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Mercredi 1 avril 2026, retrouvez Marie-Pierre Rixain (députée de la 4e circonscription de l’Essonne, Renaissance), Romain Roques (directeur général, La Brigade de Véro), Céline Studer (directrice générale, Keyrus), Corinne Willecomme (directrice développement durable, Vallourec) et Bertrand Gerbaud-Morlaës (fondateur, BoatOn) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici notre sommaire du jour, c'est Corinne Willocombe, la directrice du développement durable du groupe Valourec,
00:22qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour comprendre comment ce géant de l
00:28'acier et des tubes premium fait baisser son bilan carbone.
00:31On est dans l'une des industries les plus gourmandes en énergie.
00:34Mais d'abord, je reçois Romain Roch, qui est le directeur général de la brigade de Véro, qui propose des
00:39repas diététiques livrés à domicile et qui vient intégrer le groupe familial Norac Foods.
00:44On en parlera dans le Zoom de notre émission, on va évoquer la loi sur l'égalité économique et professionnelle
00:50entre les femmes et les hommes,
00:51qui impose 30% de femmes cadres dirigeantes dans les entreprises de plus de 1000 salariés dès l'année prochaine.
00:58On verra où on en est.
01:00Et puis dans notre rubrique qui est consacrée aux startups, la bonne idée du jour, elle est signée Boat On,
01:06qui propose aux armateurs des solutions numériques pour simplifier et décarboner l'exploitation de leurs navires.
01:13Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:22L'invité de ce Smart Impact, c'est Romain Roch.
01:25Bonjour.
01:26Bonjour Thomas.
01:27Bienvenue.
01:27Vous êtes le directeur général de la brigade de Véro, entreprise que vous avez créée il y a 9 ans.
01:33C'est quoi la brigade de Véro ?
01:35Alors la brigade de Véro, c'est des plans alimentaires livrés directement à domicile, avec des plats cuisinés frais, tout
01:43fait à Montpellier.
01:44Par une brigade maintenant de quasiment 100 personnes.
01:46Voilà, vous recevez vos plats pour la semaine, livrés à domicile et bien équilibrés par un diététien.
01:52Le moto, c'est le régime plaisir, c'est ça ?
01:54C'est un peu ça, oui, c'est l'idée de Véro de base qui, sur ce marché-là, elle
01:59a voulu faire un régime au début, elle s'est dit je ne vais pas commander les solutions un peu
02:03industrielles qu'on connaît, je vais le faire moi-même.
02:05Et de fil en aiguille, ses copines ont commandé, on a élargi la clientèle et on est resté sur ce
02:11concept de plats frais avec des ingrédients locaux, bien sourcés, etc.
02:16Donc voilà, pour prendre un peu à contre-pied le marché du régime qu'on connaît.
02:20Alors l'entreprise, elle a bien grandi en une décennie.
02:24Dernière actualité, vous intégrez le groupe familial Norac Foods qui possède des marques comme La Boulangère ou Donat.
02:31Pourquoi cette offre-là vous a séduit ?
02:34Alors en fait, on recherchait un repreneur parce que pour monter une entreprise telle que la nôtre, il a fallu
02:39des gens pour nous accompagner financièrement, des business angels, aussi nos clients, nos familles parce qu'on est passé aussi
02:46par du crowdfunding.
02:47Donc on avait toutes sortes de personnes qui avaient investi en nous et il fallait au bout d'un moment
02:53leur offrir une porte de sortie.
02:55Donc on a cherché des repreneurs et on voulait plutôt un repreneur qui s'inscrive dans une durée, qui nous
03:00laisse beaucoup d'autonomie sur notre stratégie.
03:03C'est pour ça qu'on a plutôt opté pour un groupe familial comme Norac qui a beaucoup d'autonomie
03:07sur ses filiales et qui essaie d'intégrer la nutrition et maintenant le B2C dans sa stratégie.
03:18Donc voilà, c'était pour nous la porte idéale pour se dire voilà, on construit maintenant une stratégie et quelque
03:26chose de long terme et pas quelque chose comme des solutions comme fonds d'investissement où tous les cinq ans
03:32il faut...
03:33J'imagine que vous vous êtes dit, il faut qu'on puisse à la fois grandir et garder nos valeurs,
03:38c'était un peu ça la réflexion ?
03:40C'est ça qui a intéressé Norac aussi, c'est qu'ils ont des marques plutôt qu'on connaît en
03:44grande distribution et ils veulent dans le futur du groupe se rapprocher des consommateurs,
03:50aller plus loin dans la nutrition, aussi avoir des plats cuisinés parce qu'aujourd'hui ils ne font pas de
03:55cuisine.
03:56Donc voilà, c'est ça qui les a séduits et c'est ça qui fait que je pense qu'on
03:59est intéressants pour le groupe et que le groupe est intéressant pour nous aussi.
04:03C'est combien de clients la brigade de Véro aujourd'hui pour bien comprendre à quel point vous avez grandi
04:08en 9-10 ans ?
04:09Alors quand on a commencé on avait 10 clients par semaine, maintenant on en a 7000, 7500 en moyenne qu
04:15'on livre partout en France, en Belgique et maintenant Luxembourg aussi.
04:18Voilà, après c'est à peu près 60-70 000 clients au total depuis le début.
04:23Alors on va un peu cocher les cases de ce qu'une entreprise comme la vôtre peut faire pour réduire
04:29son impact, l'améliorer, etc.
04:32Déjà sur le sourcing des produits, ce qui est essentiel quand on propose des repas, des repas sains, équilibrés, etc.
04:39Comment vous sourcez ?
04:40Alors, on a une équipe évidemment sur le sourcing, sur les légumes on travaille avec une association de producteurs qui
04:48s'appelle l'association des producteurs d'Occitanie.
04:50Donc on source, on a à peu près, on tient des ratios, on a plus de 50% de nos
04:54légumes qui sont locaux,
04:55donc qui sont fournis par un regroupement d'agriculteurs qui d'ailleurs réservent des parcelles les années en avance pour
05:02nous,
05:03puisque maintenant on commence à avoir des volumes.
05:05Pour les viandes, par exemple, on passe sur le poulet, qui est un peu spécifique, on passe par des labels
05:10ou des marques comme la Nouvelle Agriculture.
05:12Sur les viandes, on passe par un fournisseur qui travaille avec des viandes des Pyrénées.
05:17Voilà, on a un sourcing, le riz c'est du riz de Camargue, enfin vraiment on essaie d'avoir un
05:20sourcing.
05:20C'est plutôt du local que du bio ? C'est-à-dire il n'y a pas forcément du
05:23bio ?
05:24Oui, c'est plutôt du local que du bio.
05:26Un, pour le coup, parce qu'il faut quand même qu'on reste accessible, parce que notre démarche aussi c
05:31'est de transformer le marché du régime,
05:33et donc le marché du régime, on sait que les prix tirent quand même assez vers le bas.
05:39De pouvoir se nourrir toute la semaine via des plats cuisinés, ça peut coûter cher.
05:43Donc pour rester accessible et grande consommation, on ne peut pas faire que du bio non plus.
05:50Mais par contre, on a une démarche très raisonnée, avec évidemment on n'a quasiment que du français.
05:55Je crois que 98% de nos appros sont français.
05:58Voilà, nos agriculteurs, on a du bio dans les légumes, mais ce n'est pas déclaré parce que c'est
06:03un peu de tout.
06:05Donc voilà.
06:06Ce n'est pas le critère principal, on l'a bien compris.
06:07Alors si je regarde les emballages maintenant, parce que c'est le cœur de votre métier,
06:13ils sont comment ? Est-ce que vous réussissez à réduire le plastique ?
06:16Ou est-ce que c'est impossible quand on propose de l'alimentaire ?
06:19Justement, alors ça c'était Véro, c'est l'idée de Véro.
06:21On a été les premiers à passer en barquette en carton, parce qu'en fait on fait de la mise
06:26en atmosphère protégée.
06:27C'est-à-dire qu'en fait notre barquette, elle est operculée, et donc du coup on retire le gaz
06:32et on réinjecte azote CO2.
06:33Donc il n'y a juste plus d'oxygène.
06:35Donc c'est une technique assez spécifique qui est très utilisée, mais qui n'est utilisée qu'avec du plastique.
06:40Et donc on a un fabricant hollandais qui a été très innovant là-dessus, et qui a créé des barquettes
06:45en carton avec une fine pellicule de plastique.
06:48Donc on a 80, je crois 95% de carton dans la barquette.
06:52Et c'est Véro parce qu'elle est belge, et donc elle parle néerlandais, elle a réussi à avoir contact
06:57avec ce fournisseur-là.
06:58Et donc on a été les premiers en France à développer ça, et ensuite du coup quelques concurrents maintenant sont
07:04venus.
07:04Mais voilà, c'est des choses comme ça qu'on fait.
07:06Donc on a les cartons qui sont en carton, et les barquettes qui sont aussi en carton.
07:10Voilà comment on essaie de réduire sur l'emballage.
07:12Le transport, parce que vous avez une unité de production qui est à Montpellier, et donc vous essaimez un peu
07:22partout.
07:22Donc forcément il y a des camions qui partent sur les routes.
07:24C'est ça, oui.
07:25Est-ce que ça c'est un levier difficile à améliorer d'une certaine façon ?
07:28Oui, oui, c'est un peu difficile à améliorer.
07:30Alors nous on essaye d'avoir le sourcing le plus proche de notre cuisine, de tout centraliser pour avoir le
07:34moins d'impact possible.
07:35Ensuite sur le local, sur tout le marché, on est les seuls à proposer du click and collect.
07:41C'est-à-dire que les gens peuvent récupérer leur box pour la semaine directement chez nous.
07:45Alors ça représente 5% de nos clients, c'est pas monumental, mais les gens peuvent venir directement chez nous.
07:49On a aussi un transporteur local qui est réparti sur l'Ode et Roo, enfin vraiment autour de chez nous.
07:57Et ensuite évidemment le reste sur la plateforme chronofraîche de Paris, et ensuite est réparti sur le nord de la
08:03France, la Belgique.
08:05Donc voilà, on essaye de réduire au maximum, mais on n'a pas tous les leviers pour le faire.
08:08Bien sûr, bien sûr.
08:08Est-ce que dans un monde idéal, vous imaginez, vous venez d'avoir un nouveau partenaire, vous intégrer Norac, pouvoir
08:16essaimer un peu aussi les unités de production ?
08:19Ça, c'est la question qu'on me pose souvent.
08:21Aujourd'hui, non. En fait, en réalité, on a une brigade et une unité qui est bien faite pour aller...
08:29Aujourd'hui, on produit, alors ça paraît fou, mais on produit 3 millions de barquettes en 2025 quand même de
08:34plat.
08:34Ça fait quand même du volume.
08:36On est capable avec notre unité d'aller à 7-8 millions, donc voilà, sans non plus partir sur des
08:42choses immenses.
08:43Après, la réflexion se posera. Pour l'instant, on n'y a pas forcément réfléchi.
08:48Voilà, on souhaite rester une entreprise à taille humaine.
08:51Est-ce que rester à taille humaine, ça veut dire avoir 2-3 labos pour garder les mêmes entités par
08:55la suite ?
08:55Ça sera des réflexions stratégiques et je pense que Norac pourra nous apporter quelques réponses.
08:59La qualité nutritionnelle de ce que vous proposez, parce qu'il y a cette logique diététique dans la promesse de
09:07la brigade de Véro.
09:08Comment vous l'évaluez ? Qui la teste ? Est-ce qu'elle est, je ne sais pas, labellisée ?
09:14Qu'est-ce qu'on peut dire ?
09:14Alors ça, c'est la différence fondamentale avec les autres solutions.
09:18C'est que nous, on prône la variété plutôt que la privation.
09:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les régimes, c'est je mange tant de calories ou je dois manger
09:26que des protéines et pas de glucides, etc.
09:28Nous, en fait, on essaye d'apporter... C'est pour ça que les gens ne choisissent pas les plats chez
09:31nous.
09:31On leur livre un plan alimentaire qui est ficelé par un diététicien.
09:35Et en fait, on essaye d'avoir le plus d'aliments possibles dans la semaine.
09:39Parce que par définition, un aliment est toujours carencé.
09:41Quand vous allez manger du poulet, vous allez manger des protéines, mais il va vous manquer potentiellement des oméga-3,
09:45du fer, etc.
09:46qui sera apporté par d'autres types d'aliments, comme du poisson gras, comme du bœuf, même s'il ne
09:51faut pas en manger énormément.
09:53Et donc, du coup, on a une volonté d'avoir le plus d'aliments possibles dans la semaine.
09:58Et donc, d'avoir un vrai impact santé sur les gens et pas juste de la perte de poids.
10:03Et le côté frais, parce qu'il y a cette promesse aussi...
10:08Alors, le frais est là pour deux raisons.
10:10C'est pour un, pour le goût.
10:12Parce que pour bien manger à long terme, il faut aimer ce qu'on mange.
10:16Sinon, si en fait, on fait un effort, comme dans beaucoup de régimes,
10:20c'est quelque chose qu'on ne va pas tenir à long terme, qu'on va arrêter.
10:22Donc ça, c'est essentiellement pour le goût.
10:24Et deuxièmement aussi, c'est pour la partie nutrition, micro-nutriments.
10:29Parce qu'on est les seuls du marché, pour le coup, à faire du vrai frais sur le régime
10:32et pas faire du pasteurisé ou de l'apertisé.
10:35Et donc, on conserve toutes les vitamines et les minéraux dans nos plats.
10:40Mais alors, quand on dit frais, d'ailleurs, ça veut dire quoi ?
10:42C'est vraiment une question de curieux.
10:43C'est quoi un produit frais, la définition ?
10:45Alors, frais, ça veut dire qu'il n'est pas recuit après être conditionné.
10:50Aujourd'hui, dans l'alimentaire, les plats cuisinés que vous voyez en grande surface,
10:54beaucoup de plats sont auperculés et ensuite, ils sont pasteurisés ou apercisés.
10:59Donc, ils repassent dans des fours à haute température
11:01pour éliminer les bactéries, entre guillemets, dangereuses pour la santé.
11:04Donc, nous, ça nous demande beaucoup plus de contrôle
11:06parce que c'est plus critique puisqu'en fait, on ne recuit pas.
11:10Donc, il faut faire attention au niveau hygiène quand on conditionne.
11:13Donc, on a des normes encore plus poussées.
11:15Mais du coup, c'est du frais, on ne recuit pas les aliments
11:18et donc, on ne perd pas une grande partie des vitamines et des minéraux.
11:22Vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure,
11:24mais je voyais bien qu'il nous reste une minute,
11:25qu'on termine là-dessus sur le bien manger accessible.
11:30Vous voyez ce que je veux dire ?
11:31Parce que c'est vrai qu'on peut très clairement faire le lien
11:34entre le niveau de revenu et la quantité d'aliments ultra transformés
11:38qu'on va ingérer.
11:40Donc, ça fait partie de vos missions, entre guillemets ?
11:43Oui, en fait, c'est super difficile parce que nous,
11:45on est quand même un cuisinier à domicile.
11:47Donc, il faut avoir un peu les moyens pour se le payer.
11:50Après, on essaye d'utiliser le maximum d'aliments bruts
11:54pour justement réduire, entre guillemets,
11:55les intermédiaires qui prennent de la marche.
11:57Parce que forcément, si on achète déjà des choses transformées,
12:00ça nous coûte plus cher.
12:01Donc, c'est pour ça qu'on passe par énormément d'aliments bruts
12:03au-delà de l'aspect santé
12:05pour essayer de réduire le coût
12:07et de proposer notre solution au plus bas coût possible.
12:11Merci beaucoup, Romain Roch.
12:12Et à bientôt sur Be Smart for Change.
12:15On passe à notre Zoom.
12:17On va s'intéresser à la féminisation
12:19des instances dirigeantes des entreprises.
12:29C'est le Zoom de ce Smart Impact.
12:31On parle de la féminisation des instances dirigeantes
12:34des entreprises en France avec Céline Studer.
12:37Bonjour.
12:37Bonjour.
12:38Bienvenue.
12:38Vous êtes directrice des opérations du groupe Kérus.
12:42C'est quoi Kérus ? Racontez-moi.
12:44Kérus, c'est un acteur français du conseil et de l'intégration
12:48spécialisé en data et en intelligence artificielle,
12:51concrètement, d'ailleurs on fait nos 30 ans cette année.
12:54Bon anniversaire.
12:55Merci.
12:56Concrètement, on accompagne un peu plus de 400 entreprises
12:59et acteurs du service public
13:01dans l'amélioration de leurs performances,
13:04mieux comprendre leurs données, mieux les exploiter,
13:06prendre de meilleures décisions
13:07et donc travailler notre compétitivité.
13:10Le secteur, on est dans le secteur de la tech évidemment,
13:13où il se situe dans la féminisation des emplois en général ?
13:18On va commencer par là
13:19et puis après on parlera des instances dirigeantes.
13:22Ce sont des métiers peu féminisés ou ça progresse quand même ?
13:26Alors ça progresse, ça reste quand même un enjeu majeur de performance
13:29dans le secteur du numérique qui est aussi bouleversé
13:31par l'intelligence artificielle.
13:33Sur le métier en tant que tel,
13:34on a un peu moins de 30%, 29% de femmes
13:38dans les métiers du numérique en France.
13:39Si on zoome sur les cadres dirigeants,
13:42on est plutôt aux alentours de 20%.
13:45Et surtout, ce chiffre-là stagne quand même depuis plusieurs années.
13:49Donc il y a un vrai enjeu de passer de l'intention à l'action.
13:53C'est lié aussi au manque de candidates ?
13:56Ou c'est lié au manque de proactivité des entreprises du secteur ?
14:01Alors ma réponse va être un peu double.
14:03On a évidemment un enjeu à l'entrée.
14:06On voit bien qu'on a beaucoup moins d'ingénieurs
14:08exactement féminines que masculins.
14:12Donc il faut qu'on incite les jeunes femmes à aller travailler.
14:16Et ça c'est vraiment au démarrage,
14:17à aller suivre des parcours scolaires et universitaires
14:19dans les métiers du numérique et de l'ingénierie.
14:21Et ensuite, on a aussi je crois un enjeu et un rôle
14:25à jouer sur le plan de développement de nos compétences.
14:28Les femmes sont là.
14:30Comment on les accompagne ?
14:31Comment on les forme ?
14:32Comment on casse les codes ?
14:33Comment on leur donne des rôles modèles
14:36pour leur expliquer que c'est possible ?
14:38Et on casse un peu l'autocensure féminine.
14:40Alors il y a cette loi,
14:42la loi portée par la députée Marie-Pierre Hixin
14:45sur l'égalité femmes-hommes dans les instances dirigeantes
14:47qui énonce ses objectifs.
14:49On va aller regarder,
14:50pour les entreprises de plus de 1000 salariés,
14:52la loi impose 30% de femmes cadres dirigeantes en 2027,
14:57c'est demain, c'est dès l'année prochaine,
14:59et 40% en 2030.
15:01On parle de quoi ?
15:02On parle des comités de direction,
15:03des comités exécutifs ?
15:05On parle effectivement des instances de décision,
15:07donc et les comités exécutifs,
15:09et les comités de direction.
15:10C'est très opérationnel en réalité.
15:11On en est assez loin aujourd'hui,
15:12de ces 30%
15:14où on commence à se rapprocher des objectifs ?
15:17Alors, on s'en approche.
15:18Les derniers chiffres de l'INSEE,
15:19puisque l'INSEE suit évidemment
15:20ces indicateurs de pourcentage de femmes cadres dirigeantes,
15:24la bonne nouvelle,
15:24c'est qu'entre 2017 et 2022,
15:26le taux a progressé de 7 points.
15:27On est en 2022 à 29%.
15:29Donc ici, on peut penser qu'effectivement,
15:31on a plutôt progressé.
15:33Oui, bon, effectivement.
15:34Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
15:36La loi, elle prévoit des sanctions.
15:38Est-ce que ça vous semble important
15:40qu'il y ait un bâton dans l'histoire ?
15:44Est-ce que ça ne peut pas marcher sans bâton ?
15:46Vous voyez ce que je veux dire ?
15:47Eh bien, je crois que la réglementation,
15:50elle nous permet de prendre conscience.
15:52Et elle nous permet de passer de l'intention à l'action.
15:55On est tous d'accord pour dire que la richesse mondiale,
15:58c'est ne pas se priver de 50% des talents.
16:00Oui, ça semble être une évidence, mais bon.
16:02Maintenant, qu'est-ce qu'on met en place concrètement
16:05au niveau de nos axes managériaux et à tous les étages
16:08pour en faire une réalité ?
16:10Alors, vous avez signé une tribune sur le site de Forbes France
16:15qui s'adresse aux hommes, aux hommes dirigeants.
16:17Pourquoi ?
16:19Parce que les hommes sont majoritaires dans les comités de direction
16:21et les instants de décision, c'est une réalité.
16:24Ce n'est ni une stigmatisation ni un reproche, c'est un constat.
16:27Et ils ont le pouvoir de faire changer les choses.
16:29Ils ont le pouvoir de prendre de nouvelles orientations.
16:32De prendre de nouvelles actions.
16:34Donc, il faut les mobiliser.
16:35On est aujourd'hui, et alors, dans le métier de la tech
16:37que je connais particulièrement,
16:38les grandes entreprises créent des groupes
16:40Women in Tech, où on se réunit.
16:42Parce qu'il y a une prise de conscience.
16:43Oui, il y a une volonté, une prise de conscience.
16:45Mais ce ne sont que des femmes.
16:46Qui fait bouger les choses aujourd'hui ?
16:47Quand on dit qu'aujourd'hui,
16:50Numéum, qui est l'organisation qui représente
16:51les entreprises du numérique,
16:53dit qu'on a 20% de femmes dirigeantes aujourd'hui,
16:56ça veut dire qu'on a 80% d'hommes.
16:58Si les hommes ne sont pas là dans ces communautés,
17:00qu'est-ce qui va faire bouger les choses ?
17:02Et alors, quelle réaction a une tribune comme celle-là ?
17:05Est-ce que, ou j'imagine que vous portiez ces arguments aussi
17:09depuis quelques mois ou quelques années,
17:12ils sont gênés, les patrons des entreprises de la tech
17:15ou d'autres entreprises,
17:17quand vous les placez face à cette responsabilité-là ?
17:20Non, je crois qu'ils sont engagés.
17:23Alors, il y a eu un événement organisé
17:24par le Numéum, IT au féminin et Nova Intech
17:26sur le champion de la mixité,
17:28Cap sur la Loire-X1,
17:29la parité au sommet il y a quelques mois.
17:32De grands dirigeants, dont le fondateur de Kyrus,
17:34d'ailleurs, étaient là pour partager leurs convictions.
17:36C'était des hommes.
17:37Et ils en ont tous, je pense, bien conscience.
17:39Donc, je ne crois pas qu'il y ait une gêne.
17:40Je crois qu'il y a besoin maintenant
17:42de passer à l'action intentionnelle
17:44et de mettre en place des actions concrètes.
17:46Quels sont les bons arguments pour convaincre ?
17:48C'est un enjeu de performance, on peut dire ça.
17:50Oui, exactement.
17:51C'est un enjeu de performance
17:51et c'est bien ça le sujet.
17:52On prend l'exemple d'une entreprise
17:54comme Berger-Levraud,
17:55entreprise française qui a plus de 500 ans,
17:57qui est aujourd'hui éditeur de logiciels.
17:58Ils étaient là, au champion de la mixité.
18:00En 2022, zéro femme dans les comex,
18:05dans le comex de Berger-Levraud
18:07et 6% dans les instances dirigeantes.
18:09En 2025, 30% de femmes dans le comex
18:12et 48% dans les instances dirigeantes.
18:14Leur performance x 25% de croissance
18:18et ils ont quasiment doublé l'IVIDA,
18:20donc leur rentabilité.
18:21On en fait le lien qu'on veut,
18:23mais c'est en parallèle
18:24de la féminisation de la gouvernance.
18:25C'est un vrai enjeu de performance.
18:27Mais ça, c'est prouvé,
18:28parce qu'il y a eu un certain nombre d'études
18:30qui ont été publiées là-dessus,
18:33le lien entre féminisation
18:34et performance des entreprises.
18:37Parce que là, vous donnez un exemple
18:38qui est effectivement frappant,
18:40mais est-ce que c'est généralement prouvé ?
18:42La mixité, c'est avant tout
18:46pouvoir bénéficier de l'ensemble
18:47des prismes de vue,
18:48l'ensemble des sensibilités.
18:49Quand on a une décision à prendre,
18:51si on prend la décision
18:53avec le même prisme de vue,
18:54on va avoir les mêmes résultats.
18:56C'est la mixité, j'allais dire,
18:57c'est même le sujet de diversité.
18:58On peut aller encore plus loin.
19:00Donc, les femmes,
19:01ce n'est pas tant le sujet,
19:02c'est comment on s'assure
19:03qu'on a dans les comités de décision
19:05aujourd'hui et de direction en France
19:07une bonne connaissance
19:09des enjeux globaux
19:10qu'on a en France.
19:11Et qu'est-ce que vous répondez
19:13à ceux ou celles d'ailleurs
19:14qui disent
19:15plutôt que la mixité,
19:17choisissons la compétence ?
19:18Parce qu'on l'entend souvent
19:19cet argument.
19:19Oui, j'adore.
19:20Ça veut dire qu'on part du principe...
19:22Je sens l'agacement
19:23qui grimpe, c'est normal.
19:25Non, mais c'est super.
19:25Et puis c'est un sujet
19:26qui est évidemment passionnant.
19:27Mais ça veut dire
19:28qu'on part du principe
19:29que les femmes sont moins compétentes
19:30que les hommes.
19:31C'est gênant, non ?
19:32Aujourd'hui,
19:33il y a autant d'hommes
19:34que femmes sur cette Terre
19:35et donc on dit
19:36que le sujet de la mixité
19:37impose évidemment
19:38un sujet de performance.
19:39Oui, bien sûr.
19:40Mais il y a tout autant de femmes
19:41a priori compétentes
19:43que d'hommes.
19:45Donc il y a cette question
19:47des leviers activés
19:48pour convaincre
19:49les patrons récalcitrants.
19:51On a vu que le plus efficace
19:52à mon avis,
19:52c'est effectivement
19:53celui de l'efficacité.
19:55Et pourtant,
19:56si on regarde par exemple
19:56les sociétés du CAC 40
19:58aujourd'hui,
19:59il y a,
19:59alors je cherche
20:00dans la liste,
20:01des patrons,
20:02justement,
20:03c'est des patrons.
20:04Il n'y a quasiment aucune femme.
20:05Comment vous l'expliquez, ça ?
20:06Alors ça change.
20:07Oui, ça bouge.
20:08On a vu arriver.
20:09Ça bouge,
20:09mais c'est lent.
20:10Oui, c'est lent.
20:11Et c'est aussi pour ça
20:13que cette loi,
20:14pour moi,
20:14elle est importante
20:15parce qu'elle permet
20:15une prise de conscience.
20:17De se dire,
20:17on doit absolument
20:19retravailler nos modèles
20:20de réussite.
20:21En fait, à la fin,
20:21c'est ça.
20:22C'est comment on part du principe
20:23qu'une personne réussit,
20:24comment on la fait progresser.
20:26C'est quoi l'histoire ?
20:27C'est l'histoire
20:28de cooptation masculine,
20:29de frilosité des actionnaires
20:31si on reste sur cette thématique
20:32des grandes entreprises,
20:34des boîtes du CAC 40 ?
20:35Non, je crois que,
20:36encore une fois,
20:37c'est 80% des hommes
20:38dans les incendres de décision.
20:39Donc, ils progressent
20:39naturellement aussi
20:41dans les grands groupes
20:42et ils progressent naturellement
20:43à des postes de management.
20:44La question,
20:45on doit la traiter en bas.
20:46Donc, ça veut dire quoi ?
20:47Ça veut dire qu'il faut aussi
20:48former au sein
20:49de ces entreprises ?
20:50Alors, on peut parler
20:50de la tech, tiens, par exemple.
20:52Il faut former
20:53des jeunes femmes
20:55qui vont pouvoir
20:55devenir dirigeantes.
20:56Ça ne s'improvise pas forcément ?
20:58Non.
20:58Et puis, vous savez,
20:59au sein de Kéreuse,
21:00j'ai échangé
21:01avec plusieurs collaboratrices,
21:02plusieurs groupes de collaboratrices
21:03et en fait,
21:04on se rend compte
21:04que certaines
21:05s'auto-censurent,
21:06se créent des plafonds de verre.
21:08On a donc mis en place
21:09et je crois que c'est notre rôle
21:11en fait de lever les leviers,
21:13lever les freins, pardon,
21:15qui leur permettent
21:15de prendre leur place.
21:16Et c'est une réalité,
21:17il faut en avoir conscience.
21:18On a mis en place
21:19une formation leadership
21:20aux féminins
21:21et dits talents
21:21qui en ont bénéficié
21:22là récemment en France
21:23et qui leur permet
21:25de pouvoir évoluer,
21:27d'avoir les axes,
21:27d'avoir les codes
21:29aussi pour évoluer
21:30dans l'entreprise.
21:32Cette auto-censure,
21:33elle diminue quand même ?
21:35Vous avez l'impression
21:36qu'elle,
21:37comme il y a des millénaires
21:39de patriarcat derrière nous,
21:42c'est très difficile
21:43de la combattre.
21:44En tout cas,
21:45elle existe.
21:45Quand j'ai échangé
21:46avec dix collaboratrices,
21:47on était donc onze
21:48avec moi autour de la table,
21:49toutes managées par un homme.
21:51Donc l'auto-censure,
21:51elle se crée aussi
21:52dans mon échange
21:52avec mon manager.
21:53Bien sûr.
21:54Et quand mon prisme de vue
21:55avec mon manager,
21:55il est exclusivement masculin,
21:57eh bien ma posture,
21:58elle est plus compliquée.
21:59Je veux bien qu'on discute
22:01aussi de la marque employeure
22:02et de l'impact finalement
22:05du manque de féminisation,
22:08notamment des instances
22:09d'irrigence,
22:09sur la marque employeure.
22:10Est-ce que vous le ressentez ça ?
22:12C'est un sujet de crédibilité
22:13de nos enjeux RSE aussi.
22:15Évidemment qu'on le ressent.
22:16Il nous faut porter aussi la voix.
22:17On parle beaucoup de RSE
22:19aujourd'hui.
22:20On a beaucoup d'engagement,
22:21l'index égalité hommes-femmes,
22:23etc.
22:23Et donc comment,
22:24finalement,
22:25on fait en sorte
22:25de se donner les leviers
22:26de performance
22:27pour atteindre
22:28cette crédibilité
22:29sur le marché ?
22:30On parlait des rares femmes
22:32dirigeantes de groupes
22:33du CAC 40.
22:35Il faut des rôles modèles ?
22:36Parce que ça peut être lié
22:38à la question de l'autocensure,
22:39la présence de rôles modèles.
22:40C'est essentiel.
22:41En fait,
22:41il y a quatre actions.
22:42Le recrutement,
22:43la promotion,
22:44les rôles modèles
22:45et les ambassadeurs hommes.
22:46Et donc les rôles modèles,
22:47c'est aussi se donner
22:48la perspective
22:49que c'est possible.
22:50Et en ça,
22:50je crois que le monde
22:50change beaucoup.
22:51Il y a aujourd'hui
22:52beaucoup d'associations,
22:53beaucoup de groupes,
22:53d'organisations
22:54qui se créent,
22:55des femmes
22:56de certains groupes
22:58du CAC 40
22:58qui aussi prennent la parole.
23:00Et en ça,
23:01je crois que c'est
23:01un vrai changement.
23:02Et alors nous,
23:03on essaye à notre petit niveau
23:04médiatique
23:05de donner
23:06le plus de place possible
23:08à des femmes
23:08et à des femmes dirigeantes.
23:10Ce n'est pas toujours facile
23:10parce qu'il y a aussi
23:11une forme d'autocensure
23:12sur la prise de parole.
23:15Je voudrais vous poser
23:16une dernière question
23:17sur la loi
23:18sur la transparence salariale.
23:21Alors évidemment,
23:23le différentiel,
23:24il est toujours là.
23:24Il s'est réduit,
23:25mais il est toujours là.
23:26Il est parfaitement choquant.
23:27Est-ce que cette loi
23:29sur la transparence salariale,
23:30ça vous semble une bonne idée ?
23:31C'est une boîte de Pandore
23:32qu'on va ouvrir
23:33dans les entreprises ?
23:34Comment vous la recevez ?
23:35Si on regarde
23:36le Numéum,
23:37les chiffres qu'il donne,
23:38c'est qu'il y a 9%
23:39de différence salariale
23:39entre hommes et femmes
23:40en 2024
23:41et à post-égal,
23:434%.
23:43Alors ça ne peut pas être peu,
23:44mais c'est quand même énorme,
23:45même si ça se réduit,
23:46évidemment.
23:47Donc cette loi,
23:48elle est encore une fois
23:49essentielle
23:50et je crois que
23:50la plupart des entreprises
23:52n'ont pas attendu
23:52cette loi
23:53pour mener des actions
23:54et bien heureusement
23:55et elle va permettre
23:56d'accélérer ces actions.
23:58Elle va permettre,
23:59mais elle va permettre aussi
24:00aux gens de se comparer.
24:01Elle va permettre...
24:02C'est quand même,
24:03il y a un petit côté
24:04qu'est-ce qu'on est en train
24:05de créer là,
24:07comme,
24:08je ne sais pas
24:08si ce sera positif
24:09ou négatif,
24:10mais en tout cas
24:10comme interaction
24:11entre les salariés
24:12dans les entreprises.
24:13Je crois qu'il y a besoin
24:14d'une prise de conscience.
24:15Maintenant,
24:15l'entreprise,
24:15elle a aussi un rôle
24:16dans ce sujet-là
24:18à expliquer,
24:19donner du sens
24:20parce qu'effectivement,
24:21si on fait juste
24:21cocher des cases,
24:22là,
24:22on fait une erreur majeure
24:23et on va dans un mur
24:24tous ensemble.
24:25Merci beaucoup,
24:26Céline Studer.
24:26A bientôt sur
24:28Bsmart for Change.
24:28On passe tout de suite
24:29au grand entretien
24:30de ce Smart Impact
24:31avec Corinne Vilcom,
24:33la directrice
24:35développement durable
24:35du groupe Valorex.
24:37Ça tombe bien,
24:38elle est membre du Comex.
24:44Prêt pour l'impact,
24:45c'est la question
24:45que je pose chaque jour
24:46à une personnalité
24:47qui compte
24:47dans notre économie.
24:49Je reçois Corinne Wilcombe.
24:50Bonjour.
24:51Bonjour.
24:51Bienvenue.
24:52Vous êtes la directrice
24:52du développement durable
24:53du groupe Valorex.
24:55Alors,
24:55en quelques chiffres,
24:56le groupe Valorex,
24:56c'est un chiffre d'affaires
24:582025
24:58de 3,8 milliards d'euros,
25:01plus de 12 000 collaborateurs
25:02dans le monde
25:03implantés dans 20 pays.
25:05C'est un géant,
25:07le groupe Valorex,
25:07aujourd'hui ?
25:08C'est surtout
25:10une entreprise
25:11qui conçoit
25:12des solutions tubulaires
25:14premium en acier
25:15pour des environnements
25:17extrêmement exigeants
25:18sur la planète,
25:20là où, en fait,
25:21il y a des défis incroyables
25:22autour des fortes températures,
25:24des fortes pressions,
25:25de la corrosion,
25:26et on accompagne
25:27les opérateurs
25:28du secteur de l'énergie
25:29sur des projets
25:30d'une complexité folle.
25:31Ça veut dire
25:32que votre entreprise,
25:33de toute façon,
25:33elle est confrontée aussi
25:35aux conséquences
25:35du réchauffement climatique
25:36dans les projets,
25:37dans les entreprises
25:38que vous accompagnez,
25:38j'imagine ?
25:39Exactement.
25:40C'est dans les deux sens.
25:41On a sur la partie
25:43atténuation du changement climatique
25:45et adaptation du changement climatique.
25:49L'acier,
25:50l'étude premium,
25:51c'est quand même un secteur
25:51très consommateur d'énergie.
25:53C'est électro-intensif,
25:55tout à fait,
25:55et c'est pour ça
25:56qu'on a un plan ambitieux
25:58de décarbonation.
25:59On a annoncé un moins 35
26:01à horizon 2035.
26:03Mais le métier de Valorec,
26:05c'est aussi de travailler
26:07bien en amont.
26:08On est une entreprise
26:09complètement intégrée.
26:10Donc, on a...
26:11De l'extraction
26:13à la production des tubes premiums,
26:14c'est ça ?
26:14Exactement.
26:15Donc, au Brésil,
26:15on a une mine d'extraction
26:17de minerais de fer.
26:18On a 164 000 hectares
26:20de forêts
26:21où on préserve 40 %
26:23de cette surface
26:23dans son état naturel.
26:25Et dans les 60 % restants,
26:27on cultive des eucalyptus
26:29pour produire
26:30notre propre charbon
26:31issu de la biomasse
26:32qu'on utilise
26:33en substitution
26:34du coque fossile
26:35dans les hauts fourneaux
26:37pour fabriquer de l'acier.
26:38Et ensuite,
26:39on a toute la technologie,
26:41toute l'innovation
26:41pour fabriquer
26:42les fameux tubes
26:43sans soudure
26:44qui sont avec des alliages
26:46très particuliers
26:47pour vraiment accompagner
26:48nos clients
26:49sur des projets complexes.
26:50Alors, on va revenir
26:51là-dessus, évidemment,
26:51parce que c'est
26:52les briques importantes
26:53de la politique RSE
26:56ou développement durable
26:57du groupe Valourec.
26:58Je veux bien
26:59qu'on définisse peut-être
27:01votre périmètre d'action
27:03directrice du développement durable.
27:04Ça veut dire quoi
27:04dans un groupe
27:05comme Valourec ?
27:06Alors, déjà,
27:07chez Valourec,
27:08la RSE,
27:09ça fait partie
27:09de la stratégie d'entreprise
27:11et on est reconnus
27:13comme une référence
27:13par les agences de notation
27:15extra-financière externe
27:17qui nous placent
27:18parmi les 2 %
27:19des entreprises
27:20les plus matures.
27:21Et donc,
27:22le périmètre,
27:23c'est très large
27:24la RSE
27:24et il y a la partie
27:26environnementale,
27:27la partie sociale,
27:28sociétale
27:28et la partie gouvernance.
27:30Donc, mon rôle,
27:31puisque je reporte directement
27:32au PDG de Valourec,
27:33Philippe Guimaud,
27:34c'est vraiment
27:35de coordonner
27:36ces différents sujets
27:37avec les différents départements
27:38et j'ai en particularité
27:40la responsabilité
27:41de l'environnement groupe
27:42avec tous les sujets
27:44autour du changement climatique,
27:46de l'environnement,
27:47de la gestion de l'eau,
27:47la gestion de la pollution,
27:48la gestion des déchets.
27:50Et les RH
27:51ont la partie safety
27:52qui est la priorité
27:54numéro une du groupe.
27:55Donc,
27:55c'est vraiment
27:56de s'assurer
27:56que tout collaborateur
27:58et sous-traitant
27:59qui travaille
27:59chez Valourec
28:00le fait dans des conditions
28:02sûres.
28:03Alors,
28:03on va y revenir
28:03sur la sécurité.
28:04C'est un enjeu
28:05très important.
28:06Mais sur la gouvernance,
28:07cette stratégie ESG,
28:10il y a un comité ESG,
28:12c'est ça,
28:12qui a été créé
28:13il y a 8 ans,
28:15c'est ça,
28:152018.
28:17Quel est son rôle ?
28:17En quoi il consiste ce comité ?
28:19Il y a plusieurs comités.
28:20Il y en a un
28:21qui regroupe
28:22des membres
28:22du conseil d'administration
28:23qui a effectivement
28:25été créé en 2018.
28:26Et ensuite,
28:27avec l'arrivée
28:28de Philippe Guillemot
28:29et le New Valorec,
28:30on a recréé
28:31un comité
28:32avec l'ensemble
28:33des membres
28:34de l'ex-com
28:34qui se rassemblent
28:36tous les trimestres
28:37pour revoir
28:38ces différents sujets
28:39RSE.
28:41Ensuite,
28:41ça s'appuie
28:42sur 5 piliers.
28:43Donc il y a un pilier
28:43sur la partie climat,
28:45un autre sur l'environnement,
28:46un sur la safety,
28:47un sur les employés
28:48et un autre
28:49sur la compliance.
28:51Chacun de ces piliers
28:52a un sponsor
28:53membre du COMEX.
28:54D'accord.
28:54Donc on comprend bien
28:55que cette stratégie RSE
28:58ou ESG,
28:59elle est vraiment,
28:59c'est le cas de le dire,
29:00dans la colonne vertébrale
29:02des décisions du groupe.
29:04Alors on va parler,
29:04il y a plein plein de thèmes
29:05à aborder.
29:05On va commencer effectivement
29:06par la thématique
29:07de la sécurité
29:09de quels enjeux
29:10on parle
29:11dans une entreprise
29:12comme dans un groupe
29:12comme Balowac ?
29:13On parle d'enjeux majeurs,
29:16c'est vraiment
29:17de s'assurer
29:17que, encore une fois,
29:19comme je le disais,
29:19tous les employés
29:20et tous les sous-traitants
29:22travaillent
29:23dans des conditions sûres,
29:25donc ils n'ont pas d'accident,
29:26pas de maladie professionnelle.
29:28Donc on embarque,
29:29on a un programme
29:31de changement de culture
29:33pour embarquer
29:34à tous les niveaux
29:34de l'entreprise,
29:35à la fois le management
29:36et évidemment les opérations,
29:37pour que les gens
29:39aient conscience
29:41des manipulations à faire
29:43dans des conditions sûres.
29:45Et donc on a
29:46un plan de progrès
29:48qui est absolument incroyable
29:49puisqu'en fait,
29:50en un an,
29:50entre 2024 et 2025,
29:52on a réduit 35%
29:54les incidents
29:55avec ou sans arrêt.
29:59sachant qu'en 2021,
30:01on était à un niveau,
30:02donc on utilise,
30:02c'est un acronyme,
30:03mais c'est le Total Recordable
30:04Incident Rate,
30:05on était à 2,96
30:08quand nos concurrents,
30:09aujourd'hui,
30:10sont à 4,
30:11nous, on est à 1,25.
30:13D'accord,
30:13vous étiez déjà
30:14à un niveau assez bas
30:14et vous l'avez encore fait baisser.
30:15Et on a l'ambition
30:17donc de se benchmarker
30:19pas avec nos concurrents
30:21du même secteur,
30:22puisqu'à priori,
30:23ils sont moins bons que nous,
30:24mais avec les meilleurs
30:26de la profession
30:27qui sont nos clients,
30:29donc les acteurs de l'énergie
30:30et donc on s'est fixé
30:32une ambition
30:32d'être à 0,2
30:34à horizon 2030.
30:36Donc forcément,
30:37pour accompagner ce changement,
30:39il faut qu'on change
30:40les mentalités,
30:40qu'on éduque les personnes
30:42et qu'on s'assure
30:43qu'ils travaillent
30:43dans des conditions.
30:44Donc ça passe notamment
30:46par la formation,
30:47mais pas que,
30:47j'ai bien compris ça,
30:48par des processus aussi,
30:49j'imagine,
30:50des standards,
30:51de contrôle,
30:53de vérification.
30:54Comment vous l'appliquez
30:55à vos sous-traitants ?
30:56C'est plus compliqué,
30:57forcément.
30:57Alors,
30:58pour les sous-traitants,
30:59on exige
31:00qu'ils appliquent
31:01nos standards
31:04et on s'assure
31:06des résultats,
31:07puisqu'en fait,
31:08on fait un suivi régulier
31:09avec nos fournisseurs.
31:10Donc encore une fois,
31:11il y a le volet
31:12formation
31:13et il y a le volet
31:14suivi
31:16et dans l'hypothèse
31:18où ça ne serait pas le cas,
31:19il y a des sanctions
31:20qui s'appliquent
31:21et donc on prend
31:23des décisions
31:24pour changer
31:25les comportements
31:26des sous-traitants
31:27sur les sites.
31:29Vous êtes implanté
31:30dans une vingtaine
31:30de pays,
31:31c'est ça ?
31:31Vous disiez que
31:32l'extraction,
31:33elle se faisait
31:34au Brésil
31:35avec des réglementations,
31:37des cultures
31:38qui sont évidemment
31:39différentes d'un continent
31:40ou d'un pays à l'autre.
31:42où est-ce que vous placez
31:43le curseur ?
31:44Vous voyez ce que je veux dire ?
31:45En matière de sécurité,
31:46restons sur ce terme.
31:47Au plus haut niveau.
31:48En fait,
31:48on veut être la référence.
31:51Donc,
31:52on est les plus exigeants
31:54vis-à-vis de ces sujets-là,
31:56puisqu'en fait,
31:57on a défini des standards,
32:00les douze règles
32:01qui sauvent la vie.
32:04et donc,
32:04si un employé
32:06se retrouve
32:07dans une situation
32:07où il estime
32:08que la situation
32:09est dangereuse,
32:10il se doit
32:11d'alerter son management
32:13et de ne pas performer
32:14la tâche
32:15tant que
32:15l'environnement
32:16n'est pas sûr.
32:18Mais alors,
32:18je repose un peu
32:19la même question.
32:20Je ne parle pas forcément
32:21du Brésil,
32:21je n'ai pas un exemple
32:22en tête,
32:23vous voyez ce que je veux dire.
32:23Mais dans un pays
32:25où la culture
32:26de la sécurité
32:27en entreprise
32:28n'est pas forcément
32:29la même,
32:30le gap peut être tel
32:31que ça prend
32:32beaucoup de temps.
32:32C'est ça ce que je veux
32:33comprendre en fait.
32:34C'est à nous de les emmener.
32:35En fait,
32:35on a des standards
32:36qui sont internationaux
32:37qu'on s'est fixés
32:38au niveau du groupe.
32:39Donc,
32:39peu importe
32:40la culture
32:42du pays
32:42où on va l'amener
32:44ou sa réglementation,
32:46on va l'amener
32:46au plus haut niveau.
32:48C'est ce qu'on fait
32:50sur chacun des sites
32:51pour que ça réponde
32:53aux standards
32:54Valorec
32:55qui sont des standards
32:57basés
32:58sur des standards
32:59internationaux
32:59avec la norme
33:0045 000,
33:01ISO 45 000,
33:02001 par exemple.
33:04Donc,
33:04on va accompagner
33:05ce changement
33:06pour que dans l'ensemble
33:07de nos sites,
33:09les conditions
33:09soient sûres
33:10pour nos employés
33:12et les sous-traités.
33:12Je vais vous citer
33:13aujourd'hui,
33:14nous sommes prêts
33:14à accélérer le rythme
33:16pour aller encore plus loin
33:17en sensibilisant
33:17chacun de nos collaborateurs
33:19aux valeurs de la durabilité
33:20et ce,
33:20à tous les niveaux
33:21de l'entreprise.
33:22j'ai choisi cette citation
33:23parce qu'il y a le mot
33:24accélérer,
33:25on va y revenir
33:25dans un instant,
33:26mais d'abord,
33:27la sensibilisation,
33:28il y a des programmes
33:29de sensibilisation
33:31à la durabilité,
33:33à la transition
33:35environnementale
33:35dans l'entreprise.
33:36On a parlé de la safety,
33:38on ne va peut-être
33:38pas y revenir,
33:39mais il y a clairement
33:40des programmes
33:40de changement de culture
33:44sur les autres...
33:45Sur les enjeux
33:45environnementaux,
33:46sur les actions
33:47environnementales.
33:48Donc,
33:48on accompagne
33:50effectivement
33:50les employés
33:51et le management.
33:53Donc,
33:53c'est très important
33:54en fait,
33:54la gouvernance.
33:55On a parlé
33:56des comités
33:57avec les membres
33:58de l'ex-com,
33:58les membres
33:58du conseil d'administration.
33:59On a par exemple
34:00sur la partie climat,
34:01un comité climat
34:03qui se réunit
34:04tous les trimestres
34:05où on a embarqué,
34:06en fait,
34:06c'est pluridisciplinaire.
34:07Ce ne sont pas
34:08que les experts
34:09de l'environnement,
34:10ce sont les opérationnels,
34:12la supply chain,
34:13les achats
34:16qui définissent
34:17ensemble
34:17une stratégie
34:18qui est validée
34:19au plus haut niveau
34:19et ensuite
34:20qui fait...
34:21Qui est vérifiée
34:22au fur et à mesure
34:23est-ce qu'on tient
34:23les objectifs ?
34:24Qu'on suive
34:25et qu'on atteigne
34:25les objectifs
34:26et pour ça,
34:27on a créé
34:28effectivement
34:28des programmes
34:29de formation
34:31pour...
34:32Alors,
34:33effectivement,
34:33il y a la sensibilisation
34:34mais moi,
34:34je pense qu'il y a
34:35l'éducation
34:38vis-à-vis
34:38de ces sujets-là
34:39et à l'adaptation
34:40au changement climatique
34:41et à l'atténuation
34:42au changement climatique
34:43et donc,
34:44tous les trimestres,
34:46on s'assure
34:47de maintenir le rythme
34:48pour que
34:50tout le monde
34:50soit embarqué
34:51à tous les niveaux
34:52de l'entreprise.
34:53Et alors,
34:53ce mot accélérer,
34:54est-ce que c'est encore
34:55possible dans un contexte
34:56où les États-Unis,
34:58l'Union européenne
34:59sont plutôt en train
34:59d'appuyer sur le frein
35:00en matière d'ambition
35:01environnementale ?
35:02Est-ce qu'un groupe,
35:03je sais bien
35:04que les stratégies
35:04ne sont pas définies
35:05pour six mois,
35:07mais est-ce qu'un groupe
35:08n'est pas un peu forcé
35:10de tenir compte
35:10de ce climat général ?
35:12Un groupe comme le vôtre.
35:14Alors,
35:14Valorec,
35:15de toute façon,
35:15a un programme
35:16dans sa stratégie globale
35:17de continuer à accélérer
35:19et on voit
35:19d'ores et déjà
35:20les résultats
35:21sur l'entreprise
35:22en général.
35:22Comme je le disais,
35:23la stratégie RSE,
35:25elle est alignée
35:25sur le plan stratégique
35:27de l'entreprise.
35:28Donc,
35:29on continue à accélérer.
35:30Mais quand le mot climat,
35:31pardon de vous interrompre,
35:32quand le mot climat,
35:33il est banni
35:36du lexique
35:37des ministères américains
35:38aujourd'hui.
35:39Enfin,
35:39on en est là.
35:41Donc,
35:41ça veut dire
35:42que vous l'avez banni
35:42de vos communiqués
35:43aussi sur le territoire américain ?
35:45On maintient le cap
35:46et on n'a pas vu
35:47de changement
35:48de la part
35:49notamment de nos clients.
35:50On continue
35:51à recevoir
35:52un nombre important
35:53de demandes.
35:54Ici,
35:55on parle des États-Unis.
35:56Il y a toute la branche
35:58que développe Valorec
35:59autour des nouvelles énergies.
36:01Les nouvelles énergies
36:02pour Valorec,
36:03ça tourne autour
36:04de la géothermie,
36:05de l'hydrogène,
36:06de la capture
36:07et le stockage
36:07de carbone.
36:09Et donc,
36:09aux États-Unis,
36:10on a là,
36:12cette semaine,
36:13un projet
36:14où,
36:15en Californie,
36:16nos tubes
36:17vont servir
36:18à la capture
36:19et le stockage
36:20de carbone.
36:22Au Texas,
36:23par exemple,
36:24on est dans la liste
36:25des finalistes
36:27du sénateur
36:28de l'État
36:29de Texas
36:30sur la partie
36:31environnement.
36:32Donc,
36:33on garde le cap,
36:34on maintient
36:35nos ambitions
36:35et on continue
36:36à accélérer.
36:37Alors,
36:37cette thématique,
36:38c'était justement
36:39la question
36:39que voulait vous poser
36:40celui qui était
36:41à votre place
36:42la semaine dernière,
36:43Nicolas Hazard,
36:43le fondateur.
36:45Nico,
36:45on l'écoute.
36:47Bonjour Corinne.
36:48J'avais une petite question
36:49concernant notamment
36:50l'actualité politique
36:51et notamment
36:52aux États-Unis.
36:54Donald Trump
36:55qui n'est pas forcément
36:56le plus grand allié
36:57de la RSE,
36:59quel impact
36:59ça pouvait avoir
37:00sur des industries
37:01comme la vôtre ?
37:02Qu'est-ce que vous voyez
37:03et en tout cas,
37:03est-ce que vous pouvez
37:04continuer à mener
37:05vos politiques
37:06comme avant ?
37:07Alors,
37:07on a parlé
37:08des États-Unis,
37:09je vais surenchérir
37:11sur la question
37:11de Nicolas Hazard
37:12sur l'Europe.
37:13C'est vrai qu'on a vu
37:13l'Europe,
37:14par exemple,
37:15la question du bilan
37:16extra-financier
37:16de la CSRD
37:17avec un recul d'ambition.
37:20Un groupe
37:20comme Valorek,
37:21vous étiez déjà
37:22concerné par la CSRD.
37:25et donc vous l'avez intégré
37:26déjà à votre stratégie ?
37:28La CSRD,
37:29on fait partie
37:30des entreprises
37:30de la vague 1.
37:31Donc on a publié
37:32sur les normes
37:34de la CSRD
37:34sur l'exercice 2024
37:36et en faisant
37:37dans la CSRD
37:38l'analyse
37:39de double matérialité,
37:42on a fait le travail,
37:43on a embarqué
37:44les parties prenantes
37:45et on s'est aperçu
37:46que les enjeux matériels
37:48étaient ceux
37:49qu'on avait déjà
37:50identifiés
37:50depuis très longtemps
37:51puisqu'en fait
37:52Valorek est engagé
37:53dans la RSE
37:53depuis des dizaines
37:55d'années
37:55donc c'est quelque chose
37:57vraiment
37:58qui nous tient à cœur
37:59encore une fois
38:00qu'on accélère
38:00mais donc
38:02il y a eu un travail
38:03effectivement
38:04par rapport
38:04aux nouvelles normes
38:05mais ce sont
38:06des sujets
38:07sur lesquels
38:07on avait déjà
38:08commencé à travailler
38:09depuis très longtemps.
38:11Si je comprends bien
38:12ça a plus été quoi
38:13une contrainte de paperasse
38:15qu'autre chose
38:15ça ne vous a pas obligé
38:17de changer votre modèle
38:18c'est ça
38:19ce que vous êtes
38:20C'est une formalisation
38:21supplémentaire
38:22C'est peut-être trop compliqué
38:24on peut dire les choses
38:25moi j'ai reçu
38:26beaucoup d'invités
38:27ils me disaient
38:27800 pages
38:28vous vous rendez compte
38:28c'est pas possible
38:29il faut simplifier
38:30Il y avait une certaine complexité
38:32mais encore une fois
38:33on n'a pas découvert
38:34de nouveaux enjeux majeurs
38:36donc pour nous
38:37ça a été dans la continuité
38:38et on a été aussi
38:39accompagné par les auditeurs
38:41qui ont été partie prenante
38:44dans cette partie-là
38:45Alors on va rentrer
38:46un peu dans le détail
38:46en préparant l'émission
38:48j'ai trouvé ce chiffre
38:49que vous donnez
38:49une tonne de tubes
38:51produites chez Valorex
38:52et 1,45 tonnes de CO2
38:56émises
38:56Quel levier vous utilisez ?
38:58Alors je vois bien
38:59qu'on comprenne
39:00ce qu'est un tube premium
39:01et quel levier vous utilisez
39:02pour réduire
39:03l'empreinte carbone
39:04de ces tubes ?
39:06Un tube premium
39:07c'est un tube
39:08qui est là
39:10pour répondre
39:11à des challenges
39:12extrêmement complexes
39:13de la part de nos clients
39:14et donc
39:16on a cette compétence
39:17autour des alliages
39:19autour de la partie
39:21coating
39:22filetage
39:24connexion
39:24on accompagne
39:25vraiment
39:26de la conception
39:27jusqu'à
39:28la maintenance
39:29on a des équipes
39:31de field services
39:32qui interviennent
39:3324h sur 24
39:347 jours sur 7
39:35donc c'est vraiment
39:36on n'est pas du tout
39:37sur le marché
39:38de la commodité
39:38on est sur du haut de gamme
39:41du sur mesure
39:42on est l'orfèvre
39:43des tubes
39:44pour le secteur
39:45de l'énergie
39:46et donc à partir de ça
39:48on a un plan
39:48de décarbonation
39:49puisqu'on disait
39:51tout à l'heure
39:51on est dans un secteur
39:52électro-intensif
39:53et pour fabriquer
39:55l'acier
39:55on a besoin
39:56de ressources naturelles
39:58et de fortes températures
39:59donc on a
40:01un plan
40:02qui est défini
40:03le premier levier
40:05c'est autour
40:06de l'économie circulaire
40:08puisqu'en fait
40:08l'acier
40:09a l'avantage
40:10de la ferraille recyclée
40:12ou de l'acier recyclé
40:13c'est ça ?
40:13d'accord
40:14puisque c'est recyclable
40:15à l'infini
40:16donc en 2025
40:1768%
40:19de l'acier utilisé
40:20provenait
40:21de ferrailles recyclées
40:22aux Etats-Unis
40:23on a une acierie
40:24dans l'Ohio
40:25qui utilise 100%
40:26de ferrailles recyclées
40:28avec de l'énergie
40:29bas carbone nucléaire
40:31et au Brésil
40:32je le disais
40:33donc on a le minerai
40:33de fer
40:34on a le charbon
40:35issu de la biomasse
40:36donc là aussi
40:37l'économie circulaire
40:38et de l'électricité
40:40hydraulique
40:41oui
40:42mais sur cette économie
40:43circulaire
40:44les filières
40:45elles existent
40:46là vous parlez
40:47de ferrailles recyclées
40:48oui
40:48elles existent
40:49depuis longtemps
40:50il faut
40:52comme vous devenez
40:53client de cette filière
40:54vous les boostez
40:55vous voyez ce que je veux dire
40:57à quel point
40:58il a fallu être
41:00volontaire
41:00proactif
41:01pour que
41:02cette économie circulaire
41:03puisse se mettre en place
41:04dans un métier comme le vôtre
41:05alors il y a deux choses
41:06aux Etats-Unis
41:07et au Brésil
41:08là où on a des assuris
41:08c'est là
41:09où on a cette filière
41:11qui existe par ailleurs
41:14donc on va acheter
41:16de la ferraille recyclée
41:17mais on génère aussi
41:18dans nos déchets
41:19de la ferraille
41:22etc
41:22donc qu'on réutilise
41:24et c'est comme ça
41:25qu'on arrive au 68%
41:27de ferraille recyclée
41:28dans la composition
41:29de nos tubes
41:30est-ce qu'il y a une question
41:32de transformation
41:33alors qui peut se faire
41:35sur la durée
41:36des fours
41:37parce que vous disiez
41:39c'est électro-intensif
41:40donc à quoi carburent
41:41vos fours
41:42et est-ce que vous pouvez
41:43les rendre de plus en plus
41:43électriques quoi
41:44alors effectivement
41:45on a des fours
41:46qui fonctionnent
41:47soit l'électricité
41:48où là on a 80%
41:50d'électricité bas carbone
41:52dans le groupe
41:54donc essentiellement
41:55du nucléaire
41:56plus de 50%
41:57et de l'hydraulique
41:58au Brésil
41:58on a
42:00la chance
42:01d'être basé
42:02dans des pays
42:03où on a accès
42:04à de l'électricité bas carbone
42:06ensuite il y a
42:07la partie gaz
42:07donc là
42:09on travaille
42:09d'ores et déjà
42:10sur l'utilisation
42:12d'hydrogène
42:13puisqu'en fait
42:14chez Valorec
42:15on a
42:16des experts
42:17internes
42:18qui travaillent
42:19sur ces nouvelles énergies
42:20et donc
42:21on s'appuie
42:22sur leurs connaissances
42:23pour
42:24justement
42:25intégrer
42:26de l'hydrogène
42:27dans
42:28nos fours
42:29on travaille aussi
42:31sur la partie
42:31géothermie
42:33pour
42:34génération d'électricité
42:36je pense
42:37ça parce qu'on est
42:38en pleine crise
42:39énergétique
42:40de nouveau
42:40avec la guerre
42:42déclenchée par
42:42Israël et les Etats-Unis
42:43en Iran
42:44depuis bientôt un mois
42:45mais si on regarde
42:46ce qui s'est passé
42:46en 2022
42:48dans la foulée
42:49de l'invasion
42:50de l'Ukraine
42:50par la Russie
42:51cette crise énergétique
42:52majeure
42:53qu'on a tous subie
42:54à quel point
42:54ça a été
42:55ou pas
42:55d'ailleurs
42:56vous allez me répondre
42:56un accélérateur
42:57de changement
42:58dans la politique énergétique
43:00d'un groupe
43:00comme Valorek
43:01alors la crise
43:02de l'Ukraine
43:03au niveau des coûts
43:04de l'énergie
43:04à cette époque-là
43:05elle s'est surtout
43:06ressentie
43:07en Europe
43:08et en Europe
43:10les usines
43:12utilisent moins
43:13d'énergie
43:13que les asséries
43:15qu'on a
43:15aux Etats-Unis
43:16et au Brésil
43:18en Europe
43:18on fait toute la partie
43:19finition
43:20on a une forge
43:21aussi à Onoimry
43:22mais
43:23vous étiez
43:24entre guillemets
43:25un peu protégée
43:26parce que
43:26aux Etats-Unis
43:28à cette époque-là
43:29l'énergie
43:30était un peu
43:31moins élevée
43:32on va dire
43:32qu'en Europe
43:33mais est-ce que
43:34les crises
43:35je repose un peu
43:35la même question
43:36parce qu'on pourrait
43:36parler de celles
43:37qu'on vit actuellement
43:37est-ce que les crises
43:38sont des accélérateurs
43:39de changement
43:40pour des groupes
43:41comme les autres
43:41toujours
43:42toujours
43:43il faut se reposer
43:45il faut être opportuniste
43:46il faut se reposer
43:47les bonnes questions
43:48et donc
43:49on a une feuille de route
43:50qui est définie
43:51avec différents leviers
43:53effectivement
43:54on fait
43:55des arbitrages
43:56pour à chaque fois
43:58s'assurer
43:59d'atteindre
44:00les objectifs
44:01que l'on s'est fixés
44:02et la recherche
44:04d'énergie verte
44:05fait partie
44:06de cette stratégie
44:07quelques chiffres
44:08sur la recherche
44:10et développement
44:10du groupe Valourec
44:11trois sites de recherche
44:12de R&D en France
44:13aux Etats-Unis
44:14au Brésil
44:14260 techniciens
44:16ingénieurs
44:17près de 4 000
44:183 971
44:19brevets actifs
44:20est-ce qu'elle est tournée
44:22cette R&D
44:23vers les économies
44:25d'énergie
44:25vers l'économie circulaire
44:27dont on parlait
44:29parce qu'on parlait
44:30de la stratégie du groupe
44:31et du fait que
44:33le RSE
44:34ou le SG
44:34étaient intégrés
44:35à la stratégie du groupe
44:36est-ce que c'est vrai aussi
44:36dans la recherche
44:38et développement ?
44:38c'est vrai
44:39puisqu'en fait
44:40on a des comités
44:41et on est impliqué
44:42dans ces comités
44:43on a une fiche
44:45éco-design
44:45pour s'assurer
44:46que la recherche
44:47et développement
44:48est alignée
44:49avec la stratégie RSE
44:50je parlais tout à l'heure
44:51aussi
44:52de toute l'innovation
44:53autour de l'hydrogène
44:54autour de la capture
44:55de carbone
44:56autour de la géothermie
44:57qu'on a tournée
44:59vers nos clients
44:59mais qu'on utilise
45:00aussi en interne
45:01donc c'est vraiment
45:02un écosystème
45:03très collaboratif
45:04qui travaille
45:06dans le même sens
45:06c'est comme ça
45:07parce que je reviens
45:08au bilan carbone
45:09d'une tonne de tubes
45:10produites chez Valourec
45:11que vous faites baisser
45:13régulièrement
45:14en fait
45:15on est à 1,45 tonnes
45:17de COD aujourd'hui
45:18pour une tonne de tubes
45:19c'était combien
45:20il y a 10 ans
45:21et ça pourrait être
45:21combien dans 10 ans
45:22vous voyez ce que je veux dire
45:23grâce à la recherche
45:24et le développement
45:24notamment
45:25déjà 1,45 tonnes
45:27c'est bien mieux
45:28que nos concurrents
45:29qui sont entre
45:291,6 tonnes
45:30ou 2,8 tonnes
45:31ok
45:31il faut toujours se comparer
45:32et ça c'est lié
45:34encore une fois
45:35à la ferraille recyclée
45:37qu'on utilise
45:3768%
45:38l'électricité
45:39bas carbone
45:3998%
45:41et puis
45:42la partie
45:43de biomasse
45:45de charbon
45:46issu de la biomasse
45:46on va en reparler
45:47de la biomasse
45:48mais est-ce que ça veut dire
45:48que ça va être compliqué
45:50de continuer
45:50de faire baisser ce bilan
45:51ou pas ?
45:52alors ça va être ambitieux
45:55mais on a justement
45:56identifié
45:57les différents leviers
45:58avec l'augmentation
45:59du scrap
46:00on est à 68%
46:01on veut augmenter
46:02cette part là
46:03on veut continuer
46:04à augmenter
46:04la part
46:05d'électricité
46:05renouvelable
46:06et on veut
46:07travailler
46:07autour de l'hydrogène
46:09et de la géothermie
46:10en particulier
46:11donc c'est tous
46:11ces leviers là
46:13qu'il va falloir
46:14actionner
46:16donc on travaille
46:16avec les achats
46:17notamment aussi
46:18pour sourcer
46:19de l'acier
46:19issu de ferrailles
46:20recyclées
46:21est-ce que ça veut dire
46:23que vous n'iriez pas
46:24vous installer
46:24dans un pays
46:25où l'énergie
46:26proposée
46:27n'est pas suffisamment
46:28décarbonée
46:28parce que ça ferait
46:29forcément
46:30mécaniquement
46:32baisser votre
46:34ça rendrait difficile
46:36les objectifs
46:37que vous vous êtes donnés
46:37moins 35%
46:39d'ici 2035
46:40c'est assez ambitieux
46:41même si le mix
46:43énergétique
46:43du pays
46:44est élevé
46:45il peut y avoir
46:46des actions
46:47pour avoir accès
46:49à de l'énergie
46:50décarbonée
46:50donc c'est pas forcément
46:52c'est pas le pays
46:53il faut trouver
46:54le bon fournisseur
46:57alors cette biomasse
46:59comment vous utilisez
47:00vous avez un peu évoqué
47:01mais je veux bien
47:01qu'on comprenne en détail
47:02dans votre process industriel
47:04comment vous utilisez
47:05la biomasse
47:05quel rôle elle joue
47:06en fait
47:07alors pour fabriquer
47:08de l'acier
47:09il faut fabriquer
47:10de la fonte
47:12et la fonte
47:13elle est produite
47:15par tous les industriels
47:16dans des hauts fourneaux
47:17à partir de minerais
47:18de fer
47:19donc c'est du fer
47:20il faut rajouter
47:21du carbone
47:21donc on empile
47:22des couches
47:23de fer et de carbone
47:24et ce carbone là
47:25la grande majorité
47:27des producteurs d'acier
47:29utilisent du charbon
47:31fossiles
47:31et nous
47:33on utilise
47:34du charbon
47:35issu de la biomasse
47:36donc c'est du charbon
47:37de bois
47:37et ce charbon de bois
47:39on le fabrique
47:39nous même
47:40au Brésil
47:41donc on fait pousser
47:42des eucalyptus
47:44qu'on laisse pousser
47:45pendant 7 ans
47:46et donc
47:47tous les ans
47:48on coupe un septième
47:49et on replante
47:49un septième
47:50et on fabrique
47:51ce charbon de bois
47:52pour l'utiliser
47:54dans le haut fourneau
47:54et fabriquer de la fonte
47:56qui se transforme
47:57ensuite en acier
47:57avec ce que vous disiez
47:59tout à l'heure
47:59c'est à vous concilier
48:01cette exploitation forestière
48:03avec quand même
48:04une préservation
48:05de la biodiversité
48:06oui 40%
48:06donc on exploite 60%
48:08on maintient 40%
48:10dans son état naturel
48:12donc on a des couloirs
48:13pour préserver
48:13la biodiversité
48:14la faune
48:15la flore
48:15c'était un choix
48:17dès le départ
48:18c'est à dire
48:18quand vous décidez
48:20d'exploiter cette forêt
48:21vous vous dites
48:21il faut préserver
48:23la biodiversité
48:23ou alors c'est venu
48:24petit à petit
48:25parce que la prise
48:26de conscience environnementale
48:27a progressé
48:28au sein du groupe
48:28ça a été fait
48:29dès le départ
48:29dès le départ
48:29et c'était il y a
48:30combien de temps ça ?
48:31c'est pas une colle
48:32mais ça fait plusieurs
48:34ça fait plusieurs
48:35dizaines d'années
48:35ah oui
48:36il y a dès le départ
48:37cette volonté
48:39qui n'était pas forcément
48:42aussi partagée
48:43par les entreprises
48:45il y a encore plein de thèmes
48:46il reste 3 minutes
48:46ça tombe bien
48:47sur l'eau
48:48parce que tiens
48:49là aussi j'imagine
48:50qu'en termes de consommation
48:51d'eau
48:51ça doit se chiffrer
48:53je ne sais pas d'ailleurs
48:55à combien
48:56mais le niveau
48:57de consommation d'eau
48:58d'un groupe
48:59comme Valois
48:59doit être important
49:00l'eau
49:01on recircule
49:02énormément d'eau
49:02donc c'est 96%
49:04d'eau
49:05recirculée
49:06on développe aussi
49:08dans certaines unités
49:09la collecte
49:10de pluie
49:11puisqu'en fait
49:12on utilise cette pluie
49:13pour dépoussiérer
49:14les routes
49:16etc
49:16donc c'est vraiment
49:18quelque chose
49:18sur lequel on travaille
49:19on a des équipes
49:20entières
49:21qui travaillent
49:21pour réduire
49:22les prélèvements d'eau
49:24aujourd'hui
49:25nos sites
49:25ne sont pas
49:26situés
49:26dans des zones
49:28de stress hydrique
49:29importants
49:31mais
49:32on continue
49:33à travailler
49:34sur ces sujets-là
49:35pour réduire
49:36l'objectif
49:36c'est de réduire
49:37de 20%
49:38les prélèvements d'eau
49:39à horizon 2030
49:40ça veut dire
49:40que vous
49:41vous intégrez
49:42à votre stratégie
49:42l'hypothèse
49:43qui est du stress hydrique
49:45dans les lieux
49:46où vous êtes
49:47ça fait partie
49:48de la gestion des risques
49:48parce qu'on a vu
49:49des sécheresses en France
49:50avec des arrêtés
49:52de consommation d'eau
49:54même en Normandie
49:55vous voyez ce que je veux dire
49:56on peut être confronté
49:57à cette difficulté-là
49:59là où on ne l'imaginait pas
50:00encore une fois
50:01on a fait un mapping
50:02et nos sites
50:03ne sont pas dans ces zones
50:04de stress hydrique majeure
50:06c'est quelque chose
50:07qu'on suit bien évidemment
50:09mais ça n'est pas un risque
50:10pour l'entreprise
50:13un dernier mot
50:14sur la stratégie globale
50:18est-ce que ça coûte
50:19pardon d'être un peu trivial
50:20mais est-ce que ça
50:23est-ce que ça coûte plus cher
50:24d'être aussi ambitieux
50:25en matière environnementale
50:26comment vous l'intégrez
50:27et comment vous vous rendez
50:28ça compatible
50:29avec l'efficacité
50:31la rentabilité
50:32les prix que vous proposez
50:34à vos clients
50:34etc.
50:35c'est pour ça que c'est inclus
50:36dans la stratégie globale
50:37de l'entreprise
50:39donc on définit
50:40les leviers
50:41les plans d'action
50:42les coûts associés
50:44ça ne vous rend pas plus cher
50:45que vos concurrents
50:46je pourrais poser la question
50:47comme ça aussi
50:49aujourd'hui
50:50c'est quelque chose
50:51qui est dans notre
50:54façon
50:55dans notre production
50:56c'est notre empreinte
50:58qui est comme ça
50:59après on peut avoir
51:00on pourrait avoir
51:01ce qui n'est pas le cas
51:02aujourd'hui
51:02mais des demandes
51:03pour des tubes
51:05encore plus bas carbone
51:07qu'on saurait
51:08à même
51:09de proposer
51:11mais aujourd'hui
51:13c'est dans la partie
51:14c'est dans l'ADN du groupe
51:17si j'ose dire
51:18merci beaucoup
51:19Corinne
51:20à bientôt
51:21sur Bsmart
51:22on passe tout de suite
51:23à notre rubrique
51:24consacrée
51:24vous le savez
51:25aux startups
51:25éco-responsables
51:33Smart Ideas
51:34avec Bertrand Gerbeau
51:35bonjour
51:36bienvenue
51:36bonjour
51:37vous êtes le fondateur
51:38de Boton
51:38que vous avez créé
51:39en 2018
51:40vous êtes également
51:41lauréat du programme
51:42Impact
51:42LA20 2025
51:44de la French Tech
51:45de Bordeaux
51:46Nouvelle-Aquitaine
51:46c'est quoi Boton
51:48présentez-moi l'entreprise
51:49Boton
51:50c'est la première
51:52plateforme
51:52d'intelligence
51:53opérationnelle maritime
51:54en fait le problème de base
51:57duquel on est parti
51:57c'est qu'il y a à peu près
51:58120 000 bateaux
52:00commerciaux
52:01dans le monde
52:02et que si on veut
52:03les décarboner
52:04tous par des constructions
52:05neuves
52:05il faut 120 ans
52:07donc on a un léger problème
52:09donc on s'est dit
52:10bah non en fait
52:11il faut travailler
52:12sur la flotte actuelle
52:13et on a créé un logiciel
52:14qui a 5 familles
52:15de fonctionnalités
52:16dont une cinquième famille
52:17qui est la décarbonation
52:19donc en gros
52:19je rentre pas dans le détail
52:20mais on a la GMAO
52:21donc la gestion de la maintenance
52:23la gestion de la navigation
52:25donc on a automatisé
52:27les livres de bord
52:27à bord des bateaux
52:29et toutes ces données
52:30nous permettent
52:30en requêtant
52:31les bases de données
52:32de l'ADEME
52:32de générer automatiquement
52:34la comptabilité carbone
52:35des bateaux
52:36donc de fournir
52:37les bons indicateurs
52:38aux décideurs
52:39pour qu'ils
52:40prennent les bonnes décisions
52:41pour décarboner leur flotte
52:42donc qui sont vos clients
52:43les armateurs
52:45les géants du transport maritime
52:46alors les géants
52:47pas encore
52:48forcément
52:48on vous le souhaite
52:50ça viendra
52:50voilà exactement
52:51ça va du bateau
52:53d'armement de pêche
52:55jusqu'au bateau
52:57de transport de fret
52:58en passant par la croisière
52:59les transports de passagers
53:00ici à Paris
53:01la plupart des navires
53:03que vous pouvez voir
53:04bateau mou
53:05je veux d'être de Paris
53:06transport de passagers
53:07travaille avec déjà
53:07avec notre logiciel
53:08et on a d'ailleurs
53:10gagné un appel à projet
53:12porté par la communauté
53:13porture de Paris
53:14et financé par l'ADEME
53:15pour cartographier
53:17l'impact fluvial
53:18de 41 navires
53:20en France
53:21pour favoriser ensuite
53:22le report modal
53:23vers ces navires
53:24alors justement
53:24qu'est-ce que ça permet
53:25de changer ensuite
53:26dans l'utilisation
53:29de ces bateaux
53:29par leurs propriétaires
53:30oui
53:31alors en fait
53:31déjà nous
53:32notre mission
53:33c'est simplifier
53:34et décarboner
53:35l'exploitation des navires
53:36ça commence par la simplification
53:38c'est-à-dire qu'on a créé
53:39un outil
53:39il faut voir que
53:40dans le monde
53:41du logiciel maritime
53:42ou fluvial
53:43c'est un domaine
53:44qui est dominé
53:45par des acteurs
53:46qui ont 40 ans d'âge
53:48donc IBM par exemple
53:49qui a un logiciel
53:50qui s'appelle Maximo
53:51qui a été créé en 1985
53:53donc on est à 41 maintenant
53:55donc on est sur des systèmes
53:56très vieillissants
53:57pas adaptés aux usages
53:59d'aujourd'hui
53:59notamment une consommation
54:01de la donnée
54:02par un smartphone
54:03donc voilà
54:04il n'y a pas d'appli mobile
54:05sur Maximo par exemple
54:06et donc nous
54:06on amène une solution
54:07qui est déjà très innovante
54:09en termes d'usage
54:09c'est-à-dire qu'on a
54:10une application mobile
54:11qui fonctionne même
54:12sans connexion internet
54:13on dit souvent
54:14qu'il suffit de flasher
54:15un QR code
54:16pour utiliser notre logiciel
54:18l'exemple typique
54:19déclarer un incident
54:20technique à bord
54:21donc je ne sais pas
54:22un bateau
54:23heurte une pile de pont
54:24à Paris
54:25on ne va pas souhaiter ça
54:26mais il y a un ou un air
54:28d'un objet flottant
54:29ça c'est plus courant
54:31le capitaine
54:32va tout de suite
54:33pouvoir prendre
54:34son smartphone
54:35il est dans l'application
54:37il va prendre une photo
54:39on a un petit peu
54:40d'intelligence artificielle
54:41qui va pré-remplir
54:42la plupart des champs
54:43pour lui
54:43et il n'a plus qu'à
54:45appuyer sur enregistrer
54:46ça envoie une notification
54:47au manager
54:48qui est dans le bureau
54:50et qui peut tout de suite
54:51planifier une intervention
54:52pour réparer l'incident
54:54donc il y a d'abord
54:54la simplification
54:55et après
54:56comment ça permet
54:57la décarbonation
54:58exactement
54:58et donc en fait
54:59l'exemple que je donnais
55:00c'est sur la maintenance
55:01on a fait exactement
55:02la même chose
55:02sur le livre de bord
55:03donc le livre de bord
55:04c'est un document
55:04qui retrace la vie
55:06en fait le parcours du bateau
55:07sur le fleuve
55:08ou dans la mer
55:10et qui est un document
55:11réglementaire
55:12qui est long
55:12et fastidieux
55:14à remplir
55:14pour la plupart des capitaines
55:15et nous on a digitalisé ça
55:16parce que la plupart
55:17des données qu'on met dedans
55:18donc par exemple
55:19les conditions de mer
55:19la distance parcourue
55:21la vitesse etc
55:22ces données qui viennent déjà
55:23de systèmes électroniques
55:24donc on les pousse
55:2570% des données
55:26finalement on les pousse
55:27déjà dans le livre de bord
55:28dans l'application
55:29au capitaine
55:30et il n'a plus qu'à l'enregistrer
55:31ces données là
55:32elles nous permettent
55:33de connaître
55:34la consommation
55:36la distance parcourue
55:37la vitesse
55:38les conditions météo
55:39donc on factorise aussi
55:40les conditions météo
55:41et grâce à la partie maintenance
55:43où on a aussi
55:44la liste des équipements
55:45et notamment
55:45les équipements
55:47les plus émetteurs
55:48d'émissions carbone
55:51on met tout ça en commun
55:52on a travaillé
55:53avec l'ADEME
55:54en 2025
55:54pour créer
55:55un petit algorithme
55:56qui va calculer
55:58automatiquement
55:59et présenter ça
56:00sous forme de graphique
56:00assez facile à utiliser
56:02les émissions de gaz
56:04à effet de serre
56:04les polluants atmosphériques
56:07et ensuite
56:07les décideurs
56:08peuvent voir
56:09très simplement
56:11quel est l'équipement
56:12ou le navire
56:13dans la flotte
56:13qui pollue le plus
56:15et on peut même aller
56:16au niveau de l'équipage
56:17c'est à dire
56:18qu'on a eu
56:19des cas d'usage
56:19parce que comme on a
56:20les noms des personnes
56:22dans le livre de bord
56:23on sait
56:24quel capitaine
56:25on va dire
56:27consomme plus
56:28que ses camarades
56:29et donc on peut
56:29le renvoyer
56:30en formation
56:30d'éco-conduite
56:30effectivement
56:31ça marche aussi
56:32pour toutes et tous
56:33sur la route
56:34merci
56:34beaucoup
56:35Bertrand Gerbeau
56:36bon vent à Boton
56:37voilà c'est la fin
56:38de ce Smart Impact
56:39merci à Nathalie Croizet
56:40la coordinatrice éditoriale
56:42Alexis Mathieu à la prod
56:43le réalisateur
56:44Charles Grattel
56:45et au son
56:46Paul Sanchez
56:46belle journée
56:47ciao
56:48ciao
56:49ciao
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