00:00Monsieur le Président Gontard, je pense que nous n'avons qu'un seul choix en fait face à nous, c
00:04'est celui de la plus grande des clartés.
00:06Et lorsque les choses sont compliquées, je pense qu'il faut les énoncer le plus simplement possible.
00:11Et faisant peut-être aussi suite à l'échange qui a eu lieu entre le sénateur Savoldelli et le ministre
00:16de l'Intérieur et sa réplique,
00:18est-ce que ici au Sénat, de la droite républicaine la plus affirmée pour certains jusqu'au parti communiste français,
00:26est-ce que l'on peut encore, lors d'une séance de questions au gouvernement, refuser la violence d'où
00:32qu'elle vienne,
00:33qu'elle vienne de l'extrême droite comme de l'extrême gauche ?
00:35C'est le principal message à envoyer car la violence doit être refusée, la violence doit être refusée, écartée.
00:46Elle n'est absolument pas la voie normale d'une expression politique dans une démocratie comme la nôtre.
00:52Et si on ne commence pas par le renoncement à la violence, la condamnation de la violence,
00:57on ne peut pas continuer justement, on ne peut pas continuer dans cette absence de clarté.
01:03Après il y a l'engagement politique de tout à chacun.
01:06Souvent je suis un homme de droite.
01:08On m'a parfois reproché de dialoguer ces derniers mois et de travailler avec la gauche républicaine.
01:14Parce que précisément j'ai voulu que le gouvernement de la République ne travaille pas avec l'extrême droite.
01:19C'est aussi ça évidemment la clarification.
01:21Mais la clarification ne s'arrête pas là, M. le Président Gontard.
01:25Elle est dans la fin du deux poids, deux mesures.
01:28J'ai demandé à la présidente du groupe de la France insoumise la semaine dernière,
01:33lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale,
01:36de faire le ménage dans ses idées et dans ses rangs.
01:40Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnaud est toujours membre du groupe de la France insoumise,
01:46M. le Président Gontard.
01:47Je ne dis pas que votre combat contre l'extrême droite et contre le fascisme n'est pas à la
01:52hauteur,
01:53mais reconnaissez que ce deux poids, deux mesures ne permet plus d'être crédible, ne permet plus d'être audible.
01:59Donc moi j'ai une boussole assez simple.
02:01Refuser la violence d'où qu'elle vient, lutter contre les extrêmes, gauche, droite, confondus,
02:07tout simplement parce que le projet politique qu'ils ont pour la France,
02:10c'est précisément de nous voir disparaître et de se retrouver en face à face au second tour de l
02:16'élection présidentielle.
02:17Réveillons-nous !
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