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  • il y a 10 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Évidemment, bonsoir Sonia, bonsoir à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle grande soirée
00:04d'info.
00:04C'est BFM Grand Soir qui débute, Alain Bauer, dans une seconde, en direct avec nous, pour tenter de comprendre
00:10ceci.
00:10Regardez cette carte qui va apparaître sur votre écran, les prix de plus en plus délirants du carburant en France.
00:17On vous a pris 5 des stations les plus chères en France. Alors, on est d'accord, ce sont les
00:21plus chères.
00:22On est à 2,76 euros le litre de gasoil du côté de Mougins, dans les Alpes-Maritimes.
00:262,80 à Sosaïm, dans le Haut-Rhin, 2,80 aussi repéré à Paris, 2,75 à Gouvet dans la
00:31Manche.
00:32Très lasé, Mène-et-Loire, 2,99 euros. C'est dans une station de grande surface, 2,99 euros.
00:39La moyenne, en moyenne, ce soir, on est à 2,30 euros pour le gasoil. Le sans-plomb est à
00:442,11 euros.
00:45C'est du délire. L'instabilité en Russie, en Ukraine, au Moyen-Orient, cette instabilité va-t-elle mettre à
00:52genoux les automobilistes français ?
00:53On en parle ce soir avec nos invités et avec toute l'équipe. Notre invité, d'abord, c'est Alain
00:59Brouwer.
00:59Bonsoir, Alain. Merci beaucoup d'être avec nous. Professeur émérite de criminologie au CNAM, toujours auteur, entre autres, de la
01:05vérité sur le système Epstein, aux éditions First.
01:09On a le droit de dire ce qui arrive après celui-là ou pas, le livre ? Non, on n
01:12'a pas encore. Alors, je ne le dis pas.
01:13Pas encore.
01:14Je ne le dis pas. Amélie Rosic avec nous. Bonsoir Amélie.
01:17Yves Tréard, Anne-Sora Dubois, Lisa Def avec nous également et Elsa Vidal qui s'installe.
01:24Mais oui, on est prêts. Tout le monde est là.
01:25Alain Brouwer, je voulais qu'on commence par ce tout dernier message posté par Donald Trump.
01:29Il y a quelques instants, vous allez voir, c'est directement lié au prix du carburant que je viens de
01:34vous montrer sur cette carte.
01:35Voici le message de Trump.
01:36L'Ukraine a accepté de ne pas frapper les cibles énergétiques russes.
01:41La Russie a accepté de faire de même.
01:43La hausse mondiale des prix du diesel est principalement causée par la guerre entre la Russie et l'Ukraine et
01:48non par l'Iran.
01:49Et c'est signé le président Donald Trump Jr.
01:51Est-ce que Trump, sur ce coup-là, a raison ?
01:54Est-ce que le prix que l'on voit là, que l'on voyait s'afficher, est directement lié notamment
01:58à ce qui se passe en Russie ?
01:59Non.
02:00Non.
02:01Non, 30% du pétrole mondial passe par Hormuz et Balbel-Mandeb.
02:08Un pourcentage infinitésimal est lié au conflit russo-ukrainien.
02:14La Russie a trouvé des moyens d'exporter par le nord ce qu'elle ne pouvait plus exporter par le
02:19sud,
02:20comme l'Iran exporte par le nord ce qu'elle ne pouvait plus exporter par le détroit d'Hormuz.
02:26C'est le blocage global du processus.
02:28C'est surtout l'extraordinaire demande de ceux qui sont le plus privés de pétrole,
02:32qui ne sont ni les Américains, ni nous, ni les Iraniens, mais les Asiatiques,
02:37qui provoquent la hausse du pétrole.
02:38La hausse du pétrole, elle est liée à la demande exceptionnelle de pétrole, de gaz et de produits dérivés
02:46par la zone Asie-Pacifique, qui en souffre terriblement.
02:51Même si la Chine a baissé sa consommation.
02:53Oui, bien sûr, mais ce n'est pas elle la plus demandeuse.
02:55C'est le Vietnam, les Philippines, l'Indonésie, dans un pays avec énormément d'habitants.
03:00Une très grosse consommation de produits, en général moins riches,
03:05et avec un taux moins élevé que ceux que nous avons,
03:08de type plutôt Venezuela, du gros rouge qui tâche, que de la Romanée Conti.
03:12Et donc ce processus-là, il est lié directement à 30% des voies de distribution du pétrole
03:19et de ces produits équivalents et dérivés de toute nature,
03:23y compris des produits qui servent à l'agriculture.
03:25Ce n'est pas seulement ce qu'on met dans les réservoirs.
03:26Oui, ce n'est pas seulement le carburant.
03:28La zone arabo-persique est une zone où se sont concentrées
03:34la quasi-totalité des industries polluantes, décentralisées et délocalisées
03:40des anciens empires.
03:42Donc c'est ce qui pèse le plus.
03:44Le reste est aléatoire et secondaire,
03:46mais ça permet à Donald Trump de revenir sur le terrain russo-ukrainien.
03:51Donald Trump, c'est toujours…
03:52C'est surtout de s'affranchir du bazar qu'il a mis au Proche-Orient.
03:56Absolument.
03:56Mais digression, dispersion ou provocation sont les trois mamelles de la politique américaine.
04:02Et de ce point de vue-là, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
04:05Donc ce tweet est inexact et par ailleurs n'a aucun effet
04:08s'il ne se passait rien en Ukraine.
04:10Et s'il n'y avait aucune…
04:12Enfin, si les attaques continuaient et même étaient multipliées par 10,
04:15ça posera un problème majeur aux consommateurs
04:17et aux automobilistes russes et de Crimée,
04:21éventuellement aux Ukrainiens,
04:22puisque leurs propres stations-services sont attaquées.
04:25Mais ça n'aurait aucun effet sur le prix mondial du pétrole.
04:28On verra comment Trump…
04:29J'essaie de le dire de manière polie.
04:31Je vais le dire de manière polie.
04:31Je vais trouver de manière polie de le dire.
04:33C'est attaqué à Volodymyr Zelensky ce week-end
04:36en le rendant responsable précisément.
04:38Lui Zelensky, pas Zelensky et Poutine.
04:40Lui Zelensky, j'allais dire de nos mots à la pompe à essence.
04:44Quand même, il y a un lien entre la stratégie des Russes,
04:48la stratégie des Ukrainiens et les systèmes pétroliers.
04:51C'est-à-dire que les Ukrainiens visent depuis des mois maintenant
04:54une bonne partie des raffineries, des sites de dépôt pétrolier, etc.
04:57en Russie.
04:58Ce lien-là, il existe.
04:59Ah ben absolument.
05:00Mais il existe nonobstant la situation dans le Golfe Persique.
05:06S'il ne se passait rien dans le Golfe Persique,
05:08si l'Iran n'avait pas été attaqué, si l'Iran n'avait pas répliqué,
05:12si les Houthis n'avaient pas pris le contrôle de non seulement l'autre détroit,
05:18mais surtout l'oléoduc en l'attaquant et en le détruisant en partie,
05:22qui avait permis à l'Arabie Saoudite de détourner une partie de ces exportations,
05:28nous serions restés à un niveau certes élevé,
05:30mais 20 ou 25 ou 30 dollars de moins pour le baril.
05:36Voilà.
05:37Ça concernait essentiellement les populations russes,
05:40les automobilistes russes et quelques exportations russes sur le territoire.
05:45Par ailleurs, les prix étant élevés, les Russes y voient beaucoup davantage
05:49puisqu'ils compensent par l'augmentation des prix la baisse de la production
05:53et la baisse de la distribution.
05:54En fait, les principales victimes du conflit sont les Ukrainiens et les Russes, pas nous.
06:00Exactement.
06:00Et c'est pour ça que cette synthèse est très étrange.
06:02On a bouche de Donald Trump.
06:03Il fait un mix.
06:04Il crée une espèce de chimère entre les conséquences de la guerre en Iran
06:07et la situation en Ukraine.
06:09Et il s'inquiète en réalité de la hausse du prix du diesel en Russie,
06:12qui est complètement bizarre et déconnectée.
06:16Oui.
06:17Bizarre et un pléonasme tautologique.
06:19Dans la immense production Trumpienne, que j'ai eu l'occasion,
06:23et nous en avons ici beaucoup parlé, d'étudier par le menu,
06:26par le texte, par le terme et mot par mot.
06:29Mais en la matière, ça correspond aussi à une logique politique
06:31qui, elle, est parfaitement rationnelle.
06:33Ce qui se cache derrière la provocation, la sidération, la digression, etc.,
06:39c'est une logique qui est, il faut que je trouve une victime expiatoire
06:42aujourd'hui, cette semaine, et avant que j'en trouve une autre la semaine prochaine,
06:46ce sera donc les Ukrainiens.
06:48Oui, mais alors, juste avant de parler des Ukrainiens, il dit quand même plusieurs choses.
06:51Il dit dans ces quelques mots ce soir, Donald Trump, qu'il a réussi à convaincre les deux,
06:55à convaincre Zelensky et Trump d'arrêter de frapper le système présidentiel.
06:59Et Poutine, pardon.
07:00Il s'auto-convainc tout seul.
07:01Oui, ça, c'est ça.
07:02Je reprends.
07:03Trump dit qu'il a réussi à convaincre Zelensky et Poutine de s'attaquer à leur site pétrolier respectif.
07:10De cesser de s'attaquer.
07:12Oui, de cesser de s'attaquer.
07:12Par quel miracle ? Est-ce que là aussi, il délire Donald Trump ?
07:17Non, alors, il y a toujours un moment où Vladimir Poutine dit, sans le faire, il va s'arrêter de
07:22faire quelque chose.
07:22Il le dit, mais le Frontil…
07:25Donc, ce n'est pas une surprise.
07:26Et quant à Volodymyr Zelensky, en fonction du stock de missiles, de munitions,
07:31parce que sa dépendance est toujours immense, sur les drones, de moins en moins, d'ailleurs, il en exporte,
07:36mais sur les antimissiles et la production de l'information, le réseau de communication,
07:42les renseignements qui lui sont donnés, il est 100% dépendant, et pas des Européens, uniquement, et seulement des Américains.
07:49Il faut aussi traduire la dialectique des uns et des autres.
07:53Vous avez affaire à deux menteurs et à un faible.
07:57Ça peut donner quoi ?
07:58Est-ce que vous pouvez nous dire qui est qui, les deux menteurs ?
08:00Les deux menteurs sont Poutine et Trump, qui racontent tout et n'importe quoi.
08:03Poutine, c'est un vrai menteur.
08:06Trump, c'est un mytho qui est aussi menteur, mais pour d'autres raisons.
08:13Et Zelensky, c'est le faible.
08:15Donc, il est obligé, en dépit de ce qu'on lui reproche à l'intérieur de son pays...
08:21C'est le faible, c'est l'agressé.
08:22C'est l'agressé et c'est le faible.
08:23Parce qu'on ne peut pas dire, même si le rapport de force est quand même en faveur de la
08:29Russie.
08:29Donc, ça crée un climat.
08:31Et ce qui est terrible, c'est que nous sommes les otages de ce triangle infernal.
08:37Et ça, c'est terrible.
08:38Mais donc, cette trêve, elle peut exister, réellement ?
08:41Ça n'est pas une trêve.
08:42C'est une interruption momentanée de cibles spécifiques.
08:46Ça ne veut pas dire qu'il y a une interruption de l'ensemble de l'agression russe.
08:49Ça ne veut pas dire non plus que les Ukrainiens ont leur interdit d'aller bombarder la version locale de
08:55Amazon.
08:56Je ne sais plus ce que c'est, Blueberry...
08:57Whiteberries.
08:58Merci.
08:59Oui, c'est ça.
08:59Voilà.
09:00Donc, il se passe, il continuera à se passer.
09:03Pendant ce temps-là, la guerre continue.
09:05Mais les agressions ou les attaques sur les sites d'exploitation pétrolière,
09:11on sait que ça ne veut pas dire qu'on arrête d'attaquer les stations-service non plus.
09:14Non.
09:14Parce qu'il faut toujours lire les choses d'une manière extrêmement précise dans ce genre de communiqué.
09:18Même par touche social, ça ne veut pas dire autre chose que ce que ça veut dire.
09:24Ce n'est pas la peine de faire des réinterprétations.
09:25On n'en est pas à la trêve totale au début des négociations ou à quoi que ce soit.
09:29Et d'ailleurs, vous avez Dimitri Pescoff qui, avant-hier,
09:33a quand même eu la déclaration la plus impressionnante de l'histoire de la guerre.
09:37Nous frappons désormais tout et n'importe quoi.
09:41Ça, c'est en termes de géostratégie militaire, est une nouveauté.
09:46Tout et n'importe quoi, qui est à la fois un indicateur de l'état de panique dans la gestion
09:52de la guerre
09:52et dans le fait qu'il n'y a plus rien d'interdit, si tenté qu'il y ait eu
09:57encore grand-chose,
09:57est un élément qui montre aussi où on en est du point de vue russe.
10:01Et il n'y a pas d'interdit sur les frappes contre les civils, sur les frappes contre les trains,
10:07sur les frappes...
10:07Enfin, rien.
10:08Le premier ministre polonais, il y a quelques minutes, dit
10:12« Nous nous attendons à une intensification massive des attaques russes, virgule, y compris peut-être sur notre territoire. »
10:19Alors, on va en parler et j'essaie toujours de faire le lien ce soir entre ce qui se passe
10:22en Ukraine-Russie,
10:24au Moyen-Orient et ce qui se passe à la pompe chez nous.
10:26On parlera tout à l'heure, un peu plus tard, des Gilets jaunes, mais quand même,
10:28il y a cette information qui tombe à l'instant et qui est en lien direct avec ce que nous
10:30disait tout à l'heure Donald Trump.
10:32L'Ukraine, et c'est Zelensky qui parle ce soir,
10:34« L'Ukraine prendra des mesures de désescalade si la Russie fait de même. »
10:39Normal.
10:40Donc, on n'y est toujours pas.
10:41Non.
10:41Et on n'y sera pas.
10:42Donc, en réalité, c'est quand même la suite logique de...
10:44Peut-être qu'ils se sont tous parlé.
10:47Chacun fait des promesses à l'autre.
10:48Mais si toi, tu ne bouges pas, moi, je ne bouge pas.
10:50C'est comme ça. C'est la guerre.
10:52Et c'est comme ça depuis...
10:53Depuis que c'est la guerre.
10:54Depuis quasiment cinq ans.
10:55Oui.
10:56Depuis quasiment cinq ans.
10:57Depuis que la victoire en trois jours n'a pas eu lieu.
10:59Oui.
10:59Depuis que la victoire en trois jours n'a pas eu lieu,
11:01ils sont à la recherche de la victoire en trois jours qui n'a pas eu lieu.
11:04L'Ukraine, en résistant, comme jamais un pays a pu résister à un empire aussi massif.
11:10Et la Russie, en ne comprenant pas pourquoi elle n'y arrive pas
11:12et pourquoi elle n'est pas accueillie avec des fleurs
11:14par ce peuple frère qui ne devrait lui-même pas exister
11:17puisqu'ils sont en fait tous russes.
11:18Je vais citer Zelensky de manière complète.
11:22« Si nos partenaires américains parviennent à obtenir de la Russie
11:24une réelle volonté de mettre fin à cette guerre qui détruit des vies
11:26et de le faire sincèrement et durablement,
11:28l'Ukraine prendra ses propres mesures de désescalade. »
11:31Voilà ce que dit Zelensky ce soir.
11:32On le voyait tout à l'heure, Trump renvoie les Russes et les Ukrainiens d'os à dos.
11:36Ce week-end, depuis son golfe en Irlande, il était là-bas,
11:38il ciblait directement Zelensky, la stratégie de Zelensky
11:42pour expliquer la hausse des prix du carburant
11:44à nos pompes ici en Europe et là-bas aux Etats-Unis.
11:48« Monsieur Zelensky n'a qu'une chose à faire.
11:51Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie.
11:53Qu'il s'en prenne à des cibles, mais pas au diesel,
11:56parce qu'il provoque une pénurie de diesel.
11:58Ce n'est pas dû au Moyen-Orient.
12:00C'est dû à ce qui se passe entre la Russie et l'Ukraine.
12:02Nous avons donc parlé avec monsieur Zelensky.
12:05Il y a beaucoup d'autres cibles.
12:07Ne frappez pas le diesel. »
12:11On est quand même toujours sur le fil, Alain Bauer,
12:13dans la relation Zelensky-Trump.
12:16C'est-à-dire qu'à 48 heures, là, on le voit,
12:18il ciblait directement Zelensky, c'est votre faute, etc.
12:20Ce soir, il dit que c'est la faute des Russes,
12:23des Ukrainiens et des Russes.
12:24C'est du Trump ?
12:25À qui s'adresse, en fait, Donald Trump ?
12:28À son électorat, à lui, parce qu'il a des...
12:30C'est peut-être pour ça qu'il danse sur des pieds différents.
12:33Et que je reviens des Etats-Unis,
12:35et qu'à 4 dollars, le gallon, c'est quand même du mal à passer.
12:39D'autant que le pays n'est pas directement concerné.
12:41Il est...
12:42Producteur de pétrole.
12:44Il est producteur exportateur.
12:46C'est inédit dans son histoire.
12:48Et s'il gérait ses tarifs de manière locale,
12:52un peu comme EDF,
12:54si nous gérions nos tarifs nucléaires au niveau local,
12:57nous n'aurions pas le prix mondial.
12:59Donc l'ouverture du marché a provoqué une forte augmentation
13:02à cause de la demande Asie-Pacifique.
13:04Mais quasi rien de ce qui sortait du Golfe
13:07ne concernait les Européens ou les Américains
13:10pendant très longtemps.
13:12Il y a des choses qui nous concernent.
13:13Notamment les nitrates, les phosphates,
13:15on a toute une série de sujets qui nous concernent
13:17et qu'il ne faut pas regarder comme ça,
13:19surtout vu l'état des productions agricoles
13:22après l'immense sécheresse qui n'en finit pas.
13:24Mais sur le fond,
13:26l'essentiel de ce qui se produit
13:28est né de l'affrontement avec l'Iran,
13:32de la sous-estimation de l'Iran,
13:35de sa capacité,
13:36de la manière dont ils se sont préparés
13:37depuis 25 ans.
13:39Et du fait,
13:40il y a une très jolie enquête qui vient d'avoir lieu
13:42sur...
13:43Alors ce n'est pas les amis de Donald Trump,
13:45mais au moins ce sont des vrais professionnels
13:46du renseignement,
13:47qui expliquent qu'en fait,
13:49la manière dont l'état dit profond
13:51a été éliminé par Trump,
13:53la plupart de ceux qui sont partis
13:54étaient les analystes du renseignement,
13:55ceux qui en général font les notes,
13:56qui expliquent que si on fait ça,
13:57il va se passer ci.
13:58On a le droit de le faire,
14:00mais on le fait en sachant
14:01qu'il y a un effet secondaire
14:02ou un effet pervers.
14:03Ceci a été totalement ignoré
14:05par l'idée que,
14:06là aussi,
14:06la guerre contre l'Iran
14:08durerait trois jours.
14:08C'est une sorte de mécanisme
14:10assez intéressant.
14:12Et elle n'a pas duré trois jours,
14:13elle n'est pas terminée
14:14et elle n'a pas été gagnée.
14:15Et elle est loin d'être terminée,
14:16effectivement.
14:17Je voulais vous livrer une information
14:18avant votre commentaire à ce sujet.
14:20Il y a une publication
14:21dans ProPublica
14:22qui dit que le fils de Donald Trump,
14:24Donald Trump Jr.,
14:25s'est marié au Bahamas
14:26et que le mariage
14:27a été entièrement pris en charge
14:30par un proche de Donald Trump
14:31qui est un oligarque russe
14:34qui s'appelle
14:34Umar Kremliev.
14:36Est-ce que c'est quelque chose
14:37qui est de l'ordre
14:38qui peut vous surprendre ?
14:40Moi, rien ne me surprend
14:41avec Donald Trump.
14:42J'ai arrêté il y a longtemps.
14:44Ce qui m'évite d'être
14:44un, insidéré,
14:46deux, provoqué,
14:47trois, agacé,
14:48quatre, ébahis,
14:49que tout ça soit possible.
14:51Non, là, j'ai arrêté.
14:52Donc, rien ne me surprend
14:53et pourquoi pas ?
14:54Il faut bien comprendre
14:56que la moraline,
14:57en tout cas la logique
14:58des « on n'a pas le droit
14:59de faire ça »
15:00ou « ça ne se fait pas »
15:01ou « on ne peut pas faire ça »
15:02qui était dans
15:03l'état d'esprit du temps
15:05mais pas dans la réglementation
15:06ni dans la législation.
15:07La législation américaine
15:09ne prévoit pas
15:10d'interdits particulièrement développés.
15:11Il faut bien comprendre
15:12que Donald Trump
15:13avec les gens
15:13de The Heritage Foundation
15:15et des analystes
15:18les plus fins
15:18de la Constitution américaine
15:20a une équipe de gens
15:21qui interprètent le texte
15:22en le tordant beaucoup
15:24mais de manière légale.
15:26Et c'est ça qui est terrifiant.
15:27C'est qu'on a vécu
15:28dans une idée
15:29que l'équilibre
15:31des pouvoirs américains
15:32était garanti
15:32par la Constitution.
15:33Il ne l'est pas.
15:34Non, mais moi,
15:35j'ai assisté à des choses
15:36aux États-Unis,
15:36justement,
15:37avec des groupes de pression,
15:38notamment des groupes
15:39de juristes,
15:40de fédéralistes socialistes
15:42qui est quand même
15:42celle qui a inspiré,
15:44moi j'ai assisté
15:45à plusieurs de leurs congrès,
15:46qui a inspiré Trump
15:48sur quasiment
15:49toute sa politique.
15:50Sa politique,
15:51notamment,
15:52toute la réglementation
15:54américaine,
15:55elle vient de la fédéralisme
15:56et de la déréglementation
15:58qui est une machine
16:00de guerre incroyable
16:01et dont est issue,
16:02d'ailleurs,
16:03beaucoup de juges
16:03à la Cour suprême.
16:05Bien sûr.
16:05Et surtout,
16:06qui a commencé
16:06avec Richard Nixon
16:07et qui a poursuivi
16:09ensuite
16:09avec la période Bush,
16:11mais surtout
16:11au moment
16:12de la plus grande
16:13dérégulation
16:13de l'histoire américaine
16:14avec Bill Clinton.
16:15L'homme qui a dérégulé
16:16l'économie américaine
16:17et qui a permis
16:18le poids exceptionnel
16:20des intérêts financiers
16:21contre la logique politique
16:23d'où la crise financière.
16:24D'où la crise financière.
16:25C'est une période démocrate
16:27comme quoi.
16:27l'économie américaine
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