00:00Bon, du calme, du calme, ça va bien se passer et on va passer en plongée périscopique, s'il te
00:05plaît Fabien.
00:13Puisque nous entrons dans la Data Room, vous êtes venu avec des datas particulièrement impressionnantes.
00:19Sophie Chevalier d'Orval AM, déjà un chiffre qui parle de lui-même, c'est la catastrophe autour du secteur
00:27des logiciels et des logiciels américains,
00:29notamment. Donc l'ETF américain sur les logiciels est en repli de 35%. C'est depuis le début de l
00:37'année ?
00:38Absolument, un petit peu moins depuis hier, mais ça s'est un petit peu calmé hier.
00:42Mais oui, effectivement. Moi, ce que je voulais vous dire autour de ce chiffre, c'est que je ne sais
00:47pas s'il faut se précipiter pour acheter les ETF,
00:49ce n'est pas du tout le sujet, mais en tout cas, c'est quelque chose qui reste... On a
00:52l'impression que ça domine toute l'actualité,
00:54mais en réalité, c'est un phénomène assez circonscrit, d'abord. En revanche, ça nous amène à réfléchir sur les
00:59scénarii de risque, bien entendu.
01:01C'est-à-dire que qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui seraient les conditions d
01:04'une diffusion ?
01:05Alors la première condition, bien entendu, alors aujourd'hui, on aura la publication de Nvidia, mais je dirais qu'entre
01:10guillemets,
01:11ce n'est pas ça qui nous inquiète le plus. C'est qu'est-ce qui se passe si les
01:14grands hyperscalers,
01:15donc les grands donneurs d'ordre, commencent à dire, ben non, finalement, on coupe nos investissements,
01:20le retour sur investissement n'est pas suffisamment substantiel, et on ralentit.
01:25Et là, parce que la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle, elle est très, très diffuse.
01:31C'est un thème qui s'est énormément élargi ces derniers mois, c'est l'électrification,
01:37c'est énormément d'entreprises, et notamment d'entreprises industrielles.
01:40Donc c'est quelque chose qui emmènerait avec lui quelque chose de profond.
01:43Et puis le deuxième point, le deuxième point, bien entendu, c'est la question financière, on l'a évoqué.
01:50Est-ce qu'on peut avoir un choc financier qui partirait du private equity,
01:54qui se diffuserait aux assureurs, aux États-Unis ?
01:57Principalement, c'est évident.
01:59Sans compter le risque de disruption qui pourrait intervenir majeur en provenance de Chine.
02:04Encore une fois, ça fait des mois qu'on dit, tiens, les Chinois doivent préparer quelque chose,
02:08ils ne parlent pas sur l'intelligence artificielle,
02:10et on sortait de mois justement où ils disaient,
02:12Xiaomi, on a ça, Alibaba, on a ça, là pour l'instant.
02:16Plus personne n'en parle, mais il y a des indices qui nous donnent peut-être
02:19un deuxième dipcyc.
02:21Et là, effectivement, il y aurait peut-être des provisions à prendre
02:23sur un certain nombre d'investissements.
02:25Alain Bokobza, Société Générale CIB.
02:29Alors vous, vous nous donnez justement une data qui illustre
02:32la surperformance des valeurs européennes depuis le début de l'année
02:37par rapport aux actions américaines.
02:40Ce qui a été depuis dix ans rarissime.
02:44C'est vrai.
02:44On avait commencé l'an dernier, qui était une année bien troublée
02:47avec la nouvelle politique économique américaine,
02:50Libération Day, j'en passe.
02:52Mais là, on sent un mouvement plus profond de réallocation
02:56en profonde des Etats-Unis vers le reste du monde.
02:59Et l'Europe en profite, on est à plus de 7 sur les indices
03:02actions européens, hors dividendes.
03:04Donc c'est un petit peu plus avec dividendes.
03:06Et on est à peu près étal sur le SNP, l'indice des actions américain.
03:11On est à moins de 2, moins de 3 sur le Nasdaq.
03:13Donc on sent une redistribution en dehors des méga-caps technologiques
03:20dont l'Europe est beaucoup moins riche que ce qu'on peut observer en Asie
03:24ou que ce qu'on peut observer aux Etats-Unis.
03:27Et avec, en toile de fond, beaucoup d'acteurs qui sont pris à contre-pied
03:33qui étaient sur une anticipation extrêmement pessimiste sur l'Europe.
03:37On va dire de conjoncture en disant l'Europe n'est jamais dans ses problèmes.
03:42où il y a un réveil conjoncturel cyclique
03:45qui peut durer 2-3 ans, qui est en cours
03:49et qui prend beaucoup d'acteurs dans la gestion d'actifs à contre-pied.
03:52Donc là, on observe une repondération des actifs européens
03:58et aussi sur la périphérie, qui marche très bien.
04:00Les obligations périphériques, les actions de la périphérie.
04:03Mais en gros, c'est toute l'Europe qui en bénéficie.
04:06Sur aussi, le dernier élément peut-être du raisonnement,
04:11si l'Europe n'est pas au cœur de la fabrication de l'AI,
04:14les râpes escaleuses sont plutôt chinois ou américains,
04:17l'Europe est une région très éduquée
04:19qui va savoir utiliser ses nouveaux développements dans tous les métiers.
04:23Il n'y a pas un métier dans lequel on est éduqué.
04:26Et donc, on va pouvoir l'appliquer.
04:28Et donc, des gains de productivité qui, in fine,
04:30c'est ce qu'on attend des nouvelles technologies,
04:32on va pouvoir les appliquer aux entreprises européennes,
04:35à l'économie européenne.
04:36Et ça, c'est un moteur de croissance,
04:38c'est un moteur de rentabilité aussi du capital qui va arriver.
04:42Je crois que c'est aussi une donnée parlante
04:45dans le sens où 7%, cette performance montre que c'est bien,
04:49ce n'est pas non plus outrancier.
04:51Et voilà, c'est sans doute une dynamique vraiment
04:54qui est en train de venir pour 2026.
04:56Un dernier petit mot, alors.
04:57Le stock 600 qui fait mieux que l'euro stock 50.
05:00Combien de temps que ce n'était pas arrivé ?
05:01Montrant que la profondeur, il y a beaucoup moins,
05:04même dans la performance sur les derniers mois,
05:07beaucoup moins de concentration sur la hausse des indices européens
05:10que ce qu'on peut observer aux États-Unis,
05:11qui est très concentré.
05:12Très concentré.
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