Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Lundi 20 octobre 2025, retrouvez Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors), Eric Bertrand (Directeur des Gestions, Ofi Invest Asset Management), Grégoire Kounowski (Investment Advisor, Norman K) et Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour et à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Bourse.
00:11Smart Bourse, votre rendez-vous bourse qui décrypte l'actualité des marchés financiers tous les jours en direct de 17h à 18h sur Bsmart4Change.
00:20En direct également sur les différentes plateformes réseaux sociaux de Bsmart4Change et notamment en direct sur la plateforme LinkedIn de Bsmart4Change.
00:28Vous pouvez également nous retrouver sur bsmart.fr et vous pouvez bien sûr retrouver Smart Bourse en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:37Au sommaire de cette édition, nous reviendrons sur le CAC 40, la tendance du CAC 40 à l'heure actuelle alors que celui-ci évolue en territoire positif léger à l'heure où on se parle,
00:47freiné notamment par le recul de BNP Paribas qui perd environ 8% à l'heure actuelle en séance aujourd'hui.
00:53Suite à la plainte de trois réfugiés soudanais aux Etats-Unis en 2016, la banque a été reconnue complice par un tribunal de New York d'exaction au Soudan
01:01en ayant fourni des services bancaires au régime d'Omar El-Bechir.
01:05Une décision accompagnée d'un montant de dommages et intérêts fixés à un peu plus de 20 millions de dollars
01:10qui laisse craindre aux investisseurs d'autres initiatives à l'encontre de la banque et donc des dommages et intérêts conséquents à verser à l'issue de procès
01:19ou dans le cadre d'accords directs. On parle notamment de 23 000 personnes qui pourraient être concernées.
01:23BNP Paribas qui a annoncé faire appel de cette décision.
01:26Mais le CAC 40 qui voit également Kering se hisser en tête du palmarès aujourd'hui alors que le groupe a annoncé céder à L'Oréal sa division beauté
01:34pour un montant de 4 milliards d'euros. Une session qui inclut principalement la marque de parfum Creed achetée par Kering en octobre 2023
01:41pour 3,5 milliards d'euros. Une décision actant encore une fois la stratégie de désendettement à marche forcée du groupe
01:47sous l'impulsion notamment de son nouveau directeur général, Lucas Demeo. Vous en aurez le résumé complet dans un instant dans Tendance Mon Ami.
01:55Nous reviendrons bien sûr aussi sur les derniers soubresauts en matière de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis
02:00alors que s'ouvre aujourd'hui la session plénière du comité central du parti communiste chinois.
02:04Un rendez-vous qui permet de définir les orientations économiques du pays pour les cinq prochaines années.
02:09Les fameux plans quinquennaux avec deux orientations fortes.
02:12L'intelligence artificielle et les énergies renouvelables d'un côté.
02:14Mais la sécurité aussi de l'autre avec notamment l'indépendance technologique et la défense.
02:19Des thèmes qui sont au cœur de la guerre commerciale qui se joue aujourd'hui entre Chine et Etats-Unis.
02:24Notons d'ailleurs que la Chine voit sa croissance ralentir à 4,8% au troisième trimestre.
02:28Mais cela reste quand même un niveau de croissance qui montre une certaine résistance
02:32dans un contexte de surenchère douanière avec les Etats-Unis
02:35et qui témoigne de la capacité de la Chine à exporter ailleurs justement qu'aux Etats-Unis.
02:40Nous en parlerons dans un instant.
02:41Et puis dans la dernière partie de Smart Bourse, dans le quart d'heure américain,
02:45nous ferons le point sur l'actualité américaine et notamment le shutdown des Etats-Unis
02:49avec Pierre-Yves Dugas, correspondant américain de Smart Bourse.
02:52On se retrouve tout de suite dans Tendance Mon Ami.
02:58Et nous commençons comme d'habitude avec Tendance Mon Ami,
03:07le résumé complet de l'actualité boursière du jour proposé par Pauline Grattel.
03:10Bonjour Pauline.
03:11Bonjour.
03:11Bienvenue sur le plateau de Smart Bourse.
03:14On commence avec la France et notamment le CAC 40 aujourd'hui Pauline.
03:17Oui, le CAC 40 est en hausse mesurée aujourd'hui autour de 8200 points.
03:21Pour rappel, le précédent record du CAC avait été inscrit en mai 2024 à 8260 points.
03:27La Bourse de Paris est donc à nouveau proche de ses plus hauts,
03:31alors que l'agence S&P a abaissé à son tour la note souveraine de la France de AAA à A+,
03:36en raison de l'incertitude élevée sur les finances publiques.
03:40Ce sera d'ailleurs au tour de Moody's vendredi de rendre son verdict.
03:43Quelles sont les valeurs à surveiller aujourd'hui Pauline ?
03:46Le CAC 40 est plombé aujourd'hui par BNP Paribas qui décroche violemment de 10% au cours de la séance.
03:52Plombé donc par une affaire judiciaire, la banque a été reconnue complice d'exactions au Soudan par les Etats-Unis.
03:58Dans son sillage Crédit Agricole et Société Générale cède 2%.
04:01L'indice parisien est en revanche soutenu par Kering qui gagne plus de 4% en tête du CAC 40.
04:07Alors peut-être un petit focus sur Kering justement Pauline qui vend sa division beauté à L'Oréal.
04:11Oui c'est ça, une vente à 4 milliards d'euros et c'est salué par le marché.
04:15Cet accord devrait permettre à Kering de réduire son endettement.
04:19L'opération est prévue pour le premier semestre de l'année prochaine.
04:22L'Oréal est de son côté en hausse de 0,5% et présentera d'ailleurs ses comptes demain.
04:27Un CAC 40 qui est également soutenu Pauline par le secteur de la défense.
04:30Oui Thalès grimpe de 4% et Safran d'environ 2%.
04:33TKMS, la branche navale de sous-marins et navires militaires du conglomérat allemand Toussaint Krupp
04:39a réussi son introduction en bourse aujourd'hui à Francfort.
04:43Ce succès atteste de l'engouement pour le secteur européen de la défense.
04:47Et alors toujours en France, Pauline, Forvia décroche de 6%.
04:49Oui, l'équipementier automobile Forvia fait état d'un chiffre d'affaires en replu de plus de 3,5% au troisième trimestre,
04:56pénalisé par des effets de change négatifs.
04:58Mais le groupe confirme tout de même ses objectifs annuels de vente, marge et cash flow.
05:03En Asie, Pauline, les indices sont au plus haut.
05:05Oui, le Nikkei a clôturé en forte hausse de 3,5% ce matin avec un nouveau record à la clé
05:11et le Topix, plus large, a pris 2,5%.
05:13Les indices japonais sont portés par un accord de coalition qui ouvre la voie à Sanae Takahashi pour devenir Premier ministre.
05:20Le Kospi inscrit un nouveau record aussi et le Hang Seng clôture en hausse de 2,5%.
05:25Le MSCI Asie-Pacifique est au plus haut.
05:27Au-delà des indices asiatiques, que se passe-t-il sur les indices actions dans le reste du monde, Pauline ?
05:32Les indices américains ont ouvert en hausse de plus de 1% pour le Nasdaq et de 1% pour le S&P 500.
05:38En Europe, les indices sont en hausse marquée.
05:40Aujourd'hui, le DAX allemand, le MIB italien et l'indice de Belgique gagnent environ 1,5%
05:45avec un nouveau record en séance pour la Belgique.
05:48Le Stoxx 600 est en hausse de près de 1% aujourd'hui.
05:51A noter que le MSCI World grimpe aussi de près de 1%.
05:54Et du côté des marchés obligataires, Pauline ?
05:57Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans est stable, autour de 4% aujourd'hui.
06:01Le rendement à 2 ans évolue autour de 3,5%.
06:03En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 2,70%.
06:08Enfin, sur le marché des changes, l'euro-dollar se traite autour de 1,1650.
06:12Et on finit avec le programme de la journée de demain, marqué notamment par la saison des résultats, Pauline.
06:16Oui, elle sera rythmée par les publications d'entreprises.
06:19On attend entre autres celle de Eden Red, Coca-Cola 3M, puis Netflix demain soir après la clôture des marchés.
06:26Côté macro, la séance de demain s'annonce calme.
06:29Les investisseurs devront attendre jusqu'à vendredi pour connaître l'inflation américaine de septembre décalée à cause du shutdown.
06:36Voilà, donc tendance mon ami.
06:37Le résumé complet de l'actualité boursière du jour.
06:39Merci Pauline Grattel.
06:40Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Planète Marché.
06:52Et c'est parti pour Planète Marché, une quarantaine de minutes ensemble pour décrypter les actualités politiques, économiques et surtout financières.
06:59Pour en parler ce soir, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Bourse Eric Bertrand.
07:03Bonjour Eric Bertrand.
07:04Bonjour.
07:04Vous êtes directeur des gestions chez Ofi Invest Asset Management.
07:07A vos côtés, nous avons le plaisir d'accueillir également Grégoire Kounofsky.
07:10Bonjour Grégoire Kounofsky.
07:11Bonjour.
07:11Vous êtes investment advisor chez Norman Kay.
07:14Et nous avons le plaisir d'accueillir également Thierry Leclerc.
07:16Bonjour Thierry Leclerc.
07:17Bonjour Nicolas.
07:17Vous êtes président fondateur d'AlphaJet Fair Investor.
07:20Alors, une situation avec pas mal d'actualité quand même sur les marchés financiers, au-delà des résultats d'entreprises.
07:28Peut-être deux mots rapides avant d'aller peut-être sur la vision globale que vous pouvez avoir des marchés les uns et les autres.
07:34Sur la situation de BNP Paribas aujourd'hui avec vous Thierry Leclerc.
07:38Et peut-être un petit mot de cette dégradation de la note de la France avec vous Eric Bertrand.
07:42Alors, on en parle beaucoup, on y reviendra.
07:44Est-ce que c'est un événement ou non pour les marchés ? Je vous poserai la question dans un instant.
07:47Mais Thierry Leclerc, ce sujet, moins 8% pour BNP Paribas aujourd'hui à l'ouverture de la semaine,
07:52en pleine saison de publication des résultats, parce qu'un tribunal aux États-Unis a reconnu BNP Paribas complice du gouvernement soudanais.
08:02Est-ce que c'est de nature à inquiéter spécifiquement la banque ou le secteur bancaire dans les prochaines semaines ?
08:08Là, pour le coup, c'est plutôt la banque, c'est plutôt BNP Paribas.
08:11Et effectivement, ça rappelle des très mauvais souvenirs aux actionnaires de la banque et à la banque elle-même, évidemment,
08:18puisqu'ils avaient été condamnés en 2014 à 8,9 milliards de dollars d'amende.
08:23C'est quand même la plus forte amende qui a jamais été prononcée contre une banque européenne.
08:30Les deuxièmes, juste pour avoir un ordre de grandeur, c'est HSBC à 1,9 milliard de dollars.
08:36Donc c'était vraiment hors normes.
08:38Et là, effectivement, sachant que pour mémoire, en 2014, ils avaient fait du business avec l'Iran, le Soudan, justement, et Cuba.
08:49Donc c'était des pays qui étaient sur la liste d'interdiction de transactions financières par les États-Unis.
08:57Donc là, on retrouve à nouveau le Soudan.
08:59Donc là, c'est différent, c'est ce que vous avez dit en introduction.
09:02Donc c'est des réfugiés soudanais qui ont attaqué ce qu'on appelle une class action aux États-Unis,
09:08qui ont attaqué la banque pour avoir aidé les autorités.
09:15Enfin, c'était un dictateur.
09:16Oui, bien sûr, Omar El-Bachir.
09:17Omar El-Bachir, exactement.
09:19Qui était en place entre 1989 et 2019.
09:24Et donc, dans cette période-là, la banque, via une succursale en Suisse, aurait aidé, enfin, aurait financé le Soudan.
09:33Alors, dans un premier temps, la banque ne s'est pas prononcée.
09:38Là, ils ont publié un communiqué de presse en disant que, un, il n'y avait jamais eu de financement d'armes.
09:43Deux, les dommages qui ont été prononcés par le tribunal américain sont disproportionnés, selon eux, évidemment.
09:53Et puis, troisièmement, la loi suisse interdit, effectivement, des financements locaux,
10:03mais n'interdit pas des financements dans des pays tiers.
10:06Donc, il n'y a pas d'extradition, enfin, d'extraterritorialité, pardon, au niveau de la Suisse.
10:15Donc, la banque cherche à se défendre.
10:17La banque fera appel, d'ailleurs.
10:19La banque fait appel, effectivement.
10:21Maintenant, en fait, ce que vous avez aussi dit en introduction, c'est qu'il y aurait 23 000 plaignants potentiels.
10:28Là, donc, ils ont été condamnés à un tout petit peu moins de 21 millions de dollars d'amende.
10:34Oui.
10:35Donc, pour dédommager trois réfugiés soudanais dans cette première salle, si vous voulez, de classe action.
10:41Et derrière, il y aurait 23 000.
10:43Et c'est ça qui fait peur au marché.
10:44Donc, 23 000 fois 7 millions, 20,75 divisé par 3, ça fait à peu près 7 millions, fois 23 000, ça ferait 150 milliards de dollars.
10:53Donc là, évidemment, ça fait mal.
10:56Donc, en fait, compte tenu des montants en jeu, alors, vous savez, aux États-Unis, c'est un vrai, en quelque sorte, business, les litiges.
11:06Bien sûr.
11:07Donc, il y a des analyses qui suivent ça en permanence.
11:09Et donc, là, compte tenu du, enfin, nous, ce qu'on suit aussi sur les marchés, le risk-reward, ça plaiderait quand même pour que la banque transige avec l'État américain.
11:22Ou, en tout cas, avec le tribunal.
11:26Bien sûr, oui, bien sûr.
11:28Et donc, on n'a pas vraiment d'idée de calendrier.
11:31Enfin, il ne se passera rien jusqu'au premier trimestre 2026, ça c'est sûr, fin mars à peu près, c'est ça les premières indications.
11:39Donc là, la banque va chercher à organiser sa défense.
11:41Mais, à nouveau, pour la banque, enfin, pour BNP Paribas, c'est un sujet très douloureux parce qu'effectivement, en 2014, ce qui avait été reproché aussi beaucoup à la banque, c'était qu'elle était un petit peu arrogante.
11:52En tout cas, qu'elle prenait les autorités américaines un tout petit peu de haut.
11:56Chose qu'il ne faut évidemment pas du tout faire.
11:58Donc, c'est pour ça qu'il y avait eu une amende aussi considérable pour leur donner, en quelque sorte, une leçon.
12:02Donc là, je pense qu'effectivement, la leçon a été bien retenue.
12:05Donc, ils vont chercher déjà à faire profit de banque et puis, dans un deuxième temps, voir s'il y a une transaction possible.
12:13Mais on parlerait quand même, bon, alors là, ces premières estimations, c'est vraiment des analyses spécialisées qui regardent des choses à peu près semblables.
12:22Enfin, j'ai regardé un petit peu en détail, c'est quand même assez lointain.
12:25Néanmoins, on arriverait déjà à une première estimation de 10 milliards de dollars, voilà, sur une transaction.
12:30Donc, c'est un vrai sujet.
12:33Donc, pour répondre à votre question initiale, est-ce que c'est justifié, c'est moins 8% ?
12:37Oui, puisque ce n'était pas du tout attendu.
12:39On savait qu'il y avait, ça a démarré en 2016, on savait qu'il y avait quelque chose qui était en cours.
12:44Mais les estimations, c'était plutôt autour de 500 dollars par plaignant.
12:49Oui, alors là, on est à 7 millions.
12:51Donc, c'est pour ça qu'on change complètement de braquet.
12:54La surprise, la surprise pour la banque, évidemment, c'est un choc.
12:58Et puis, pour les marchés qui n'attendaient pas ça du tout.
13:00Le BNP Paribas, donc, qui est effectivement en recul d'un peu plus de 7,5% à l'heure où on se parle.
13:07Un mot avec vous, Éric Bertrand, de la situation française.
13:11Est-ce que, alors, effectivement, la France qui voit sa note abaissée par l'agence S&P,
13:17on se souvient, il y a quelques semaines, effectivement, des remous, des inquiétudes, effectivement, sur la situation budgétaire française,
13:24sur un potentiel abaissement de la note par une autre agence de notation, à l'agence Fitch.
13:30Ma question va être assez directe et assez cache.
13:33Est-ce que l'abaissement de la note de la France à l'heure actuelle est une actualité pour les marchés financiers
13:38ou est-ce que ça ne fait que correspondre à un long scénario déjà digéré, déjà anticipé par les marchés financiers
13:42vis-à-vis de la situation budgétaire française ?
13:45Je vais faire très bref, c'est déjà dans les cours.
13:47D'accord.
13:47C'est longtemps qu'on attend que la dette française aille vers le simple A.
13:51On était 2A, 3A, 2A, simple A, puis après, plus, égal ou moins.
13:56Aujourd'hui, on va vers le simple A progressivement.
13:59Moody's devrait dégainer.
14:00Ce qui est intéressant, c'est que S&P devait parler dans un mois, ils ont avancé le calendrier.
14:04Oui.
14:05Il y a une petite notion d'accélération.
14:07Le sujet, il est juste techniquement, c'est la deuxième note, la deuxième agence qui dégrade,
14:12qui compte vraiment pour tout un tas d'aspects réglementaires ou d'aspects de ratio.
14:16La deuxième meilleure note qui compte pour les banquiers comme pour les assureurs.
14:21Tout le monde avait anticipé le sujet.
14:23Le fait d'avoir un gouvernement qui dure plus de 24 heures,
14:26d'avoir presque un embryon potentiel de budget et une sanction,
14:30paradoxalement, ça va y avoir plus vite, mais derrière, la perspective est stable.
14:34On rappelle ce que tout le monde sait, la trajectoire des finances publiques n'est pas heureuse
14:36et il y a de l'instabilité politique.
14:38Donc, en gros, il y a plutôt eu de la prise de profit, un peu de resserrement de l'OAT contre Allemagne,
14:43un rebond des actions françaises en relatif contre les autres pays,
14:48puisque que ce soit les utilities ou les banques, elles ont un peu souffert quand même de cette prise,
14:53parce qu'il y a eu des choses en cascade.
14:55Nous, on ne voit pas du tout d'accélération.
14:56La France traite déjà comme un simple A, plus large que l'Italie et l'Espagne.
15:00Le Portugal qui, eux-mêmes, en revanche, ont été rehaussés il y a une semaine.
15:05Maintenant, à court terme, tant qu'on a un gouvernement, qu'on sort à peu près un budget,
15:08ça ne devrait pas être le problème.
15:10Le problème, c'est la direction à moyen terme.
15:14Et là, on est sur une direction qui n'est pas tenable dans la durée.
15:17Donc, dans les dix prochaines années, il y a un moment où il faudra quand même qu'on restaure cette trajectoire budgétaire.
15:25On est les seuls pays à ne pas l'avoir fait en Europe.
15:27Oui, bien sûr.
15:27Donc, il y a un moment, financer notre modèle nécessitera des ajustements.
15:32Il faudrait mieux que ça se passe avec la raison plutôt que sous la pression.
15:35Pas de lien direct entre l'annonce de la suspension de la réforme des retraites et la dégradation de la note S&P ?
15:39Ce n'est pas comme ça qu'il faut le voir ?
15:41Oui, si, il y a une accélération.
15:42Oui, c'est ça, d'accord.
15:43Ce ne sera pas explicitement mentionné.
15:44Pour l'instant, c'est qu'une suspension.
15:45C'est la présidentielle de 27 qui décidera.
15:48En revanche, un abandon pur et simple ferait qu'on rajoute, je dirais,
15:54un certain nombre de milliards en déficit supplémentaire, mais pendant 20 ou 30 ans.
15:59Ce n'est pas financé aujourd'hui.
16:00Et ça, pour le coup, ça pourrait créer une forme d'accélération.
16:03Maintenant, la France est un pays riche qui s'est levé l'impôt.
16:06Donc, on pourra éventuellement avoir une crise ou de la pression des marchés.
16:11Ça finira bien.
16:12Si on pouvait s'éviter le passage douloureux de tensions sur la dette
16:15et de commencer à payer trop cher nos intérêts de la dette,
16:19ce serait peut-être à regarder d'un bon oeil.
16:23Mais bon, il faut laisser nos politiques se concentrer sur le sujet.
16:27Mais on ne fait pas de politique.
16:30Nous, on constate simplement...
16:31Qu'en tout cas, c'était anticipé par les marchés et qu'on reste dans le scénario.
16:34Nous, on était acheteurs d'OAT sur tension.
16:36Là, on a pris les bénéfices après la stabilisation via le gouvernement.
16:40Grégoire Kounowski, une question peut-être un petit peu plus large.
16:42Comment est-ce que vous analysez la séquence sur les marchés financiers
16:45alors que la saison des résultats s'est ouverte,
16:47qu'on a des indices américains ou français ou européens
16:51qui restent quand même sur des plus hauts ?
16:53Avec une certaine tension quand même.
16:55On sent que, si je caricature, l'IA donne le là un petit peu
16:59dans les publications ou en tout cas dans les prises de parole d'entreprises
17:03parce qu'il n'y a pas que des publications d'ailleurs de résultats
17:06qui mentionnent l'intelligence artificielle pour faire bondir des cours.
17:10Je pense notamment à Oracle ou à autres.
17:12Et à côté de ça, la moindre inquiétude, notamment sur des banques régionales
17:18aux États-Unis, crée un petit peu de tension tout de suite
17:20comme si tout le monde attendait de savoir quand est-ce que la mer allait se retirer.
17:23Ce n'est pas comme ça qu'il faut le comprendre, Grégoire Kounowski ?
17:25On peut le voir des deux façons.
17:27Il y a le momentum qui est ultra, ultra positif encore,
17:30tiré par les valeurs de l'IA.
17:31Et à chaque fois que ça rebaisse, ça rachetait directement,
17:33que ce soit sur Trump, qu'annonce des tarifs,
17:35qu'il fait le taco-tread, on appelle des rétro-pédales,
17:37parce qu'on commence à connaître un peu comment il fait,
17:38ou sur l'IA, petite inquiétude, les banques régionales,
17:41mais c'est racheté directement.
17:42Donc, il y a ce côté de dire, effectivement,
17:44la moindre consolidation est mise à profit par les investisseurs pour acheter.
17:48Donc, le momentum reste très positif, il faut y aller.
17:50Et à l'envers de la maladie, c'est de dire que les risques,
17:52on en voit popper un peu ici, un peu là.
17:55Les banques régionales, c'est quelque chose qu'on connaissait depuis un certain temps.
17:58Les faillites de First Brand, on savait un peu les impacts.
18:01Ça vient de popper ici, ça a fait décaler un petit peu,
18:03mais pour l'instant, c'est oublié.
18:05En fait, on est en train de se demander
18:06quel est l'événement qui va vraiment faire vaciller la pyramide,
18:10le château de cartes, et que ça va commencer à s'effondrer.
18:12D'accord, château de cartes, on parle de château de cartes.
18:14Ouais, on peut parler de bulles, on peut parler de château de cartes,
18:16on entend plein de choses.
18:17La vérité, c'est qu'une bulle, peut-être qu'il y en a, peut-être qu'il y en a plusieurs.
18:19Le principe d'une bulle, c'est qu'on ne sait pas quand ça va éclater.
18:22Mais oui, il y a des risques, il y a des valeurs qui sont extrêmement élevés
18:24sur les marchés listés, mais sur les marchés privés.
18:27Là, ce qui a fait un peu dérailler la chose, c'est le crédit privé.
18:36Il a dit que quand vous envoyez un, ça veut dire qu'il y en a peut-être d'autres.
18:40Il y en a probablement un peu partout.
18:42Il prêche pour sa paroisse, on ne va pas se cacher.
18:44Donc oui, c'est un marché qui est risqué.
18:46Maintenant, le momentum reste, pour le moment en tout cas,
18:49factuellement et techniquement, quand même très très bon.
18:51Avec une saison de résultats qui laisse encore entendre
18:53une croissance des profits aux Etats-Unis pour les valeurs du S&P 500.
18:55On parle de plus 9%.
18:56Après, c'est tiré par l'IA, c'est toujours la même chose.
18:59C'est une moyenne des entreprises.
19:01Exactement, mais ce qui est intéressant à voir,
19:03c'est que dans les séances de baisse, comme vendredi dernier,
19:05où ça a un peu secoué, il y a des secteurs
19:07qui ne sont pas considérés aujourd'hui, comme le food and bread,
19:09par exemple, un Pepsi, qui monte fortement.
19:12Donc peut-être que ce qui est malin à faire,
19:13c'est de jouer la rotation sectorielle,
19:15d'un peu alléger le trade IA en disant
19:17« Ok, on a bien profité, ça devient risqué,
19:19même si ça peut continuer, et peut-être se replacer
19:21sur d'autres secteurs qui n'ont pas profité à la fête,
19:23où il reste des super boîtes et qui, à mon avis, vont afficher
19:25des super chiffres. Et Pepsi, c'est l'exemple même.
19:27Et c'est des choses à regarder, oui. »
19:29Est-ce qu'on regarde encore
19:31les résultats des entreprises, ou simplement
19:33si elles vont se mettre à faire de l'IA dans les prochaines années ?
19:34Ça, ça me rappelle le métavers à l'époque,
19:36où on mettait « métavers » dans le titre de la publie,
19:38et ça faisait monter le cours de 10.
19:41On en est un peu là, quand même,
19:43sur certaines valeurs aujourd'hui.
19:45Éric Bertroy n'est pas d'accord.
19:47Il faut savoir distinguer.
19:48Il y a du factuel, il y a du positif,
19:51il y en a qui jouent un peu avec les termes,
19:52il y a un peu de tout. Après, c'est les marchés, c'est toujours la même chose.
19:54Donc il faut savoir faire les distinguos.
19:57En regardant Nvidia, je ne sais pas comment ils vont publier,
19:59Nvidia, c'est quand même ultra solide de ce qu'ils font.
20:00Il y en a d'autres, c'est moins solide.
20:02Donc il faut être un peu vigilant.
20:04Mais ils font la même chose, vous avez la même chose
20:05sur les très autres boîtes qui vont dans les cryptos.
20:07C'est vachement à la mode aujourd'hui,
20:08vous dites que vous investissez une partie de votre réseau en cryptos,
20:11et puis ça fait monter le cours de bourse.
20:12Jusqu'au moment où, comme le métavers, ça ne marchera plus.
20:15Donc il faut se méfier un petit peu quand même.
20:17Éric Bertrand, comment vous regardez ce début de saison des résultats ?
20:19Alors effectivement, avec beaucoup d'attentes,
20:21notamment parce qu'on a des indices qui sont tirés
20:24notamment par des valeurs tech et par la thématique
20:26intelligence artificielle.
20:27On voit que le spectre SVB n'est pas loin
20:30et que dès qu'on a une ou deux banques régionales
20:33qui ont plus affiché un risque de défaut
20:38sur un prêt accordé par un même emprunteur en plus.
20:40Donc on était vraiment potentiellement sur un micro-événement,
20:42mais on sent quand même que tout de suite,
20:43ça amène un petit peu de tension sur les marchés.
20:46Comment est-ce que vous la regardez cette saison des résultats
20:47dont tout le monde s'attend à ce qu'on soit encore
20:50sur un bon cru quand même pour celle-ci ?
20:54Il y a plein d'aspects.
20:57Pour nous, en termes de performance, en gros, l'année est faite.
20:59C'est-à-dire qu'on a eu des séries de bénéfices,
21:02alors mieux aux US qu'en Europe.
21:03On a un peu augmenté les multiples.
21:06On est quand même sur une toile de fond économique,
21:08il ne faut pas l'oublier,
21:09où on a quand même été très secoués
21:11par la façon de communiquer, en tout cas de Trump.
21:14Qu'est-ce qu'on a quand même aujourd'hui ?
21:16On a en Europe des plans de relance.
21:18Alors certes, il y a eu les tarifs,
21:19mais il faut voir le déficit,
21:21le budget qu'il y a en Allemagne,
21:23on est à plus de 4% de déficit sur PIB.
21:24Tout ça, c'est des injections.
21:26Alors, la moitié pour acheter des F-35,
21:28ça ira aux US,
21:28mais globalement, c'est quand même de la croissance,
21:30au-delà du cas français.
21:32Aux États-Unis,
21:33la qualité des actifs américains,
21:36on y reviendra peut-être,
21:36est très importante,
21:37mais la Big Beautiful Bill,
21:38c'est quand même 6% de déficit budgétaire,
21:40donc il n'y a pas de restrictions,
21:41on continue d'injecter.
21:43Sur l'IA,
21:44c'est pas que je fais cas d'avance,
21:45parce que c'est vraiment pas simple,
21:47c'est qu'aujourd'hui,
21:48à la différence d'autres moments
21:50qu'on a pu connaître,
21:51comme le métavers,
21:52et puis pour les plus anciens,
21:54la bulle internet,
21:55les dot-com, etc.,
21:57aujourd'hui, il y a du vrai cash qui rentre,
21:59enfin, c'est du vrai argent,
22:01mais c'est les fabricants de pêlées de pioche.
22:04Derrière, est-ce que tous ces investissements
22:05vont donner lieu à des gains de productivité
22:07qui feront plus de résultats
22:08pour les entreprises
22:09qui vont utiliser ce que leur apportent
22:11Meta, Google, Microsoft,
22:14Nvidia et Consor,
22:15c'est là que se pose plus la question.
22:16Et ce qui est assez troublant,
22:18c'est que le raisonnement que je tiens,
22:20on pouvait le faire il y a un an,
22:21il y a deux ans, il y a trois ans,
22:23et il ne fallait pas sortir de l'IA.
22:25Oui, c'est dangereux.
22:26Oui, il faut mettre en place de la protection,
22:31de la convexité dans les portefeuilles,
22:32mais en sortir,
22:34ça peut continuer encore longtemps.
22:35Quand on voit les niveaux de capex,
22:36ils sont absolument colossaux.
22:38Et c'est ça que j'aimerais comprendre,
22:41effectivement,
22:41c'est qu'on a quand même
22:43de plus en plus d'investisseurs
22:44qui disent, oui, effectivement,
22:45on est sur des niveaux
22:46où on commence à regarder,
22:48on commence un peu à faire attention
22:49parce qu'on se demande si,
22:51effectivement,
22:51vous parlez de bulles,
22:52de châteaux de cartes,
22:53vous nous disiez que c'est dangereux.
22:53Et en même temps,
22:55les saisons de résultats passent
22:57et à chaque fois,
22:58en fait,
22:58on a une sorte de validation
22:59des valorisations
23:00des entreprises concernées
23:02qui tirent à elles seules,
23:03finalement,
23:03le reste de la cote.
23:04pour quelques-unes,
23:05et c'était très justement dit.
23:07Il y a les fameuses 7 magnifiques
23:08qui sont peut-être 6 maintenant.
23:09Il y a 6 valeurs
23:10qui entraînent,
23:11qui représentent,
23:12je ne sais pas,
23:1240%,
23:13ça se bouge tout le temps,
23:14des résultats
23:15des 500 boîtes du S&P.
23:16On mélange un peu les choses
23:18et elle,
23:20c'est peut-être le péage
23:20de l'autoroute
23:21et tout le monde
23:21est avec sa voiture.
23:22C'est plus après,
23:23dans la vérité
23:24de la rentabilité
23:25de ces capex
23:26qu'il faudra trouver
23:27de la valeur
23:27sur le reste du S&P.
23:29C'est compliqué
23:31d'en sortir aujourd'hui.
23:33plus à essayer
23:35de diversifier
23:36mais pas sortir de l'IA.
23:37Ça aura pu se casser
23:38la figure il y a un an,
23:39ça pourra se casser
23:39la figure demain
23:40ou dans un an.
23:41C'est bien malin
23:43et qui saurait le déterminer.
23:44Il y a quand même
23:44des vrais bénefs
23:45et des vrais coupons
23:46sur les boîtes en question.
23:47C'est toute la contagion
23:48qui a été évoquée
23:49juste autour
23:49où je vais mettre
23:51un botte IA
23:52dans n'importe quelle appli
23:53de n'importe quoi
23:53et que là
23:54que le cours de bourse monte.
23:56Je ne suis pas sûr
23:56que ça améliore forcément
23:57à hauteur de la haute.
23:58Non mais il y a aussi
23:59des questionnements
24:00quand je prends
24:00le sujet Oracle
24:02avec d'un côté
24:03des carnets de commandes
24:04absolument pleins
24:05vis-à-vis de grands acteurs
24:06de l'IA
24:07qui du coup
24:07laissent entendre
24:08une progression
24:08du chiffre d'affaires
24:09sur plusieurs années
24:10et de l'autre
24:10des questionnements
24:11sur la rentabilité
24:12de ces activités-là
24:14qui sont beaucoup moins rentables
24:15que les autres services
24:16d'Oracle par exemple.
24:18Donc c'est là aussi
24:19où on peut se poser
24:19la question
24:20quand on regarde
24:22les résultats
24:23des entreprises
24:26si la seule thématique
24:27qu'il y a
24:27continuera
24:28à faire progresser
24:29le marché.
24:30C'est un peu
24:30la question
24:30qu'on peut se poser.
24:32Dans ces cas-là
24:32c'est les bénéfes
24:33sonants et trébuchants
24:34qui sont en caissage.
24:35C'est ça la vérité.
24:36C'est pour avoir
24:36d'autres types de bulles
24:38où on fait des projections
24:39sans vrai argent.
24:41Là il faut se mécier.
24:42Juste un tout petit point
24:43sur les banques.
24:44C'est quand même
24:45un tout petit sujet
24:46les banques régionales
24:46parce qu'il ne faut pas oublier
24:49qu'on a eu
24:49une remontée de taux
24:50assez significative
24:51qui est derrière
24:52tout le monde
24:52il y a trois ans.
24:53On a quand même pris 300 points
24:54à l'échelle de la planète.
24:56Dans le crédit privé
24:57dans le private equity
24:59dans tout un tas
25:00de banques régionales
25:01il y a tout un tas
25:01de prêts
25:02qui sont renouvelés
25:02maintenant.
25:03C'est-à-dire qu'ils ont été
25:04faits à zéro plus
25:05et ils ont 300 points de plus
25:06à refaire maintenant.
25:07Et quand on n'a pas
25:08un bon contrôle des risques
25:09ce qui n'est pas le cas
25:09des grosses
25:10qu'on apprécie plutôt
25:11aux Etats-Unis
25:12il y a quand même
25:13des choses à surveiller
25:14tout ça sur fond
25:15d'administration de Trump
25:17qui veut déréguler
25:17pousser la Fed
25:18à déréguler au maximum
25:19sur les banques régionales.
25:23Un sujet à suivre
25:23et qui expliquerait
25:24peut-être la fébrilité
25:25vis-à-vis du cas
25:27Zion Bancorp
25:28et Western Alliance.
25:29Oui parce qu'on se souvient
25:31qu'on peut lever des lièvres
25:33qu'on n'imagine pas
25:34vu de loin.
25:35Juste je permets
25:36de vous couper
25:36l'histoire de la bulle
25:38on parle beaucoup
25:39de la bulle sur l'IA
25:39on parle souvent
25:41de Nvidia etc
25:41vous regardez les forward PE
25:42ça reste quand même
25:43cher mais raisonnable
25:44par contre ce qu'on voit
25:45vraiment aujourd'hui
25:46c'est des proxys
25:46qui sont en pleine bulle
25:47vous avez les terres rares
25:48guidées par Trump
25:50il y a des boîtes
25:50qui ont zéro projet
25:51zéro chiffre d'affaires
25:52au mieux dans 10 ans
25:53elles font quelque chose
25:53elles sont envolées de 1000%
25:55vous avez dans l'énergie
25:56où Bloomberg va étitrer
25:57que grosso modo
25:58la bulle est là
25:58je suis assez d'accord là-dessus
26:00il y avait des boîtes
26:00qui sont complètement envolées
26:01elles ne font pas grand chose
26:02et en fait
26:03vous avez l'IA
26:03qui est un peu le mastodon
26:04où ça se discute
26:05il n'y a pas vraiment
26:06il y a des très bons arguments
26:07qui vont dire oui
26:08bulle, non bulle
26:09moi je rejoins mon confrère
26:11mais par contre
26:11sur ces segments de marché-là
26:13les terres rares
26:14et typiquement
26:14les valeurs durables
26:15pour certaines
26:16c'est les fabricants
26:16de pêlées de pioche
26:21de ce qui se passe
26:22où là il y a un vrai danger
26:23quand même
26:24parce que là
26:24c'est à l'excès total
26:25que ça se passe sur le privé
26:26ou sur le listé
26:27et là au bout d'un moment
26:29les gens pilent, pilent, pilent
26:30dedans
26:30parce qu'ils voient les news
26:31en disant
26:31là Trump va prendre
26:32une participation
26:33elle s'envole de 250%
26:35vous regardez les fonds
26:36il n'y a rien derrière
26:37c'est du vent
26:38là il va y avoir des dégâts
26:40au bout d'un moment
26:40alors les gens qui sont dans la bulle
26:41ils font beaucoup d'argent
26:42pour l'instant
26:42donc tant mieux pour cela
26:43mais par contre
26:44les gens qui vont arriver trop tard
26:45et quand ça va effectivement
26:46popper
26:47parce que c'est le principe des bulles
26:48sur celle-là
26:49en tout cas ça va faire mal
26:49Thierry Leclerc
26:51à la lumière de ce qu'on s'est déjà dit
26:52en matière de saison de résultats
26:54alors on a pris un volet
26:55enfin on a pris une orientation IA
26:56mais il n'y a pas que l'IA
26:57effectivement dans la saison des résultats
26:58même si ça reste une thématique
27:00essentielle en bourse aujourd'hui
27:02comment est-ce que vous analysez
27:03ce début de séquence ?
27:04Je vais quand même compléter
27:05Sur l'IA bien sûr
27:06Juste avoir un petit chiffre en tête
27:08il y a 10 000 milliards de dollars
27:12qui ont été rajoutés
27:14sur les marchés financiers
27:15au deuxième et troisième trimestre
27:172025
27:18et là-dessus
27:19il y a 77%
27:21qui provient
27:21donc on est aux Etats-Unis
27:22d'accord
27:23et il y a 77%
27:24qui provient
27:25de 41 ans
27:26qui sont reliés
27:28plus ou moins à l'IA
27:29donc effectivement
27:31la progression
27:35des marchés financiers
27:36continue
27:37c'est l'illustration
27:38de ce qu'on vient de dire
27:39par les chiffres
27:39quand même 10 000 milliards
27:40de dollars
27:41de market cap en plus
27:42c'est quand même pas rien
27:43en deux trimestres
27:44du 2 ou du 4 avril
27:45c'est l'importance
27:47le point de départ
27:49est important
27:50voilà
27:50donc c'était
27:52le 1er avril
27:52enfin le 2
27:53et donc
27:55oui mais c'est vrai
27:56qu'on était en pleine tourmente
27:58donc on est sur
27:59un plus bas
27:59et un plus haut
28:00donc il y a un effet
28:01de correction aussi
28:01de ça
28:02après c'est vrai
28:03que je crois
28:04que ça a progressé
28:05de plus de pratiquement
28:0660%
28:07les 7 magnifiques
28:08dans l'intervalle
28:09entre le point bas
28:10et là
28:11c'est fois 2
28:12depuis le 4 avril
28:12voilà
28:13donc fois 2
28:13etc
28:14et donc
28:16c'est vrai
28:16qu'après coup
28:17c'est toujours facile
28:18mais bon
28:19il y a des courageux
28:20qui ont été
28:20et tant mieux pour eux
28:21aujourd'hui
28:23donc c'est clairement
28:24ce qui alimente le marché
28:25donc là
28:25c'est le chiffre
28:26que je viens de donner
28:27et c'est vrai
28:29que les bulles
28:29enfin
28:30moi je parle pas de bulles
28:31je pense que c'est à peu près
28:32le consensus
28:33qu'on peut tirer
28:34sur l'IA
28:34en tout cas spécifiquement
28:36c'est que les résultats
28:37sont là
28:37Nvidia ça fait 14 trimestes
28:40je crois d'affilé
28:41qui battent
28:43et qui augmentent
28:44la guidance
28:45donc le marché
28:46il adore ça
28:46puis là
28:47c'est des montants
28:48quand même significatifs
28:49ça contribue vraiment
28:50à la croissance du S&P
28:51de manière
28:53pratiquement 10%
28:54donc c'est très significatif
28:56la croissance des résultats
28:57de Nvidia
28:58sur le marché américain
28:59et c'est vrai
29:00que moi j'ai toujours
29:01tendance à dire
29:02de toute manière
29:03on verra
29:03quand ça s'arrêtera
29:04donc ça sert à rien
29:05de spéculer avant
29:06je pense que le jour
29:08où ça s'arrête
29:09ok peut-être que le titre
29:10il aura dévissé de 20%
29:11mais c'est peut-être
29:13une mauvaise idée
29:13de descendre
29:15du bateau
29:16aujourd'hui
29:16peut-être que c'est
29:17le coup du siècle
29:18d'avoir acheté
29:19début avril
29:19et de vendre aujourd'hui
29:21parce qu'on est
29:21mais en fait
29:22la vérité
29:22c'est que personne
29:23n'en sait vraiment rien
29:24mais
29:26donc il faut rester dessus
29:28et il faut accepter
29:29de se dire
29:29qu'on a gagné
29:30beaucoup d'argent
29:31qu'on est
29:32dans une phase
29:33
29:34on peut
29:35on peut avoir
29:37du jour au lendemain
29:38une baisse de 20%
29:39du titre
29:39parce que là
29:40c'est vrai que
29:40ça va canaliser
29:42énormément
29:43ça va crisper
29:45énormément le marché
29:45donc ce jour-là
29:47où Nvidia
29:48va décevoir
29:48et s'ils déçoivent
29:50un peu significativement
29:51avec des mauvaises nouvelles
29:52les effets seront conséquents
29:53les effets seront conséquents
29:55pour tout le monde
29:58d'accord
29:58mais il faut accepter ça
30:00et tout le monde l'anticipe ça
30:00c'est-à-dire que l'idée
30:01c'est qu'on est dans le bateau
30:02et jusqu'où va-t-il ?
30:03alors en fait
30:04c'est assez bien documenté
30:06les titres comme ça
30:07qui progressent
30:09très fortement
30:10et sur une courte période
30:12puisque c'est le cas
30:13ils ont 80% de chance
30:16de baisser de 50%
30:17d'accord
30:18et 50% de chance
30:19de baisser de 80%
30:21d'accord
30:22donc
30:23il faut le garder
30:24donc en gros
30:25ce que ça veut dire
30:26de baisser de 80%
30:28c'est que c'est retour
30:29à la case départ
30:30pratiquement
30:30ok ?
30:31par rapport au plus haut
30:32donc
30:33c'est un volcan
30:36qui est quand même actif
30:37on n'est pas
30:38c'est pas la sinecure
30:40c'est un vrai investissement
30:41il faut le suivre
30:42mais
30:43il y a peut-être
30:44encore de l'argent à gagner
30:45j'en sais rien à ce stade
30:46mais l'argument de dire
30:47ça génère des revenus
30:49regardez
30:49ça crée de la valeur
30:50ça génère des revenus
30:51il y a des clients
30:52les valorisations
30:53la question
30:55c'est aussi
30:56très documenté
30:57aux Etats-Unis
30:57donc la question
30:58c'est
30:59est-ce que l'IA
30:59apporte des gains
31:00de productivité
31:01parce que c'est ça
31:02finalement
31:02aux entreprises clientes
31:04de l'IA
31:05aux entreprises clientes
31:05à tout le monde
31:06est-ce qu'on commence
31:07à avoir des gains
31:08de productivité
31:09cette nouvelle révolution
31:10voilà
31:11on en a eu plusieurs
31:12là c'est l'IA
31:12aujourd'hui
31:14le jury
31:16est encore dehors
31:17on ne sait pas exactement
31:19c'est pas tranché
31:20mais on a quand même
31:20des premiers signaux
31:21justement sur l'emploi
31:22il y a quand même des
31:23on voit que l'emploi
31:25ralentit aux Etats-Unis
31:26et quand on creuse un peu
31:28une des raisons
31:29c'est parce que
31:30simplement l'IA
31:31est efficace
31:32il y a les grandes agences
31:33de consultants
31:34aux Etats-Unis
31:35qui ont dit
31:36qu'ils allaient stopper
31:36une partie des recrutements
31:38parce qu'ils n'ont plus besoin
31:39de recruter des jeunes
31:40des juniors
31:41parce qu'aujourd'hui
31:42l'IA fait le boulot
31:43donc on commence à avoir
31:44pas toujours
31:45parce qu'en Australie
31:45il y en a qui perdent
31:46des contrats
31:46justement parce qu'ils
31:48rendent des rapports
31:50écrits par l'IA
31:51vous avez tout à fait raison
31:52c'est un point très important
31:54ça fait aussi un peu
31:55ça fait jurisprudence
31:56tout ça
31:56aujourd'hui
31:57mais il y a quand même
31:58des gains de productivité
31:59mais évidemment
31:59si le client
32:02qui paye plusieurs millions
32:03de dollars
32:03en Australien
32:04ou de n'importe quelle devise
32:05un rapport
32:07qui contient
32:08plus de 50% d'IA
32:10que vous pouvez générer
32:11vous-même
32:11bon là il y a un souci
32:12et notamment
32:13quand c'est le contribuable
32:14australien
32:15qui paye derrière
32:16donc là
32:16ça fait grincer
32:17énormément dedans
32:18donc tout ça
32:19c'est dehors
32:20aujourd'hui
32:21je vous dis
32:22on voit des premiers gains
32:24de productivité
32:24qu'on crée
32:25mais c'est peut-être
32:27pas aussi massif
32:28que ce qu'on pense
32:29voilà
32:29donc il va y avoir
32:30peut-être une phase
32:31de transition
32:32peut-être qu'à ce moment-là
32:33les cours de bourse
32:34vont se poser
32:35atterrir tranquillement
32:37et ça pourra repartir
32:38typiquement
32:39la bulle internet
32:40du début des années 2000
32:42ça a fait très mal
32:43mais derrière
32:44c'était fondé
32:45vous voyez
32:45il y a quelque chose
32:46il y a eu beaucoup
32:47beaucoup d'emballements
32:48là il y avait une vraie bulle
32:49aujourd'hui c'est pas le cas
32:50il y avait une vraie bulle
32:51ça s'est dégonflé
32:52mais derrière
32:53quand c'est reparti
32:53il y avait quelque chose
32:56de concret
32:56qui permettait
32:57d'avoir des bonnes
32:58thématiques d'investissement
32:59Eric Bertrand
33:00je rebondis sur ce que nous dit
33:02Thierry Leclerc
33:03effectivement on voit
33:04les gains de productivité
33:04notamment en matière d'emploi
33:05la Fed devrait donner
33:07son avis de politique monétaire
33:10la semaine prochaine
33:10dans un contexte de shutdown
33:11aux Etats-Unis
33:12sans chiffre de l'emploi officiel
33:13à sa disposition
33:14mais on voit quand même
33:15qu'on a un marché de l'emploi
33:17aux Etats-Unis
33:17en difficulté
33:19et que les entreprises
33:21sur lesquelles
33:22les investisseurs
33:23font le plus d'espoir
33:24en bourse
33:24sont potentiellement
33:25celles qui
33:26pourraient avoir
33:27un impact sur l'emploi
33:28dans quelle boucle
33:29est-on en train
33:30de s'inscrire
33:32dans quel cercle
33:32est-on en train
33:33de s'inscrire
33:33aux Etats-Unis
33:34avec d'un côté
33:35un besoin de soutien
33:36d'une réserve fédérale
33:39américaine
33:39à cause
33:40d'un sujet emploi
33:41et de l'autre
33:42des entreprises
33:43qui génèrent des profits
33:44mais qui potentiellement
33:45ont un impact
33:45sur le marché du travail
33:46La Fed
33:48elle est sous pression
33:49c'est le mot qu'on puisse dire
33:49en ce moment
33:50La Fed
33:51elle a deux piliers
33:52en gros
33:52l'emploi et la croissance
33:54et de l'autre côté
33:54l'inflation
33:55l'inflation
33:56en gros
33:57ils vont prendre
33:57un point
33:58avec les tarifs
33:59et puis il y aura
33:59des effets de base
34:00ça va disparaître
34:01et donc elle peut se concentrer
34:02sur le ralentissement
34:02elle devrait
34:04accompagner ce mouvement
34:06parce qu'on sent bien
34:06qu'il y a quand même
34:07des chiffres sur l'emploi
34:08il n'y a pas de licenciement sec
34:10par contre il n'y a plus d'embauche
34:11il n'y a plus de création d'emploi
34:12et on sent bien
34:14pourquoi les boîtes
34:14entre Trump
34:16l'IA
34:16la Chine
34:17on ne sait pas où on va
34:18on commence par geler les embauches
34:20donc pour nous
34:21la réserve fédérale
34:22ancienne mouture
34:23je vais y revenir après
34:24va continuer de baisser ses taux
34:26sans doute deux baisses cette année
34:27deux baisses l'année prochaine
34:28on pense qu'elle va un peu moins baisser
34:30que ce qu'il y a dans les cours
34:31à certains moments
34:31parce qu'on attend un peu plus
34:34de croissance l'année prochaine
34:35à cause de la Big Beautiful Bill
34:36qui va quand même injecter
34:37de l'argent dans le circuit
34:39donc un peu moins de Fed
34:40mais une Fed
34:41qui accompagne le mouvement
34:42sans être à ce stade
34:43trop inquiète
34:44sur l'inflation
34:45maintenant ce qu'il faut quand même
34:46donc en gros
34:47elle est droite dans ses bottes
34:48maintenant
34:49ce qu'il faut quand même surveiller
34:50c'est la pression
34:52et les coûts de butoir
34:52de la Fed
34:53de Trump
34:54sur la Fed
34:55bien sûr
34:55et là pour l'instant
34:57on l'a vu
34:58les quelques heures
34:59où le marché a cru que
35:00ça peut très vite
35:02mettre des primes de risque
35:03assez fort
35:04donc pour rappel
35:05Trump veut mettre
35:05un maximum de gouverneurs
35:07entre guillemets
35:07à lui
35:08au bord de la Fed
35:08donc certains
35:10sont des républicains
35:11mais des économistes académiques
35:13d'autres sont beaucoup plus
35:14iconoclastes
35:16le patron des conseillers économiques
35:18de la Maison Blanche
35:19qui veut baisser très fortement
35:20les taux
35:21pour faire baisser le dollar
35:23et ne pas payer cher
35:23de charges d'intérêt
35:25sur la dette
35:25sans que ça fasse dans l'inflation
35:28la dernière fois qu'on a essayé ça
35:30c'était le gendre d'Erdogan
35:31à la Banque Centrale de Turquie
35:33ils ont eu 40% d'inflation
35:34pendant 10 ans
35:34il y a 2-3 trucs quand même
35:37en matière économique
35:37qui sont dangereux
35:38donc ça, ça va être à surveiller
35:39et pourquoi je dis ça
35:40c'est que
35:40aujourd'hui
35:42la réserve fédérale
35:44est protégée
35:45continue de fonctionner
35:46elle est lisible
35:47elle a 3 000 économistes
35:48ou je ne sais pas combien
35:48à l'intérieur
35:49maintenant
35:50s'il y avait
35:51un peu d'influence
35:52de plus en plus marquée
35:53non académique
35:55je dirais
35:56on pourrait voir monter
35:57des primes de risque
35:57sur les actifs américains
35:58et ça c'est la partie
35:59la moins marrante
36:00on parlait de déclencheur
36:00de scénario
36:01ça, ça peut ne pas être drôle
36:03du tout
36:03alors ça dépend jusqu'où
36:05quand on voit monter
36:06l'or et le bitcoin
36:07si vous avez peur du dollar
36:09vous allez où ?
36:10vous allez en Europe
36:11vous allez en Chine
36:12ou vous mettez de l'or
36:13et du bitcoin
36:14ou de l'argent
36:15enfin
36:15un peu le même trade
36:17oui c'est ça
36:17de l'or, de l'argent
36:18du platine, du palais
36:19enfin toute la fréquence
36:21et ça
36:23on se dit
36:25quelle sera
36:26une forme de valeur refuge
36:27alors je ne suis pas du tout
36:28dramatique sur le sujet
36:29mais c'est vraiment à suivre
36:30il y a plein d'échéances
36:31d'ici juin 26
36:32au bord de la fête
36:34ça va vraiment être à surveiller
36:35je pense
36:35mais même mai 26
36:37mai 26
36:37alors mai 26
36:38il y a Powell
36:38il y a Janvier 26
36:41il y a Lisa Cook
36:42il y a la nomination
36:44des bords
36:45des fêtes régionales
36:46qui sera faite
36:46par ceux qui seront là
36:47à ce moment-là
36:47de mars à juin
36:49il y en a 7 ou 12
36:51qui doivent être renouvelés
36:52donc il y a beaucoup de choses
36:53qui vont bouger
36:53et il y a toujours
36:54ces moments de bascule
36:55où les investisseurs disent
36:56ah ok la fête
36:57est plus indéfendante
36:57j'ai plus confiance
36:58d'accord
36:59et donc là
36:59qui est le garant
37:01un petit peu
37:02le garde-fou
37:03sur les marchés
37:04s'il n'y a plus la fête
37:04c'est ça la question ?
37:04qui est l'adulte dans la pièce
37:05alors ça ne sera pas très binaire
37:07ça sera un dégradé de gris
37:09ça sera un dégradé de gris
37:10mais le côté iconoclaste
37:12des prévisions de monsieur Miran
37:13qui veut baisser de 150 points
37:14les taux courts de la fête
37:15d'ici la fin de l'année
37:16Grégoire Kounowski
37:18je ne peux qu'aller dans ce sens-là
37:21c'est un jeu de dupe quand même
37:23parce qu'on sait que
37:24mai 2026
37:25Powell s'en va
37:26on sait qu'ils ont essayé
37:29quand je dis
37:30il, son administration
37:30mais c'est Trump
37:31de faire licencier
37:33l'ISACO
37:34qui ne sont pas réussis pour l'instant
37:35oui mais quand on voit
37:36que la Cour suprême
37:36reporte sa décision
37:38alors effectivement
37:38elle ne la reporte
37:38sans janvier 2026
37:39elle a quand même tendance
37:41à quand même suivre
37:42ou en tout cas
37:43lui laisser la marge
37:44pour continuer
37:45à faire ce qu'il veut faire
37:46et oublions pas non plus
37:47que là c'est le festival
37:49le bal des prétendants
37:50pour être élu
37:51à la place de Powell
37:52et qu'il y en a beaucoup
37:53qui ont bien compris
37:54comment ça se passait
37:54et qui commencent à adopter
37:56quand même
37:56le ton assez rude
37:58de Trump
37:58et de vouloir baisser
37:59fortement les taux
38:00et on peut aller
38:01très rapidement
38:01dans une phase
38:02d'erreur de politique monétaire
38:03et ça ils vont le payer
38:04derrière
38:05on va tous le payer derrière
38:06donc il faut être vigilant
38:07aujourd'hui
38:07en termes de primes de risque
38:08honnêtement il n'y en a pas
38:09là-dessus
38:09d'accord
38:09mais donc on peut faire
38:10des scénarios sur la fête
38:11parce qu'Éric Bertrand
38:12nous parlait d'anciennes moutures
38:13ou de nouvelles moutures
38:13est-ce qu'on peut faire
38:14des scénarios économiques
38:15dans un contexte politique
38:17instable ?
38:17on peut faire des scénarios
38:18de marché
38:18il y a un scénario de marché
38:19qui dirait que si Trump
38:20par réseau
38:20il faut jouer les taux longs américains
38:21parce qu'il y a de la plus à lui
38:23à faire sur l'effet de duration
38:24ils ont déjà bien baissé
38:25ils peuvent encore baisser
38:26mais derrière
38:27ça peut vraiment remonter fortement
38:28s'il y a trop d'inflation
38:29il y a beaucoup de choses à faire
38:31après c'est des risques
38:32qu'il faut prendre
38:33je ne suis pas sûr
38:34qu'il faille les prendre comme ça
38:36donc l'or
38:38on en a parlé
38:38je pense que c'est intéressant
38:39d'en parler
38:39vous regardez le graphique
38:41aujourd'hui c'est une tech américaine
38:42que ça monte
38:43est-ce que c'est encore décorrélé
38:44l'or ?
38:45est-ce que c'est une valeur revue ?
38:46bitcoin c'est intéressant
38:47comme corrélation
38:47que ça monte
38:49il y a des très bons arguments
38:49pour que ça monte
38:50que ça monte aussi vite
38:51ça pose quand même des questions
38:53quand même
38:53parce que c'est quand même
38:54je ne parle même pas de l'argent
38:55donc depuis 2020
38:57ça gagne plus que tout
38:58l'or
38:58donc il y a des vraies questions
39:00c'est le fameux trade
39:01du débasement
39:02du USD débasement
39:03c'est grosso modo
39:04on s'en va
39:04c'est ce qu'il disait
39:05on s'en va du dollar
39:06pour trouver un actif refuge
39:07il y a les cryptos
39:08mais les cryptos bougent quand même
39:09un peu moins dernièrement que l'or
39:10c'est vraiment l'or et l'argent
39:11les deux métaux précieux
39:12qui sont en train de s'envoler
39:13avec des variations
39:14à plus 2
39:14plus 3
39:15moins 2
39:15moins 3
39:16moins 6
39:16pour l'argent
39:16et ça c'est pas très logique
39:19quand même
39:19ça devient un actif
39:20de momentum spéculatif
39:21c'est pas sa fonction
39:22normalement dans un portefeuille
39:23et c'est peut-être
39:25une conséquence
39:26ou une anticipation
39:27de ce trade-là d'ailleurs
39:27Thierry Leclerc
39:29sur l'or
39:30oui effectivement
39:30aussi pour mettre
39:32un peu de couleur
39:33par rapport à ça
39:34donc je vais revenir
39:34sur les marchés actions
39:35en fait on peut penser
39:37intuitivement
39:38que si l'or progresse
39:39les marchés actions
39:41c'est plutôt signe
39:42de
39:42par définition
39:44c'est une valeur refuge
39:45c'est que
39:46les actifs risqués
39:47deviennent plus risqués
39:49donc on cherche
39:50une valeur refuge
39:50et donc les actifs risqués
39:52baisseraient
39:53or quand on regarde
39:55sur très longue période
39:56c'est pas forcément le cas
39:57voilà
39:58il y a des études statistiques
39:59qui montrent que
40:00quand l'or progresse
40:01de plus de 10%
40:02et bien
40:04dans
40:04une fois sur trois
40:06les marchés actions
40:08progressent
40:08progressent aussi
40:09de 10%
40:10d'accord
40:10donc
40:11on peut très bien
40:13avoir les deux
40:14et même
40:16et quand c'est le cas
40:18donc là
40:19pour être plus précis
40:20l'or a progressé
40:22de 10%
40:23sur 12 mois
40:24les actions
40:24ont progressé
40:25de 10%
40:25sur 12 mois
40:26ça ça arrive
40:27une fois sur trois
40:28d'accord
40:28et dans ce cas là
40:29les marchés actions
40:31en moyenne
40:32vont progresser
40:32de pratiquement
40:3313%
40:34dans l'année qui suit
40:35ce qui est plus
40:36que la hausse
40:37moyenne annuelle
40:38qui est d'à peu près
40:399,5%
40:40d'accord
40:40donc on n'a pas
40:42aujourd'hui
40:42sur l'or
40:43je parle vraiment
40:44on reste sur la thématique
40:45de l'or
40:46on n'a pas de signal
40:47au secours
40:49il faut absolument
40:50sortir des actifs risqués
40:51c'est des configurations
40:52de marché
40:52qui peuvent arriver
40:53et qui sont pas
40:54qui sont des
40:55exactement
40:56Eric Bertrange
40:57sur l'or
40:57on a pas mal de ressorts
40:58on suit ça d'assez près
40:59chez nous
41:00c'est qu'on
41:01on va avoir une composante
41:03industrielle
41:03croissance
41:04comme pour l'argent
41:04d'ailleurs
41:05le palladium
41:06ou le platine
41:07on en retrouve
41:08dans plein de
41:09plein de composantes
41:10on va avoir une composante
41:11inflation
41:12c'est un actif réel
41:13ça c'est important
41:13parce que typiquement
41:14le bitcoin
41:15peut ne pas forcément
41:16avoir la même réaction
41:18à l'inflation
41:18et on a la composante
41:20valeur refuge
41:21quand tout s'effondre
41:22c'est le bas de laine
41:23sous le matelas
41:24et donc effectivement
41:25dans les séquences précédentes
41:26de hausse de l'or
41:27on a tour à tour
41:29ça dépend de quel
41:30quel est le momentum
41:31à ce moment là
41:32qui va emmener l'or
41:33il peut faire le trajet
41:34dans l'autre sens aussi
41:35quand on dégonfle
41:36et enfin dernièrement
41:37il y a une corrèle
41:38au taux réel
41:38qui est assez importante
41:39qui est en creux
41:41sa corrélation
41:42à l'inflation
41:43ce qui fait qu'aujourd'hui
41:45pour moi
41:45on est vraiment sur
41:46de la prime de risque
41:47pas tellement de la valeur refuge
41:48mais de la réallocation
41:49c'est donc
41:49quand on veut construire
41:50un portefeuille
41:51en se disant
41:51trois quarts de dollars
41:53quand on est sur un portefeuille
41:54monde
41:55entre les equity
41:56et les bonds
41:57en enlever un peu
41:59c'est pas forcément
42:00de la défiance des US
42:00mais comment je rééquilibre le sujet
42:01d'accord
42:02moi je rajouterais
42:03une certaine corrélation
42:04je rajouterais juste
42:05sur le chien un truc
42:05quand nous on a vu
42:06à Normand K
42:06dernièrement
42:07avec des clients privés
42:07c'est que l'or
42:08était l'actif traditionnel
42:09des gens plutôt âgés
42:10qu'ils font avoir
42:11dans le portefeuille etc
42:12qui n'était pas du tout
42:13un actif
42:13que touchait la jeune génération
42:15enfin les plus jeunes
42:16ils touchaient vraiment
42:16la crypto
42:17on a beaucoup de jeunes clients
42:19qui demandent de l'or
42:20qui sont acheteurs d'or
42:21aujourd'hui
42:21et qui veulent spéculer dessus
42:23et ça c'est un changement
42:24de paradigme
42:24il faut faire gagner de l'argent
42:26donc vu que ça gagne
42:27beaucoup d'argent aujourd'hui
42:28rapidement
42:28ils vont dessus
42:29ça n'a pas un rôle protecteur
42:30dans un portefeuille
42:30très explosif
42:31pour ces gens-là
42:31non
42:31d'accord
42:32c'est plutôt un actif
42:34de spéculation
42:34et ça c'est un changement de paradigme
42:34qu'on n'avait pas avant quand même
42:36et vous savez
42:36c'est les hauts
42:37qu'appellent les acheteurs
42:37quand le bitcoin valait 10 000
42:39il n'y avait personne
42:40maintenant qu'il vaut 110 000
42:41il y a tout le monde
42:42c'est un peu la même chose sur l'or
42:43c'est les phénomènes
42:45à avoir en tête
42:46effectivement
42:46quand on regarde l'or
42:47il nous reste encore
42:49un tout petit peu de temps
42:49je vous propose
42:50messieurs
42:50on va commencer par vous
42:51Grégoire Kounowski
42:52de répondre justement
42:54à ce que vous regardez
42:55dans le marché à l'heure actuelle
42:56dans cette période
42:57de saison de résultats
42:57si on enlève l'IA
42:58par exemple
42:59est-ce qu'il y a des secteurs
43:01des thématiques
43:02qui vous intéressent particulièrement
43:03qu'est-ce que vous regardez à l'heure actuelle ?
43:05Il y a deux secteurs
43:06qu'on va regarder de près
43:07parce qu'on commence
43:08à se réallouer dessus
43:08progressivement
43:09sur des clients
43:10c'est le secteur du logiciel
43:11qui a été quand même
43:12une victime
43:13bien bien bien ciblée de l'IA
43:15donc typiquement
43:15des sales force
43:16des dasso system
43:17des choses comme ça
43:18on va vraiment regarder
43:19comment ils publient
43:20pour savoir effectivement
43:22si on a touché un bas
43:23et que le sentiment de marché
43:24peut remonter
43:25et plus lié aux tarifs
43:26assez curieux
43:28de voir comment va se développer
43:29le secteur du food
43:30ebb and rage
43:30on a eu Pernod Ricard
43:32dernièrement
43:33c'était pas terrible
43:34mais vu que le marché
43:35pensait que c'était horrible
43:36finalement c'est plutôt remonté
43:37avoir Pepsi
43:38c'était plutôt bon
43:39avoir le reste
43:40c'est quand même
43:40des secteurs
43:41qui sont un peu moins considérés
43:42aujourd'hui
43:43c'est des secteurs
43:44qui ont plutôt monté
43:44sur les creux de marché
43:45qu'on a eu dernièrement
43:46c'est peut-être des choses à faire
43:47donc on va plutôt être
43:48on va être attentif à l'IA
43:49bien sûr
43:49mais ça c'est des choses à regarder
43:50Thierry Leclerc
43:52même question
43:52alors nous
43:53on s'est réchauffé
43:55enfin pas mal de monde
43:57s'est réchauffé
43:57d'ailleurs sur la pharma
43:59France large
43:59donc la séquence
44:01c'est que fin septembre
44:02il y a eu un deal
44:03entre AstraZeneca
44:05et l'administration américaine
44:08sur des tarifs
44:09de médicaments
44:09qui a donné un peu
44:11de visibilité
44:11à un secteur
44:12qui en manquait
44:13sachant que 41%
44:14du chiffre d'affaires
44:15des laboratoires
44:17pharmaceutiques européens
44:18est réalisé aux Etats-Unis
44:19donc c'est un vrai sujet
44:20pour tout le monde
44:21c'est le sujet numéro un
44:22donc dès qu'il y a
44:23un peu de visibilité
44:24ce qui a été le cas
44:25fin septembre
44:25ça donne
44:26de la visibilité
44:28ça se rend compte
44:29que le gouvernement
44:29pouvait négocier
44:30avec les grands laboratoires
44:31pharmaceutiques
44:31exactement
44:32donc ça c'est
44:33plutôt positif
44:34donc voilà
44:36c'est un secteur
44:37qui avait
44:37un des plus mauvais
44:39performeurs
44:39depuis le début de l'année
44:40il y a enfin
44:43un peu de nouvelles
44:44positives
44:45et puis aussi
44:46il y a quand même
44:47là je reviens
44:48plus spécifiquement
44:49sur l'Europe
44:49on a Novo Nordisk
44:51donc là je parlais
44:52de ma règle
44:52tout à l'heure
44:53des 50-80
44:54ça a baissé
44:56de 72%
44:58depuis le plus haut
44:59de juin 2024
45:00à août 2025
45:02en très peu de temps
45:03donc à nouveau
45:04c'était la darling
45:05comme on dit
45:06dans le milieu
45:07la darling absolue
45:08du marché
45:09la Novo Nordisk
45:10avec ses médicaments
45:12coupe fin
45:12et là
45:13donc en fait
45:14ils ont un peu
45:16subi la concurrence
45:17subi aussi
45:20des incertitudes
45:22sur les tarifs
45:23justement
45:23qui pourraient être pratiqués
45:25et puis
45:26c'était une machine
45:26qui s'était mis en route
45:27donc qui a embauché beaucoup
45:28donc il a fallu
45:29un peu ralentir tout ça
45:30donc là c'est le cas
45:31donc ça se stabilise
45:33donc tout ça pour dire
45:33qu'en Europe
45:34on avait vraiment
45:35un vent de face
45:36très important
45:37puisque c'était monté
45:38quand même à 610 milliards
45:39d'euros de capitalisation
45:41c'était la première
45:41capitalisation européenne
45:43en juin 2024
45:45on est retombé
45:46à 171 milliards
45:47aujourd'hui
45:47on est un peu plus de 200
45:48donc ce fort vent de face
45:50sur le secteur
45:51devrait
45:53enfin on voit
45:53que ça se stabilise
45:54qu'a priori
45:55la plupart des mauvaises nouvelles
45:56sont derrière
45:57et bon
45:58enfin voilà
45:58c'est quand même
45:59un laboratoire
45:59qui a des choses
46:00enfin des cartes à jouer
46:03donc
46:03ils ne vont pas
46:04disparaître
46:05de la circulation
46:06comme ça
46:06donc le vent pourrait tourner
46:07le vent
46:08oui voilà
46:09mais en tout cas
46:09ce n'est plus
46:10un effet pesant
46:12sur le secteur
46:13Eric Bertrand
46:13même question
46:14je vais faire du géographique
46:15non mais pour
46:19nous
46:20Europe et US
46:22on ne joue plus
46:23l'un contre l'autre
46:23et globalement
46:24on est neutre
46:24se surpondérer
46:26on est quand même
46:27sur des belles performances
46:30sur l'année
46:30et c'est ce que disent
46:32les talents
46:32j'aimerais bien
46:33que ça creuse un peu plus
46:34pour se repositionner
46:35et pour qu'on ne se
46:36sous-pondère pas
46:36parce que
46:37ça fait 3-4 ans
46:38que le marché a tendance
46:39à mettre l'année d'après
46:40au dernier trimestre
46:41donc on aimerait bien
46:42être dedans
46:42mais clairement
46:44on cherche plutôt
46:44des points d'entrée
46:45pour se surpondérer
46:46en revanche
46:46ce qu'on aime bien
46:47et qu'on joue
46:47depuis un certain temps
46:48on ne va pas bouder
46:50notre plaisir
46:50c'est Japon et Chine
46:51et je pense que
46:53ce n'est pas fini
46:54et notamment
46:55dans le rééquilibrage
46:56je dirais
46:57sino-américain
46:58il y a encore
47:00des choses à jouer
47:01en Chine
47:01sachant que pour nous
47:02on a une filiale là-bas
47:04très clairement
47:05le message qui passe
47:06en permanence
47:06en sous-main
47:07c'est
47:09après la séquence
47:10très politique
47:11Jack Ma qui disparaît
47:13pendant 3 mois
47:14il revient après
47:15il fait des bonsaïs au Japon
47:16qui avait un peu
47:17douché tout le monde
47:18clairement sur la Chine
47:19ou le contrôle
47:19la crise immobilière
47:22et la démographie
47:22on sent aujourd'hui
47:23qu'ils savent très bien
47:25que pour relancer
47:25le modèle de consommation intérieure
47:27il faut refaire de l'argent
47:28il faut de la croissance
47:29donc on est assez confort
47:30et le Japon
47:31je pense que
47:32ce qu'on a vu
47:32avec le Premier ministre
47:33n'est pas fini
47:33Merci Eric Bertrand
47:35merci Grégoire Kounowski
47:36merci Thierry Leclerc
47:37et quant à nous
47:37on se retrouve tout de suite
47:39dans le quart d'heure américain
47:40Et nous nous retrouvons
47:46dans ce dernier quart d'heure
47:47de Smart Bourse
47:48le quart d'heure américain
47:49nous avons le plaisir
47:50d'être en duplex
47:51avec Pierre-Yves Dugas
47:52bonjour Pierre-Yves Dugas
47:53Bonjour Nicolas
47:55Merci d'être avec nous
47:56vous êtes le correspondant
47:57américain de Smart Bourse
47:58on va revenir
47:59sur cette séquence
48:00de guerre commerciale
48:01entre la Chine
48:02et les Etats-Unis
48:03on commence à comprendre
48:04finalement le deal
48:06qui pourrait se dessiner
48:08est-ce qu'on pourrait
48:08le voir arriver
48:11dans les prochains jours
48:11Pierre-Yves Dugas
48:12Depuis quelques heures
48:15on a vraiment l'impression
48:17que dans cette maison blanche
48:19qui souffle le chaud
48:20et le froid
48:20sur à peu près
48:21tous les sujets d'ailleurs
48:22mais en particulier
48:23sur la relation commerciale
48:25bilatérale
48:26avec la Chine
48:27que c'est plutôt
48:29le chaud
48:30qui est soufflé
48:31Kevin Hassett
48:33tout à l'heure
48:34qui est le conseiller économique
48:35du président Trump
48:36a dit qu'il est possible
48:38que le malentendu
48:39soit dissipé
48:40lorsque Scott Besant
48:42le secrétaire au Trésor
48:43va se rendre
48:44en Malaisie
48:45au cours du week-end prochain
48:47pour rencontrer
48:48le vice-premier ministre chinois
48:50vice-premier ministre chinois
48:52auquel il a déjà parlé
48:54en visioconférence
48:56vendredi
48:56et puis
48:58Donald Trump
48:59nous a dit
49:00qu'après cette colère
49:02qu'il a poussée
49:02il y a quelques jours
49:04suite à l'envoi
49:06par les autorités chinoises
49:07d'une lettre
49:08à tous les partenaires
49:09commerciaux de la Chine
49:10pour instaurer
49:11des contrôles
49:12à l'exportation
49:13sur les terres rares
49:14et bien que finalement
49:15si les Chinois
49:17se calment
49:19sur ce terrain-là
49:20il y a moyen
49:20de faire un deal
49:21alors ce deal
49:22on en voit
49:22trois composantes
49:24qui ont été
49:25plus ou moins
49:26explicitement articulées
49:27par le président Trump
49:28d'ailleurs
49:29hier
49:30la première composante
49:32c'est
49:33bien évidemment
49:34ne nous faites pas
49:35un coup en douce
49:36sur les terres rares
49:37éclaircissez
49:38vraiment cette position
49:40expliquez-nous
49:42si cette lettre
49:43que vous avez envoyée
49:44à tout le monde
49:44et qui instaure
49:45des contrôles d'exportation
49:46n'est qu'une
49:47la formulation
49:48un petit peu
49:49défensive
49:50d'une politique
49:51qui restera
49:51accommodante
49:52et qui n'utilisera
49:54pas les terres rares
49:55comme une laisse
49:57sur laquelle tenir
49:58tous les producteurs
50:00industriels américains
50:01et étrangers
50:02européens en particulier
50:04notamment dans le secteur
50:05de l'armement
50:05deuxième geste
50:07que l'administration
50:08Trump
50:09voudrait voir faire
50:11par les autorités
50:12chinoises
50:12pour faire un deal
50:13ça serait
50:14d'annoncer
50:15des mesures
50:16très fortes
50:17en matière
50:17de contrôle
50:18des exportations
50:19des composants
50:20chimiques
50:21qui entrent
50:21dans la fabrication
50:22du fentanyl
50:23ces composants
50:25sont exportés
50:27par la Chine
50:28à destination
50:28du Mexique
50:29en particulier
50:30mais d'autres pays
50:30d'Amérique latine
50:31et ils ont provoqué
50:34une colère
50:35il y a
50:36déjà
50:37ça remonte
50:38au mois de janvier
50:39par le président Trump
50:41qui a imposé
50:4220%
50:44de ces surtaxes
50:45à la Chine
50:46en raison
50:47de cette pratique
50:48chinoise
50:49il voudrait
50:49que l'on pudisse
50:50bien davantage
50:51les fabricants
50:52de ces produits
50:53chimiques
50:53c'est quelque chose
50:55que le président
50:56chinois
50:57Xi Jinping
50:59pourrait faire
51:01qui ne lui coûterait
51:02pas grand chose
51:03en termes
51:04d'exportation
51:06chinoise
51:07et puis
51:08il y a
51:09le dernier geste
51:11qui politiquement
51:13serait très important
51:14pour la Maison Blanche
51:16ça serait l'annonce
51:17par la Chine
51:18d'achats
51:19importants
51:20de denrées agricoles
51:21américaines
51:21et en particulier
51:22de soja
51:23on sait que
51:24depuis le mois de mai
51:25les chinois
51:26ont cessé
51:26d'acheter du soja
51:27américain
51:28ils se sont en particulier
51:29reportés
51:30sur le soja
51:31argentin
51:32ce qui arrange
51:33les affaires
51:34de l'Argentine
51:34indirectement aussi
51:35les affaires du trésor
51:36américain
51:37qui veut aider l'Argentine
51:38mais qui n'est pas
51:39du tout du goût
51:40des producteurs
51:41américains
51:41de soja
51:42Est-ce que du coup
51:44on pourrait imaginer
51:45avoir un accord
51:46dans les prochains jours
51:47Pierre-Yves Dugas ?
51:49Alors il y a
51:50certainement
51:51les bases
51:51d'un accord
51:52qui pourrait être
51:53articulé
51:53au cours du week-end
51:55prochain
51:55en Malaisie
51:56et puis il y a
51:57cette grande
51:58rencontre
51:59que l'on prévoit
52:00plus tard
52:01en Corée du Sud
52:02entre le président
52:03Trump
52:04et le président
52:04chinois
52:05rencontre
52:06qui pourrait
52:07sommet
52:08qui pourrait
52:09être l'occasion
52:11d'annonces
52:11fracassantes
52:12mais on sent
52:13que Donald Trump
52:14a envie
52:15de faire des deals
52:16il a envie
52:16de faire des deals
52:17même si les deals
52:18ne sont pas toujours
52:19ficelés
52:19même si les deals
52:21sont un peu bancales
52:22il suffit
52:23qu'il décide
52:23que l'accord
52:26à minima
52:27ressemble
52:28à un deal
52:28pour qu'il le baptise
52:30en tant que tel
52:32quel que soit
52:33par ailleurs
52:34ce que
52:34le pays
52:36avec lequel
52:36il négocie
52:37décide de l'appeler
52:38on l'a vu
52:39par exemple
52:39sur le Vietnam
52:40on l'a vu
52:41sur le Royaume-Uni
52:43si Donald Trump
52:44décide qu'il y a
52:45un deal
52:45on va appeler ça
52:46un deal
52:46et les chinois
52:47l'appelleront
52:47comme on voudra
52:48mais il pourra
52:48le vendre
52:49à l'opinion
52:50américaine
52:50en tant que tel
52:51n'oublions pas
52:52Pierre-Yves Dugas
52:53qu'on est toujours
52:54dans une situation
52:55de shutdown
52:55aux Etats-Unis
52:57ça fait plus de
52:5820 jours
52:58à présent
52:59et il ne semble pas
53:00y avoir de
53:00solution
53:01en vue
53:02pour le moment
53:02alors
53:04là encore
53:05Kevin Hassett
53:06il y a quelques minutes
53:07le conseiller économique
53:08du président Trump
53:09nous a dit
53:10je pense que
53:11nous allons trouver
53:13une solution
53:14cette semaine
53:15alors on a un petit peu
53:17cuisiné
53:18et il a dit
53:19il faut que
53:21quelques sénateurs
53:22démocrates
53:23décident
53:24de franchir le pas
53:25de tourner le dos
53:26à leur leader
53:26et de voter
53:28avec les républicains
53:29au Sénat
53:29pour que ce shutdown
53:31soit levé
53:32et que l'on entame
53:33des négociations
53:34sur le fond
53:35sur ce sujet
53:36qui importe énormément
53:37aux démocrates
53:39et qu'ils ont choisi
53:40comme
53:41ligne rouge
53:43absolue
53:43pour prendre en otage
53:45toute la fonction
53:45publique américaine
53:46à savoir
53:47les incitations
53:49fiscales
53:50et les subventions
53:51qui sont accordées
53:52à plus de 20 millions
53:53d'Américains
53:53pour qu'ils accèdent
53:55à une assurance
53:56maladie
53:57Kevin Hassett
53:59peut-être
54:00a fait un peu
54:00de wishful thinking
54:02c'est la méthode
54:03Quay
54:03pour le moment
54:05il ne se passe
54:05pas grand chose
54:06si ce n'est que
54:07les mesures
54:08qui sont censées
54:10faire peur aux démocrates
54:11et les punir
54:11pour leur obstruction
54:13sont de plus en plus
54:15brandies
54:16Kevin Hassett
54:17a dit
54:17d'ailleurs
54:18s'il n'y a pas
54:19de compromis
54:20de la part
54:20des démocrates
54:21modérés
54:21nous allons
54:22durcir nos sanctions
54:23des sanctions
54:24qui visent
54:25à annuler
54:25des projets
54:26d'infrastructure
54:26dans des grandes métropoles
54:28qui sont pratiquement
54:29toutes contrôlées
54:30par le parti démocrate
54:32New York
54:32Chicago
54:33en particulier
54:34San Francisco
54:36plus récemment
54:37plusieurs dizaines
54:37de milliards
54:38de projets
54:38maintenant
54:38sont suspendus
54:40et
54:41Donald Trump
54:43avait déjà
54:45fait savoir
54:46qu'il procédait
54:47au licenciement
54:48sec
54:49de quelques
54:504200
54:51fonctionnaires fédéraux
54:53dans 8 agences
54:54fédérales
54:54et départements
54:55malheureusement
54:56pour lui
54:57et heureusement
54:57pour ses fonctionnaires
54:58cette décision
54:59a été suspendue
55:00par un juge
55:01de San Francisco
55:02et pour l'instant
55:03tout est gelé
55:04sur ce créneau-là
55:06des sanctions
55:07que Donald Trump
55:09affirme vouloir
55:11imposer
55:12aux méchants démocrates
55:13Est-ce que des républicains
55:15ou des démocrates
55:16l'un ou l'autre
55:17des bords politiques
55:18a réussi son pari
55:21Pierre-Yves Dugas
55:21rapidement ?
55:23Non
55:23le pari démocrate
55:25de soulever l'opinion
55:26sur la question
55:28de la subvention
55:29à l'assurance maladie
55:31n'a pas
55:32véritablement réussi
55:33mais les républicains
55:34n'ont pas non plus réussi
55:35à faire porter le chapeau
55:36aux démocrates
55:37et il va falloir
55:38tout de même
55:38nous sommes au 20ème jour
55:39de cette confrontation
55:40que l'on trouve une solution
55:42Merci Pierre-Yves Dugas
55:45de nous avoir accompagné
55:46dans le quart d'heure
55:47américain
55:48de Smart Bourse
55:49je rappelle que vous êtes
55:50le correspondant
55:52américain
55:53de Smart Bourse
55:54merci
55:54à toutes et tous
55:56de nous avoir suivis
55:57dans ce nouveau numéro
55:59de Smart Bourse
56:00que vous pouvez retrouver
56:01tous les jours
56:02en direct
56:03de 17h
56:04à 18h
56:05sur Bsmart for Change
56:06que vous pouvez également
56:07retrouver en direct
56:08sur les réseaux
56:09de Bsmart for Change
56:10et notamment
56:11sur le compte LinkedIn
56:12de Bsmart for Change
56:13vous pouvez bien sûr
56:14retrouver cette émission
56:15en replay
56:16sur Bsmart.fr
56:18en pastille
56:19sur les réseaux sociaux
56:20et bien sûr
56:21en podcast
56:22sur toutes les plateformes
56:23de podcast
56:24et je vous dis
56:25à demain
56:25pour un nouveau numéro
56:26de Smart Bourse
56:27pour un nouveau numéro
56:29de Smart Bourse
56:30pour un nouveau numéro
56:30de Smart Bourse
56:31pour un nouveau numéro
56:31de Smart Bourse
56:32Sous-titrage FR ?
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations