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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.
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00:0018h30, face à l'info, ravie de vous retrouver ce soir.
00:03Au sommaire, trouver un logement est devenu un parcours du combattant pour beaucoup de Français.
00:09Simplement, avoir un toit sur la tête.
00:12Marine Le Pen, sur la route de la présidentielle, propose de donner la priorité aux Français dans le logement social.
00:18La gauche dénonce une mesure indiscriminatoire.
00:21La nationalité doit-elle encore donner des droits particuliers ?
00:25L'édito de Mathieu Bocoté dans un instant.
00:28La préférence nationale, une exception ? Pas vraiment.
00:31En Suisse, au Canada, on protège d'abord l'emploi.
00:34En Australie, des nouveaux résidents étrangers doivent attendre avant de toucher des aides.
00:39Dans le golfe, des métiers sont strictement réservés aux nationaux.
00:43Partout, la même logique, mais avec des curseurs différents.
00:47L'emploi, les aides ou le logement.
00:49L'analyse de Michel Fayad à 18h30.
00:52Marine Le Pen, Éric Zemmour, deux rentrées, deux sages, deux ambiances, mais une même bataille.
00:58Celle de la France de 2027.
01:00Marine Le Pen lance sa campagne à Hénabomont avec la priorité nationale et le logement.
01:06Éric Zemmour devant près de 2000 sympathisants à Port-Marly.
01:10Par l'immigration, intelligence artificielle ou encore civilisation.
01:14Deux stratégies.
01:15Mais qui imposera sa vision de la France en 2027 ?
01:18Le regard de Marc Menant.
01:20Les retraités ont-ils bon dos ?
01:22Ils ont travaillé toute une vie, cotisé, souvent économisé pour aider leurs enfants.
01:27Et aujourd'hui, certains retraités ont le sentiment qu'on leur présente l'addition.
01:306 milliards d'économies sont recherchées sur les retraites.
01:34Alors, les boomers sont-ils vraiment des privilégiés ?
01:36Sont-ils les boucs émissaires bien pratiques de nos déficits ?
01:40L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:43Quand le gouvernement cherche des milliards du côté des retraites,
01:46certains, eux, cherchent simplement à boucler leur fin de mois.
01:49Dans la pièce de théâtre « Tu te laisses aller » qui se joue en ce moment même à la
01:54grande comédie à Paris,
01:55un couple de retraités accueille une jeune étudiante pour arrondir sa pension notamment.
02:00Et ça déménage.
02:01Une comédie drôle, générationnelle et surtout terriblement d'actualité.
02:06Les comédiens sont avec nous ce soir dans Face à l'Info.
02:09C'est parti pour l'émission.
02:10Sous-titrage Société Radio-Canada
02:40Pour moi, il peut aller mieux ?
02:41Ça va très bien, ça va très bien.
02:44Et Gabriel Cluzel, elle pète la foi.
02:45Exact.
02:46Bien, alors.
02:48D'abord, quand le gouvernement cherche des milliards du côté des retraités,
02:54certains, eux, cherchent simplement à boucler leur fin de mois.
02:58Dans la pièce de théâtre « Tu te laisses aller » qui se joue en ce moment même, je vous
03:02le disais,
03:03à la grande comédie à Paris, j'ai éclaté de rire du début à la fin,
03:07un couple de retraités accueille une jeune étudiante pour arrondir sa pension et sa déménage.
03:14Une comédie drôle, je vous le disais, générationnelle, intergénérationnelle et surtout terriblement d'actualité.
03:21Et les comédiens sont avec nous ce soir dans Face à l'Info.
03:25Ah, ma petite Tabata, on est content de t'héberger pendant sept mois.
03:30Vraiment, c'est un plaisir, tu fais comme chez toi.
03:32Merci à vous pour la loque pas chère.
03:33En plus, j'adore ma chambre.
03:35Et qu'est-ce que tu fais comme étude, Toshiba ?
03:39Tabata !
03:39Et puis, je suis à l'école Alain Ducasse, spécialité pâtisserie.
03:42Oh, ben disons, j'aime bien les gâteaux, moi, comme tu peux voir.
03:45Donc, tu vas devenir pâtissière.
03:47Ben ouais, c'est ça.
03:48Moi, j'adorerais travailler dans un palace ou alors partir au Canada pour ouvrir ma pâtisserie là-bas.
03:52Ah, le Canada.
03:54Vous n'aimez pas le Canada ?
03:55Ben, il nous a volé notre fils, le Canada.
03:5715 ans qu'il est parti, il n'est jamais revenu.
03:59On a même un petit fils de 5 ans qu'on n'a jamais vu.
04:01Qu'est-ce que tu veux ? C'est comme ça, puis c'est pas autrement.
04:04Mais c'est triste. Et pourquoi vous y allez pas, vous ?
04:06On voulait prendre un avion, puis tout.
04:07Il pouvait nous recevoir qu'une matinée dans la semaine.
04:09Avec Michel, on s'est résigné.
04:10La dernière fois qu'on a vu le petit, il parlait à peine.
04:12Évidemment, c'était l'échographie.
04:15Bon, ben, en tout cas, moi, je suis ravie d'être ici chez vous.
04:18Ça tombe bien, j'adore les vieux.
04:19Ah, ben, tu vas bien t'entendre avec Michel, alors.
04:21Tu es.
04:23Ben oui, j'ai pas connu mes grands-parents, alors j'adore discuter avec les personnes âgées.
04:27Ah, ben, tu verras.
04:27Michel, il discute bien quand son dentier n'est pas dans le verre.
04:30On lui est haut, ça, oui.
04:31Bon, mais alors, et puis, et ton dentier n'est pas dans le verre,
04:34dont il n'est pas dans le verre, je suis pas si vieux que ça, quand même.
04:37Bon, on va peut-être mettre la télé ?
04:38Ah, oui, parce que je crois que c'est l'heure de Christine Kelly.
04:42La jolie Christine Kelly.
04:43En plus, j'ai mis mon gilet neuf dans ta terra d'année en direct.
04:46J'étais joli, moi aussi.
04:46J'ai comme été deuxième dauphine de l'élection Miss Camping à la Grande Motte en 73.
04:51Eh ben, aujourd'hui, ce serait la grosse motte.
04:54Oh, ben, tu dis ça.
04:55Je plais maintenant.
04:56Je plais encore, dans le jardin, quand je travaille.
04:58Eh ben, le voisin, il me regarde encore, M. Dumont.
05:00Ben, évidemment, il est brocanteur.
05:02Enfin.
05:03Ben, t'as même pas vu que je m'étais fait faire un gommage.
05:06Pourquoi faire ?
05:07Et puis, c'est raté, ton gommage, on te voit encore.
05:10Eh ben, bonjour l'ambiance.
05:12Vous avez peut-être oublié, mais c'est chouette, l'amour.
05:14Oui, oui, l'amour.
05:15Au début.
05:16Au début.
05:16L'amour, l'amour, c'est comme une bagnole neuve.
05:19Elle roule et personne ne se demande ni pourquoi, ni comment.
05:21Elle roule.
05:22Elle roule, quoi.
05:23Puis alors, passer les cent mille, ça se fait déconner.
05:28Ça cale.
05:29Ça fuit.
05:31Ça reste au point mort, le plus souvent.
05:33Je crois que tu passes le contrôle technique, toi ?
05:35Tu côtes plus à l'argus, mon vieux.
05:37Et toi, t'es bonne pour la carse.
05:38Eh ben, tant mieux.
05:40Oh, mais stop.
05:41Non, mais vous êtes un stupé, en fait.
05:42Non, mais vous êtes en train de me cringe, là, avec vos dramas.
05:44Vous voulez pas être un peu chill ?
05:46Quoi ?
05:47Elle parle en quelle langue, la petite, j'ai pas compris.
05:48Je sais pas, je crois qu'il va falloir acheter un traducteur, maintenant.
05:52Tu te laisses aller, se joue à la grande comédie à Paris.
05:56Un couple de retraités qui accueillent une jeune étudiante pour arrondir sa pension.
06:00Ah, pardon, je crois que j'y suis allée, mais on n'en a que moi, dans la salle.
06:02Je récoulais du début à la fin.
06:04C'était incroyable.
06:05Les trois comédiens sont Cédric Claudic, Jeanne Brun et Fabrice Blain.
06:10Merci infiniment.
06:11Fabrice Blain, rejoignez-nous si vous voulez bien.
06:13La pièce est écrite par vous et également par Christelle Rizzuto.
06:17Rejoignez-nous également, qui signe aussi la mise en scène.
06:20Question, aujourd'hui, vieillir, ça coûte trop cher.
06:23On le disait un peu que c'est d'actualité.
06:25Quel message vous avez eu envie de faire passer à travers cette pièce ?
06:29Christelle Rizzuto, je commence par vous.
06:31Eh bien, en fait, on s'est dit que ça peut être l'occasion de proposer aux personnes âgées et
06:38à la jeunesse ce système de cohabitation.
06:42Ça peut être une solution de nos jours.
06:45Je crois que ça se fait.
06:46Je crois qu'il y a des sites, mais ce serait bien que ça se développe.
06:50Donc, fiction, réalité, pour vous ?
06:52Un peu les deux.
06:53On a entendu parler de ça.
06:55Alors, on s'est dit qu'il y a quelque chose à faire sur le mélange des générations.
06:58Il y a la solitude des personnes âgées.
06:59Et puis, les jeunes qui sont un peu aussi en solitude aussi.
07:03Oui, qui sont aussi en solitude.
07:05Et j'aime bien parce qu'entre jeunes et retraités, qui comprend encore qui ?
07:08Alors, ça fait beaucoup rigoler.
07:09Ça fait beaucoup rigoler, Marc-en-Anne.
07:10Marc-en-Anne, vous qui aimez le théâtre et tout.
07:13Non, mais c'est intéressant de voir le fossé aussi du langage, la discussion, les mots.
07:18Eh oui, c'est marrant à apprendre, d'ailleurs.
07:19Eh bien, cette cohabitation, en plus, permet aux personnes âgées de transmettre et aux jeunes, effectivement, de transmettre, eux aussi,
07:28leur nouveau langage, leurs habitudes.
07:30Et c'est un échange, un partage.
07:33C'est que du positif, en fait.
07:34Oui, c'est ça.
07:35Et en plus, souvent, on oppose les générations.
07:37On le voit dans l'actualité avec les retraités, notamment, entre autres.
07:41Et vous, vous réunissez les générations par le rire.
07:44Oui, oui, le rire, c'est déjà une très bonne chose pour ça.
07:47Et c'est vrai qu'on sent quelque chose un peu, on sent un conflit en ce moment un peu
07:50entre les jeunes et les vieux.
07:51Et ça serait bien que ça se résolve, parce qu'on sent que c'est un peu tendu.
07:54Les jeunes en veulent un peu aux vieux, d'avoir tout eu.
07:57Et puis, voilà, on pense qu'avec de l'humour, ça peut un peu s'arranger.
08:01D'ailleurs, la plaise, elle plaît beaucoup aux jeunes et aux moins jeunes.
08:04Et Christelle Résuto, justement, c'est un peu cette pièce-là qui peut réconcilier les générations, selon vous.
08:11Alors, on parlait du rire.
08:12Le rire, c'est un ciment, ça permet de souder, c'est un pansement aussi, ça permet de réparer.
08:19Et effectivement, ça permet de résoudre certains problèmes.
08:24Donc, effectivement, je pense que les jeunes, actuellement, on en entend, parce qu'on travaille beaucoup avec des jeunes,
08:31critiquent les vieilles générations, des fois, en disant, ah oui, mais ils ont un peu tout gaspillé, c'est de
08:37leur faute.
08:37Nous, on n'arrive pas à être primo-accédant, par exemple.
08:40À 25 ans, ils n'arrivent pas.
08:42Et du coup, ça peut être des solutions de céder entre générations.
08:46En tout cas, Gabriel Cluzel a un formidable édito à nous faire dans la deuxième partie.
08:50Et Marc Menon, comme je vois, qui trépine de patience de poser peut-être une petite question en parlant de
08:55génération.
08:55C'est-à-dire que moi, je suis jeune.
08:59Je suis jeune.
09:00Est-ce que vous pensez que je peux trouver des vieux qui m'accueilleraient ?
09:04Il va falloir toquer à la bonne porte.
09:07Non, mais ce qui est extraordinaire, c'est dans l'échange que vous avez là, on voit tout de suite
09:12quand même ce fossé qui existe entre les uns et les autres.
09:18Il y a un désir de rencontre.
09:19Mais à la fin, ça va demander un sacré effort pour rentrer en harmonie quand même.
09:23Oui, parce qu'en plus, c'est un couple qui se chamaille beaucoup.
09:25Donc, la petite va vraiment les rabibocher réellement.
09:29Donc, c'est une jolie histoire.
09:31Fabrice Blin, merci infiniment.
09:33Montrez-moi, mettez juste la pantoufle sur la table.
09:35Elle est tellement jolie.
09:36Elle me plaît.
09:38Elle est exceptionnelle.
09:41Merci infiniment Fabrice Blin.
09:43Merci beaucoup Christelle Résuto d'avoir été avec nous.
09:46Donc, tu te laisses aller qui se joue à la grande comédie à Paris.
09:50Encore, bravo.
09:50C'est très important pour nous de valoriser le théâtre vivant à l'heure où tout le monde est au
09:55numérique.
09:56Vive le théâtre.
09:56Vive le théâtre.
09:57Pendant que Michel Fayad s'installe, je vous propose d'aller en Espagne.
10:00Pourquoi ?
10:01Puisque la presse espagnole annonce que 20 000 migrants restent encore à Ciutat.
10:08Le quotidien des habitants est marqué par une hausse spectaculaire de l'insécurité.
10:14Selon notre envoyé spécial sur place, nous en avons déjà beaucoup parlé sur CNews.
10:19Mais un autre facteur inquiète, et on vous l'apprend ce soir, la situation sanitaire qui se dégrade
10:25avec l'apparition de maladies contagieuses que nous pensions pourtant éradiquer.
10:30On fait le point avec Nicolas Salvador sur place.
10:32Dites-nous tout.
10:33Comment ça se passe concrètement ?
10:34Oui, chère Christine.
10:35Bonsoir.
10:36Effectivement, une liste de maladies qui fait peur.
10:38Quand on entend les mots de Galles, un pétigo, de tuberculose qui feront leur retour sur l'enclavie de Ceuta.
10:46Également, les médecins parlent de rougeole, de varicelle, de pneumonie à répétition.
10:50Alors, ce qui fait peur au-delà des maladies, c'est aussi la situation dans laquelle se trouvent les personnels
10:54sanitaires.
10:55Ils disent qu'ils n'en peuvent plus depuis plus d'un mois.
10:57Ils sont totalement saturés car ils annoncent également qu'il y a une hausse croissante des consommations de cocaïne et
11:04de cannabis
11:04qui se traduit par des hospitalisations avec des personnes en plus, on imagine, qui arrivent sous cocaux, sous cannabis
11:11qui sont très, très difficiles à gérer.
11:13Des victimes de bagarres également.
11:15Il y a de plus en plus de bagarres à l'arme blanche et tous ces gens terminent à l
11:19'hôpital
11:19et les personnels sanitaires n'en peuvent plus.
11:21Et on vous l'annonce, on l'a appris il y a quelques minutes, mercredi soir à 20h,
11:27les militaires qui sont stationnés dans l'enclave de Ceuta appellent à une manifestation.
11:31Eux seront les militaires en tête de la manifestation pour déplorer les conditions d'insécurité
11:36et ils invitent tout le monde à les rejoindre, que ce soit les personnels soignants,
11:40les policiers ou bien encore les gens, les citoyens tout simplement de Ceuta.
11:45Grande manifestation, mercredi à 20h des militaires.
11:48On vous l'annonce ce soir sur CNews.
11:50Merci beaucoup Nicolas Salvador de nous tenir régulièrement informés sur ce qui se passe
11:54puisqu'on a l'impression qu'on donne l'information.
11:56Et puis on oublie complètement.
11:57Merci infiniment pour cette plongée et ces informations régulières sur place.
12:02Michel Fayad, quand on parle de préférences nationales en France,
12:06on a souvent l'impression qu'il s'agit d'une exception.
12:09Quand on regarde ce que font les autres pays,
12:12et puis on a entendu ce qu'a dit Marine Le Pen ce week-end,
12:15a dit comme font les autres pays.
12:16Question, est-ce vraiment le cas ?
12:19Non, mais attention, les autres ne font pas tous la même chose.
12:22Parfois ils protègent d'abord l'emploi, parfois ils font attendre pour une aide,
12:29parfois ils ferment carrément un métier aux étrangers.
12:31Ce n'est pas un seul système, c'est trois curseurs en fait.
12:34D'abord il y a l'emploi, la Suisse pour recruter quelqu'un qui n'est ni suisse ni européen.
12:40L'employeur en Suisse doit démontrer qu'il n'a pas trouvé de candidat approprié
12:44parmi les travailleurs déjà prioritaires en Suisse ou dans l'espace européen.
12:48Savez-vous comment l'administration suisse appelle officiellement ça ?
12:52L'ordre de priorité.
12:54Pas mécanisme inclusif de rééquilibrage dynamique du marché du travail,
12:59ordre de priorité.
13:00Ordre de priorité, mais il n'y a pas national.
13:01Il n'y a pas le mot national.
13:03Mais bon, il est sous-entendu parce qu'il est à la fois pour les Suisses
13:07et pour les membres de cet espace économique européen dont on fait partie.
13:12Et les Suisses économisent même sur les euphémismes.
13:15Ce n'est pas seulement le Suisse avant l'étranger.
13:17Le système protège aussi des étrangers déjà admis sur le marché et les Européens.
13:22Ceux déjà dedans, avant ceux qui arrivent.
13:25Donc reste que le national passe devant celui qui n'est pas encore dans le pays.
13:29C'est ça le principe.
13:30Même logique au Canada.
13:32Pour embaucher temporairement un travailleur étranger,
13:34l'employeur doit souvent obtenir un feu vert de l'État.
13:37Il doit montrer qu'il a d'abord cherché des Canadiens ou des résidents permanents,
13:41des gens qui ont le droit de vivre là-bas, pour de bon, sans être encore citoyen.
13:46On ne demande pas d'où vous venez.
13:47On demande si le pays vous doit déjà quelque chose.
13:50S'il ne vous le doit pas, vous passez derrière.
13:53Aux États-Unis, pour certaines cartes vertes,
13:55l'employeur doit d'abord prouver qu'aucun Américain qualifié n'était disponible.
14:00Protéger d'abord son marché du travail n'est pas une invention française.
14:05Et pour les aides et le logement, comment ça se passe ?
14:08Dites-nous tout, Michel.
14:09Là aussi, on change de curseur.
14:11Ce n'est plus l'emploi, c'est l'ancienneté.
14:13En Australie, un nouveau résident permanent peut attendre jusqu'à 4 ans
14:17avant certaines prestations, notamment JobSeeker,
14:20l'allocation versée notamment aux demandeurs d'emploi.
14:23Vous pouvez être légal sans avoir immédiatement accès à tout.
14:27En France, on inverse souvent la phrase.
14:29Vous avez accès à tout avant même d'être légal.
14:31À Singapour, on va plus loin encore sur le logement
14:34puisqu'on sépare les citoyens, les résidents permanents et les étrangers.
14:40Les droits ne sont pas les mêmes pour chacun d'entre eux.
14:42Pour certains logements neufs subventionnés,
14:44il faut un citoyen dans le ménage.
14:46Des ménages uniquement composés de résidents permanents
14:50attendent parfois 3 ans avant d'acheter sur le marché d'occasion du logement public.
14:55Certains États ne privilégient pas seulement celui qui travaille déjà chez eux,
14:59et privilégient celui qui y appartient durablement.
15:03Puis il y a le troisième curseur, mais là on change de monde,
15:06on va au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite.
15:09Là on ne dit plus chercher d'abord un national,
15:11on dit ce métier est fermé aux étrangers.
15:14Ça s'appelle la saoudisation.
15:16Donc en 2026, Riyad a durci le temps encore.
15:20Oui, ils peuvent dire ça, ce métier est fermé aux étrangers.
15:22Des dizaines de professions administratives,
15:25comme le secrétariat, l'accueil, la traduction,
15:27doivent désormais être occupées uniquement par des Saoudiens,
15:30zéro étranger, c'est parcours sup' avec un passeport.
15:34Le Golfe fait à peu près la même chose,
15:36donc on a émiratisation, humanisation, coétisation.
15:40C'est la même idée, il faut réserver des emplois aux citoyens.
15:44Tout se tient, ça tient parce que le reste du contrat est implacable.
15:48Une immense main-d'oeuvre étrangère, en Arabie Saoudite,
15:51aux Émirats arabes unis, au Qatar,
15:53mais souvent sous contrat temporaire,
15:55et il n'y a jamais un chemin vers la nationalité.
15:58C'est-à-dire que contrairement à la France,
15:59où on vient en France, au bout de 5 ans on devient français,
16:02là-bas vous pouvez rester 50 ans en Arabie,
16:05ou au Qatar, aux Émirats,
16:06vous ne deviendrez jamais de la nationalité de ce pays.
16:09Donc ce n'est pas un argument pour ne rien faire,
16:11c'est un argument pour ne pas comparer
16:13ce qui n'est pas comparable,
16:14puisque justement en France,
16:15on n'a pas le droit du sang,
16:18on a le droit du sol,
16:19et donc on n'a pas ce levier.
16:21En revanche, on a deux autres leviers,
16:23l'emploi et l'ancienneté.
16:26Alors est-ce que tous les pays
16:27vont dans cette direction ?
16:30Non ?
16:30Non, et c'est ce qui rend la comparaison intéressante.
16:33Il y a un cas que personne ne cite.
16:35Le 9 février 2014,
16:37les Suisses ont voté de justesse,
16:39mais par référendum.
16:40Ils ont inscrit dans leur constitution
16:42des contingents d'immigration
16:43et la priorité aux travailleurs du pays.
16:46C'est net, c'est souverain,
16:48c'est constitutionnel,
16:49et cela ne s'appliquera jamais comme prévu,
16:51parce que Berne avait signé avec Bruxelles
16:53un accord de libre circulation,
16:55relié aux autres,
16:56parce que les Suisses appellent
17:01la clause guillotine.
17:02Donc en réalité,
17:04c'est dire que la Suisse a signé
17:05plusieurs accords avec l'Union européenne,
17:07et si jamais il y a un accord
17:08qui n'est pas appliqué,
17:09alors tous les accords avec l'Union européenne sautent.
17:11Ils en ont sept.
17:13Donc il y a cet aspect des choses.
17:16Le marché,
17:17les transports,
17:17la recherche.
17:18Trois ans plus tard,
17:20le Parlement,
17:20donc à...
17:22Trois ans de Parlement plus tard,
17:23il restait l'obligation
17:24d'annoncer certains postes vacants
17:26aux offices de placement
17:27dans les métiers
17:28où le chômage dépasse certains seuils.
17:29Les Suisses appellent ça
17:30la préférence indigène light.
17:33Indigène.
17:33Le peuple avait voté des contingents
17:36et il a obtenu un formulaire.
17:37Le Royaume-Uni, lui,
17:38a choisi autrement.
17:39Avant le Brexit,
17:41un test,
17:41chercher d'abord un travailleur
17:43déjà installé au Royaume-Uni.
17:44Avec le nouveau système,
17:46Londres l'a supprimé.
17:48Trop lent,
17:48le pays qui venait de voter
17:49take back control
17:51a lâché l'outil.
17:52Il y a deux leçons.
17:53Londres a renoncé par efficacité.
17:55Berne n'a pas renoncé,
17:56mais a découvert le prix
17:57de ce qu'elle avait signé.
17:59Et la France,
18:00vous allez me dire,
18:00elle connaît déjà
18:01un test du marché
18:02pour certains recrutements
18:03hors Union Européenne.
18:04Publication 3 semaines
18:05auprès de France Travail
18:07sauf métier en tension.
18:09C'est métier
18:09où l'on manque déjà de bras.
18:11Mais elle a une particularité
18:12que non,
18:13ni l'Arabie Saoudite,
18:14ni l'Australie,
18:15c'est l'Union Européenne.
18:17Libre circulation,
18:18égalité de traitement,
18:20vous ne pouvez pas décider demain
18:21à compétence égale
18:22le français avant l'italien,
18:24l'espagnol ou le polonais.
18:25Si même un pays
18:26qui n'est pas membre
18:27se heurte à ce mur,
18:28on voit où est le vrai verrou,
18:30français,
18:31ce n'est pas la morale,
18:32c'est Bruxelles.
18:33Alors après le tour du monde,
18:36la question,
18:36les autres appliquent-ils
18:37la préférence nationale
18:38est trop simple.
18:39Il n'y a pas un modèle,
18:41il y a des curseurs,
18:42l'emploi,
18:43l'aide,
18:44le logement,
18:44le métier fermé.
18:46Est-ce une exception française ?
18:47Non.
18:48Mais dire les autres le font
18:49ne veut rien dire non plus.
18:50La vraie question,
18:52préférence pourquoi,
18:53au bénéfice de qui
18:53et jusqu'où ?
18:54Un emploi,
18:55une allocation,
18:57un logement,
18:59rien,
18:59tout.
18:59Les autres ont répondu,
19:01chacun différemment.
19:02Parfois,
19:03ils ont renforcé la priorité,
19:05parfois,
19:05ils l'ont limité,
19:06parfois,
19:07ils ont voté
19:07puis découvert le prix
19:08de leur vote.
19:09Nous,
19:10nous discutons encore du mot.
19:12Les autres ont choisi
19:13de protéger les leurs.
19:14Nous,
19:14on demande encore
19:15la permission de le dire.
19:17Tout à fait.
19:19Charlotte Donelas,
19:19comment vous réagissez
19:20par rapport à la chronique
19:21de Michel Fayad ?
19:21dans un instant,
19:22Mathieu Bocoté
19:22aura un édito spécial
19:24justement sur la gauche
19:25qui déteste la préférence nationale.
19:28Charlotte,
19:28lorsqu'on voit effectivement
19:29le regard que porte chaque pays,
19:35des pays étrangers,
19:36justement,
19:36sur la préférence nationale,
19:37qui ose passer à l'action,
19:38comment vous réagissez ?
19:39Je note qu'en effet,
19:41déjà,
19:41la question se pose
19:42sans qu'il y ait des hurlements
19:43à travers le monde entier.
19:45Dans la plupart des pays,
19:46la question peut se poser
19:47notamment sur le tourisme.
19:49Moi,
19:49j'ai surtout visité
19:50les pays étrangers.
19:50J'ai moins cherché du travail
19:52que visiter les pays étrangers.
19:53Dans les tarifs,
19:54par exemple,
19:55quand vous allez visiter
19:56un monument,
19:56vous avez souvent,
19:57à travers le monde,
19:59des tarifs pour les nationaux,
20:01des tarifs pour les étrangers.
20:02Moi,
20:02en l'occurrence,
20:02j'ai toujours été étrangère
20:03quand ça m'est arrivé.
20:04Ça ne m'a jamais choqué
20:05de devoir payer un peu plus
20:06en ayant fait
20:07des milliers de kilomètres
20:08que la personne dont
20:09c'est le patrimoine national,
20:10en l'occurrence.
20:11Donc,
20:12je prends cet exemple
20:13parce que moi,
20:13il m'avait marqué.
20:14Mais simplement,
20:15en effet,
20:15sur tous les sujets
20:16qui nous occupent aujourd'hui,
20:18ce qui est stupéfiant en France,
20:19c'est que même l'idée
20:20de l'existence d'une nation,
20:22c'est-à-dire de l'existence
20:23d'un nous,
20:24fait hurler.
20:25Et on comprend mieux
20:26pourquoi on a du mal
20:26à avancer, en fait.
20:28La notion d'envahissement,
20:30alors elle peut paraître
20:31comme ça,
20:32un peu excessive.
20:33Mais regardez du côté
20:34du tourisme.
20:35Aujourd'hui,
20:36on a des préférences.
20:38C'est-à-dire que
20:39si vous êtes autochtone,
20:40vous habitez une région,
20:41vous pouvez vous déplacer
20:42à peu près librement.
20:43Mais le surplus
20:44de tourisme
20:45fait qu'on est
20:46entré dans une logique
20:48de sélection.
20:50Vous ne pouvez pas
20:50arriver à tel endroit
20:51sans avoir demandé
20:53auparavant
20:54une autorisation.
20:55Ça montre bien
20:56qu'il y a une nécessité
20:58de régulation
20:59pour ne pas étouffer
21:00des régions
21:01et donc des pays.
21:02On en parle
21:02dans un instant
21:03avec l'édito
21:04de Mathieu Bocoté.
21:05D'abord,
21:0648 heures
21:07de grève
21:07à Radio France.
21:08Les auditeurs
21:09sont empêchés
21:10d'écouter
21:11leur programme.
21:12Pourquoi ?
21:13Parce que le directeur adjoint,
21:14vous le savez,
21:15de Valeurs Actuelles,
21:16Charles Sapin,
21:17qui fait une chronique
21:18de deux minutes
21:18par semaine le dimanche
21:19lorsque vous dormez
21:20bien profondément
21:21à 7 heures du matin.
21:22Le dimanche,
21:23de deux minutes
21:24sur 11 000 minutes
21:26pendant la semaine
21:27au total.
21:27Éric Mouriot
21:28était notre invité
21:30sur Europe 1
21:31à 11 heures
21:32avec ce matin
21:33son livre
21:34Les intouchables
21:35de l'audiovisuel.
21:36Écoutez sa réaction
21:37sur Europe 1.
21:40Combien il y a
21:41d'humoristes
21:41de droite
21:41sur France Inter ?
21:43Pas zéro.
21:44Voilà.
21:44Et il n'est pas prêt
21:45d'en avoir un.
21:46C'est quand même
21:47incroyable
21:47cette conception
21:48du pluralisme
21:49y compris
21:50au niveau
21:51des postes
21:51des humoristes.
21:52Alors en plus
21:53ce qui est assez drôle
21:53c'est que justement
21:54dans ce livre
21:54on a retrouvé
21:55des citations.
21:56Alors Siby Veil,
21:57l'actuelle présidente
21:58de Radio France
21:59dit que
22:00France Inter,
22:01Radio France
22:01n'est ni droite
22:02ni gauche.
22:03Alors c'est curieux
22:03parce qu'elle devrait
22:04se renseigner,
22:04elle ne doit peut-être
22:04pas être au courant.
22:05L'ancienne directrice générale
22:07de France Inter,
22:08Laurence Bloch,
22:08avait dit devant
22:09la commission d'enquête
22:10que la radio
22:12France Inter
22:13était progressiste
22:14et le président
22:15d'ailleurs
22:16de cette commission d'enquête
22:16Jérémy Patrie
22:17elle est juste
22:17l'avait reprise
22:18en lui disant
22:18mais attendez
22:18qu'est-ce que vous êtes
22:19en train de nous dire
22:21vous nous dites
22:21que donc c'est une radio
22:22progressiste
22:22elle dit oui
22:23et c'est même inscrit
22:23dans le cahier des charges
22:24donc c'est une volonté
22:25politique
22:26elle disait
22:26elle se dédouanait
22:27en disant que c'était
22:27une obligation
22:29donc que c'était
22:29inscrit dans le cahier
22:30des charges
22:30donc je ne vois pas
22:31comment on peut être
22:31ni droite ni gauche
22:32et en même temps
22:34progressiste.
22:35Les intouchables
22:35de l'audiovisuel
22:36aux éditions
22:37L'artilleur
22:39Edouard Philippe
22:40propose qu'un président
22:42élu au mois de mai
22:44ne prenne ses fonctions
22:45qu'en septembre
22:47il faut d'abord
22:47qu'il se repose
22:48et prépare son mandat
22:50c'est ce qu'il a dit
22:50ce week-end
22:51alors c'est pour pas exact
22:52je cite
22:53j'adorerais un système
22:54dans lequel le président
22:56est élu en mai
22:57et il prend ses fonctions
22:58en septembre
22:58le président aurait le temps
22:59de se reposer
23:01de décompresser
23:02après une campagne
23:03hyper usante
23:04et hyper fatigante
23:05réaction Mathieu Bocoté
23:06Je crois qu'il y aura
23:07si je ne me trompe pas
23:08si je regarde les sondages
23:09il y aura droit davantage
23:10que de moi pour se poser
23:13c'est la première observation
23:14qui me vient à l'esprit
23:15par ailleurs
23:16expliquer qu'on veut
23:17occuper de telles fonctions
23:18et on veut d'abord
23:18commencer en faisant la sieste
23:19il se peut que ça n'envoie pas
23:20le message le plus convaincant
23:21aux français
23:22Gabriel Cluzel
23:23il va pouvoir faire
23:24une alliance avec
23:25les écolos
23:26puisque Sandrine Rousseau
23:27est d'accord
23:28elles prennent le droit
23:29à la paresse
23:29c'est vrai que c'est quand même
23:30assez surprenant
23:31avec un pays
23:32dans un état pareil
23:33de dire
23:34c'est un pompier
23:34qui dirait
23:35attendez je fais une petite sieste
23:36et puis après j'arrive
23:37c'est quand même un peu curieux
23:38c'est quand même un peu curieux
23:39le délai
23:40c'est ça qui m'a le plus
23:41il aurait pu essayer
23:42de nous expliquer
23:43qu'après une campagne
23:44le président devait avoir
23:45les idées claires
23:45j'en sais rien
23:46j'ai essayé de me mettre
23:47vous savez à sa place
23:48pourquoi il a dit ça
23:49mais est-ce qu'il a conscience
23:51que tous les gens
23:51dont il veut qu'il travaille
23:53plus ces prochaines années
23:54n'ont jamais de leur vie
23:56pris trois mois de vacances
23:57ça n'existe pas en fait
23:58de prendre trois mois de vacances
23:59merci beaucoup
24:01incroyable
24:01en tout cas
24:01dans un instant
24:03dans Face à l'info
24:04on parlera de la préférence nationale
24:06on parlera des retraités
24:07et puis une petite image
24:08avant la pause
24:10Céline Dion
24:11oh ça fait du bien quand même
24:13un peu de douceur
24:13dans ce monde de bruit
24:14tu nous vois
24:15une présence
24:16sur scène
24:17et des larmes
24:18qui ont fait frissonner
24:19la France ce week-end
24:2035 000 personnes
24:21réunies
24:22pour assister
24:23à son grand retour
24:24sur scène
24:25une voix
24:25une émotion
24:26une exaltation
24:28un moment de douceur
24:29je disais
24:30d'unité
24:30qui fait du bien
24:31dans une France
24:32qui est souvent
24:33que l'on décrit souvent
24:35ici même
24:35en décadence
24:36on marque une pause
24:37on revient dans Face à l'info
24:38avec beaucoup de sujets
24:39sous-titrage ST' 501
24:42Sous-titrage FR ?
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