- il y a 2 jours
Ce jeudi 8 janvier, Sandra Gandoin a reçu Stéphane Truphème, expert indépendant et auteur du livre "Quitter le salariat, travailler en liberté", Ludovic Badeau, fondateur d'Osez la vidéo et du podcast des Indépendants, et Malik Douaoui, avocat associé au cabinet Deloitte, dans l'émission Avec vous, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business, avec vous, les réponses à toutes vos questions dans l'entreprise. Sandra Gandon.
00:13Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle émission avec vous consacrée à la vie en entreprise.
00:18Vous connaissez le principe, vous nous écrivez à cette adresse avec vous à bfmbusiness.fr, vous pouvez scanner aussi le QR code qui apparaît sur votre écran,
00:26que vous soyez patron, salarié, indépendant. Vous nous posez vos questions, on y répond tous les jours à midi 30 sur BFM Business.
00:33Aujourd'hui, on boude le salariat, on choisit l'indépendance. Pourquoi prendre des risques, partir pour le freelancing ou l'entrepreneuriat
00:41et quitter le nid douillet, pas toujours douillet, de l'entreprise ? Quels sont les risques ? Ceux qui l'ont pris ont-ils envie de faire le chemin inverse ?
00:50Ce midi, on en parle avec mes experts, des passionnés, Ludovic Badaud, fondateur d'Osez la Vidéo,
00:55fondateur aussi du podcast des indépendants sur BFM Business, saison 4.
00:59Saison 4. Ça marche du feu de Dieu.
01:01Oui, ça se passe bien, on reprend les enregistrements la semaine prochaine et l'épisode 1 de la saison 4 sera diffusé le 22 janvier.
01:08Et on parlera de ces super parcours en tout cas, ce sont des super invités qui sont partis de rien
01:12et pour inspirer justement et pour se donner de l'énergie dans ces temps qui sont un peu compliqués pour les indépendants, il faut le dire.
01:17Oui, mais vous savez, on écoute le podcast des indépendants, on écoute avec vous et la vie va mieux ?
01:22Exactement.
01:22Tout simplement. Stéphane Truffam est à vos côtés.
01:24C'est la thématique d'être heureux.
01:25Mais oui, on cherche le bonheur dans le travail, expert indépendant et auteur du livre.
01:30Quitter le salariat, travailler en liberté, ça donne super envie. Ça va Stéphane ?
01:35Super bien. J'arrive de la réunion, alors j'ai eu un petit choc thermique.
01:38Oui, oui, mais bon.
01:40Mais bon, c'était sympa.
01:41Tout va bien, on aime la neige et l'hiver à Paris.
01:44Malik Douaoui, avocat associé au cabinet de l'Ouat. Bonjour Malik.
01:48Bonjour Sondar.
01:48Ravi de vous avoir dans cette émission. On va commencer tout de suite. On entre dans le livre du sujet.
01:53Jean-Marc vous demande, Stéphane, j'hésite à passer le cap.
01:56J'ai vraiment peur de m'isoler et finir par regretter l'émulation d'une équipe et la structure d'une entreprise pour progresser.
02:01C'est un bon argument.
02:02Y a-t-il des solutions pour éviter cet isolement ? Sous-entendu, si je quitte le salariat, pour l'indépendance.
02:09Oui, il y a plein de solutions. C'est facile. Mais je crois qu'il y a un dicton qui dit « vivons cachés pour vivre heureux ».
02:18Pour le freelancing, c'est exactement l'inverse. C'est « vivons exposés pour être heureux ».
02:25Donc j'aurais pu choisir, j'aurais pu le faire le choix de mon canapé, là, l'instant où je vous parle, avec un petit plaid, une bonne tisane, j'aurais été au chaud.
02:34Mais non, j'ai décidé de prendre peut-être un petit risque de venir m'exposer.
02:38Puis finalement, ça me permet de rencontrer des gens absolument génialissimes.
02:42Donc il y a plein, plein, plein de moyens de rencontrer, ne serait-ce que sur LinkedIn.
02:46aller envoyer un petit message à des personnes qu'on apprécie parce qu'ils publient des choses qui font résonance auprès de nous
02:56et leur demander ne serait-ce qu'un petit café visio.
02:59C'est déjà un moyen de briser la glace, de rencontrer des gens, participer à des événements, à des meet-up.
03:07Aller approcher Ludovic et lui demander pourquoi pas de passer dans son podcast.
03:13Enfin voilà, donc là, franchement, je pense que c'est qu'une question de volonté.
03:18Il faut y aller, il faut oser et ce n'est pas si compliqué que ça.
03:21Non, c'est intéressant, mais ce que dit Jean-Marc, c'est quand même, et ce qu'il faut quand même préciser,
03:26c'est que finalement, aller chercher des partenaires, aller chercher de la convivialité,
03:31celle qu'on a de fait dans un open space, ça fait peut-être partie justement des compétences Ludovic a développées,
03:39et on n'y a peut-être pas pensé avant, quand on est indépendant.
03:42En fait, on peut vite prendre des mauvaises habitudes, la mauvaise habitude de l'isolement.
03:46Quand on est habitué à rester, comme tu disais, sur ton canapé, tu peux vite développer ça.
03:51Et ça fait penser un peu au Covid, où on s'est habitué à rester à la maison,
03:55à faire des apéros visios et à se couper du lien social.
03:58Et ça vient très vite quand on est indépendant.
03:59Donc en réalité, il ne faut pas croire que ça se fait seul, que ça se fait tout seul.
04:03C'est une décision qu'on doit prendre pour se dire, ok, il faut que je reconnecte avec des gens.
04:07Déjà, effectivement, pourquoi pas avec des messages LinkedIn,
04:09mais avec une vraie intention derrière, de voir les gens.
04:12Parce qu'il n'y a rien de mieux que le lien social pour prendre de la hauteur sur ce qu'on fait,
04:16pour se sentir bien dans ses pompes, pour être dynamique.
04:19On en a besoin.
04:20Et je pense que c'est l'un des mâles des indépendants, c'est ce manque de lien social.
04:25Et aujourd'hui, les vraies tendances, c'est les communautés, c'est les événements, c'est les masterminds.
04:30Vous avez beaucoup de noms comme ça, parce que les gens ont besoin de se retrouver,
04:33de se connecter pour être bien et pour se développer.
04:36D'autant que, pour compléter Stéphane, quand on est en freelance, on en a déjà parlé ici,
04:41mais quand on est en freelance, quand on est indépendant, on travaille quand même énormément.
04:44C'est-à-dire que c'est des longues journées.
04:46Ok, on peut faire des pauses quand on veut, mais c'est aussi les week-ends, c'est aussi peu de vacances.
04:50Et ça veut dire qu'il ne faut pas, vous parliez tout à l'heure du plaid,
04:54ce n'est pas l'idée de l'entrepreneur indépendant.
04:56C'est quand même quelque chose où on y passe une grande partie de sa vie.
04:59Mais carrément, il y a un très bon moyen également de se connecter aux autres,
05:04c'est de créer des offres avec des partenaires.
05:06Là aussi, c'est un moyen finalement d'aller rencontrer des gens
05:10et puis de développer quelque chose en commun.
05:12On n'est plus tout seul dans son coin, on a quelqu'un qui vient de challenger,
05:15qui vient apporter de nouvelles idées.
05:17Donc ça aussi, c'est un très très bon moyen finalement de se connecter aux autres.
05:22Malik, pour compléter.
05:23Peut-être juste quelques mots pour tempérer l'enthousiasme de Stéphane.
05:26Mais non, ne tempérons pas.
05:28Il faut être heureux.
05:31Tous des freelanceurs.
05:33Là où je rejoins la question qui a été posée, c'est que quand on est salarié,
05:37quand on a la chance d'appartenir à une équipe, on travaille en équipe.
05:40Et ça, c'est extrêmement stimulant.
05:42Donc on n'est jamais seul dans le travail.
05:44Exactement.
05:45Quand on est freelanceur, et comme on l'a dit très justement tout à l'heure,
05:49et c'est très important, c'est qu'on est condamné.
05:51Je suis complètement d'accord avec Ludovic.
05:54On est condamné à créer du lien avec les autres.
05:56C'est presque mettre sa condition d'existence.
05:59C'est-à-dire que si on revit dans son petit plaid,
06:02en réalité, on ne va pas longtemps vivre comme freelanceur.
06:05Donc on est condamné à se projeter et à créer du lien avec les autres.
06:09Et le malheur, effectivement, c'est aussi beaucoup travailler.
06:11Mais en revanche, dans le travail, en fait, on est souvent seul,
06:14même si on peut créer des partenariats ou des alliances avec les autres,
06:17on est d'abord seul.
06:18Alors que quand on appartient à une équipe et quand on est salarié,
06:21on est vraiment dans un collectif.
06:23Je pense que c'est quand même une vraie différence.
06:25Je vous garde...
06:25Et c'est ce qui fait aussi qu'on choisit d'être freelanceur aussi.
06:28Ah bah oui.
06:28C'est qu'on veut l'indépendance et vivre l'indépendance et la liberté.
06:31On va revenir sur la définition.
06:32J'aurais peut-être dû commencer par ça, Malik.
06:34Il y a Philippe qui dit, c'est quoi un freelance d'ailleurs ?
06:36Quelle différence entre un freelance et un salarié concrètement ?
06:40C'est quoi la différence quand on passe de l'un à l'autre ?
06:42Alors, il n'y a pas de définition du freelanceur.
06:44D'ailleurs, c'est un mot anglais.
06:46Donc il n'y a pas de définition.
06:47C'est-à-dire que pour moi, le freelanceur, c'est celui qui n'est pas salarié.
06:51Autrement dit, c'est forcément un travailleur indépendant.
06:54Après, à ce moment-là, la question se pose de savoir
06:56qu'est-ce que c'est qu'un salarié ?
06:58Le salarié, c'est celui qui est lié par un contrat de travail à son employeur.
07:02Et ce qui est intéressant d'ailleurs,
07:03c'est qu'on parle toujours de droit du travail.
07:06Et quand on parle du droit du travail,
07:07on ne parle pas du droit du travail en général,
07:10mais du droit du travail salarié.
07:13Autrement dit, les travailleurs en France,
07:15majoritairement et statistiquement, c'est le cas,
07:17c'est d'abord des salariés.
07:19Et le salarié ou le salariat, ça se définit par trois choses.
07:22Un, c'est une prestation de travail, c'est quelqu'un qui bosse.
07:25Deux, c'est une rémunération.
07:26Et puis surtout, c'est ce qui fait vraiment la caractéristique
07:29et l'élément décisif de distinguer le salarié d'un autre.
07:32C'est ce que l'on appelle le lien de subordination juridique.
07:34Et un mot sur le lien de subordination juridique, pour aller très vite, c'est quoi ?
07:37C'est, je donne des instructions.
07:38Alors, le lien de subordination juridique, il se définit
07:40par rapport à l'employeur et à l'égard du salarié.
07:43C'est, j'ai le droit de donner des instructions, ce qu'on appelle le pouvoir de direction.
07:47J'ai le droit de surveiller, si Sandra fait bien son boulot,
07:50ça s'appelle le pouvoir de contrôle.
07:51Et puis, si Sandra fait mal son boulot, si Ludovic ne fait pas son boulot,
07:54je pourrais prendre une sanction disciplinaire à son égard, c'est le pouvoir disciplinaire.
07:57Donc, le lien de subordination juridique, c'est vraiment la quintessence des pouvoirs de l'employeur.
08:01Comment on passe de l'un à l'autre ?
08:03Je me posais la question, je ne sais plus si je vous ai posé cette question déjà, Ludovic.
08:06Vous avez été salarié en début de carrière ?
08:08Alors, j'ai travaillé chez McDo.
08:09Oui.
08:09Je ne sais pas si ça compte, je n'ai pas fait long feu.
08:12Mais il me semble que dès le départ, vous avez plutôt choisi l'indépendance, la création d'entreprise.
08:16J'ai été indépendant dès mes 15 ans, puisque j'ai compris qu'avec Internet,
08:19on pouvait faire beaucoup d'argent.
08:20J'étais dans ma chambre, j'étais lycéen et j'avais besoin de gagner de l'argent.
08:24Et j'ai bidouillé des trucs sur Internet.
08:26Et donc, je me suis dit, waouh, avec mes idées, sans que personne ne m'embête,
08:30je peux faire beaucoup d'argent.
08:33Et donc, je n'ai jamais lâché, en fait.
08:34Donc, ça fait maintenant 23 ans que je suis à mon compte.
08:37Oui, donc, vous n'avez pas connu cette transition, finalement, très nette,
08:42du salarié adulte qui abandonne, justement, le confort du salariat.
08:47Absolument pas.
08:47Et d'ailleurs, même à BFM Business, avec le podcast des indépendants, je reste indépendant.
08:51Je ne suis absolument pas salarié de la chaîne.
08:52Et j'ai une vraie autonomie et une vraie indépendance, pour le coup.
08:55Et j'y suis hyper attaché.
08:57Et je pense que je ne suis pas un profil à être salarié
09:01et à demander des validations à chaque étape.
09:03Et d'ailleurs, c'est aussi pour ça que ça se passe très bien avec le podcast.
09:05J'ai une vraie autonomie.
09:06Est-ce que tout le monde peut l'être ?
09:08Alors, il faut avoir une certaine confiance en soi, je pense.
09:12Une certaine vision.
09:15Et puis, une certaine inconscience.
09:17Parce que, quelque part, en fait, l'être, ça veut aussi dire, être indépendant,
09:21ça veut aussi dire ne pas avoir de filet de sécurité, ne compter que sur soi.
09:25C'est financier, le plus souvent, non ?
09:26C'est financier.
09:28Financièrement, voilà, il y a un risque, évidemment.
09:30Et puis, c'est aussi, des fois, se sentir incompris.
09:32Quand on revient des fêtes, vous avez beaucoup à table des salariés, des fonctionnaires,
09:38des retraités qui n'ont jamais connu l'écosystème entrepreneurial.
09:42Et ce n'est pas forcément compris de tous.
09:44Donc, il y a une forme d'isolement aussi, même, dans son cercle proche.
09:47Là, tu parles pour mon époque.
09:49Moi, quand je me suis lancé, c'était effectivement l'inconcrétation.
09:53Oui, mais aujourd'hui, c'est bien vu, l'entrepreneuriat, par rapport à moi.
09:57Ah non, mais c'est bien vu.
09:58C'est bien vu, mais ce n'est pas forcément compris.
10:00On ne va pas forcément comprendre le projet.
10:02Et ça n'est plus que quand j'ai démarré, moi, en 95-96.
10:07Là, on a vraiment une pression sociale en disant,
10:09mais Stéphane, qu'est-ce que tu fais ?
10:10Tu as fait des études, va chercher un boulot de salarié.
10:14L'inquiétude de l'entourage, vous avez raison, c'est très important.
10:16Ça revient souvent malique.
10:17Il y a deux types de freelanceurs.
10:19Il y a d'abord l'arbre qui cache la forêt.
10:21Et là, c'est Stéphane et Ludovic.
10:22Parce que c'est des freelanceurs heureux qui ont choisi d'être freelanceurs.
10:26Mais beaucoup de ces freelanceurs, c'est des freelanceurs contraints.
10:29Pensez à tous ceux qui nous livrent des pizzas
10:31et qui pédalent en vélo.
10:32Ceux-là, ils n'ont pas fait le choix d'être freelanceurs.
10:35C'est un statut qu'on leur a imposé.
10:37Et à mon avis, ceux-là préféraient être salariés plutôt que freelanceurs.
10:39Oui, ou même des cadres qui sont finalement poussés à la porte
10:44et qui n'ont pas d'autre choix que d'opter pour le freelancing.
10:48Oui, qui choisissent cette option.
10:50La requalification d'un freelance en un salarié, c'est possible ?
10:54Et comment on fait ?
10:56Là, ça concerne justement ces gens qui travaillent pour les plateformes
11:01et qui sont de plus en plus nombreux dans notre société de plateforme.
11:03Tout à fait.
11:04Et les travailleurs des plateformes, c'est vraiment pour moi un exemple symptomatique du freelance.
11:09Parce que le freelance, c'est un travailleur indépendant.
11:11Et donc, on est livré à soi-même.
11:13Tu as choisi la liberté, tu assumes les conséquences de la liberté.
11:16Alors que par hypothèse, le salarié, c'est quelqu'un qui travaille pour quelqu'un d'autre.
11:20Et donc, en particulier pour les travailleurs des plateformes,
11:22la question s'est posée de
11:23est-ce que les travailleurs des plateformes sont des travailleurs indépendants
11:27ou est-ce qu'ils travaillent dans des conditions telles
11:29qu'on peut les considérer comme salariés ?
11:31Et là-dessus, le juge a beaucoup varié, y compris la Cour de cassation.
11:34Ce qui est symptomatique, par exemple, c'est l'arrêt Uber.
11:36On a deux arrêts Uber importants.
11:38Un arrêt de 2020, où la Cour de cassation dit
11:40des chauffeurs Uber, ce sont des salariés.
11:42Et un arrêt de 2025, où la Cour de cassation dit exactement l'inverse.
11:45Elle dit que les chauffeurs Uber ne sont pas des salariés.
11:48Ce qui montre bien, en réalité, que les fameux critères
11:50dont on a parlé tout à l'heure,
11:52donner des instructions, veiller au respect des instructions,
11:54sanctionner les raisons des raisons des sanctions,
11:56en fait, ils varient d'une situation à une autre
11:58et il n'y a pas de réponse homogène à la question.
12:02Et dernière chose sur les travailleurs des plateformes,
12:04ce qui est important, c'est que, compte tenu de leur nombre grandissant,
12:08le législateur a décidé de créer
12:10un statut qui ressemble à celui des salariés,
12:13mais qui n'est pas celui des salariés.
12:14Donc, il reste des travailleurs indépendants,
12:16mais avec certaines garanties qui sont celles des salariés.
12:18On a eu du mal à statuer.
12:20Londres a eu du mal à statuer.
12:21La Californie a eu du mal à statuer.
12:22C'est montré l'ambiguïté de ce statut-là.
12:26Il y a Lola qui vous demande, Stéphane.
12:28Je suis freelance depuis presque un an,
12:30mais j'ai déjà l'impression d'avoir remplacé
12:32mon ancien boss relou par plusieurs clients aussi relous.
12:35Finalement, je n'ai pas l'impression
12:37d'être plus heureuse en ayant pris cette décision.
12:39Ah là là, Lola.
12:41Lola.
12:41Alors, je vais faire une réponse un peu détournée,
12:44puisque la thématique de l'émission,
12:46c'est freelance et heureux.
12:49Donc, comment on peut définir finalement
12:52cette forme de plénitude, de bonheur ?
12:55C'est pour moi, c'est l'action, en fait.
12:58On est face à des problèmes quotidiens,
13:00ceux de ces clients, d'ailleurs,
13:02qu'on va tenter de résoudre.
13:03Ce sont nos offres commerciales.
13:05Et puis, nos propres problèmes, également,
13:07qu'il va falloir résoudre.
13:09Et c'est en agissant,
13:10c'est dans ce parcours, finalement,
13:12qui va nous conduire à tenter d'améliorer notre quotidien,
13:17où on va s'accomplir et puis trouver du bonheur.
13:21Et contrairement aux salariés,
13:22où on peut dire, voilà, ton objectif, c'est ça,
13:25et en plus, ton cheminement, ça va être celui-là,
13:28et tu ne peux pas t'en écarter.
13:29Et là, on a véritablement une liberté.
13:33Et d'ailleurs, on associe souvent le freelancing
13:35à cette fameuse liberté.
13:37Et elle se trouve là, cette liberté.
13:39Elle ne se trouve pas dans le fait de travailler
13:42depuis son canapé ou depuis une belle plage
13:44à l'autre bout du monde.
13:46Elle l'est dans le fait que j'ai la possibilité
13:50de choisir mes combats,
13:52choisir finalement les difficultés que je veux.
13:56Choisir mes contraintes,
13:57parce qu'en fait, une vie de travail, c'est une vie de contrainte.
14:00C'est aussi des priorités.
14:01Et puis finalement, choisir également le cheminement
14:03par lequel je vais atteindre mes objectifs.
14:07Alors, dans le cas de Lola,
14:08c'est exactement comme ça qu'il faut qu'elle voit les choses.
14:11Elle se dit, OK, aujourd'hui, j'ai des clients qui sont relous.
14:15C'est une des problématiques majeures du freelancing.
14:20Mais il y a des solutions.
14:21Alors, j'en ai deux qui viennent en tête.
14:24Peut-être que Ludo complètera.
14:26La première, c'est tenter de se dire,
14:28tiens, comment je peux productiser mon offre ?
14:31C'est-à-dire, finalement, la faire passer
14:32d'une simple prestation de service
14:35dans laquelle on va souvent basculer en taux horaires.
14:39Donc, je vais vendre mon temps.
14:40Donc, on se rapproche du salariat
14:42au produit où là, on se rapproche plus de l'entrepreneuriat.
14:47Et quand on va tenter de vendre un produit,
14:49ou dans tous les cas, de productiliser son offre,
14:52on va tenter de vendre de la valeur plus que son temps.
14:54Et ça change radicalement les choses.
14:58Deuxième chose qu'elle pourrait faire,
15:00c'est se poser la question de, finalement,
15:03quels sont les clients les plus appétants
15:05par rapport à son offre ?
15:07Elle a une offre, c'est qu'elle résout des problèmes
15:10auprès de ses clients.
15:12Quelle est la niche, finalement, de clientèle
15:15pour laquelle elle peut avoir un véritable impact ?
15:19Et là, pour le coup, généralement,
15:21quand on a un impact, ça veut dire qu'on va solutionner
15:23des problèmes qui sont très irritants chez le client.
15:28Et du coup, le client est plutôt à l'écoute
15:30et plutôt très respectueux du travail que l'on fait.
15:33Et on va trouver sa raison d'être.
15:35Toujours en termes de satisfaction,
15:37il y a Mathieu qui vous demande,
15:38Ludovic, je suis infopreneur.
15:40Vous allez nous redire ce que c'est.
15:41Depuis deux ans et depuis six mois,
15:43ça ne rime plus vraiment avec bonheur.
15:45L'IA a tout basculé.
15:47Je suis preneur de conseils.
15:49Alors, l'infopreneur IA, c'est une grosse tendance
15:51qui s'est développée sur les trois dernières années,
15:53en gros, et qui consiste à vendre des formations
15:56sur des compétences données.
15:58Donc, vous avez vu énormément d'infopreneurs
16:00que d'ailleurs, on a appelés un peu un influx voleur
16:02ou un faux voleur parce qu'il y en avait tellement.
16:05Et on se posait la question de la légitimité
16:07de leur formation.
16:08Avec l'intelligence artificielle,
16:10n'importe qui peut poser des questions à une IA
16:12pour monter en compétence sur un sujet.
16:15Donc, forcément, ce business model
16:16est en train de se casser la figure.
16:19Et seuls ceux qui ont une vraie réputation,
16:21un vrai nom, de vraie référence,
16:23continuent à pouvoir vendre ce type de formation.
16:27Sinon, on se dirige évidemment vers du one-to-one.
16:30Donc, c'est vraiment des sessions en one-to-one,
16:33comme son nom l'indique,
16:34pour justement être formés
16:37et pouvoir progresser sur la thématique en question.
16:40Ou bien, de plus en plus,
16:42on a des personnes qui créent des intelligences artificielles
16:46avec leur vision des choses
16:47et qui vous accompagnent,
16:48que ce soit pour de la vente,
16:50sur une multitude de sujets.
16:51Mais forcément, avec l'IA,
16:53ce modèle perd de sa superbe
16:57puisque vous avez la possibilité
16:58d'avoir accès à ces contenus
16:59avec l'intelligence artificielle finalement.
17:00C'est intéressant, Malik,
17:02parce qu'à quel moment on se dit
17:04mon business que j'ai choisi en indépendant
17:07est viable ou n'est pas viable ?
17:10À quel moment on reprend la décision
17:11de partir vers le salariat
17:12ou de créer un autre business ?
17:13Je veux dire, il y a un moment,
17:15il y a des signaux qu'il faut lire
17:17parce qu'il y a un contexte.
17:18Vous l'avez dit, il y a l'IA,
17:19la société évolue.
17:21À quel moment on se dit
17:22bon, là, c'est viable
17:23ou là, je change de braquet ?
17:26Non, mais c'est une question centrale.
17:27Je veux dire que ça dépend
17:28des moments de la vie pour moi.
17:30Parce qu'on l'a dit tout à l'heure,
17:31à la fois Stéphane et Ludovic
17:32l'ont indiqué.
17:33Il y a, je suis jeune.
17:35Ludovic le disait
17:36en rapportant lui-là
17:37sa propre existence professionnelle.
17:38Il veut se faire un peu de fric.
17:40Et c'est un bon moyen,
17:41c'est déjà un entrepreneur dans l'âme,
17:43ou beaucoup.
17:45On est jeune,
17:46c'est un moyen d'entrer
17:47dans la vie active
17:48et la vie professionnelle.
17:49Et puis on devient plus vieux.
17:51On est cadre, qu'un cas,
17:53ou un peu plus.
17:55Cadre à qu'un cas.
17:56Et cela, en fait,
17:57c'est un choix
18:00de deuxième vie professionnelle.
18:01Parce qu'au fond de l'entreprise,
18:04vous n'êtes plus ultra performant,
18:06vous avez été licencié,
18:07et c'est un moyen
18:08de rebondir
18:09et de repartir
18:10dans la vie professionnelle.
18:11Donc je pense
18:11que ça dépend aussi beaucoup,
18:13d'abord de sa volonté,
18:15et de son propre âge
18:16et de son parcours,
18:17qui fait qu'on peut avoir
18:18des moments différents
18:20pour entrer ou sortir.
18:22Et encore une fois,
18:23ce n'est pas étanche,
18:24on n'est pas dans un sous-marin.
18:25Autrement dit,
18:26on peut passer du freelance
18:28au salariat
18:29et repasser du salarié
18:30au freelance,
18:30et même mieux.
18:31On peut être les deux à la fois.
18:32La boîte à outils.
18:33Oui, oui, tout à fait.
18:34Ludo.
18:35On peut faire les deux.
18:35Mais il y a aussi
18:36la question du contexte.
18:37Aujourd'hui,
18:37je discutais avec une dame
18:38qui a une cinquantaine d'années
18:40qui a lancé son activité
18:41en tant que graphiste
18:42il y a cinq ans.
18:43Et elle me disait
18:43avec une certaine émotion
18:44que depuis quelque temps
18:45avec l'intelligence artificielle,
18:46elle arrivait de moins en moins
18:47à trouver des clients,
18:48qu'elle n'arrivait plus
18:49à assurer un chiffre d'affaires
18:50comme avant
18:50et que c'était compliqué,
18:52qu'il fallait s'adapter,
18:52qu'elle se sentait dépassée.
18:54Je lui ai dit que finalement,
18:54c'était le cas pour tout le monde.
18:56Avec l'intelligence artificielle,
18:57on est tous bousculés.
18:58Donc la question,
18:59c'est est-ce qu'on va réussir
19:01chacun à y consacrer du temps
19:02pour se former
19:03ou est-ce qu'on priorise
19:04parce qu'à vouloir suivre
19:05le train en marche,
19:06finalement,
19:06on n'est pas vraiment dans le train
19:07et on peut vite se retrouver
19:09et se retrouver dépassé.
19:10Donc je pense qu'on est tous
19:11en train de vivre une période
19:12qui est absolument dingue
19:14où nos métiers sont bouleversés,
19:16où nos clients peuvent se détourner
19:18pour aller sur une intelligence artificielle.
19:21Mais surtout,
19:22c'est une époque
19:22où l'intelligence artificielle
19:23peut nous aider,
19:24peut nous augmenter,
19:25comme on dit,
19:25en termes de valeur.
19:27Et donc moi,
19:27je pense que l'enjeu fondamental,
19:29s'il y a un message
19:29à faire passer
19:30pour être indépendant
19:30et heureux en 2026,
19:32c'est de ne pas passer
19:33à côté du train
19:34de l'intelligence artificielle.
19:36Moi, je sais,
19:36j'ai une boîte,
19:37on produit des vidéos.
19:38Aujourd'hui,
19:39on fait des formations
19:39pour intégrer l'IA
19:40de plus en plus dans les vidéos
19:42pour plein de raisons.
19:43Si on ne le faisait pas,
19:44dans un an,
19:44dans deux ans,
19:45on ne serait plus là.
19:46On serait dépassé.
19:47On serait dépassé.
19:47Donc il y a un vrai enjeu.
19:49Et quand cette dame
19:50me disait ça,
19:50c'était émouvant.
19:51Et je lui dis,
19:52vous savez,
19:52qu'on est 50 ans,
19:53qu'on en est 30,
19:54qu'on en est 40,
19:55ou même 20 aujourd'hui,
19:56il faut s'adapter.
19:57On est tous extrêmement bousculés.
19:59Absolument.
19:59Il dit quelque chose
20:00de très intéressant.
20:01Et finalement,
20:02il ne faut pas voir l'IA
20:03comme quelque chose
20:05qui nous permet
20:06de faire des gains
20:06de productivité.
20:08Il faut véritablement
20:08voir l'IA
20:09comme quelque chose
20:11qui va disrupter
20:12nos business models.
20:13Et je pense que c'est vraiment
20:15la question...
20:15Alors ça veut dire
20:15qu'on arrête la communication,
20:16par exemple,
20:17ou les vidéos,
20:17et on se lance dans le commerce
20:18des choses physiques ?
20:19Non, il faut simplement
20:20se dire,
20:21le business model,
20:21Ludovic a commencé
20:23à en parler finalement.
20:24Enfin, a commencé à en parler.
20:25Il a dit,
20:25j'intègre l'IA.
20:27Donc il y a une réflexion.
20:28Se dire finalement,
20:29je vendais de la vidéo
20:30et demain,
20:30la vidéo,
20:31elle va peut-être être...
20:32Enfin, pas peut-être d'ailleurs,
20:34elle va être faite
20:34à coup d'IA.
20:36Comment je peux m'adapter ?
20:37Comment je peux faire pivoter
20:39mon business model
20:40pour pouvoir justement
20:42exister dans ce nouveau monde ?
20:45Ludovic ?
20:45Je donne un exemple
20:46très concret par rapport
20:47à oser la vidéo ma société.
20:49On fait des vidéos,
20:50comme je le disais.
20:51Comment est-ce qu'on adapte
20:52aujourd'hui notre offre
20:53pour ne pas se retrouver dépassé ?
20:55On intègre l'IA,
20:56mais surtout,
20:57on va valoriser notre capacité
20:58à faire un récit
20:59de ce que souhaite
21:01produire l'entreprise.
21:03Alors qu'avant,
21:03on n'était plus sur
21:04le produit,
21:05la matière,
21:05la vidéo.
21:06Aujourd'hui,
21:06c'est la valorisation du récit,
21:08de la capacité à raconter
21:09pour de la formation
21:10et de la prévention.
21:11Et ça,
21:12ça change l'axe
21:13de l'argumentaire
21:14et ça marche assez bien.
21:15Malik ?
21:15Non mais le maître au mot,
21:16on l'a rappelé tout à l'heure,
21:17je ne peux pas rappeler
21:19ce que nous dit
21:20à longueur de temps,
21:21si vous avez vu
21:22le film
21:23Le sens de la fête
21:23que je recommande
21:24à tout le monde,
21:24c'est Jean-Pierre Bacchi,
21:25qui dit tout le temps
21:25qu'il faut s'adapter.
21:27C'est le maître au mot
21:28et en particulier
21:29face à l'IA.
21:30Et l'IA n'est pas un ennemi.
21:32L'IA doit être un allié.
21:34Si on veut faire de l'IA
21:35son ennemi,
21:36on a d'ores et déjà
21:37perdu et la bataille
21:38et la guerre.
21:39Donc il faut faire de l'IA
21:40son allié,
21:41en particulier en termes
21:42de formation.
21:43Jamais,
21:44et là on peut se rassurer
21:45en particulier vous Sandra,
21:46jamais l'IA ne pourra
21:47vous remplacer.
21:48Parce que jamais l'IA
21:49ne sera capable
21:50d'animer un débat
21:51tel que nous l'avons aujourd'hui.
21:53En revanche,
21:54l'IA sera capable
21:54de nous fournir
21:55de la matière
21:56pour animer le débat.
21:58Mais l'IA ne parlera pas
21:58à notre place.
21:59Et en particulier
22:00en matière de formation,
22:01les formateurs
22:02peuvent se servir de l'IA
22:03pour construire leurs cours,
22:05mais c'est bien
22:06le formateur
22:06qui fait son cours.
22:08Donc il y a
22:09le peu partout,
22:10Dieu merci.
22:10C'est la personnalisation,
22:11effectivement,
22:12vous avez raison.
22:13Oui Stéphane ?
22:13Il y a les storytellers
22:14qui sont en train
22:15d'exploser les compteurs
22:16actuellement.
22:17Donc je rejoins le...
22:18Oui, c'est la notion de récit.
22:19C'est vraiment s'adapter
22:20sur, ok j'ai une compétence,
22:22je vais creuser,
22:23je redéfinis mon positionnement,
22:24j'essaie de comprendre
22:25là où est ma valeur ajoutée,
22:26j'interroge mes clients
22:27et je peux découvrir
22:28qu'il y a quelque chose
22:28qui les a marqués
22:29dans ce que je leur ai proposé.
22:31Alors que moi,
22:31je n'avais même pas repéré
22:31parce que ça me semblait évident
22:33et c'est peut-être là-dessus
22:34qu'il faut aller
22:34dans mon argumentaire commercial.
22:36Mais c'est vrai
22:36que ça redéfinit le positionnement,
22:38ça fait peur
22:38mais il faut se dire
22:40que tout le monde
22:40est dans le même bateau
22:41et qu'on va y arriver.
22:43Il faut s'en servir,
22:44prendre le train en marche
22:45pour terminer cette question de Didier
22:46qui vous concerne un peu tous.
22:47Peut-on encore être heureux
22:48freelance en France
22:49avec des charges sociales,
22:50des réglementations
22:51qui changent tous les matins
22:52et quand on est mis en concurrence
22:54directe avec des profils
22:55ou des IA qui cassent les prix ?
22:56On vient de parler de l'IA
22:56effectivement
22:57mais il y a le contexte réglementaire,
23:00le contexte politique aussi,
23:03les charges qui vont certainement
23:04augmenter dans les mois qui viennent.
23:06Est-ce que tout ça,
23:07il faut le prendre en compte
23:08si on veut se lancer ?
23:09Stéphane ?
23:10Non, il faut se mettre
23:11des œillères
23:12et rester concentré
23:14sur son business.
23:16On parlait de modifier
23:17peut-être son business model
23:18avec l'IA.
23:19Donc il faut se fixer des objectifs,
23:21s'y tenir
23:21et rester concentré.
23:24J'ai écouté l'autre jour
23:26Nicolas Dufour,
23:27le président de la BPI
23:29qui venait de sortir son étude.
23:31Il y a 34% des Français
23:34qui souhaitent aujourd'hui
23:35devenir freelance, entrepreneur.
23:38C'est quand même absolument génial.
23:40C'est un signe.
23:42Bon, entre novembre 2024
23:45et novembre 2025,
23:48la création d'entreprises
23:50a cru de 3,5%.
23:53C'est comme ça depuis le Covid.
23:55Ça marche très bien.
23:56Ça marche très bien.
23:57Donc malgré tout,
23:58on voit que les restaurants
24:00restent pleins,
24:01les boutiques également.
24:04Donc ça ne va pas si mal non plus.
24:06Je disais que la France allait bien,
24:11les entrepreneurs allaient bien,
24:12c'était la sphère publique
24:13qui allait moins bien.
24:14Est-ce que c'est un bon résumé
24:16pour vous ?
24:16Oui, alors il faut quand même
24:17dire aux politiques
24:18qui nous écoutent
24:18que c'est un peu usant
24:19d'avoir une instabilité politique
24:21et que ça a des répercussions
24:23dans l'économie.
24:23puisque moi je le vois
24:24sur le business.
24:26On travaille avec des grandes entreprises.
24:27Vous ne pouvez pas demander
24:27à des entreprises
24:28d'avoir un budget à vous consacrer
24:29si la France n'a même pas
24:30de budget elle-même.
24:31Donc à un moment donné,
24:32il y a quand même
24:32une rationalité à avoir
24:34du côté des politiques
24:35et je profite du coup
24:36de le dire ici.
24:38Après, je suis d'accord,
24:39à un moment donné,
24:39on est obligé d'avoir des œillères.
24:40Moi, je vais vous dire un truc, Sandra,
24:42j'allume de moins en moins BFM
24:43et certainement pas
24:44les autres chaînes d'infos,
24:45rassurez-vous.
24:45BFM Business, vous l'allumez quand même.
24:47BFM Business,
24:48mais parce que
24:48quand vous êtes confronté
24:50à l'actualité politique
24:51et en fait au climat actuel,
24:53forcément, c'est très anxiogène
24:54et quand vous êtes patron,
24:55vous avez besoin quand même
24:56d'être un peu en confiance
24:57et c'est vrai que vous avez tendance
24:59à vous mettre des œillères
25:01à des moments.
25:0230 secondes.
25:0330 secondes, pas d'œillères.
25:06Faire face à la réalité
25:07et en réalité,
25:08renoncer à vouloir dominer
25:09son environnement.
25:11L'environnement,
25:11c'est une contrainte externe.
25:12Je fais avec l'environnement
25:13et j'avance en dépit
25:15des vents mauvais.
25:16Oui, c'est ça,
25:17mais il ne faut juste pas
25:18s'y confronter
25:18au quotidien.
25:19À un moment donné,
25:19quand l'actualité
25:20est vraiment noire,
25:23sombre,
25:24vous avez tendance
25:25à vous protéger.
25:25On s'adapte
25:26et on continue.
25:26Il ne faut pas se laisser déprimer.
25:27Et voilà,
25:28on continue à faire du business
25:29et on regarde BFM Business,
25:31s'il vous plaît,
25:31quand même,
25:32là où les patrons
25:32sont optimistes.
25:33Merci, monsieur,
25:34d'être venu dans cette émission.
25:36Ludovic Pate,
25:36le fondateur d'Ose et la vidéo
25:37et du podcast
25:38des indépendants
25:39sur BFM Business.
25:40La saison 4
25:40va bientôt arriver.
25:42Stéphane Truffem,
25:42expert indépendant
25:43et auteur du livre
25:44quitté le salarié
25:44travaillé en liberté.
25:48Et Malik Douaoui,
25:49avocat associé
25:50au cabinet de l'Ouat,
25:51merci beaucoup,
25:51messieurs,
25:52d'être venus ici
25:52pour nous donner
25:53vos précieux conseils
25:54et pour se lancer
25:55dans l'indépendance.
25:56Émission à trouver
25:57en podcast et en replay
25:57sur notre appli
25:58et notre site.
25:59Passez une bonne journée
26:00sur BFM Business.
26:03Avec vous,
26:04sur BFM Business.
26:05BFM Business.
Écris le tout premier commentaire