- il y a 11 mois
Lundi 22 septembre 2025, retrouvez Guillaume Richard (Fondateur et PDG, OuiCare), Bastien Drut (Responsable de la stratégie et de la recherche économique, CPR AM), Pablo Kühnemann (Directeur France, Onologist), Emmanuel Pont (Doctorant en démographie et climat, Ined) et Lucie Chaplain (Responsable Impact, Api) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Voici le sommaire, c'est Guillaume Richard, le président de WeCare, leader français du service à la personne qui sera l'invité du grand entretien.
00:22Tout à l'heure, il publie notamment un manifeste pour revaloriser les métiers du care.
00:26Auparavant, je reçois Pablo Kullman, directeur France d'Onlogiste, leader européen du transfert de véhicules individuels.
00:34On va découvrir ce secteur, voir comment il limite son impact.
00:37Dans notre débat, on parlera démographie et climat.
00:41La notion de bombe démographique est-elle pertinente ?
00:44Quel serait l'effet d'une baisse de la natalité mondiale sur le réchauffement ?
00:48Réponse dans une dizaine de minutes.
00:49Et puis, dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, je vous présenterai Happy et ses super-êtes en libre-service installés en zone rurale.
00:59Voilà pour les titres, c'est Smart Impact.
01:01Tout de suite.
01:08L'invité de ce Smart Impact, c'est Pablo Kullman.
01:11Bonjour, bienvenue.
01:13Bonjour.
01:13Vous êtes le directeur France d'Onlogiste, leader européen du transfert de véhicules individuels.
01:17Alors, on va commencer par un peu de pédagogie.
01:20Si vous suivez notre émission, vous savez que j'aime ça.
01:23Peut-être tout simplement définir votre métier, votre activité.
01:26Que recouvre ce terme, la transfert de véhicules ?
01:30Le transfert de véhicules, tout simplement, c'est, comme le nom le dit, de transférer des véhicules d'un point A à un point B.
01:37Il y a pas mal d'entreprises qui ont besoin, qui ont des grandes flottes, qui ont besoin de transférer leurs véhicules.
01:42Ça peut être des loueurs de véhicules, des entreprises de leasing, mais aussi des garagistes et des concessionnaires.
01:48Et ils font recours souvent à des chauffeurs indépendants pour, justement, faire transférer les véhicules et, comme ça, gérer leur flotte.
01:55D'accord.
01:56C'est des véhicules individuels dont on parle, c'est ça ?
01:58Oui, normalement, oui.
01:59Mais ça peut être des poids lourds aussi.
02:00Ah, ça peut être des poids lourds aussi.
02:01On peut transférer des poids lourds par chauffeur.
02:04On prend ça sur les routes de temps en temps.
02:05Est-ce que c'est un secteur, et on va rentrer ensuite dans ce qu'est le métier et ce que sont les forces d'un logiste,
02:10mais est-ce que c'est un métier assez peu digitalisé ou, en tout cas, qu'il était assez peu avant que le logiste arrive ?
02:17Oui, tout à fait.
02:18Il y a quelques années encore, c'était un travail assez manuel.
02:21Il y avait quelques entreprises qui avaient leurs chauffeurs salariés.
02:27Ils faisaient ça en manière manuelle, en communication directe avec les entreprises qui ont besoin de transfert.
02:35Et donc, ils faisaient recours à des appels, qui envoyaient des factures, donc des process vraiment très manuels à l'ancienne.
02:43Et nous, justement, on veut digitaliser tout ça pour créer des process plus efficaces, plus transparents, plus rapides.
02:50En logiste, c'est un groupe allemand, c'est ça ?
02:52Exactement, oui.
02:53Qui arrive à peine sur le marché français.
02:56Quel potentiel vous voyez sur le marché français aujourd'hui ?
02:58Le marché français est un marché important parce qu'on s'est lancé en Espagne il y a deux ans.
03:04On est actifs, bien sûr, en Allemagne depuis une dizaine d'années.
03:07Donc, avec la France, ça crée un axe européen.
03:10Et je pense que vraiment, cet axe européen, c'est très important pour nos clients.
03:14Beaucoup de nos clients, surtout notamment, justement, les entreprises de location et les loyers de...
03:19Les entreprises de leasing sont des entreprises internationales.
03:24Donc, elles ont besoin d'avoir des solutions communes sur plusieurs marchés, dans plusieurs pays.
03:28Et voilà, nous, on veut être présents sur les plus grands marchés européens pour pouvoir...
03:32Ce que je comprends, là, je vous écoute avec attention, c'est que c'est aussi un marché clé parce que la France...
03:38Alors, c'est la géographie qui veut ça, mais la France a une position géographique très centrale, d'une certaine façon, en Europe.
03:45Tout à fait.
03:45C'est-à-dire que vous passiez par la France sans être sur le marché français, déjà, ou pas forcément ?
03:50Non, on est passé, quoi, on a commencé en Espagne, comme je le disais, principalement parce que notre PDG, il parle espagnol.
03:57C'est un peu ce qui a fait en sorte qu'il a choisi l'Espagne comme prochain marché.
04:02Mais oui, comme vous le dites, le marché français est un marché clé parce qu'il est très central en Europe.
04:08C'est un grand marché avec beaucoup de véhicules, beaucoup de besoins, mais aussi beaucoup de concurrence.
04:12Il y a beaucoup, il y a déjà des entreprises de transport, de transfert de véhicules, mais qui, d'après nous, sont moins digitalisées, moins efficaces que notre solution.
04:21Et alors, justement, qu'est-ce qu'elle apporte votre solution à vos clients ?
04:24Si on compare, allez, je vais être un peu caricatural, mais le système à l'ancien, on va remonter une dizaine ou une quinzaine d'années en arrière,
04:31ou ce que certains font encore aujourd'hui, et le système que vous proposez, quels sont vos atouts ?
04:35Nous, en fait, la différence entre les autres solutions et la nôtre, c'est que nous, on fait recours un peu à cette manière d'uberisation de ce marketplace.
04:47On met directement en relation les prestadaires de transport et, de l'autre côté, les entreprises qui gèrent les flottes,
04:55ce qui supprime l'intermédiaire entre les deux pour un rapport plus transparent, plus direct, plus efficace.
05:02Est-ce que ça veut dire que ça coûte moins cher, un peu moins cher, à ceux qui font appel à des entreprises de transport, de transfert de véhicules ?
05:11Oui, en moyenne, ce qu'on voit dans les marchés sur lesquels on est actif, c'est qu'on est en moyenne environ 30% moins cher que la concurrence,
05:18parce que justement, il y a ce rapport direct.
05:20Parce qu'il y a d'un intermédiaire ?
05:21Il y a moins d'un intermédiaire, pas de prime de risque à rajouter pour les intermédiaires, tout ça.
05:25Donc, nous, il y a un business assez clair avec une commission qui est connue, qui est de 15% d'ailleurs.
05:33Donc, on sait à quoi s'attendre, c'est très transparent et c'est moins cher, oui.
05:38Votre modèle économique, c'est cette commission de 15% ?
05:40Exactement, c'est tout simple.
05:42C'est tout simple.
05:43Alors, on va parler évidemment de l'impact de votre activité, notamment l'impact carbone.
05:48Chaque trajet va avoir un coût en carburant, en temps de travail, en émission de CO2.
05:52Déjà, quand vous créez, quand l'entreprise a été créée, en Allemagne, vous avez dit il y a une dizaine d'années, c'est ça ?
05:58Oui, 2014.
05:592014.
06:00Il y a déjà cet enjeu en tête ou pas forcément où il arrive un peu plus tard ?
06:05Non, l'enjeu, il est bien sûr, il a été en tête dès le début.
06:11Et oui, c'est toujours important.
06:13On a mis en place assez rapidement aussi des outils de tracking pour vérifier en fait la conduite des convoeurs, des chauffeurs indépendants justement.
06:23Principalement aussi parce que les clients le demandent.
06:27Et l'impact écologique est important non seulement, il y a deux impacts différents, je veux dire, deux influences.
06:35D'un côté, on aide à faire la mobilité de demain une réalité.
06:48On va regarder un peu les différents leviers qui expliquent le fait qu'on va peut-être moins consommer de carburant et donc améliorer le bilan carbone d'une activité comme la vôtre.
07:00Alors, il y a effectivement ce que vous disiez, c'est-à-dire le suivi, la conduite des conducteurs.
07:06Est-ce qu'il y a une formation ? Est-ce qu'on apprend à conduire, à éco-conduire en quelque sorte ?
07:11Oui, on fait une formation justement qui est obligatoire pour tous les chauffeurs qui utilisent notre plateforme.
07:17En fait, dès qu'ils s'inscrivent dans notre application, ils sont obligés de suivre une formation avant de pouvoir accepter l'émission,
07:24dans laquelle on leur dit aussi bien sûr de faire attention à la conduite.
07:29Les voitures des clients, en fait, bien sûr, ils font attention, les clients, donc ils veulent aussi que les chauffeurs font attention.
07:35Et ça, bien sûr, ça entraîne aussi une conduite modérée.
07:39Il y a aussi une logique de mutualisation, c'est ça ?
07:41Alors, je pense que l'outil numérique permet de mieux mutualiser, de regrouber les transferts de véhicules ?
07:49Exactement, c'est l'autre aspect auquel je voulais venir tout à l'heure.
07:52Les deux parties, les clients comme les chauffeurs, peuvent mutualiser et enchaîner des transferts pour éviter des trajets à vide.
08:01Parce que chaque trajet évité, bien sûr, a le meilleur bilan carbone.
08:06Et donc, s'ils enchaînent des missions, en fait, ils peuvent éviter de devoir rentrer en train, en bus, en avion,
08:11parce qu'ils peuvent, justement, faire des boucles, en fait, en enchaînant plusieurs missions.
08:16Est-ce que ça veut dire qu'il peut y avoir des véhicules de plusieurs clients différents sur un même camion ?
08:21Ou pas forcément ?
08:23Sur un camion aussi, oui.
08:24On fait des camions aussi, mais normalement, principalement, c'est la conduite individuelle, directe.
08:28Donc, sur la route, le chauffeur est conduit.
08:29Ah, c'est le chauffeur lui-même qui conduit le véhicule ?
08:31Exactement, oui.
08:33Et donc, par exemple, s'il y a une voiture qui doit aller de Lyon à Marseille,
08:37et ensuite une deuxième qui doit aller de Marseille à Toulouse et de Toulouse de nouveau à Lyon,
08:42le convoyeur, justement, il peut enchaîner ses missions de trois clients différents
08:45et ça lui évite de prendre l'avion ou le train pour rentrer chez lui.
08:49Il y a une logique de géolocalisation aussi, si on essaye de tirer un peu tous les avantages des outils numériques ?
08:58Oui, la géolocalisation, elle fait partie de l'application, en fait,
09:01ensuite, toujours en temps réel, la position du conducteur pour traquer non seulement sa position,
09:09mais aussi sa vitesse, pour faire attention à ce qu'il ne conduite pas trop vite,
09:14bien sûr, qu'il respecte les limites de vitesse,
09:17ce qui, bien sûr, est important pour un impact écologique aussi.
09:20C'est une demande aux clients de réduire au maximum l'impact environnemental des trajets ?
09:27Puis, eux aussi, l'intégrer à leur bilan carbone ?
09:29En partie, oui. Bien sûr, ça dépend des clients.
09:34Je pense qu'un garagiste qui veut juste offrir un service au client pour faire ramener son véhicule chez lui
09:40après un service, ça l'intéresse moins qu'une grosse entreprise de leasing, bien sûr,
09:44avec les types de clients différents, il y a des besoins différents, bien sûr.
09:48Mais on travaille aussi sur une solution, on aimerait bien calculer l'impact.
09:52Le problème, c'est qu'on n'a pas les données du véhicule, mais que la position du GPS.
09:56Mais on essaye d'intégrer une solution pour estimer, pour calculer l'impact carbone plus directement.
10:02Est-ce que les outils d'intelligence artificielle sont déjà intégrés à la solution logiste,
10:07ou est-ce que ça fait partie des progrès éventuels à l'avenir ?
10:13Bien sûr, c'est un progrès auquel on doit suivre.
10:18En fait, c'est très important d'intégrer.
10:20Je pense qu'il y a pas mal de possibilités aussi de suivre la qualité des chauffeurs sur la plateforme,
10:24parce que, bien sûr, c'est important de voir comment est-ce qu'ils se comportent.
10:29Mais de l'autre côté aussi, bien sûr, je pense que ça pourrait être une très bonne solution
10:32pour traquer l'impact écologique des trajets, des transferts.
10:37Mais on l'utilise déjà en partie pour essayer de matcher les convoires avec des missions, pour leur proposer.
10:44Dernière question, comment vous voyez évoluer cette activité ?
10:48C'est une activité assez ancienne, finalement.
10:50Je posais une première question en disant, je connais pas trop le secteur,
10:53mais c'est finalement assez ancien et assez simple.
10:55Est-ce qu'il y a une évolution qu'on peut anticiper ?
10:58Comment vous la voyez, cette évolution du métier ?
11:01Je pense que l'évolution principale, là, c'est de créer une solution pan-européenne
11:05ou vraiment internationale qui est présente dans tous les marchés
11:08pour en faire vraiment, comme toutes les applications qu'on connaît
11:12pour les vacances, pour les transports, tout ça,
11:15pour créer une solution simple, efficace, que tout le monde connaît,
11:20un recours standard pour rendre les process plus efficaces dans le transfert de véhicules.
11:26Merci beaucoup, Pablo Kullman.
11:28Et à bientôt sur Bsmart for Change.
11:29Merci d'être venu nous parler d'Own Logist.
11:32On passe à notre débat, les liens entre démographie et climat.
11:35L'augmentation de la population mondiale représente-t-elle un danger pour le climat ?
11:46Voilà la question à laquelle on va répondre avec mes invités dans ce débat.
11:49Emmanuel Pont, bonjour.
11:50Bonjour.
11:51Bienvenue, vous êtes doctorant en démographie et climat à l'INED,
11:54l'Institut national d'études démographiques.
11:56Keba Siendruyde, bonjour et bienvenue.
11:58Vous êtes responsable de la stratégie et des études économiques de CPRM, une filiale d'Amundi.
12:03On va regarder tout simplement le chiffre, ce que représente la population mondiale en 2024,
12:118,16 milliards d'humains.
12:12Emmanuel Pont, déjà, le constat, est-ce qu'il y a une augmentation régulière et continue et à venir de la population mondiale ou pas ?
12:22Alors, il y a une augmentation régulière.
12:24On est une population qui gagne aujourd'hui environ un milliard d'humains tous les 12 ans, quelque chose comme ça.
12:30Mais c'est une croissance qui ralentit fortement.
12:32En particulier dans la plupart des pays des continents du monde, on a une natalité qui est relativement faible,
12:38qui est en dessous de deux enfants par femme, et donc la population aura tendance à long terme à se stabiliser,
12:45même dans des pays comme l'Inde, qui est passé sous les deux enfants par femme.
12:48Et aujourd'hui, il reste une croissance de la population, principalement en Afrique.
12:53Ça veut dire qu'on va atteindre une sorte de plafond ?
12:57Tout à fait. Il y aura un plateau qui devrait être entre 10 et 11 milliards d'habitants
13:01et qui sera atteint entre 2050 et 2100.
13:04Et après, la population se stabilisait ou diminuait lentement.
13:09Bastien Zoude, déjà, pourquoi vous êtes là ?
13:11En quoi la démographie intéresse une structure comme la vôtre ?
13:19Alors, la démographie, c'est fondamental pour une société de gestion.
13:21Pourquoi ? Parce qu'on retient généralement dans la théorie économique
13:24que la croissance de la population, c'est l'un des moteurs de la croissance économique.
13:29Et la croissance économique, c'est elle-même l'un des déterminants de l'évolution des marchés financiers.
13:34Donc, pour une société de gestion, bien comprendre la démographie, c'est quelque chose qui est vraiment fondamental.
13:39Donc, ça, c'est la première raison.
13:40Puis, la deuxième raison, c'est que là où je travaille, c'est PRM, c'est une société de gestion qui est spécialisée...
13:46Enfin, dont l'une des spécialités est la gestion thématique.
13:49Donc, on va...
13:50Vous avez des fonds qui sont thématisés, qui sont liés à la démographie.
13:54Exactement. Donc, des fonds qui sont liés aux grandes méga-tendances.
13:58Donc, il y a évidemment les phénomènes démographiques, à la transition énergétique, par exemple,
14:02où il y a les disruptions technologiques.
14:04Et on a, par exemple, dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui,
14:08un fonds qui va s'intéresser aux valeurs qui peuvent tirer parti du vieillissement de la population.
14:13Donc, on peut avoir, par exemple, la recherche pharmaceutique ou des équipements médicaux.
14:18Donc, ça fait partie des raisons pour lesquelles on s'intéresse de près aux phénomènes démographiques.
14:23Vous avez publié, Emmanuel Pont, il y a trois ans, je crois, ce livre,
14:26« Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? »
14:29La réponse ?
14:30Plutôt non.
14:30C'est plutôt non.
14:31On va être modéré dans la réponse. Pourquoi plutôt non ?
14:37Pourquoi plutôt non ?
14:38Alors, déjà, parce que c'est vrai qu'être un peu plus,
14:40c'est toute chose égale par ailleurs, polluer un peu plus.
14:43Et donc, on ne peut pas dire qu'une vie n'a pas d'impact.
14:46Après, pourquoi plutôt non ?
14:49Parce que, que ce soit à l'échelle globale des politiques de population
14:53ou à l'échelle individuelle des choix et de l'impact qu'aurait son propre enfant,
14:59il y a beaucoup de marges de manœuvre,
15:01notamment sur dans quel monde on vit, comment on vit.
15:04Finalement, c'est ça qui fait la différence,
15:07quelle que soit la population, qui est en partie fixe.
15:10On a des échéances pour le climat qui sont, par exemple,
15:13d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
15:15En 2050, on est beaucoup trop tard pour que,
15:21enfin, beaucoup trop tard maintenant,
15:22c'est beaucoup trop tôt pour que la population ait un impact.
15:25Par exemple, un enfant né maintenant,
15:27il va travailler, donc produire dans 25 ans.
15:30Et donc, là...
15:31C'est pas le levier qui va permettre...
15:32Ah non, c'est pas ça.
15:33Aujourd'hui, les grandes questions, c'est qu'est-ce qu'on fait,
15:36nous autres adultes qui avons une part de pouvoir dans notre monde,
15:40pour réduire rapidement les émissions.
15:42L'augmentation dont on parlait aujourd'hui,
15:45elle vient principalement du continent africain ?
15:48Oui.
15:49Et alors, évidemment, il faut rappeler quelques évidences,
15:52mais un enfant africain, un enfant européen,
15:55il va pas consommer et donc émettre de la même façon ?
15:58Alors, évidemment, voilà, quand on prend des chiffres d'émission,
16:01l'enfant africain, il est entre 10 et 100 fois moins que l'enfant européen.
16:05Et quand on regarde aujourd'hui l'ensemble des pays
16:09qui ont plus de 3 enfants par femme,
16:11c'est 3% des émissions mondiales.
16:14Alors, c'est vrai que sur tous les problèmes globaux,
16:17ça compte pour rien.
16:19Pour des problèmes plus locaux,
16:21qui peuvent être de déforestation, d'usage des terres,
16:23de limites d'accès à l'eau,
16:24la population locale peut,
16:27a des enjeux environnementaux,
16:29mais qui sont différents politiquement.
16:31C'est-à-dire que politiquement, le climat,
16:33c'est globalement les pays riches
16:35qui détruisent le climat des pays pauvres,
16:36qui en sont les principales victimes,
16:38les pays pauvres à la principale natalité.
16:41Les questions écologiques locales,
16:43c'est un problème local
16:44qui doit répondre à des enjeux politiques locaux.
16:47Votre avis ?
16:48Même question un peu, Bastien Druth.
16:50Est-ce que quand on affirme
16:53qu'on va régler le problème du climat par la démographie,
16:56on prend l'équation dans le mauvais sens, d'une certaine façon ?
16:58Oui, je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Emmanuel.
17:00On n'émet pas du tout de la même façon
17:02selon l'endroit où on se trouve sur la planète.
17:05Si on prend le cas de l'Inde,
17:07qui est le pays le plus peuplé actuellement,
17:09un Indien moyen va émettre six fois moins
17:12qu'un Américain moyen.
17:13Et si tous les Indiens émettaient de la même façon
17:16que les Américains,
17:17les émissions totales de gaz à effet de serre
17:19au niveau mondial seraient augmentées de 50%.
17:21Donc là, on a vraiment un problème de modèle.
17:24Ça, c'est quelque chose qui est très clair.
17:25Et puis, on peut l'expliquer par certaines dérives sectorielles,
17:31quelque part.
17:32Si on prend le cas du secteur du transport aux États-Unis,
17:35là, on a vraiment un secteur qui émet énormément de gaz à effet de serre.
17:40Rien que le transport aux États-Unis,
17:42ça émet plus que n'importe quel pays dans le monde,
17:44à l'exception de la Russie, de la Chine et de l'Inde.
17:48Donc, on a une utilisation massive des transports aux États-Unis,
17:52puis une utilisation qui est extrêmement carbonée.
17:54Donc là, on a vraiment un secteur qui pose problème
17:58en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
18:01Et après, un autre secteur qu'on pourrait, entre guillemets,
18:04incriminer, c'est celui, par exemple,
18:06du secteur énergétique en Chine.
18:09Le secteur énergétique en Chine,
18:10c'est 12% des émissions totales de gaz à effet de serre.
18:14Alors, il y a beaucoup de gens qui vont pointer la Chine du doigt
18:16en disant « Ah, c'est à cause des Chinois ».
18:17Mais non, en fait, c'est un petit peu l'affaire de tous,
18:19parce que ces émissions du secteur énergétique en Chine
18:23et du secteur industriel aussi en Chine,
18:25c'est pour produire des biens
18:28qui vont être exportés dans le reste du monde.
18:32Et d'ailleurs, ces exportations de produits chinois
18:36ont très fortement augmenté sur les dernières années.
18:39Et là, tous les ans, la Chine exporte
18:424 000 milliards de dollars de biens dans le reste du monde.
18:45et quelque part, ces émissions de la Chine
18:51pour le secteur industriel et énergétique,
18:54c'est vraiment l'affaire de tous
18:56et c'est vraiment lié au mode de consommation global dans le monde.
19:01Emmanuel Pont, le concept de bombe démographique
19:04qu'on entend, qui est aussi un outil politique,
19:10on va dire les choses comme elles sont,
19:11comment vous le recevez, comment vous le décortiquez
19:15et est-ce qu'il vous semble avoir un minimum de sens ?
19:18Alors, c'est un livre,
19:20c'est le titre d'un livre publié par Paul Ehrlich en 68,
19:24qui était un des grands premiers best-sellers de l'écologie.
19:27Et Paul Ehrlich s'inquiétait
19:29que l'explosion de la population
19:32dans les pays en développement
19:34soit une catastrophe,
19:36se traduise par des famines,
19:37par la victoire de l'URSS
19:39et toute autre chose horrible.
19:41Et rien de tout ça ne s'est passé.
19:43Il y a eu la révolution verte,
19:45il y a eu plein de choses,
19:45alors qu'il n'y a pas été si verte que ça,
19:47mais voilà.
19:48C'est un terme qui est très problématique
19:51parce que, comme le réarmement démographique
19:54ou tout autre terme qu'on colle sur la démographie,
19:56on oublie que derrière la démographie,
19:58il y a des gens,
20:00que la population, c'est vous et moi,
20:02et que quand Paul Ehrlich propose
20:05de laisser mourir les gens dans les pays pauvres
20:08parce que de toute façon,
20:09ils sont condamnés,
20:11c'est bien des individus dont il s'agit derrière.
20:14Et on s'est rendu compte
20:15que cette bombe démographique,
20:17la population,
20:18comme on pouvait s'y attendre,
20:19a augmenté dans les pays en développement.
20:21Ils ont fait leur transition démographique,
20:23c'était absolument attendu.
20:25Aujourd'hui,
20:26les grands problèmes écologiques de l'humanité,
20:28ils ne viennent pas de ces pays-là,
20:29ils viennent des pays riches,
20:31à la natalité beaucoup plus faible
20:33et qui n'ont rien fait depuis 50 ans
20:35ou très loin de faire assez, en tout cas.
20:38Oui, mais il y a déjà aujourd'hui
20:40des réfugiés climatiques
20:41et si on ne change pas foncièrement
20:45notre modèle économique,
20:46il y en aura encore plus.
20:47Bien sûr,
20:48il y aura des réfugiés climatiques.
20:49Il y en a toujours eu, d'ailleurs.
20:50Il y a des chiffres, exactement.
20:52L'humanité, depuis ses débuts, migre.
20:54Ce terme de homomigrance,
20:56Jean-Paul Demoul, que j'aime bien,
20:57c'est que l'humanité a toujours migré.
20:59On va continuer jusqu'à ce qu'on délimite
21:00des lignes invisibles,
21:02des lignes imaginaires
21:03qui bloquent les gens.
21:06Et il y aura des migrations climatiques.
21:08Il y a des chiffres un peu fantaisistes
21:09qui circulent de centaines de millions
21:11de migrants.
21:13En pratique,
21:13les migrants qui seront sûrs,
21:15il n'y en a probablement pas tant que ça
21:16parce qu'il y a des marges importantes
21:18d'adaptation,
21:19de migration à courte échelle, etc.
21:21Donc, le nombre de migrants
21:22et la manière dont ils vont être accueillis,
21:26c'est un choix qu'on a globalement
21:27en tant que société.
21:30Et ce n'est pas décidé.
21:31Et je pense par ailleurs
21:32qu'en tant que pays riche,
21:34on a une responsabilité
21:35d'accueillir des migrants climatiques
21:37qui sont la cause,
21:38dont nos émissions sont la cause.
21:42Est-ce que vos clients vous demandent
21:43d'anticiper sur ce...
21:45Est-ce qu'ils vous disent
21:46qu'il va y avoir
21:47beaucoup plus de réfugiés climatiques ?
21:51Est-ce que la France
21:51sera le principal...
21:54Vous voyez ce que je veux dire ?
21:55Votre métier,
21:55c'est l'anticipation d'une certaine façon.
21:57Oui, mais on n'a pas encore
21:58beaucoup de questions
21:59sur les migrations internationales.
22:02Ça, ce n'est pas encore un sujet
22:03qui est vraiment dans notre périmètre.
22:06Ce sur quoi vous travaillez le plus aujourd'hui,
22:08c'est plutôt le vieillissement ?
22:09Oui, le vieillissement,
22:10la transition énergétique aussi,
22:14évidemment,
22:15parce que c'est absolument une nécessité
22:17d'avoir cette transition énergétique
22:18quand on voit l'évolution
22:19des catastrophes climatiques et autres.
22:22Quand vous parlez de vieillissement,
22:26est-ce que ce n'est pas un enjeu principal
22:28en Europe aujourd'hui,
22:30plutôt que de se poser la question
22:31du nombre de réfugiés climatiques
22:33qu'on va avoir dans 30 ans ?
22:34C'est effectivement une bonne question,
22:37le lien entre le vieillissement
22:38et le changement climatique.
22:40Il y a des études qui existent
22:42qui montrent que le pic d'émissions
22:44par habitant,
22:44il est généralement atteint
22:46vers une soixantaine d'années.
22:47Ce sont des estimations
22:48et qu'on peut remettre en cause.
22:51Donc, je serai à l'âge
22:51où j'aimais le plus.
22:53Possiblement.
22:54Maintenant, vous savez mon âge.
22:55Mais ça dépend vraiment
22:56d'énormément de facteurs.
22:59Le mode de vie des seniors
23:00ne va pas être le même
23:02en Asie, en Afrique, en Europe
23:03et en Amérique du Nord.
23:05Ça, c'est très clairement.
23:06Ça dépend vraiment
23:07du niveau de vie des seniors.
23:09Si on prend le cas des États-Unis,
23:11on a quelque chose
23:11qui est assez extrême.
23:13les plus de 55 ans aux États-Unis
23:15détiennent à peu près
23:17les trois quarts
23:17du patrimoine national.
23:19Donc, ils ont un niveau de vie
23:20qui est très important.
23:21Et donc là, il peut y avoir
23:22un lien qui peut être fort
23:23entre le vieillissement
23:24de la population
23:24et puis les émissions
23:27de gaz à effet de serre.
23:28Donc là, c'est une possibilité.
23:29Ça dépend vraiment,
23:30évidemment, des pays.
23:32Et puis, pour terminer,
23:33je dirais qu'au-delà
23:35des estimations
23:36dont on vient de parler,
23:37il y a un fait.
23:38C'est qu'il y a
23:38des inégalités climatiques
23:40au niveau générationnel
23:42que les enfants
23:42qui naissent aujourd'hui
23:44ont un climat
23:45qui est beaucoup plus dégradé
23:46par rapport
23:46aux générations précédentes.
23:48Ce qui nous oblige
23:49quelque part
23:49à cette transition démographique,
23:51cette transition,
23:52pas démographique,
23:53mais énergétique
23:54parce qu'on a vraiment
23:56une dette finalement
23:57environnementale
23:59et climatique
24:00par rapport aux générations
24:01qui naissent aujourd'hui.
24:01Pour conclure,
24:02Emmanuel Ponce,
24:02c'est évidemment
24:03une question de mode de vie
24:04avant d'être une question
24:05de migration
24:07ou d'influence démographique.
24:10Alors, bien sûr,
24:11mais quand on dit mode de vie,
24:12c'est de manière plus large
24:13la société,
24:15l'économie,
24:16la culture,
24:16c'est tout un certain
24:17nombre de phénomènes
24:18dont on se rend compte
24:19que si on était moins,
24:21ils seraient les mêmes.
24:22On pourrait être donné
24:23un coup de baguette magique
24:24et être deux fois moins
24:26sur Terre
24:27et se dire
24:28que ça serait plus facile.
24:28Et effectivement,
24:29sur le papier,
24:30ça serait plus facile.
24:31Sauf qu'en fait,
24:32on serait toujours
24:32dans un monde inégalitaire
24:34où globalement,
24:35c'est la pollution des riches
24:36qui atteint principalement
24:38les pauvres,
24:38où on ne fermerait pas
24:41la moitié des puits de pétrole,
24:43où on aurait une culture
24:44de la surconsommation,
24:46où on aurait des raisonnements
24:48court-termistes
24:49ou des raisonnements égoïstes
24:51parce que chacun a intérêt
24:53à avoir son intérêt
24:55et à causer le plus de pollution
24:58qui, de toute façon,
24:59va avoir des effets distribués
25:01et à long terme.
25:02Donc, tout ça,
25:03qu'on soit plus ou moins,
25:04c'est exactement
25:04les mêmes problèmes
25:05et c'est là que sont
25:06les grandes questions,
25:07les grands débats
25:08et pourquoi on n'y arrive pas.
25:10Merci beaucoup.
25:10Merci à tous les deux
25:11et à bientôt sur
25:12BeSmart4Chain.
25:14C'est l'heure du grand entretien
25:15de ce Smart Impact.
25:17On va parler de service
25:17à la personne.
25:21BeSmart.
25:23C'est le grand entretien
25:24de ce Smart Impact.
25:2526 minutes
25:25avec une personnalité
25:27qui compte
25:27dans notre économie
25:29et je reçois aujourd'hui
25:29Guillaume Richard.
25:30Bonjour.
25:30Bonjour.
25:31Bienvenue.
25:31Vous êtes le président fondateur
25:33de WeCare,
25:34entreprise fondée en 1996.
25:37Le chiffre d'affaires 2024,
25:39près de 500 millions d'euros,
25:4023 000 salariés,
25:41dont 3 000 à l'étranger.
25:44Est-ce que,
25:44comment va l'entreprise ?
25:45Je pourrais commencer par ça.
25:46Vous êtes en croissance
25:48si on regarde le chiffre d'affaires
25:492024 par rapport à 2023-2022.
25:52C'est une croissance assez régulière.
25:53Oui, c'est une croissance
25:54qui est forte,
25:55portée par l'ensemble
25:56de nos métiers.
25:57Donc, WeCare,
25:58c'est un groupe
25:59qui comprend aujourd'hui
26:0016 marques différentes,
26:02dont O2 est la plus connue,
26:04mais il y a aussi
26:04l'APEF,
26:05il y a la compagnie
26:05des lavandières,
26:06il y a France Présence,
26:07etc.
26:07Ça, ce sont les marques
26:08en France.
26:09Interdomicilio,
26:10Bonadea,
26:11en Espagne,
26:12au Portugal
26:12et en Amérique latine.
26:14Et donc,
26:15le groupe est porté
26:17à la fois par
26:18la dynamique
26:19du secteur,
26:21notamment sur
26:22l'accompagnement
26:22de la personne âgée
26:23où, avec le vieillissement
26:25de la population,
26:26nous avons un boulevard
26:28pour les dizaines
26:29d'années qui viennent
26:30parce que ce choc démographique,
26:32il est certain,
26:34il est documenté
26:34et il est en train
26:35de se produire.
26:36Et puis,
26:36il y a aussi,
26:38sur même des métiers
26:39comme le ménage,
26:40l'entretien à la maison
26:41ou l'entretien du jardin,
26:42il y a une volonté
26:44de plus en plus importante
26:45des Français
26:46de déléguer
26:46des services
26:49pour lesquels
26:50ils se sont rendus compte
26:51que
26:52faire appel aux autres,
26:55c'était être mieux servi
26:56que par soi-même.
26:56Parfois,
26:57c'est mieux,
26:59en fait,
26:59de déléguer.
27:00Si je réfléchis
27:00à mon jardin,
27:01par exemple,
27:02j'en suis sûr
27:02que ce sera beaucoup mieux fait
27:04par des professionnels.
27:06Le point commun
27:07de vos métiers,
27:08de vos marques,
27:08c'est le service à la personne ?
27:09Le point commun,
27:10c'est l'attention portée aux autres.
27:11L'attention portée aux autres.
27:12C'est vraiment,
27:13c'est le cœur de notre métier.
27:15D'ailleurs,
27:15c'est pour ça qu'on s'appelle
27:15We Care
27:16avec le jeu de mots,
27:18alors le O-U-I écrit en français,
27:21ça donne un caractère affirmatif,
27:22ça donne un caractère français,
27:23mais en même temps,
27:24ça se prononce
27:24comme le O-I-W-E anglais.
27:26Bien sûr.
27:27We Care,
27:28nous portons attention
27:28et c'est vraiment le cœur
27:30de notre métier
27:32et qui, derrière,
27:33va être décliné
27:34dans l'entreprise à mission
27:36que nous sommes devenus
27:37parce que c'est vraiment
27:39le point commun,
27:40porter attention à nos clients
27:42et pour porter attention
27:43à nos clients,
27:44d'abord porter attention
27:44à nos collaborateurs.
27:45On va y revenir
27:46sur ce choix
27:47de devenir une entreprise
27:48à mission,
27:50mais peut-être
27:50restons d'abord
27:51sur l'ambition.
27:52Vous avez déjà
27:53des marques hors de France,
27:55vous avez une ambition
27:56mondiale,
27:57européenne ?
27:58Alors effectivement,
27:59ça peut paraître
28:00un peu surprenant,
28:01mais il y a,
28:02en 2005,
28:03il y a 20 ans,
28:04on faisait 250 000 euros
28:06de chiffre d'affaires.
28:07Notre premier concurrent
28:08était un Américain,
28:10Service Master,
28:11faisait 3,5 milliards
28:12de dollars.
28:13et nous,
28:14du haut de nos 250 000 euros
28:16de chiffre d'affaires,
28:17on s'est dit,
28:17notre ambition,
28:18c'est de devenir
28:19numéro 1 mondial.
28:20Déjà à l'époque,
28:20vous disiez ça ?
28:21Déjà à l'époque,
28:21vous pouvez retrouver
28:22les interviews
28:22de 2005-2006
28:24où on explique
28:26que notre ambition,
28:26c'est de devenir
28:27numéro 1 mondial.
28:28Mais comme on est aussi
28:28des gens réalistes,
28:30ambitieux,
28:30mais réalistes,
28:32on s'est donné 30 ans
28:34pour devenir numéro 1 mondial,
28:3510 ans pour devenir
28:36numéro 1 français,
28:3720 ans pour devenir
28:38numéro 1 européen,
28:3930 ans pour devenir
28:40numéro 1 mondial.
28:40Est-ce qu'aujourd'hui,
28:42on est numéro 1 français ?
28:43C'est très clair.
28:43Est-ce qu'on est
28:44numéro 1 européen ?
28:45Ce n'est pas si clair
28:46parce que les statistiques
28:47au niveau européen
28:48ne sont pas vraiment
28:50partagées et hyper fiables.
28:52En tout cas,
28:52on fait partie
28:52des trois premiers.
28:53D'accord.
28:54Et est-ce qu'on sera
28:55numéro 1 mondial
28:57dans 10 ans ?
28:58C'est sûr.
28:59Et c'est ce à quoi
29:00je m'attelle tous les jours,
29:02faire en sorte que
29:03la qualité de vie
29:05à la française
29:05puisse s'exporter
29:07à l'international.
29:07Ça passe forcément
29:08par des rachats
29:09de concurrents ?
29:10Ça passe forcément
29:10par des rachats
29:11de concurrents.
29:12Ça passe aussi
29:12par la croissance organique
29:13qui peut être de deux types.
29:15Soit on développe
29:17notre propre agence,
29:19notre propre marque,
29:21nous-mêmes.
29:21Soit on le fait
29:22par des partenaires franchisés.
29:24La franchise
29:25est aussi un élément
29:26qui est hyper important
29:27dans notre modèle
29:27parce que ça permet
29:28d'accélérer
29:29et puis ça permet
29:30d'embarquer
29:31des entrepreneurs
29:32avec nous
29:33dans notre projet
29:34et ne pas que ça soit
29:34exclusivement
29:35le projet
29:36d'une équipe française
29:37ou de quelques entrepreneurs
29:39en France.
29:39Cette rubrique
29:40elle s'appelle
29:40prêt pour l'impact
29:41donc je vous pose la question
29:42est-ce que vous êtes prêt
29:43pour l'impact ?
29:44Et puis surtout
29:44quand vous employez
29:45le mot impact
29:46vous vous pensez d'abord
29:47impact sociétal,
29:48impact social
29:49avant de parler
29:50de l'impact écologique ?
29:52je pense à tous les impacts
29:54et aussi impact économiques
29:56parce qu'il y a un point
29:58qui me semble fondamental
30:00c'est que l'impact social,
30:04sociétal, environnemental
30:06ne doit pas se faire
30:08au détriment
30:09de l'impact économique.
30:11L'un est au service
30:13de l'autre
30:14et l'autre est au service
30:14de l'un.
30:15Et si vous regardez
30:16le logo de WeCare
30:17le logo de WeCare
30:18c'est un cœur
30:20et une maison
30:21et la maison
30:21qui représente
30:22l'aspect économique
30:24parce que c'est là
30:25où on fait nos services
30:26les services à domicile
30:27est rejoint dans le cœur
30:31qui est le sens
30:31qui rejoint dans la maison
30:33qui rejoint dans le cœur
30:34qui rejoint dans la maison
30:35qui rejoint etc.
30:36Et son
30:36c'est
30:37la performance économique
30:40permet
30:41de financer
30:42le sens
30:45qui accroît
30:47la performance économique
30:48qui finance le sens
30:49qui accroît
30:49la performance économique.
30:51Et vouloir dissocier
30:53l'un et l'autre
30:54est à mon avis
30:55est à mon sens
30:56la plus grande erreur
30:57qu'on peut commettre
30:58parce que derrière
30:58on se dit
30:59oui je vais faire de l'impact
31:00je vais faire juste de l'impact
31:01en disant
31:02mais c'est de l'impact
31:03exclusivement environnemental
31:04social ou sociétal.
31:05Non.
31:06Il faut que ça soit aussi
31:07un impact économique
31:08parce que c'est l'impact économique
31:09qui va financer
31:09et c'est la qualité
31:11et le sens
31:11que vous allez donner
31:12à votre action
31:13qui va faire aussi
31:14que vous allez être plus performant.
31:15Et je vais vous donner
31:16juste quelques exemples.
31:18Allez-y.
31:19Dans notre métier
31:21on intervient systématiquement
31:22au domicile de nos clients
31:23et donc
31:24le déplacement
31:25pour aller
31:27chez nos clients
31:27est quelque chose
31:29qui est inévitable.
31:31Et on peut agir
31:31sur
31:32ces déplacements
31:34pour les réduire
31:34au maximum
31:35pour travailler
31:36sur la qualité
31:36des plannings
31:37de nos intervenants
31:38et quand on fait ça
31:39on va réduire
31:40le nombre de kilomètres
31:41on va donc réduire
31:44l'impact écologique
31:46on va réduire aussi
31:48les frais
31:49dépensés
31:50et donc
31:51et on va réduire
31:53le niveau de pénibilité
31:53et de risque
31:54pour nos salariés
31:55parce qu'ils vont passer
31:55moins de temps
31:56dans leur voiture
31:57dans l'aide de transport.
31:59Et donc on voit bien
32:00sur cet exemple
32:01les trois objectifs
32:03sont liés.
32:04Et quasiment
32:07systématiquement
32:08en fait vous avez
32:09un lien
32:10entre
32:11le sens
32:12et la performance
32:13et si je n'ai pas
32:14si je n'ai que le sens
32:16à ce moment-là
32:16autant faire une ONG
32:18une association
32:20si je n'ai que la performance
32:22je n'aurai pas la durabilité
32:24je n'aurai pas la soutenabilité
32:25je n'aurai pas les choses
32:25qui peuvent durer dans le temps
32:26il faut que ça soit
32:27sens et performance
32:29l'un au service de l'autre
32:30qui est au service de l'un
32:31qui est au service de l'autre
32:33Oui je comprends très bien
32:34ce que vous voulez dire
32:34mais ça veut dire
32:35que dans vos métiers
32:37vous
32:38par exemple
32:39prendre une décision
32:41c'est peut-être vrai
32:42pour plutôt
32:43d'autres secteurs
32:43et d'autres entreprises
32:44mais il y a des décisions
32:45qui vont coûter
32:46d'abord de l'argent
32:46pour réduire son impact
32:48environnemental
32:48qu'il n'y aura pas
32:49de retour sur investissement
32:50rapide etc.
32:51Vous vous cherchez
32:52quand même
32:53un retour sur investissement
32:55rapide
32:55quand il y a une décision
32:56qui permet de faire baisser
32:57l'impact environnemental ?
32:59Le retour sur investissement
33:00il existe
33:01et donc après
33:02il peut être
33:04soit rapide
33:04soit moyen terme
33:05soit plus long terme
33:06mais à chaque fois
33:07on va se poser la question
33:09de comment
33:10est-ce que ça améliore
33:11la performance économique
33:12et ça peut améliorer
33:12la performance économique
33:13sur du plus long terme
33:15par exemple
33:16quand je vais
33:17travailler
33:18sur
33:19des techniques
33:22qui vont
33:22me permettre
33:23de
33:24d'avoir un moindre
33:26impact
33:26écologique
33:27je vais améliorer
33:30mon image
33:30et l'image
33:31ça a un impact
33:32à moyen
33:33long terme
33:34mais ça va avoir
33:36aussi un impact
33:36et je vais avoir
33:37j'améliorer mon image
33:38marque employeur
33:40mais aussi
33:41par rapport
33:42à mes clients
33:42et donc
33:43il faut à chaque fois
33:45se poser cette question
33:46et comment est-ce que
33:48j'oriente les choses
33:49et puis
33:49je priorise
33:51aussi en fonction
33:51de ce qui a le plus
33:52d'impact
33:53social
33:54et d'impact économique
33:56ou d'impact sociétal
33:56ou d'impact environnemental
33:58Quelques chiffres
33:59cette étude
34:00que vous avez commandée
34:01au cabinet
34:01sur les français
34:03et les services
34:04à la personne
34:047 français sur 10
34:05apprécient les professionnels
34:06des services
34:07à la personne
34:08et alors c'est intéressant
34:0927% des utilisateurs
34:11de ces services
34:12éprouvent un sentiment
34:13de culpabilité
34:15voilà les chiffres
34:16qui s'affichent
34:17et alors
34:17je vais m'appuyer
34:18sur une citation
34:19vous disiez
34:20il y a beaucoup
34:21de culpabilité
34:22surtout chez les femmes
34:23à demander à quelqu'un
34:24de cuisiner
34:25pour sa famille
34:25ou à s'occuper
34:27de ses parents
34:27est-ce que c'est pour ça
34:29que vous avez lancé
34:30un programme
34:30qui s'appelle
34:30Dare to Care
34:31c'est absolument pour ça
34:33le premier obstacle
34:35au recours
34:37au service
34:37à la personne
34:38c'est la culpabilité
34:39qui pèse surtout
34:40d'ailleurs
34:40chez les femmes
34:42parce que
34:43si vous ne faites pas
34:45si vous ne vous occupez pas
34:47de vos enfants
34:47vous êtes une mauvaise mère
34:48si vous ne faites pas
34:49la cuisine
34:49vous êtes une mauvaise cuisinière
34:50si vous ne vous occupez pas
34:53de vos parents âgés
34:54vous êtes une ingrate
34:55si vous ne faites pas
34:56le ménage
34:57vous êtes une feignasse
34:58et on fait porter ça
34:59beaucoup plus sur les femmes
35:00que sur les hommes
35:01encore aujourd'hui
35:02parce qu'il y a un point
35:03qui est culturel
35:04et en fait
35:06tout le point
35:07c'est de dire
35:08ben non
35:09qu'est-ce qui est
35:11le mieux
35:12pour mes parents âgés
35:13est-ce que c'est
35:15que
35:15je me sacrifie
35:17et que j'arrête
35:18de travailler
35:19ou que je
35:19contraigne
35:21mon travail
35:22mon équilibre personnel
35:23mon équilibre familial
35:24pour aller faire quelque chose
35:26sur lequel je ne suis pas
35:27par ailleurs
35:29la plus
35:30performante
35:32c'est pas parce que
35:33aimer
35:33n'est pas suffisant
35:35pour bien aider
35:35et donc c'est pas parce que
35:36j'aime le plus
35:37ma vieille maman âgée
35:39que je sais
35:40comment
35:41prévenir les escarres
35:42que je sais
35:43comment la porter
35:44sans lui faire mal
35:46et sans me faire mal
35:47et même si je sais faire
35:50même si je sais faire
35:51est-ce que c'est à moi
35:52de lui faire sa toilette intime
35:53voyez le point
35:56de destruction
35:57aussi psychologique
35:58psychologiquement
35:58c'est pas bien
35:59c'est pas sain
36:00de devenir le parent
36:00de ses parents
36:01nos parents
36:02ils doivent rester
36:02nos parents
36:03et donc
36:04confier à des professionnels
36:06le technique
36:07pour garder pour soi
36:09tout l'affectif
36:10et ça c'est hyper important
36:11oser
36:12oser
36:13confier ses parents
36:14à des professionnels
36:16qui vont faire le technique
36:17parce que comme ça
36:18comme ça
36:19nous on se concentre
36:21nous les enfants
36:22nous les aimants
36:23nous les aimants
36:24on se concentre
36:25sur notre rôle d'aimant
36:26je suis convaincu
36:26sur ce principe
36:27ce programme
36:28Dare to Care
36:28de quoi il s'agit ?
36:30et bien il s'agit
36:30de dire
36:31oser
36:32d'air
36:33oser
36:34porter attention
36:36oser porter attention
36:37oser confier
36:38vos parents âgés
36:40oser venir
36:40dans ce service
36:41pour les femmes
36:43mais aussi
36:44pour les hommes
36:44parce qu'il y a aussi
36:46des hommes de ménage
36:47et l'homme de ménage
36:47est une femme de ménage
36:48comme les autres
36:49pour parodier un peu
36:50le film avec
36:52Elsa Zibberstein
36:53et Antoine Decon
36:54parce que
36:56ce sont des métiers
36:57qui sont absolument
36:57formidables
36:58parce que vous pouvez
36:59aussi entreprendre
37:00Dare to Care
37:00c'est aussi oser
37:01entreprendre dans les services
37:02à la personne
37:03et donc c'est ça
37:04qu'on veut faire passer
37:05comme message
37:06c'est oser
37:08porter attention
37:09aux autres
37:10et
37:11en portant attention
37:12aux autres
37:13on crée aussi
37:14une société
37:14qui est plus belle
37:15c'est une sorte de manifeste
37:16pour ces métiers
37:18là aussi
37:18c'est un manifeste
37:19pour ces métiers
37:19pour dire que ce sont
37:20des super métiers
37:20et d'ailleurs on a
37:21parfois j'entends dire
37:23qu'il y a des problèmes
37:24d'attractivité
37:25parce qu'on a des problèmes
37:26de recrutement
37:26mais ça n'a rien à voir
37:28on n'a aucun problème
37:29d'attractivité
37:30si je prends juste
37:30mon groupe
37:31cette année
37:32c'est 800 000 candidatures
37:34c'est 800 000 candidatures
37:35si j'enlève
37:36les candidatures
37:37qui sont en doublon
37:37en plusieurs marques
37:38qui sont sur plusieurs agences
37:39c'est 400 000 candidatures uniques
37:41il y a 23 millions
37:42de salariés dans le privé
37:44400 000 candidatures
37:45c'est-à-dire que j'ai 2%
37:46de la totalité
37:47de la population active française
37:48qui postule chez nous
37:50c'est énorme
37:52il n'y a aucun problème
37:52d'attractivité
37:53oui mais c'est quand même
37:54des métiers
37:54où le turnover
37:56est assez important
37:57après j'ai des problèmes
37:59de recrutement
37:59et j'ai parfois
38:00des problèmes de fidélisation
38:01mais c'est surtout
38:02des problèmes de recrutement
38:03parce que
38:03il y a plein de personnes
38:05qui postulent
38:06parce que justement
38:07elles voient l'intérêt
38:07de ces métiers
38:08tout le sens de ces métiers
38:09mais la problématique
38:11c'est qu'elles n'ont pas
38:11forcément les compétences
38:12qui sont attendues
38:13par nos clients
38:15et donc par l'entreprise
38:15parce que
38:17vous nous confiez
38:17ce que vous avez
38:18de plus précieux
38:18et donc comme vous nous confiez
38:20ce que vous avez
38:20de plus précieux
38:21vous attendez
38:22vous avez un niveau
38:23d'exigence
38:23qui est hyper élevé
38:24et ce niveau d'exigence
38:27il se traduit aussi
38:28dans ce que nous
38:28on attend
38:29de la part
38:30de nos salariés
38:31parce que
38:31ce sont des métiers
38:32qui nécessitent
38:33au-delà
38:34d'un socle
38:35absolument impératif
38:36qui est du savoir-être
38:37des soft skills
38:39ça nécessite aussi
38:40de la technicité
38:41et de la maîtrise technique
38:43on y reviendra
38:44un peu plus tard
38:45sur le turnover
38:46et ce que vous mettez
38:47en place
38:47pour effectivement
38:48retenir vos salariés
38:49mais je voudrais
38:50qu'on parle
38:50du travail au noir
38:52parce que vous avez
38:52réalisé une étude
38:54auprès de la population
38:55française
38:56pour analyser
38:57les pratiques
38:57dans ce secteur
38:58des services
38:59à la personne
39:00travail déclaré
39:00travail dissimulé
39:01quelques chiffres
39:03par exemple
39:03en 2025
39:0448% des prestations
39:06à domicile
39:06sont réalisées
39:07de manière
39:07non déclarée
39:08et pour 43%
39:10des français
39:10le travail non déclaré
39:11reste avant tout
39:11une solution économique
39:13bon
39:13quand vous commandez
39:16une étude
39:16comme celle-là
39:17quel est votre objectif
39:18peut-être d'alerter
39:19déjà sur l'ampleur
39:20du phénomène
39:21et puis ensuite
39:22qu'est-ce que vous mettez
39:22en place
39:23alors
39:24ce type d'études
39:25on l'est fait
39:25depuis 15 ans
39:27pourquoi
39:28parce que
39:28dans notre secteur
39:29notre concurrent
39:31numéro 1
39:31c'est le travail au noir
39:32c'est le travail au noir
39:34on est sur un marché
39:35qui fait 23 milliards
39:36d'euros
39:37déclarés
39:38en France
39:38et il y a à peu près
39:39la même chose
39:40qui se fait
39:40de façon non déclarée
39:41donc
39:43avant
39:43de vouloir me battre
39:45contre mes petits confrères
39:46peut-être qu'il faudrait
39:49qu'on s'attaque
39:50tous ensemble
39:50au travail au noir
39:52donc il faut comprendre
39:53quelle est
39:54l'ampleur
39:56de ce travail au noir
39:57qui d'ailleurs
39:58est très souvent
39:58du travail gris
39:59c'est-à-dire
39:59je déclare quelques heures
40:00et il y en a d'autres
40:01que je ne déclare pas
40:02donc quelle est l'ampleur
40:04quelles sont les causes
40:05pourquoi est-ce que
40:06les gens continuent
40:08et donc on s'aperçoit
40:09aussi
40:09que le problématique numéro
40:12la première problématique
40:14c'est l'absence d'information
40:15déjà la mauvaise connaissance
40:18sur le crédit d'impôt
40:20il y a un tiers des français
40:22qui ne connaissent pas l'existence
40:24et il y en a un tiers
40:26qui savent que ça existe
40:27mais qui ne savent pas exactement
40:29quel est le montant
40:29qui pensent que
40:30comment ils peuvent l'utiliser
40:31est-ce qu'ils y ont droit
40:32etc.
40:32et quel est le montant
40:33d'accord
40:33et donc il y a quasiment
40:35il n'y a que un tiers
40:36des français
40:37qui savent
40:38qu'il existe
40:39un crédit d'impôt
40:40et que ce crédit d'impôt
40:40est de 50%
40:41des sommes dépensées
40:42mais ça c'est à l'état
40:43de mieux informer ?
40:44non c'est aussi à nous
40:45c'est à vous aussi
40:45et c'est à nous
40:47d'être aussi une force
40:50pour expliquer
40:51à nos clients
40:53et à nos salariés
40:54et à nos salariés
40:55pourquoi
40:56le travail au noir
40:58déjà est économiquement
41:00pas plus intéressant
41:01que le travail déclaré
41:03grâce aux 50%
41:04de crédit d'impôt
41:05mais aussi
41:06en quoi
41:07quand on est un employeur
41:09prendre quelqu'un
41:11au travail au noir
41:11c'est de le maintenir
41:12dans une condition
41:13qui est
41:14socialement catastrophique
41:16pourquoi c'est
41:17socialement catastrophique ?
41:19et pourquoi c'est
41:20une forme
41:21d'esclavage moderne ?
41:22parce que
41:23si je prends
41:25une femme
41:26qui
41:27travaille au noir
41:28elle est
41:30si elle travaille au noir
41:31elle n'a pas
41:32de fiche de paye
41:34n'ayant pas de fiche de paye
41:35elle n'a
41:36aucune protection sociale
41:37individuelle
41:38elle n'a aucune possibilité
41:39non plus
41:40de louer un logement
41:41et donc si jamais
41:41ça se passe mal
41:42avec son conjoint
41:43elle est bloquée
41:45elle est bloquée
41:46d'ailleurs dans l'étude
41:46il y a ce chiffre
41:476 français sur 10
41:48considèrent que le travail au noir
41:49freine la liberté des femmes
41:50sont les premières à souffrir
41:52des conditions de travail
41:53mais bien évidemment
41:54et c'est ça dont il faut se rendre compte
41:56parce que
41:56moi j'ai entendu
41:58souvent
41:59des gens qui disent
42:00je l'emploie au noir
42:02comme ça
42:02elle gagne mieux sa vie
42:03pour lui rendre service
42:05mais pas du tout
42:07et ces gens
42:08n'étaient pas
42:09de mauvaise foi
42:10quand ils disaient ça
42:10ils le pensaient sincèrement
42:12non non
42:13employer quelqu'un
42:14au noir
42:15c'est absolument pas
42:16lui rendre service
42:17vraiment
42:17vraiment pas
42:18et c'est aussi
42:19il faut aussi
42:19prendre un risque
42:20pour soi
42:21en tant qu'employeur
42:22oui bien évidemment
42:24mais ce risque
42:24il est
42:25c'est pas le plus important
42:26on va dire
42:27il est largement théorique
42:28bien évidemment
42:28si jamais il y a quoi que ce soit
42:29qui se passe de toute façon
42:30parce qu'il n'y a pas beaucoup de contrôle
42:31non il n'y a pas de contrôle
42:31le vrai risque
42:32c'est si jamais il y a un accident
42:33qui se passe
42:34si il y a un accident
42:35là ça peut être dramatique
42:36moi j'ai le cas
42:38de quelqu'un
42:38qui aujourd'hui
42:39est client chez nous
42:39parce qu'avant
42:40il employait quelqu'un au noir
42:42et la personne a traversé
42:43une vitre
42:44elle n'a pas vu
42:45la porte
42:47une baie vitrée
42:48elle n'avait pas vu
42:48hop
42:49elle s'est blessée
42:51très lourdement au bras
42:52et lui
42:53il est obligé
42:54de payer à vie
42:55parce qu'en fait
42:56comme la sécurité sociale
42:57n'est pas mise en place
42:57la personne est handicapée
42:58il est obligé de payer à vie
42:59donc oui
43:00il peut y avoir
43:01des risques
43:02très très graves
43:02s'il y a un accident
43:04en particulier
43:05ou si jamais
43:05même
43:06imaginez il y a un vol
43:07chez vous
43:08alors oui
43:10alors c'est une
43:11et vous allez
43:12après derrière
43:12la police
43:13alors c'est une dame
43:16ou un monsieur
43:16et alors
43:17j'ai son numéro
43:18de téléportable
43:19bon j'ai pas les papiers
43:20elle m'a dit
43:21qu'elle s'appelle
43:21je sais plus d'ailleurs
43:23ok donc vous avez
43:25employé quelqu'un au noir
43:26qui est parti avec
43:26ok on a bien compris
43:28les risques pour l'employeur
43:28un mot sur le crédit d'impôt
43:30parce qu'on est dans
43:30une période
43:31d'arbitrage budgétaire
43:34j'ai employé ces termes
43:36les plus soft possible
43:38est-ce que vous craignez
43:39qu'il soit remis en cause
43:40voilà
43:41au nom d'économies
43:42qu'il faut faire
43:42pareil
43:43alors
43:43ma seule crainte
43:45c'est l'idéologie
43:46parce que
43:48si vous êtes rationnel
43:49vous constatez quoi
43:51vous constatez que
43:52un euro
43:54dépensé
43:55en crédit d'impôt
43:56rapporte
43:57en fonction des services
43:58entre un euro
43:59dix neuf
44:00et un euro trente
44:00ce sont des chiffres
44:01sur lesquels
44:02Bercier est d'accord
44:02à l'état
44:03oui à l'état
44:04en rentrée fiscale
44:05en rentrée sociale
44:06et par ailleurs
44:07évite quoi
44:08évite un coût
44:09de traitement social
44:10du chômage
44:10parce que sinon
44:12les personnes
44:12qui ne sont pas
44:13employées de façon déclarée
44:13sont non déclarées
44:15ou ne travaillent pas
44:16et donc vous avez
44:17un traitement social
44:18du chômage
44:18et donc
44:19économiquement
44:20c'est aberrant
44:22de couper
44:22socialement
44:23alors bien évidemment
44:24c'est totalement
44:25ça serait totalement
44:26délirant
44:27de renvoyer des personnes
44:29qui grâce
44:29au crédit d'impôt
44:30ont un emploi déclaré
44:32de les renvoyer
44:33dans une situation
44:33non déclarée
44:34socialement
44:36sociétalement
44:37économiquement
44:38c'est pertinent
44:39donc le seul truc
44:40qui peut aller
44:40c'est de l'idéologie
44:42où on se dit
44:43ah ouais
44:44mais
44:44les sales à la personne
44:46profitent avant tout
44:47à ceux qui ont les moyens
44:48de se les offrir
44:49et donc on va les taper
44:50le client
44:51en oubliant
44:52que le principal bénéficiaire
44:54c'est qui
44:54c'est le salarié
44:55et l'état
44:56et le client
44:57pour lui
44:58déclaré
44:59ou au black
45:00ça lui revient
45:01la même chose
45:02économiquement
45:02et donc
45:03c'est là
45:03où ça n'a
45:05pas de sens
45:06c'est à dire
45:06que c'est vraiment
45:07le seul risque
45:08que l'on a
45:09est un risque
45:10idéologique
45:10parce que
45:11économiquement
45:11on contribue
45:13à améliorer
45:13et à réduire
45:14le déficit
45:15de l'état
45:15parce que c'est
45:16une dépense
45:17qui rapporte plus
45:17c'est comme si
45:18demain
45:19sur Bismarck
45:20on enlevait
45:20les journalistes
45:21je ne suis pas sûr
45:21que la chaîne
45:22s'en sortira
45:22très bien
45:22pourtant c'est
45:23le premier poste
45:24de dépense
45:24à Bismarck
45:25on n'a pas encore
45:26été remplacé
45:27par des hologrammes
45:28sur le fait
45:29d'être devenu
45:30une entreprise
45:30à mission
45:31j'ai rappelé
45:31la raison d'être
45:32de WeCare
45:32nous prenons soin
45:33des hommes
45:34et de leur environnement
45:35en contribuant
45:35au mieux grandir
45:37au mieux vivre
45:37au mieux vieillir
45:38de toutes et tous
45:39dans la diversité
45:40de leurs attentes
45:40tout en portant
45:41une égale attention
45:42à nos collaborateurs
45:43et à nos clients
45:44c'est toujours
45:45j'adore
45:46je l'adore
45:46je l'akiffe
45:47c'est un moment
45:48quand on définit
45:50sa raison d'être
45:50c'est un moment
45:51d'introspection
45:53pour une entreprise
45:53donc c'est toujours intéressant
45:54pourquoi vous avez décidé
45:55de devenir
45:56entreprise à mission
45:56qui est encore
45:57un grand supplémentaire
45:58alors
45:59pour différentes raisons
46:00déjà la première
46:01c'est que
46:02c'est notre ADN
46:04un peu comme
46:05monsieur Jourdain
46:05qui faisait de la prose
46:06sans le savoir
46:07on était une entreprise
46:08à mission
46:09en tout cas on avait ça
46:09dans notre sang
46:10dans notre ADN
46:11depuis le départ
46:12parce que
46:13WeCare
46:15tout le sang
46:16ce qu'on avait donné
46:16derrière
46:17c'est très ancien
46:19c'est un monde très loin
46:20et puis on intervient
46:22aussi dans un secteur
46:24dans lequel il y a
46:26des associations
46:27dans lequel il y a
46:28beaucoup de public
46:28et
46:29on est relativement proche
46:33on a une mission
46:34de service public
46:34on n'est pas
46:36une entreprise
46:37de service public
46:38mais on a une mission
46:39de service public
46:40parce qu'on rend
46:41des services à la population
46:42et notamment
46:43aux plus faibles
46:44aux personnes en situation
46:45de handicap
46:46aux personnes âgées
46:47aux jeunes enfants
46:49et donc devenir
46:51entreprise à mission
46:52mission de service public
46:55mission auprès du public
46:56ça avait du sens aussi
46:57pour nous
46:58et ça permettait
46:59et ça permet
47:01et ça permettra
47:02de plus en plus
47:03de dire que
47:04dans un secteur
47:06où le sens
47:08est hyper prégnant
47:10et bien être une entreprise
47:11à mission
47:11c'est aussi un élément
47:13rassurant
47:14pour nos clients
47:16pour nos salariés
47:17et pour les tiers
47:18que sont
47:19les assistantes sociales
47:20des conseils départementaux
47:21les financeurs
47:22etc.
47:23Parce que quand on devient
47:24entreprise à mission
47:24on inscrit un certain
47:26nombre d'engagements
47:26dans ces statuts
47:27c'est ça le changement
47:29majeur
47:30ça veut dire que
47:31vous pourriez
47:32rendre des comptes
47:33sur un certain nombre
47:34de ces engagements
47:34c'est pas qu'on le peut
47:35c'est qu'on doit
47:36vous le faites déjà
47:37c'est qu'on doit
47:38quand vous êtes
47:39entreprise à mission
47:40non seulement
47:41vous allez définir
47:41cette raison d'être
47:42que je surkiffe
47:44et qui est dans
47:44dans notre
47:46maintenant
47:47qui sont dans nos statuts
47:48qui est dans notre statut
47:48mais on définit aussi
47:50les objectifs statutaires
47:52qui sont eux aussi
47:53inscrits dans les statuts
47:55et après
47:55ces objectifs statutaires
47:56vous allez les décliner
47:57en sous-objectif
47:58avec lesquels
47:59vous allez associer
48:01des
48:02des
48:03des
48:03des éléments
48:05tangibles
48:06que vous allez devoir
48:07faire auditer
48:08un exemple
48:09et bien un exemple
48:10on a
48:12nos quatre objectifs statutaires
48:14concernent
48:15les salariés
48:16les clients
48:17l'environnement
48:18et l'impact
48:18territorial
48:19et puis
48:20l'impact social
48:21et
48:23l'impact
48:24sociétal
48:25pardon
48:25avec notamment
48:26un fonds de dotation
48:27contre les violences
48:29faites aux femmes
48:29etc etc
48:30et donc
48:31chacun de ces
48:32objectifs statutaires
48:33est décliné
48:33en sous-objectifs
48:35par exemple
48:35on a un des sous-objectifs
48:37c'est
48:37l'intégration
48:40des personnes
48:40en situation de handicap
48:41ou l'intégration
48:43de personnes
48:43très éloignées
48:44de l'emploi
48:45vers
48:45nos métiers
48:46et là-dessus
48:47on a
48:48quelle est la quantité
48:49de personnes
48:50que l'on a réussi
48:51à emmener
48:54vers nos métiers
48:54à accompagner
48:55vers nos métiers
48:56et donc
48:57ça ce sont des choses
48:58qui sont auditées
49:00par un organisme
49:00tiers indépendant
49:01qui va vérifier
49:03donc on a
49:04et un comité de mission
49:05qui va suivre
49:06la réalisation des missions
49:07qui va orienter
49:08etc
49:08et un organisme
49:10qui a un
49:10un comité indépendant
49:12et un organisme
49:13tiers indépendant
49:14qui a un cabinet d'audit
49:15pour nous c'est KPMG
49:16qui va aller
49:18vérifier
49:19que les engagements
49:20que nous avons pris
49:21sont suivis d'effet
49:23et ça c'est hyper important
49:24par exemple
49:25je parlais tout à l'heure
49:26de la réduction
49:27des déplacements
49:28et des kilomètres
49:29effectués par nos salariés
49:30et bien ça fait partie
49:32des engagements
49:33que nous avons pris
49:34et sur lesquels
49:35on va vérifier
49:36combien de kilomètres
49:37c'est aussi un moyen
49:37de progresser
49:38d'année en année
49:40on va terminer
49:41il nous reste un peu
49:4220 minutes
49:42mais on l'a déjà évoqué
49:44sur la capacité
49:45à retenir
49:46vos salariés
49:48à limiter le turnover
49:49vous disiez
49:49dès l'origine en 99
49:51je voulais créer
49:51une entreprise
49:52qui ait un maximum
49:52d'impact
49:53sur la vie des gens
49:53or si vous voulez
49:54des clients satisfaits
49:55il faut des salariés
49:56épanouis
49:57comment vous arrivez
49:58à retenir
50:00vos salariés
50:01parce que c'est un métier
50:02où il y a quand même
50:02pas mal de turnover
50:03ça dépend
50:04il y a un turnover
50:07important
50:08sur certains métiers
50:09et sur certaines
50:10zones géographiques
50:14par exemple
50:15sur les métiers
50:15de la garde d'enfants
50:16où on a beaucoup
50:16d'étudiants
50:17les étudiants
50:18ils ne restent pas
50:18et c'est structurel
50:19sur les métiers
50:21à plus forte vocation
50:23comme un métier
50:24d'auxiliaire de vie
50:25là-dessus
50:26on a
50:26des gens
50:29qui restent
50:30très longtemps
50:31et puis sur les métiers
50:33même sur les métiers
50:34d'assistante ménagère
50:35qui sont nos métiers
50:36historiques
50:36on a plein de salariés
50:38qui ont plus de 10
50:3915 20 ans
50:40d'ancienneté
50:41dans le groupe
50:42mais souvent
50:44c'est les premiers mois
50:45qui peuvent être
50:46les plus importants
50:49et donc
50:49qu'est-ce que l'on fait
50:50pour travailler
50:51la fidélisation
50:52on travaille sur l'élément
50:53qui est central
50:55qui est
50:56la qualité
50:57de la vie
50:58la qualité de vie
50:59au travail
50:59et notamment
51:00et ça passe
51:00par la qualité
51:01des plannings
51:01c'est là aussi
51:02où on revient
51:04sur l'élément
51:06dont on parlait
51:07tout à l'heure
51:07quand je vais travailler
51:08sur les plannings
51:09pour réduire
51:10les temps de transport
51:11et les temps de trajet
51:13et bien
51:13j'améliore la qualité
51:15de vie au travail
51:15de mon collaborateur
51:16qui va passer moins de temps
51:17dans les transports
51:18moins de risques
51:18dans les transports
51:19qui va dépenser moins d'argent
51:20en transport
51:20et donc il va avoir
51:21et une meilleure qualité de vie
51:23au travail
51:23et une meilleure rémunération
51:24à la fin
51:24Merci beaucoup
51:25Guillaume Richard
51:26et à bientôt
51:27sur
51:27B Smart Fortune
51:28c'est l'heure de notre rubrique
51:29start-up et innovation
51:30Smart Ideas
51:38c'est notre rubrique
51:39consacrée aux start-up
51:40et co-responsables
51:41avec Lucie Chaplin
51:42bonjour
51:42bonjour
51:43bienvenue
51:43vous êtes responsable
51:44d'impact
51:44chez Happy
51:45l'entreprise créée
51:46en juillet 2021
51:47première super-être
51:48combien de temps après ?
51:50en novembre 2022
51:51en Charente
51:51novembre 2022
51:53en Charente
51:53c'est quoi Happy ?
51:54alors Happy
51:55c'est un concept
51:55assez simple
51:56c'est des super-être
51:57qu'on va dire
51:58en libre-service
51:59qui sont installés
52:00dans des petits bungalows
52:01de camping
52:01sur la place
52:03de villages
52:04qui sont dépourvus
52:04de commerce
52:05donc l'objectif
52:06c'est de redonner
52:07accès à un service
52:08de proximité
52:09aux habitants
52:10qui n'ont plus du tout
52:11de commerce alimentaire
52:12et on va voir
52:12comment vous faites
52:13baisser l'impact
52:15de cette activité
52:16mais d'abord
52:16le constat
52:17sur le manque
52:18de commerce
52:19en zone rurale
52:20en 1980
52:21il y avait 25%
52:22des communes françaises
52:23qui étaient dépourvues
52:24de commerce
52:25en 1980
52:2540 ans plus tard
52:27on est à 62%
52:29de communes françaises
52:30qui sont dépourvues
52:31de commerce
52:32ça c'est un chiffre
52:32de 2021
52:3362%
52:34est-ce que ça s'aggrave
52:35encore
52:35ou est-ce qu'avec
52:37la prise de conscience
52:38on a réussi quand même
52:39à arrêter
52:40l'aggravation
52:41de cette activité
52:41alors il y a des commerces
52:43qui ferment encore
52:43bien sûr
52:44mais la tendance
52:45revient à la proximité
52:46quand même
52:47donc on voit
52:47pas mal d'initiatives
52:48qui se créent
52:49par-ci par-là
52:50sous différentes formes
52:51pour vraiment recréer
52:52le commerce de village
52:53voilà donc c'est
52:55intéressant de voir
52:55qu'il y a beaucoup de gens
52:56qui s'impliquent quand même
52:57sur le sujet
52:57c'est super-être
52:59happy
53:00où et comment
53:02elles sont installées
53:03qu'est-ce qui fait
53:03que vous dites
53:03tiens là il faut
53:04qu'on y aille
53:05c'est une commune
53:06qui vous contacte
53:07c'est vous qui
53:07repérez les zones
53:09les plus intéressantes
53:10un petit peu des deux
53:11c'est-à-dire qu'on a
53:13beaucoup d'appels
53:14entrants de communes
53:15qui ont vraiment envie
53:16d'ouvrir un commerce
53:17et après nous
53:18on sélectionne des communes
53:19sur certains critères
53:20on va dire géomarketing
53:21donc ça correspond
53:22à un nombre d'habitants
53:23minimum 700 habitants
53:25dans le village
53:26avec une route
53:27avec un trafic
53:28quand même assez important
53:29et après
53:31on regarde aussi
53:31l'âge des habitants
53:33voilà donc en fait
53:33c'est un mix de tout ça
53:34qui fait qu'on peut y aller
53:35il faut qu'il y ait quand même
53:36assez de monde
53:36pour que la super-être tourne
53:38voilà
53:39mais c'est le mix
53:40de tous ces critères
53:41en fait qu'on regarde
53:42et puis après
53:42la motivation de la mairie
53:43pour nous accueillir
53:44super-être en libre-service
53:47donc ça veut dire
53:49qu'on y trouve quoi
53:50déjà comme produit
53:51est-ce que
53:51le fait d'être en libre-service
53:53ça réduit un peu
53:54les choix
53:55il y a un peu moins
53:56de produits frais
53:56enfin voilà
53:57qu'est-ce qu'on trouve
53:57dans vos super-être
53:58alors vous seriez surpris
53:59en rentrant
54:00parce que c'est tout petit
54:01à l'extérieur
54:01mais quand on est dedans
54:02ça paraît immense
54:03c'est 40 mètres carrés
54:04on y trouve vraiment
54:05700 produits du quotidien
54:07qui répondent à tous les besoins
54:08donc en fait
54:09vous pouvez faire
54:09un panier de course
54:10pour une famille
54:11pour la semaine
54:12il y a du frais
54:13il y a des légumes
54:13il y a de la viande
54:14il y a aussi
54:15toute l'hygiène de la maison
54:16hygiène corporelle
54:17vous pouvez trouver
54:17des croquettes pour chat
54:18voilà
54:19donc on trouve tout ça
54:20à prix supermarché
54:20il y a des produits locaux
54:22il y a du pain
54:23quand il n'y a pas de boulangerie
54:24dans le village
54:25on fait la vente
54:26du journal local aussi
54:27voilà
54:27donc voilà
54:29vous trouvez tout ce qu'il faut
54:30pour faire un panier de course
54:31mais par contre
54:32vous n'avez pas trop de choix
54:33c'est-à-dire qu'on appelle
54:34à la sobriété des gens
54:35et du commerce
54:37il n'y a pas 40 jambons blancs
54:38il y a 2 jambons blancs
54:40voilà
54:40donc par contre
54:41c'est un gain de temps
54:42pour les gens en fait
54:42c'est-à-dire qu'ils viennent
54:43et ils ne font pas la queue
54:44et alors on en vient
54:46et on va terminer
54:46évidemment cette interview
54:47là-dessus
54:48sur l'impact
54:49d'une solution
54:51et d'une entreprise
54:51comme la vôtre
54:52qui est labellisée Bicorp
54:53donc ça veut dire
54:54que vous avez intégré
54:55cet enjeu
54:57et cet objectif
54:58comment vous réduisez
54:59votre impact
55:00déjà c'est simple
55:01le modèle
55:02en tant que tel
55:02il fait que les gens
55:03se déplacent moins
55:04donc en fait
55:04on diminue de 20%
55:06on a fait des mesures là
55:07on diminue de 20%
55:08les kilomètres
55:10parcourus
55:11et donc
55:12l'empreinte carbone
55:12voilà
55:13qu'on émet
55:14par rapport
55:16à la grande distribution classique
55:17donc tout ça
55:18c'est lié au fait
55:18qu'il y a un quart
55:19de nos clients
55:19qui viennent à pied
55:20ou en vélo
55:21déjà
55:21nos bungalows
55:23sont éco-conçus
55:24on ne consomme pas d'eau
55:25on a une faible consommation
55:27en énergie
55:27par rapport à une grande surface
55:28et on a cet échantillon
55:30de produits
55:30qui est très restreint
55:31en fait
55:31et l'impact produit
55:32il est énorme
55:33en fait
55:33dans la grande distribution
55:34c'est 60%
55:35des émissions de carbone
55:36est-ce que d'une certaine façon
55:37c'est un modèle
55:38de consommation
55:39un peu frugal
55:40de sauréité
55:43oui
55:43on revient à l'essentiel
55:44après il faut que les gens
55:45s'habituent
55:45au début c'est dur
55:46je ne retrouve pas mes produits
55:47je n'ai pas l'habitude
55:49et bien en fait
55:49quand ils y prennent l'habitude
55:50et qu'ils voient
55:50qu'ils gagnent du temps
55:51que c'est un confort
55:53ils y reviennent
55:53et puis c'est comme ça
55:54qu'on gagne la confiance
55:55en fait
55:55est-ce qu'il y a de la place
55:56pour des produits bio
55:57ou est-ce que finalement
55:59ils ne sont pas prioritaires
56:00aujourd'hui on a 8%
56:01de l'assortiment en bio
56:02donc sur des produits
56:04essentiels
56:06on va dire du lait
56:07des oeufs
56:07on fait vraiment l'effort
56:09de pouvoir proposer
56:10systématiquement
56:10un bio en face
56:11du conventionnel
56:12il y a l'alternative
56:14en quelque sorte
56:15oui
56:15les gens au choix
56:15quand même
56:16merci beaucoup
56:17Lucie Chaplin
56:18avec plaisir
56:18et bon vent
56:19au super être
56:20happy
56:21voilà c'est la fin
56:22de ce Smart Impact
56:22merci à toutes et à tous
56:23de votre fidélité
56:24je vous dis à demain
56:25�� Livre
56:29est le président
56:295
56:29ans
56:30comme ça
56:31on roule
56:32mon profit
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