- il y a 8 mois
Ce mercredi 14 janvier, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Charlotte Davan, gérante Obligataire chez Montpensier Arbevel, François Rimeu, stratégiste sénior chez Crédit Mutuel Asset Management, et Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO IS, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente Good Morning Market.
00:30Risque de plafonnement des taux d'intérêt sur les cartes de crédit aux Etats-Unis à 10%.
00:34Ça a fait reculer Mastercard, Visa, Citigroup ou encore Wells Fargo.
00:39JP Morgan aussi qui s'est d'ailleurs exprimé sur le sujet.
00:41JP Morgan qui estime que la mesure est mauvaise pour le consommateur et l'économie américaine
00:45et qui a laissé entendre qu'elle pourrait s'opposer à la mesure sans donner plus de détails.
00:49JP Morgan qui publiait ses résultats hier aux Etats-Unis,
00:52qui ouvrait le bal de cette saison des résultats avec un chiffre d'affaires en progression
00:56tiré notamment par l'activité courtage, là où l'activité banque d'investissement a déçu.
01:00Mais avec un résultat net en recul, plombé notamment par une provision pour perte de plus de 2 milliards de dollars
01:06liée à l'acquisition de l'activité carte de crédit Apple qui était jusque-là gérée par Goldman Sachs.
01:11On en avait parlé il y a quelques jours.
01:13JP Morgan qui a perdu 4% en bourse hier.
01:16On a suivi également Delta Airlines qui a déçu avec un bénéfice par action en recul
01:21à cause des dysfonctionnements dans les aéroports aux Etats-Unis.
01:24Et on a suivi Moderna également hier à Wall Street qui a bondi de 17% avec des prévisions de chiffre d'affaires à la hausse.
01:30Aujourd'hui aux Etats-Unis, on suivra toujours les bancaires Citigroup, Bank of America ou encore Wells Fargo.
01:35Du mouvement toujours sur les matières premières avec l'argent qui enregistre un nouveau record.
01:38L'argent a dépassé les 90 dollars.
01:40L'or a dépassé le seuil des 4 630 dollars.
01:43Le platine et le palladium sont eux aussi au plus haut.
01:46Alors toujours dans un contexte géopolitique qui pose question,
01:50avec aussi un certain nombre de questions vis-à-vis de l'indépendance de la réserve fédérale américaine
01:55dont les investisseurs semblent attendre quand même qu'elle vienne soutenir l'économie américaine cette année
02:00à la suite du chiffre d'inflation publié hier aux Etats-Unis.
02:06Même si pour l'instant les prévisions des investisseurs attendent plutôt des baisses de taux à venir en juin.
02:11Donc après la fin du mandat de Jérôme Powell, mais ça semble porter les matières premières.
02:17Peut-être également aussi que la perspective d'une décision de la Cour suprême sur les droits de douane aux Etats-Unis
02:22qui pourrait arriver aujourd'hui, alors on l'entend depuis quelques jours que ça pourrait arriver aujourd'hui,
02:26mais plusieurs analystes s'accordent à dire que ça pourrait être aujourd'hui ou en tout cas cette semaine.
02:31Peut-être que ça aussi ça porte un petit peu les recours des investisseurs à l'argent, l'or ou d'autres métaux précieux,
02:37sachant que Trump s'est exprimé sur le sujet, je cite « nous sommes fichus ».
02:41Pourquoi ? Parce qu'il est très inquiet sur les remboursements que cela pourrait générer,
02:45notamment vis-à-vis des entreprises américaines, mais aussi vis-à-vis des pays qui se sont organisés pour contourner les droits de douane.
02:51Il s'est servi de ces droits de douane pour conclure des accords commerciaux.
02:54Et bien si jamais ces droits de douane étaient considérés non constitutionnels par la Cour suprême,
02:58Donald Trump ne sait pas comment les Etats-Unis feraient pour rembourser à l'heure actuelle.
03:02Un mot Nicolas des chiffres du commerce chinois qui se porte bien en 2025.
03:06Le commerce chinois se porte très bien en 2025, alors quelques chiffres rapides.
03:10Un excédent commercial de 1200 milliards de dollars.
03:14On a des exportations chinoises qui progressent de 6% sur l'année 2025,
03:18avec un recul des exportations aux Etats-Unis de 20%.
03:21Ça montre quoi ?
03:22Ça montre que même si les droits de douane ont affecté les exportations chinoises vis-à-vis des Etats-Unis,
03:27ça n'a pas empêché la Chine d'exporter vers d'autres pays.
03:31On a notamment vu des exportations vers l'Europe, l'Union européenne, qui ont progressé de 8%.
03:36À noter, parce que c'est un indicateur important également pour ceux qui suivent les valeurs automobiles en bourse,
03:41l'automobile chinois, c'est plus 20% d'augmentation en 2025, plus 50% sur les véhicules électriques.
03:48Alors sur les marchés asiatiques, on a vu le CSI 300 ou le composite de Shanghai clôturer dans le rouge aujourd'hui,
03:54tandis que le Hang Seng à Hong Kong a lui clôturé légèrement dans le vert.
03:56Et on note rapidement que le Nikkei, lui, a touché un nouveau record, toujours avec ce Takahishi Trade
04:02qui espère la dissolution de la chambre basse du Parlement au Japon.
04:08Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
04:09Le CAC 40 qui ouvre, comme annoncé sur les contrats futurs, en progression plus 0,43% à 8383 points.
04:16L'Eurostock 50 qui lui affiche une progression de 0,19% à 6041 points.
04:22Parmi les plus fortes progressions du jour, on voit Bouygues, Airbus, Veolia Environnement ou encore L'Oréal.
04:27L'LVMH également, plus 0,48%.
04:31Parmi les reculs, on voit notamment Publicis, Capgemini ou encore Pernod Ricard.
04:35Au menu de Good Morning Market.
04:37Aujourd'hui, nous reviendrons évidemment sur les sujets macroéconomiques.
04:41L'inflation aux Etats-Unis, une potentielle interdiction des droits de douane par la Cour suprême,
04:45ce sera dans l'éclaireur dans un instant.
04:47En portefeuille, nous ferons un focus sur deux valeurs, sur Vente Unique qui a publié ses résultats hier,
04:51mais aussi sur SICA, avant de revenir dans le focus obligataire,
04:55cette fois-ci sur les émissions obligataires records depuis ce début d'année sur le marché du crédit.
05:01Et puis, nous reviendrons évidemment sur tous les éléments qui font l'actualité des marchés européens dans le face-à-face.
05:06Bonne émission, à demain.
05:07Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market.
05:18Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business de 9h à 10h avec un CAC 40 qui ouvre en progression à plus 0,39% à 8379 points.
05:28Un CAC 40 qui voit des progressions du côté d'Airbus, de Bouygues, de Veolia Environnement, de L'Oréal ou encore de LVMH,
05:35tandis que les reculs aujourd'hui à la Bourse de Paris, à l'ouverture en tout cas, sont signés Thalès, Capgemini, Publis ou encore Pernod Ricard.
05:42On voit un DAX qui reste proche de l'équilibre, toujours moins 0,01% à 25 418 points,
05:49tandis que l'Eurostock 50 lui affiche une très légère progression, plus 0,18% à 6040 points.
05:55Tout de suite, c'est la première partie de l'émission, l'éclaireur.
05:58Et l'éclaireur du jour est Philippe Trenard, professeur honoré au CNAM et membre du Cercle des économistes.
06:05Nous allons revenir avec vous, Philippe Trenard, sur les différentes nouvelles, les différents chiffres macroéconomiques
06:10qui animent les marchés en ce début d'année avec ce chiffre de l'inflation aux Etats-Unis, plus 2,7% sur un an.
06:19Philippe Trenard, un chiffre qui est en ligne avec les attentes des analystes,
06:23mais qui cache quand même une flambée des prix de l'énergie aux Etats-Unis, Philippe.
06:30Oui, tout à fait.
06:31Les prix les plus dynamiques sont l'énergie, les services à la personne, les services médicaux et la réparation automobile.
06:38D'ailleurs, un classique parce qu'ils ont un contenu en travail et donc en salaire plus élevé.
06:43Mais globalement, quand même, c'est une nouvelle rassurante pour les marchés parce que tant l'inflation courante que l'inflation sous-jacente
06:52restent à 2,7% ou 2,6-2,7% pour l'inflation sous-jacente.
07:00Avec une convergence probablement de l'autre indicateur suivi par la Fédérale Réserve qui est l'indice des prix aux dépenses de consommation.
07:09C'est un indicateur légèrement différent mais qui est en train de converger avec l'indicateur que nous suivons aujourd'hui.
07:152,7% et 2,6% en version corps.
07:19On a également découvert vendredi les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis du Bureau of Labor Statistics
07:26qui montre une dégradation du marché du travail mais une certaine résilience du côté du chômage.
07:31Philippe Trenard, on a toutes les cartes en main pour anticiper un soutien monétaire de la FED cette année.
07:39Avec des marchés qui price pour le moment des baisses de taux qui n'arriveraient pas avant juin,
07:44avant le départ de Jérôme Powell de la présidence de la FED.
07:50C'est comme ça qu'il faut analyser les chiffres que l'on a à l'heure actuelle ?
07:55Oui, je crois que les marchés sont assez prudents.
07:57Ils ont raison d'être prudents parce que vous l'avez dit,
07:59l'activité, on a eu une nouvelle pas très bonne sur l'emploi mais le chômage lui diminue.
08:04Et deuxièmement, si vous regardez les prévisions de croissance notamment par la Fédérale Réserve de Cleveland et de New York,
08:12ils révisent leurs prévisions de croissance pour le quatrième trimestre et pour le premier trimestre 2026
08:19de 0,5 point à la hausse en raison justement des dernières informations.
08:24Donc quelque part on a des informations rassurantes sur l'inflation, une certaine stabilité,
08:30pas de baisse encore, nouvelle mais pas de hausse en perspective et de l'autre côté une activité
08:35qui est plutôt un peu plus dynamique que prévu sauf en matière d'emploi.
08:41Donc nous avons là des ingrédients qui ne penchent pas pour une baisse accélérée des taux d'intérêt, n'est-ce pas ?
08:49D'autant plus que de toute façon nous avons déjà un peu de laxisme dans la politique monétaire américaine
08:56comme d'ailleurs dans la politique monétaire européenne puisque le quantitative easing a repris.
09:00On vient d'arrêter le quantitative tightening et les banques centrales sont en train à nouveau d'acheter des titres publics.
09:10Enfin notons bien que quand vous regardez bien les analyses de la FED,
09:14aujourd'hui le niveau des taux d'intérêt entre des Fed Funds qui déterminent les taux de la politique monétaire,
09:20n'est-ce pas ? Les Fed Funds se trouvent à entre 3,50 et 3,75 %,
09:26c'est-à-dire bien au-dessous de la marge de confiance que donneraient les règles de politique monétaire optimale
09:33qui sont plutôt proches de 4 %.
09:36Si je comprends bien ce que vous dites Philippe Trenard, ça veut dire qu'il suffit pour les marchés
09:41de savoir que la Fed pourra baisser ses taux cette année, même si ça n'arrive pas tout de suite
09:46parce qu'avec le quantitative easing ou avec la situation actuelle de l'économie américaine,
09:52on a encore un peu le temps, c'est ça ?
09:54Absolument. Et d'ailleurs le fait est que les marchés n'ont pas changé,
09:58par exemple leur anticipation, comme vous l'avez dit, de baisse entre juin et en septembre,
10:02c'est ce qu'ils prévoyaient vendredi, c'est ce qu'ils prévoient aujourd'hui,
10:07et ils n'ont pas modifié non plus leurs anticipations d'inflation
10:10qui restent sur les 12 prochains mois à 2,4 % et sur le long terme en moyenne à 2,4 %.
10:16Donc on voit bien qu'au fond, les nouvelles sur l'inflation que nous avons eues hier
10:21de la part du Bureau of Labor Statistics n'ont pas changé les perspectives des marchés.
10:27Si j'imagine Philippe Trenard que vous avez regardé ce week-end cette vidéo de Jérôme Powell
10:33qui annonce les attaques du ministère de la Justice vis-à-vis de la Fed,
10:37est-ce que l'indépendance de la Fed en 2026 est un sujet d'inquiétude pour les marchés ?
10:42C'est clairement un souci pour les marchés, ce n'est pas un souci majeur,
10:48parce que je crois que les marchés ne donnent aucune crédibilité
10:52à la mise en accusation criminelle de Jérôme Powell
10:56pour la rénovation du bâtiment de la Federal Reserve,
11:01où il aurait dépensé trop d'argent et aurait menti au Sénat
11:06en ne lui disant que partiellement la vérité.
11:11Ceci étant, si on devait revenir sur ce point de vue,
11:14si des fois l'accusation devait devenir crédible,
11:18il est sûr qu'elle enverrait un signal de baisse des taux plus rapide,
11:23une pression politique extrême sur Jérôme Powell,
11:25voire sur un remplacement de Jérôme Powell avant le terme.
11:30Et à ce moment-là, nous verrions bien évidemment
11:32les anticipations d'inflation des marchés s'envolaient,
11:35mais aussi avec lui les taux d'intérêt de long terme.
11:38Or, notons bien, les taux d'intérêt de long terme aux États-Unis
11:41sont en moyenne de l'ordre de 4,8% aujourd'hui.
11:45Un mot avec vous également, Philippe Trenard,
11:48de ce début de saison des résultats.
11:50Ça a commencé hier aux États-Unis.
11:52On a suivi plusieurs publications,
11:54celle de JP Morgan ou encore Delta Airlines,
11:57pour ne citer que ces deux-là.
11:59On attend d'autres valeurs bancaires
12:01qui publieront également leurs résultats aujourd'hui.
12:05Quelle analyse ?
12:07Quels espoirs sur cette saison des résultats, Philippe Trenard ?
12:11Alors, si on dépasse un peu le niveau sectoriel
12:14où on peut avoir encore quelques surprises,
12:16je crois que grosso modo,
12:18on s'attend à des résultats qui ne sont pas mauvais,
12:21qui sont même meilleurs que ceux qu'on anticipait encore
12:24il y a quelques mois,
12:26tout simplement parce que l'inflation est moins forte
12:28et l'activité est plus dynamique que prévu,
12:32notamment aux États-Unis.
12:36Et pour ce qui concerne l'Europe,
12:37après un creux, on voit l'activité un petit peu se ranimer.
12:43Donc, quelque part, je pense qu'on devrait avoir
12:45des résultats plus rassurants et plus intéressants
12:50et plus encourageants que ceux que l'on prévoyait
12:53il y a quelques mois.
12:54La situation est meilleure.
12:56Est-ce que les risques de voir les droits de douane
13:01remis en cause par la Cour suprême
13:02peuvent venir peser sur les résultats des entreprises ?
13:05Alors, pas sur ceux qui seront publiés là,
13:07puisque de toute façon, ça concerne le trimestre précédent,
13:10mais est-ce que c'est un élément à avoir en tête aussi
13:14quand on suit l'actualité des entreprises sur les marchés,
13:16Philippe Trénard ?
13:17Alors, deux aspects à retenir.
13:19Le premier, c'est que la hausse des tarifs douaniers
13:23a eu des conséquences beaucoup plus faibles
13:26que nous tous l'anticipions,
13:28et que moi-même, je l'anticipais sur l'inflation,
13:31pour vite faire une raison sur laquelle
13:33vous étiez d'ailleurs déjà revenu dans d'autres séances
13:36de Good Morning Marquettes.
13:38Le deuxième point, je crois, c'est quand même,
13:41il y a un risque sérieux,
13:43et je ne pense pas que c'est un risque,
13:44c'est une bonne chose,
13:45que la Cour suprême remette en cause
13:48les décisions de l'exécutif américain,
13:52tout simplement parce que les tarifs douaniers,
13:55c'est d'abord des impôts,
13:56et les impôts, c'est décidé par la représentation nationale,
13:59aux États-Unis, comme en France d'ailleurs.
14:01Et deuxièmement, en fait, le gouvernement a invoqué
14:04une loi de pouvoir exceptionnel liée à l'état d'urgence,
14:08l'International Emergency Economic Powers Act,
14:12mais honnêtement, ça suppose des mesures ciblées,
14:17cet acte, cette loi.
14:19Or là, tous les pays ont été concernés,
14:23ce qui veut dire que tout le reste du monde
14:25constituerait une menace pour les États-Unis.
14:28Deuxièmement, le seul véritable argument
14:32qui a été trouvé, c'est la réciprocité,
14:34et vous savez que tous les économistes ont fait le calcul
14:37qu'en fait, les taux d'ouan étaient simplement proportionnels
14:40au déficit des États-Unis avec les pays concernés.
14:44Il n'y a pas d'urgence en la matière,
14:47c'est un problème qui existe depuis longtemps.
14:49Et troisièmement, le seul domaine
14:51où il pourrait y avoir vraiment une situation d'urgence nationale
14:55qui est la drogue, la pénétration de drogue
14:59sur les territoires américains,
15:01elle passe essentiellement par un trafic de drogue,
15:04c'est-à-dire ne passe pas par le commerce extérieur,
15:06je ne vois pas en quoi taxer les automobiles
15:09va ralentir l'entrée de drogue aux États-Unis.
15:13Quant à ce qu'on appelle les painkillers,
15:15c'est-à-dire les médicaments qui adoutissent la souffrance
15:18grâce à des opioïdes, je suis désolé,
15:21ils sont d'abord prescrits par les médecins américains
15:23et par les hôpitaux américains.
15:25Merci Philippe Trenard de nous avoir accompagné
15:27dans cette première partie de Good Morning Market,
15:28l'éclaireur, je rappelle que vous êtes professeur honoraire au CNAM
15:31mais aussi membre du cercle des économistes
15:33et quant à nous, on se retrouve tout de suite en direct des marchés.
15:37En direct des marchés, c'est avec Mathieu Serron,
15:39trader et fondateur de Galileo Trading
15:41avec un CAC 40 qui ouvre en progression de 0,51%
15:45à l'heure où on se parle à 8 390 points.
15:47Un DAX qui reste toujours proche de l'équilibre,
15:50plus 0,08%, 25 440 points
15:55et un Eurostock 50 plus 0,21% à 6 042 points.
15:59Mathieu Serron, comment est-ce que vous analysez cette ouverture
16:02si on commence par le CAC 40 notamment ?
16:05Le CAC qui réalise un nouveau record d'ailleurs
16:07qui se rapproche allègrement des 8 400 points.
16:11D'ailleurs des records, nous en avons sur tous les indices
16:13que vous venez de mentionner.
16:14Le DAX donc qui a depuis le début de l'année
16:17réalisé quasiment autant de records que de séances.
16:19L'Eurostock qui a réalisé un nouveau plus haut hier.
16:22Ça devrait être le cas aujourd'hui encore
16:24en s'installant au-dessus des 6 000 points.
16:26Nouveau record également en séance sur le SP500
16:29suite au chiffre d'inflation hier à 14h30.
16:32Même si la clôture derrière n'a pas été très jolie,
16:36on est toujours sur des niveaux, sur des plus hauts sur le SP500.
16:40On a juste le Nasdaq qui est un petit peu à la traîne avec des marchés
16:43qui sont toujours globalement portés par les valeurs liées à la défense et à l'énergie.
16:48Quand on regarde dans le détail les performances des sociétés,
16:52sur les valeurs du CAC, enfin sur le CAC,
16:54les plus fortes hausses de l'indice sont Thales, Airbus et Safran
16:58avec des hausses de 15, 11 et 10 %.
17:01Et quand on regarde en Allemagne, la plus forte hausse est de loin,
17:04c'est Rheinmetall avec une progression de plus de 22 %.
17:07Pour en venir au cas, comment exploiter cette configuration-là
17:11et quelle stratégie adopter ?
17:13Moi, étant donné que je fais du suivi de tendance,
17:16j'essaye d'accompagner du mieux possible cette tendance-là
17:21qui est bien évidemment haussière.
17:22Je profite de replis pour acheter et accumuler des écarts
17:26en ce moment de l'ordre sur du court terme de 0,5 à 0,7 %.
17:30Dans une optique un petit peu plus longue,
17:32je continue de laisser porter et je guette des signaux d'essoufflement.
17:36Pour l'instant, il y a des petites choses mais qui méritent confirmation.
17:40Donc pour l'instant, pas vraiment de raison d'alléger, de liquider.
17:45Donc sur le CAC, j'essaye d'acheter et c'était la proposition de ce matin,
17:49le niveau sur lequel j'étais placé sur les 8 315,20,
17:52mais avec l'extension de 9 heures, on s'est éloigné de ce niveau-là.
17:54Mais 8 315,20 a parfaitement fonctionné depuis le début de la semaine.
17:58J'ai déjà joué à plusieurs reprises.
17:59Je voulais continuer aujourd'hui dans cet esprit-là,
18:01mais on s'en éloigné.
18:01Donc il va falloir que je revoie mes prétentions un petit peu à la hausse.
18:06Est-ce qu'il faut guetter dans ce genre de situation-là ?
18:08Je vous disais des signaux d'essoufflement,
18:09mais également des dégradations graphiques et techniques.
18:12Alors pour l'instant, ce que je surveille sur le CAC,
18:14c'est la zone des 8 200 points.
18:16Je considère que tant qu'on est au-dessus des 8 200 points,
18:18on reste du bon côté avec des probabilités de rebondir
18:21et par conséquent de poursuivre qui sont supérieures.
18:24Si jamais on venait à casser cette zone-là,
18:26on aurait un premier warning.
18:27Et c'est un petit peu ce que je vais surveiller sur la plupart des indices.
18:30Il y a d'un côté des signaux d'essoufflement
18:32et puis d'un côté des signaux, on va dire, de dégradation.
18:37Pour l'instant, on n'en est pas là,
18:38donc il faut essayer d'accompagner la hausse.
18:41En revanche, ce qu'il est possible de mettre en place,
18:43et à moindre frais, ce sont des couvertures.
18:45Pour ceux qui ne seraient pas à l'aise avec ces niveaux de prix
18:47ou qui hésiteraient entre alléger et mettre en place des couvertures,
18:50vous avez un VIX par exemple,
18:52donc l'indice de volatilité implicite sur le SP500
18:54qui est relativement bas autour des 15.
18:56Ce qui évolue assez nerveusement ces derniers jours entre 14 et 16
19:00au gré des déclarations notamment de Donald Trump,
19:03mais entre 14 et 16, on est sur des niveaux de volatilité assez bas
19:07et donc des stratégies à base d'achat d'options
19:09qui sont tout à fait envisageables et qui ne coûtent pas cher.
19:12D'autant plus qu'aujourd'hui, dans les prochains jours,
19:15les catalyseurs vont être nombreux
19:16avec des publications de résultats d'entreprises à la mi-journée aux États-Unis,
19:21Bank of America, Wells Fargo, Citigroup.
19:23On aura également des chiffres concernant l'inflation aux États-Unis
19:28et je finirai juste par le Bitcoin qui,
19:31j'en parlais déjà la semaine dernière,
19:32où je vous disais qu'on avait un début d'amélioration à court terme
19:35et cette amélioration-là se poursuit.
19:37Alors c'est assez poussif, mais ça se poursuit.
19:39On est sur un plus haut d'environ deux mois sur le Bitcoin.
19:42Merci Mathieu Serron.
19:44Alors effectivement, on le constate,
19:45on a un nouveau plus haut sur ce CAC 40,
19:498393 points à l'heure où on se parle,
19:52en progression de 0,56%.
19:55Nouveau record pour le CAC 40.
19:56Merci d'avoir été avec nous, Mathieu Serron,
19:58trader et fondateur de Galiléo Trading.
20:02En portefeuille à présent,
20:03nous décryptons des valeurs avec vous.
20:06Un gérant nous ouvre son portefeuille.
20:08En l'occurrence, nous avons le plaisir d'être accompagné,
20:11comme tous les mercredis, par Alain Dubrul.
20:12Bonjour Alain Dubrul.
20:14Bonjour Nicolas.
20:15Merci d'être avec nous au téléphone.
20:17Vous êtes directeur général délégué de Claresco Finance.
20:20Deux valeurs qui sont dans votre scope aujourd'hui,
20:24à commencer par Vente Unique.
20:25Vente Unique qui a publié ses résultats hier,
20:28qui fait état d'un bon chiffre d'affaires
20:29et des perspectives encourageantes
20:31pour son exercice décalé 2025-2026, Alain.
20:34Oui, alors Vente Unique,
20:35c'est une filiale cotée du groupe de distribution CAFOM,
20:38qui est notamment présent dans les Dom-TOM.
20:40Mais Vente Unique est un acteur significatif
20:42du marché du mobilier accessible vendu en ligne.
20:45Alors, ça fait à peu près 20 ans que la société existe.
20:47Elle a quasiment toujours surperformé son marché.
20:51Donc, c'est un mélange de prix,
20:52enfin de produits bien positionnés,
20:54avec un site internet pratique
20:57et aussi une efficacité logistique
20:59et un quai de services qui sont très appréciés.
21:02Alors, c'est donc un gars régulier de part de marché,
21:05dans un marché qui, rappelons-le, est très difficile,
21:07le meuble.
21:09Et depuis quelques années,
21:10ils ont rajouté une activité de marketplace,
21:12donc qui permet de commander des produits tiers,
21:14qui marchent plutôt assez bien.
21:16Et il y a 18 mois,
21:17ils ont également repris la marque Habitat,
21:19qui, vous vous rappelez, était en faillite,
21:21mais qui conserve une très bonne image auprès du public.
21:24Et donc, depuis 18 mois,
21:25ils ont repris cette marque
21:26qui est positionnée un peu plus haut de gamme
21:28et qu'ils essaient de développer,
21:30qui contribue aussi à la croissance
21:31d'un chiffre d'affaires,
21:32donc 2024-2025,
21:33qui clôture en septembre,
21:34de 201 millions,
21:35en progression de 12,5%,
21:37ce qui est remarquable dans le marché du meuble,
21:39avec des marges qui sont aussi assez bonnes.
21:41On a une marge EBITDA de 10,4%,
21:43on attendait 10,2.
21:45Alors, c'est une marge qui est un petit peu en recul
21:47depuis un ou deux ans,
21:48mais de 50 bips,
21:50malgré un taux de marge brute
21:51qui a progressé de 100 points de base.
21:53La raison, elle était attendue,
21:55c'est la relance de la marque EBITDA
21:56qui coûte un peu au début,
21:58et également une extension
21:59des capacités logistiques du groupe.
22:01Ils avaient d'abord un entrepôt,
22:02puis deux,
22:02et là, ils en ouvrent un troisième
22:04parce que le potentiel de croissance
22:05est important
22:06et ça pèse,
22:06mais tout à fait temporairement,
22:07sur les marges.
22:09Alors, tous les résultats eux-mêmes
22:11étaient assez en ligne avec les attentes,
22:12mais là où le groupe a surpris positivement,
22:14c'est sur les tendances de vente
22:15du premier trimestre,
22:16donc octobre-décembre,
22:17qui ont été,
22:18ils ne les ont pas données,
22:19mais en gros à deux chiffres,
22:20ont-ils dit,
22:21portés notamment par le démarrage
22:24de l'activité en Scandinavie
22:25et au Royaume-Uni,
22:27la montée en puissance
22:28du nouvel entrepôt,
22:29il pèse un peu en marge,
22:30mais il contribue au chiffre d'affaires,
22:31évidemment,
22:32et tout ça,
22:33ce sont des éléments
22:33qui devraient contribuer
22:34à une stabilisation des marges
22:36en 2025-2026,
22:37voire une amélioration,
22:39sachant qu'on est sur des croissances
22:40de chiffre d'affaires importantes.
22:41Alors, cette dynamique
22:42a profité au cours de bourse,
22:43qui a monté de 8% hier,
22:46sachant que la valorisation
22:47à moins de 7 fois
22:48l'EBITDA 2025-2026
22:50reste attrayante,
22:51compte tenu du profil de croissance.
22:52Donc, c'est une petite capitalisation.
22:54Aujourd'hui, on est à 150 millions.
22:56Le flottant n'est pas énorme
22:57parce que le groupe platform
22:58reste l'actionnaire majoritaire,
23:00mais c'est vraiment une pépite
23:01que nous, on a depuis plusieurs années
23:02en portefeuille
23:03et sur laquelle on reste
23:04extrêmement confiant.
23:05Vente unique
23:06qui perd 0,9%
23:08sur la séance du jour.
23:10Si on regarde sur une semaine,
23:11on est quand même proche
23:12d'une progression
23:13de 10%.
23:15Quel potentiel boursier
23:16pour la valeur, Alain ?
23:18Disons que la valorisation
23:20à ce stade,
23:22si on regarde les multiples,
23:23n'est plus totalement value,
23:25mais il faut bien compter,
23:27bien prendre en compte
23:28le fait qu'aujourd'hui,
23:30on a une rentabilité
23:31qui est un petit peu déprimée,
23:34il ne faut pas exagérer,
23:35mais qui est un petit peu moindre
23:37que ce qu'elle devrait être
23:38en raison de ces efforts
23:39de croissance,
23:40de nouvelles anthropologistiques,
23:42et puis aussi la reprise
23:43de la marque Habitat
23:44qui, à priori,
23:46pour l'instant,
23:47ne contribue pas beaucoup
23:48puisque c'est le redémarrage,
23:50mais si ça fonctionne bien,
23:51devrait être un contributeur
23:52important,
23:53tant en chiffre d'affaires
23:54que de marge.
23:55Donc je dirais,
23:56effectivement,
23:56depuis qu'ils ont repris Habitat,
23:57certains sur le dossier
23:58se demandent
23:59si ça ne va pas
24:00qu'il y ait des choses
24:01qui vont perturber.
24:02Alors c'est sûr,
24:02à court terme,
24:02ça perturbe,
24:03mais il faut bien voir
24:04que si ça fonctionne,
24:05et nous,
24:05on a bon espoir
24:06que ça fonctionne,
24:07c'est un levier supplémentaire
24:09de valorisation.
24:10Donc aujourd'hui,
24:11on considère que la valeur
24:12n'est pas chère,
24:13a une bonne dynamique
24:14et si le Habitat
24:16fonctionne bien,
24:17elle a encore
24:18un très fort potentiel.
24:19Un mot à présent
24:20d'une autre valeur
24:21que vous suivez,
24:22Alain Dubrul,
24:22pour le coup,
24:23c'est la société suisse
24:24qui vend des matériaux
24:25de construction,
24:26SICA.
24:28Voilà,
24:28alors cette société,
24:29elle a sorti hier
24:30des ventes au quatrième trimestre
24:31qui étaient en décroissance
24:32organique de 8%.
24:34Alors le marché
24:35s'attendait à une baisse,
24:36mais elle est quand même
24:364,5% plus forte
24:38que prévu.
24:40Ils ont également
24:41ajusté à la baisse
24:42leurs objectifs de marge
24:43pour l'année.
24:44Ce serait plutôt
24:45en EBITDA
24:46un peu au-dessus de 19%
24:47au lieu de 20%
24:48si on retraite
24:48de divers exceptionnels,
24:50ce qui correspond finalement
24:52à une révision à la baisse
24:53du bénéfice par action
24:54qui doit être
24:54de l'ordre de 6%.
24:56Alors ce ralentissement
24:57de fin d'année,
24:58il est intéressant.
24:59D'abord,
24:59il a provoqué une chute
25:00de près de 10%
25:01du cours de SICA,
25:02mais il faut noter
25:03qu'il vient un peu
25:04en consonance
25:05avec d'autres messages
25:06sur un quatrième trimestre
25:08et un mois de décembre
25:08un peu faible
25:09dans ce secteur.
25:10On avait déjà
25:10Saint-Gobain
25:11qui en avait parlé
25:12la semaine dernière.
25:13Et donc,
25:14non seulement le cours
25:15de SICA a baissé de 10%,
25:16mais l'ensemble du secteur
25:18en Europe a baissé
25:18de 2,5%,
25:20donc dans le secteur
25:21construction et matériaux,
25:23avec des reculs
25:23par exemple de 7%
25:24pour le fabricant
25:25de panneaux irlandais
25:25Kingspan,
25:27également le cimentier
25:28italien Buzzi
25:28qui a reculé de 4%
25:29et Saint-Gobain aussi
25:30qui a perdu près de 4% hier.
25:33Alors en outre,
25:33le secteur a été pénalisé
25:35par un abaissement
25:35de recommandations
25:36de banques américaines
25:37sur les sociétés
25:38d'infrastructures françaises,
25:39alors Vinci,
25:40Eiffage,
25:40ADP,
25:41Getlink,
25:42l'ex-Erotunnel,
25:43dans l'activité
25:44pour être pénalisée
25:45par une adoption
25:45tardive du budget.
25:47Là, j'avoue que je suis
25:47un peu moins convaincu
25:48par cet argument,
25:49mais disons que globalement,
25:50hier,
25:50ce n'était pas la journée
25:51du secteur matériau
25:53de construction.
25:54Quelle même question,
25:55quel potentiel boursier
25:57pour la valeur
25:57si effectivement
25:58vous n'êtes pas forcément
25:59convaincu
25:59par les dernières
26:02recommandations
26:03sur le sujet.
26:04Quel potentiel
26:04vous voyez
26:05sur la valeur SICA ?
26:06Sur cette valeur
26:07et plus généralement
26:08sur le secteur,
26:09ce qu'il faut rappeler,
26:10c'est que là,
26:11il souffre un petit peu
26:12de déceptions.
26:14Il faut comprendre
26:15que c'est un secteur,
26:16le matériau de construction,
26:17qui a pas mal profité
26:19en mars dernier
26:20des annonces
26:21du plan de relance
26:22en Allemagne.
26:23Donc, il y a eu
26:23un rebond
26:24assez significatif
26:25qui était,
26:26entre guillemets,
26:27tiré par des attentes futures,
26:28top down,
26:30et qui reste valable.
26:31Le plan de relance allemand,
26:32il va vraiment monter
26:33en puissance en 2026.
26:35Et puis,
26:35on a aussi la possibilité
26:36qu'on souhaite quand même
26:38un jour
26:39d'une paix en Ukraine
26:39qui amènerait
26:40une reconstruction importante.
26:42Donc, tout ça,
26:42c'est des attentes
26:43qui sont assez importantes,
26:44mais à court terme,
26:45pour l'instant,
26:46ce qu'on voit concrètement,
26:48c'est un petit peu
26:48en dessous de tout ça.
26:50Et donc,
26:50comme les cours
26:51de tous ces valeurs
26:52ont quand même
26:52pas mal monté
26:53l'année dernière,
26:54c'est ce qui explique
26:55un peu la déception actuelle.
26:56Mais il ne faut pas perdre
26:57de vue
26:57le côté optionnel
26:59sur,
27:00d'une part,
27:01l'Allemagne,
27:01où là,
27:01c'est plus qu'une option,
27:02ça va vraiment accélérer.
27:04Et d'autre part,
27:05quand même,
27:05le potentiel
27:06de reconstruction
27:07de l'Ukraine
27:07qu'on espère,
27:09il va bien falloir
27:09reconstruire un jour.
27:11Merci Alain Dubrul.
27:13SICA,
27:13qui cote actuellement
27:14à 151,3.
27:17France-Suisse
27:17a en progression
27:18de 1,48%.
27:20Alain Dubrul,
27:20je rappelle que vous êtes
27:21directeur général délégué
27:22de Claresco Finance.
27:23Avant de se quitter,
27:24on regarde ce qui se passe
27:25du côté du CAC 40.
27:26Le CAC 40
27:26qui a touché
27:28un nouveau record
27:30en séance.
27:31On est à l'heure actuelle
27:32à 8387 points
27:34en progression
27:35de 0,49%.
27:36Le DAX,
27:37lui,
27:37toujours proche
27:38de l'équilibre
27:38mais en légère progression
27:39également,
27:39plus 0,07%
27:41à 25 437 points.
27:43L'Eurostox,
27:44plus 0,26%
27:46à 6045 points.
27:48On voit,
27:49parmi les plus fortes hausses
27:51du CAC 40,
27:52une valeur bancaire
27:54à la société générale.
27:55On voit d'ailleurs
27:56que BNP Paribas
27:57est plutôt bien orienté
27:58également,
27:59plus 0,48%.
28:00On y reviendra
28:01dans la deuxième partie
28:02de l'émission,
28:02dans le face-à-face.
28:03A tout de suite.
28:09De retour dans
28:12Good Morning Market,
28:13nous sommes ensemble
28:14jusqu'à 10h en direct
28:15sur BFM Business
28:16pour commenter
28:17l'actualité
28:18des marchés financiers,
28:18l'ouverture des marchés
28:19européens
28:20avec un CAC 40
28:21qui a inscrit
28:22un nouveau plus haut
28:22en séance.
28:23On est actuellement
28:24à 8 380.
28:2521 points
28:25en progression
28:26de 0,54%.
28:28Le DAX qui lui
28:30reste proche
28:30de l'équilibre
28:31mais en légère hausse
28:31quand même
28:32à plus 0,08%
28:33à 25 441 points.
28:35Tout de suite,
28:36nous vous proposons
28:37un focus obligataire.
28:41Le focus du jour,
28:42c'est donc
28:42sur les marchés
28:43obligataires
28:44qu'il va se dérouler
28:45et pour cela,
28:45nous avons le plaisir
28:46d'accueillir
28:47Charlotte Davin.
28:47Bonjour Charlotte Davin.
28:48Bonjour Nicolas.
28:49Merci d'être avec nous
28:50gérante obligataire
28:51chez Montpensier
28:52Arbevel.
28:53On va essayer
28:53de comprendre
28:53ce qui se joue
28:54sur ce marché obligataire.
28:56On a suivi
28:57ces dernières semaines
28:58des annonces
28:59d'émissions record
29:00de dettes françaises,
29:02de dettes japonaises,
29:03de dettes allemandes.
29:04On s'attend aussi
29:04à ce que la dette américaine
29:06dépasse des nouveaux records
29:08et vous constatez
29:09que dès les premiers jours
29:10de janvier,
29:11on a une réouverture
29:12très dynamique
29:13sur le marché primaire obligataire.
29:14Oui, effectivement,
29:15beaucoup de records
29:16qui ont été battus
29:17ces derniers jours.
29:18Donc, la semaine dernière,
29:19138 milliards d'émissions,
29:21ce qui est un record historique.
29:23On a eu la plus grosse
29:23journée de primaire aussi
29:25mercredi dernier
29:26avec 61 milliards émis.
29:28D'accord.
29:28Et puis, même cette semaine,
29:30lundi, journée record
29:31en termes de nombre d'émissions.
29:33Historiquement,
29:34les lundis sont des journées
29:34assez calmes
29:35avec peut-être des annonces,
29:36mais assez peu
29:36de vraies émissions.
29:38Et là, on a eu 22 émetteurs
29:39pour 32 milliards d'émissions,
29:41donc une nouvelle journée record.
29:43Et puis sûrement,
29:43cette semaine,
29:44encore des très beaux chiffres
29:45en attente.
29:46Comment est-ce qu'on explique ça ?
29:48Qui sont les principaux émetteurs ?
29:50Comment est-ce qu'on analyse
29:51ce début d'année
29:52qui commence en trombe
29:53sur le marché obligataire ?
29:54Comme vous l'avez dit,
29:55beaucoup de souverains.
29:56Les souverains,
29:56ce sont sûrement
29:57les premiers contributeurs
29:58à ce flux d'émissions.
29:59On a eu l'Italie, par exemple,
30:00qui a émis 20 milliards
30:01la semaine dernière
30:02et qui a attiré
30:03une demande record
30:04pour ces deux tranches.
30:05Donc, il y avait une tranche
30:06sept ans de 15 milliards
30:07qui a attiré
30:08150 milliards d'autres demandes,
30:09donc dix fois la taille
30:10de la souche.
30:11Et ils ont aussi étendu
30:12une souche qu'ils avaient émise
30:14précédemment,
30:14une souche 2046,
30:16enfin, ils ont réémis
30:175 milliards sur cette souche
30:18et il y a eu 25 fois
30:20plus de demandes
30:21que la taille d'émission,
30:22donc une demande record.
30:24Et puis, les corporate aussi,
30:25les corporate ne sont pas
30:26en reste,
30:27avec des très beaux noms,
30:28des très belles signatures
30:29sur ces premiers jours,
30:30par exemple,
30:32L'Oréal,
30:33Veolia,
30:33AP2R,
30:34Eden Red,
30:35Compass,
30:36vraiment des très belles signatures.
30:38Et puis,
30:39des primaires qui se placent
30:40plutôt bien.
30:41Il y a des demandes
30:41entre deux et six fois
30:42les tailles proposées
30:44et puis des primes d'émission
30:45qui, du coup,
30:45sont très fortement resserrées
30:47par les émetteurs.
30:48D'accord.
30:49Historiquement,
30:49on est autour de 30 BP
30:50de resserrement
30:51entre le pricing proposé
30:54au tout début de l'émission
30:55et le pricing réalisé
30:56en fin d'émission.
30:58Et là,
30:58sur ces dix derniers jours,
30:59on est plutôt autour
31:00de resserrement
31:00d'autour de 40 points de base
31:02et c'est ce qu'on a vu
31:04la semaine dernière.
31:05Et puis,
31:05ce qui est intéressant aussi
31:06à noter,
31:06c'est que non seulement
31:07il y a du volume,
31:08mais il y a aussi
31:09beaucoup de diversité
31:10de types de produits.
31:12On a eu des émissions
31:13corporelles classiques,
31:14mais il y a aussi
31:14des hybrides
31:15qui sont les subordonnées
31:16émises par les entreprises.
31:18Et puis,
31:18du high yield aussi.
31:19On a eu six émissions
31:20high yield qui ont été annoncées
31:21cette semaine
31:22pour à peu près
31:223 milliards d'euros.
31:24Et puis,
31:24le marché convertible aussi
31:25qui a fait une très bonne année
31:27l'année dernière
31:27et qui, là,
31:28semble commencer en 2026
31:29sur les chapeaux de roue aussi
31:30puisqu'il y a six opérations
31:31qui ont été réalisées
31:33sur ces derniers jours
31:34pour à peu près
31:342,5 milliards d'euros.
31:36Et puis,
31:36là aussi,
31:37plutôt des très beaux noms
31:38du Sanofi,
31:39du Ryan Metal,
31:41du MTU Aerospace.
31:42Donc,
31:42beaucoup de dynamisme
31:43sur le marché corporate.
31:45Vous constatez
31:45que ce soit
31:46sur le corporate
31:47ou sur les obligations d'État
31:50qu'il y a donc
31:50beaucoup de dynamisme,
31:52mais une demande aussi
31:52qui est toujours présente.
31:53C'est-à-dire qu'il y a de l'offre
31:54et il y a de la demande
31:55parce qu'une des questions
31:56qu'on peut se poser
31:56sur cette année,
31:57c'est avec des pays
31:58qui augmentent tous
31:59leurs émissions obligataires
32:00ou en tout cas
32:00ceux que j'ai cités tout à l'heure,
32:02mais aussi des entreprises
32:04qui vont avoir besoin
32:05de se financer,
32:05je pense notamment au tech
32:06vis-à-vis de la nécessité
32:08d'investir
32:08dans l'intelligence artificielle.
32:10On aurait pu imaginer,
32:11on pourrait imaginer
32:12que cette année,
32:12il y a un peu plus de concurrence
32:13entre les émissions obligataires
32:14vis-à-vis de la demande.
32:15Là, aujourd'hui,
32:16vous constatez
32:16qu'il y a toujours
32:17plus de demandes
32:17que d'offres à l'heure actuelle.
32:19Pour l'instant, oui.
32:19Pas d'inquiétude
32:20sur la capacité
32:21à lever de la dette
32:22sur le marché.
32:23Pour l'instant,
32:23tout à l'heure
32:23de bien se passer,
32:24effectivement,
32:25je l'ai dit,
32:25les primes de risque
32:25qui se resserrent énormément
32:26parce qu'on a des bouts
32:28qui sont toujours
32:28très très remplis
32:29lors des émissions.
32:31Je l'ai dit,
32:31on est entre 2 et 6 fois
32:32en moyenne sur le corporate,
32:34sur l'Italie
32:35ou sur les souverains.
32:36On en a parlé rapidement,
32:37mais on a atteint
32:37des niveaux records.
32:39Sur les financières,
32:39on n'en a pas encore parlé,
32:40mais c'est le cas également.
32:4268 opérations,
32:43c'est ça,
32:43sur les financières ?
32:44Exactement,
32:4468 opérations
32:45pour à peu près
32:4690 milliards d'euros
32:47émis sur la semaine dernière.
32:50Et puis,
32:50des placements records
32:51comme par exemple
32:52BPCE qui a émis
32:53une tire-deux,
32:53donc c'est une dette
32:54subordonnée
32:55émise par la banque
32:56qui s'est très très bien placée.
32:59Il y a eu,
33:00je crois,
33:0112 fois la demande
33:02sur l'économie de l'émission,
33:03donc 12 fois plus de demandes
33:04que ce que la banque
33:05était prête à émettre.
33:06Et puis,
33:07on retrouve encore une fois
33:08une prime de risque
33:08qui se resserre
33:09assez significativement.
33:11On est autour de 35 BP.
33:13Et puis,
33:13sur le marché secondaire,
33:14ce qui est intéressant aussi,
33:15c'est que ces opérations
33:15se passent bien.
33:17Pour revenir sur la BPCE,
33:18on a eu un nouveau resserrement
33:19d'une dizaine de BP
33:20sur le marché secondaire.
33:22Et puis,
33:22sur les deals corporate,
33:24des statistiques qu'on voit
33:25pour l'instant,
33:25on est autour de 80%
33:26des opérations
33:27qui continuent à se resserrer
33:28sur le marché secondaire.
33:30Donc,
33:30vraiment,
33:31des émissions qui se passent bien,
33:32un marché obligataire
33:33qui réagit bien pour l'instant
33:34et puis,
33:34beaucoup de demandes,
33:35effectivement.
33:37Rapidement,
33:37est-ce que du coup,
33:38c'est toujours intéressant
33:39d'investir sur le crédit,
33:41par exemple,
33:41sur la dette corporate ?
33:43Alors,
33:44c'est vrai qu'aujourd'hui,
33:45on est sur des niveaux
33:46de primes de risque
33:46extrêmement faibles.
33:48On a un crossover
33:48qui évolue autour de 240 points
33:50de base
33:50contre un historique 5 ans,
33:52plutôt autour de 350.
33:53Donc,
33:53des primes de risque
33:54qui sont quand même
33:54assez compressées,
33:55assez sous pression en ce moment.
33:57Mais par contre,
33:58on voit encore beaucoup de valeur
33:59sur les marchés obligataires,
34:00en particulier sur tout ce qui est
34:01courbe souveraine
34:02ou courbe allemande,
34:03par exemple.
34:04Puisque aujourd'hui,
34:05si on regarde la valorisation
34:07du marché des taux allemands,
34:09on a quand même
34:09des fondamentaux
34:10qui sont assez solides.
34:11On a un déficit
34:11qui est quand même
34:12au niveau européen
34:14on est autour de moins 3,1
34:15et puis moins 3,4
34:16attendus pour l'année prochaine.
34:18On a une inflation
34:19qui commence à être bien
34:20dans les attentes de la BCE.
34:23Bien sûr.
34:24On a eu les chiffres
34:25de l'inflation en France
34:27et en Allemagne
34:27la semaine dernière.
34:28On était à 0,8 pour la France
34:30et autour de 1,6 pour l'Allemagne,
34:32il me semble.
34:33Et on a grégé sur la zone euro,
34:35on est autour de 2 %,
34:35donc parfaitement en ligne
34:36avec les attentes
34:37de la Banque centrale.
34:38Et cette inflation
34:39qui devrait continuer
34:39à rester sur des niveaux
34:41maîtrisés,
34:42puisqu'on a des matières premières
34:43au plus bas,
34:44je pense au pétrole,
34:45au gaz,
34:45mais aussi au blé,
34:47au maïs, etc.
34:48On a une dynamique
34:49sur les salaires aussi
34:50qui devient beaucoup plus limitée.
34:52On était à plus 4 %
34:53l'année dernière,
34:54on est autour de 2,6
34:55attendus cette année
34:55par la BCE.
34:57Donc beaucoup de facteurs
34:58qui militent pour cette poursuite
34:59de l'inflation assez limitée,
35:01en tout cas sous les attentes
35:02de la BCE en Europe.
35:03et sur la croissance,
35:06une croissance qui est quand même
35:07assez limitée,
35:08on a communiqué sur 1,4%
35:10de croissance
35:11l'année dernière,
35:12mais si on retraite
35:13de l'Irlande,
35:13parce que vous le savez,
35:14sur l'Irlande,
35:14il y a beaucoup de volatilité
35:15du fait des entreprises
35:17multinationales
35:17qui viennent
35:18s'inscrire
35:21en Irlande.
35:22Si on retraite
35:23de cet effet irlandais,
35:24en fait la croissance européenne
35:25ressort autour de 1%
35:26l'année dernière.
35:28Donc on se dit
35:28que finalement
35:29si la BCE voulait
35:30soutenir un peu plus
35:31l'économie,
35:31elle aurait largement
35:32la place d'aller faire
35:33une ou deux baisses de taux
35:34en plus cette année.
35:36Et ce n'est pas du tout
35:36ce qui est attendu
35:37par les marchés aujourd'hui.
35:38Aujourd'hui,
35:38on n'attend absolument rien
35:39sur 2026,
35:40voire des hausses de taux
35:41à partir de 2027.
35:43Donc nous,
35:43ce qui nous semble intéressant,
35:44c'est qu'il y a
35:44une certaine convexité
35:45sur ces taux européens,
35:48sur cette courbe allemande
35:48par exemple,
35:52et en même temps,
35:54il y a cette optionnalité
35:56sur les baisses de taux
35:57éventuelles.
35:58Merci Charlotte Davin
35:59de nous avoir accompagné
36:00pour ce focus
36:01concernant les marchés obligataires.
36:03Je rappelle que vous êtes
36:03gérante obligataire
36:04chez Montpensier Arbevel.
36:05Merci beaucoup
36:05et quant à nous,
36:06on se retrouve dans
36:06le face-à-face.
36:10Le face-à-face
36:11pour décrypter
36:12les marchés financiers
36:13à l'ouverture
36:15des marchés européens
36:16avec un CAC 40
36:17qui évolue
36:18sur de nouveaux records.
36:19On est à l'heure actuelle
36:20à 8 387 points
36:22en progression
36:22de 0,46%.
36:24Un face-à-face
36:25avec François Rimeux.
36:26Bonjour François Rimeux.
36:27Bonjour.
36:27Vous êtes stratégiste
36:28chénior
36:29chez Crédit Mutuel
36:30Asset Management.
36:31On va être rejoint
36:31dans quelques instants
36:32également par Christophe Boucher,
36:34directeur des investissements
36:35chez ABN Amro.
36:37Peut-être une question générale
36:38pour commencer François Rimeux.
36:40Il y a des sujets
36:41macroéconomiques
36:42aux Etats-Unis,
36:44il y a des sujets
36:44géopolitiques,
36:45il y a des sujets
36:46autour de l'indépendance
36:47de la Fed,
36:48il y a une économie chinoise
36:50qui exporte beaucoup.
36:52On a vu les chiffres
36:53ce matin.
36:55Comment est-ce qu'on analyse
36:55ce début d'année
36:57sur les marchés financiers ?
36:59Il y a beaucoup de questions
36:59dans votre question.
37:01Comment est-ce qu'on classe ?
37:03Comment est-ce qu'on organise
37:05quelque part
37:05la compréhension des marchés ?
37:06La question est de savoir
37:07dans quelle dynamique
37:08on s'inscrit,
37:09c'est quel est le momentum.
37:10Et le momentum
37:11qu'on a sur la fin
37:12de l'année dernière
37:13et le début d'année,
37:14il est à peu près le mai.
37:15C'est-à-dire qu'on a
37:15une croissance
37:16qui est plutôt soutenue,
37:17plutôt révisée à la hausse
37:18un peu partout.
37:19C'est le cas aux Etats-Unis,
37:20c'est le cas en zone euro,
37:21c'est plutôt résilient en Chine aussi
37:22même si on a une petite faiblesse
37:23de la consommation domestique.
37:25Et globalement,
37:26c'est surtout ça qui domine.
37:27Comme en face de ça,
37:28on a un risque inflationniste
37:29qui est plutôt légèrement plus bas
37:31qu'il n'était il y a quelques mois.
37:33Globalement,
37:34on a un environnement
37:34qui ressemble un peu
37:35à ce qui est souvent décrit
37:37par un espèce de Goldilocks,
37:38c'est-à-dire une croissance OK
37:39et une inflation plutôt maîtrisée.
37:41Comme en face de ça,
37:42on a des déficits budgétaires
37:43qui sont toujours forts
37:45et un soutien important
37:47de la part des Etats.
37:48C'est ça qui domine.
37:49Et la narrative,
37:49c'est celle-là,
37:50le momentum,
37:50c'est celui-là.
37:51C'est ça qui pousse
37:51les actifs risqués à la hausse.
37:53On l'a vu en fin d'année dernière,
37:54on le voit en début d'année.
37:56Et c'est ça qui pousse
37:56les taux à rester
37:58sur des niveaux
37:58qui sont plutôt élevés
37:59au regard de la dynamique
38:02de court terme.
38:02Les marchés qui réagissent
38:04marginalement aux chiffres
38:05de l'emploi aux Etats-Unis
38:06vendredi dernier,
38:06qui réagissent marginalement
38:08à l'inflation hier,
38:11les drivers du marché
38:13ne sont pas à chercher
38:14vis-à-vis d'un changement
38:16de politique monétaire
38:16de la Fed.
38:17Les scénarios semblent actés
38:18pour l'année 2026 ?
38:19Non, on a vu un peu de vol
38:22post-shutdown
38:22sur les chiffres
38:23d'inflation et d'emploi
38:24qui n'étaient pas forcément
38:25évidents à lire.
38:26Là, on a eu des nouveaux chiffres
38:27qui finalement reprennent
38:29la tendance précédente,
38:30c'est-à-dire un risque
38:31inflationniste
38:32qui est plutôt à la baisse.
38:33On a ancré quand même
38:34le fait que l'inflation,
38:35il y a trois mois,
38:35l'inflation c'était 3-2,
38:363-3 attendus
38:37sur les fixings pour 2026.
38:39Là, on est plutôt
38:39à 2-6, 2-7.
38:40Ce n'est quand même
38:41pas exactement pareil.
38:42Il y a une partie pétrole
38:43là-dedans évidemment,
38:44mais ce n'est quand même
38:44pas tout à fait la même lecture.
38:46Et de l'autre côté,
38:46sur l'emploi,
38:47on a acté qu'il n'y a pas
38:48une forte dégradation de l'emploi,
38:50qu'on est toujours
38:50sur une espèce
38:51de no higher, no higher,
38:53sur une lente dégradation,
38:55mais qui ne remet pas
38:56en cause la dynamique actuelle.
38:59Donc, ce n'est pas ça
39:00qui va faire changer,
39:01en fait, encore une fois,
39:01cette narrative
39:02et ce momentum des marchés
39:03qui est aujourd'hui bien ancré.
39:05Christophe Boucher,
39:06merci de nous avoir rejoint,
39:07directeur des investissements
39:08chez ABN Amro.
39:11Même question,
39:12quelle réaction
39:12au chiffre de l'inflation
39:14publié hier aux Etats-Unis,
39:162,7% sur un an,
39:172,6% en version core.
39:19Est-ce que cette nature
39:19a changé un scénario
39:21de la Réserve fédérale américaine ?
39:23Indépendante ou non ?
39:24Alors, je pense
39:25qu'elle restera dépendante.
39:26Dépendante ou indépendante ?
39:27Indépendante.
39:28Indépendante, oui.
39:29Effectivement,
39:30les chiffres d'inflation
39:30étaient plutôt
39:31une non-surprise,
39:33en quelque sorte.
39:34Donc, pas d'événement là-dessus.
39:38Malgré tout ce qui se passe
39:39et que le marché
39:40va probablement
39:42être davantage sensible
39:43à maintenant
39:44une séquence
39:45avec plus de chiffres économiques
39:46et de chiffres de résultats.
39:48D'accord.
39:49pour répondre
39:50à la première question
39:51qui n'était pas destinée
39:53quand même
39:54depuis le début de l'année,
39:55on sentait
39:55que le marché
39:56était surtout sensible
39:57aux déclarations politiques,
40:01politiques géopolitiques
40:02de manière générale.
40:03Donc, il y avait bien sûr
40:04les événements géopolitiques
40:05entre le Venezuela,
40:07puis les questions
40:08sur Cuba, etc.
40:09l'Iran,
40:10donc on sentait
40:11ce qui pousse
40:12le rallye de l'or,
40:13probablement,
40:14plus au Japon
40:15des déclarations.
40:15Ce qui pousse
40:15le rallye de l'or,
40:16mais ce qui n'a pas tellement
40:17fait chuter les marchés actions
40:18pour autant.
40:18Non, parce que je ne crois pas
40:19que ça remette en cause
40:20des marchés actions.
40:22Les marchés actions,
40:23pendant la guerre froide,
40:24ils avaient leur vie,
40:25qui est la vie
40:26qui dépend des bénéfices
40:27de la macro,
40:28mais pas tellement
40:29des chocs géopolitiques.
40:30Nous, on est assez convaincus
40:31que les chocs géopolitiques,
40:32dès lors qu'ils ne touchent pas
40:34les marches,
40:34enfin,
40:35de manière sensible,
40:36les marchés de l'énergie,
40:37alors là,
40:37il y a des répercussions possibles,
40:38mais pour le moment
40:39qui ne touchent pas
40:39le prix de l'énergie,
40:41ça n'a pas de conséquences
40:42à moyen terme.
40:43Les marchés réagissent
40:44à du géopolitique
40:45à très très court terme,
40:47l'oublient très rapidement,
40:48un missile qui passe
40:49au-dessus de la Corée
40:50ou du Japon,
40:52c'est un événement géopolitique,
40:54mais ça a peu d'impact
40:55sur les actions.
40:56En revanche,
40:57dès lors que ça va toucher
40:58au prix du pétrole
40:59ou au prix du gaz,
41:00pensez à l'Ukraine
41:01et à d'autres événements,
41:02à la hausse,
41:02je parle,
41:03là, ça peut avoir
41:03des effets plus marqués
41:04sur les marchés.
41:05Justement,
41:06si je suis ce que vous nous dites,
41:07le fait que les Etats-Unis
41:10soient intervenus au Venezuela,
41:11que les Etats-Unis
41:12laissent entendre
41:14qu'ils pourraient intervenir
41:15en Uron,
41:15on parle de deux pays
41:16qui sont membres de l'OPEP,
41:18pas de réaction majeure,
41:19que ce soit sur les cours du pétrole
41:20ou sur les marchés actions.
41:23Finalement,
41:23là,
41:24on parle d'énergie,
41:26mais ce n'est pas suffisant
41:27pour remettre en cause
41:27un scénario.
41:28Est-ce que les marchés
41:29ne sous-estiment pas
41:30un peu le risque ?
41:31Non,
41:31je ne crois pas,
41:32parce que d'abord,
41:33sur le Venezuela,
41:34il y a deux marchés,
41:36deux viviers
41:37ou deux réserves de pétrole
41:38qui sont très différentes.
41:39Le Venezuela,
41:40il va falloir quand même
41:41exploiter,
41:42réinvestir,
41:43ce n'est pas un choc
41:44d'offre immédiat,
41:45il va falloir quand même
41:45que les compagnies américaines
41:47certainement
41:47y aillent,
41:48investissent,
41:49donc c'est un choc
41:49potentiel plus tard.
41:51Pour l'Iran,
41:52on ne sait quand même pas
41:53comment tout ceci va atterrir,
41:54ça peut aller dans les deux sens.
41:56Justement,
41:56les marchés,
41:57normalement,
41:57n'aiment pas l'incertitude,
41:58c'est ça qu'on a du mal
41:59à comprendre.
41:59Mais vous avez le filtre
42:00de l'OPEP derrière,
42:01qui fait que,
42:02en cas de choc du pétrole,
42:04il faudra voir
42:05comment réagit l'OPEP
42:06sur je régule mon offre
42:09ou ma demande.
42:10Par contre,
42:11ce qui fait que ça touche l'or,
42:13c'est quand même
42:14quelque chose de nouveau
42:15qu'on n'observait peut-être pas
42:17il y a plus d'un an,
42:18qui est qu'effectivement
42:19il y avait un peu
42:19de tensions géopolitiques,
42:20il y a un peu d'aversion
42:21au risque sans faire baisser
42:21les marchés,
42:22mais voilà,
42:23pourquoi pas acheter
42:24un peu de dollars,
42:24un peu de trésuries
42:25ou un peu d'or.
42:26Là,
42:26ce n'est plus des achats
42:27trésuries et de dollars.
42:28Et je pense que c'est très lié
42:30justement à la situation géopolitique,
42:31qui n'est pas que celle
42:32de l'administration Trump,
42:34qui est que les Américains
42:35utilisent le dollar
42:36comme une arme
42:37ou un outil géopolitique.
42:38Bien sûr.
42:39Ce qui pousse l'or
42:39depuis un certain nombre d'années,
42:41qui est ce qu'on appelle
42:42en anglais la « weaponization »,
42:44donc le fait qu'on utilise
42:45le dollar comme un instrument
42:46et donc les autres pays
42:48dans leurs réserves
42:49se disent « je vais peut-être
42:50plutôt avoir de l'or
42:51que du dollar,
42:52parce que si j'ai du dollar,
42:53les Américains vont venir
42:53me sanctionner,
42:55vont geler
42:57mes avoirs, etc. »
42:58François Rimeux,
42:59nouveau record d'ailleurs
43:00sur l'or et l'argent
43:02cette nuit.
43:03Si on regarde le palladium
43:05ou le platine,
43:05c'est proche
43:06de ces nouveaux records aussi.
43:07L'or,
43:08il faut le comprendre
43:08effectivement
43:09comme une valeur refuge
43:12d'autres États
43:13dans cette bataille
43:15pour le dollar
43:15ou comme un indicateur
43:16de risque d'incertitude
43:18des investisseurs
43:19sur les marchés ?
43:20On pourrait même pousser
43:21la logique plus loin,
43:21le cuivre,
43:22l'aluminium,
43:23etc.
43:24Ça touche aussi
43:24les métaux industriels
43:25et donc il y a évidemment
43:27un contexte géopolitique
43:28qui est très lourd.
43:29Il y a une lutte
43:30entre les États-Unis
43:31et d'autres gros blocs,
43:32principalement la Chine,
43:33de ce côté-là.
43:35Et effectivement,
43:36les États-Unis,
43:37se servant du dollar
43:38de manière historique
43:39et récemment
43:40que comme du dame,
43:41il est logique
43:42que les autres pays
43:43se détournent du dollar
43:45pour aller vers l'or.
43:46Après,
43:46il y a d'autres dynamiques
43:47qui poussent leur la hausse.
43:49Le fait que les déficits
43:50budgétaires et fiscaux
43:50sont gigantesques
43:51depuis X années,
43:52ça a tendance
43:54à augmenter
43:55cette espèce
43:55de débaissement
43:56des monnaies
43:56et donc de pousser
43:58l'or à la hausse.
43:59Donc,
44:00il y a différents drivers
44:01qui font que l'or
44:02qui en plus était
44:03sur des ratios
44:05de valorisation
44:06extrêmement bas
44:07il y a encore
44:07deux ou trois ans,
44:08aujourd'hui,
44:09a une espèce
44:10de momentum
44:10qui est extrêmement fort.
44:12Et quand on regarde
44:12les statistiques
44:13de réserve
44:13de banques centrales
44:14sur l'or,
44:15finalement,
44:15historiquement,
44:15on n'est pas très élevé.
44:16On a été dans le passé
44:17plus élevé que ça.
44:19Alors même que les banques centrales
44:20continuent à acheter
44:20massivement de l'or
44:21mais si on se place
44:22il y a 20, 30, 40 ans,
44:24on était sur des ratios
44:25des tensions d'or
44:26en pourcentage
44:27des réserves de change
44:28qui étaient plus élevées
44:29que ce qu'on a aujourd'hui.
44:29Donc, ça peut se poursuivre.
44:31Et ça peut se poursuivre aussi
44:32sur tout ce qui est minière
44:33qui aujourd'hui
44:34ne reflète pas
44:35un cours de l'or
44:36qui est aujourd'hui
44:38très très fort.
44:39Ça doit être intégré
44:39dans une stratégie
44:40d'investissement aujourd'hui,
44:41l'investissement en or ?
44:43Et ce qui pose
44:43des problèmes souvent
44:44pour les gestions européennes
44:46parce que l'or,
44:46ce n'est pas un actif physique
44:47facile à détenir
44:48en direct
44:50pour plein de raisons
44:51réglementaires
44:51mais ce n'est pas toujours évident
44:52et donc de trouver
44:54des proxys autour de ça
44:55pour investir.
44:57Effectivement,
44:57les minières sont sans doute
44:58même si ce n'est pas
44:59un proxy parfait
44:59mais sans doute
45:01le moyen le plus facile
45:02d'être investi
45:04sur cette classe d'actifs
45:05et c'est cette thématique
45:06sans être physiquement sur l'or.
45:08Et ça, ça vaut
45:08pour les autres matières premières aussi
45:10ou là c'est spécifique ?
45:11Non, ça vaut sur les autres
45:12matières premières,
45:12ça vaut sur les cup préférenaires,
45:14ça vaut sur tous les minières
45:16or et argent,
45:16ça va souvent ensemble en plus.
45:17Donc, c'est la même chose,
45:19la même thématique.
45:20Un mot peut-être
45:21de ce qui se passe
45:22aux Etats-Unis.
45:24Deux questions dans l'une,
45:25Christophe Boucher,
45:26deux questions différentes.
45:28On peut commencer
45:29par cette course sur prévain
45:31qui doit s'exprimer
45:32sur la constitutionnalité
45:33ou non des droits de douane
45:34mis en place par Donald Trump.
45:35On a vu Donald Trump
45:36cette nuit,
45:37je ne sais pas si on peut aller
45:38jusqu'à dire paniquer,
45:38mais en tout cas dire
45:39qu'il y avait quelques inquiétudes
45:41sur la capacité
45:41du gouvernement américain
45:43à rembourser
45:43les droits de douane perçus
45:44si jamais ça venait
45:45à être remis en cause.
45:47J'entends quand même
45:49depuis le début de la semaine
45:50un certain nombre
45:50d'analystes
45:52ou de spécialistes des marchés
45:53dire que les droits de douane
45:54c'était le sujet de 2025,
45:55ce n'est plus un sujet pour 2026.
45:56Est-ce que là,
45:56ça peut redevenir un sujet
45:58pour 2026 ?
45:58C'est exactement
45:59ce que j'allais vous dire.
46:01Cette histoire des droits de douane
46:02et de Liberation Day
46:03c'était quand même
46:03le début de l'année 2025.
46:07Parce qu'assez rapidement
46:08et je pense que
46:09la plupart des économistes
46:10alors nous on le voyait
46:11sans prétention
46:12mais on le voyait
46:13que ce n'était quand même
46:14pas si important que ça.
46:15Le marché réagissait
46:16très durement
46:16il y a un an,
46:17un peu moins d'un an.
46:19Mais quand même
46:19peut-être ce qui est
46:20le moins dit
46:21sur ces droits de douane
46:22c'est que les économies
46:24américaines, européennes
46:25sont relativement fermées
46:26en fait.
46:2650% du PIB américain
46:29c'est de la conso de service.
46:31Les droits de douane
46:31ne s'appliquent pas à ça.
46:32Donc juste pour donner
46:33un argument
46:34au-delà de tous les autres
46:35le contournement,
46:37le front-running
46:38des entreprises, etc.
46:40Donc pour moi
46:41ce n'est plus vraiment
46:43un événement de marché.
46:44Alors bien sûr
46:45on verra comment Trump
46:46se débrouille
46:46mais il arrivera toujours
46:47à retomber je pense.
46:48Que ce soit validé
46:49que ce soit non validé
46:50ça n'est pas un événement de marché.
46:51Pour moi ce n'est pas
46:52un événement de marché.
46:53C'est un événement politique
46:55potentiellement.
46:56l'enjeu que je vois
46:58surtout derrière
46:59ce qui m'a le plus intéressé
47:00derrière Liberation Day
47:01alors je ne parle pas
47:03des premiers jours
47:04ou de l'annonce
47:04où tout le monde
47:05est en stress bien sûr
47:06mais quelques semaines plus tard
47:08voire quelques mois plus tard
47:09ce qui est assez intéressant
47:10qui pour moi qualifie bien
47:12ce cycle américain
47:13c'est que les entreprises
47:14américaines
47:15qui n'étaient pas
47:16confrontées à ces droits de douane
47:18qui n'apportaient pas
47:19de marchandises
47:19ont aussi augmenté leur prix.
47:22D'accord.
47:22Il y a eu un effet opportunité
47:24absolument
47:24un opportuniste
47:26même
47:26incroyable
47:27et qui reflète
47:28un pricing power
47:29nouveau des entreprises mondiales
47:31aujourd'hui
47:31américaines en particulier
47:33c'est que la hausse des prix
47:34n'est plus taboue
47:34pour préserver les marges
47:35et pour moi
47:36c'est la caractéristique
47:37de cette phase
47:38d'expansion post-Covid
47:39c'est les marges
47:41les marges sont historiquement
47:42très élevées
47:43elles résistent
47:43et le marché
47:45action est tirée
47:46par ces marges
47:46qui sont maintenues
47:48il y a un choc
47:48c'est pas grave
47:49j'augmente mes prix
47:50les salaires sont élevés
47:51c'est pas grave
47:51j'augmente mes prix
47:52et je crois que c'est
47:53la résilience
47:54de ce cycle là
47:56et donc les résultats
47:57des entreprises
47:57pour moi
47:58vont compter énormément
47:59même s'il n'y aura probablement
48:00pas beaucoup de surprises.
48:01François Rimeux
48:02c'est intéressant
48:02ce pricing power
48:03des entreprises
48:04quoi qu'il arrive
48:05je n'ose pas
48:06le quoi qu'il en coûte
48:07mais quoi qu'il arrive
48:08on le voit
48:09et c'est notamment
48:11grâce
48:11à l'incertitude ambiante
48:13finalement qu'il y a eu
48:14avec le Covid
48:15ou les droits de douane
48:15plus récemment
48:16c'est surtout grâce
48:18aux chèques gigantesques
48:19qui ont été donnés
48:20aux ménages
48:20et aux déficits budgétaires
48:21qui peuvent payer
48:22de l'autre côté
48:22qui en face
48:23permet aux consommateurs
48:24de continuer à payer
48:26et aussi grâce
48:27aux gains de productivité
48:28qui sont constatés
48:28dans l'économie américaine
48:29mais oui on constate
48:30des marges
48:31très très importantes
48:31historiquement
48:32elles sont quasiment
48:32plus over
48:33les marges aux Etats-Unis
48:34est-ce qu'elles peuvent
48:35encore monter
48:36c'est une bonne question
48:36mais si on continue
48:38à faire du déficit budgétaire
48:40autant que ça
48:41c'est à dire
48:416, 7, 8% par an
48:43il faut voir
48:43ce qu'on anticipe
48:44sur 2026, 2027
48:46aux Etats-Unis
48:46on ne sait pas encore
48:47ce qu'il sera
48:48des dividendes chèques
48:50qui sont promis par Trump
48:51on ne sait pas encore
48:52exactement
48:53comment évoluera
48:53le budget militaire
48:55qui est censé
48:55augmenter 50%
48:56enfin bref
48:58on voit bien
48:59que la dynamique
48:59est toujours la même
49:00et donc si on reste
49:01dans cette même dynamique
49:02il n'y a pas de raison
49:03que le marché
49:04ne reste pas lui-même
49:04dans la même dynamique
49:05c'est à dire
49:05une inflation
49:06qui sera sans doute
49:07difficile de faire revenir
49:08sous la bande des 2%
49:09des résultats
49:10des entreprises toujours fort
49:11parce que marge élevé
49:12parce que consommation
49:13qui tient
49:13parce que chèque distribué
49:15etc etc
49:15c'est exactement
49:16le scénario
49:17que l'on a depuis
49:182 ans en fait
49:193 ans
49:19et ça ça va continuer
49:21logiquement
49:22tant que quelque chose
49:23ne casse pas quelque part
49:24ça veut dire quoi
49:25qu'on va être particulièrement
49:26regardant sur cette saison
49:27des résultats
49:28vis-à-vis de la capacité
49:29des entreprises
49:29à préserver
49:30augmenter leur marge
49:31oui
49:31comme à chaque saison
49:33des résultats
49:33et il n'y a pas
49:34énormément de surprises
49:36à avoir a priori
49:37les ajustements
49:38ils sont faits
49:38pré-résultats
49:39aux Etats-Unis
49:40c'est très bien construit
49:41on revoit la baisse
49:42avant les résultats
49:43pendant la séance
49:44on surprend à la hausse
49:45on a toujours
49:46les mêmes ratios
49:46de surprises positives
49:47ça plaît toujours au marché
49:49d'accord
49:49c'est un jeu
49:50qu'on a joué
49:50mille fois
49:51voilà
49:52ça va encore fonctionner
49:53oui mais qui s'ouvre quand même
49:54aujourd'hui
49:54qui va avoir une incidence
49:55sur le marché
49:56avec quand même aussi
49:57un Donald Trump
49:58assez prolifique
49:58sur ses réseaux sociaux
49:59et qui peut du jour au lendemain
50:00décider qu'on bloque
50:02les rendements
50:02sur les cartes de crédit
50:03ou qu'on interdit
50:04à des entreprises
50:05entre annoncer
50:07et en faire une loi
50:08il y a une petite différence
50:09bien sûr
50:09mais les marchés réagissent
50:10oui
50:12à ce que les marchés
50:13ne vont pas oublier
50:13dans 15 jours ou 3 semaines
50:14c'est une autre question
50:15effectivement
50:16on a vu le secteur bancaire
50:17baisser un peu
50:18suite aux annonces
50:19sur les cartes de crédit
50:20qui aussi en même temps
50:22avec les chiffres de JP
50:23qui étaient un peu sous les attentes
50:25donc il faut voir
50:26quel est l'impact
50:26de l'un ou l'autre
50:27on verra ce qu'il en est
50:29dans 15 jours ou 3 semaines
50:30le nombre de tweets
50:31de Trump
50:32qui n'ont pas été suivis
50:33d'effet derrière
50:33en termes de loi
50:34ou de décret
50:35c'est assez important
50:36quid des 200 milliards
50:37sur les mortgages
50:38quid
50:39on peut le faire
50:40sur tout ce qui est annoncé
50:41jour après jour
50:42de la part de Trump
50:43quid du Groen
50:44bref
50:45ça ne s'arrête pas
50:46si on passe en temps à ça
50:48si je vous suis
50:49ça veut dire que
50:49la saison des résultats
50:50on a déjà les éléments
50:51aujourd'hui
50:52ça va être un soutien
50:53du marché
50:53c'est historiquement
50:55un soutien au marché
50:56les périodes
50:57d'annonces de résultats
50:58sont historiquement
50:59meilleures que les périodes
51:00qui ne sont pas
51:01celles d'annonces de résultats
51:02donc c'est historiquement
51:03un soutien
51:03c'est pas le seul facteur
51:04à prendre en compte
51:05évidemment
51:05mais c'est historiquement
51:06un soutien au marché
51:07absolument
51:08Christophe Boucher
51:09prend un peu de recul
51:10vis-à-vis des annonces
51:11de Donald Trump
51:12c'est ce qu'il faut
51:13avoir en tête aussi
51:15c'est vrai que
51:15en fait
51:16il y a quand même eu
51:17un petit changement
51:18en ce début d'année
51:18c'est que Donald Trump
51:19a toujours beaucoup communiqué
51:20il a toujours dit
51:21beaucoup de choses
51:22mais on a vu
51:22qu'il communiquait aussi
51:24beaucoup sur l'épisode
51:25Venezuela
51:25en disant
51:25maintenant je dis
51:26ce que je fais
51:27je fais ce que je dis
51:28et je dis ce que je fais
51:29est-ce que cette nature
51:30a changé un petit peu
51:31la manière dont on apprécie
51:32des tweets
51:33qui ont une incidence directe
51:35sur un secteur d'activité
51:36aux Etats-Unis
51:36oui alors il y a même
51:37un exercice
51:38alors les ignorer
51:38prendre du recul
51:39c'est une chose
51:40mais certains se sont prêtés
51:43un exercice
51:43qui était de se positionner
51:45sur les annonces de Trump
51:46l'année dernière
51:46sur les marchés de paris
51:48en ligne aux Etats-Unis
51:49d'accord
51:50et en fait de shorter
51:51les annonces
51:52était gagnant
51:53enfin globalement
51:54d'accord
51:55de parier sur l'inverse
51:56sur le tako trade
51:57ça marchait
51:58et d'ailleurs pour le Venezuela
51:59si vous notez bien
52:00il n'a rien annoncé
52:01à l'avance
52:02probablement pour
52:03pour préserver
52:04l'opération militaire
52:05mais rien n'était
52:05annoncé vraiment à l'avance
52:07ils opèrent
52:08et puis après ils parlent
52:09donc là c'est peut-être
52:10le seul cas sérieux
52:11où il y a quelque chose
52:12qui se passe
52:12mais là ils n'avaient pas
52:13communiqué en amont
52:14donc c'est pour ça
52:14effectivement
52:15on est tout à fait sceptique
52:16de toutes les annonces
52:17qui sont faites
52:18attendons de voir
52:19comment tout ça
52:20va être pris en compte
52:21comment tout ça
52:22va être contredit
52:22comment les institutions
52:23vont marcher
52:24et presque à chaque fois
52:28c'est l'inverse
52:28qui s'est produit
52:29honnêtement
52:30donc relativement serein
52:34aux relativement
52:35annonces de Trump
52:36et puis il y a un garde-fou
52:38sur les annonces de Trump
52:40quelles qu'elles soient
52:41sur l'indépendance
52:41de la fête
52:42ou autre chose
52:42notamment sur les négociations
52:46commerciales aussi
52:47l'année dernière
52:47c'est les taux longs
52:49dès lors que les taux longs
52:50se tendent
52:50Trump et ses conseillers
52:53disent bon là
52:54on arrête de jouer
52:54à communiquer
52:55on revient à la normale
52:57parce que c'est ce qu'il y a
52:58de plus dangereux
52:58avec un gouvernement
52:59qui veut faire beaucoup de
53:00ou une administration
53:01qui veut faire beaucoup
53:02de dettes publiques
53:03on ne touche pas aux taux longs
53:04parce que sinon
53:05là c'est le cocktail explosif
53:07ce que vous
53:08donc c'est les taux longs
53:09le juge de paix
53:10finalement c'est ça
53:10que vous regardez
53:11c'est absolument ça
53:12très rapidement
53:12sur le temps qui nous reste
53:13est-ce que vous regardez
53:14vous dans le marché
53:14à l'heure actuelle
53:15on a parlé de la saison
53:15des résultats
53:16qu'est-ce que vous regardez
53:16vous
53:17ce qui nous intéresse
53:17c'est la dynamique
53:18de la conso aux Etats-Unis
53:20aujourd'hui on va voir
53:21les ventes au détail
53:22et puis du PPI
53:24donc la dynamique
53:24d'inflation aussi
53:25parce que jusqu'ici
53:26la consommation
53:27avait été tirée
53:28donc c'est 70-80%
53:30du PIB américain
53:31donc c'est une grosse partie
53:32de l'économie mondiale
53:33la conso américaine
53:34et jusqu'ici
53:35ça a été tiré
53:35surtout par les ménages
53:36les plus riches
53:37et beaucoup d'entreprises
53:38lors de la dernière
53:38saison de résultats
53:39nous avaient dit
53:39on voit nos consommateurs
53:41premium fortement consommés
53:42mais la classe moyenne inférieure
53:45au contraire
53:45en train de réduire
53:46sa consommation
53:47donc on essaye de voir
53:49ce qui se passe
53:49à l'intérieur du marché américain
53:50François Rimeux
53:51pareil en quelques secondes
53:52qu'est-ce que vous regardez
53:53vous dans le marché
53:53qu'on n'aurait pas évoqué
53:54aujourd'hui ?
53:55Quoi qu'il se passe
53:55qu'il vienne changer
53:56la narrative
53:58et le momentum du marché
53:59aujourd'hui on n'a pas
54:00d'éléments de ce type là
54:00mais on pourrait avoir
54:02quelque chose
54:02et ça vient rarement
54:03de ce que l'on pressent
54:05ou ce que l'on estime
54:07être important à l'instant T
54:08ce qui vient changer
54:09la narrative
54:10c'est autre chose
54:10alors ça peut être
54:11n'importe quoi
54:11une défaite politique
54:12à un moment
54:13où on ne voit pas
54:14un mouvement
54:17sur les matières premières
54:18qu'on ne voit pas
54:18mais je dis donc
54:19que le pétrole va 80 demain
54:20par exemple
54:21est-ce que c'est exactement
54:21le même film ?
54:22Pas forcément
54:22donc ce type d'événement là
54:24c'est évidemment
54:26quel que soit l'incertitude
54:27géopolitique aujourd'hui
54:28si ça reste dans le scénario
54:29du marché
54:29si je comprends bien
54:30c'est pas si grave
54:31ouais mais l'Iran
54:33ça peut être un sujet
54:34c'est 5 millions de barils
54:36c'est pas zéro
54:36merci à tous les deux
54:38merci François Rimeux
54:38stratégiste senior
54:39chez Crédit Minuel
54:40Asset Management
54:41merci Christophe Boucher
54:42directeur des investissements
54:43chez ABN Amro
54:45on est sur un CAC 40
54:46qui est en progression
54:47de 0,53%
54:48à 8 391 points
54:50après avoir touché
54:51un plus haut
54:51aujourd'hui
54:53un nouveau record
54:53aujourd'hui
54:54dans quelques instants
54:54vous retrouverez
54:55les experts
54:56avec Raphaël Legendre
54:57Raphaël Legendre
54:58qui nous a rejoint
54:58sur le plateau de BFM Business
54:59bonjour Raphaël
55:00bonjour Nicolas
55:01au menu des experts
55:02aujourd'hui
55:02au menu des experts
55:03aujourd'hui
55:03la France est-elle prête
55:05au grand vieillissement
55:06on a eu les chiffres
55:07de l'INSEE
55:07sur la démographie
55:08qui sont tombés hier
55:10quelle piste
55:11pour relever
55:12le choc démographique
55:13ce sera le premier thème
55:14de mes experts
55:15on reviendra
55:15sur les perspectives
55:16de l'emploi
55:17en 2026
55:18à quoi faut-il s'attendre
55:19et puis on va parler
55:20beaucoup d'Europe
55:21aujourd'hui
55:21le réveil européen
55:23est-il prévu en 2026
55:24beaucoup de textes
55:25sont en préparation
55:27au sein de la commission européenne
55:28pour répondre
55:29à la guerre commerciale
55:31aux attaques de la Chine
55:32des Etats-Unis
55:33alors coup de com'
55:34ou coup de semence
55:34on aura la réponse
55:36tout à l'heure
55:36voilà restez sur BFM Business
55:38dans un instant
55:38les experts
55:39et quant à nous
55:39on se retrouve
55:40demain à 9h
55:41en direct
55:42dans Good Morning Market
55:42Good Morning Market
55:45sur BFM Business
55:47Sous-titrage Société Radio-Canada
55:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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