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  • il y a 12 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 28 février, Nicolas Fournier, directeur groupe de la gouvernance et de la stratégie numérique d'EDF, et Hélène Bringer, présidente de S3NS, se sont penchés sur l’enjeu stratégique du cloud de confiance, dans l'émission Hors-Série Les Dossiers BFM Business présentée par Frédéric Simottel. Hors-Série Les Dossiers BFM Business est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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00:00BFM Business Partenaires
00:03Hors série, les dossiers BFM Business, cloud de confiance, reprendre le contrôle de nos données stratégiques.
00:10Frédéric Simotel
00:12Bonjour et bienvenue dans ce hors série BFM Business.
00:14Vous l'avez compris, on va parler de cloud de confiance et puis de données stratégiques,
00:17notamment dans le secteur industriel avec notre invité.
00:20Alors évidemment, on va aborder des thèmes de la souveraineté.
00:22Je ne sais pas si c'est sous ce nom-là qu'il faut dire parce que c'est une
00:24autonomie technologique.
00:25Mais enfin, vous allez voir, on va parler de tous ces sujets avec nos deux invités que je vous présente
00:28tout de suite.
00:29Hélène Bragé, bonjour.
00:30Bonjour Frédéric.
00:31Présidente de Sens.
00:32Sens, évidemment, je pense que vous commencez à connaître cette offre cloud de confiance emmenée par Thalès
00:37et qui repose sur la technologie Google.
00:40On aura Google Cloud, on aura l'occasion d'en parler.
00:42Et avec nous, Nicolas Fournier.
00:43Bonjour Nicolas.
00:44Bonjour Frédéric.
00:45Merci d'être avec nous, directeur groupe gouvernance et stratégie numérique EDF.
00:48EDF a lancé un grand appel d'offres justement autour de cloud de confiance.
00:51Il y a une partie, c'est sur bleu, que l'on connaît, avec Orange, Capgemini et puis Microsoft.
00:56Et puis surtout, avec Sens, on va en parler.
01:01Nicolas, EDF a fait le choix de migrer en partie vers ce cloud de confiance.
01:05Quels critères ont guidé ce choix ?
01:07On sait qu'aujourd'hui, on entend beaucoup parler de cette qualification Secnum Cloud.
01:12Et comment tout ça s'inscrit dans votre transformation numérique ?
01:15Bon, alors d'abord, c'est une évidence, mais les technologies du cloud, c'est complètement indispensable à notre transformation
01:20numérique.
01:20Donc EDF, depuis plusieurs années, s'inscrit dans une politique très volontariste de migration vers les technologies du cloud.
01:28Mais en même temps, on applique une gouvernance très rigoureuse de la protection de nos données et de nos systèmes
01:34d'information.
01:35En se fondant sur une définition, Frédéric, vous l'avez mentionné, de la souveraineté numérique, qui est une définition pour
01:41le groupe EDF.
01:42On veut garantir l'intégrité et le bon fonctionnement de nos systèmes numériques pour tous nos métiers.
01:47On veut protéger les données qui caractérisent notre savoir-faire, et qui parfois nous apportent un avantage concurrentiel.
01:54Et puis, on veut pouvoir choisir nos solutions et nos fournisseurs numériques dans un environnement complexe.
01:59Voilà. Et donc, c'est pour ça que pour les données sensibles, on veut combiner le meilleur des technologies du
02:04cloud
02:04et des garanties de protection techniques et juridiques.
02:08Et ça, c'est un cocktail original qui nous est précisément apporté par la qualification Secnum Cloud qui a été
02:14mise en place par l'Annecy.
02:15Par l'Annecy. Alors justement, Hélène, on parle beaucoup de cloud de confiance et justement de cette qualification Secnum Cloud
02:20apportée par l'Annecy.
02:23On voit que c'est important pour un acteur comme EDF.
02:26Et comment Sens répond aujourd'hui à cette nécessité de qualification ?
02:31Alors déjà, peut-être pour préciser ce qui est Sens.
02:34Sens, c'est une joint venture entre Thales et Google Cloud.
02:39Complètement contrôlée par Thales, c'est-à-dire que tous les administrateurs de Sens sont Thales.
02:45Tous les salariés de Sens sont Thales.
02:47On détient une région Google Cloud complètement opérée par Thales avec des data centers en France.
02:54Donc, c'est tous les services de Google Cloud qui sont utilisés, mais vraiment opérés par des équipes Thales.
02:58Vous l'avez dit, dans des data centers.
02:59Exactement. Donc, en fait, c'est un peu le meilleur des deux mondes, c'est-à-dire que c'est
03:02les meilleures technologies, les plus à la pointe, mais dans un cadre extrêmement sécurisé, complémenté de fait par les expertises
03:09et les solutions de Thales.
03:11Comme la qualification Secnum Cloud est une qualification qui est extrêmement exigeante, je crois que Vincent Strubel l'a dit,
03:17ce n'est pas une médaille en chocolat.
03:18Le patron de l'ANSI nous a partagé ça, c'est que voilà, il y a plus de 1200 points
03:24de contrôle, qui ne sont pas juste des contrôles papiers, mais qui sont véritablement faits par des auditeurs eux-mêmes
03:29évalués, certifiés par l'ANSI.
03:31Donc, en fait, ça reprend, je dirais, des contrôles physiques, des contrôles de sécurité.
03:36Donc, on répond à des normes de sécurité très, très élevées, à la fois physiques, mais également cybersécurité.
03:44Et c'est là où toutes les technologies et solutions de Thales viennent apporter un complément par rapport à ce
03:49qu'apportent déjà des solutions comme les grands hyperscalers, qui sont déjà très sécurisés.
03:53Comme je l'ai dit, les data centers sont en France, opérés par des collaborateurs de Thales.
03:57Également, d'un point de vue de la résilience, c'est-à-dire qu'on vient vérifier les conditions de
04:02résilience de cette région.
04:04Donc, on répond à des reprises d'activités très classiques, mais avec trois régions, c'est vrai qu'on est
04:09à même d'offrir un très haut niveau de service à nos clients.
04:11Vous mettez une pression supplémentaire par rapport aux hyperscalers traditionnels, en étant, voilà, il faut être, cette qualification, c'est
04:19une cloud, cet esprit souveraineté, comme on vient d'en parler.
04:21Tout à fait. Et puis, bien sûr, on se protège contre les lois extraterritoriales, que ce soit le Cloud Act
04:25américain ou les lois de renseignement chinoises,
04:28puisque, de par la gouvernance qui est mise en place, l'actionnariat, on n'a aucun moyen de pression, je
04:33dirais, sur Thales.
04:34Et donc, le droit européen, le droit français s'applique au niveau de nos données sensibles et du RGPD.
04:39Et puis, rappelons que, pour ceux qui ne sont pas communs, mais les lois extraterritoriales, il y a beaucoup de
04:42demandes qui sont faites.
04:43Je crois que c'est aux alentours de 200 demandes qui ont été faites envers l'Europe.
04:46Donc, ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas que ça n'existe pas aujourd'hui, que
04:49c'est juste une menace que l'on brandit comme ça.
04:52Nicolas, ce choix du Cloud de Confiance, c'est un enjeu, alors évidemment, technologique pour l'infrastructure, mais c'est
04:56un enjeu métier aussi.
04:57Ça concerne l'ensemble du groupe. Vous l'avez déjà un peu abordé dans la première question ?
05:02Oui, alors c'est surtout un enjeu métier. En fait, la donnée numérique, c'est au cœur de toutes nos
05:06activités, surtout nos activités de production d'électricité, nucléaire, hydroélectrique, thermique, éluen, photovoltaïque.
05:15Et puis aussi la relation client, et puis toutes nos fonctions support, RH, finance, y compris le numérique d'ailleurs.
05:23Donc, dans tous ces domaines-là, il y a des données sensibles dont on a besoin de s'assurer qu
05:28'elles sont traitées dans le respect des meilleurs standards à la fois technologiques.
05:33Mais on aurait pu dire, je vais garder ça chez moi, pourquoi on se dit, tiens, je vais aller vers
05:36un spécialiste du cloud ?
05:37Alors, en fait, oui, et à présent, elles sont chez nous. Nous avons des data centers, d'ailleurs, de premier
05:43plan.
05:43On est assez clair. Mais le mouvement général technologique vers le cloud fait qu'on a absolument besoin de bénéficier
05:52de technologies qui soient mises à jour en permanence par un opérateur dont c'est le métier.
05:58Avoir une certaine agilité.
06:01C'est exactement ça. Et c'est une agilité qui, aujourd'hui, s'accélère. Si je prends juste l'exemple
06:06de l'intelligence artificielle, et notamment de l'intelligence artificielle agentique,
06:10on voit bien qu'il va falloir ingérer au fur et à mesure la technologie, comme elle arrive, et nos
06:17métiers, ils ont besoin de ne pas prendre de retard.
06:19Et ils ont besoin de travailler avec cette technologie, avec cette innovation galopante, notamment.
06:25Hélène, vous adressez des cas d'usage, vous avez travaillé sur une stratégie data, le but aussi du cloud de
06:32confiance, c'est d'accélérer l'innovation,
06:34et le but n'est pas de se dire, parce qu'on est souverain, on va un peu freiner tout
06:37ça. Non, au contraire, il faut y aller plus vite.
06:39Comment vous garantissez aussi une certaine indépendance vis-à-vis des technologies fortement américaines aujourd'hui ?
06:48Tout à fait. Donc, on garantit un contrôle, une maîtrise, puisqu'effectivement, comme vous l'avez dit, Frédéric,
06:54on est quand même dépendant de la stack Google Cloud.
06:58Ce qui est un choix, et on l'assume complètement, et comme l'a dit Nicolas, c'est un choix,
07:02parce qu'on a besoin de bénéficier de la meilleure technologie possible
07:05pour offrir à nos clients, comme EDF, une capacité à innover, sans compromis avec la confiance.
07:11Donc, on garantit une forme de contrôle. Pourquoi ? Parce que c'est vraiment une première mondiale.
07:16C'est-à-dire que Google Cloud nous a transféré le savoir-faire, finalement, nous a fait monter nos compétences
07:21à un très bon niveau, au premier niveau mondial.
07:23Ça existe d'ailleurs des structures comme ça ? Je ne crois pas.
07:26Non, c'est vraiment une première mondiale.
07:28Donc, c'est déjà pour nous, Thales, pour la France et pour l'Europe, la capacité, finalement, à opérer de
07:33manière autonome une région Google Cloud.
07:36Donc, ça, c'est une première forme de maîtrise.
07:38Après, dans le domaine du numérique, de toute façon, c'est une utopie, aujourd'hui, de penser qu'on est
07:41en capacité de maîtriser toute la chaîne.
07:44Donc, je dirais que, déjà, en ayant des data centers en France, sécurisés par des solutions et des compétences Thales,
07:50opérés par des collaborateurs Thales qui, maintenant, savent opérer une région de ce type-là, c'est une première forme
07:56de souveraineté.
07:57Et les données, quoi qu'il arrive, elles, elles restent souveraines puisqu'elles sont sans accès possible à des tiers.
08:04En plus, je vous l'avais rappelé tout à l'heure, c'est important de ce soir.
08:07En plus, un acteur comme Thales qui, d'un point de vue cyber, sécurité, c'est de quoi il parle
08:11quand même.
08:11Tout à fait. Et on l'a fait pour nos clients, comme EDF, encore une fois, mais également pour nos
08:15propres besoins,
08:16puisque Thales, son engineering, va travailler sur Sens. La majorité de nos applications vont migrer sur Sens.
08:23Donc, là aussi, on a un très fort niveau de confiance, un besoin de confiance, mais un niveau de confiance
08:27qui est, certes, je dirais, qualifié aujourd'hui par l'ANSI, mais dans lequel on a vraiment mis nos meilleurs
08:32architectes,
08:33nos meilleurs outils, nos meilleures solutions.
08:35Nicolas Fournier, chez EDF, évidemment, vous l'avez dit, des données sensibles, des données stratégiques.
08:41En quelques mots, quel conseil vous pourriez donner à des entreprises qui ont de la même façon des données très
08:47sensibles
08:48et qui hésitent encore à franchir le pas du cloud de confiance ?
08:52Alors que vous l'avez dit, ça apporte, on peut bénéficier des dernières technologies, une certaine agilité,
08:57tout en étant dans un cadre, enfin, au moins contrôlé.
09:01Je dirais que pour EDF, comme pour beaucoup d'industriels, en réalité,
09:05on doit chercher à combiner le meilleur de la technologie et de l'agilité, d'une part,
09:10d'autre part, des exigeants de cybersécurité, de conformité réglementaire et de souveraineté,
09:15et puis tout ça sous contrainte de coût et de délai.
09:18Oui, on va parler du plus dans l'extérieur.
09:20C'est une espèce d'équation assez difficile à résoudre.
09:22Parce que dès qu'on plante un drapeau européen, non, c'est pas forcément plus cher, pas forcément moins cher
09:27non plus.
09:27En tout cas, c'est un paramètre que tous les comités exécutifs doivent savoir prendre en compte.
09:32Donc, une fois qu'on a posé cette équation, le cloud de confiance, et notamment le cloud de confiance de
09:37Sens,
09:38c'est une des solutions de l'équation sur une partie de notre patrimoine de données et de besoins métiers.
09:44C'est comme ça que ça se présente.
09:45C'est pas la réponse à toute l'équation, mais c'est la réponse à une partie significative de l
09:49'équation.
09:50Donc nous, en fait, on mise vraiment beaucoup dessus.
09:52D'accord. Et le conseil que vous donneriez, donc, à...
09:55C'est de poser de manière très lucide ces enjeux de souveraineté.
10:03Il s'agit pas de dire que tout doit être souverain.
10:05Mais en revanche, on a, de façon très critique pour le business,
10:10des pans de données et de systèmes numériques pour lesquels c'est le cloud de confiance, c'est le Secnum
10:14Cloud.
10:15Parce que sinon, en fait, on se met en danger, on injurie la vie.
10:17Donc, première chose, il faut avoir une bonne gouvernance de sa data.
10:20Compétence.
10:20C'est un peu ce qu'on peut dire.
10:22Hélène, comment on fait pour protéger au mieux les données de clients importants, industriels, comme EDF,
10:29tout en répondant aux enjeux, on vient de le dire, des contraintes budgétaires, en clair ?
10:33Est-ce que choisir une offre comme sens, parce que c'est Secnum Cloud, parce que c'est souverain,
10:38c'est plus cher qu'une solution que si j'étais allé voir en direct Google Cloud Platform ?
10:44Alors oui, c'est plus cher puisqu'on amène une valeur supplémentaire et une garantie supplémentaire.
10:48Donc, je pense que ça, ça a un prix.
10:52Par contre, c'est moins cher que d'avoir des données dans des data centers, ces applications dans les data
10:56centers.
10:56Donc, en fait, comme l'a dit Nicolas très justement, il ne faut pas faire un choix qui est tout
11:01l'un ou tout l'autre.
11:02Et c'est un véritable, je dirais, voyage entre ce qu'on va garder on-premise, ce qu'on va
11:09mettre sur du cloud souverain et ce qu'on va mettre sur du cloud public.
11:11Donc, tout dépend du niveau de sensibilité de la donnée, comme l'a dit là aussi Nicolas, puisque effectivement, on
11:17va faire des économies en allant vers le cloud souverain et vers le cloud public.
11:20On va faire plus d'économies peut-être en allant vers le cloud public, mais surtout les usages qu'on
11:24va pouvoir en avoir, le cloud public et le cloud souverain,
11:27sont vraiment phénoménaux par rapport à ce qu'on peut faire sur un data center on-premise.
11:31Et donc, là aussi, il y a une vraie valeur. On n'est pas juste sur des choix d'infrastructures.
11:36Bien souvent, on redesign complètement des applications, on repense des usages qu'on ne pourrait même pas avoir en étant
11:40sur site.
11:41Donc, c'est une transformation véritable de son système d'information.
11:45Et oui, on fait des économies en allant vers le cloud souverain, qui restent plus chères, on va dire, de
11:49l'ordre de 15 à 20% que des tarifications Google Cloud classiques.
11:53Nicolas, vous voulez rajouter quelque chose ?
11:55J'ai deux petits messages en profite, Frédéric, si vous permettez.
11:58Nous, on a un enjeu d'ouverture. On doit travailler en ce qu'on appelle en entreprise étendue.
12:04Et toute la filière nucléaire, en fait, aujourd'hui, se mobilise sur le partage en confiance des données.
12:09Et pour nous, le Secnum Cloud Essence, c'est vraiment central.
12:13Et puis, mon deuxième message, c'est que l'enjeu d'après, ce sera le SAS.
12:17On aura besoin des grandes plateformes éditeurs dans un environnement Secnum Cloud.
12:22Hélène le sait, mais j'en profite pour le dire. On compte dessus.
12:25Et c'est un travail qu'on fait tous les jours.
12:26C'est-à-dire qu'il y a effectivement tous les services de Google Cloud qu'on amène sur le
12:30sens.
12:31Mais au-delà de ça, on essaye d'enrichir tous les jours notre écosystème d'éditeurs et de solutions.
12:36Et y compris dans des discussions qu'on a aujourd'hui avec des grands SAS providers, comme on dit.
12:40De manière à apporter à nos clients une solution de bout en bout.
12:43L'ensemble de la plateforme de services.
12:44Eh bien, merci à tous les deux.
12:46Nicolas Fournier, directeur groupe Gouvernance et stratégie numérique d'EDF,
12:49pour nous avoir apporté votre témoignage sur ce cloud de confiance.
12:52Et Hélène Bragé, présidente de Sens, et on va suivre l'envol de Sens vers ce cloud de confiance.
12:59Calif Secnum Cloud, il faut le rappeler.
13:01Et puis, on veut travailler avec plus de souveraineté.
13:05Eh bien, on peut y aller aujourd'hui avec des acteurs européens.
13:08Merci Frédéric.
13:09Merci Frédéric.
13:10Merci, merci.
13:14Hors série, les dossiers BFM Business.
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