- il y a 3 jours
Ce lundi 26 janvier, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, François Gobron, gérant de fonds chez Generali AM, Damien Cadillon, responsable de la distribution ETF France d'Amundi, Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, et Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00L'actualité économique et financière continue sur BFM Business dans un instant l'ouverture des marchés européens avec cette nouvelle qui est tombée juste avant l'ouverture du côté de la FNAC et cette proposition de la part de Daniel Kretinsky.
00:17Daniel Kretinsky qui est déjà actionnaire de FNAC Darty à hauteur de 28% et qui annonce ce matin une OPA. Mais attention, il ne souhaite pas retirer le groupe de la bourse. L'objectif c'est d'avoir environ 50% du capital. Pour cela, il propose aux actionnaires une prime de l'ordre de 25% par rapport à la moyenne du cours de ces 30 derniers jours, c'est-à-dire racheter des titres au prix de 36 euros.
00:41Nous étions à 30 euros vendredi à la clôture. Un titre quand même qui fait grise mine FNAC Darty ces dernières années. Si vous regardez sur les 4 dernières années, on est tout de même à moins 50%.
00:52Un secteur bien sûr de la distribution dans lequel les marges sont faibles et surtout qui se fait attaquer par le e-commerce. Alors certes, FNAC Darty essaye bien sûr d'avancer ses pions face à Amazon.
01:03Bien sûr, sans le citer dans le e-commerce. Mais vous avez quand même un groupe qui a toujours eu du mal à convaincre la communauté financière.
01:09FNAC Darty qui annonce également ce matin à chercher son enseigne Nature et Découverte. On verra la réaction du titre dans quelques minutes à l'ouverture des marchés européens.
01:17Nature et Découverte qui avaient des difficultés ces derniers mois, notamment et donc qui cherchent à être vendus par FNAC Darty.
01:24On dit un mot de l'or quand même au-dessus des 5000 dollars. C'est quand même incroyable.
01:28En un an, le parcours de l'or ?
01:3085% en l'espace d'un an. Plus de 17% déjà depuis le début de l'année en dollars, bien sûr.
01:375000 dollars, ce cap symbolique a été franchi cette nuit.
01:40On a également l'once d'argent qui a franchi la barre des 110 dollars.
01:44Tout va très vite sur les métaux précieux avec, on le voit notamment sur ce plateau,
01:49beaucoup d'investisseurs qui ne souhaitent pas vendre leurs actions et qui donc achètent des métaux précieux pour se couvrir.
01:55Et ça se voit très clairement dans les cours avec également le retail, les investisseurs particuliers.
02:00Aujourd'hui, depuis votre téléphone, vous pouvez acheter de l'or sans minimum d'achat.
02:04Alors qu'il y a quelques années, l'or, vous ne pouviez pas le découper.
02:07Aujourd'hui, la finance a permis de découper l'or et vous pouvez acheter quelques euros d'or tous les jours, toutes les semaines, autant que vous voulez.
02:13Et bien sûr, tout cela amène de nombreux flux sur cette classe d'actifs.
02:17Plus 2% ce matin pour l'once qui est à 5089 dollars quand donc l'once d'argent est à 108 dollars.
02:24Avant de donner l'ouverture dans quelques secondes, un mot de cet IPO tchèque qui a boosté le marché.
02:29TG, c'était vendredi à la bourse d'Amsterdam.
02:32C'est un groupe tchèque qui est spécialisé dans la fabrique de munitions et le titre a gagné 30% pour sa première séance.
02:39Le groupe a levé quasiment 4 milliards d'euros.
02:42Bien sûr, le but, c'est d'ouvrir de nouvelles usines afin de répondre à la demande, demande qui est bien sûr très forte en demande militaire.
02:49A noter quand même qu'aujourd'hui, ce groupe, c'est plus de 30 milliards de capitalisation boursière, ce qui est par exemple plus que d'Asso Aviation.
02:56Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
02:57En très légère baisse de 0,16%, 8129 points pour le CAC 40 quand l'Eurostox 50 est parfaitement stable à l'ouverture.
03:05Il faut s'attendre à beaucoup de prudence en début de semaine dans le sens où vous avez la Fed qui va communiquer mercredi soir.
03:11Pas de baisse de taux à attendre, mais bien sûr, Jerome Paul sera challengé sur l'indépendance de la Banque Centrale Américaine.
03:17Et puis surtout, ça sera une semaine très importante en termes de résultats d'entreprise.
03:21Enfin, on va sortir un petit peu du bruit géopolitique et de Donald Trump, quoique, bon, on n'est jamais à l'abri.
03:26Et on va entendre enfin les entreprises avec notamment LVMH qui va publier ses résultats demain soir.
03:31En Europe, vous aurez également ASML qui va publier ses résultats mercredi quand aux États-Unis.
03:36Meta, Microsoft et Tesla vont publier mercredi et jeudi.
03:39Ça sera au tour d'Apple. Bref, n'en jetez plus.
03:41On parle quand même des plus grosses capitalisations européennes et américaines.
03:45Et forcément, ça aura un impact sur les indices.
03:47Des indices qui ont fait une petite pause, mais qui ne sont quand même pas très loin de leur record historique.
03:51Que ce soit en Europe, mais aussi aux États-Unis.
03:53On est à moins de 3% des plus hauts touchés début janvier.
03:55Du côté des taux, le spread se resserre entre l'OAT et le Bund.
03:58Puisque nous sommes à moins de 60 points.
04:00C'est une première depuis juin 2024.
04:03Et la dissolution de l'Assemblée nationale, donc c'est quand même une bonne nouvelle.
04:06Quoique, le 10 ans français est toujours à 3,5%.
04:09En fait, c'est surtout le Bund, donc le 10 ans allemand qui remonte.
04:12Parce que l'Allemagne lève massivement des capitaux pour son plan de relance.
04:16Et forcément, une prime de risque s'installe.
04:18Alors qu'à l'inverse, on l'a vu vendredi, le fait que l'Assemblée nationale rejette les motions de censure
04:22a effacé une légère prime de risque sur la dette française.
04:26Et donc ça, forcément, ça se reflète sur les prix.
04:28Nous sommes à 3,47 ce matin sur le 10 ans français qui perd 3 points de base.
04:32Quand le 10 ans allemand est à 2,88.
04:34Au menu de Good Morning Market.
04:36Dans un instant, on va revenir sur cette semaine très chargée qui nous attend sur les marchés.
04:39Que ce soit sur le plan macroéconomique avec donc la Fed, mais également pas mal d'indicateurs.
04:44Et également sur le plan micro avec donc les entreprises qui vont publier.
04:48On sera d'ailleurs avec un gérant action de Generali qui détient du ASML.
04:51Ses attentes par rapport à la publication de mercredi.
04:53Ça sera dans la première partie d'émission.
04:55Ensuite, nous reviendrons sur le début Tony Truant des indices émergents depuis le début de l'année.
05:00Avec les équipes de Amundi et puis en dernière partie d'émission.
05:03Et bien comme tous les jours, nous parlerons d'allocation et un petit peu d'environnement de marché.
05:07Et comme ces derniers jours, on a du pain sur la planche.
05:10Bonne émission.
05:10A demain.
05:13BFM Business présente Good Morning Market.
05:18Etienne Braque.
05:19C'est parti pour Good Morning Market jusqu'à 10h.
05:21Et puis ensuite, bien sûr, vous retrouverez Raphaël Lejean pour les experts.
05:23Le CAC 40 ouvre donc sur une note prudente en ce lundi 26 janvier.
05:28Puisqu'on est sur un recul de 0,1% à 8135 points.
05:31A suivre ce matin, donc, Fnac Darty qui prend plus de 18% à l'ouverture.
05:35Avec donc Daniel Kretinsky qui propose une OPA mais qui ne souhaite pas retirer le groupe de Lacote.
05:39Le titre se rapproche du prix de l'OPA puisqu'on est à 35,75 euros quand le milliardaire propose 36 euros par action.
05:46Et puis à suivre également dans quelques instants Ryanair qui a publié ses résultats ce matin qui sont en forte baisse à cause notamment d'amendes du côté de l'Italie.
05:54Nous en parlerons dans un instant.
05:56Mais juste avant, on va se focaliser un petit peu sur l'agenda de la semaine qui est particulièrement chargée.
06:00Et c'est Florian Elpo qui nous accompagne ce matin en plateau.
06:05Quel plaisir.
06:05Bonjour Florian.
06:06Bonjour Yann.
06:06Merci d'être avec vous ce matin.
06:08Vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM.
06:11En effet, quelle semaine, je le disais en préambule.
06:13Les GAFAM qui vont publier en Europe, ça sera LVMH demain, ASML mercredi.
06:18Et puis il y a également la Fed.
06:20Alors certes, Jérôme Poil ne va pas baisser les taux ce mercredi.
06:24Contrairement à ce que Donald Trump souhaite.
06:28Puisque bien sûr, c'est l'envie préoccupante de Donald Trump, c'est que la Fed baisse ses taux.
06:32Mais non, elle ne va pas baisser ses taux parce que l'inflation est toujours là aux Etats-Unis.
06:37Et puis surtout, elle a déjà baissé ses taux ces dernières semaines, en fin d'année.
06:41Absolument.
06:41On n'est pas du tout sur un meeting de surprise.
06:44On n'est pas sur un meeting de décision.
06:46On est vraiment sur un meeting de narratif.
06:48C'est-à-dire que normalement, la ligne de communication de la Fed doit être simple.
06:51On a procédé à trois baisses de taux.
06:53On est en mode statu quo.
06:54Ça ne veut pas dire qu'on est en train de pivoter vers une autre direction de politique monétaire.
06:58La prochaine étape devrait être une baisse de taux.
07:01Mais maintenant, la Fed a besoin de collecter des preuves qu'elle a pris la bonne décision
07:06et qu'elle n'est pas en train de réaccélérer le cycle de l'inflation, tout simplement.
07:09Évidemment, la résistance s'organise.
07:12Vous parliez de Donald Trump.
07:13Il y a également son cheval de troie, Stephen Miran, à l'intérieur du board de la Fed et des décisionnaires.
07:19Il va y avoir du sport du côté de la Fed cette semaine.
07:21En tout cas, le disant américain s'est détendu ces dernières heures.
07:24On est désormais à 4,2%.
07:27Qu'est-ce que vous allez suivre particulièrement dans cette conférence de presse ?
07:30On imagine bien sûr que Jerome Paul sera un petit peu challengé par rapport à l'audition la semaine dernière
07:35à la Cour suprême concernant le cas Lisa Cook et puis concernant les allers-retours de Donald Trump sur les taxes.
07:41Ça, j'imagine que ça rajoute de l'incertitude à l'incertitude.
07:44Alors, il y a plusieurs points qui vont être discutés.
07:46Encore une fois, le premier point, le point le plus macro, c'est le challenge.
07:50Voilà, l'inflation reste au-dessus de 2%.
07:53Vous avez procédé à des baisses de taux.
07:54Quel est votre niveau de confort ?
07:56Est-ce que vous pouvez nous donner de ce qu'on appelle de la forward guidance ?
07:58C'est-à-dire, est-ce que vous pouvez établir aujourd'hui un scénario principal de votre politique monétaire ?
08:05Jusqu'à présent, la Fed s'en est défendue.
08:06On l'a dit « data dependent », c'est-à-dire, on l'a dit extrêmement vulnérable aux variations des données.
08:13L'autre élément, évidemment, c'est le bruit politique qui entoure la réserve fédérale.
08:18Généralement, face à ce bruit politique, la réserve fédérale répond par du silence.
08:22Les questions qui sont posées dans la session de Q&A, dans la session de questions-réponses,
08:26ces questions-là, généralement, rencontrent une réponse assez courte, assez brève,
08:30qui est toujours quelque chose autour du thème de « nous ne commentons pas l'exécutif,
08:35nous sommes du côté de la politique monétaire, tout simplement ».
08:38Récemment, quand même, vous avez vu avec la vidéo qu'il a fait, Jérôme Paul est sorti de son silence,
08:43ce qui est assez rare pour être remarqué du côté de la politique monétaire.
08:46En tout cas, intéressant de voir ce matin que l'once d'or franchit les 5 000 dollars.
08:50On aura l'occasion d'en reparler tout à l'heure.
08:52Pourquoi aujourd'hui, l'or gagne plus de 17% depuis le début de l'année,
08:56plus 87% en l'espace d'un an, ce sera dans la dernière partie de l'émission.
09:01La Fed, donc, ce sera à suivre mercredi.
09:03Mercredi, également, les résultats de Meta, de Microsoft, de Tesla.
09:06Jeudi, ce sera autour d'Apple.
09:07Bref, on parle des plus grosses capitalisations américaines, voire même mondiales.
09:11Quelles sont vos attentes sur cette saison de résultats trimestriels ?
09:15Ces capitalisations, elles sont si grosses qu'on ne parle plus de micro.
09:19On parle de macroéconomie, quelque part.
09:21C'est vraiment une partie de la saison des résultats
09:23que la plupart des économistes vont se mettre à suivre.
09:27Ce n'est pas une saison des résultats, encore une fois, source de surprises.
09:31Normalement, c'est une saison de la confirmation.
09:33Confirmation de deux choses.
09:35La première étape, c'est confirmer qu'au quatrième trimestre de l'an passé,
09:39on a bien vu un point bas sur le cycle des profits des entreprises américaines.
09:44C'était l'une des questions qu'on avait l'an passé.
09:46Normalement, on doit passer ce cas assez facilement.
09:48Et la deuxième étape, c'est de valider le fait que l'IA n'est plus seulement un narratif de marché,
09:55mais c'est aussi un P&L.
09:57Alors, on va être extrêmement attentif au chiffre de croissance des ventes.
10:02On va être attentif au chiffre des marges.
10:04Et surtout, vous l'avez vu avec Intel notamment,
10:07on va être très attentif à ce qu'on appelle la guidance,
10:09c'est-à-dire comment est-ce que l'entreprise elle-même voit l'année se dérouler.
10:13Pourquoi ? Parce qu'on a eu beaucoup d'investissements qui ont été faits.
10:15Ça a été un thème de marché joué et surjoué.
10:18Et il faut aujourd'hui que ce qu'on appelle le P&L,
10:21simplement la performance économique, le ROI de ces entreprises-là,
10:25rencontre justement ces dépenses d'investissement massives.
10:29Donc pour nous, le point clé, ça va être la guidance.
10:32Normalement, pas de surprise, mais en tout cas,
10:33les mauvaises surprises risquent d'être punies sauvagement.
10:36Un dernier mot sur le Japon,
10:38avec ce matin des nouveaux mouvements sur le Yen,
10:41puisqu'on avait un Yen qui était à 154 Yen pour un dollar,
10:46le Nikkei a perdu un peu plus d'un pour cent,
10:48avec Reuters qui met en avant une rumeur de révision des taux d'intérêt
10:52à la suite d'une réunion plutôt conciliante de la Banque du Japon.
10:55Quand on est entre les lignes, comment vous percevez ce message ?
10:57Qu'est-ce qui se passe entre la Banque du Japon et la fête de New York ?
11:00Alors, il n'y a pas que entre la Banque du Japon et la fête de New York.
11:03On a également Sanae Takahichi, qui est la première ministre japonaise,
11:08qui a priori aurait également discuté avec Scott Bessent.
11:10Le Japon, aujourd'hui, commence à poser un risque systémique pour les marchés financiers.
11:16Pourquoi ? Parce que la Banque centrale se refuse à mener une politique
11:19ouvertement contraignante pour l'économie.
11:21Les taux réels au Japon restent négatifs.
11:23Donc la politique monétaire japonaise est encore un peu stimulante pour l'activité économique
11:27et se profile aujourd'hui un stimulus fiscal.
11:30Et ça, on l'a vu en Grande-Bretagne, c'est la recette parfaite pour faire remonter les taux très forts.
11:34Si la Banque centrale intervient et rachète des obligations pour empêcher la remontée des taux,
11:39elle va faire baisser la devise, baisser l'yen face au dollar.
11:42Et ça, les Etats-Unis, on n'en a pas du tout envie.
11:44Donc aujourd'hui, on est en train d'essayer de discuter, de négocier.
11:47On n'est pas encore sur un accord à la Mar-a-Lago, comme en rêve Trump,
11:51pour pousser le dollar ouvertement à la baisse.
11:53Mais aujourd'hui, il y a une discussion, il y a une ligne de connexion qui s'est ouverte
11:57pour discuter autour de cette situation-là.
12:02Parce qu'aujourd'hui, elle est devenue systémique pour les Etats-Unis.
12:06Avec le carré trade.
12:07Exactement, avec le carré trade.
12:09Entre autres choses, il faut penser que les investisseurs japonais,
12:12notamment les pension funds, donc les caisses de retraite japonaises,
12:15ainsi que la Banque centrale, sont massivement exposées aux treasuries américaines,
12:19donc aux obligations émises par le trésor américain.
12:21S'il y a des substitutions qui s'opèrent, c'est-à-dire comme les taux japonais sont plus élevés,
12:25on vend les obligations étrangères, on rachète des obligations japonaises.
12:29Si on fait ça, on fait remonter les taux d'intérêt aux Etats-Unis.
12:31Et comme vous l'avez remarqué, on est un petit peu attentif à cette problématique-là,
12:35du côté de la Maison-Blanche, c'est temps.
12:36On se souvient qu'il y a un an et demi, il y avait des mouvements assez importants sur les devises,
12:40mais également sur les indices actions.
12:43À l'époque, on parlait déjà de carré trade.
12:46Tout le monde ou presque a ce scénario en tête.
12:48Est-ce qu'aujourd'hui, une prime de risque suffisante s'est installée ?
12:51Est-ce que ce risque de carré trade est pris en compte ?
12:54Ou est-ce que non, il faut rester vigilant et rester à l'écoute de la BOGE, de la Banque du Japon ?
12:59Ça dépend de l'actif que vous êtes en train de regarder.
13:01Parce que lorsqu'on a des taux réels négatifs,
13:04et lorsqu'on a un gouvernement qui s'apprête à lancer un stimulus fiscal de l'ordre de 3%,
13:08qui va directement aller du côté de la consommation,
13:11on peut aussi avoir envie d'acheter les actions japonaises.
13:16Et ces actions-là, on ne va pas les couvrir.
13:18Donc on sera vulnérable à ces baisses justement du prix du Yen.
13:22Aujourd'hui, on pense que côté obligation, c'est encore trop tôt pour y rentrer,
13:26même si la prime de risque s'est reformée.
13:28Les taux japonais ont rarement été aussi proches des taux américains.
13:31Donc la prime de risque Japon-US s'est considérablement resserrée.
13:36Mais néanmoins, on continue à regarder les valorisations des actions avec envie 7 ans
13:41comme source de diversification dans les portefeuilles globaux.
13:44Quelle allocation pour débuter l'année ?
13:46On en reparlera avec vous et avec Kevin Tozet de Carmignac.
13:49Ce sera à partir de 9h40.
13:51Merci beaucoup Florian.
13:52Et donc à tout à l'heure.
13:53En attendant, on va jeter un coup d'œil sur la séance du jour.
13:56Il y a un CAC 40 qui débute la semaine sur une note prudente.
14:00Une note prudente, oui, car on est sur un repli de 0,15%.
14:048131 points pour le CAC 40.
14:06Et c'est Alexandre Baradez qui nous accompagne,
14:08chef analyste chez IG.
14:10Bonjour Alexandre.
14:11De la prudence, oui, il y a de quoi.
14:13On n'en a pas parlé avec Florian,
14:14mais il y a un nouveau risque de shutdown aux Etats-Unis.
14:17On a également de nombreuses publications d'entreprises.
14:19Bref, toutes les raisons portent à croire
14:23que la semaine va se faire en douceur.
14:25Oui, le CAC 40 est effectivement très sensible
14:28à ce qui se passe côté marché américain.
14:30On l'a vu, une fois qu'on a marqué ce record
14:32aux alentours de 8400 points,
14:35tout de suite la volatilité quant à la repli côté Etats-Unis.
14:38On a un CAC 40 qui a suivi ce mouvement-là.
14:40Donc il y a toujours cette sensibilité du CAC 40
14:42à ce qui se passe aussi dans les autres zones économiques de la planète.
14:45Effectivement, vous l'avez dit,
14:46c'est les événements qui se sont précipités à Minneapolis.
14:49On voit que les probabilités de shutdown
14:50ont explosé en l'espace de 24-48 heures.
14:55Et ça, c'est évidemment des événements
14:56que les marchés surveillent.
14:58Alors après, c'est vrai qu'il y a les éléments
15:00qui font baisser le CAC 40,
15:01mais il y a des choses qui se passent sur l'actualité française,
15:04sur les marchés français.
15:06Ils sont quand même positifs et qu'il faut souligner.
15:07Par exemple, le fait que vous avez le fameux spread OAT-Bund.
15:11Vous savez, c'est l'écart entre le taux de référence
15:13à 10 ans de la France et le taux à 10 ans de l'Allemagne.
15:16Eh bien, cet écart est revenu quasiment sur les niveaux
15:19pré-dissolution de l'Assemblée nationale.
15:22On se souvient que c'était un marqueur de risque, ça.
15:23Quand on se souvient que l'Assemblée avait été dissoute en 2024,
15:27eh bien, le CAC 40 avait été fortement impacté par ça
15:29et il avait sous-performé, le CAC par rapport à ses voisins européens,
15:32le DAX, le MIB italien, le Wilibex en Espagne.
15:35Eh bien, là, on voit que depuis quelques jours maintenant,
15:38malgré une situation politique qui reste assez...
15:40Il n'y a pas eu de censure, effectivement,
15:41mais une situation politique qui reste assez tendue,
15:43eh bien, on voit en un spread, en un écart de taux
15:45entre la France et l'Allemagne, qui s'est assez nettement réduit.
15:48Ça, c'est quand même plutôt positif,
15:49mais on voit que pour l'instant, ces éléments-là
15:51ne sont pas de nature à soutenir le CAC 40,
15:53qui est trop, pour l'instant, on va dire,
15:55focalisé sur les questions, j'ai l'impression,
15:57toujours commerciales, les pressions qu'il y a eues.
16:00Alors, elles sont un peu retombées depuis,
16:01mais autour du Groenland, ces menaces tarifaires
16:04express de Trump, qui, après un gros coup de pression
16:06de l'Europe, les a retirées aussi.
16:08Il y a des négoces sur le Groenland qui se passent,
16:10mais on ne sait pas trop ce qui est négocié pour l'instant.
16:12Il y a quand même une forme de reculade des États-Unis
16:14par rapport à ça.
16:15Mais malgré ça, le CAC 40 n'arrive pas à accélérer.
16:17Donc, on attend, effectivement, d'autres éléments,
16:20peut-être sur la Chine, peut-être propres à l'Europe.
16:22Mais la semaine qui s'ouvre va être quand même
16:23relativement chargée, avec la Fed en milieu de semaine.
16:26Tous les résultats également, enfin, pas tous,
16:29mais une grosse partie des résultats des sept magnifiques.
16:31Ces sept très grands groupes américains,
16:33plusieurs d'entre eux vont communiquer cette semaine.
16:36Donc, voilà, c'est une semaine qui va être
16:37assez intéressante à surveiller.
16:38Moi, j'ai toujours l'impression qu'il y a de la place
16:40pour que les marchés américains, on le voit d'ailleurs,
16:43il y a quand même une forme de rotation
16:44sur les gros marchés américains.
16:45Le Nasdaq n'a pas marqué de nouveaux records
16:47depuis le mois d'octobre.
16:48Alors que toute la sphère des small caps
16:50ou des valeurs plus petites, et pas seulement aux États-Unis,
16:52en Asie également, qui bat record sur record.
16:55Donc, il y a quand même de la rotation
16:56qui est en train de se passer.
16:58Moi, j'ai l'impression qu'il y a toujours de la place
16:59dans les mois qui arrivent.
17:00Quand on voit ce climat aux États-Unis
17:02qui est quand même assez incroyable
17:04dans une année de mid-terme, rappelons-le,
17:05il y a enchaînement d'événements,
17:08de déclarations plus fracassantes
17:10les unes que les autres.
17:12Moi, je trouve que c'est des contextes,
17:13c'est un environnement qui n'est pas propice
17:15à la prise de risque côté États-Unis.
17:17Et j'ai l'impression que ça va toujours continuer,
17:19si vous voulez, à transpirer un peu aussi
17:20sur la partie européenne,
17:21même si en relatif, on fait mieux.
17:23Pour moi, il n'y a pas les bases actuellement
17:24pour que les marchés américains s'envoient à nouveau.
17:26Parce que cette année de mid-terme,
17:28il y a vraiment de très, très gros sujets sur la table
17:30et qui, pour l'instant,
17:31sont assez pris de manière prudente
17:34par rapport à le marché.
17:35Au point même que l'once d'or a touché cette nuit
17:37la barre symbolique des 5 000 dollars.
17:395 088 dollars pour cette once d'or
17:41quand l'once d'argent est au-delà des 108 dollars,
17:44plus 6 % à nouveau ce matin.
17:46Pour l'once d'argent,
17:47nous sommes déjà à 40 % de performance pour l'argent,
17:49plus 17 % en dollars
17:51depuis le 1er janvier pour l'once d'or.
17:52Merci beaucoup, Alexandre Baradez,
17:53de nous avoir accompagné ce matin,
17:55chef analyste d'IG.
17:56Et donc, une semaine importante sur les marchés actions,
17:59que ce soit en termes de résultats d'entreprise,
18:01mais également en termes macroéconomiques.
18:03Les résultats d'entreprise,
18:04on continue d'en parler tout de suite en portefeuille.
18:07Avec ce matin, François Gobron,
18:09qui est gérant de fonds chez Generali AM.
18:11Bonjour, François Gobron.
18:13Bonjour, Étienne.
18:13Merci d'être avec nous ce matin.
18:14Vous pilotez le fonds GF Ambition Solidaire
18:17avec une très belle performance l'an passé,
18:20grâce notamment à ASML.
18:21ASML, je regardais ce matin,
18:23on est déjà à plus 90 % depuis septembre.
18:26Le titre tutoie les 1 200 euros.
18:28ASML qui va publier ses résultats mercredi.
18:32Pour commencer cette année 2026,
18:34comment vous avez arbitré un petit peu votre portefeuille ?
18:36Comment vous regardez un petit peu le marché,
18:38l'aube de ces résultats trimestriels ?
18:40Le début d'année, c'est une très bonne occasion
18:42de réfléchir un peu plus long terme
18:44et d'aller chercher des thématiques
18:47qui vont être porteuses sur plusieurs années.
18:49Donc, ce qu'on avait en 2025, à la même époque,
18:51c'était des incertitudes géopolitiques
18:53avec l'Ukraine et Gaza.
18:55On avait des incertitudes économiques
18:57et puis on avait aussi des incertitudes sur l'IA.
19:00Aujourd'hui, 2026, c'est à peu près la même chose.
19:02On a toujours des incertitudes politiques,
19:04toujours des incertitudes géostratégiques,
19:07avec les États-Unis qui sont en train de faire,
19:09on va dire, de l'impérialisme.
19:12On parle du Groenland, du Venezuela.
19:15Ça pourrait donner des idées d'ailleurs à la Chine
19:16vis-à-vis de Taïwan.
19:17Donc, on a beaucoup d'incertitudes.
19:19Et puis, pareil sur l'intelligence artificielle,
19:23on est toujours en train de se poser des questions
19:26sur quels sont les business models qui vont être disruptés
19:28et quels sont les grands gagnants de l'IA.
19:31Et donc, en fait, ASML, effectivement,
19:34est un acteur qui gagne dans ce domaine-là
19:38puisque sans ASML, pas d'IA, clairement.
19:40Et donc, on voit très bien qu'ASML est un gagnant.
19:42Mais, comme vous le disiez,
19:43la performance a été exceptionnelle.
19:46On a fait x2 quasiment en 6 mois.
19:49Il faut commencer à se poser des questions
19:51sur la valorisation d'ASML.
19:54ASML qui va publier ses résultats mercredi.
19:56Donc, j'en déduis que vous écritez un petit peu
19:58la performance peut-être pour...
20:01allouer vers d'autres lignes,
20:02peut-être mettre en place de nouvelles positions.
20:04C'est ça, aujourd'hui, votre stratégie ?
20:06Oui, tout à fait.
20:07Ce qui se passe, c'est qu'on a vu des flux
20:09des investisseurs aller des softwares
20:12et puis des services informatiques
20:13vers les semi-conducteurs.
20:16Ça a duré toute l'année dernière.
20:17Et donc, on a eu une performance
20:18des sociétés comme SAP, Microsoft,
20:21enfin, tous les grands noms du software
20:22et encore pire sur la partie
20:25société de services et de conseils en informatique
20:28qui ont eu des cours de bourse
20:29des performances qui ont été mauvaises, clairement.
20:33Et maintenant, je pense qu'on va avoir
20:35un retour de bâton.
20:36C'est-à-dire qu'on va retrouver, nous,
20:38ce qu'on anticipe, c'est que
20:40les investisseurs vont repasser d'ASML,
20:43qui devient bien valorisé, on va dire,
20:45vers des sociétés plutôt de logiciels.
20:48Et donc, on devrait avoir une performance
20:50bien supérieure des sociétés de logiciels
20:52comme SAP.
20:53SAP qui...
20:54Alors, un peu une double casquette
20:56dans le sens où ils éditent des logiciels
20:59et puis, dans le même temps,
21:00ils accompagnent également des entreprises
21:01pour leur faire adopter des logiciels
21:03qui ne sont pas les leurs.
21:05Oui, alors, SAP, en fait,
21:06il faut voir ça comme le cerveau de l'entreprise.
21:09Ils font tout dans l'entreprise.
21:11Ils font l'ARH, la paye, la comptabilité,
21:14la finance, la gestion des stocks,
21:16la relation client.
21:17Et donc, c'est eux, ils sont incontournables,
21:19ils sont dans tous les secteurs
21:20et c'est eux qui sont les plus à même
21:22de mettre de l'intelligence artificielle
21:24au sein même des entreprises,
21:25de proposer à leurs clients
21:26des add-ons, des choses
21:28qui sont avec de l'IA.
21:30Et donc, je pense que SAP
21:32est vraiment la société
21:33la plus à même de pouvoir monétiser
21:35rapidement l'intelligence artificielle
21:38pour ses clients.
21:39Et même pour ses clients,
21:40je pense que ça va devenir
21:41un enjeu stratégique.
21:42S'ils n'ont pas SAP
21:43et l'intelligence artificielle
21:44qui est dans SAP,
21:46ils vont se retrouver complètement largués.
21:47Et les main-check,
21:48on est également là sur le B2B.
21:49Là aussi, on a une entreprise
21:51qui est très présente
21:52dans ce secteur des softwares.
21:53Alors, Nemetschek,
21:54c'est le leader mondial
21:55des logiciels de BIM,
21:58c'est-à-dire de tout ce qui est
21:59architecture, construction.
22:01Et la construction et l'architecture,
22:03ce sont les secteurs les plus,
22:05on va dire, en retard
22:07sur la digitalisation
22:08et encore plus sur l'IA.
22:09Et donc, en fait,
22:10Nemetschek, société allemande,
22:13va en fait proposer à ses clients
22:15de mettre de l'IA
22:16au sein même de leur logiciel.
22:18Et c'est la même chose,
22:19les architectes
22:21ou les sociétés
22:21qui ne vont pas utiliser
22:23Nemetschek
22:23vont se retrouver également
22:25en retard par rapport
22:26à ceux qui l'utilisent.
22:26Ça donne un avantage compétitif
22:28majeur à leurs clients.
22:29Malheureusement,
22:30il y a assez peu de valeur
22:31IA à la bourse de Paris,
22:33encore plus d'ailleurs
22:34des softwares.
22:35Alors, on a certes
22:36Dassault Systèmes,
22:37mais on est quand même
22:37sur un parcours assez chaotique
22:39ces dernières années.
22:40Le titre avait connu
22:42un beau parcours
22:43dans les années 2020,
22:45notamment avec Medidata
22:46et la pandémie de Covid
22:47et depuis sa cale.
22:49C'est vrai que c'est
22:50une grande déception.
22:51Moi, j'attends avec impatience
22:52de pouvoir réinvestir
22:53dans ce système.
22:54C'est un peu tôt encore aujourd'hui.
22:57Ils sont toujours empêtrés
22:58dans des problèmes
22:58avec Medidata.
22:59Ils ont fait une acquisition
23:00qui en fait était
23:00une mauvaise acquisition,
23:02on peut le dire maintenant.
23:02mais ils ont toujours
23:06pas mal de problèmes
23:06avec Medidata
23:07et tant qu'ils ont
23:07ces problèmes-là,
23:08je pense que c'est un petit peu
23:09trop tôt pour revenir
23:09sur la valeur.
23:10En revanche, SAP,
23:12aujourd'hui,
23:13on a une énorme visibilité,
23:15on a une croissance
23:18de 12-13% par an
23:19jusqu'en 2030,
23:21ce qui fait que
23:22si on fait les calculs,
23:23on se retrouve avec une société
23:24qui vaut 25 fois en PE aujourd'hui,
23:26qui va se retrouver
23:26avec un PE de 13 fois
23:27si rien ne se passe
23:29et donc on a un potentiel
23:30de hausse de 50%
23:31sur cette société.
23:32On va passer de 200 à 300 euros
23:33sur SAP
23:34dans les 12 ou 24 prochains,
23:37à mon avis.
23:38La crainte sur Dassault Systèmes
23:39aujourd'hui à 23 euros,
23:41c'est aussi que de nouveaux acteurs
23:42émergent avec l'intelligence artificielle,
23:45de nouveaux concurrents,
23:46entre guillemets.
23:47C'est également une crainte
23:48que l'on peut retrouver
23:48sur certains cabinets de conseil
23:50où il y a une crainte aujourd'hui
23:52que l'intelligence artificielle
23:53chamboule leur business model
23:55et un peu leurs besoins
23:57en termes d'effectifs.
23:58Ça, ça s'est vu notamment
23:59encore l'an passé
24:00sur Accenture
24:01qui a annoncé plusieurs milliers
24:03de suppressions de postes.
24:05Comment vous regardez aujourd'hui
24:06ces cabinets de conseil
24:07qui, d'un côté,
24:08vont peut-être être challengés
24:10par l'IA
24:10et puis de l'autre côté,
24:12vont être aidés par l'IA
24:13dans le sens où les clients
24:14ont besoin de ces entreprises
24:15pour se faire accompagner ?
24:17Oui, tout à fait.
24:18Donc, sur les cabinets de conseil,
24:19la situation est beaucoup plus compliquée
24:21parce qu'effectivement,
24:22ce qu'on voit,
24:23c'est que ce sont
24:24les premiers bénéficiaires de l'IA.
24:25Ils arrivent tout à fait
24:26à s'en servir
24:27à titre personnel.
24:29Enfin, ils s'en servent.
24:30Mais les clients
24:31ne sont pas complètement dupes
24:32et ils sont obligés
24:33de rendre les économies
24:34qu'ils ont faites
24:35avec l'IA
24:36aux clients.
24:37Donc, en termes de marge,
24:38en termes de taille de marché,
24:40c'est plutôt quelque chose
24:41de négatif pour eux
24:42pour l'instant.
24:43Donc, il faut un petit peu
24:44voir long terme.
24:45C'est une grande question.
24:46Mais pour l'instant,
24:47je dirais que l'IA
24:48est en train de disrupter
24:49les métiers
24:50des SS2I
24:51et des sociétés de conseil.
24:52Alors, depuis le début
24:53de cet entretien,
24:53on parle beaucoup
24:54d'intelligence artificielle,
24:55de valeur technologique,
24:56mais il n'y a pas
24:56que la tech dans la vie.
24:58On l'a encore vu
24:58ces derniers jours
25:00avec l'introduction en bourse
25:01de CSG
25:02à la Bourse d'Amsterdam.
25:03On est dans le secteur
25:03de la défense.
25:05Le secteur de la défense
25:06qui devrait afficher
25:07une nouvelle fois
25:08de très belles performances
25:10à l'occasion
25:10de ses résultats annuels.
25:12Et pour une fois,
25:13là, en Europe,
25:13on a pas mal de valeur.
25:15Oui.
25:15Alors, sur le secteur
25:17de la défense,
25:17on va rester,
25:19sur nous,
25:20très exposés à la défense,
25:21hélas, je dirais,
25:22puisqu'on a toujours
25:23ces incertitudes
25:23géostratégiques
25:25qui restent présentes.
25:27Et donc, en fait...
25:28Malgré la hausse
25:28l'année dernière
25:29de certaines valeurs,
25:31parfois à trois chiffres,
25:32vous restez aujourd'hui
25:33sur ce secteur ?
25:35Oui, oui.
25:35On a des carnets de commandes
25:36qui sont remplis
25:36jusqu'en 2030,
25:37voire 2040,
25:39sur les projets
25:39les plus longs.
25:40Et quand on fait
25:41des valorisations
25:42par les discords
25:44de tête cash flow,
25:44ce qu'on fait tous les jours,
25:45on se rend compte
25:46que les sociétés
25:46sont encore
25:47pas très, très chères.
25:49Alors, il faut être
25:49extrêmement spécifique également.
25:52CSG dont vous parlez,
25:54ce sont principalement
25:56des munitions,
25:56on va dire,
25:57tandis que des sociétés
25:58comme Rheinmetall
25:59ou Thalès,
26:00c'est plutôt des projets
26:01long terme,
26:02avec des avions,
26:03des frégates,
26:04des choses comme ça.
26:04Donc, on est sur des commandes
26:07très long terme.
26:08CSG,
26:08c'est plutôt
26:09du court terme
26:11et c'est pas forcément
26:13la société sur laquelle
26:13on s'exposerait le plus.
26:15Un dernier mot,
26:15François Gaubron,
26:16peut-être sur le secteur pétrolier.
26:17Total Energy a publié
26:18il y a quelques jours
26:19ses marges de raffinage.
26:20Malgré la baisse
26:21des cours du pétrole,
26:22on voit quand même
26:22aujourd'hui des groupes,
26:23que ce soit Total Energy
26:24mais même aux Etats-Unis,
26:26qui affichent
26:26quand même des croissances
26:28très fortes
26:29sur cette partie
26:29marge de raffinage.
26:30Ça, c'est quand même
26:31de bon augure
26:31pour les résultats annuels.
26:33Oui, oui, oui.
26:33Et je pense que
26:34d'une façon plus générale,
26:36tout le monde parle
26:36de transition énergétique,
26:38je pense qu'il faut parler
26:38d'addition énergétique.
26:39Le pétrole,
26:40on va en avoir encore
26:41beaucoup besoin.
26:43Les renouvelables
26:43ne vont pas être suffisants
26:44pour alimenter le monde
26:45en énergie.
26:47L'IA demande
26:47beaucoup d'énergie,
26:48par exemple.
26:49Et donc,
26:50il va falloir continuer
26:51à faire avec le pétrole.
26:52Et donc,
26:52le pétrole est quelque chose
26:53pour moi d'incontournable
26:54pour les 10, 15, 20 prochaines années.
26:56Merci beaucoup,
26:57François Gobrand
26:57nous a accompagné ce matin.
26:58Je rappelle que vous êtes
26:59gérant de fonds
26:59chez General IAM,
27:00vous pilotez le fonds
27:01GF Ambition Solidaire
27:03et donc un focus ce matin
27:04sur le secteur technologique
27:05qui sera donc à la une.
27:07Je vous le disais,
27:07cette semaine,
27:08avec ASML
27:09qui va publier
27:09ses résultats mercredi.
27:11Vous aurez également
27:12mercredi
27:12les résultats de Meta,
27:13de Microsoft,
27:14de Tesla.
27:17Très courte pause,
27:18on se retrouve dans un instant.
27:19Ce sera la deuxième partie
27:20de l'émission.
27:20Nous serons avec les équipes
27:21de Amundi.
27:22Comment aujourd'hui
27:23limiter son exposition
27:24au Magnifique Seven,
27:25aux 7 magnifiques américaines ?
27:27Eh bien,
27:28on verra cela dans un instant.
27:29Et puis,
27:29on verra également
27:30le début d'année.
27:32Tony Truant,
27:32des marchés émergents
27:33avec une performance supérieure
27:35à 20%
27:36pour certaines places,
27:37notamment du côté de l'Asie.
27:39Et puis,
27:39en dernière partie d'émission,
27:40c'est Florian Yelpo
27:42qui nous accompagnera à nouveau
27:43de Lombard Odier,
27:44IEM et Kevin Tozé,
27:45membre du comité d'investissement
27:46de Carmignac
27:47pour parler donc
27:48des grands sujets de la semaine,
27:49les résultats d'entreprise,
27:51la Fed,
27:52mais également la géopolitique
27:53qui propulse aujourd'hui
27:54l'once d'or
27:54au-delà des 5 000 dollars.
27:56Nous sommes à 5 094 dollars.
27:58Ça continue d'accélérer
27:58sur cette once
27:59qui gagne plus de 2%
28:00quand l'once d'argent
28:01gagne plus de 7%
28:03au-delà des 108 dollars.
28:04On voit tout cela
28:04dans un instant.
28:05A tout de suite.
28:139h30.
28:14Tout de suite,
28:14on va parler d'ETF
28:16avec les équipes d'Amundi.
28:17Juste avant,
28:17je vous rappelle la tendance
28:18à la bourse de Paris.
28:19Moins 0,18%,
28:208128 points.
28:21Total Energy,
28:22Veolia et Saint-Gobain
28:23sont les trois plus fortes hausses
28:25avec trois titres
28:26qui gagnent plus de 0,9%.
28:28Quand à l'inverse,
28:28Danone,
28:29qui, souvenez-vous,
28:29avait perdu plus de 10%
28:31l'espace d'une séance
28:32la semaine dernière,
28:33ne se remet pas de sa baisse
28:34puisqu'on est à nouveau
28:35sur une baisse marquée
28:36de plus de 3%,
28:3865 euros
28:39pour ce titre d'Anone.
28:40Et oui,
28:42donc on parle d'ETF
28:43comme chaque lundi
28:44dans Good Morning Market
28:45à 9h30.
28:46Et ce matin,
28:47ce sont les équipes d'Amundi
28:48qui nous accompagnent.
28:49Damien Cadillon
28:49qui est responsable
28:50de la distribution
28:51ETF France.
28:52Bonjour Damien Cadillon.
28:53Bonjour.
28:54En effet,
28:54on parle beaucoup
28:55des marchés émergents
28:56depuis le début du mois
28:57car les performances
28:58sont juste spectaculaires,
29:00notamment du côté
29:01de Séoul
29:02avec le secteur
29:03des semi-conducteurs
29:04mais pas que
29:05qui aujourd'hui
29:07affichent des performances
29:08insolentes.
29:09Et alors,
29:09ce qui est assez important,
29:11c'est que ces performances
29:11sont accompagnées de flux.
29:13Vous les voyez aujourd'hui,
29:14ces flux aller
29:14sur ces ETF émergents.
29:18Oui,
29:18alors on voit
29:20beaucoup de flux
29:21depuis le début de l'année.
29:22On démarre sur des bases
29:23très fortes,
29:2431 milliards
29:25depuis le 1er janvier.
29:28C'est l'équivalent
29:28du mois de janvier 2025
29:29alors qu'il reste encore
29:30une semaine de collecte.
29:33C'est principalement
29:34des expositions globales
29:35quand même
29:35qui collectent
29:36World et Acquit,
29:37donc développés
29:38plus émergents,
29:406 milliards chacun
29:41à peu près.
29:42Et ensuite,
29:42l'Europe et les émergents
29:43arrivent en 3ème
29:45et 4ème position
29:46avec 4,5 milliards
29:48à peu près chacun.
29:50Sur l'Europe,
29:51c'est principalement
29:52des secteurs
29:53comme la banque
29:54et la défense
29:55qui collectent.
29:56Et sur les émergents,
29:57comme vous l'avez
29:57très bien dit,
29:59c'est l'Asie,
30:00la Chine
30:01et la Corée
30:01sur lesquels
30:02on voit des flux.
30:03Des flux notamment
30:04qui vont sur le secteur
30:05technologique,
30:07c'est un petit peu
30:07quand même l'impression
30:08qu'on a des investisseurs
30:10qui se diversifient.
30:11Ils ne s'expassent pas
30:12uniquement à la tech américaine,
30:13ils vont également
30:14voir ce qui se passe
30:14du côté de la tech en Asie.
30:17Oui,
30:17alors on voit
30:18dans les flux
30:19Acquit,
30:19donc ils sont développés
30:20plus émergents,
30:22on voit effectivement
30:22le secteur semi-conducteur
30:23qui est assez présent.
30:26Ça veut dire
30:26effectivement
30:27qu'ils achètent
30:27à la fois les Etats-Unis
30:28mais aussi l'Asie.
30:29c'est assez global
30:31comme mouvement
30:31sur les semis.
30:33Certains opérateurs
30:34faisaient part
30:34de volumes historiques
30:36en données mensuelles
30:37sur les marchés émergents
30:39dans le sens où
30:40on a des données
30:41aujourd'hui
30:42en termes de collecte
30:44qui vivent,
30:44on fera le point d'ailleurs
30:45dans quelques jours
30:46à l'occasion
30:47de la fin du mois de janvier
30:48mais qui visiblement
30:49sont quand même historiques.
30:50C'est des volumes
30:52très importants
30:53surtout rapportés
30:54à la capitalisation
30:54des émergents
30:55dans le monde,
30:56c'est les 10%
30:57et on ne l'a pas évoqué
30:58tout à l'heure,
30:59le cinquième
31:00qui collecte plus
31:01c'est les Etats-Unis,
31:022,7 milliards
31:03alors que c'est
31:04la plus grosse capitalisation
31:05dans le monde.
31:06Donc effectivement
31:06si on compare les deux,
31:08les émergents
31:08sont très prédominants
31:09de ce point de vue.
31:11Comment aujourd'hui
31:12on peut se prémunir
31:14d'un éventuel retournement
31:16des valeurs technologiques
31:17américaines ?
31:19Alors certes
31:19vous l'avez souligné
31:20la diversification géographique
31:22mais également
31:23peut-être
31:23certains indices
31:24qui sous-plondèrent
31:26les Magnifiques Seven,
31:27les 7 magnifiques
31:28américaines
31:28qui d'ailleurs
31:29vont publier
31:30en partie
31:30mercredi et jeudi.
31:33Alors effectivement
31:34on voit que c'est une volonté
31:35des investisseurs
31:36de se diversifier
31:38ou en tous les cas
31:39de limiter
31:40le risque de concentration
31:41qu'on a
31:42sur les magnifiques,
31:44les 7 magnifiques
31:45et les méga-cap
31:46en règle générale
31:47aux Etats-Unis.
31:48Donc la version
31:50la plus classique
31:51c'est de faire
31:53de l'equal weight
31:53donc de pondérer
31:54toutes les valeurs
31:55de l'indice
31:56avec le même poids
31:57mais ça évidemment
31:58ça a des biais
31:59assez importants.
32:00Donner le même poids
32:01à Nvidia
32:02qu'à la dernière
32:03du S&P 500
32:03on imagine bien
32:05que c'est pas
32:06sans conséquence.
32:08Et il y a
32:08de nouveaux indices
32:09qui ont été développés
32:10où en fait
32:11ce sont des indices
32:13américains
32:13ex-mégacap.
32:14l'idée
32:15c'est de
32:16repondérer
32:16le MSCI USA
32:18de reconstituer
32:19plus précisément
32:20le MSCI USA
32:21en faisant
32:22une brique
32:23méga-cap
32:24et une brique
32:24ex-mégacap.
32:25Donc si j'en achète
32:26un de chaque
32:27j'ai le MSCI USA
32:28en revanche
32:29si j'achète
32:30un peu plus
32:30de MSCI
32:31ex-mégacap
32:32et bien je
32:33sous-pondère
32:33mécaniquement
32:34le poids
32:34des méga-cap.
32:35C'est un petit peu
32:36le S&P 493
32:38d'une certaine façon.
32:39Alors non
32:40parce que les méga-cap
32:41il n'y en a
32:41pas que 7
32:43et elles peuvent
32:45évoluer
32:46dans le temps.
32:47L'avantage de ça
32:47c'est qu'on va prendre
32:48toutes les méga-cap
32:49donc en fait
32:50il y en a
32:50une quarantaine
32:51une cinquantaine
32:52et ça représente
32:5355%
32:54du poids
32:55du MSCI USA
32:56et si jamais
32:58il y a une nouvelle
32:59société qui arrive
33:00en fait
33:01elle sera intégrée
33:02automatiquement
33:03dans cette
33:04ex-mégacap.
33:04En termes de flux
33:05en termes de dynamique
33:06est-ce qu'aujourd'hui
33:07vous constatez
33:08des flux
33:09des investisseurs
33:10se positionner
33:10sur ce type
33:11de produit ?
33:13C'est assez récent
33:14mais effectivement
33:15il y a une demande
33:16pour ce type de produit
33:17à la fois
33:18sur les Etats-Unis
33:18mais en fait
33:19à chaque fois
33:20qu'il y a un biais
33:20de concentration
33:21très fort
33:21on peut avoir
33:23du World
33:23ex-USA
33:24par exemple
33:25les US
33:25c'est plus de 70%
33:26du MSCI World
33:27on peut avoir
33:28de l'émergent
33:28ex-China
33:29donc en fait
33:30dès qu'il y a
33:31un biais de concentration
33:32très fort
33:32dans un indice
33:34c'est intéressant
33:35de pouvoir avoir
33:35une version ex
33:37pour pouvoir
33:38refaire soi-même
33:39sa pondération
33:40de l'indice
33:40Parfois sur ce plateau
33:41on parle des ETF actifs
33:43est-ce que les produits
33:44que vous venez de souligner
33:45font partie
33:45de ces ETF actifs ?
33:47Alors non
33:48ceux-là en l'occurrence
33:49c'est vraiment
33:49des ETF passifs
33:50la méthodologie
33:52est très précise
33:53dans l'indice
33:54et l'ETF
33:55va répliquer
33:56ces indices
33:57donc là on est vraiment
33:58dans le cadre
33:58de gestion passive
33:59Merci beaucoup
34:00Damien Cadillan
34:01nous a raccompagné ce matin
34:02je rappelle que vous êtes responsable
34:03de la distribution ETF
34:04en France d'Amundi
34:05pour faire donc un point
34:06sur les flux
34:07très dynamiques
34:08des marchés émergents
34:09et puis
34:10à l'aube des résultats
34:12des Mag 7
34:13comment aujourd'hui
34:14limiter son exposition
34:15à ses valeurs
34:16tout de suite
34:16c'est l'heure
34:17du face à face
34:18Vous avez l'habitude
34:19de ce rendez-vous
34:21deux acteurs de marché
34:22avec Florian Elpo
34:24qui sera avec nous
34:24dans un instant
34:25en charge de la macroéconomie
34:26chez Lombard-Rodier-Ien
34:27et Kevin Tozet
34:29qui est membre
34:29du comité d'investissement
34:30de Carmignac
34:31Bonjour Kevin
34:31Bonjour M. Braque
34:32Merci d'être avec nous
34:33ce matin
34:34Bon commençons par
34:35l'once d'or
34:36ça y est
34:36les 5000 dollars
34:37sont franchis
34:38vendredi
34:38on était à quelques encablures
34:40et là
34:40cette barre symbolique
34:42a été touchée
34:43en plein milieu de la nuit
34:45bon ça montre
34:46quand même aujourd'hui
34:47comment les investisseurs
34:48sont prudents
34:49c'est-à-dire qu'ils ne vendent
34:50pas trop d'actions
34:51on voit il y a quand même
34:52assez peu de cash
34:52en portefeuille
34:53mais on achète des valeurs
34:54de la défense
34:55on achète des métros précieux
34:56Oui il y a sans doute de ça
34:58il y a un autre phénomène
34:59c'est que les investisseurs
35:01constituent peut-être
35:01un peu ce qu'on appelle
35:02une forme de barbelle
35:03c'est-à-dire qu'en face
35:04d'investissements risqués
35:05on va dire volatiles
35:06comme les actions par exemple
35:08on a la recherche d'actifs
35:09beaucoup plus sécures
35:10et on a encore réalisé
35:13la semaine dernière
35:14pour ceux qui en doutaient
35:15que l'actif
35:16défensif roi
35:17qui était des obligations
35:19émises par des pays souverains
35:20bien notés
35:21et bien fonctionnent beaucoup moins
35:22on l'a vu sur les mouvements
35:23par exemple sur le yen japonais
35:24enfin sur les obligations
35:25souveraines japonaises
35:26à 30 ans
35:26et donc il y a cette recherche
35:27d'actifs de diversification
35:29avec l'or
35:30donc ça ça explique sans doute
35:31une des raisons
35:32pour lesquelles on a passé
35:33ce seuil
35:34ce seuil historique
35:36il y a une lame de fond
35:39qui se met quand même en place
35:40depuis 2-3 ans maintenant
35:42c'est qu'on a
35:42des acheteurs
35:43massifs
35:44institutionnels
35:45plutôt du côté
35:47des banques centrales
35:47plutôt des sociétés
35:48des compagnies d'assurance
35:49par exemple dans certains
35:50pays émergents
35:51dont vous parliez tout à l'heure
35:52on a encore une fois
35:53vu la banque centrale de Pologne
35:55la semaine dernière
35:56acheter massivement
35:57de l'or
35:58et ça encore une fois
35:59pour une vertu
36:00de diversification
36:01on va chercher
36:02d'autres actifs
36:02défensifs
36:04au point même
36:04qu'on a des investisseurs
36:05qui se diversifient
36:06même dans ces métaux précieux
36:07puisque l'argent
36:08on est quand même sur
36:09un gain de plus de 40%
36:11depuis le début de l'année
36:12on a le palladium également
36:13qui est sur un record historique
36:15le point en commun
36:16quand même
36:16de tous ces métaux précieux
36:17c'est qu'en fait
36:18aujourd'hui
36:18on peut quand même
36:19les acheter
36:19très facilement
36:20ça c'est quand même
36:21un game changer
36:22par rapport à il y a
36:2220 ou 30 ans
36:23c'est à dire qu'aujourd'hui
36:24vous n'avez pas besoin
36:24d'aller dans une boutique d'or
36:26pour acheter de l'or
36:27si je simplifie un petit peu
36:28les choses
36:28oui oui bien sûr
36:29donc il y a quand même
36:30une palette d'instruments
36:31qui peuvent être utilisés
36:32alors on a
36:33ces fameux ETF
36:35sur les actions orifères
36:36on a des ETC
36:37qui sont là aussi
36:38des mêmes types de produits
36:40mais sur les matières premières
36:41en tant que telles
36:42on peut aussi acheter
36:43des actions de sociétés orifères
36:45faire de la sélection
36:45sur ces instruments là
36:48je crois qu'il y a un autre événement
36:49qui est intéressant quand même
36:49c'est que
36:50je soulignais le fait
36:51que bien certains acteurs
36:52ou des grands acteurs institutionnels
36:53au premier rang desquels
36:54les banques centrales
36:55ont beaucoup acheté d'or
36:56on a vu la demande d'or
36:57à peu près doubler
36:58sur les dix dernières années
36:59ça c'est quand même
37:00assez extraordinaire
37:02dans le même temps
37:02on a vu les particuliers
37:04acheter beaucoup moins d'or
37:06en tout cas avoir
37:06beaucoup moins d'or
37:07en portefeuille qu'ils n'en avaient
37:07si je regarde par exemple
37:09les ETF
37:10les flux sur les ETF
37:11on est à peu près
37:11en termes d'actifs
37:12là où ils étaient
37:13en 2022
37:14on peut quand même dire
37:14que le monde a
37:15quelque peu changé
37:16quelque peu changé depuis
37:17oui très clairement
37:18je dis souvent en rigolant
37:20quelqu'un qui ne suit pas
37:21l'actualité
37:21qui était sur une île déserte
37:22et qui regarde aujourd'hui
37:23les métaux précieux
37:25il se passe quoi
37:26il y a une guerre mondiale
37:27franchement c'est quand même
37:28parabolique
37:29cette courbe de l'or
37:30Florian
37:31on est quand même passé
37:31en à peine 4 mois
37:33des 4000 au 5000 dollars
37:35et donc plus 87%
37:37en l'espace d'un an
37:38vous qui êtes dans
37:38une banque suisse
37:39pendant un moment
37:40on se moquait des gens
37:40qui avaient de l'or
37:41aujourd'hui ce sont des génies
37:42absolument
37:43à long terme
37:44le rendement de l'or
37:44c'est 4% par année
37:46globalement
37:47à long terme
37:47et on avait accumulé
37:48une longue période
37:49de sous-performance
37:50avant de voir
37:51cette période de correction
37:52à laquelle on assiste
37:53aujourd'hui
37:53la personne qui était
37:54sur l'île déserte
37:55si elle voit le prix de l'or
37:56aujourd'hui
37:57elle se dit soit
37:57beaucoup d'inflation
37:59on a eu beaucoup d'inflation
38:00maintenant on en a beaucoup moins
38:01soit beaucoup de risques politiques
38:03beaucoup de risques géopolitiques
38:05et c'est probablement
38:06ce qui tire le prix de l'or
38:07aujourd'hui
38:07qui crée en tout cas
38:08qui alimente
38:08cette tendance globale
38:10maintenant
38:10alors on a peu de guides
38:13en termes de valorisation
38:14ce que devrait valoir l'or
38:16au vu de l'environnement
38:17dans lequel on est aujourd'hui
38:18l'un des guides
38:19c'est ça reste
38:20le niveau des prix aux Etats-Unis
38:22l'or s'échange contre le dollar
38:23donc on peut comparer
38:24quand on fait ça
38:25on est à peu près
38:26à 200% de surévaluation
38:28sur l'or
38:29alors ça peut sembler
38:29beaucoup
38:30mais on a déjà vu ça
38:32on a déjà vu ça
38:33quand
38:33en octobre 1980
38:35on était également
38:36à 200% de surévaluation
38:37le prix de l'or
38:38était de l'ordre de 50 dollars
38:39mais néanmoins
38:41une très forte surévaluation
38:42par rapport au fondamental
38:43qui est le niveau des prix
38:45le niveau des prix global
38:46alors qu'est-ce que ça veut dire
38:47ça veut dire probablement
38:48qu'il y a quand même
38:49un cap à la progression future
38:50du prix de l'or
38:51en tout cas
38:51de ce point de vue là
38:52mais on a beaucoup
38:54aujourd'hui
38:54on a tout un environnement
38:55d'outils financiers
38:57qui permettent justement
38:58aux investisseurs privés
39:00d'alimenter cette tendance
39:02et ça c'est quelque chose
39:03de nouveau
39:03par rapport à ce dont
39:04on disposait
39:05dans les années 80
39:05donc il y a un effet sentiment
39:07il y a un effet
39:07animal spirit
39:09vous savez comme disait Keynes
39:10qui s'est emparé
39:11de ce marché là
39:12et disons que
39:13le risque géopolitique
39:14global
39:15qui est très directionnel
39:16des Etats-Unis
39:17vers le reste du monde
39:17n'aide pas
39:18Est-ce qu'il n'y a pas aussi
39:19un effet FOMO ?
39:21C'est-à-dire qu'on court
39:22derrière cette hausse de l'or
39:245000 dollars aujourd'hui
39:26pas évident d'en acheter
39:28mais en même temps
39:29quand on regarde
39:30les dettes des Etats
39:31on peut se dire
39:32il n'y a pas de raison
39:33aujourd'hui que l'or baisse
39:34quand on voit également
39:35les banques centrales
39:36Kevin le soulignait
39:37qui achètent de l'or
39:38c'est-à-dire qu'aujourd'hui
39:39l'or est cher
39:40mais est-ce que demain
39:41il peut redescendre
39:42à 2000 ou 1500 dollars ?
39:44En soi il y a assez peu
39:45de raison aujourd'hui
39:46Oui et puis historiquement
39:47l'or a assez peu
39:48de périodes de baisse brutale
39:49on a plutôt des plateaux
39:51qui se forment
39:51qui sont des plateaux
39:52qui peuvent durer
39:53jusqu'à une décennie
39:53et ça c'est un élément
39:54qu'il faut bien avoir en tête
39:55c'est justement que le FOMO
39:56il risque d'être ailleurs
39:57dans le marché
39:58il risque d'être dans la surprise
39:59parce que finalement
39:59ça va peut-être mieux
40:00que prévu
40:01et que les actions
40:02peuvent se mettre
40:03progressivement à surperformer
40:05alors depuis le début de l'année
40:06c'est clairement pas le cas
40:08et aussi longtemps
40:09que ce risque politique
40:10va continuer à nous entourer
40:12ça semble être
40:13comment dire
40:13une façon
40:15une espèce de panacée
40:16à mettre en portefeuille
40:19je pense qu'il faut bien réfléchir
40:20à ce pourquoi
40:21on achète de l'or
40:22est-ce qu'on l'achète
40:23comme couverture
40:24contre le risque d'inflation
40:25est-ce qu'on l'achète
40:26comme couverture
40:27contre le risque géopolitique
40:28aujourd'hui c'est devenu
40:29une couverture
40:29parce qu'il est cher
40:31et toutes les couvertures
40:32toutes les assurances
40:33ont un prix
40:34Kevin
40:34je crois qu'on parle
40:37de risque géopolitique
40:39il y a quand même
40:41une forme de multipolarisation
40:43du monde aujourd'hui
40:44il y avait un actif
40:45je parlais des actifs
40:45de la dette souveraine
40:46vous parliez des déficits
40:47il y avait un autre actif
40:48roi
40:49dans la gestion des risques
40:51c'est toujours
40:52et c'était le dollar américain
40:53il y a quand même une volonté
40:54d'aller diversifier
40:55ces investissements-là
40:56monsieur Guipot
40:57vous venez de Suisse
40:59je crois
40:59il n'y a pas 50 alternatives
41:00au dollar
41:00c'est-à-dire que
41:01bon bah l'euro
41:03on a nos problèmes
41:04on pourra en reparler
41:05le yen japonais
41:07a aussi le tien
41:08il n'y a pas vraiment d'armée
41:09en tout cas pas d'armée
41:10autonomement indépendante
41:11au Japon
41:12donc c'est pas évident
41:13de trouver une alternative
41:14au roi dollar
41:15et l'or clairement
41:16en fait partie
41:17alors l'or est chèrement valorisé
41:19je crois que le franc-suisse
41:20aussi
41:21c'est-à-dire que
41:21toutes ces devises
41:22enfin tous ces actifs
41:23de diversification
41:25et bien ils sont
41:26voilà
41:26très recherchés
41:28il y a quand même
41:29s'il reste une matière première
41:30il y a quand même aussi
41:30une dynamique d'offre et demande
41:32je dis que la demande
41:33a été multipliée par 2
41:34en 10 ans
41:34l'offre a cru de 10%
41:36en 10 ans
41:36donc on voit aussi
41:37des équilibres
41:38qui se forment
41:38sur cet actif là
41:40bien sûr
41:41chaque profil
41:42chaque client
41:43a son profil
41:44mais c'est quoi aujourd'hui
41:45la place de l'or
41:46dans les portefeuilles
41:47chez Lombard-Rodier ?
41:49alors pour la partie
41:49institutionnelle
41:50pour les grands clients
41:51instits
41:51cette part elle est
41:52très faible
41:53les fonds
41:54USITS
41:54sont régulés
41:55et font qu'on n'a pas
41:56le droit de détenir
41:57de lignes directes
41:58de matières premières
41:59à l'intérieur des portefeuilles
42:00un élément
42:01qu'il faut bien avoir en tête
42:02aujourd'hui ça doit représenter
42:03à peu près
42:03sur un portefeuille
42:04bien diversifié
42:05d'ordre de 3 à 4%
42:06ordre de grandeur
42:08pour un client institutionnel
42:10sachant qu'il y a quelques années
42:11on était proche de 0
42:12donc 3 à 4%
42:13c'est pas grand chose
42:14mais c'est quand même
42:14une progression notable
42:16oui ça représente
42:16à peu près
42:17l'exposition
42:17qu'on va avoir
42:18dans un indice Bcom
42:20un indice classique
42:21qui contient de l'or
42:23mais pas que
42:23une grande partie d'énergie
42:25principalement
42:25voilà pour cette réaction
42:27donc sur l'once d'or
42:28qui a franchi la barre symbolique
42:29des 5000 dollars
42:30la semaine sera importante
42:31on le disait
42:31en début d'émission
42:32avec les résultats
42:33des GAFA
42:34mais également la Fed
42:35des résultats également
42:36d'entreprises
42:37du côté de l'Europe
42:38avec demain
42:39LVMH
42:40ou encore mercredi
42:41à ASML
42:41du côté de Carmignac
42:43comment vous appréhendez
42:44un petit peu
42:45ces résultats d'entreprises
42:46vos attentes
42:47concernant aujourd'hui
42:49ces résultats trimestriels
42:51qui devraient à nouveau
42:52être contrastés
42:53entre l'Europe
42:53et les Etats-Unis
42:54Oui
42:56et puis après
42:56il y a quand même
42:57un autre phénomène
42:57c'est que
42:58les résultats du quatrième trimestre
43:00c'est aussi le moment
43:01de faire des projections
43:02sur l'année à venir
43:04de motiver un petit peu
43:05les troupes
43:06enfin en interne
43:07et sur les marchés
43:08donc on va
43:09sans doute plus
43:10se caler sur
43:11la prospective
43:12que sur les résultats
43:13en tant que
43:14en tant que
43:16en tant que
43:16en tant que
43:16en tant que
43:16en tant que
43:17la question
43:19est comment est-ce
43:20qu'on aborde
43:20cette saison là
43:21le marché
43:22il l'aborde tout
43:22avec prudence
43:23c'est-à-dire que voilà
43:24vous parliez des GAFAM
43:24tout à l'heure
43:25le surcroît
43:27ou en tout cas
43:28la prime de valorisation
43:29de ces grandes entreprises
43:31du secteur technologique
43:31elle doit être
43:32à peu près de 10%
43:33par rapport au reste du marché
43:34c'est là aussi
43:35on est revenu
43:36sur des niveaux
43:36qui prédatent 2022
43:39et même
43:40voilà
43:40l'annonce
43:41en grande pompe
43:42de Tchad GPT
43:43donc
43:44il y a quand même
43:45une certaine forme
43:46de prudence
43:47le secteur technologique
43:47américain
43:48cette année
43:48c'est le secteur
43:49qui enregistre
43:51la plus mauvaise performance
43:52au sein du S&P 500
43:54donc une fois qu'on a dit ça
43:56qu'est-ce qu'on anticipe
43:57sur cette saison de résultats
43:58et sur ces grandes entreprises
43:59du secteur technologique
44:00je crois que pour les entreprises
44:01notamment une entreprise
44:02comme Meta
44:04parent de Facebook
44:06il y a quand même
44:06et plus globalement
44:08pour tous ces fournisseurs
44:09de grands centres de données
44:10il y a quand même
44:11une problématique
44:12qui est que
44:13on parlait de la hausse
44:14du prix de l'heure
44:14il y a quand même
44:15beaucoup d'actifs
44:16qui s'apprécient
44:17et beaucoup de matières premières
44:18qui s'apprécient
44:18premier rang du cal
44:19le cuivre
44:20le prix des semi-conducteurs
44:21aussi
44:22et ça veut dire quoi ?
44:23ça veut dire que
44:24ces grands acteurs
44:24du secteur technologique
44:25ils sont un peu preneurs de prix
44:26et donc il y a quand même
44:27ce risque-là
44:28de les voir
44:29on va dire
44:29de voir leur marge se dégrader
44:31parce que
44:31pour construire un centre de données
44:33ça coûte plus cher
44:34que par le passé
44:35ne serait-ce que
44:36parce qu'il y a
44:37le prix de cette matière première
44:39qu'elle soit technologique
44:40ou physique
44:41donc ça c'est un élément
44:42auquel il conviendra
44:43de faire attention
44:45il y a un deuxième élément
44:46c'est que ce sont quand même
44:48des grands groupes
44:49qui étaient ce qu'on appelle
44:50asset light
44:50qui avaient assez peu d'actifs
44:51et qui se retrouvent
44:52à construire des choses
44:53et comme on dit
44:54à Paris et ailleurs
44:56les travaux
44:56on sait quand ça commence
44:57on sait pas quand ça finit
44:58et c'est quand même
44:58pas tout à fait
44:59le même métier
45:01et là aussi
45:01il y a en plus de ça
45:03quand même
45:03un risque d'exécution
45:05ce qu'il faudra regarder
45:05c'est bien
45:06le retour sur investissement
45:08de ces dépenses d'investissement
45:10premièrement
45:12et ça ça va surtout
45:13affecter
45:15ces grands constructeurs
45:16de centres de données
45:17je crois que
45:17du côté de ceux
45:19qui fournissent
45:19qui sont plutôt en amont
45:20de la chaîne de valeur
45:21on pense notamment
45:22à des NVIDIA
45:23des TSMC
45:24et autres
45:25ça devrait quand même
45:26mieux se passer
45:27globalement
45:28et l'autre grande question
45:29ce sera
45:30si je regarde l'autre bout
45:31du spectre
45:31ce sera les fournisseurs
45:32de logiciels
45:32on a Microsoft
45:33qui publie
45:34également
45:35qui eux sont clairement
45:36estimés comme étant
45:38les laissés pour compte
45:39de cette révolution
45:40numérique
45:42cette révolution
45:43de l'intelligence artificielle
45:44là aussi j'en suis pas convaincu
45:45on s'attend quand même
45:46à une croissance
45:46des résultats
45:48assez importante
45:49pour Pierre Microsoft
45:50et puis il y a quand même
45:50une vraie valeur
45:51à être l'acteur principal
45:53en place
45:54je crois qu'on a entendu
45:55Société Générale
45:56par exemple
45:56qui a dit il y a quelques
45:57semaines de ça
45:58enfin quelques années de ça
45:59qu'ils allaient faire
46:00leur propre outil
46:00d'intelligence artificielle
46:01et il y a quelques semaines
46:02ils ont laissé entendre
46:03qu'ils allaient basculer
46:04sur des outils
46:05sur des outils en place
46:06donc c'est un peu comme ça
46:06que je regarde
46:08la saison de résultats
46:09sur les acteurs
46:10les acteurs du secteur
46:12technologique américain
46:14pour LVMH
46:15je crois que
46:16voilà
46:16ce qui va se jouer
46:18c'est de mettre
46:192025 de côté
46:20laisser ça
46:22derrière nous
46:22c'est pas une bonne année
46:24voilà
46:24des ventes
46:25en baisse
46:26des résultats aussi
46:27et on va essayer
46:28de se projeter
46:29en espérant
46:30que voilà
46:31on guide sur
46:31une stabilisation
46:32de la demande chinoise
46:34je crois que la solidité
46:34de la demande américaine
46:35elle est quand même
46:36assez bien intégrée
46:36par tout le monde
46:38grâce notamment à Wall Street
46:39cet effet richesse
46:40qui aide
46:41Florian du côté
46:42des Etats-Unis
46:43la consommation
46:44des ménages
46:45les plus aisés
46:45quand vous regardez
46:46les niveaux de valorisation
46:47de la tech américaine
46:48de Florian Yelpo
46:49comment vous les regardez
46:50comment vous les appréhendez
46:52il y a débat aujourd'hui
46:53j'entends certains investisseurs
46:54estimer que la tech américaine
46:55est chère
46:56d'autres dire
46:57on est sur
46:57des valorisations
46:58en moyenne
46:59qui sont sur des plus bas
47:00historiques
47:01car il est vrai
47:02que Amazon ne fait rien
47:03sur un an
47:04Microsoft également
47:05certes Alphabet
47:06a doublé
47:06en l'espace
47:07de 7 ou 8 mois
47:08mais aujourd'hui
47:09la tech américaine
47:11n'a pas le même prix partout
47:12comment aujourd'hui
47:13vous vous positionnez
47:13par rapport à cela ?
47:15Au-delà de la tech américaine
47:16en fait on parle juste
47:16des actions américaines
47:17qui sont largement dominées
47:19par cette thématique
47:19enfin largement dominées
47:20qui ont 30% en tout cas
47:21de la market cap
47:22du S&P aujourd'hui
47:22c'est la technologie
47:24la meilleure des réponses
47:26que je puisse vous donner
47:27à mon sens
47:27c'est
47:28on est très content
47:30aujourd'hui
47:30d'avoir dans nos portefeuilles
47:31des actions américaines
47:32on est très content
47:33mais on serait très inquiet
47:34d'en avoir que des actions américaines
47:36c'est-à-dire que
47:37oui il y a un paradoxe
47:39à la valorisation
47:40oui c'est très difficile
47:41aujourd'hui de se dire
47:41d'arriver à mesurer
47:43très précisément
47:44quelle doit être
47:45la bonne valeur
47:46des actions américaines
47:48si vous voulez vous faire peur
47:51allez regarder ce qu'on appelle
47:52le CAPE
47:52qui est l'indicateur de Schiller
47:53de valorisation des actions
47:55c'est très facile
47:57d'arriver à se rendre
47:59très inquiet
47:59vis-à-vis de la valorisation
48:00regardez l'indicateur de Buffett
48:02qui rapporte
48:03la capitalisation de marché
48:04au PIB des Etats-Unis
48:06ça n'a aucun sens
48:07les entreprises
48:08dont on parle
48:09sont exposées internationalement
48:10tout rapporter
48:11au PIB américain
48:12n'a aucun sens
48:13mais vous allez
48:14vous donner des sueurs froides
48:16parce que vous allez atteindre
48:17des niveaux de valorisation
48:18qui sont de l'ordre du percentile
48:20donc on est dans des niveaux
48:22de valorisation
48:22extrêmement élevés
48:24de ce point de vue-là
48:24si on regarde juste le PER
48:26Price on English tout simplement
48:27on est dans des niveaux
48:28qui sont relativement
48:30en ligne
48:30avec la borne haute
48:32de ce qu'on a pu observer
48:33au cours des 5 dernières années
48:34le problème
48:35c'est que ce secteur
48:36nous a habitués
48:37à des surprises
48:38de earnings
48:39quasi constantes
48:40de l'ordre de 10%
48:42assez facilement
48:42et cette surprise
48:44continue
48:45un fait que ce qui avait
48:46l'air cher hier
48:47du fait de nos mécaniques
48:48de valorisation
48:49était en fait tout à fait
48:50dans la monnaie
48:50et tout à fait acceptable
48:51donc probablement
48:52qu'on est encore dans ce cas-là
48:53mais cette saison des résultats
48:55elle est peut-être justement
48:56ce mouvement de bascule
48:57d'un narratif
48:59d'une thématique de marché
49:02à une source de P&L
49:04à un retour sur investissement
49:05vis-à-vis du CAPEX
49:07vis-à-vis des normes investissements
49:09qui ont été déployés
49:11aujourd'hui aux Etats-Unis
49:12donc c'est ce à quoi
49:13on va être attentif
49:14dans cette saison des résultats
49:15et probablement
49:16dans les trois prochaines
49:172026
49:17c'est probablement
49:18l'année de la question
49:19du P&L autour de la tech
49:21en tout cas
49:21TSMC a publié ses résultats
49:23il y a quelques jours
49:24je sais que chez Carmignac
49:24c'est l'une des valeurs
49:25les plus détenues en portefeuille
49:27bon ça se passe bien
49:27quand même TSMC
49:28c'est quand même
49:29de bon augure
49:30pour Nvidia
49:30le titre Nvidia
49:31n'arrive plus à battre
49:32des records
49:33mais quand vous écoutez
49:34encore
49:34John Sang-Yong
49:35qui était la semaine dernière
49:36à Davos
49:36il vous dit
49:37la demande elle est là
49:38alors Nvidia
49:40bat des records
49:41en termes de croissance
49:42des ventes
49:43enfin en tout cas
49:43en termes de volume
49:44des ventes
49:44et de volume de résultats
49:45en termes de prix
49:46on est un peu sur un plateau
49:48peut-être un peu sur un plateau
49:49mais elle bat quand même
49:50des records
49:51quand on est investisseur
49:53investisseur fondamental
49:54comme on l'est
49:54c'est plutôt l'occasion
49:56d'aller en racheter
49:57comme vous le soulignez
49:58ça veut dire
49:59qu'on l'achète globalement
49:59moins cher
50:00que ce qu'on a pu l'acheter
50:00par le passé
50:02comment est-ce qu'on voit
50:03cette chose
50:03enfin comment est-ce qu'on voit
50:04ce contexte là
50:04ben voilà
50:05je repars sur cette idée
50:07du barbell
50:08c'est-à-dire qu'on tient
50:09debout de la chaîne
50:10ceux qui sont en amont
50:11de la chaîne de valeur
50:12ceux qui sont plutôt
50:12en bas de la chaîne de la valeur
50:13et on a un peu plus de prudence
50:14au milieu
50:16donc concrètement
50:16sur la semaine
50:18voilà
50:19Apple
50:20on s'attend pas
50:21à une croissance
50:21incroyable
50:22des ventes
50:233-4% je crois
50:24attendu
50:24ça reste
50:25voilà
50:25ce qui va son jour
50:27faire bouger
50:28le cours de l'action
50:29ce sera la demande
50:29d'iPhone
50:30d'iPhone 17
50:31bon
50:32sur
50:33Meta
50:34la question
50:35encore une fois
50:35c'est la monétisation
50:37parce que
50:37il y a beaucoup d'investissements
50:38qui sont faits
50:39vous parliez de ces taux de croissance
50:41qui ont largement porté
50:42ces actions américaines
50:43ces actions du secteur technologique
50:44il y en a un autre
50:45c'est le rachat d'action
50:46et quand même
50:47au bout d'un moment
50:48quand on investit beaucoup
50:50peut-être qu'il y aura
50:50moins de rachat d'action
50:51que ce qu'on a pu avoir
50:52par le passé
50:54et donc sur les trois
50:55si vous me demandez
50:55sur laquelle
50:56est-ce que j'ai la plus grosse conviction
50:57sur ces trois valeurs
50:58quatre si je rajoute LVMH
50:59qui publie dans la semaine
51:00ce serait Microsoft pour moi
51:02ça ressemble à quoi aujourd'hui
51:03un portefeuille
51:04chez Carmignac
51:05c'est quoi l'allocation
51:05pour débuter l'année
51:08historique
51:09face au plan de relance allemand
51:12ça n'a pas déjà été joué
51:14aujourd'hui
51:14le plan de relance allemand
51:15j'en suis pas convaincu
51:18mais en tout cas
51:18je crois que
51:19l'environnement
51:21de largesse budgétaire
51:23ou manque d'austérité budgétaire
51:24si on regarde ce qu'il se passe
51:25un peu plus près
51:26de ce plateau ici
51:28ça veut dire quoi
51:29ça veut dire globalement
51:30qu'on va avoir
51:31une croissance économique
51:31qui devrait être soutenue
51:33on rajoute à ça
51:34des dépenses d'investissement
51:35importantes
51:36dans les infrastructures
51:37en Allemagne
51:39dans la défense
51:40un peu partout
51:41et dans l'intelligence artificielle
51:44dans le secteur technologique
51:45ça donne quand même
51:46un environnement
51:47qui est plutôt propice
51:48on va dire
51:48à la prise de risque
51:49ou au marché d'action
51:50ou au résultat des actions
51:51c'est à dire que
51:51si j'ai de la croissance économique
51:53aller autour de 3%
51:54on a des chiffres d'inflation
51:55cette semaine
51:56en zone euro
51:56qui devrait être quand même
51:57relativement stable
51:59ça veut dire de la croissance nominale
52:00ça veut dire
52:01que ça se retrouve
52:02dans les résultats des entreprises
52:03ça veut dire quoi ?
52:04ça veut dire qu'on a
52:0440% à peu près
52:05d'exposition nette
52:06à des marchés d'action
52:07dans un portefeuille diversifié
52:08comme Carmignac Patrimoine
52:09donc ça c'est
52:10je crois que ce volet là
52:11est quand même
52:11bien intégré
52:12et bien intégré
52:12par beaucoup d'investisseurs
52:14ou de plus en plus
52:15d'investisseurs
52:15de par le monde
52:17la question
52:18c'est
52:18qu'est-ce qu'on met
52:19en face de
52:20en face de ça
52:22sachant que
52:23on l'a indiqué
52:24les taux souverains
52:26et les taux souverains
52:26à long terme
52:27sans doute moins
52:28voilà
52:29on parlait de risque
52:29géopolitique
52:31dans nos jargons obligataires
52:32c'est un nom
52:33ça s'appelle
52:33la prime de terme
52:34l'appétit pour les obligations
52:35quand il y a un risque
52:36géopolitique important
52:38lié à un état
52:39avant c'était surtout
52:40des états émergents
52:41maintenant c'est aussi
52:41des états développés
52:43et bien on est plutôt
52:44défiant vis-à-vis de ça
52:45donc qu'est-ce qu'on met
52:45en face de ça
52:46de l'or
52:47toujours
52:47on a 3% d'action
52:48orifère
52:49dans ce même portefeuille
52:50en équivalent
52:51or physique
52:52ce sera à peu près
52:53le double
52:53si je regarde le bêta
52:54de ce type d'instrument
52:55là
52:56et en face de ça
52:57qu'est-ce qu'on a
52:57on a des actions émergentes
52:59on a de la dette émergente
53:00parce que c'est là
53:00qu'on va trouver
53:01du rendement
53:02globalement
53:03et puis sur les actions
53:05on parlait du secteur
53:06des valeurs américaines
53:08du secteur technologique
53:08c'est très bien
53:09il faut avoir des actifs
53:10qui vont mieux se comporter
53:10en face
53:11vous avez des secteurs
53:12qui ont été complètement
53:13délaissés en face de ça
53:14je pense notamment
53:15à la consommation de base
53:16qui a une corrélation négative
53:18au secteur technologique
53:19américain
53:19et donc ça veut dire quoi
53:20ça veut dire que ça peut
53:21bien fonctionner
53:22si on devait avoir
53:23une mauvaise surprise
53:24le mot de la fin
53:25pour Florian
53:26parce qu'il nous reste
53:27une minute
53:27spread là
53:29entre la France et l'Allemagne
53:30qui revient sur des plus bas
53:31de juin 2024
53:32c'est-à-dire qu'on a
53:33des investisseurs
53:34qui sont plus prudents
53:34là sur le boune quand même
53:35voilà c'est ça
53:36c'est qu'il y a deux possibles
53:37il y a deux raisons possibles
53:38soit c'est parce que la France
53:39est devenue un meilleur élève
53:40soit c'est parce que
53:41l'Allemagne recule
53:42dans le classement de la classe
53:43et clairement
53:44l'Allemagne recule
53:45dans le classement de la classe
53:45c'est-à-dire que l'Allemagne
53:46va émettre de la dette
53:47comme le Japon
53:48va émettre de la dette
53:49et ce mur de dette
53:50fait remonter
53:51j'ai envie de vous dire ça
53:51on le savait
53:52on ne l'a pas découvert
53:53vendredi
53:54non bien sûr
53:54ce qu'on est en train
53:55de découvrir par contre
53:56c'est que
53:56la régionalisation
53:58s'intensifiant
53:59on risque de devoir
54:00dupliquer un certain nombre
54:02d'éléments
54:03de la chaîne de production
54:04mondiale
54:04qui a apparemment été
54:05concentrée dans d'autres pays
54:06plus on a ce risque
54:08comment dire
54:09on a ce besoin
54:09de réarmement
54:10aujourd'hui
54:11en tout cas
54:11c'était comme ça
54:12que c'est communiqué
54:13et qui va également
54:14coûter cher
54:14donc attention
54:16à la réformation
54:17justement de cette prime
54:18de terme
54:18qui est particulièrement
54:19vicieuse
54:20en tout cas
54:20pour les expositions
54:22à duration longue
54:23et si j'ose rajouter
54:24un élément
54:25une façon de diversifier
54:26ce risque géopolitique
54:27c'est également de diversifier
54:28ces expositions
54:29en termes de monnaie
54:30au travers du marché d'action
54:31on adore les actions
54:32européennes ces temps
54:33on aime beaucoup
54:33les actions suisses
54:34c'est un tropisme local
54:35évidemment
54:35mais un investisseur étranger
54:37bénéficierait en plus
54:38de l'aspect diversification
54:39de la monnaie
54:40et on commence à regarder
54:41les actions japonaises
54:42comme je le mentionnais
54:43ce matin
54:43qui aujourd'hui
54:45sont intéressantes
54:46en termes de valorisation
54:47en termes de taux réel
54:48négatif à court terme
54:49et en termes de réponse
54:50au stimulus fiscal
54:51Merci beaucoup
54:52à tous les deux
54:53on est pris par le temps
54:53Kevin en un mot
54:55Et diversification
54:56via le Yen
54:56qui est un actif
54:57très défensif
54:58et très peu valorisé
54:59Absolument
54:59Kevin Tozé
55:00qui est membre du comité
55:01d'investissement de Carmignac
55:02et Florian Yelpo
55:03qui est en charge
55:03de la macroéconomie
55:04chez Lombard-Rodier
55:05Merci à tous les deux
55:06de nous avoir accompagnés
55:08Il est 9h57
55:09dans 3 minutes
55:10il sera 10h
55:10vous retrouvez les experts
55:11avec Raphaël Legendre
55:13Quel est le programme
55:14dans un instant Raphaël ?
55:15Bonjour Etienne
55:16Le programme aujourd'hui
55:16on va revenir sur le discours
55:18qui a marqué
55:18l'édition 2026 de Davos
55:20c'est celui de Marc Carnet
55:22le Premier ministre canadien
55:24qui a bien expliqué
55:25à l'Europe
55:25que si vous n'êtes pas
55:27à la table
55:27c'est que vous êtes au menu
55:29un discours remarqué
55:30et après
55:31ce sera le premier thème
55:32des experts
55:33on reviendra
55:34sur la souveraineté numérique
55:35aussi
55:36on va voir si la France
55:37peut s'émanciper
55:38de la tutelle américaine
55:39on parle un peu de budget
55:40il paraît qu'on a trouvé
55:423 milliards d'économies
55:43on va voir si
55:44ces économies
55:45sont sérieuses ou pas
55:46et puis enfin
55:46ETI
55:47faut-il tirer
55:48la sonnette d'alarme
55:49après le dernier baromètre
55:51Trendéo
55:52c'était publié hier
55:53chez nos confrères
55:54de la Tribune dimanche
55:55il n'y a de quoi
55:55s'inquiéter
55:55voilà le programme
55:56les experts
55:5710h-11h
55:58ensuite vous retrouvez
55:58tout pour investir
55:59à partir de 11h
56:00avec Antoine Larigauderie
56:01PFM Bourse
56:02à partir de 15h30
56:03deux émissions bien sûr
56:04qui reviendront
56:04sur l'envolée de Fnac Darty
56:06de plus de 17% ce matin
56:07au-delà des 35 euros
56:08avec ce matin
56:09Daniel Kretinsky
56:10qui a annoncé
56:11lancer une OPA
56:12sur Fnac Darty
56:13au prix de 36 euros
56:14une prime de l'ordre
56:15de 25%
56:16par rapport à la moyenne
56:17de ces 30 derniers jours
56:18mais Fnac Darty
56:20restera coté en bourse
56:21tous les détails
56:22bien sûr
56:22dans vos émissions
56:23financières et boursières
56:24tout au long de la journée
56:25sur BFM Business
56:26très bonne journée
56:26Good Morning Market
56:30sur BFM Business
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