ressurgit aujourd'hui.
01:10Comment gérer la menace pour le gouvernement ?
01:12Le gouvernement qui, justement, face à cette menace, passe en quelque sorte en gestion de crise.
01:16Le Premier ministre Sébastien Cornu a multiplié hier les réunions avec les ministres concernés,
01:20un certain nombre de responsables, des épidémiologistes, des scientifiques, des infectologues.
01:24Et il a annoncé deux réunions par jour.
01:27D'ailleurs, il y en a une en ce moment même, pour bien montrer que le gouvernement s'en préoccupe.
01:31On sait qu'il y a une Française malade qui est actuellement à l'hôpital.
01:34Il y a aussi un certain nombre de Français rapatriés qui ont été placés à l'isolement.
01:37Des cas contacts également qui ont été placés à l'isolement.
01:40Avec d'ailleurs un nouveau décret du Premier ministre publié au journal officiel
01:44pour détailler les mesures d'isolement et finalement donc une décision d'hospitaliser les cas contacts
01:49et pas seulement de les confiner à domicile.
01:51Pour autant, globalement, les autorités se veulent rassurantes
01:55et notamment les spécialistes, les médecins,
01:57parce que justement l'antavirus n'a selon eux, à ce stade, aucun rapport avec le Covid,
02:03notamment en matière de transmission.
02:05On n'est pas du tout dans le cas évidemment du Covid que nous avons tous en mémoire.
02:09Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France Info Jean-Daniel Lelièvre
02:12qui est immunologiste et médecin dans le service des maladies infectieuses
02:16de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil.
02:19On ne s'attend pas à ce qu'il y ait le même nombre de cas que celui du Covid
02:24mais comme vous le savez, c'est un virus qui est associé à une mortalité très importante
02:28qui est de 30 à 50% avec une période d'incubation qui est un petit peu longue.
02:35Un virus dont on sait habituellement qu'il se transmet quand même très mal d'homme à homme
02:42et là on a plusieurs cas humains, donc c'est normal qu'on prenne ces précautions.
02:46Une transmission qui est beaucoup moins fluide en quelque sorte
02:49que ne l'était celle du Covid, qui est donc beaucoup plus rare d'homme à homme
02:53mais un taux de mortalité extrêmement élevé.
02:55Est-ce que le gouvernement est en train de prendre la mesure du risque
02:59justement avec toutes ces précautions annoncées
03:01et comment est-ce que l'exécutif peut gérer évidemment l'inquiétude générée
03:05par l'apparition de ce virus ?
03:06Lui aux alters, le problème c'est que ça rappelle le Covid
03:08et qu'à l'époque ça avait été compliqué.
03:12La mise en place des dispositifs de santé
03:15et notamment Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, l'avait raconté.
03:19Et ensuite, aujourd'hui, est-ce que cette expérience fait que le gouvernement réagit plus vite, réagit mieux ?
03:26Cette expérience, le problème c'est qu'elle a pour conséquence
03:29une méfiance de la parole publique en début d'épidémie
03:32puisque les propos que nous entendons là de la part des autorités publiques
03:36rappellent furieusement les propos rassurants qui nous avaient été tenus au début du Covid
03:40et sans refaire l'histoire du masque qui ne sert à rien, etc.
03:45Donc c'est traumatisant à la fois dans l'expérience que ça a été,
03:48les confinements, les allers-retours, la longueur des mesures de privation de liberté
03:55qu'il a fallu prendre, évidemment les pertes dans la population à cause de l'épidémie.
03:59Et puis ça a laissé aussi des traces en termes de confiance dans la parole publique.
04:03Alors on voit ressorti évidemment tous les épidémiologistes.
04:06Bon, tant mieux si la science peut nous éclairer,
04:08même si on voit assez vite que le virus a l'air connu par la science
04:12mais on ne sait pas tout de la manière dont il peut évoluer
04:15hors des zones dans lesquelles il était connu jusque-là.
04:17C'est-à-dire pas en Europe et assez peu en France,
04:21notamment pour cette souche des Andes.
04:22L'élément rassurant, si je puis dire, c'est que, comme vient de le dire Renaud,
04:27la transmission de Mahome paraît plus compliquée que ça l'a été pour le Covid.
04:32L'élément qui inquiète énormément, bien sûr, c'est le taux de létalité.
04:36On peut aller jusqu'à plus de 30% de létalité une fois qu'on a attrapé la maladie.
04:41Le Covid, avant même qu'on ait les vaccins ou les traitements,
04:46on était à moins de 1% de mortalité, puisque ce sont les personnes les plus vulnérables,
04:49celles qui présentaient des comorbidités, qui décédaient en traitement.
04:54La population générale, elle, avait peu de soucis à faire quant à la létalité du virus.
04:58Je ne parle pas de sa gravité pour la santé au demeurant.
05:01Donc, il y a à la fois des éléments inquiétants et des éléments rassurants.
05:05Il y a aussi des inconnus, et donc la façon dont ce virus va se comporter.
05:09Et pour terminer, je dirais que l'enjeu pour le gouvernement,
05:11et c'est notamment le sens du placement à l'isolement hospitalier des cas contacts,
05:15vous savez, on leur aurait demandé de s'autoconfiner.
05:17Là, le gouvernement revient un petit peu sur cette mesure.
05:19Désormais, ce sera à l'hôpital, ça a été annoncé hier soir.
05:21Exactement, et c'est un changement de pied, parce qu'en temps de les épidémiologistes,
05:24l'important, le problème d'une épidémie, c'est que ça se joue beaucoup au début.
05:28Il faut tracer toute la chaîne de transmission, et la bascule épidémique,
05:32c'est si vous repérez un cas qui n'était pas en relation avec les personnes
05:37qui viennent de ce fameux bateau de croisière.
05:38Là, ça voudra dire qu'on arrive en population générale,
05:41qu'on a perdu la chaîne de la transmission.
05:43À ce moment-là, ce sera un vrai point de bascule qui, à mon avis,
05:45inquiètera beaucoup les scientifiques et l'opinion, bien sûr.
05:47Alex Boulaguet, est-ce qu'il y a un décalage entre le discours rassurant du gouvernement
05:52et ces mesures, ces conditions très strictes de confinement
05:57qui ont été durcies hier soir ?
05:59Moi, je pense que le meilleur moyen de rassurer,
06:02c'est justement de faire ce que fait aujourd'hui Sébastien Lecornu,
06:04c'est-à-dire de faire le principe de précaution maximale.
06:07Et on voit d'ailleurs, par rapport à ce qui se fait aujourd'hui en Europe,
06:11on est parti, avec d'autres pays, on fait partie de ceux
06:15qui ont effectivement imposé des mesures strictes,
06:17et notamment en réajustant en 24 heures
06:19cette quarantaine obligatoire dans le milieu hospitalier.
06:24Donc, moi, il me semble que ce n'est pas la même petite musique
06:27qu'on a entendue au début du Covid.
06:29Au début du Covid, oui, on disait, il ne faut pas paniquer.
06:33On se souvient même d'Emmanuel Macron, le 6 mars 2020,
06:37qui va au Théâtre Antoine, exprès, pour dire aux gens,
06:40ben voilà, la vie continue, il n'y a pas de raison de modifier ses habitudes,
06:44sauf éventuellement pour des personnes qui seraient un petit peu fragiles.
06:46Dix jours plus tard, le 16 mars, il annonçait le confinement généralisé.
06:50Ça, c'est très anxiogène.
06:52C'est-à-dire qu'on dit à un moment,
06:54circuler, il n'y a rien à voir, rassurez-vous, n'ayez pas peur.
06:57Et puis, une semaine plus tard, on confine tout le monde.
07:01C'est dire, les masques, no way, pas besoin, pas obligatoire.
07:06Et de changer, de même faire la démonstration.
07:09J'ai le souvenir de Sibeth Ndiaye, qui était à l'époque porte-parole du gouvernement,
07:12qui expliquait à quel point, vraiment, ça n'avait pas d'intérêt,
07:15finalement, de dire que ça en a.
07:16De dire, on a les stocks, en fait, on n'a pas les stocks.
07:19De dire, il faut faire des tests massifs.
07:22Enfin, il n'y a pas besoin de faire des tests massifs,
07:24alors que tous les autres pays, beaucoup de pays asiatiques,
07:27beaucoup de pays européens les font déjà.
07:28Et puis, finalement, dire, ça serait peut-être pas mal de s'y mettre.
07:31En fait, c'est ça qui a créé...
07:32Il me semble un traumatisme chez les Français, c'est-à-dire que ces changements de doctrine,
07:38ces contradictions, ça affaiblit la crédibilité gouvernementale.
07:42Et il me semble que Sébastien Lecornu, en tapant très vite, très fort, en 48 heures,
07:47en disant, les deux réunions, je vois tout le monde, et régulièrement, on vous tiendra au courant.
07:51Oui, ça peut rassurer, mais c'est ça qui aussi évite l'anxiété.
07:55Renaud ?
07:56Je crois qu'il y a une grosse différence entre la réaction des autorités aujourd'hui
07:58et celle qui était la leur, cette réaction en 2020, lors de l'apparition de l'épidémie de Covid.
08:04En effet, ce n'est pas le gouvernement aujourd'hui, en fait, qui est rassurant.
08:07Ce sont les autorités médicales, les spécialistes de ce virus, qui soulignent le fait,
08:12et là, on est forcé, bien sûr, de faire confiance à la science, en tout cas à l'état de
08:15la science aujourd'hui,
08:16que ce virus circule beaucoup moins facilement, se transmet beaucoup moins aisément d'homme à homme,
08:22et que, de surcroît, il y a une autre grosse différence, c'est qu'a priori, il peut muter,
08:25il peut changer dans les nouvelles régions qu'il atteindrait, comme le disait Louis de Salter,
08:29mais a priori, ce n'est pas un nouveau virus, comme le Covid-19 en 2020.
08:32Et c'est peut-être ça, la différence, vous parliez de l'improvisation au moment du Covid,
08:37on ne connaissait rien de ce virus, mais aujourd'hui, on a plus de données,
08:40donc on avançait aussi à tâtons à l'époque.
08:42Et c'est aussi pour ça qu'à l'époque, l'exécutif, au départ, a avancé à tâtons
08:46et a fait preuve d'un optimisme qui a été démenti par les faits,
08:48notamment, évidemment, on a tous en mémoire l'épisode des masques,
08:51sur le plan politique, je trouve que ces leçons-là ont été retenues,
08:54même s'il y a un changement au bout de 48 heures sur le confinement à l'hôpital,
08:59finalement, des cas contacts et pas à domicile.
09:01Mais, en tout cas, il y a des précautions politiques qui sont annoncées, etc.
09:05Et le gouvernement a d'autres choix dans ces circonstances-là
09:06que de se reposer, évidemment, sur les AVM déco, sur ceux des infectiologues, des médecins, etc.
09:11Là où il peut y avoir de nouveau un problème qu'on avait vu,
09:13aussi au moment de la question du Covid,
09:16de l'épidémie du Covid,
09:18c'est s'il n'y a pas une coordination suffisamment efficace,
09:22c'est-à-dire, en clair, les mêmes consignes, les mêmes politiques
09:25mises en œuvre sur le plan sanitaire,
09:27d'abord au sein de l'Union Européenne et au-delà à l'échelle internationale.
09:29Et là, on commence à voir poindre un certain nombre de comportements différents,
09:33par exemple celui des États-Unis.
09:34Oui, aux États-Unis, ce n'est pas du tout la même rigueur.
09:37Visiblement, les passagers qui étaient sur le navire
09:39et qui sont rentrés aux États-Unis ne sont pas du tout soumis aux mêmes contraintes.
09:42Donc là, il y a, et ça potentiellement,
09:44comme le disait Louis Salter tout à l'heure,
09:46on peut voir l'épidémie s'échapper
09:48si jamais les mêmes contraintes, les mêmes précautions sanitaires
09:51ne sont pas prises pour tous les cas contacts
09:54qui étaient sur ce fameux navire.
09:55Et pour le gouvernement,
09:56Louis, au-delà de gérer la maladie,
09:59les aspects techniques et sanitaires,
10:01il faut aussi gérer l'angoisse des Français.
10:03On est quand même dans un contexte
10:04où il y a la guerre au Moyen-Orient,
10:07on est tous encore hantés par le Covid,
10:09et maintenant, il y a cet antivirus.
10:12Ça peut être aussi inquiétant ?
10:14Oui, et la difficulté pour le gouvernement,
10:18c'est aussi d'avoir des tiers de confiance
10:20qui puissent parler à l'opinion.
10:23Donc, je parle de la décrédibilisation de la parole,
10:25je ne parle pas que de la parole politique,
10:27je pense aussi que la parole scientifique aussi
10:28a été beaucoup décrédibilisée par le Covid.
10:30Pas de la faute des scientifiques,
10:32mais parce qu'ils avaient face à eux une matière
10:33qu'ils ne connaissaient pas,
10:34qui était en perpétuelle évolution.
10:35Et donc, ce que la science disait le lundi
10:38pouvait être contredit parce qu'elle disait le jeudi,
10:40parce qu'on découvrait en avançant quelque part
10:42et au fur et à mesure de la contamination.
10:44Là, la difficulté politique,
10:45c'est que nous avons un gouvernement
10:47qui est très peu incarné.
10:48La plupart des ministres sont de parfaites inconnues.
10:50La ministre de la Santé, Madame Rix, par exemple,
10:53elle est parfaitement inconnue du grand public.
10:55Donc, Sébastien Lecornu,
10:56qui lui commence à être un petit peu identifié
10:58quand même dans l'opinion
10:59et a gagné un petit capital politique
11:01depuis qu'il est à Matignon,
11:02à la limite peut utiliser ce capital-là
11:04pour tenter de se poser en tiers rassurant
11:06et en même temps sérieux,
11:07ce dont il essaye de faire sa marque de fabrique.
11:09Mais au-delà de ça,
11:10au lien du Premier ministre lui-même,
11:11il y a assez peu d'interlocuteurs de confiance
11:13sur lesquels l'opinion va se dire
11:14« Ah bah, lui, c'est sûr, va me rassurer,
11:17va dire la vérité. »
11:17Et la défiance du politique en particulier,
11:20vis-à-vis de la parole publique en général,
11:22est telle que, voilà,
11:24c'est un des aspects compliqués
11:26vis-à-vis de l'opinion publique
11:27que de trouver des personnes
11:29qui pourront inspirer confiance
11:31au moment d'informer rigoureusement,
11:33judicieusement,
11:34l'opinion publique sur le virus,
11:36l'évolution et sur la pertinence
11:38des mesures qui sont prises.
11:39Il me semble que ça peut presque
11:41être aussi un atout,
11:42c'est-à-dire que,
11:43et on voit très bien la stratégie
11:44de Sébastien Lecornu,
11:45c'est de réduire au maximum
11:46l'expression publique du politique.
11:49En clair, qui parle aujourd'hui ?
11:51Là, je parle de la classe politique,
11:53du gouvernement.
11:54Madame Ries,
11:55c'est effectivement la ministre de la Santé,
11:56qui est dépêchée un peu sur tous les fronts.
11:59Et puis, lui-même,
12:01et encore de manière extrêmement parcimonieuse,
12:03puisque hier soir,
12:05les dernières informations qu'on a eues,
12:07c'est à travers des messages
12:09qu'il a postés sur X.
12:10Donc, il n'a même pas lui-même
12:12organisé un grand round.
12:14Donc, je pense que tout ça,
12:15ça permet aussi d'accorder les violons,
12:17une parole politique réduite
12:20pour ne pas justement commencer
12:21à dire à peu près tout et son contraire.
12:24Et puis, le deuxième point,
12:25on voit aujourd'hui qu'il y a quand même
12:26une forme de prudence aussi du côté
12:29de la classe politique.
12:30Il n'y a pas d'attaque frontale
12:32sur ce qu'il faudrait faire,
12:33pas faire.
12:34Aujourd'hui,
12:35et y compris du côté
12:36du Rassemblement national,
12:37on se dit que la stratégie mise en place
12:39comme ça depuis 48 heures
12:40par Sébastien Lecornu
12:41avec ce grand parapluie de précaution
12:44est plutôt quelque chose
12:46qui va dans le bon sens.
12:46Juste un mot sur les risques à surveiller.
12:48Là, un risque politique aussi,
12:49au sens large.
12:50On se souvient aussi,
12:51il y a eu effectivement parfois
12:52une remise en cause de la parole médicale,
12:54aussi faute de savoir à l'époque du Covid,
12:57qu'on découvrait.
12:57Mais il y a eu aussi une remise en cause
12:59de sa crédibilité
13:00parce que certains en ont fait commerce.
13:01C'est-à-dire qu'on a vu aussi
13:02se développer à ce moment-là
13:04toute une ribambelle de complotistes,
13:06de conspirationnistes,
13:07parfois issus eux-mêmes du monde médical.
13:09On pense au fameux docteur Raoult.
13:11Parfois issus du monde politique.
13:12Certains politiques marginaux
13:13qui ont fait une démagogie
13:16absolument effrénée
13:17sur le vaccin,
13:18sur les manifestations
13:19contre le confinement, etc.
13:21Il faudra faire attention,
13:23et évidemment le premier symptôme,
13:24si j'ose dire,
13:26de ce mal-là,
13:27c'est sur les réseaux sociaux
13:28qu'on mesure d'abord.
13:29Il faudra faire attention
13:31à la réémergence
13:32de ces conspirationnistes
13:33de tout poil
13:33dans les jours à venir.
13:34Qui prolifèrent
13:35et qui prospèrent
13:36sur ces situations
13:37d'angoisse
13:38et de détresse.
13:40Effectivement,
13:40dans un instant,
13:41les informés,
13:42on va parler
13:43de la fin de vie.
13:44Emmanuel Macron
13:46parviendra-t-il
13:46à obtenir
13:47sa grande réforme sociétale
13:50avant la fin de son mandat.
13:51Mais pour l'instant,
13:52il est 9h20
13:52et c'est l'info
13:53en une minute
13:53avec Maureen Sunard.
13:56Casser la chaîne
13:56de transmission
13:57et donc éviter
13:58une épidémie
13:59d'antavirus en France.
14:00Le gouvernement
14:01demande maintenant
14:01au cas contact
14:02d'observer
14:03une quarantaine
14:04renforcée à l'hôpital.
14:05Pour le moment,
14:06on compte une contamination
14:07en France.
14:08Elle était sur le navire
14:09de croisière,
14:10cette française,
14:11où plusieurs cas
14:12ont été détectés.
14:13Hier soir,
14:13elle était soignée
14:14en réanimation.
14:15Washington adopte
14:16de nouvelles sanctions
14:17pour empêcher
14:17la vente de pétrole
14:18iranien à la Chine.
14:19Les négociations
14:20entre l'Iran
14:20et les Etats-Unis
14:21pour mettre fin
14:22à la guerre
14:23n'avancent pas.
14:23Donald Trump
14:24estime que le cessez-le-feu
14:25est sous assistance respiratoire.
14:28Les deux personnes
14:29tuées hier
14:29dans une fusillade
14:30dans le quartier
14:31des Moulins à Nice
14:32n'étaient pas connues
14:32pour avoir des liens
14:33avec le trafic de drogue.
14:34C'est ce qu'affirme
14:35le procureur
14:35de la République de Nice.
14:37Les deux victimes
14:38étaient âgées
14:38de 39 et 58 ans.
14:41Six autres personnes
14:41ont été blessées
14:42dont trois grièvements.
14:43Cette fois,
14:44certaines sont connues
14:47et de deux,
14:48Ousmane Dembele,
14:49sacré meilleur joueur
14:49de Ligue 1
14:50pour la deuxième année
14:51consécutive
14:52lors de la cérémonie
14:53des trophées UNFP.
14:55Une nouvelle distinction
14:56pour le ballon d'or
14:57et de ses pierres sages
14:58du RC Lens
14:59qui est désigné
14:59meilleur entraîneur
15:00du championnat.
15:04France Info
15:07Les informés
15:08Renaud Delis
15:10Agathe Lambret
15:13Les informés
15:14avec Louis Alter,
15:15journaliste Politico Figaro
15:16et Alex Bouillaguet,
15:18éditorialiste politique
15:19à France Info TV.
15:20Renaud,
15:21on passe à notre deuxième débat.
15:23La nouvelle bataille
15:25du droit à l'aide
15:26à mourir.
15:27Cette réforme
15:27pourra-t-elle être adoptée
15:28avant l'été ?
15:29Donc, le dossier
15:29sur la fin de vie
15:31qui est un très long
15:31marathon législatif
15:32qui est de retour
15:33actuellement au Sénat
15:35avec un contraste
15:36une fois de plus
15:36entre deux textes
15:37puisque ce dossier
15:38est scindé en deux textes.
15:39Celui sur le développement,
15:41l'accès de tous
15:42aux soins palliatifs
15:43qui a été adopté hier
15:44en seconde lecture au Sénat
15:45à la quasi-unanimité
15:46comme ça avait été le cas
15:47déjà en première lecture
15:48et puis à l'Assemblée nationale.
15:49Et puis, en revanche,
15:50l'autre texte
15:50qui porte donc sur
15:51la création de ce droit
15:53à l'aide active à mourir
15:55qui fait l'objet
15:55d'une vive opposition.
15:57D'ailleurs,
15:58hier soir,
15:59le Sénat a rejeté
16:00l'article 2 du texte
16:02qui crée,
16:02c'est l'article clé
16:04de ce texte
16:05qui crée donc
16:05ce droit à l'aide à mourir
16:07avec notamment
16:08en tête
16:09contre cet article 2
16:10le président de LR,
16:12Bruno Retailleau,
16:13hier au Sénat.
16:15Si demain,
16:15le texte était voté,
16:17cette liberté,
16:18en tout cas,
16:18cette contrainte reposera
16:19sur chacun d'entre nous
16:20au seuil de la mort.
16:21Chacun devra se demander
16:22s'il n'est pas un poids mort,
16:24s'il n'est pas un fardeau
16:25pour la société
16:25ou pour ses proches.
16:27Et cette question-là,
16:28elle est insupportable.
16:30On sait que la droite
16:31a déposé près de 600 amendements
16:32qui sont encore à débattre
16:34et qu'elle entend donc
16:35détricoter le texte
16:36comme elle l'avait fait,
16:36voire le rejeter en bloc.
16:37C'était ce qu'avait fait
16:38la droite sénatoriale
16:39lors de la première lecture.
16:40Est-ce que normalement,
16:42ensuite,
16:42devrait suivre une commission
16:43mixte paritaire ?
16:44Puis,
16:44si elle échoue,
16:45le dernier mot
16:46devrait revenir à l'Assemblée ?
16:47Mais on voit que le processus
16:48peut encore être assez long.
16:50Alors,
16:50est-ce que finalement,
16:51Emmanuel Macron
16:52peut réussir ou pas,
16:53comme il le souhaite,
16:54à faire adopter
16:55cette réforme sociétale
16:56avant la fin de son mandat
16:58quand on sait
16:59que la campagne présidentielle
17:00évidemment va démarrer
17:01dès l'automne ?
17:02Et quand on sait aussi,
17:03Alex Bouillaguet,
17:03que ce débat sur la fin de vie
17:04il dure depuis trois ans maintenant,
17:06est-ce qu'Emmanuel Macron
17:07a vraiment envie
17:08d'aller au bout de ce texte
17:10et est-ce qu'il en a les moyens ?
17:11Oui,
17:12il a envie
17:12et oui,
17:14il y a encore un trou de souris.
17:16C'est-à-dire qu'en fait,
17:17il faut qu'il y ait une,
17:18c'est vrai,
17:19une volonté politique,
17:20notamment sur la fin
17:21de cette séquence.
17:23Il faut,
17:24si jamais,
17:26effectivement,
17:26si ça passe en commission
17:27mixte paritaire,
17:29si l'accord du texte
17:30est prévu,
17:32il y aura encore de nouveaux
17:33et...
17:34Commission mixte paritaire,
17:35c'est là où un certain
17:36nombre de députés
17:36et de sénateurs
17:37se mettent d'accord.
17:38Il y a 7 sénateurs,
17:397 députés.
17:39S'il n'y avait pas d'accord,
17:40ce qui peut être probable,
17:42ça retourne à l'Assemblée nationale
17:45et c'est elle
17:47qui a le dernier mot.
17:48Sauf que c'est vrai
17:49que pour pouvoir étudier
17:50à nouveau ce texte,
17:51parce que si ça continue
17:53comme ça de prendre du temps,
17:54il va falloir aussi
17:55faire le ménage
17:56parce qu'il y a
17:57un embouteillage parlementaire
17:58avant l'été
17:59puisque si notre objectif
18:00c'est avant l'été,
18:02il y a des textes
18:02sur la loi de Jean Sade-Ricol,
18:04sur la cybersécurité,
18:06sur la sécurité du quotidien,
18:08sur les collectivités territoriales,
18:09donc à un moment,
18:10il faudra faire un choix politique.
18:12Sébastien Lecornu,
18:12va-t-il le faire ?
18:13Sans doute que oui.
18:15Laurent Panifou,
18:15qui est le ministre
18:16des Relations
18:16avec le Parlement,
18:17dit que c'est aujourd'hui
18:21un sujet prioritaire.
18:22Yael Brown-Pivet,
18:23la patronne de l'Assemblée nationale,
18:24dit que le chemin existe,
18:27donc on imagine
18:28que sur le papier,
18:29c'est possible.
18:30Après,
18:30il ne faut pas oublier aussi,
18:31pour terminer de répondre
18:33à votre question
18:33concernant Emmanuel Macron,
18:35Emmanuel Macron,
18:36il a toujours dit
18:36qu'il y aurait cette loi
18:37fin de vie
18:38et il a toujours laissé planer
18:39l'idée que si ça devait
18:41s'enliser au Sénat,
18:43il y aurait une possibilité
18:44de référendum.
18:44Et là,
18:44il pourrait cocher deux cases,
18:46à la fois la case référendum
18:48et puis la case fin de vie
18:51de promesses qu'il a faites.
18:53Vous en pensez quoi,
18:54Louis Valter ?
18:55D'accord sur Emmanuel Macron,
18:57mais le problème,
18:58c'est qu'en réalité,
18:59il y a un grand malaise
18:59au gouvernement
19:00autour de cette proposition
19:02de loi
19:02et de son avenir.
19:04En fait,
19:04le gouvernement,
19:05Sébastien Cornu,
19:05déjà a laissé la liberté
19:06de parole à ses ministres
19:07qui n'ont qu'il n'y a
19:08aucun consensus là-dessus.
19:09Si je vous fais la liste
19:10des ministres qui ont exprimé
19:11des réserves publiquement
19:12sur ce texte,
19:13vous avez Maude Bré,
19:14Jean-La Porte-Parole,
19:14Jean-Noël Barraud,
19:16Horreur Berger.
19:16Et ce n'est pas que des ministres
19:17qui viennent de la droite
19:19traditionnelle.
19:19Il y a des gens de Renaissance,
19:21donc des macronistes historiques,
19:22du Modem,
19:23de LR.
19:24Et le point d'interrogation aussi,
19:26c'est Sébastien Lecornu lui-même.
19:27Le non-dit de cette histoire,
19:28c'est que le président
19:29et son Premier ministre
19:30ne sont pas d'accord
19:31sur le fond de ce sujet.
19:31Vous pensez que Sébastien Lecornu,
19:32il ne soutient pas vraiment ses textes ?
19:33Je pense que Sébastien Lecornu
19:34ne le dira jamais publiquement,
19:36en tout cas pas à ce stade,
19:37mais tout concours a montré
19:40qu'il n'est pas très favorable
19:42à ce...
19:43en tout cas sur le fond,
19:44je ne dis pas qu'il entravera le texte
19:46et l'empêchera d'aboutir,
19:47mais sur le fond,
19:48il est très mal à l'aise
19:50avec l'aide à mourir
19:51que porte cette proposition de loi.
19:53Donc le non-dit de cette histoire,
19:54même s'ils n'en feront jamais état,
19:56c'est qu'Emmanuel Macron
19:57et Sébastien Lecornu
19:58ne sont pas sur la même ligne là-dessus.
20:00Or, pourquoi c'est important
20:02politiquement, institutionnellement ?
20:04Parce que l'ordre du jour au Parlement,
20:05c'est le gouvernement
20:06qui a la prise dessus,
20:07qui s'accorde avec les parlementaires
20:09pour fixer,
20:10comme l'a dit Alix,
20:12ce fameux embouteillage législatif,
20:14c'est-à-dire l'ordre et la hiérarchie
20:15dans lesquels s'agenceront
20:17les différents textes de loi
20:18d'ici à la fin du quinquennat.
20:20Et ce n'est pas le président de la République.
20:22En vertu d'ailleurs
20:23de la séparation des pouvoirs
20:24et de la Constitution,
20:25le président officiellement
20:26n'intervient pas sur l'ordre du jour
20:27du Parlement,
20:28qui est souvent vis-à-vis du président.
20:30Et par ailleurs,
20:30il ne vous aura pas échappé
20:31qu'il n'a plus de majorité,
20:33que l'Assemblée nationale,
20:34il y a un consensus
20:34qui a pu se dégager en faveur du texte,
20:36mais on l'a vu,
20:36Renaud l'a dit,
20:37ce n'est pas du tout le cas au Sénat.
20:38On pourra quand même se dire
20:39que Jean-Claude Cornu
20:40aura envie d'être un peu en accord
20:42avec le président,
20:42même si sur le fond,
20:43ils ne sont pas d'accord.
20:44C'est un peu le dilemme,
20:45à mon avis,
20:45qui se pose au Premier ministre aujourd'hui.
20:46C'est entre la conviction profonde
20:48qu'il peut avoir sur ce texte,
20:49mais dont il ne fait pas État,
20:50et c'est d'ailleurs intéressant,
20:52et en effet,
20:53son envie d'épauler,
20:54de protéger,
20:55comme il dit Emmanuel Macron.
20:55Je suis d'accord avec Louis-Claude Salter,
20:57le calendrier parlementaire
20:58dépend du Premier ministre
20:59et du gouvernement,
21:00et donc il y a ces réticences
21:01que vous évoquez,
21:02même si on ne peut pas non plus
21:03supputer totalement
21:04sur les silences de Sébastien Lecornu.
21:05Mais vous imaginez quand même,
21:07après plus de 4 ans de débat,
21:08une promesse qui date de 2020,
21:10de sa commête présidentielle,
21:12une promesse qui était déjà d'ailleurs
21:13celle de François Hollande en 2012,
21:15tout le processus législatif,
21:17l'état, on va dire,
21:18du bilan d'Emmanuel Macron
21:20au bout d'un second mandat
21:21qui est pour le moins chaotique,
21:23si jamais il ne réussissait pas
21:24à faire adopter cette mesure,
21:26alors qu'il y a une majorité
21:27à l'Assemblée nationale,
21:28on l'a vu,
21:30ce nouveau droit qu'il a promis,
21:32ça serait le clou définitif
21:34sur le cercueil du macronisme.
21:36Donc on va voir
21:36s'il reste encore
21:37un petit peu d'influence
21:38à Emmanuel Macron
21:39et s'il a encore quelques soutiens.
21:40On les entend à l'Assemblée nationale,
21:41elle a commencé sur ce dossier
21:42par la présidente
21:43de l'Assemblée nationale
21:44pour faire aboutir
21:45ce dossier ou pas.
21:46Si ce n'était pas le cas,
21:47c'est vrai que ce serait
21:48un camouflet, je pense,
21:49ultime pour Emmanuel Macron.
21:51Bruno Retailleau
21:52qui disait sur France Info
21:53que comme tout président,
21:54il voulait pouvoir afficher
21:55cette réforme sociétale
21:57à son table.
21:58Soutenu par une large majorité
21:59de l'opinion aussi.
21:59Soutenu par l'opinion,
22:00mais on voit que chez députés,
22:02les choses ne sont pas binaires
22:03et ça dépasse un peu
22:04l'éclivage traditionnel.
22:05Merci beaucoup les informés.
22:07Merci Alex Bouillaguet,
22:07éditeur Alice Poétique
22:08à France Info TV.
22:09Votre interview,
22:10lundi jeudi à 7h40.
22:12Merci Louis Zalter,
22:13journaliste poétique au Figaro.
22:15Avez-vous la une
22:15d'autres journées ?
22:16sur les risques de contamination
22:18de l'antavirus.
22:19On a parlé il y a quelques minutes.
22:20On était dans le sujet.
22:22Merci Louis et merci Renaud.
22:23Merci Aguette.
22:24On se retrouve demain
22:25et ce soir,
22:25les informés reviennent
22:26à 20h avec Victor Maté.
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