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  • il y a 23 heures

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00:01Générique
00:06Bonjour et bienvenue, si vous nous rejoignez sur France Info, c'est parti pour les informer jusqu'à 9h30.
00:12A la une aujourd'hui, la guerre est-elle en train de reprendre au Moyen-Orient ?
00:16Emmanuel Macron appelle à la désescalade, mais qui peut raisonner ? Donald Trump.
00:21Et puis la relation France-Algérie, un peu moins tendue qu'il y a quelques mois,
00:26peut-on espérer une libération prochaine du journaliste Christophe Gleize ?
00:31Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Christian Chénaud, journaliste à la rédaction internationale de Radio France.
00:37Bonjour Christian.
00:38Bonjour.
00:38Aurore Malval, grand reporter à Marianne. Bonjour Aurore.
00:41Bonjour.
00:41Et Antoine Comte, journaliste politique à France Télévisions. Bonjour Antoine.
00:45Bonjour Regarde, bonjour à tous.
00:46On commence donc, Renaud, je ne vous ai pas dit bonjour Renaud Blanc.
00:50Je ne vois qu'à ce moment-là.
00:52Mais grosse erreur.
00:52Je suis l'excès.
00:53Voilà, parce que je suis avec Renaud Blanc cette semaine.
00:56Donc bonjour cher Renaud.
00:57On commence avec la situation dans le détroit d'Hormuz.
01:00La tension est maximale entre l'Iran et les États-Unis.
01:03Alors, petit résumé de la situation.
01:04Trump a engagé, vous le savez, une partie de sa flotte pour escorter les navires marchands dans le détroit.
01:08C'est une partie de l'opération Projet Liberté.
01:11Téhéran et Washington s'accusent mutuellement de tir.
01:14Un navire sud-coréen a été touché hier.
01:16Donald Trump assure que sept bateaux iraniens ont été détruits par l'armée américaine.
01:20Les Émirats arabes unis ont également été frappés.
01:22Mais cette nuit, eh bien, Trump restait extrêmement sûr de lui et positif.
01:27Rhetorique habituelle du président américain.
01:30Ils n'ont pas de marine, pas d'armée de l'air, pas de défense antiaérienne, de capacité solaire, de
01:35radar.
01:36Rien.
01:38Ils n'ont même pas de dirigeants d'ailleurs.
01:39Tous leurs dirigeants ont été éliminés aussi.
01:44Mais vous ne pouvez pas les laisser se doter de l'arme nucléaire.
01:47Sinon, vous auriez des problèmes que personne ne pourrait imaginer.
01:50Mais tout se passe très bien.
01:52Voilà, tout va bien donc pour Donald Trump.
01:54Mais Téhéran n'abdique pas loin de là.
01:55Le contrôle du Détroit est le principal atout des Iraniens pour d'éventuelles négociations.
02:00Des négociations qui semblent, à l'heure où on se parle, au point mort.
02:03La grande question est de savoir si la trêve est enterrée et si la guerre reprend véritablement.
02:08Est-ce qu'on est en train d'assister à une reprise de la guerre, Christian Cheneau ?
02:11En tout cas, on est au bout d'une séquence avec ses escarmouches.
02:15Pour l'instant, on n'est pas dans une reprise de la guerre comme on l'a connue avant le
02:198 avril.
02:20On sent une impatience de Donald Trump.
02:21Alors, on l'a vu, là, il est dans la méthode Coué.
02:24Donc, tout va bien.
02:24Oui, tout va très bien, Madame la Marquise.
02:25Ce n'est pas vrai ?
02:27Depuis, il n'y a plus de marine.
02:28Je ne sais plus combien de fois il a dit qu'il n'y avait plus de marine.
02:31Voilà, il a son narratif.
02:33Un narratif qui est un petit peu surréaliste.
02:35Les Iraniens sont toujours banquérisés.
02:38Ils ont d'ailleurs envoyé des coups de semence à la marine américaine.
02:41Il y a eu quand même deux missiles de tirer.
02:43Donc là, on est dans un statu quo.
02:44On sent bien que ça ne va pas pouvoir durer des semaines, des mois.
02:47Alors, est-ce que c'est un petit coup de chaud pour peut-être relancer d'éventuelles négociations ?
02:53Parce qu'il faut savoir que toujours en coulisses, on négocie, on passe des messages.
02:56Que ce soit les Pakistanais, les Saoudiens sont aussi à la manœuvre.
03:00Les Turcs, etc.
03:01Donc, voilà, on est dans un moment un peu charnière parce que Trump est dans une impasse.
03:06On voit bien que son blocus ne fonctionne pas vraiment, qu'il n'a pas débloqué le détroit d'Hormuz.
03:11Il a envoyé deux bateaux, mais pour l'instant, les navires marchands, les pétroliers, les métaniers passent au compte-gouttes.
03:17Et puis l'Iran qui continue à faire passer de l'autre côté ces bateaux.
03:20Donc, voilà, on est dans une situation un peu de pattes aux échecs, c'est-à-dire de match nul.
03:24Mais il peut se permettre d'attendre Donald Trump ? Il a le temps avec lui ?
03:28Il n'a pas vraiment le temps, parce qu'on voit que les conséquences économiques sur sa popularité, sur le
03:33prix de l'essence à la pompe,
03:34mais il est un peu piégé. Il n'arrive plus à... Enfin, on ne sait pas trop s'il veut
03:39une solution militée.
03:40On voit bien qu'elle n'est pas possible. Et la solution négociée, on sent qu'elle est très compliquée.
03:45Les Iraniens ont envoyé un plan ce week-end qui était un peu plus édulcoré, enfin, que les précédents,
03:52en disant qu'ils étaient prêts, notamment, à ne plus enrichir pendant 15 ans.
03:55Donc, voilà, il n'y aura pas de solution militaire. Il y aura une solution politique.
04:00Est-ce que cette crise, cette escalade, ces dernières heures, va permettre, finalement, de se dire,
04:05il faut quand même renégocier ? On va le savoir très vite.
04:08– Et la France, dans tout ça, Antoine Comte, Emmanuel Macron condamne les tirs lancés par les Iraniens
04:14contre les Émirats Arabes Unis. Hier, il appelle aussi à la désescalade.
04:19Mais il n'a pas de solution, Emmanuel Macron.
04:21Pour autant, il n'est pas vraiment critiqué en France, pas vraiment remis en cause ?
04:25– Oui, on ne va pas dire qu'il y a une union... – Sur ce sujet, en tout cas
04:28?
04:29– Oui, sur ce sujet, sur la scène intérieure, c'est autre chose.
04:32Mais sur ce sujet-là, c'est vrai qu'il y a presque, je mets de gros guillemets,
04:35mais une union nationale politique derrière lui.
04:37Il est critiqué sur la scène intérieure par rapport à, finalement, l'action de son gouvernement
04:43ou la non-action de son gouvernement par rapport à la hausse des prix à la pompe
04:46et les prix du carburant.
04:48Le diesel, en France, là, c'est 2,20 euros le litre, désormais.
04:52Donc, c'est extrêmement cher.
04:54Et on a un gouvernement, et d'ailleurs, les oppositions,
04:57que ce soit à l'extrême droite ou à l'extrême gauche,
04:59attaquent Sébastien Lecornu, parlent de mesurettes,
05:01où, en fait, il y a des plans de soutien qui sont débloqués,
05:04mais un petit peu au compte-gouttes.
05:06Le premier, c'était 70 millions d'euros.
05:08Ça peut paraître beaucoup, mais en fait, ce n'est pas grand-chose.
05:10Après, ils ont rajouté l'aide aux grands rouleurs.
05:14Mais c'est vrai qu'on sent que ce n'est pas suffisant.
05:16Et il y a cet objectif, cette stratégie du gouvernement
05:18d'espérer que le conflit s'arrête pour que ça revienne à la normale.
05:22Et pour l'instant, ce n'est pas du tout le cas.
05:24Donc, on a un chef de l'État qui est chef des armées,
05:27qui, on va dire, dans son positionnement à l'international,
05:29est plutôt soutenu, en effet, par les partis politiques
05:32et les opposants ici, en France.
05:34Par contre, l'action de son gouvernement,
05:36le gouvernement de Sébastien Lecornu,
05:38là, est très critiqué par, à la fois,
05:40le Rassemblement national, qui continue de demander
05:43la baisse de la TVA sur le prix des carburants,
05:45et l'extrême-gauche, avec Jean-Luc Mélenchon,
05:47qui continue de demander le blocage des prix.
05:48Puisque vous parlez du gouvernement,
05:50Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
05:52veut faire preuve de transparence.
05:54En tout cas, il a posté un tweet sur X,
05:57Aurore Malval, expliquez-nous,
05:59il veut donner, en temps réel, ce que gagne l'État, c'est ça ?
06:03Effectivement, en fait, pour Sébastien Lecornu,
06:05l'objectif, il est très clair, c'est d'éviter
06:07que le gouvernement apparaisse comme un profiteur de crise,
06:10ce qui est l'élément de langage qui est répété,
06:13notamment par le Rassemblement national.
06:15Donc, effectivement, en montrant, eh bien,
06:17combien rapportent les taxes, en fait, sur le carburant,
06:21c'est-à-dire l'assise, l'assise sur le carburant et la TVA,
06:25eh bien, il veut montrer ce que l'État perçoit
06:28et ce qu'il reverse aussi.
06:30Donc, c'est vraiment tenter de faire preuve de pédagogie
06:33parce qu'effectivement, les situations européennes
06:37sont assez diverses par rapport aux mesures qui ont été prises.
06:40Alors, s'il y a des pays comme, par exemple, l'Allemagne
06:41ou les Pays-Bas qui ont aussi des tarifs des carburants
06:45qui ont explosé, ce n'est pas le cas, par exemple, en Espagne
06:47où le gouvernement espagnol a pris la décision
06:49de réduire drastiquement le taux de TVA,
06:52en le faisant tomber à peu près à 5%.
06:54Donc, surtout, l'objectif de Sébastien Lecornu,
06:56c'est de dire, regardez ce que nous percevons,
06:59moins peut-être que certains pensent
07:01parce qu'effectivement, la consommation a ralenti.
07:03Donc, ce n'est pas une explosion aussi du revenu de la TVA,
07:07mais c'est vrai que ça rapporte au gouvernement.
07:08Mais il dit, voilà, cet argent-là, il est reversé
07:11pour les aides directes aux consommateurs
07:13ou alors, pour quelque chose qui est un peu plus difficile à entendre,
07:16c'est ces fameuses aides aussi à la transition vers l'électrique.
07:19Ce qui avait été aussi une erreur, je pense,
07:21un peu de communication au tout début de la crise,
07:23de dire, on va mettre le paquet pour l'électrification,
07:25ce n'est pas franchement dans les préoccupations des gens
07:28aujourd'hui à la station de service.
07:29Le gouvernement très critiqué, le président un peu plus épargné,
07:32même s'il est quand même...
07:32Oui, oui, parce que c'est ce que disait Antoine...
07:34Peut-être qu'il y a un peu plus d'humilité
07:35de la part des potentiels candidats pour 2027.
07:38Il se dit, un jour, moi aussi, j'aurais à traiter avec Donald Trump
07:41et bien malin, celui qui peut mettre fin à une guerre.
07:42C'est surtout que le discours, finalement, des oppositions
07:45qui consiste à dire qu'il faut la désescalade,
07:47c'est ce que dit Emmanuel Macron et c'est ce que dit ses ministres.
07:50Il y a beaucoup moins de critiques aujourd'hui
07:52autour de ce conflit que lors du conflit à Gaza
07:55ou de la guerre en Ukraine concernant le chef de l'État.
07:58Donc, effectivement, la prise, les critiques,
08:01elles vont plutôt aller sur les conséquences de la guerre
08:03et donc sur le Premier ministre.
08:05Qui peut raisonner Donald Trump aujourd'hui, Christian Chénault ?
08:08On voit que Emmanuel Macron déclare,
08:10il met en place une mission pour sécuriser Hormuz
08:14une fois la guerre terminée.
08:15Oui, le problème de la France et des Européens,
08:16c'est qu'on répète que ce n'est pas notre guerre.
08:19Donc, on n'est pas partie prenante, on n'est pas co-béligérant,
08:22donc on n'est pas participant.
08:23Et en même temps, on subit des conséquences.
08:25Donc, on a une espèce de gestion un peu schizophrénique,
08:27c'est-à-dire qu'on ne peut pas intervenir, vous l'avez dit,
08:29on intervenera après, c'est-à-dire qu'on sécurisera le Net-Hormuz
08:33après la guerre.
08:35En attendant, on paye effectivement les conséquences.
08:38Donc, pour les Européens, c'est très difficile d'agir,
08:41il n'y a pas de levée d'action.
08:43Alors, en coulisses, comme je disais,
08:44vous avez des gros acteurs régionaux comme l'Arabie Saoudite,
08:46comme la Turquie, comme le Pakistan,
08:48comme les pays asiatiques, la Chine.
08:49– Ce sont eux qui peuvent avoir de l'influence.
08:51– En tout cas, eux, en coulisses agissent.
08:52– Plus que les Européens ?
08:53– Oui, plus que les Européens.
08:56– Il y a un voyage important, le voyage de Trump en Chine dans quelques jours.
08:59– Dans quelques jours, Trump va rencontrer Xi Jinping à Pékin,
09:03et donc là, évidemment, peut-être que ça va se décider au sommet,
09:06et que, à la fois, les Chinois vont peut-être faire pression sur les Iraniens
09:13pour effectivement les amener à la raison,
09:14et puis les Américains sur Israël, et peut-être trouver à ce moment-là
09:19une forme de G2 mondiale,
09:21et qui permettrait en cascade de commencer à résoudre le problème.
09:24Mais il est très, très compliqué quand même le problème.
09:26– Mais c'est ça qui est intéressant, c'est que la Chine,
09:28vue comme l'ennemi numéro un des États-Unis,
09:31est la puissance peut-être d'équilibre,
09:34ou celle qui va essayer d'inciter les partis à la désescalade ?
09:39– Ce qui est paradoxal, c'est que la Chine est maintenant la championne
09:42du droit international, du respect des souverainetés,
09:46et donc, il y a deux géants face à face,
09:49les Russes sont coincés entre les deux,
09:51et ils sont obnubulés par leur guerre en Ukraine,
09:53donc oui, ça va se jouer à Pékin, entre Trump et Xi Jinping,
09:57parce que les Chinois ont quand même des leviers sur les Iraniens,
10:01notamment, c'est-à-dire que c'est eux qui achètent le pétrole.
10:0290% des exportations iraniennes de pétrole vont en Chine,
10:06donc ils leur fournissent aussi des images satellitaires,
10:08du renseignement, du matériel, etc.
10:10Donc les Chinois ont un vrai levier sur les Iraniens,
10:13mais est-ce que les Iraniens entendront ?
10:15Et puis Trump aussi, il est tellement, comment dire, chaotique,
10:18il change d'avis tout le temps, qu'est-ce qu'il veut ?
10:21Certainement pas la démocratie en Iran,
10:23le détroit d'Hormouge, le nucléaire,
10:25maintenant c'est le nucléaire qui revient sur le devant de la scène,
10:28donc voilà, c'est quand même assez confus tout ça.
10:31– Aurore Malval, on se rappelle,
10:322022, la campagne présidentielle avait été totalement parasitée
10:36par la guerre en Ukraine, il y avait eu un effet drapeau,
10:38Emmanuel Macron avait été réélu sans faire campagne quasiment,
10:41parce que le sujet de la campagne, c'était la guerre, l'inflation,
10:45est-ce qu'on se dirige vers la même chose là, à un an de 2027 ?
10:49– Alors, en tout cas, une chose est sûre,
10:52tous les candidats ou candidats à la candidature
10:56veulent mettre en avant, pour certains, leur expérience,
10:59qui serait justement déterminante dans ce contexte international perturbé,
11:04je pense d'ailleurs même à la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon
11:07en début de semaine, où il dit, moi je suis capable de gérer ces choses-là.
11:12– J'ai l'expérience.
11:13– J'ai l'expérience, exactement, et d'ailleurs ça se retrouve dans tous les camps,
11:17que ce soit sur le match Édouard Philippe versus Gabriel Attal,
11:20Marine Le Pen, Jordan Bardella,
11:22ou même François Hollande par rapport à Raphaël Glucksmann.
11:25Donc c'est assez intéressant de voir comment la campagne se dessine autour de ça,
11:28la différence peut-être avec 2022,
11:30c'est qu'on a aussi une crise à l'intérieur des frontières de la France,
11:33qui est beaucoup plus aiguë, beaucoup plus ouverte
11:36que celle qui pouvait couver en 2022
11:38et qui ne s'exprimait pas de la même manière.
11:40Donc je dirais que là on a un petit peu la guerre à l'extérieur
11:42et aussi à l'intérieur, c'est aussi la différence avec 2022.
11:45– Antoine Comte ?
11:46– Mais c'est vrai que la campagne sur cette thématique-là,
11:48en fait sur les conséquences économiques de ce conflit au Moyen-Orient
11:51et conséquences directes sur le pouvoir d'achat des Français,
11:54elle a déjà commencé, moi j'ai beaucoup suivi les élections municipales
11:57et je peux vous dire que sur les marchés,
11:59les candidats étaient interpellés sur cette thématique-là,
12:01en disant mais attendez, moi je ne peux plus faire mon plein d'essence,
12:03ça me coûte trop cher,
12:04bien évidemment les candidats municipales n'ont pas le pouvoir de leur répondre,
12:07mais là c'est en train en effet de se transformer
12:10et la campagne est en train de débuter sur ce sujet-là,
12:14sur ce sujet des conséquences économiques pour les Français directement.
12:18Et donc en effet, Aura a raison de dire que c'est aussi celui
12:21qui mettra en avant davantage son expérience
12:23pour pouvoir parler avec en effet un Trump,
12:27et pourquoi pas aussi un Poutine,
12:29mais aussi un Netanyahou du côté de Gaza,
12:30parce qu'en fait il y a l'ensemble de ces conflits aussi
12:32qui inquiètent les Français,
12:34aura sans doute un avantage.
12:36Il y a une candidature aussi qu'on n'a pas évoquée,
12:38on verra s'il va au bout,
12:39mais c'est celle de Dominique de Villepin
12:41qui lui aussi met en avant son expérience,
12:43François Hollande le fait aussi.
12:44Donc voilà, est-ce que à la fois,
12:46ceux qui auront des propositions concrètes pour les Français
12:49pour améliorer leur pouvoir d'achat,
12:51et ceux en plus qui ont de l'expérience
12:52pour pouvoir répondre aux leaders de ce monde,
12:55peut-être auront un avantage sur les autres.
12:57On a une séquence, Renaud Blanc,
12:59du président justement dont on parle en ce moment.
13:01Absolument, Emmanuel Macron lui est en Arménie
13:03pour une visite d'État,
13:04signature d'un contrat stratégique avec l'Arménie,
13:07et puis aussi, qu'est-ce qu'on fait ?
13:09On chante du Aznavour,
13:11quand on est Emmanuel Macron
13:12avec le président arménien et le Premier ministre,
13:16on va certainement l'entendre, vous allez voir.
13:18C'est simple, vous avez un dîner d'État,
13:20Macron qui chante,
13:21et puis le président arménien qui est au piano,
13:24le Premier ministre à la batterie.
13:35Il y a encore un peu de boulot,
13:36mais voilà, c'est un début,
13:38mais enfin, c'est très mal.
13:39Alors, on a beaucoup commenté les images de Barack Obama
13:43faisant des petits pas de danse et tout.
13:45C'est beaucoup plus rare pour le président,
13:48Aurore Malval.
13:49On ne voit pas souvent Emmanuel Macron chanter
13:51ou danser, dans un contexte où,
13:52une heure avant, il parlait d'Hormuz.
13:54Il me semble que c'est la première fois
13:55qu'il s'entend public comme ça.
13:58Sous réserve, je ne me suis pas penchée
14:01avec attention sur le sujet,
14:02mais c'est vrai qu'on ne voit pas de moment,
14:04même si Emmanuel Macron joue beaucoup
14:07la proximité avec ses interlocuteurs,
14:09mais ce genre de moment,
14:11effectivement, un petit peu à l'américaine,
14:13de s'asseoir sur un piano,
14:15je pense que c'est un petit peu,
14:16c'est une première.
14:17Alors, ça rentre aussi peut-être dans cette stratégie
14:20de communication et puis de nouvelles postures
14:23d'Emmanuel Macron qui, depuis un an et demi,
14:25quand même, fait le tour du monde
14:27pour construire aussi cette stature internationale,
14:30pour laisser quelque chose de son héritage
14:33qui soit moins controversé aussi
14:34que le bilan qu'il présente à l'intérieur de nos frontières
14:37et peut-être, qui sait, d'ailleurs,
14:39gagner quelques points de popularité
14:40qui pourraient lui permettre de revenir plus tard,
14:43qui sait ?
14:44Emmanuel Macron qui sort d'une période
14:45très, très difficile sur le plan intérieur.
14:48Il a retrouvé un petit peu d'air
14:50dans les sondages,
14:51ou un petit frémissement à la hausse
14:53depuis qu'il est surtout consacré
14:56aux affaires internationales.
14:58C'est un peu ça aussi qu'elle dit,
15:00cette séquence, peut-être, Antoine Comte,
15:01un président qui retrouve un tout petit peu d'air ?
15:04Oui, parce qu'en fait,
15:06il utilise son domaine réservé
15:07qui est l'international, chef des armées,
15:09et en fait, c'est vrai que son bilan
15:12à l'international est plutôt assez bon.
15:14Il est plutôt salué à la fois
15:16par les autres leaders internationaux,
15:18mais aussi sur la scène intérieure,
15:20ce que je disais tout à l'heure,
15:20par ses principaux opposants ici en France.
15:24Il faut dire qu'Emmanuel Macron,
15:25c'est quand même un fan de Charles Aznavon aussi,
15:27il faut le dire.
15:28Donc voilà, il connaît aussi le répertoire.
15:30Donc c'est pour ça qu'à mon avis,
15:31il se lance aussi dans la chansonnette,
15:33parce qu'un artiste,
15:34il ne connaîtrait pas, à mon avis,
15:34il n'irait pas.
15:35Et puis ça montre aussi une fin de quinquennat
15:38où il va essayer de la jouer
15:39peut-être un tout petit peu plus cool,
15:41même si évidemment,
15:42les conseillers à l'Élysée vous diraient
15:43« Ouh là là, mais attendez,
15:44non, jusqu'à la dernière minute,
15:47il sera en effet aux commandes,
15:48jusqu'à son dernier souffle,
15:50comme on peut le dire, à l'Élysée,
15:51il sera à la manœuvre
15:53et il continuera à être président jusqu'au bout. »
15:56C'est vrai qu'on sent un côté un petit peu plus détendu
15:59qu'il veut essayer de mettre en avant,
16:01comme le font certains présidents,
16:03en fait, tout simplement, en fin de règne aussi.
16:04– Bien sûr, et c'est la fin du mandat,
16:06pour avoir suivi l'Élysée,
16:07la différence entre la pression,
16:09l'attention médiatique
16:10qu'il y avait sur l'agenda du président
16:12il y a encore deux ans,
16:14et aujourd'hui, le fait que les déplacements
16:16d'Emmanuel Macron n'intéressent plus grand monde,
16:19sauf quand il y a une petite phrase
16:20ou une sortie,
16:21ou là, un petit air de musique,
16:23effectivement, il y a moins d'enjeux
16:25en fin de mandat pour les chefs de l'État.
16:27Les informiers, on va passer à un autre sujet
16:29dans un instant,
16:30on va parler des relations
16:32entre la France et l'Algérie.
16:34Est-ce qu'il y a une détente en ce moment ?
16:36Mais pour l'instant, 9h22,
16:38et c'est l'Info en une minute
16:39avec Maureen Sunard.
16:41Des frappes russes ont fait cinq morts
16:43dans deux régions ukrainiennes ce matin.
16:45Des frappes alors que Moscou a annoncé hier
16:46une trêve unilatérale pour le 8 et 9 mai,
16:49jour des commémorations
16:51de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
16:53De son côté, cette nuit,
16:54l'Ukraine a déclaré un cessez-le-feu
16:55qui débutera demain.
16:57Au Moyen-Orient,
16:58les tensions sont ravivées
16:59depuis que les États-Unis ont débuté
17:01une opération pour escorter des navires
17:03bloqués dans le détroit d'Hormuz.
17:04L'armateur Maersk a confirmé
17:06qu'un de ses bateaux avait bien quitté la zone.
17:08L'Iran a attaqué les Émirats hier,
17:11attaque condamnée notamment par la France.
17:13Le maire de Rouen,
17:14Nicolas Meillard-Rossignol,
17:15va porter plainte
17:16puisqu'il a été la cible
17:17de menaces de mort sur Internet.
17:18Il s'agissait d'un commentaire
17:20sur un article portant
17:21sur les 24 heures motonautiques
17:24supprimées à Rouen.
17:25À huit jours du début du festival de Cannes,
17:27le casting du jury du 79e festival
17:30est au grand complet.
17:31On apprend notamment
17:32que l'actrice Demi-Mour
17:33en fera partie.
17:34Tout comme la réalisatrice chinoise
17:36Oscarise et Chloé Zhao,
17:37le festival sera présidé
17:38par le réalisateur sud-coréen
17:40Park Chan-wook.
17:44France Info
17:47Les informés
17:48Agathe Lambret
17:50Renaud Blanc
17:53Les informés
17:54Corme Alval,
17:55grand reporter à Marianne,
17:57Antoine Comte,
17:57journaliste politique à France Télévisions
17:59et Christian Chénaud,
18:00notre journaliste
18:00à la rédaction internationale
18:02de Radio France.
18:03On passe à notre deuxième thème,
18:04Renaud Blanc,
18:06le sort de notre compatriote,
18:08le journaliste Christophe Gleize.
18:10Oui, effectivement,
18:11il travaille pour SoFood Society.
18:13Il est condamné en Algérie
18:15pour apologie du terrorisme
18:16emprisonné depuis juin 2025.
18:18Christophe Gleize
18:19dans les geôles algériennes
18:20depuis 310 jours.
18:22Sa mère réclame la grâce
18:24du président Tebboune.
18:25Et c'est vrai qu'on a
18:26un petit peu d'espoir.
18:27Pourquoi ?
18:27Parce que les relations
18:28entre Paris et Alger
18:29sont aujourd'hui moins compliquées
18:31qu'elles ne l'étaient
18:32dans le passé.
18:33Et puis souvenez-vous,
18:34il y a quelques temps,
18:35il y a un mois à peu près,
18:37le premier,
18:38le ministre de l'Intérieur,
18:39pardonnez-moi Laurent Nunez,
18:40s'était rendu à Alger.
18:42Acte plutôt de détente.
18:44Rien ne filtre,
18:44mais il y a un petit peu
18:46d'espoir aujourd'hui.
18:48Et on n'a pas le son.
18:49On reprend la parole aujourd'hui
18:50parce que c'est très important.
18:52Nous avons pris une décision,
18:53la famille,
18:54de que Christophe
18:56puisse retirer son pourvoi
18:58en cassation.
18:59Et donc,
18:59il s'en remet totalement
19:01à la clémence
19:02du président Téboune.
19:03Il faut maintenant
19:04la grâce
19:05pour Christophe.
19:08Christian Cheneau,
19:08qu'est-ce que ça change ?
19:09Pourquoi
19:10les parents de Christophe Glez
19:11ont décidé
19:12de retirer leur pourvoi
19:13en cassation ?
19:13Parce qu'ils ont le sentiment
19:15qu'une grâce peut arriver
19:18et qu'on lève
19:19un verrou judiciaire.
19:21Dans le parcours judiciaire,
19:22c'est vrai que ça n'a
19:23plus beaucoup de sens
19:24et qu'on sait
19:25qu'il y a quand même,
19:25on l'a dit,
19:27les relations franco-algériennes
19:28qui s'améliorent
19:29depuis la visite
19:30de Laurent Nunez
19:31et que cette question
19:33de Christophe Glez
19:33est un peu le dernier irritant.
19:34On sait que la visite
19:35du pape a été très bénéfique.
19:37On sait qu'aussi,
19:38à Alger,
19:39Jean-Paul Vesco,
19:40l'archevêque d'Alger,
19:41joue un rôle
19:42très important en coulisses
19:43pour arriver
19:44à cette libération.
19:45Donc voilà,
19:46symboliquement,
19:46on sort par le haut.
19:47Ça permet de sauver
19:48la face à tout le monde
19:49et pour le président Tebboune
19:50de faire un geste
19:51de clémence.
19:52Voilà,
19:53et ça a brisé
19:54les souverances
19:54de notre confrère.
19:55Pour l'Algérie,
19:55c'est aussi une sortie par le haut.
19:56C'est une façon de se dire
19:57que ça ira peut-être plus vite
19:58finalement en comptant
19:59sur la grâce de l'Algérie
20:01plutôt que de se lancer
20:02dans une procédure judiciaire.
20:03De toute façon,
20:04la grâce du président Tebboune
20:05permet aussi à l'Algérie
20:06de sauver la face.
20:07Donc ça,
20:08c'est important
20:09et c'est vrai que l'appel
20:11était un blocage juridique.
20:13Il est levé.
20:14Donc maintenant,
20:14effectivement,
20:15c'est le président Tebboune
20:16qui peut libérer
20:17notre compatriote.
20:18Il y a des signes
20:19de détente,
20:19Renaud Blanc,
20:20entre l'Algérie
20:21et la France,
20:23tangibles,
20:24concrets ?
20:24Il y a des signes.
20:25Effectivement,
20:25on a parlé de ce déplacement
20:27de Laurent Nunez
20:28à Alger.
20:29C'est important.
20:29Mais d'un autre côté,
20:30il faut rappeler quand même
20:31que l'Algérie,
20:31c'est un régime
20:32qui reste autoritaire.
20:33Il y a une condamnation
20:35envers Kamel Daoud
20:36pour ses écrits.
20:37Et on rappelle
20:37que le dossier
20:39de Reporters sans frontières
20:40mais classe l'Algérie
20:41dans les pays
20:42les plus à risque
20:44en ce qui concerne
20:44le journalisme.
20:45Antoine Comte ?
20:46Je pense que la stratégie
20:47du gouvernement
20:47qui a changé
20:48par rapport à
20:49quand Bruno Retailleau
20:50était ministre
20:51de l'Intérieur
20:52où il allait au combat
20:53directement,
20:54on a vu que ça n'avait
20:54pas du tout fonctionné
20:55avec Tebboune
20:56et le président algérien.
20:58Là,
20:58Laurent Nunez,
20:59il met davantage
21:00de l'eau dans son vin.
21:01On sent que c'est plus
21:02la stratégie diplomatique
21:03qu'il est utilisée
21:04que la stratégie
21:05de la fermeté.
21:05La stratégie du coup
21:06de menton ?
21:07Effectivement,
21:07c'est quelque chose
21:09qui était aussi
21:10un combat
21:11d'Emmanuel Macron.
21:12C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
21:13au début de son mandat,
21:14son grand projet
21:16un petit peu,
21:16c'était véritablement
21:18la réconciliation
21:18avec l'Algérie
21:19et finalement,
21:20il était aussi assez
21:21remis par l'attitude
21:23de Bruno Retailleau,
21:25le bras de fer
21:25qu'il a mené avec lui.
21:26Il a repris justement
21:28l'ascendant
21:29et donc les relations
21:31s'améliorent aussi
21:32sur la question
21:33des reprises
21:33des OQTF notamment.
21:34Merci beaucoup les informés.
21:36Vous avez la une
21:36de Marianne,
21:37Aurore Malval ?
21:38Oui, tout à fait.
21:39Cette semaine encore,
21:41on parle justement
21:41de cette colère
21:42qui monte
21:43et du manque
21:44de réponse
21:44du Premier ministre
21:46Sébastien Lecornu.
21:47Agathe,
21:47je rappelle juste
21:48que la mère
21:49de Christophe Gouesse,
21:50pardonnez-moi,
21:51sera dans le 12-15
21:52de France Info.
21:54Très bien,
21:54merci Renaud Blanc.
21:56Merci Antoine Comte,
21:57journaliste politique
21:58à France et Vision.
21:59Merci Christian Chénaud,
21:59journaliste
22:00à la rédaction internationale
22:01de Radio France.
22:02Renaud,
22:02on se retrouve demain ?
22:03Absolument.
22:03Et les informés
22:04reviennent ce soir
22:05à 20h.
22:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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