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  • il y a 23 minutes
Lundi 2 mars 2026, retrouvez Antoine Loredo (Cofondateur, Kipli), Nicolas Breyton (président, Stellaria), Régis Castagné (directeur général, Equinix France), Mouna Fassi Daoudi (Directrice durabilité, Sodexo) et Amira Erokh (cofondatrice, EverDye) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Et voici notre sommaire, c'est Mouna Fassi Daoudi, la directrice durabilité de Sodexo,
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir la feuille de route RSE
00:24du groupe
00:24et donc les actions menées sur le climat, les ressources, la santé et la performance sociale.
00:30Auparavant, je reçois Antoine Loredot, qui est le cofondateur de Kipli, marque française de l'e-tri et de mobilier
00:36durable.
00:37On verra comment sourcer des matériaux 100% naturels.
00:41Le débat de ce Smart Impact, il portera sur l'impact énergétique du numérique.
00:45Le nucléaire est la meilleure solution pour les centres de données réponses dans une dizaine de minutes.
00:51Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups et co-responsables, je vous présenterai Everdye,
00:55qui veut transformer le processus de teinture des textiles.
01:00Il faut savoir que c'est l'un des plus polluants de la filière mode.
01:04Voilà pour les titres.
01:05C'est l'heure de Smart Impact.
01:12L'invité de ce Smart Impact, c'est Antoine Loredot.
01:16Bonjour.
01:16Bonjour.
01:16Bienvenue.
01:17Vous êtes le cofondateur de Kipli.
01:20Vous l'avez créé il y a 8 ans avec Davide Balota.
01:22C'est une marque française de l'e-tri, de mobilier durable.
01:25Je veux bien que vous nous présentiez Kipli en quelques mots.
01:27Oui.
01:28Alors, à la base, c'est une histoire familiale du côté de mon associé.
01:31Lui qui est italien, son oncle avait une usine de matelas en latex naturel en Italie.
01:36Dans les années 90, il travaillait pour Pirelli, qu'on connaît plus pour les pneus,
01:40mais qui fait aussi des matelas en latex synthétique.
01:43Il voyait l'impact que ça avait sur les émissions, sur la planète.
01:48Et donc, il a créé sa propre usine dans les années 90.
01:51Et donc, Davide a voulu un peu poursuivre cet héritage avec Kipli.
01:57Donc, on a créé Kipli il y a à peu près 8 ans maintenant.
02:00Et donc, la base, c'est vraiment le sommeil, c'est la base de notre bien-être.
02:04Et souvent, on le met un peu trop de côté.
02:07Il y a une étude en 2024 qui est sortie, qui a été faite pendant 4 ans et demi sur
02:117000 personnes,
02:12qui montre l'impact physique sur les maladies, mais aussi mental, sur la dépression, l'anxiété.
02:16Et aujourd'hui, on en prend peu soin, on dort de moins en moins.
02:20Et la qualité de la literie est primordiale.
02:22Il faut changer son matelas souvent.
02:24Question super de curieux et d'utilisateur, en quelque sorte.
02:28Ça dépend de la qualité du matelas.
02:30Un matelas synthétique va durer entre 7 et 8 ans.
02:32Un matelas à latex naturel peut durer entre 15 et 20 ans.
02:34Ça dépend de la qualité.
02:36Et c'est se ressentir.
02:38Est-ce qu'on ressent que le matelas nous tient moins bien, qu'on dort moins bien quand on est
02:42chez soi ?
02:42C'est plutôt à ce moment-là.
02:43Donc, vous créez ensemble cette entreprise à 8 ans.
02:46Comment vous avez voulu vous distinguer peut-être du secteur, des acteurs traditionnels de la literie ?
02:51En particulier sur leur composition.
02:53Nous, on a banni tous les plastiques.
02:55Aujourd'hui, plus de 90% des matelas sont dérivés du pétrole, donc de plastique.
02:59Ils peuvent émettre des composés chimiques qui ne vieillissent pas très bien.
03:02Et la durée de vie, c'est 7 à 8 ans.
03:05Donc, nous, on utilise le latex naturel et le coton biologique,
03:08qui donne un matelas qui est sain, hyper respirant,
03:11parce qu'on a aussi besoin de ne pas trop transpirer la nuit,
03:15et qui est vraiment un confort régénérateur sur la durée,
03:19avec une durée de vie de 15 à 20 ans.
03:21Donc, latex naturel, coton bio.
03:23Comment vous sourcez ces matériaux ?
03:26Ils viennent d'où ?
03:27Est-ce que c'est si simple de faire de la literie 100% naturelle ?
03:31Ce n'est pas simple.
03:32Ça, c'est un peu le problème, c'est que malheureusement,
03:34on n'a pas de latex naturel d'EVA en Europe.
03:38On source principalement dans une coopérative au Sri Lanka.
03:42On est sûr de la qualité.
03:44Ils regroupent tous les petits producteurs.
03:46Et ensuite, le coton biologique, ça dépend.
03:49Ça peut venir de Turquie, d'Inde.
03:51C'est toujours... Malheureusement, on a peu de production.
03:53Vous êtes un secteur où il n'y a pas vraiment d'alternative
03:57à faire venir la matière naturelle de loin, c'est ça ?
04:00Non. Alors, on utilise quand même du lin dans le garnissage,
04:02sur certains de nos matelas,
04:03mais dans la housse, ce n'est pas suffisamment résistant.
04:05Donc, on peut utiliser du lin sur notre linge de lit,
04:08du lin français et belge, puisqu'on est des gros producteurs.
04:11Mais après, c'est vrai que sur les tissus,
04:15on utilise quand même du tinsel pour compenser le coton biologique
04:17qui vient du bois, principalement d'Autriche.
04:20Mais voilà, c'est un peu...
04:22Est-ce que vous avez fait votre audit carbone,
04:26votre bilan carbone, pour savoir quel était le levier,
04:30peut-être le plus efficace pour faire baisser justement
04:33vos émissions de gaz à effet de serre ?
04:35On l'a fait quasiment au tout début,
04:37puisqu'on est accompagné par un fonds à impact.
04:38Donc, on a un business plan, on va dire, extra-financier
04:42qui nous permet de travailler bien sur ces enjeux.
04:44Et en fait, sur un matelas naturel VS synthétique,
04:47sur la durée de vie, c'est à peu près deux fois moins d'émissions.
04:50D'accord. Donc, d'où le choix de ces matériaux naturels.
04:52Alors, je voudrais qu'on prenne quelques minutes, un peu de temps,
04:55pour parler du coton, parce que...
04:57Alors, je me suis posé tout simplement la question,
05:00le coton et l'eau, parce que j'avais dans un coin de ma tête
05:02l'idée que peut-être la fabrication de coton
05:05était consommatrice d'eau.
05:09Alors, j'ai trouvé plein de chiffres différents.
05:11Le chiffre qui ressort le plus souvent,
05:13c'est 10 000 litres d'eau en moyenne
05:15pour produire un kilo de coton.
05:16Alors, évidemment, ça doit dépendre des méthodes, etc.
05:22Voilà. Quand on fait du coton bio,
05:24est-ce qu'il consomme forcément moins d'eau
05:26ou est-ce que ce n'est pas ça qui les rend bio ?
05:27Vous voyez l'objectif de ma question ?
05:29Il n'y a pas que ça, mais la plupart du temps,
05:31c'est que l'irrigation est interdite dans le coton biologique.
05:34Donc, il réduit drastiquement l'impact.
05:36Puis, c'est surtout l'irrigation du coton
05:38qui génère le besoin en eau.
05:41Et après, c'est plutôt l'utilisation de pétrochimie...
05:43De pétrochimie, d'intrants, de pesticides, etc.
05:47Et c'est une question que vous abordez aux fournisseurs, ça ?
05:52Oui.
05:52Comment réduire la quantité d'eau utilisée ?
05:57Alors, malheureusement, c'est assez compliqué
06:00d'impacter vraiment les producteurs.
06:02Déjà, quand on achète du coton bio,
06:04on fait déjà ce geste-là.
06:07Oui.
06:07Et on fait attention à quelle certification.
06:09Donc, c'est plutôt des cabinets d'audit
06:11qui viennent certifier le coton,
06:12que ce soit Écocerte ou Gote.
06:15Effectivement.
06:15Donc, on est dans cette logique-là.
06:18Alors, on a compris le sourcing.
06:20Maintenant, vos lits, vos matelas,
06:22puis il y a du mobilier aussi,
06:23ils sont fabriqués où ?
06:25Alors, surtout en Italie,
06:26puisque l'histoire familiale...
06:27Puisque l'histoire familiale...
06:28Exactement.
06:29Depuis, l'oncle, malheureusement, est décédé,
06:31mais ça a été repris par un de ses anciens partenaires.
06:33Donc, dans la région de Turin.
06:36Donc, là où on est depuis toujours sur les matelas.
06:38Et on est en train de travailler
06:39pour avoir peut-être une chaîne,
06:41un entrepôt et un atelier d'assemblage
06:44dans la région parisienne,
06:45puisque la France reste à 85% de notre marché
06:48et 40% en Ile-de-France.
06:50Alors, ça pourrait prendre quelle forme ?
06:52Un atelier ou une plateforme logistique en France ?
06:55C'est quoi l'idée ?
06:56Regroupés, aujourd'hui, on a plus de 1000 palettes.
06:58Donc, c'est quand même un stock conséquent
06:59entre les matelas, les lits, les canapés.
07:03Voilà, c'est un peu notre cœur de gamme.
07:06Et avec un lieu où on fait l'assemblage des matelas.
07:09Donc, on reçoit le latex naturel,
07:11on fait la housse et on assemble sur place.
07:14Parce que je reviens à votre bilan carbone.
07:16Donc, il y a évidemment le sourcing des matériaux.
07:19Après, sur quoi vous pouvez agir ?
07:21Les emballages, peut-être ?
07:23La logistique, j'imagine ?
07:24Tout à fait, les emballages, nous, on avait fait le choix
07:26dès le début de faire un sac de jute
07:28sur notre matelas principal
07:30qui est moins émissif, qu'on peut réutiliser à la fin
07:33et qui est hyper protecteur.
07:35Parce que c'est aussi, si dans le trajet,
07:37on perd le matelas parce qu'il est abîmé,
07:39ce n'est pas top en termes d'émission non plus.
07:42Et ensuite, toujours essayer d'améliorer
07:45la part de, par exemple, de tinsel dans le tissu
07:48pour réduire les émissions et le coton biologique.
07:51Et sur l'aspect logistique, alors ?
07:53Et sur l'aspect logistique, on va dire
07:57que c'est plutôt sur la partie transport
07:58que l'on peut vraiment agir.
08:00Nous, en étant proche d'Ile-de-France,
08:02du coup, on réduit les échanges et le transport.
08:06Et aussi, en regroupant toute notre...
08:08Aujourd'hui, on a deux lieux.
08:09Donc, il permet des fois, on doit envoyer en deux fois
08:12une commande, petit colis, grand colis.
08:14Donc, voilà, en regrouper, c'est aussi un geste.
08:16Est-ce que c'est un argument de vente ?
08:19Ou pas ?
08:20Il faut peut-être regarder la réalité
08:22des consommateurs en face.
08:25Je ne suis pas sûr que quand on rentre
08:27dans un magasin de literie,
08:28ce soit le premier argument.
08:30Non.
08:30Je pense qu'on le fait surtout pour nous.
08:33Et ensuite, je pense qu'il y a quand même
08:35des clients qui font attention à ça.
08:37Après, arriver à éduquer le client
08:39pour aller dans le petit détail
08:41de ce qu'on fait bien,
08:43c'est compliqué.
08:44Déjà, c'est compliqué d'expliquer
08:45qu'est-ce que c'est un matelas naturel
08:47qu'un matelas synthétique.
08:48Les gens ne savent pas.
08:49Donc, déjà, on a quand même
08:50ce gros travail d'éducation à faire.
08:52Et ensuite, on essaie de faire ce travail,
08:53nous, pour nous améliorer en permanence.
08:55C'est-à-dire que le fait
08:57qu'il soit naturel,
08:58vous allez plutôt,
08:59dans la commercialisation,
09:01dans la relation avec le client,
09:03mettre en avant
09:05la durée d'usage,
09:06qui est plus importante.
09:07C'est ce que vous nous disiez tout à l'heure.
09:09Peut-être l'effet sur le bon sommeil,
09:11la santé, c'est ça.
09:12C'est là-dessus que vous insistez.
09:16La durabilité environnementale,
09:18elle vient avec.
09:19Exactement.
09:20Elle est là.
09:21Nous, on le fait.
09:22C'est presque plus une réassurance
09:23qu'un acte premier,
09:24parce que quand on achète un matelas,
09:25on veut quand même bien dormir.
09:26C'est ce qu'on comprend.
09:28Et ensuite, nous, on le fait mieux
09:30et on montre les avantages du naturel
09:31face au synthétique
09:32pour un meilleur sommeil.
09:34Alors, vous reversez, je crois,
09:36une partie de vos bénéfices,
09:38justement, dans cette logique
09:39de protection de la planète.
09:40Alors, à qui et pourquoi ?
09:42Alors, au début,
09:43on avait commencé à aller 1% pour la planète,
09:45qui permettait d'aiguiller
09:46sur certaines associations.
09:47Après, on s'est libéré de ça
09:48pour pouvoir aller un peu tout,
09:50un peu plus large.
09:51Et donc, c'est assez large.
09:53Ça peut être du WWF
09:54sur des associations un peu plus connues.
09:56Ça peut être du Boom Forest
09:57qui crée des forêts
10:00avec une méthode japonaise à Paris,
10:02par exemple, autour du périphérique,
10:03qui pousse très vite et très condensé
10:05pour faire des puits de carbone.
10:07et après, des plus petites associations,
10:10plutôt françaises,
10:11donc plutôt protection de la forêt.
10:13Et aussi, on peut donner
10:14à des dons solidaires, par exemple,
10:16pour aider à héberger des personnes
10:18en situation de détresse.
10:19Comment vous avez choisi
10:20les causes que vous décidez de soutenir ?
10:23On a fait des questionnaires
10:24à un moment avec des clients
10:26où on proposait plusieurs associations.
10:29On l'a fait aussi en interne
10:30à l'époque avec l'équipe.
10:32Donc, on a plutôt choisi comme ça
10:33et éventuellement avec des personnes
10:35qu'on connaissait
10:36et qui portaient ces projets.
10:38Merci beaucoup, Antoine Loredot.
10:40Bon vent à Kipli.
10:41A bientôt sur Bismarck for Change.
10:43On passe tout de suite à notre débat
10:45l'impact énergétique du secteur du numérique.
10:54C'est le débat de ce Smart Impact.
10:56On parle des enjeux énergétiques
10:58du secteur du numérique
10:59avec Nicolas Breton.
11:00Bonjour.
11:01Bonjour.
11:01Bienvenue.
11:02Vous êtes le président de Stellaria
11:03et Régis Castanier.
11:04Bonjour.
11:05Bienvenue à vous aussi.
11:06Vous êtes le directeur général
11:07des KINIX France.
11:08On va parler du partenariat
11:09que vous avez signé en novembre dernier.
11:12Allez, on commence par des questions
11:13de présentation.
11:13Stellaria, en quelques mots.
11:15Bonjour.
11:16Donc, Stellaria,
11:16c'est une entreprise
11:17qui a été créée en 2023.
11:18dont l'objectif est de faire
11:20un nouveau type de réacteur
11:21à cœur liquide et à sel fondu
11:22pour régénérer 100% de son combustible.
11:24Donc, on régénère 100% du combustible nucléaire
11:27et on le réutilise en même temps,
11:29ce qui permet de faire des data centers
11:30totalement autonomes en énergie
11:31pour l'ensemble de la durée de vie
11:33de l'installation.
11:35C'est une nouvelle technologie.
11:36C'est une technologie qui est adaptée
11:39des réacteurs à sel fondu
11:40qui ont été développés aux Etats-Unis
11:42dans les années 60
11:43par Alvin Weinberg
11:44qui est le père du programme nucléaire américain.
11:47Ok, on va rentrer un peu dans le détail
11:49ensuite du fonctionnement.
11:50Je veux bien que vous nous présentiez
11:52Equinix France en quelques mots.
11:55Alors, Equinix, c'est déjà un groupe mondial.
11:57Nous avons 280 data centers dans le monde.
12:00On couvre 86% du pays mondial.
12:02Donc, on va dire que dès qu'il y a une économie,
12:04vous allez retrouver un data center Equinix.
12:06Et Equinix, un data center, c'est quoi ?
12:08C'est un lieu d'hébergement.
12:09Nos clients viennent avec leurs serveurs, leurs données.
12:12Et nous, on garantit la sécurité de tout ceci.
12:15On leur donne l'électricité dont ils ont besoin,
12:17d'où Stellaria,
12:18et le refroidissement de l'ensemble.
12:21Donc, on fait ça à l'échelle de la planète.
12:23Et puis, j'aime bien dire aussi
12:24qu'en plus d'être un hôtel informatique,
12:27on est aussi une espèce d'aéroport
12:29dans le sens où on a dix clients de par le monde.
12:31Et tous ces clients vont échanger leurs données
12:33directement dans nos data centers.
12:36Et ça, c'est très important.
12:37Et en particulier, peut-être qu'on parlera un petit peu d'IA,
12:39tous ces échanges de données doivent être optimisés.
12:42Les autoroutes de l'information sont super importantes.
12:45Et donc, en fin de compte,
12:45toute cette connectivité se passe dans nos data centers.
12:48On a 500 000 interconnexions dans nos data centers de par le monde.
12:52Avec évidemment des enjeux de consommation d'énergie et d'électricité.
12:57Selon l'Agence internationale de l'énergie,
12:59la demande mondiale d'électricité,
13:00elle progresserait de 3,6-4% par an en moyenne
13:04entre 2026 et 2030.
13:07Est-ce que c'est forcément lié au secteur du numérique,
13:10à la montée en puissance de l'IA générative,
13:13Régis Castanier ?
13:13Quand on regarde, en fin de compte,
13:15tous les secteurs qui sont consommateurs d'énergie,
13:18c'est vrai que le data center est en particulier
13:20lié à l'explosion de l'intelligence artificielle
13:22et le premier consommateur en termes de croissance de consommation.
13:27Et donc, effectivement, on a un enjeu très, très fort.
13:29Un, pour assurer cette fourniture d'électricité,
13:33mais deux, également pour le faire de manière responsable
13:37et donc minimiser l'impact environnemental.
13:40C'est pour ça que la France est extrêmement bien positionnée.
13:42Il faut faire court en cours de temps en temps.
13:43Parce qu'on a une énergie décarbonée.
13:45Parce qu'on a une énergie à 95% décarbonée.
13:47Donc ça, c'est génial en France.
13:49Et ce n'est pas le cas sur la planète.
13:50Et donc, on s'est engagé avec Stellaria
13:53pour dire c'est quoi la prochaine génération
13:55de cette énergie décarbonée.
13:57Et vous imaginez bien qu'un data center,
13:59ça doit fonctionner 24-24-7-7.
14:01Vous n'allez pas dire à vos clients,
14:02désolé, il n'y a plus de vent,
14:03donc vous n'avez plus d'électricité.
14:05Vous avez l'intérêt d'aller chercher les énergies renouvelables
14:06et les sources d'énergie intermittentes.
14:09Alors ce réacteur, Stellarium, c'est son nom ?
14:12Le Stellarium.
14:12Vous avez un peu commencé à nous expliquer
14:14quelles sont ces caractéristiques techniques,
14:17la taille ?
14:18Parce que moi, évidemment, je pense réacteur nucléaire.
14:20C'est ceux que je croise quand je suis sur l'autoroute.
14:23À quoi ça ressemble un réacteur, un Stellarium ?
14:26Alors, un réacteur Stellarium,
14:28c'est à peu près la taille d'une centrale à gaz.
14:32Et d'ailleurs, on peut faire un rétrofit de centrales à charbon
14:35puisqu'on peut, sur la même empreinte,
14:42utiliser tout ce qui est turbines,
14:44distribution électrique existantes des centrales à charbon.
14:47et remplacer les brûleurs par des Stellarium.
14:49Donc c'est particulièrement intéressant
14:50dans les pays qui sont encore très carbonés
14:52comme la Pologne, l'Allemagne, les pays de l'Est, etc.
14:56Ce que je comprends, c'est que c'est une technologie
14:58qui est éprouvée, qui existe depuis,
15:00vous nous l'avez dit, les années 60.
15:02Donc elle est opérationnelle aujourd'hui ?
15:05Vous pouvez construire ces réacteurs ?
15:08Là, on va en parler pour Equinix,
15:11en l'occurrence, d'ores et déjà ?
15:13Alors, je ne vais pas vous mentir, non.
15:15D'accord.
15:15C'est pour ça qu'on passe par une phase de prototypage.
15:18Et donc, on a déposé un dossier de sûreté
15:21auprès des autorités de sûreté.
15:22On est très fiers de ça à la fin de l'année,
15:24ces 1500 pages quand même,
15:25avec des études d'impact environnemental,
15:27avec toute la démonstration de sûreté
15:29qui est nécessaire pour les autorités de sûreté françaises,
15:34pour construire le premier prototype au monde
15:37à neutrons rapides et à celles fondues.
15:39D'accord.
15:39C'est-à-dire que les réacteurs qui ont été faits aux Etats-Unis,
15:42c'était des réacteurs à celles fondues,
15:44donc à cœur liquide,
15:46mais pas à neutrons rapides.
15:47Et là, on passe sur la nouvelle génération,
15:50parce que l'avantage des neutrons rapides,
15:52c'est qu'on peut détruire les déchets des centrales existantes,
15:55on peut réutiliser tous les combustibles usés,
15:58donc on a 5000 ans d'énergie sur notre sol,
16:00c'est assez fantastique,
16:01ce qu'on peut libérer comme énergie durable,
16:04soutenable pour les data centers
16:06et pour les autres secteurs électro-intensifs.
16:09Et grâce à ça,
16:10on va pouvoir avoir les autorisations,
16:13grâce au prototype,
16:14qui va permettre de tester tous les composants,
16:16de tester la sûreté intrinsèque de ce réacteur,
16:19parce qu'en fait, le fait d'avoir un cœur liquide,
16:21il se dilate à la vitesse du son,
16:24et ça étouffe la réaction en chaîne
16:26beaucoup plus rapidement finalement
16:28que les barres de contrôle qu'on a aujourd'hui,
16:29qui sont quand même très chères et très compliquées,
16:31parce qu'à partir du moment où on parle de sûreté nucléaire,
16:34c'est quand même très cher,
16:36et bien là, on va montrer que par les lois de la physique,
16:39en fait, le sel se dilatant extrêmement rapidement,
16:41il peut s'adapter à n'importe quelle puissance,
16:43et y compris à puissance zéro.
16:44Et donc, on peut avoir une sûreté intrinsèque fantastique,
16:47grâce à ça,
16:48ce qui nous permettra ensuite de convaincre
16:49les autorités de sûreté
16:50pour faire un réacteur commercial
16:52pour notre client Equinix.
16:54D'accord, donc on voit que vous projetez
16:55dans la durée, Régis Castanier,
16:57pourquoi ce partenariat ?
16:58Parce qu'on voit aujourd'hui les besoins,
17:02en fin de compte,
17:03dans le monde du digital d'une manière générale,
17:05et plus spécifiquement l'intelligence artificielle,
17:07sont en croissance,
17:08et en croissance très très significative.
17:11Et aujourd'hui,
17:12quand on regarde les différentes sources d'énergie qui existent,
17:14il n'est bien évidemment pas question
17:15d'aller sur des sources d'énergie qui sont polluantes,
17:19on a déjà suffisamment sur la planète,
17:21et donc il faut trouver des nouvelles solutions.
17:22Donc dans ces nouvelles solutions,
17:24on a déjà investi aujourd'hui,
17:25par exemple en France,
17:26on a cette fermeuse éolienne
17:27qui produise toute l'électricité
17:29qu'on consomme aujourd'hui
17:30dans nos data centers français.
17:31Donc on a déjà mis une première brique
17:33pour garantir à nos clients
17:34que 100% de l'énergie qu'on consomme
17:37est bien de l'énergie renouvelable.
17:38Maintenant, qu'est-ce qui va se passer ensuite ?
17:41Parce que cette demande d'électricité va augmenter,
17:44et donc on est sur des horizons
17:46qui sont relativement longs,
17:48tu me corriges si je me trompe,
17:49mais on va être plutôt à 2033-2035
17:52pour être opérationnel.
17:54Mais si on voit qu'un data center,
17:56déjà ça prend 5 à 6 ans pour être construit,
17:59et que Stellaria est dans ses phases aujourd'hui
18:02de préparation, de propositage,
18:04de validation, de sécurité,
18:06c'est le bon moment pour s'engager
18:08avec ce qu'on considère être une pépite française
18:11et on l'espère mondiale sur ce sujet.
18:15L'enjeu de ce partenariat,
18:16on le comprend pour vous,
18:17qu'est-ce que ça représente ?
18:19Nous, c'est fantastique,
18:20c'est une opportunité de signer
18:21avec le leader mondial du data center.
18:24Ça montre aussi le sérieux de notre dossier
18:26et l'adéquation avec le marché.
18:29Parce qu'en fait, on fait un SMR
18:32de taille assez importante,
18:33250 MW électrique,
18:35qui est totalement adapté
18:36avec les enjeux immenses
18:38qu'on a sur les data centers de demain,
18:41notamment pour l'IA générative.
18:43Ça veut dire qu'un data center,
18:46peut-être dès aujourd'hui,
18:47mais à terme,
18:49il aura forcément son mini réacteur
18:52ou sa source d'énergie à côté,
18:56dans le même périmètre ?
18:57En quelque sorte,
18:58c'est comme ça que vous imaginez la suite ?
18:59Si on se projette à 10 ans
19:01et qu'effectivement,
19:02cette technologie est validée
19:04et qu'en termes de sécurité,
19:05ça ne pose pas de problème,
19:06et a priori,
19:07vous êtes en tout cas en cours,
19:10on va dire.
19:11Très clairement,
19:12quand on construira un data center,
19:13on ne construira plus un data center
19:15sans mettre sa source d'énergie
19:16sur le même terrain.
19:19Et les deux seront complémentaires.
19:20Cette source d'énergie
19:21va alimenter le data center
19:23de manière continue
19:24puisqu'elle est garantie,
19:27et puis la durée de vie,
19:28on est sur les mêmes durées de vie,
19:29on est sur une trentaine d'années.
19:30Donc, on a exactement le même schéma.
19:35Mais en même temps,
19:36cette source d'énergie,
19:37si elle ne nourrit pas que le data center,
19:39elle pourra aussi nourrir
19:40les usages aux alentours.
19:42Et donc, du coup,
19:42ça devient vachement important
19:43parce qu'en termes d'acceptabilité,
19:45on est sur quelque chose
19:46qui n'a aucun impact,
19:47mais qui, en plus de ça,
19:48va fournir de l'énergie
19:49à tous les usages
19:50qu'on va avoir autour du data center.
19:52Donc, on est vraiment
19:53dans un changement de paradigme
19:56qu'on espère inaugurer
19:58avec Stellar.
19:59Aujourd'hui, Equinix,
20:02en France,
20:03est déjà 100%
20:06électricité décarbonée.
20:07C'est relativement facile
20:08sur le territoire français ?
20:09Alors, 100%, oui,
20:10parce qu'on a ces fermes éoliennes
20:12qui produisent notre énergie.
20:15Maintenant,
20:16quand on regarde notre exemple,
20:18il reste encore quand même
20:19assez exceptionnel.
20:21Beaucoup vont se servir
20:22de l'énergie qui existe
20:23dans le pays.
20:23Alors, en France,
20:24on a 95%
20:24d'énergie décarbonée,
20:25donc c'est plutôt bon.
20:26Tu avais cité des pays
20:27comme la Pologne
20:28ou l'Allemagne,
20:29par exemple.
20:29Ce n'est clairement pas le cas.
20:31Donc, il y a aussi un enjeu
20:32qui dépasse largement
20:33l'enjeu français.
20:33Le partenariat qu'on a signé
20:35avec Stellarias,
20:35c'est un partenariat global
20:37qui va nous remettre...
20:37Oui, pas seulement sur la France.
20:38Surtout pas, non.
20:39Alors, la France, oui,
20:40parce que c'est la terre
20:42où Stellarias est née.
20:43Donc, c'est là
20:44où on va faire le prototype
20:45et on fera le premier cas d'usage.
20:48Mais l'idée,
20:49c'est surtout d'aller
20:49dans tous les pays.
20:50Tu en as cité quelques-uns.
20:51On pourrait citer l'Inde,
20:52on pourrait citer la Chine,
20:53on pourrait citer bien sûr
20:53les États-Unis,
20:54sur lesquels les besoins
20:55sont colossaux.
20:56Oui.
20:57Mais pour l'instant,
20:58les sources d'énergie qui existent
20:59sont très impactantes
21:00pour l'environnement.
21:00Est-ce que la demande
21:02en énergie décarbonée
21:03de la part du secteur du numérique
21:05et donc des data centers,
21:06elle existe effectivement
21:07un peu partout sur la planète ?
21:09Tout à fait.
21:10Donc, nous, aujourd'hui,
21:11en fait,
21:12on a la chance en France
21:14d'avoir beaucoup d'expertise
21:15autour de la quatrième génération
21:16de nucléaire,
21:17notamment des neutrons rapides.
21:19On est parmi les seuls pays
21:20à avoir déjà construit
21:21des réacteurs à neutrons rapides.
21:22Et donc, on va capitaliser
21:24sur cette expérience qu'on a.
21:25Là, nous, on travaille avec des anciens,
21:27avec des gens qui ont travaillé
21:28dans les réacteurs sodium
21:29et on a adapté les codes de calcul
21:32qui sont là depuis quelques années déjà.
21:36Et ça, ça nous permet
21:37d'avoir une base
21:38pour construire quelque chose
21:40d'opérationnel.
21:41Et ensuite, en effet,
21:42on va suivre notre client
21:43en fonction de leurs besoins.
21:45Donc, on va s'adapter
21:46lorsqu'il y aura un projet,
21:48je ne sais pas,
21:48en Hollande, par exemple,
21:49ou en Allemagne.
21:51Eh bien, on ira avec notre client
21:53pour développer la technologie.
21:54Donc, nous, on pense
21:56que le marché,
21:57même si on développe en France,
21:59le marché, il est mondial.
22:00Et peut-être 10 à 20 %
22:03du marché sera en France.
22:05Tout va dépendre, évidemment,
22:06de la prolongation
22:09ou non du parc nucléaire français.
22:12Voilà.
22:13Alors, sur la...
22:13Allez-y.
22:14Je vais me permettre
22:14de préciser,
22:15parce qu'il ne s'agit pas juste
22:16de produire l'énergie,
22:17il s'agit aussi de la distribuer.
22:18Or, très souvent,
22:19alors en France,
22:19on a la chance
22:20d'avoir un réseau
22:20de distribution d'énergie
22:21qui s'appelle RTE,
22:22qui est de très bonne qualité.
22:24Mais on voit dans d'autres pays,
22:25et on prend par exemple
22:26le cas de la Hollande
22:27ou le cas de l'Irlande
22:28qui sont très proches,
22:28où le réseau d'énergie
22:29ne permet plus
22:30de distribuer
22:31la quantité nécessaire.
22:32Et donc, du coup,
22:33si vous mettez la source
22:33de production d'énergie
22:34au même endroit
22:35que la source de consommation,
22:36vous n'avez plus problème
22:37de réseau de distribution.
22:38Donc, ça aussi,
22:39c'est un point important.
22:39Il ne s'agit pas juste
22:40de produire,
22:41il s'agit aussi de distribuer.
22:42Alors, le processus
22:43de certification
22:43ou d'homologation,
22:45je ne sais pas
22:45quel est le bon terme
22:46que vous avez commencé
22:47à décrire,
22:49et on comprend bien
22:50qu'il soit complexe
22:50et exigeant,
22:52on parle de nucléaire,
22:54il est plus exigeant
22:55en France qu'ailleurs.
22:56Vous voyez ce que je veux dire ?
22:56C'est une autorisation
22:58que vous allez obtenir
22:58uniquement pour la France
22:59ou qui sera valable
23:00un peu partout sur la planète ?
23:01Alors, il y a quand même
23:03des grandes maisons.
23:04C'est-à-dire qu'on a
23:05la SNR
23:05qui est vraiment connue mondialement,
23:07exactement comme
23:08la NRC américaine.
23:11Donc ça, c'est l'autorité
23:12de sûreté nucléaire ?
23:13Exactement.
23:14Donc, la deuxième chose,
23:17c'est que comme on a
23:18un niveau de sûreté
23:19qui est inégalé,
23:21qui n'existe pas aujourd'hui,
23:23on a un mini-sivers
23:24à la clôture,
23:24ça ne vous parle pas,
23:25mais ça veut dire
23:26qu'on n'a pas de zone
23:27d'exclusion autour
23:28des réacteurs,
23:29quelle que soit
23:29la situation la plus grave,
23:31tsunami,
23:36tremblement de terre,
23:37crash d'avion,
23:38donc tout ça,
23:38ça a déjà été calculé
23:39dans notre réacteur
23:40qui est souterrain
23:40et qui n'a pas de pression
23:41en cœur.
23:42Le sel est liquide,
23:43il peut s'évacuer
23:45par gravité,
23:45tout ça fait qu'on a
23:47une sûreté intrinsèque
23:48qui est vraiment incroyable.
23:50Grâce à ça,
23:51on va pouvoir justement
23:52déployer dans des zones
23:53qui sont adaptées
23:55pour les data centers.
23:56Est-ce qu'il y a
23:57une forme de pari
23:59ou de risque économique ?
24:01Oui,
24:02comme à chaque fois
24:03qu'on investit
24:03dans une start-up.
24:05Dans une nouvelle technologie.
24:06Déjà,
24:06on a en face de nous
24:07des gens qui sont quand même
24:08le state of the art
24:10au niveau mondial.
24:11Deux,
24:12la France a effectivement
24:13cette histoire
24:15autour du nucléaire
24:16et autour de la sûreté nucléaire.
24:18Donc,
24:19la France est le pays,
24:20c'est pour ça que
24:21mes petits camarades américains,
24:22puisque moi,
24:23je suis une société californienne,
24:24je représente
24:25une société californienne,
24:26c'est pour ça qu'on a choisi
24:26Stellaria,
24:27parce que la France
24:29a simplement
24:29cette expertise.
24:31Et donc,
24:31si on travaille ensemble
24:33et qu'on réussit
24:33à développer ensemble
24:34et à mettre en œuvre
24:35ensemble ce type
24:35de réacteurs,
24:37ensuite,
24:37on peut le déployer
24:38partout sur la planète.
24:39On aura déjà
24:40les plus hauts standards mondiaux.
24:41Merci beaucoup
24:42à tous les deux
24:43et à bientôt
24:43sur Bsmart for Change.
24:45C'est l'heure
24:45du grand entretien
24:47de ce Smart Impact.
24:48On scrute
24:48la stratégie
24:50durabilité
24:51du groupe
24:52Sodexo
24:53avec Mouna Fassi-Daudi.
24:58Prêt pour l'impact,
24:59c'est la question
25:00que je pose.
25:00Chaque jour,
25:01une personnalité
25:02qui compte
25:02dans notre économie.
25:04J'ai le plaisir
25:04d'accueillir
25:05Mouna Fassi-Daudi.
25:06Bonjour.
25:06Bonjour Thomas.
25:07Bienvenue.
25:07Vous êtes la directrice
25:08de durabilité
25:09du groupe Sodexo.
25:10Vous êtes également
25:11présidente de Stop Hunger,
25:12cause philanthropique mondiale
25:14du groupe dédié
25:14à la lutte contre la faim.
25:15On en parlera évidemment.
25:17Sodexo qui fête
25:18ses 60 ans cette année,
25:19entreprise créée
25:20par Pierre Bellon
25:21à Marseille
25:21en 1966.
25:23Très très balaine
25:24les 1966,
25:25je ne vous dis pas pourquoi.
25:26C'est un leader mondial
25:27aujourd'hui.
25:28Dans quel secteur ?
25:29On va commencer par ça,
25:30par présenter
25:31un peu le groupe.
25:32Oui, alors Sodexo,
25:33comme vous venez
25:34de l'indiquer,
25:35est un leader mondial
25:36dans la restauration
25:37et des services.
25:39Donc au niveau
25:40à la fois des entreprises,
25:42mais au niveau
25:43du scolaire,
25:44les cantines scolaires,
25:45je pense que tout le monde
25:46associe Sodexo
25:47aux cantines scolaires,
25:49mais pas que.
25:50On est présent aussi
25:51dans d'autres segments
25:52de marché,
25:52y compris les hôpitaux cliniques
25:55et également les campus,
25:57par exemple,
25:57les campus scolaires
25:59et les campus,
26:01par exemple,
26:01aux Etats-Unis.
26:02Quelques chiffres
26:03pour prendre conscience
26:05de ce que représente
26:06le groupe Sodexo.
26:07En 43 pays,
26:08426 000 collaborateurs
26:10au 31 août 2025,
26:11ça a dû évoluer depuis.
26:13Deuxième employeur privé français
26:16en France et dans le monde,
26:1780 millions de consommateurs
26:19quotidiens
26:19et un chiffre d'affaires
26:20de 2025
26:21de plus de 24 milliards d'euros.
26:24Est-ce qu'il y a
26:25des activités étonnantes
26:28du groupe
26:28auxquelles on ne penserait pas ?
26:29Vous voyez ce que je veux dire
26:30ou est-ce que vous êtes vraiment
26:31centrée sur ces métiers
26:32de la restauration collective ?
26:33Alors, on est centrée
26:34sur les métiers
26:35de la restauration collective,
26:36mais nous avons aussi
26:38Sodexo Live
26:38qui est une marque dédiée
26:40à tout ce qui est événementiel
26:41et d'ailleurs,
26:42les bateaux parisiens
26:43ou le nôtre
26:44font partie aussi
26:45du giron de Sodexo.
26:47Le groupe va bien ?
26:48J'ai vu que la hausse
26:48du chiffre d'affaires,
26:50elle était relativement faible
26:51en 2025
26:52par rapport à 2024.
26:53Il y a des activités
26:54qu'il a fallu abandonner.
26:57C'est quoi la stratégie du groupe ?
26:58Après, on va rentrer
26:59vraiment dans la stratégie RSE.
27:01Alors, la stratégie du groupe,
27:02c'est ce que vous venez de dire,
27:03c'est une stratégie de croissance
27:04sur nos métiers
27:06et vous l'avez vu
27:07par rapport à la courbe
27:08de croissance
27:08de Sodexo.
27:11on a cette volonté
27:13de continuer
27:14à servir
27:14nos clients,
27:16à nous servir
27:16les 80 millions
27:17de consommateurs.
27:18C'est un chiffre
27:19qui est très très important.
27:21Avoir cette responsabilité
27:22de servir,
27:24d'avoir 426 000 collaborateurs
27:26dans le monde
27:26au service
27:27de 80 millions
27:28de consommateurs,
27:29ce qui nous donne
27:30effectivement
27:30plus qu'un rôle
27:32au niveau de l'alimentation.
27:35C'est un rôle
27:35et une responsabilité
27:37importante
27:38auprès de nos consommateurs.
27:41Avec aussi ce chiffre
27:43deuxième employeur privé
27:44français dans le monde,
27:45là aussi,
27:45ça donne des responsabilités.
27:46On est dans le S
27:49de RSE.
27:50C'est 43 pays,
27:52donc c'est combien
27:53de nationalités différentes ?
27:54Vous voyez ce que je veux dire ?
27:56Oui, alors,
27:56surtout pour une entreprise
27:59telle que la nôtre,
28:00qui est dans le métier
28:01et l'alimentation,
28:02dans le métier
28:03et la restauration.
28:04Et on sait
28:04que la restauration
28:05et l'alimentation
28:06sont liées
28:07aux cultures.
28:08Donc,
28:09la dimension culturelle
28:11de notre métier
28:11est extrêmement importante
28:13de par notre empreinte globale
28:15et de par notre présence
28:17dans 43 pays différents.
28:19Donc,
28:19ça peut être
28:19les Etats-Unis,
28:20en Asie,
28:21en Europe,
28:22etc.
28:22Mais comment on bâtit ?
28:24Alors,
28:24évidemment,
28:24c'est le propre
28:25des groupes mondiaux,
28:26mais une politique RH
28:29et même RSE,
28:30mais RH cohérente
28:31quand on est justement
28:32confronté
28:33à autant de culture,
28:34de religion,
28:35de langue.
28:35Alors,
28:36au niveau du social,
28:38et d'ailleurs,
28:38on va en parler
28:39par rapport à notre feuille de route
28:40puisque notre feuille de route
28:42qui s'appelle
28:43Better Tomorrow,
28:44là,
28:44on lui a donné
28:45une échéance
28:46à 2028,
28:47nous avons justement
28:48placé
28:49les collaborateurs,
28:51puisqu'ils sont acteurs
28:52du changement
28:53comme point de départ
28:54de cette feuille de route.
28:55et on a cette responsabilité sociale
28:57vis-à-vis
28:58de nos collaborateurs,
28:59ne serait-ce que
29:00sur des sujets
29:01qui sont des sujets
29:02de la formation,
29:02qui sont quand même
29:03des sujets universels.
29:04Que ce soit un collaborateur
29:05qui travaille à Singapour
29:06ou un collaborateur
29:07à Paris,
29:09la volonté
29:10de former,
29:11d'accompagner
29:12et de prendre soin
29:13de ces collaborateurs,
29:15elle est pour nous
29:16universelle.
29:17Donc,
29:17effectivement,
29:18il y a des différences
29:19réglementaires
29:20d'un pays à l'autre,
29:21mais nous,
29:21en tant qu'employeurs
29:23responsables,
29:24nous avons la responsabilité
29:26des conditions de travail,
29:27de la sûreté,
29:28de la sécurité
29:29de nos salariés,
29:31mais aussi
29:32des,
29:33je dirais,
29:34des engagements
29:35vis-à-vis
29:36de la formation
29:38et de les faire grandir
29:40au sein
29:40de Sodexo.
29:41J'entends bien
29:42l'objectif global,
29:44mais si on parle
29:45de la place des femmes,
29:46si on parle
29:46de la place
29:47des minorités
29:48d'entreprises,
29:49c'est plus difficile.
29:52Je vais parler
29:53d'un pays musulman
29:54rigoriste d'un côté
29:55ou des Etats-Unis
29:56de Donald Trump
29:56de l'autre.
29:57Vous voyez ce que je veux dire ?
29:59À quel point
29:59vous êtes obligés
30:00quand même
30:00de vous adapter ?
30:03On fait un métier
30:04qui est très très simple
30:05et on fait un métier
30:06qu'on a appelé
30:07métier aussi
30:08de frontliner,
30:09ce sont ces métiers
30:10essentiels.
30:11Dans nos cuisines,
30:11la diversité,
30:12elle est assez commune,
30:17que ce soit en France
30:19ou que ce soit
30:19aux Etats-Unis
30:20ou que ce soit
30:21dans un pays
30:22en Asie.
30:23Donc,
30:24indépendamment
30:25des réglementations,
30:29on se focalise
30:30sur ce que nous pouvons
30:31apporter
30:32à nos collaborateurs,
30:33sur cette employabilité,
30:35ces conditions de travail
30:36et évidemment,
30:38on a ce socle commun
30:39qui s'affranchit,
30:41qui met de côté
30:42les réglementations
30:43qui sont évidemment
30:44à respecter,
30:44mais on va au-delà
30:46du socle réglementaire
30:47pour nous donner
30:48un socle commun
30:52pour prendre en compte
30:54aussi les envies,
30:56les attentes
30:57de promotion,
30:58d'employabilité
30:59et d'ascenseur social
31:01pour nos salariés.
31:03Mais on va parler
31:04beaucoup d'objectifs
31:04environnementaux
31:05quand on a
31:07beaucoup de business
31:07aux Etats-Unis
31:08avec un président américain
31:10qui dit
31:10le changement climatique
31:12c'est l'arnaque du siècle.
31:14On gomme un peu
31:15ces objectifs-là
31:17dans sa communication.
31:18Comment vous réussissez
31:19à tenir compte
31:20de ce climat
31:21un peu particulier ?
31:22Oui,
31:23on est évidemment
31:25très très conscient
31:25de ce climat.
31:27Je dirais,
31:28il y a aussi
31:28un changement de narratif
31:29sur la durabilité.
31:31Aujourd'hui,
31:32quand on parle
31:33d'optimisation
31:35des ressources,
31:37l'eau,
31:38l'alimentation,
31:40l'énergie,
31:40on parle aussi
31:41d'optimisation de coûts.
31:43Donc,
31:44on a aussi
31:44installé
31:45ce narratif
31:46sur la business
31:47sostenibilité,
31:48sur une durabilité
31:49qui soit
31:49business compatible.
31:51Et effectivement,
31:53aux Etats-Unis,
31:54on n'est pas
31:55insensible
31:56aux arguments
31:57économiques
31:58et aux arguments
31:59d'optimisation
32:00des coûts.
32:00Donc,
32:01la finalité
32:02est la même,
32:02mais l'angle
32:04d'attaque
32:04et le prisme
32:05est différent.
32:05donc,
32:07je pense que
32:08la durabilité
32:09peut aussi
32:10avoir
32:11un prisme
32:12qui soit
32:13un prisme...
32:15Vous insistez
32:16sur le côté business
32:17et ça permet
32:18de faire passer
32:18les enjeux
32:19environnementaux.
32:19Cette feuille de route,
32:20quels objectifs,
32:22les principaux objectifs
32:23vous vous êtes donnés
32:24pour 2028
32:25avec ce cadre stratégique
32:28Better Tomorrow ?
32:29Alors,
32:29d'abord,
32:30notre feuille de route,
32:31elle n'est pas récente.
32:32C'est une feuille de route,
32:33on a été précurseurs
32:34et assez pionniers
32:35sur le sujet
32:35de la durabilité
32:37puisque notre première
32:38feuille de route
32:39a été créée en 2009.
32:40Oui,
32:40c'est assez tôt.
32:42C'est assez tôt.
32:43Il y avait eu
32:45le Grenelle
32:45de l'environnement
32:46à cette époque-là.
32:48Et il y a également
32:49des revues.
32:51Il ne suffit pas
32:52de développer
32:53une feuille de route,
32:54de prendre des engagements
32:56et de dire
32:57voilà,
32:58on a tiqué la case,
32:58on a fini
32:59le travail
33:00sur la durabilité.
33:01Ce n'est pas
33:02une feuille de route
33:02d'intention
33:03ou de grandes intentions
33:04mais c'est une feuille de route
33:06d'engagement
33:06et aujourd'hui
33:07on rentre dans une nouvelle phase.
33:09Donc on a eu
33:10cette feuille de route
33:10en 2009,
33:11on a fait une revue
33:12en 2015
33:13profonde
33:14de cette feuille de route.
33:15Alors de 2009
33:16à 2015
33:17on a créé
33:18les premiers engagements,
33:19on a posé
33:20les fondations
33:20du sujet
33:21de durabilité
33:22chez Sodexo.
33:23En 2015
33:24nous avons pris
33:25des engagements globaux
33:27de Net Zero
33:282040,
33:29des engagements
33:30sur la réduction
33:31du gaspillage alimentaire
33:32mais ça a été
33:33des engagements
33:33descendants.
33:34C'est-à-dire
33:35c'est Sodexo,
33:36le groupe Sodexo
33:36qui a pris
33:37des engagements
33:37externes
33:38et qui a
33:41cascadé
33:42ces engagements
33:42au niveau
33:43de l'ensemble
33:44des filiales
33:44du groupe.
33:45En 2025
33:47nous avons créé
33:48cette nouvelle feuille
33:49de route
33:49qui s'appelle
33:50Better Tomorrow
33:502028
33:51et cette feuille de route
33:53ce n'est pas une révolution
33:54c'est une évolution
33:55avec un angle
33:57assez particulier
33:58c'est un angle
33:59d'accélération
34:00de simplification
34:01des messages
34:02et un angle
34:03où nous mettons
34:04le consommateur
34:05et les clients
34:05au centre.
34:06Donc on passe
34:07d'une durabilité
34:08institutionnelle
34:10une durabilité
34:11d'engagement
34:12à une durabilité
34:14plus opérationnelle
34:15plus business sustainability
34:17plus activable
34:19et mesurable
34:20au quotidien.
34:21Il y a d'ailleurs
34:21dans une tribune
34:22publiée en décembre
34:23dernier
34:23consacrée justement
34:25à cette durabilité
34:26opérationnelle
34:27vous disiez
34:27il ne s'agit plus
34:28seulement de dire
34:30durable
34:31mais de faire
34:32durable.
34:33On a trop dit
34:33et pas assez fait ?
34:35Oui, oui.
34:36Il faut être honnête
34:37je pense que
34:39beaucoup d'entreprises
34:40se sont engagées
34:42sur le sujet
34:43de durabilité
34:44avec des bonnes intentions
34:45avec des ambitions
34:46et c'est très important
34:47ça a catalysé
34:49le reste
34:49mais aujourd'hui
34:50c'est l'heure
34:51de vérité
34:52c'est l'heure des comptes
34:53Même chez Sodexo
34:54en 2009
34:55on est plutôt
34:55dans l'engagement
34:57et pas encore suffisamment
34:59dans l'action
35:00ou dans l'opérationnel
35:01ce dont vous parlez ?
35:02Oui, alors
35:04on est obligé
35:06de passer par l'engagement
35:07l'engagement
35:08c'est le quoi
35:08ce n'est pas le comment
35:10avant d'attaquer
35:11le comment
35:11qui est la partie opérationnelle
35:13il faut bien définir
35:14le quoi
35:15il faut bien définir
35:16ses engagements
35:17et ses engagements
35:17souvent ils sont pris
35:18parce qu'il y a aussi
35:19une base scientifique
35:20donc il faut d'abord
35:21traduire la base scientifique
35:23en engagement
35:24et ses engagements
35:25il faut évidemment
35:27qu'ils soient réalistes
35:28ambitieux
35:28mais réalistes
35:29et on doit passer
35:30à la partie
35:32d'heure de vérité
35:34du comment
35:35c'est-à-dire
35:35comment ça se traduit
35:36au niveau des sites
35:37comment ça se mesure
35:38au niveau des sites
35:39et de tracer
35:41le progrès
35:42que nous avons
35:42sur la poursuite
35:44de ses engagements
35:45Vous avez parlé de la science
35:45votre trajectoire
35:46elle est validée
35:47elle est ASBTI
35:48elle est validée
35:49par la France
35:49par la science
35:50par la science
35:51oui absolument
35:52nous avons une trajectoire
35:55une ambition
35:55d'une trajectoire
35:56nette zéro
35:56en 2040
35:57et évidemment
35:59ça a été validé
36:00par le SBTI
36:01et sur ces sujets-là
36:02nous avons
36:03scientifique
36:04nous travaillons
36:05avec WWF
36:06depuis une quinzaine d'années
36:07qui est un partenaire
36:08privilégié
36:10par rapport
36:10à nos engagements
36:11environnementaux
36:12et qui nous guide
36:13et qui nous éclaire
36:13sur nos choix
36:14et nos engagements
36:15on va rentrer
36:15un peu dans le détail
36:16évidemment
36:17on va commencer
36:17par parler
36:18d'alimentation
36:19d'alimentation
36:19une alimentation durable
36:21déjà
36:21ça veut dire quoi ?
36:22alors déjà
36:23avant de répondre
36:25à la question
36:26d'alimentation durable
36:28je pense
36:29qu'il faut
36:30se rappeler
36:32que l'alimentation
36:33génère un tiers
36:34des émissions carbone
36:36c'est un levier
36:37absolument important
36:38dans les transitions
36:39c'est vrai
36:39qu'on parle souvent
36:40de l'énergie
36:42qu'on parle
36:45de ces sujets
36:45qui ont une très grande
36:47visibilité
36:47mais l'alimentation
36:49de par son rôle
36:50l'alimentation
36:51c'est du quotidien
36:52nous sommes tous
36:53concernés par l'alimentation
36:54l'alimentation
36:55génère un tiers
36:56des émissions carbone
36:58au niveau global
36:59alors une alimentation
37:01durable
37:01qu'est-ce que c'est ?
37:02c'est d'abord
37:03une alimentation
37:04savoureuse
37:05parce que ça ne peut pas
37:06être durable
37:06et pas bon
37:07donc c'est d'abord
37:08une alimentation savoureuse
37:09c'est une alimentation saine
37:11bonne pour la santé
37:12et bonne pour la planète
37:13moins de viande
37:14forcément moins de viande
37:15ou c'est pas obligatoire ?
37:17alors je ne parlerai pas
37:17de moins
37:18je parlerai plutôt
37:20d'un rééquilibrage
37:21aujourd'hui
37:22on est plutôt
37:23en surconsommation
37:24de certains produits
37:24dont la viande
37:25il y a un chiffre
37:26qui est un peu révélateur
37:29entre 1960 et aujourd'hui
37:30la population mondiale
37:31a été multipliée
37:32par 2,5
37:33alors que la consommation
37:35de la viande
37:35a été multipliée
37:36par 5
37:37donc on est plutôt
37:39sur gommer
37:40les surconsommations
37:41et rééquilibrer
37:42l'assiette
37:43donc ce n'est pas moins
37:45mais c'est mieux
37:46et c'est plus
37:47plus de variété
37:48plus de saveur
37:49plus donner
37:50faire la place
37:51aussi dans l'assiette
37:53aux légumes
37:54et aux protéines végétales
37:55par exemple
37:56les lentilles
37:57parce que quand on sert
37:5880 millions de consommateurs
38:00chaque jour
38:01une petite décision
38:03a un impact énorme
38:04c'est ça ?
38:04absolument
38:04ce sont les gestes
38:05du quotidien
38:06aujourd'hui
38:07notre impact
38:09il est fait
38:09d'une multitude
38:10et de millions
38:11de petits gestes
38:12au quotidien
38:13quand on est
38:13en train
38:14de déployer
38:16et de travailler
38:16sur ces éco-gestes
38:19au niveau de nos restaurants
38:20au niveau de nos cuisines
38:21on se rend compte
38:22par exemple
38:23en remettant en place
38:24des petits gestes
38:26aussi
38:26je dirais simples
38:28et des réflexes
38:28aussi basiques
38:29que
38:31s'assurer
38:32qu'on met
38:33un couvercle
38:36sur une casserole
38:36pour éviter
38:37la déperdition d'énergie
38:39quand on
38:40au lieu de
38:41lancer une plonge
38:42à moitié vide
38:43il faut s'assurer
38:44que la plonge
38:45est complètement remplie
38:46avant de la lancer
38:47ou de mettre
38:48le mode éco
38:49ce sont des petits gestes
38:50qui peuvent
38:51aujourd'hui
38:52économiser
38:53sur un site
38:55ou un restaurant
38:5610 à 15%
38:57d'énergie
38:57donc c'est des gestes
38:59basiques
38:59dont l'impact
39:01peut être amplifié
39:03de par l'échelle
39:04de Sodexo
39:05question de
39:06Marc Wormser
39:06qui était à votre place
39:07la semaine dernière
39:09le DG de la banque
39:10Frère Wormser
39:11sur cette question
39:12de transition alimentaire
39:13et peut-être justement
39:14des nouveaux récits
39:14on y reviendra
39:15on l'écoute
39:15bonjour Mouna
39:17la transition alimentaire
39:18est l'un des éléments clés
39:19pour une transition
39:20environnementale réussie
39:23cela passe par un changement
39:24d'habitude
39:25et si on utilise
39:26la contrainte
39:26ça peut parfois
39:27provoquer des rejets
39:29est-ce que vous avez
39:30mis en place
39:30des initiatives
39:31qui s'appuient
39:32sur des nouveaux récits
39:33des nouvelles histoires
39:34qui permettent
39:36au lieu d'essayer
39:36de convaincre
39:37de donner envie
39:39aux gens
39:40d'entrer dans cette transition
39:41alimentaire
39:43alors votre réponse
39:44les nouveaux récits
39:45pour convaincre
39:45parce qu'effectivement
39:46si on arrive en disant
39:47on vous retire la viande
39:48du plat principal
39:49ça ne peut pas fonctionner
39:53le sujet des récits
39:54est un sujet fondamental
39:55et je pense que
39:56pour l'alimentation
39:57c'est un sujet clé
39:59aujourd'hui
40:00pour convaincre
40:02le consommateur
40:03on ne peut pas être
40:03sur un récit
40:04ni moralisateur
40:05ni culpabilisant
40:06ça c'est
40:07je pense qu'on le sait tous
40:09et puis
40:09il faut se rendre compte
40:11aussi que
40:11sur le sujet
40:12de l'alimentation
40:13et sur le sujet
40:13de la durabilité
40:14les bénéfices
40:16personnels
40:17priment sur le bénéfice
40:18collectif
40:18quand il s'agit
40:19d'activer le changement
40:21donc aujourd'hui
40:22on est plutôt
40:23sur des récits
40:23qui se focalisent
40:25et qui s'orientent
40:26sur la santé
40:27la santé
40:28la nutrition
40:29puisque une alimentation durable
40:31c'est d'abord
40:32une alimentation saine
40:33et une alimentation savoureuse
40:35et une alimentation saine
40:36avec effectivement
40:37un effet positif
40:39sur la planète
40:40donc le changement
40:41de récit
40:41et je dirais
40:42le changement d'angle
40:43plutôt que d'arriver
40:44et de se focaliser
40:46sur l'impact planète
40:47on se focalise davantage
40:49sur l'impact personnel
40:50et l'impact
40:51sur la santé
40:52et la question
40:52de la rémunération
40:54des producteurs
40:54est-ce que
40:55parce que vous êtes
40:56un acteur majeur
40:57finalement du secteur
40:59agroalimentaire
40:59est-ce que ça fait partie
41:02de vos préoccupations
41:02et si oui
41:04qu'est-ce que vous avez
41:04mis en place
41:05justement pour garantir
41:06une plus juste rémunération
41:07des exploitants
41:09aujourd'hui
41:10sur le sujet
41:11effectivement
41:11on a des initiatives
41:12d'achats responsables
41:14qui ne datent pas
41:15de je dirais
41:15qui ne sont pas
41:16récents
41:17ils datent déjà
41:18des premières feuilles
41:19de route
41:22si je prends le cas
41:23de la France
41:23aujourd'hui
41:24on a neuf responsables
41:26achats
41:27au niveau des régions
41:28pour travailler
41:28avec des fournisseurs
41:31plutôt locaux
41:32et des acteurs
41:34agricoles locaux
41:35et sur
41:38je dirais
41:39ces petits acteurs
41:42agricoles
41:43les contrats
41:44ou les partenariats
41:45que nous avons avec eux
41:46sont des partenariats
41:47longs
41:47par exemple
41:47d'une quinzaine d'années
41:48donc nous favorisons
41:50aussi cette relation
41:51durable
41:51avec des acteurs
41:54agricoles locaux
41:55ça permet de glisser
41:56de les rendre
41:57moins vulnérables
42:00absolument
42:00au yo-yo
42:01des états agricoles
42:02et effectivement
42:04et c'est très rassurant
42:06aussi pour eux
42:07très rassurant pour nous
42:08d'avoir des partenariats
42:10longs
42:11sur des sujets
42:12on parle de durabilité
42:13mais ça doit se traduire
42:15aussi
42:15dans la façon
42:16avec laquelle
42:17nous agissons
42:18auprès de nos partenaires
42:20et nos partenaires fournisseurs
42:21sur la communication
42:23on voit qu'il y a
42:25plein d'axes possibles
42:26de façon de parler
42:27finalement
42:27d'environnement
42:28sans forcément
42:30mettre tout de suite
42:31le bilan carbone
42:32en avant
42:33mais par exemple
42:34la biodiversité
42:34moi je suis frappé
42:35du fait que
42:36c'est une thématique
42:37dont on parlait
42:38assez peu
42:38même dans notre émission
42:40on doit être
42:41à la 6ème saison
42:426 ou 7ème saison
42:43de Smart Impact
42:45et qui prend
42:46de plus en plus de place
42:46est-ce que c'est le cas aussi
42:47pour Sodexo ?
42:49Oui alors
42:49effectivement c'est un sujet
42:51émergent
42:51nous étions
42:53très obsédés
42:54par l'empreinte carbone
42:56et je dirais
42:57depuis
42:59assez récemment
43:00et notamment
43:02avec la directive européenne
43:03la CSRD
43:04qui impose
43:05cet exercice
43:06de double matérialité
43:07de trouver
43:08de voir
43:09par rapport à notre chaîne
43:10de valeur
43:10quels sont les sujets
43:11matériels
43:12et effectivement
43:13des sujets
43:14qui sont
43:15qui étaient
43:16j'irais un peu cachés
43:17par le sujet
43:18très important
43:19et dominant
43:20qui était le sujet
43:21de l'empreinte carbone
43:22on voit apparaître
43:23des sujets émergents
43:24tels que l'eau
43:26la pollution
43:27et effectivement
43:28la biodiversité
43:28et donc
43:29Mais est-ce que
43:30c'est plus compliqué
43:31à calculer
43:32d'une certaine façon ?
43:33Oui et c'est pour ça
43:34que nous travaillons aussi
43:35avec nos partenaires
43:37WWF
43:37pour explorer aussi
43:38ces sujets-là
43:39et voir leur impact
43:40au niveau de notre chaîne
43:41de valeur
43:41Alors si on
43:42je continue
43:43de dérouler
43:44en quelque sorte
43:45la feuille de route
43:45sur les déchets
43:48par exemple
43:48j'ai du mal
43:49à imaginer
43:50ce que ça peut représenter
43:51en quantité
43:52de déchets
43:53qui peuvent
43:54éventuellement
43:54devenir une ressource
43:55parce que c'est ça
43:56l'objectif
43:56Alors d'abord
43:57le sujet
43:58le plus évident
43:59pour nous
43:59et le plus naturel
44:00c'est le sujet
44:01du gaspillage alimentaire
44:02Alors le gaspillage alimentaire
44:06pour donner une indication
44:07le gaspillage alimentaire
44:09provoque 10%
44:11et génère 10%
44:12de l'empreinte carbone
44:14au niveau de l'alimentation
44:16et le gaspillage alimentaire
44:18c'est un sujet
44:19certes environnemental
44:20mais c'est aussi
44:22un sujet
44:22d'optimisation de coûts
44:24on en a parlé
44:24tout à l'heure
44:25et c'est aussi
44:26un sujet éthique
44:28parce que
44:28quand on gaspille
44:29un tiers
44:30de la production globale
44:31du mondial
44:32et est une production
44:34qui est gaspillée
44:35alors qu'il y a
44:36800 millions
44:36de personnes
44:38qui sont
44:39confrontées
44:39à la faim
44:41et à l'insécurité alimentaire
44:42c'est absolument pas acceptable
44:44donc
44:45j'irais
44:46le triptyque
44:47pour le sujet
44:47du gaspillage alimentaire
44:48il y a
44:49le sujet
44:51éthique
44:52il y a le sujet
44:52environnemental
44:53et le sujet
44:54de l'optimisation
44:55des coûts
44:56donc
44:56on a pris
44:57un engagement
44:58chez Sodexo
45:00de réduire
45:02le gaspillage alimentaire
45:03de 50%
45:04à échéance
45:062028
45:06et donc
45:07alors ça passe
45:08par quel geste ?
45:08alors ça passe
45:09ça passe par de la formation
45:11ça passe par
45:12fiabilisation
45:13fiabiliser
45:14les prévisionnels
45:16de commande
45:16pour un responsable
45:17de site
45:17et avoir cette agilité
45:20de fiabilisation
45:20de la commande
45:22mais ça passe
45:23également
45:24par des gestes
45:24au quotidien
45:25parce que là
45:26le gaspillage alimentaire
45:27ce n'est pas
45:28uniquement ce que laisse
45:29le consommateur
45:30sur son plateau
45:32repas
45:32c'est tout au long
45:34du circuit
45:34de l'alimentation
45:35en cuisine
45:36donc
45:36le gaspillage alimentaire
45:38c'est aussi
45:38dans les phases
45:39de préparation
45:40il y a également
45:41du gaspillage alimentaire
45:42donc on a
45:43on a déployé
45:44une initiative
45:44qui s'appelle
45:45Waste Watch
45:46qui permet
45:47de mesurer
45:48le gaspillage alimentaire
45:50au niveau
45:51de chaque étape
45:52en cuisine
45:52de se donner
45:53des objectifs
45:55de remesurer
45:56les progrès
45:56par rapport
45:57à ces objectifs
45:58et là encore
45:59le narratif
45:59y change
46:00puisque sur le gaspillage alimentaire
46:02très longtemps
46:03on a
46:04eu un narratif
46:05sur
46:06le côté éthique
46:07du gaspillage alimentaire
46:08et aujourd'hui
46:09par rapport
46:10à nos gérants
46:10et nos responsables
46:11de sites
46:12nous mettons l'accent
46:13sur
46:13quand on gaspille
46:16au niveau de la cuisine
46:17c'est notre marge
46:19que nous gaspillons
46:19on en revient
46:20à cette durabilité opérationnelle
46:22dont on parlait
46:24intégrée à des objectifs
46:25économiques
46:25alors on reviendra
46:26aux déchets
46:27je vous poserai
46:27quand même
46:28la question
46:28des déchets
46:29mais cette notion
46:30de gaspillage alimentaire
46:32évidemment ça rejoint
46:34ce programme philanthropique
46:36Stop Hunger
46:36vous présidez aussi
46:39ce programme
46:39qu'est-ce que ça représente
46:41vous êtes présent
46:42dans combien de pays
46:43et avec quelle
46:44philosophie
46:45quel levier
46:46Alors Stop Hunger
46:47a été une initiative
46:48absolument incroyable
46:49puisque ça a été
46:50une initiative
46:51qui a été créée
46:54en 1996
46:55elle n'est pas récente
46:56à Boston
46:57aux Etats-Unis
46:58au sein d'une cantine scolaire
46:59le constat
47:01de nos responsables
47:02du responsable de site
47:04et du personnel
47:05de service
47:08était absolument
47:10clair
47:10c'est que pendant
47:11les vacances scolaires
47:12dans une petite
47:13cantine scolaire
47:14en banlieue de Boston
47:16pendant les vacances scolaires
47:17les enfants
47:19n'avaient plus accès
47:20au seul repas équilibré
47:21de la journée
47:22et donc
47:23ils avaient décidé
47:24de créer
47:25en tout cas
47:26avec le partenariat
47:27du directeur
47:27de l'établissement
47:28le partenariat aussi
47:29de leurs fournisseurs
47:30qui leur ont donné
47:30des denrées gratuites
47:31et ils ont été
47:32les premiers volontaires
47:33puisqu'ils ont donné
47:34leur temps
47:34et ils ont créé
47:36ils ont ouvert
47:37la cantine scolaire
47:38pendant les vacances scolaires
47:39pour permettre
47:40à des enfants
47:40qui viennent de milieux
47:41modestes
47:43avoir accès
47:43à ce repas
47:44équilibré
47:44dans la journée
47:45donc d'une petite étincelle
47:47une petite initiative
47:48dans une très locale
47:50c'est créer
47:51ce réseau philanthropique
47:52qui aujourd'hui
47:53on a un impact
47:56à travers
47:57nos partenaires
47:58au niveau
47:58d'une soixantaine
47:59de pays
47:59on a 400 ONG
48:01partenaires
48:02animés
48:03par la même passion
48:04qui est lutté
48:05contre l'insécurité alimentaire
48:06et lutté
48:07contre la faim
48:07et on a
48:08plus de 20 000 volontaires
48:11majoritairement
48:11de Sodexo
48:12qui viennent
48:13nous aider
48:14sur trois activités
48:15nous avons
48:16trois activités
48:16majeures
48:17une première activité
48:18qui est l'assistance alimentaire
48:20alors c'est
48:21une activité
48:22que nous faisons
48:23par exemple
48:23avec les restos du coeur
48:26ou avec des ONG
48:28telles que Caire
48:28et une activité
48:30qui est l'aide d'urgence
48:31avec le programme alimentaire mondial
48:33c'est de l'aide d'urgence
48:34par exemple
48:35dans des pays
48:36qui sont confrontés
48:37à des désastres climatiques
48:39et enfin
48:40au coeur de Stop Hunger
48:42se trouvent
48:42des projets
48:43d'autonomisation
48:44des femmes
48:44et des jeunes générations
48:45pour sortir
48:46de l'assistance alimentaire
48:47et de s'inscrire
48:48dans la lutte
48:49contre l'insécurité alimentaire
48:50de manière durable
48:51oui vous dites
48:51dans la lutte
48:52contre l'insécurité alimentaire
48:53les jeunes font partie
48:54de la solution
48:54conscients de l'urgence
48:55ils prennent le relais
48:56courageusement
48:57c'est pour ça
48:58que les jeunes
48:58sont un levier majeur
48:59les jeunes
49:00et les femmes
49:01sont un levier majeur
49:02alors les femmes
49:03sont les premières victimes
49:04de l'insécurité alimentaire
49:05mais elles font partie
49:06de la solution
49:06également
49:07donc c'est pour ça
49:08que nous travaillons
49:09sur des projets
49:09d'autonomisation
49:10des femmes
49:11allez je reviens
49:11aux déchets
49:12ça représente
49:13combien de déchets
49:15et puis surtout
49:16qu'est-ce que vous en faites
49:17moi j'ai beaucoup
49:18d'interlocuteurs
49:19qui me disent
49:19on a changé
49:20notre état d'esprit
49:21pour en faire une ressource
49:22alors
49:24aujourd'hui
49:26on a
49:26un premier axe
49:27qui est
49:28le surplus alimentaire
49:29alors je ne parle pas
49:30de déchets
49:30on a parlé
49:31du gaspillage alimentaire
49:32mais on peut être
49:33confronté à avoir
49:34du surplus
49:34tout simplement
49:36si je prends
49:37un exemple
49:38d'un jour
49:41où il y a
49:43dans une entreprise
49:44moins de personnes
49:46parce que
49:46c'est une journée
49:47télétravail
49:48ou autre
49:49et que nous avons
49:49prévu plus
49:51de repas
49:52que ce qui va
49:53être demandé
49:54et ce qui va être
49:55consommé le jour J
49:56ça c'est du surplus
49:57alimentaire
49:57et le surplus alimentaire
49:59justement avec
50:01Stop Hunger
50:02nous faisons des dons
50:03de surplus alimentaire
50:05à nos ONG partenaires
50:06donc il y a des collectes
50:08de surplus alimentaire
50:10pour
50:11qu'ils soient
50:12donnés
50:13à des associations
50:15donc ça
50:16c'est le premier volet
50:17ensuite
50:18il y a le sujet
50:19du compost
50:20alors ça c'est vraiment
50:21à l'initiative
50:23de nos clients
50:23pour le moment
50:24puisque
50:24voilà
50:25nous avons la particularité
50:27d'être dans un métier
50:28absolument fabuleux
50:30mais
50:30qui a aussi
50:31ses contraintes
50:32donc nous avons
50:34en partenariat
50:35avec des clients
50:36qui peuvent être
50:38plus
50:39on va dire
50:40sensibles
50:40aux sujets
50:41environnementaux
50:42créer des solutions
50:43spécifiques
50:46sur du compost
50:47par exemple
50:48en fonction de chaque client
50:50merci
50:50beaucoup
50:51d'avoir participé
50:52à notre émission
50:53Mouna
50:54Fassi Daoudi
50:55à bientôt sur
50:56Smart for Change
50:58le groupe Solexo
51:00qui a obtenu
51:00la note A
51:01quand même
51:01je vais terminer par ça
51:03du CDP
51:04c'est cette organisation
51:05mondiale
51:05à but non lucratif
51:06qui surveille
51:07les entreprises
51:08dans la lutte
51:08contre le changement climatique
51:09c'est quand même
51:10une belle reconnaissance
51:11absolument
51:11merci à vous
51:12à bientôt
51:12sur notre chaîne
51:13on passe tout de suite
51:14à notre rubrique
51:15Startup
51:22Smart Ideas
51:22vous le savez
51:23c'est notre rubrique
51:23consacrée aux start-up
51:25aux start-up éco-responsables
51:26j'accueille Amira Eroch
51:27bonjour
51:28bonjour
51:28bienvenue
51:29vous êtes la co-fondatrice
51:30de Everdive
51:31vous l'avez créée en 2021
51:32avec Philippe Berland
51:33l'ancien PDG
51:34de La Redoute
51:35et avec quelle idée
51:35c'est quoi le point de départ
51:37le point de départ
51:38c'était un constat
51:39sur l'industrie textile
51:41donc c'est l'une des industries
51:43les plus polluantes
51:43dans le monde
51:445% des gaz
51:46à effet de serre
51:4820% de la pollution
51:49des eaux mondiaux
51:50donc c'est colossal
51:51et du coup l'idée
51:52c'était de proposer
51:54une solution
51:55de teinture textile
51:56sobre
51:57à bas impact
51:58d'accord
51:59et alors
51:59c'est votre formation
52:00de départ
52:01oui je suis docteure
52:03en chimie de matriaux
52:04j'ai réalisé
52:05mes études
52:06dans le cadre
52:06d'un projet
52:08financé par l'OTAN
52:08pour développer
52:09des textiles anti-armes
52:10biologiques
52:11je travaille notamment
52:12sur la valorisation
52:14des déchets végétaux
52:15et à partir
52:17des compétitions
52:18de connaissances
52:18que j'ai pu
52:19avoir
52:20voire de ma formation
52:21doctorale
52:22j'ai pu proposer
52:23la solution Everdex
52:24alors on va rentrer
52:25dans les détails
52:26de cette solution
52:26mais peut-être
52:27une petite question
52:27de curieux
52:27comment on bascule
52:28de l'univers
52:29de la recherche
52:30d'une certaine façon
52:31à l'univers
52:32de l'entrepreneuriat
52:32je pense que j'avais
52:33l'ADN entrepreneurial
52:35un peu tôt
52:36parce que pour financer
52:37mes études de thèse
52:38j'ai lancé un petit restaurant
52:40que j'ai utilisé
52:41pour financer mes études
52:42donc j'ai jonglé déjà
52:44pendant mes études de thèse
52:45entre entrepreneurs
52:46et chercheuses
52:47et ça me fait toujours plaisir
52:49de
52:49en fait
52:50émerger
52:51de solutions
52:52académiques
52:53pour aider le monde
52:54à faire mieux
52:54oui effectivement
52:55alors quelle solution
52:56vous avez mis au point
52:58donc le produit Everdex
53:00c'est un pigment biosourcé
53:01qu'on développe
53:02à partir de déchets végétaux
53:03et des minéraux
53:03donc aujourd'hui
53:06pour teindre
53:06on va plonger
53:07un textile
53:07dans un bain
53:08d'eau
53:09plein de pétrochimie
53:10des colorants
53:12des auxiliaires chimiques
53:13après on va chauffer
53:14le taux
53:14pendant 5 heures
53:16voire 10 heures
53:16ça dépend
53:17de la coloris
53:18qu'on cible
53:18et on chauffe
53:19à des températures
53:20très élevées
53:21on dépasse les 100 degrés
53:22donc vous pouvez avoir
53:23le constat
53:24c'est chimie
53:25plus consommation
53:26d'énergie
53:26pollution des eaux
53:27consommation d'énergie
53:28donc c'est très très
53:29polluant de teindre
53:30aujourd'hui
53:30donc la technologie
53:32Everdeye
53:32vient remplacer ça
53:33par un pigment
53:34qui s'applique
53:34à température ambiante
53:35pas besoin de chauffer
53:37au lieu de teindre
53:39dans un process
53:39qui dure plusieurs heures
53:40on est juste
53:41seulement sur
53:42une heure
53:43de teinture
53:43et l'eau résiduelle
53:45elle est propre
53:46parce que notre produit
53:47c'est un biopolymère
53:48c'est un polysaccharide
53:49donc c'est du sucre
53:50et des minéraux
53:51donc on vient
53:52après récupérer les eaux
53:53pouvoir les réutiliser
53:54pour teindre
53:55plus
53:56combien de temps
53:57de recherche
53:58dans recherche et développement
54:00et vous en êtes où
54:01du processus
54:01d'accord
54:02donc comme je disais
54:03c'est basé sur
54:04toute la connaissance
54:05que j'avais
54:07pendant mes études
54:09de thèse
54:09après
54:09on a eu
54:11un premier financement
54:11parce que
54:12Everdeye
54:13c'est une entreprise
54:13entrepreneur first
54:14donc on a eu
54:15un premier financement
54:16on a recruté
54:17nos deux premiers chercheurs
54:19après on a eu
54:20une première levée de fond
54:21de 3,8 millions d'euros
54:23on a eu des laboratoires
54:25on a recruté des chercheurs
54:26donc la solution Everdeye
54:27c'est une solution
54:28travaillée par
54:29des chercheurs spécialistes
54:30dans la chimie du biopolymère
54:31chimie organique
54:32chimie inorganique
54:34ça fait trois ans
54:35qu'on développe la technologie
54:36on a fait
54:37notre première
54:38épreuve de concept
54:38on a lancé
54:39une collection en capsule
54:41avec la marque Adormi
54:42c'est une marque américaine
54:43sur le marché américain
54:451600 pièces
54:46donc elle a montré
54:47que la technologie
54:47marche
54:48sur des vraies
54:51conditions
54:51des vrais vêtements
54:52des vrais vêtements
54:53qu'on peut porter
54:55et en fait
54:55l'idée que la technologie
54:56n'hésite pas de capex
54:57en fait
54:58on peut teindre
54:59dans les machines
55:00teintures existantes
55:01aujourd'hui
55:01et on peut produire
55:02le pigment
55:02dans les machines
55:03qu'on utilise
55:04pour produire
55:05de la cosmétique
55:05de l'agroalimentaire
55:06et aujourd'hui
55:08cette année
55:09c'est l'année
55:10pour produire
55:10nos premiers 10 tonnes
55:11de produits
55:12et aller sur le marché
55:15on va commencer
55:16par le marché européen
55:17on travaille avec
55:18beaucoup de partenaires
55:18des marques
55:20et des teintures
55:20et un univers de la mode
55:23qui vous regarde de près
55:23qui est en demande
55:24tout à fait
55:25il y a beaucoup
55:26en fait on a l'impression
55:26qu'il y a beaucoup
55:27d'enjeux RSE
55:29beaucoup aussi
55:29de pression
55:30de consommateurs
55:31sur les marques
55:32pour trouver
55:32des vêtements sobres
55:34en fait
55:35les consommateurs
55:35sont plus éduqués
55:37sur les sujets environnementaux
55:39sur tout ce qui est habillement
55:40aujourd'hui
55:40donc il y a beaucoup
55:41de pression
55:42il y a aussi la pression
55:43réglementaire
55:43qui pousse les marques
55:45à réduire leur impact
55:47écologique
55:47sur les vêtements
55:48donc on a beaucoup
55:50d'intérêt
55:50des marques
55:51il y a aussi
55:51les teinturiers
55:52parce que vu qu'en teint
55:52a des températures
55:54plus basses
55:55donc économie d'énergie
55:56et un cycle
55:57qui est plus rapide
55:58quatre fois plus rapide
55:59que les cycles
56:00existants
56:01aujourd'hui
56:01donc on peut aussi
56:03leur donner
56:03un boost
56:04de production
56:07dans leur usine
56:08il y a un argument
56:09d'efficacité économique
56:11et écologique
56:12ce qui fait
56:12que notre technologie
56:14est aujourd'hui
56:15très demandée
56:16par nos partenaires
56:17merci beaucoup
56:18Amir Ayroc
56:19et bon vent
56:19à Everdye
56:21voilà c'est la fin
56:22de ce Smart Impact
56:23merci à toutes et à tous
56:24de votre fidélité
56:26à très vite
56:26sur la chaîne
56:27des affaires
56:28salut
56:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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