- il y a 8 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Jean-Pierre Tanguy, député RN, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement de la Nationale de la Somme, est avec nous.
00:09Bonjour M. le député.
00:10Bonjour, merci pour votre invitation.
00:11C'est fini ?
00:13Non, Mme Borne, elle continue à vapoter.
00:15Je confirme qu'en hémicycle, elle continue à vapoter.
00:17C'est pas la seule, d'ailleurs, M. Attal, de temps en temps.
00:20De manière complètement...
00:21Il considère qu'ils ont un droit supérieur aux autres.
00:23Mais pour votre patronne, c'est fini ?
00:25Marine Le Pen ?
00:25Non, elle n'a jamais fini.
00:26Non, mais c'est terminé, son destin présidentiel s'est arrêté hier.
00:30Attendez, c'est quand même incroyable.
00:31On parle de réquisition.
00:32Non, mais il n'y a pas de game over.
00:33Ça ferait sans doute plaisir à un certain nombre de gens.
00:35Mais il y a les plaidoiries de la défense.
00:38Et puis, il y aura la décision des juges.
00:40Vous croyez vraiment que les juges de la Cour d'appel ne vont pas suivre les réquisitoires ?
00:44Moi, je ne crois rien, je verrai.
00:46Néanmoins, il y a quand même un scénario qui semble se dessiner.
00:49C'est son impossibilité judiciaire de se présenter.
00:52Et j'imagine que vous y pensez, qu'il faut penser à la suite.
00:56Non, mais Marine Le Pen a toujours pensé à la suite.
00:58C'est la seule femme, ou même homme, avec un grand H politique,
01:02qui alors qu'elle avait le plus d'influence et les meilleurs sondages du monde,
01:07a choisi quelqu'un en qui elle a confiance,
01:11et qui parfois même, on lui fait le reproche d'avoir des meilleurs sondages qu'elle,
01:14et Marine Le Pen n'a jamais pris l'ombre H.
01:15Donc, sincèrement, quoi qu'on pense de Marine Le Pen du Rassemblement National,
01:19je vous mets au défi de trouver dans la classe politique française une personnalité de premier plan
01:22qui a fait cela, c'est-à-dire qui a pensé à la suite.
01:26Quoi qu'il arrive, Marine Le Pen a dit « si un jour je peux tomber sous un bus »,
01:31elle a toujours pensé à la suite, à le fait que le Rassemblement National,
01:35et en tout cas, surtout d'ailleurs, les idées patriotes que l'on porte,
01:38puissent avoir une incarnation, quelles que soient les circonstances.
01:40On pensait qu'elle peut s'en sortir.
01:41Elle, elle parle de miracle, parce qu'elle croit au miracle.
01:43Donc, quand on commence à attendre un miracle, c'est mal parti.
01:47Est-ce que finalement...
01:48Nous sommes tous les deux bretons, vous savez, donc on croit aux forces de l'esprit.
01:52Comme François Mitterrand.
01:54Mais, d'accord, mais ça veut dire que dans ce deuxième procès,
01:58elle n'a pas, avec ses avocats, réussi à convaincre la Cour qu'elle était innocente,
02:01puisqu'elle dit depuis le début « je suis innocente »,
02:02mais finalement, c'est quasiment les mêmes réquisitoires qu'en première instance.
02:07Vous allez un peu vite, si je peux me permettre, là, c'est le procureur, c'est pas la Cour.
02:11D'accord, mais elle n'a pas convaincu l'accusation, que finalement, elle était innocente.
02:15C'est assez rare, je ne suis pas expert, mais je crois que c'est assez rare de convaincre les procureurs.
02:19Vous pensez que la Cour a été convaincue ?
02:20Je ne sais pas, mais vous avez l'air de savoir...
02:22Parce qu'on parle d'un système, dans le réquisitoire, on parle d'un système,
02:27d'un détournement de fonds publics.
02:28Les avocats vont aussi prouver et démontrer, de leur point de vue et du point de vue des prévenus,
02:34que ce n'était pas un système.
02:36Et maintenant, il y a la plus vraie de la défense.
02:38Je ne peux pas inventer des choses que j'ignore.
02:41Tout ce que je sais, c'est que moi, mon intime conviction, c'est qu'elle est innocente, évidemment.
02:43Mais ça n'intéresse que moi et ceux qui m'aiment.
02:46Antoine Dier, ça.
02:47J'ai pu le rappeler tout à l'heure.
02:49Je pense qu'il y a une vraie inégalité entre ce qui a pu arriver au Modem,
02:54qui a aussi utilisé des assistants parlementaires dans une dimension moindre,
02:58avec des modalités différentes,
02:59qui n'est pas inquiété, dont l'avenir politique n'est pas gêné.
03:03Et là, le cas de Marine Le Pen.
03:05Pour autant, une fois qu'on a dit ça,
03:07je reste persuadé que c'est peut-être une chance pour votre parti
03:12de basculer sur un candidat un peu neuf, un peu nouveau.
03:18Et moi, j'allais vous poser une question.
03:21Quelle différence voyez-vous entre Marine Le Pen et Jordan Bardella au plan des idées ?
03:26Y a-t-il une différence au plan des idées ?
03:27Est-ce que le Rassemblement National va évoluer à ce moment-là sur ce changement de candidat ?
03:32Non, sur les idées, il n'y en a aucune.
03:35Pour une raison simple, Jordan Bardella s'est engagé pour Marine Le Pen,
03:38derrière Marine Le Pen, avec Marine Le Pen.
03:40Et Marine Le Pen a donné sa chance à repérer le talent de Jordan Bardella,
03:44qui en a fait, évidemment, quelque chose d'assez singulier dans le paysage politique français.
03:48On peut reconnaître le talent.
03:49Même si on ne partage pas nos idées, on peut reconnaître le talent.
03:51Non, mais ça, c'est une invention des journalistes.
03:53Moi, je suis un électeur historique de la droite française.
03:56Ça arrive que vous inventez des choses, c'est pas grave, vous avez le droit.
03:58Mais Antoine, c'est ce moment-là en santé aussi.
04:00Moi, j'espérais, au contraire.
04:02Moi, je vous dis, je suis un libéral.
04:03Et j'ai toujours eu du mal avec le positionnement du Rassemblement National au plan économique,
04:08où moi, l'électeur de droite libéral, j'ai du mal à me dire qu'un jour,
04:12on puisse avoir un président issu du Rassemblement National,
04:15parce qu'économiquement, ce n'est pas hyper solide.
04:17Et je me dis, électeur de droite, tiens, peut-être qu'avec Bardella,
04:20on arriverait à une posture économique plus compatible avec un électeur de droite normal, comme moi.
04:25Non, moi, je pense que c'est un mauvais procès qu'on fait à Marine Le Pen.
04:29Par exemple, sur la question des comptes publics, écoutez, on n'a jamais autant parlé des plans d'économie.
04:34Oui, mais ça, je sais que c'est votre obsession.
04:35Mais on n'a jamais parlé autant de plans d'économie sur les dépenses publiques
04:39depuis que le Rassemblement National, un groupe, est capable de s'y aller à la Commission des Finances.
04:42Là, aujourd'hui, qu'est-ce qui veut mettre la règle d'or ?
04:45Qu'est-ce qui veut rétablir les comptes ?
04:47Faire des baisses massives dans la dépense ?
04:49C'est le Rassemblement National sous la présidence de Marine Le Pen à l'Assemblée.
04:51Ce n'est pas ce que dit Mme Monchalin qui était à votre place ?
04:54Oui, elle raconte n'importe quoi, Mme Monchalin.
04:55Et d'ailleurs, elle refuse de faire un débat avec moi.
04:57Donc moi, je le dis parce que ça fait six mois.
04:58Elle est venue nous dire, à la mise des comptes publics,
05:01elle est venue nous dire, attendez, avec le RN,
05:04c'était 34 milliards d'impôts supplémentaires
05:08si on avait laissé faire les députés RN.
05:12C'est vrai ça ?
05:12C'est que vous avez la main lourde sur les impôts, sur les augmentations d'impôts ?
05:15N'importe quoi, tout le monde, il y a un contexte qui sont des journalistes
05:20qui font un peu un travail de fond
05:22qui a fait une analyse de nos amendements,
05:26c'est moins 40 milliards d'impôts.
05:27Mme Monchalin raconte...
05:28D'où vient ce chiffre de 34 milliards ?
05:30Mais le barbell, pas que chez nous, à partout.
05:32Vous savez, Mme Monchalin, sur votre plateau, d'ailleurs, ça m'a beaucoup amusé,
05:34je vous félicite de l'avoir un peu coincé.
05:36Elle a dit, il n'y a plus de hausse d'impôts,
05:38vous avez dit, si il y a une hausse d'impôts sur l'épargne,
05:39elle a dit, j'assume la hausse d'impôts.
05:40Donc, dans la même phrase, elle est capable de dire, il n'y a pas d'impôts,
05:43puis il y a une hausse.
05:44Bon, c'est n'importe quoi.
05:45Et d'ailleurs, Mme Monchalin, puisque ça fait six mois
05:47qu'elle refuse de débattre avec moi en coulisses,
05:49donc je le dis publiquement parce que je commence à en avoir assez,
05:51qu'elle fasse le tour des plateaux en jouant la fière à bras,
05:54en nous insultant,
05:55mais visiblement, elle a peur de m'affronter en débat public.
05:57Je comprends, puisqu'elle raconte n'importe quoi.
05:59Mais donc, le RN est raisonnable sur les dépenses publiques
06:01et en même temps, maintient le fait
06:03qu'il ne faille pas aller sur plus d'années de travail
06:06en matière de retraite ?
06:07C'est ça, le paradoxe ?
06:08Oui, mais parce que, pour une raison simple, monsieur,
06:10c'est qu'on pense que c'est des fausses économies,
06:12que quand vous avez des métiers difficiles, douloureux,
06:14physiquement ou psychologiquement durs,
06:16c'est des fausses économies.
06:17Je ne peux pas prendre en compte ces métiers-là.
06:18Dans une réforme, on repousse l'âge.
06:21Mais c'est ce que tout le monde dit,
06:22mais personne n'a de solution à part nous
06:23pour proposer une façon de protéger...
06:25Votre solution, c'est de ne pas changer,
06:26de ne pas faire de réforme pour la retraite.
06:28Non, c'est de partir progressivement,
06:28entre 60 et 62 ans,
06:30selon la difficulté de votre métier.
06:32C'est beaucoup trop tôt.
06:37Sur les retraites, depuis que j'ai conscience
06:39qu'il existe de la politique,
06:40on ne parle que de ça en France.
06:41On a l'impression que c'est là que le méga...
06:42Mais si on tranche, il y a plein de réformes.
06:44Parce que moi, à 37 ans,
06:44j'ai peur de ne pas en avoir, de retraite.
06:46Et que, comme personne ne change les choses...
06:48Vous en aurez une.
06:49Franchement, je pense que dans 30 ans,
06:51il n'a rien changé.
06:51Vous avez les moyens de vous débrouiller dans la vie,
06:53qu'on ne fait pas partie des...
06:53Oui, c'est ça, le problème,
06:54c'est que les Français ne cessent d'épargner
06:56parce qu'ils ne croient pas à un système
06:57qui est censé être bon pour tout le monde.
06:59Non, non, non.
07:00Malheureusement, c'est surtout les retraités
07:01qui épargnent beaucoup,
07:02les actifs, ceux qui travaillent,
07:03ils n'ont pas beaucoup les moyens d'épargner.
07:04Mais c'est un autre problème.
07:06Mais si vous voulez, en France,
07:07on a un problème de taux d'emploi.
07:08Les jeunes ne sont pas assez employés.
07:10Les personnes en situation de handicap
07:11peuvent travailler, sont sous-employés.
07:13Il y a beaucoup de femmes
07:14qui sont en temps partiel subies.
07:16Et on ne parle que de l'âge de retraite
07:17pour ne pas parler des autres problèmes, en fait.
07:19Or, les autres problèmes en France,
07:20c'est la désindustrialisation,
07:22c'est la surnormalisation,
07:24c'est le fait qu'on ait aussi
07:26un certain grand patronat
07:27qui veut discriminer tout le monde
07:29et qui nous explique que les jeunes,
07:30il ne faut pas qu'ils commencent trop tôt
07:32parce qu'ils n'ont pas assez d'expérience.
07:33Et puis après,
07:33quand ils ont trop d'expérience,
07:34il faut les virer,
07:35qu'ils ont peur d'embaucher les femmes
07:36parce que...
07:37Là, c'est l'arête de gauche qu'on entend, là.
07:38Mais ce n'est pas la gauche.
07:39Vous venez de taper sur les patrons ?
07:40Mais je n'ai pas tapé sur les patrons.
07:42Je n'ai pas tapé sur les patrons.
07:43Et j'ai tapé sur un certain...
07:44Un grand patronat qui discrimine.
07:46Waouh !
07:46C'est hyper à gauche !
07:47Ça n'existe pas, ça, en France ?
07:48Mais ce n'est pas à gauche !
07:49Si vous croyez...
07:49Alors, ça, c'est vachement intéressant,
07:51monsieur Ders,
07:51parce que c'est un peu, peut-être,
07:52le problème que vous avez connu par le passé.
07:54C'est que si vous pensez
07:54que parler de la vie des gens,
07:56c'est être de gauche,
07:57c'est un beau cadeau pour la gauche.
07:58Ça, vous faites un super cadeau à la gauche.
08:00Parce que si...
08:00Excusez-moi,
08:01si les personnes en situation de handicap
08:02qui nous entendent
08:03se disent qu'il n'y a que la gauche
08:04qui considère que
08:05quand vous êtes en situation de handicap,
08:06vous pouvez travailler
08:07et que c'est scandaleux de vous discriminer,
08:08si c'est ça à gauche,
08:09vous faites un gros cadeau
08:10à monsieur Mélenchon.
08:11Si, aujourd'hui,
08:11il y a des femmes qui nous écoutent
08:12qui sont en temps partiel subi,
08:14à qui on dit
08:14tu vas faire le service
08:15de 11h à 13h,
08:17et puis après,
08:18tu ne vas rien faire,
08:18tu ne vas pas être payé,
08:19tu vas rentrer à la maison
08:20puis tu vas devoir revenir à 20h
08:21pour faire la vaisselle.
08:22Si c'est que la gauche qui dit ça,
08:23il y aura un problème dans notre pays.
08:24Vous faites la même chose
08:25que la gauche avec les immigrés.
08:26Vous dites qu'il y a
08:27une espèce de discrimination
08:28qui n'existe pas.
08:29Et donc, vous enfermez les gens
08:30dans une logique
08:31où ils sont discriminés,
08:32on ne peut rien faire.
08:33Écoutez, je ne suis pas d'accord
08:34avec vous, monsieur Diers,
08:35de dire que lutter
08:36contre les vraies discriminations,
08:38il n'y a que la gauche
08:38qui peut le faire,
08:39ça existe en France.
08:41Structurellement,
08:42les grandes entreprises
08:42ne discriminent pas.
08:43Je ne sais pas si vous avez travaillé
08:44quand vous étiez jeune,
08:44moi je faisais le tour
08:45de mes CV dans la restauration,
08:46ça n'allait...
08:47Je n'ai pas dit que vous n'avez pas travaillé,
08:48j'ai dit que je ne savais pas.
08:49Je faisais le tour des CV à Paris,
08:51on cherchait des serveurs partout,
08:53ah ben non,
08:53j'étais toujours trop jeune,
08:54ou j'habitais trop loin,
08:56ou ça n'allait pas,
08:56tatati tatata,
08:58voilà.
08:58Alors que c'est juste
08:59le poids des charges sociales
09:01qui empêche d'embaucher des jeunes,
09:02notamment le poids des retraites,
09:04etc.
09:04Allégeons tout,
09:05moi je suis un libéral,
09:05et donc j'espère une réponse libérale.
09:07Comment on paye ?
09:07Oui c'est facile de dire
09:08il faut alléger les charges,
09:09vous payez comment les retraites,
09:10et vous payez comment la sécurité sociale,
09:12et des économies à faire.
09:13Mais ça ça n'existe pas,
09:14vous n'allez pas baisser les retraites.
09:15Je suis jeune,
09:15c'est en guère,
09:16économiquement on continue.
09:17Comment ?
09:17On peut payer,
09:18si on allège les charges,
09:18bien sûr qu'on peut payer.
09:19Parce que le fait d'alléger les charges
09:21ça a des répercussions
09:21sur l'économie du pays aussi,
09:23des répercussions positives.
09:24Ça veut dire qu'on recrée de l'emploi,
09:26on recrée de la consommation,
09:27on recrée de l'impôt société,
09:29on recrée de l'impôt personnel,
09:30ça a des tas de répercussions positives,
09:33et finalement on va se retrouver
09:33à payer des impôts en consommant,
09:35plutôt qu'en travaillant,
09:36ce qui est plutôt plus agréable.
09:37Vous avez raison,
09:38mais si on baisse les dépenses.
09:39Donc moi je suis un fervent défenseur
09:40de la baisse des charges,
09:41ça fait des années que je crois...
09:41Vous vous dites qu'il faut baisser les dépenses,
09:43mais j'entends aussi Marine Le Pen dire
09:45« Moi, baisser le nom de fonctionnaire,
09:47c'est pas mon truc,
09:47c'est un truc de droite. »
09:48Elle l'a dit ça.
09:48C'est ce qu'elle l'a dit.
09:49Non, elle a dit qu'annoncer,
09:51c'est-à-dire faire croire
09:52que c'est la faute des fonctionnaires
09:53et qu'il suffit de les supprimer
09:54pour faire des économies,
09:55ça c'est ce qu'elle a dit,
09:56c'est un mauvais truc de droite.
09:57Ce qu'il faut c'est réorganiser l'État.
09:58Si vous faites l'inverse,
09:59ça marche pas.
10:00C'est comme une entreprise.
10:01Vous réorganisez l'entreprise
10:02et après vous adaptez
10:03votre masse salariale.
10:04Est-ce qu'il faudra la réduire
10:05cette masse salariale ?
10:06Bien sûr, on est les seuls.
10:06Regardez, Madame de Montchalin,
10:07elle nous a reproché
10:08d'avoir voulu baisser
10:10de 5 milliards d'euros
10:11le financement
10:12des collectivités territoriales.
10:13On assume totalement
10:14supprimer les régions,
10:15supprimer les intercommunalités,
10:16ça coûte beaucoup trop cher.
10:17Et les agences d'État ?
10:18Comment ?
10:19Les agences d'État ?
10:20Les agences d'État,
10:21on est tout et contre.
10:22Les agences d'État,
10:22c'est le démembrement
10:23de l'État démocratique
10:24par des lobbies
10:25qui s'en mettent plein les poches.
10:26C'est 800 milliards.
10:27C'est beaucoup d'argent,
10:28peut-être pas 800.
10:29800 milliards.
10:30C'est beaucoup d'argent.
10:31On a attaqué le CNC,
10:32on a attaqué le Centre National du Cinéma
10:33qui a 800 millions d'euros
10:35de magots,
10:36de taxes affectées,
10:37c'est-à-dire que
10:37c'est une taxe de l'État
10:38qui va directement
10:39dans les caisses du CNC.
10:40On s'est fait insulter,
10:41conspuer.
10:41Évidemment, aujourd'hui,
10:42dans le CNC,
10:43il y a de la mauvaise utilisation
10:44de l'argent public.
10:45800 millions d'euros,
10:45c'est beaucoup trop.
10:47Alors, question,
10:47Fatima Nidbounouna.
10:49LFI propose une commission d'enquête
10:50sur l'affaire Einstein.
10:52Quelle est la position du RN ?
10:53On est plutôt pour,
10:55mais il faut surtout
10:55que la justice s'en empare
10:56parce qu'une commission d'enquête
10:58en France n'a pas
10:59de pouvoir d'investigation,
11:00elle ne peut pas remplacer
11:01la justice.
11:01Donc, il faut en urgence
11:02que la justice française
11:03s'empare de ce dossier
11:04parce que je vois beaucoup
11:05de Françaises et de Français
11:06qui sont inquiets à juste titre
11:07parce que tout est en anglais.
11:09Tout le monde ne parle pas anglais.
11:10Moi, je suis allé voir
11:11beaucoup de publications.
11:12C'est vrai qu'il y a des choses
11:12inquiétantes.
11:13Il faut que la justice...
11:14Quelles choses inquiétantes ?
11:15Vous avez effectivement
11:16beaucoup de personnalités françaises
11:18qui sont mis en cause.
11:19Jack Lang, ce matin,
11:20était sur BFMTV.
11:21Il s'est défendu.
11:22RTL, non ?
11:23Il a été sur RTL,
11:24mais il a été aussi
11:25face à Apolline
11:26sur BFMTV.
11:28Il a dit qu'il ne démissionnerait
11:29pas de l'Institut du Monde Arabe,
11:30que Epstein ne le connaissait,
11:32mais ce n'était pas un ami,
11:33qu'il n'avait pas touché d'argent
11:34et qu'il ne savait pas
11:35que c'était un prédateur sexuel.
11:38Quand il l'a su,
11:38il a coupé tous les liens.
11:39Est-ce que vous avez été convaincu
11:40par sa défense ?
11:41Pas du tout,
11:42puisqu'il a été condamné,
11:43M. Epstein a été condamné
11:44pour détournement de mineurs
11:45avec des prostituées mineures
11:45en 2008
11:46et que M. Langue
11:47l'a fréquenté après,
11:47donc c'est n'importe quoi.
11:49Et il fait recroir,
11:49je n'étais pas au courant
11:50qu'il ne savait pas.
11:50Écoutez, c'est ridicule.
11:52Moi, je n'ai pas la justice,
11:53je n'ai pas condamné M. Langue
11:54à la place de la justice,
11:56mais c'est un sujet
11:56qu'il faudrait ouvrir.
11:58En tout cas, sa fille
11:58a plus de dignité que lui.
12:00Pourquoi ?
12:00Elle a démissionné
12:01de ses responsabilités
12:02pour ne pas salir
12:02les institutions
12:03qu'elle représentait.
12:04Il aurait dû quitter
12:04l'Institut du Monde Arabe.
12:05Ça fait longtemps
12:06qu'il aurait dû quitter
12:06l'Institut du Monde Arabe.
12:07Il avait été reconduit
12:08récemment par Emmanuel Macron.
12:09Il n'a aucune compétence
12:10pour dégager
12:10l'Institut du Monde Arabe.
12:11Je vous rappelle
12:12qu'il y a eu un scandale
12:12avec des frais de traiteurs
12:14qui étaient scandaleux
12:16qui justifiaient lui seul
12:17qu'il dégage.
12:18Mais M. Langue,
12:18il faut le dire,
12:19est protégé par le système
12:20depuis 20 ans.
12:21Il résiste à tous les régimes,
12:22à tout le monde.
12:24Il a sans doute rendu
12:25beaucoup de services
12:25quand il était ministre
12:26de la Culture,
12:26à je ne sais qui.
12:27Mais c'est hallucinant
12:28la protection
12:28dont bénéficie M. Langue.
12:29Je ne parle même pas
12:30du dossier Einstein.
12:31Juste le dossier
12:32de magouille
12:32sur les frais de traiteurs,
12:34là, c'était plusieurs
12:34dizaines de milliers d'euros.
12:36Il aurait dû dégager.
12:38Mourad Boudjelal.
12:40Alors, on est en mai
12:412027.
12:43Vous avez gagné.
12:44Félicitations.
12:45Y'a fait vos douleurs.
12:50Vous êtes au gouvernement.
12:51Vous avez des responsabilités,
12:53notamment dans l'économique,
12:55un domaine dans lequel
12:56vous avez quelques qualités.
12:58Qu'est-ce qui change
12:59en France ?
13:00Moi, je suis entrepreneur.
13:01Je vais dire,
13:02je paie mes impôts.
13:04Je paie 25%.
13:04Je paie environ 100%
13:07du salaire d'un salarié.
13:09En plus, on charge
13:10diverses et variées.
13:11Je suis taxé sur le reste
13:13à je ne sais pas combien.
13:14Je paye de la TVA
13:15à je ne sais pas combien.
13:16Je suis dans le confiscatoire.
13:18Et on me dit
13:18que j'ai une dette
13:19à rattraper
13:19pour laquelle je ne suis pour rien.
13:20Je n'étais pas au courant.
13:21On n'a pas informé
13:22cette dette.
13:23On m'a juste présenté l'édition.
13:24Qu'est-ce qui change
13:25en France
13:25en mai 2027 ?
13:28Félicitations.
13:29Mais qu'est-ce qui change
13:29dans le pays ?
13:30Vous aurez déjà une baisse
13:31des impôts de production
13:32de 20 milliards d'euros
13:34dès la première année.
13:35Gagé sur des économies
13:36sur le train de vie de l'État
13:37et toutes les économies...
13:3920 milliards sur le train
13:39de vie de l'État ?
13:4020 milliards, oui.
13:41Rien que sur les impôts
13:42de production.
13:43Vous aurez,
13:44si vous avez une consommation
13:45énergétique importante,
13:46un prix français
13:46de l'électricité
13:47et du gaz.
13:48Et vous aurez une...
13:49Pas en mai 2027
13:50parce qu'il faut quelques mois
13:51pour la mettre en place.
13:52Oui, mai 2027,
13:53c'est une métaphore.
13:53Je vous laisse quelques mois,
13:58on invite les chefs d'entreprise
14:00à faire remonter
14:01leurs préoccupations
14:01sur ce sujet.
14:02Une dénormalisation,
14:04une simplification massive
14:05des codes et des normes
14:07qui pèsent pour rien.
14:08C'est ce qu'on appelle
14:08l'impôt de papier.
14:09C'est-à-dire que
14:10quand vous devez investir,
14:11vous avez un restaurant.
14:12Quand vous devez investir
14:13dans des normes stupides
14:14plutôt que de former
14:15votre personnel
14:15ou d'investir dans la décoration...
14:18Ou que c'est un verre du bénéfice.
14:19Voilà.
14:20Ou d'utiliser votre argent
14:21comme vous voulez d'ailleurs.
14:22C'est de l'argent perdu.
14:23Moi, je vois aussi
14:24les collectivités territoriales
14:26ou les agriculteurs.
14:27Combien d'agriculteurs nous disent
14:28qu'on doit surinvestir
14:31pour changer...
14:32Pour la 20ème fois,
14:33on doit changer les tables,
14:34on doit changer les locaux
14:37pour des normes ridicules
14:38qui ne changent rien
14:38à la qualité de vie des animaux.
14:40Juste une chose,
14:40il vous a dit
14:41que le marché de l'énergie
14:42va baisser, l'électricité.
14:43Vous créez un bouclier,
14:45vous désobéissez à l'Europe.
14:46On arrête de vendre
14:47de l'électricité aux Allemands ?
14:48Oui, on désobéit
14:49complètement à l'Europe.
14:50C'est-à-dire qu'on dit
14:51à l'Europe qu'elle n'a pas
14:51de compétences
14:52sur le marché intérieur
14:52de l'électricité français
14:54et on reprend le contrôle
14:55du marché électrique.
14:56Vous voyez, jeudi, par exemple,
14:57il va y avoir une loi
14:58qui est présentée
14:58pour reprendre,
15:00pour prolonger
15:00les concessions hydroélectriques françaises.
15:03Il faut savoir,
15:03ceux qui nous écoutent,
15:04que l'hydroélectricité française,
15:05c'est l'électricité
15:06la plus propre possible,
15:07c'est la vraie électricité écologique.
15:09Elle est totalement amortie,
15:10les barrages qu'ont payé
15:11les Français
15:11sont totalement amortis
15:12et la Commission veut faire
15:14ce qu'elle a fait
15:14avec le nucléaire.
15:14Il y a d'autres domaines
15:14où vous désobéissez à l'Europe ?
15:16Comment ?
15:16Il y a d'autres domaines
15:17où vous désobéissez à l'Europe ?
15:19Vous reprenez votre souveraineté ?
15:21Par exemple,
15:23sur le commerce international,
15:24on considère
15:24qu'un certain nombre
15:25de traités de libre-échange
15:25comme le Mercosur
15:26met en cause
15:27l'intérêt supérieur de la France.
15:28Il va s'appliquer Mercosur.
15:29Non, et donc on appliquera
15:30ce que le général de Gaulle
15:31avait fait
15:32avec ce qu'on appelle
15:33le compromis du Luxembourg,
15:34c'est que quand un intérêt supérieur
15:36d'un État est mis en cause,
15:37l'État a le droit
15:37de bloquer.
15:39Vous faites des trompismes,
15:40vous appliquez
15:40que finalement
15:41les règlements internationaux
15:42n'ont de valeur
15:42que quand on n'a pas l'art
15:47européennes,
15:47ce n'est pas exactement
15:48des relations internationales,
15:50c'est des relations internes.
15:51Je vous rappelle
15:51qu'on paye quand même
15:5130 milliards par an,
15:52donc on a quand même
15:53le droit d'en avoir
15:54pour notre argent.
15:54Jean-Philippe Tanguy,
15:55député Rassemblement National
15:56de la Somme,
15:56reste avec nous sur RMC
15:58dans les Gilles,
15:58dans les Grandes Gueules,
15:59question de Fatima Ibnoua,
16:00Mourad Boudjelal,
16:00Antoine Diers,
16:01la discussion continue,
16:03il est 11h20.
16:17Les Gilles,
16:19les Grandes Gueules
16:20en direct sur RMC,
16:21RMC Story,
16:21Antoine Diers,
16:22Mourad Boudjelal
16:23et Fatima Ibnoua
16:24et surtout notre invité,
16:24Jean-Philippe Tanguy,
16:25député Rassemblement National
16:27de la Somme
16:28qui est avec nous.
16:29Fatima Ibnoua,
16:30question pour monsieur le député.
16:31Sans langue de bois
16:32et d'une façon très concrète,
16:33quelles sont les solutions
16:34proposées par le RN
16:36pour les attaques au couteau
16:38telles que nous venons
16:38d'en vivre ?
16:40On a un professeur
16:42qui est là,
16:43qui était pronostic vital engagé
16:45et qui maintenant
16:45est à état grave.
16:46C'est un peu amélioré.
16:47Oui, d'ailleurs,
16:48on pense à l'assez proche
16:49et à l'équipe pédagogique,
16:50évidemment.
16:52La première mesure,
16:53c'est de sanctionner très durement
16:54toute détention d'armes blanches
16:56parce que la banalisation,
16:57on assiste à une banalisation
16:58du port d'armes blanches
17:00et il n'y a pas
17:00de réplique systématique.
17:01Donc, il faut vraiment
17:02s'attaquer à la racine du problème,
17:04c'est cette banalisation
17:05et le fait que nos jeunes,
17:07moi, je ne suis pas si vieux,
17:09mais il y a 20 ans,
17:09ça n'existait pas du tout ça.
17:11Il n'y avait aucune banalisation
17:12du port d'armes blanches.
17:13Ça, c'est vraiment installé.
17:14Je ne l'ai pas vu venir.
17:14Je l'ai essayé d'être avec vous.
17:16Je n'ai pas vu venir
17:16cette banalisation.
17:17Qu'est-ce que vous entendez
17:18par s'attaquer fermement ?
17:19Parce que là, déjà,
17:19c'est conseil de discipline.
17:21Là, vous voyez,
17:23M. Darmanin a reconnu
17:24un dysfonctionnement ce matin
17:25sur ce jeune.
17:28Il faut une sanction immédiate,
17:29définitive,
17:29et une sanction pénale,
17:30y compris des courtes peines
17:31de prison,
17:33parce que le port d'armes,
17:35ça ne concerne pas
17:35que les mineurs.
17:36Il faut débanaliser cela.
17:38Ensuite, il faut re-sanctuariser
17:40l'intégrité physique
17:42des victimes.
17:43Dès qu'il y a une atteinte,
17:45même moins grave,
17:46au physique d'une personne,
17:47il faut une sanction ferme.
17:48Et à la fin,
17:49il faut protéger davantage
17:50les fonctionnaires,
17:51tous les dépositaires
17:52de l'autorité
17:53avec des peines aggravées
17:54quand on attaque
17:55un fonctionnaire.
17:56Le risque zéro n'existe pas,
17:57a dit le ministre
17:58de l'Éducation nationale
17:59hier soir.
18:00Oui, et là,
18:00bien sûr.
18:01Moi, je trouve que
18:02ce qui m'a dérangé,
18:03ce n'est pas cette formule.
18:04Il y avait un côté fataliste
18:05dans l'intervention
18:05du ministre de l'Éducation nationale
18:06disant,
18:07qu'est-ce qu'on peut faire ?
18:08Là, je ne suis pas d'accord
18:08avec cette attitude.
18:10Le côté pas de vagues
18:11que beaucoup,
18:12parce qu'il y a eu
18:13des responsabilités importantes
18:14au ministère de l'Éducation,
18:15le côté pas de vagues
18:16que ça implique
18:17me scandalise.
18:17Mais vous reconnaissez
18:18que quand il dit
18:19que c'est un problème de société,
18:20c'est vrai que ça ne concerne pas
18:21que l'école,
18:21cette violence.
18:22Non, ça ne concerne pas que l'école,
18:23mais il n'est pas juste à l'école.
18:24Il y a un gouvernement.
18:25Une fois plus,
18:25il n'y a pas une action décisive
18:27contre la banalisation
18:28du port de l'arme blanche.
18:30Mais par exemple,
18:30sur 4 000 professeurs
18:32en moins,
18:33prévus pour l'année prochaine,
18:35vous,
18:36est-ce que vous avez...
18:38Quels sont vos plans
18:39sur ça,
18:40sur le nombre de professeurs ?
18:41Vous diminuez
18:42ou il faut maintenir le nombre ?
18:44Même si le nombre d'élèves baisse.
18:45Oui,
18:46parce que ça améliorera
18:47l'encadrement
18:47et vu la baisse du niveau
18:49en général,
18:50il y a de quoi faire
18:50pour améliorer l'encadrement.
18:52Non,
18:52ce n'est pas de gauche.
18:53Une fois plus,
18:53déjà les socialistes
18:54ils ont abandonné cela
18:55d'ailleurs dans le dos
18:55des enseignants.
18:57Non,
18:57mais tout le monde
18:57est un gauchiste
18:58pour me suivre.
18:58On parle d'un truc
19:00très précis là.
19:01Il y a moins d'élèves,
19:02il y a moins d'élèves
19:03et pourquoi
19:03il n'y aurait pas
19:04moins d'enseignants ?
19:05Ça paraît purement rationnel
19:06mais vous,
19:06vous avez vu les résultats
19:08de l'éducation ?
19:10Mais ce n'est pas vrai,
19:12il n'y a pas 50 élèves
19:12par classe,
19:14ils sont 20,
19:1525.
19:16Moi,
19:16en tout cas,
19:16dans mes classes rurales,
19:17je n'ai pas envie
19:18qu'il y ait des fermetures
19:18de classes.
19:19Donc les faux-culs
19:19qui viennent dire
19:20aux enseignants
19:21dans la ruralité
19:23qu'il ne faut pas
19:23fermer des classes
19:24et qui après disent
19:24il faut moins d'enseignants,
19:25on ne peut pas tout dire
19:26et c'est au contraire.
19:27Moi,
19:27j'en ai marre
19:27de payer trop d'impôts
19:28pour augmenter
19:29des classes ouvertes
19:29alors qu'il n'y a plus d'élèves.
19:30Excusez-moi,
19:31monsieur Diers,
19:32quand on voit
19:32les recrutements
19:33dans les intercommunalités
19:34qui ont explosé
19:36depuis 20 ans,
19:37moi,
19:37j'ai fait le tour des vœux.
19:38Ce n'est pas le même sujet,
19:38vous parlez des collègues.
19:39Mais si c'est le même vœu,
19:39c'est-à-dire,
19:40est-ce que la priorité
19:40c'est de supprimer
19:41des postes d'enseignants
19:42ou est-ce que c'est supprimer
19:42des postes dans les collectivités
19:43territoriales ?
19:44Eh bien,
19:44moi,
19:44j'assume,
19:45il faut supprimer des postes
19:46dans les collectivités territoriales,
19:47les fonctions support,
19:48on a parlé des agences,
19:49on a augmenté de 5 milliards d'euros
19:50notre contribution à l'Union Européenne,
19:52je ne suis pas sûr
19:52qu'on en voit la couleur.
19:53C'est très centralisateur.
19:54Moi,
19:54je suis très attaché
19:55à la liberté des communes.
19:56Par contre,
19:57il y a une décentralisation.
19:58Que nos élus locaux
20:00soient mauvais,
20:01ça,
20:01je vous l'accorde,
20:02mais les Français ont voté pour eux
20:03et qu'il y ait des économies
20:04à faire aussi.
20:12Il n'y a plus de liberté des communes.
20:12C'est fini,
20:13les libertés des communes.
20:14Le pouvoir,
20:14il est dans les dents.
20:15Le pouvoir,
20:16et d'ailleurs,
20:16c'est intéressant pour les municipales,
20:17il est dans les intercommunalités.
20:19Moi,
20:19j'ai 227 communes rurales
20:22sur ma circonscription.
20:23Il y a des maires
20:23qui ne vont même plus,
20:24les pauvres,
20:24je pense à eux,
20:25ils ne vont même plus
20:25aux réunions de l'intercommunalité.
20:27C'est une administration
20:27qui écrase tout.
20:29Ils arrivent au conseil,
20:30ils ont des dossiers
20:31plus grands que moi,
20:32ça ne sert pas grand-chose,
20:33mais quand même,
20:34pour un dossier,
20:34ça fait beaucoup.
20:35Et à la fin,
20:37ils laissent tomber.
20:38Mais donc,
20:39reprenons le pouvoir.
20:40C'est-à-dire que les politiques
20:40doivent reprendre le pouvoir.
20:41Je suis d'accord
20:42de supprimer les intercommunalités.
20:43Parce que quand le maire
20:44fait une mauvaise dépense,
20:45vous allez le chercher.
20:45Alors,
20:46symboliquement,
20:46évidemment.
20:47Quand c'est présent
20:48de l'intercommunalité
20:48qui vit à 50 km,
20:50on ne sait même pas qui c'est,
20:51ça dépend.
20:51Mais une chose,
20:52parce que là,
20:53le budget est passé.
20:55Sébastien Lecornu
20:56s'est sauvé
20:56grâce à l'accord passé
20:57avec les socialistes.
20:58Et donc maintenant,
20:59la France va continuer
21:01comme ça
21:01avec Sébastien Lecornu
21:02et Emmanuel Macron
21:03jusqu'en mai 2027.
21:05Ben oui,
21:05il ne se passera rien.
21:06Pendant un an,
21:07il ne se passera rien
21:08pour le pays.
21:08Ah ben si,
21:08ils vont continuer
21:09à dépenser des sous
21:10pour se faire réélire
21:10aux municipales,
21:11pour préparer la campagne.
21:12D'ailleurs,
21:13c'est intéressant
21:13parce que François Hollande,
21:15qui dans un éclair
21:16de lucidité
21:16et d'honnêteté intellectuelle
21:17l'a dit
21:18chez vos confrères
21:19de France Inter
21:19il y a 10 jours
21:20ou 20 jours,
21:21je ne sais plus,
21:21il a dit,
21:22mais comme ça,
21:23on a le temps
21:23de préparer
21:24les élections présidentielles.
21:25Donc,
21:25c'était ça leur grand plan,
21:27c'est non,
21:27on ne va quand même pas
21:28aller assumer notre bilan maintenant,
21:29on gagne un an,
21:30on s'organise
21:31et on prépare
21:32nos élections en 2027.
21:34Enfin,
21:35ce personnel politique
21:35qui a choisi,
21:36qui a fait ce choix
21:37devant les Françaises
21:38et les Français,
21:38j'espère que nos compatriotes
21:39en tireront des conséquences.
21:41Oui,
21:41mais vous étiez,
21:42vous,
21:42le choix du chaos,
21:43c'est ce qu'a dit
21:43Sébastien Lecornu,
21:44c'est-à-dire qu'il y a
21:45les gens raisonnables,
21:46vous allez mieux
21:46un mauvais budget
21:47que pas du budget du tout
21:48et puis les gens déraisonnables
21:50et il vous met d'ailleurs
21:50dans le même bain
21:51que les Insoumis
21:52et il vous renvoie
21:53dans le camp du chaos.
21:56Il y a de la très grande politique.
21:58Non mais écoutez,
21:58le chaos,
21:59c'est vraiment,
21:59enfin là,
21:59aujourd'hui,
22:00c'est eux.
22:01Quand on a créé
22:011400 milliards d'euros de dettes
22:03et qu'on arrive dans un budget
22:04à à la fois augmenter
22:05les dépenses de 40 milliards,
22:06augmenter les impôts nettes
22:07de 10 milliards,
22:08augmenter la dette
22:09de 150 milliards
22:09et donc augmenter
22:10la charge d'impôts
22:11pour l'année prochaine
22:12d'au moins 12 milliards,
22:13qu'est-ce que je voulais
22:13que je vous dise ?
22:14Tout ça,
22:14c'est n'importe quoi.
22:20de réussir à présenter
22:20un plan pour arrêter
22:22l'emballement de la dette.
22:23Je le dis avec un peu de gravité,
22:25mais la situation
22:25est tellement hors de contrôle.
22:27C'est d'ailleurs
22:28ce qu'a révélé
22:28le rapporteur général
22:29des finances au Sénat.
22:31On est vraiment
22:32dans une situation
22:32d'effet boule de neige
22:33de la dette,
22:34ce qui fait que pour arrêter
22:35cet effet boule de neige
22:36d'emballement de la dette
22:37et d'étouffement
22:37de l'économie française
22:39et des contribuables
22:40par la charge d'intérêt,
22:41ça devient un plan très difficile.
22:43Il y a M. Dufour
22:43qui est très courageux
22:44à attendu la fin.
22:45Le patron de la BPI France.
22:46Le patron de la BPI France
22:47a attendu la fin du budget
22:48pour dire la vérité.
22:49Il a dit
22:49qu'il faudra dix ans d'austérité.
22:51Dix ans d'austérité.
22:52Donc ça, vous l'assumerez
22:52quand vous serez au pouvoir
22:53si vous gagnez en 2027 ?
22:55Vous annoncerez aux Français
22:56qu'on rentre dans une période
22:57d'austérité ?
22:58Je pense qu'on peut encore
23:00aujourd'hui éviter l'austérité,
23:01mais avec beaucoup de courage
23:03et s'affronter au lobby.
23:05Parce qu'en fait,
23:06soit vous attaquez au peuple,
23:07soit vous attaquez au lobby.
23:08C'est qui les lobbies ?
23:09Quel lobby ?
23:09Les agences.
23:10À la tête de chaque agence,
23:13vous avez un ami du pouvoir,
23:14il faut s'en occuper.
23:15Vous avez des lobbies
23:16qui ont beaucoup d'influence.
23:17Par exemple,
23:17le lobby du cinéma français.
23:19Je l'ai parlé tout à l'heure
23:19des 800 millions du CNC.
23:20Dès que vous les attaquez,
23:21il y a tout un tas de gens
23:22à l'Assemblée qui s'agitent.
23:24Le lobby, par exemple,
23:25des énergies renouvelables.
23:27Ils ont voulu diminuer
23:28de 150 millions l'argent mis
23:30pour les panneaux solaires
23:31qui ne servent à rien.
23:32Il y a eu une vingtaine d'amendements
23:34d'un coup, comme par hasard.
23:36C'est-à-dire qu'il y a des articles
23:37qui coûtent très cher,
23:38qui permettent de faire des économies,
23:39il n'y a personne pour les défendre.
23:41Puis là, il y avait un gros lobby.
23:43Le solaire en France,
23:44c'est 4 milliards d'argent public par an
23:45pour que les gens se rendent compte.
23:46Dès que vous touchez à ce lobby,
23:47il y a plein d'amendements qui arrivent.
23:49Moi, à un moment,
23:49j'ai voulu supprimer une aide publique
23:51de 1 milliard pour payer
23:53des crédits carbone.
23:54J'ai eu, je vous le jure,
23:55j'ai eu dans le quart d'heure
23:56un appel de France Aluminium,
23:57un lobby de l'aluminium
23:58qui m'a appelé pour me dire
23:59« Monsieur Tanguy, quand même,
24:00votre amendement,
24:01il faudrait bien le supprimer. »
24:02Donc, vous avez beaucoup de lobbies en France.
24:04Voilà, il y a beaucoup de gens
24:04qui se suivent.
24:05Donc, vous, il n'y aura pas de lobbies.
24:05Je vous rappelle que sur l'affaire Alstom,
24:07par exemple,
24:07il y a quand même 600 millions d'euros
24:09d'argent public
24:10qui ont été déversés sur le tout Paris.
24:11Donc, ils ont quasiment acheté
24:12tous les cabinets.
24:13Exactement.
24:14Pour expliquer, c'était formidable.
24:15J'ai une petite pensée
24:16pour Olivier Marlex
24:16qui a vu le courage de dénoncer
24:17qu'il n'y a plus parlé.
24:18Un mot sur l'homme qui occupe,
24:20qui trace actualité,
24:21c'est Donald Trump.
24:22Il vous a déçu, Donald Trump ?
24:24Non, je n'entendais rien.
24:25Je n'attends rien
24:26des dirigeants étrangers.
24:27Moi, je suis un souverainiste
24:28vieille école.
24:29Vous avez été séduit, vous,
24:30Marine Le Pen,
24:31par Donald Trump ?
24:32Non, non, non.
24:33Vous êtes l'école Nicolas Dupoyant.
24:36Oui, je pense à lui d'ailleurs.
24:38À cette occasion,
24:38il espère qu'il sera réellumé.
24:40Bref, mais ce n'est pas le sujet.
24:41Je suis souverainiste vieille école.
24:42Je n'attends rien
24:43des dirigeants étrangers,
24:43quels qu'ils soient.
24:44Les peuples, quand ils le peuvent,
24:46parce qu'on pense aussi aux peuples
24:46qui n'ont pas la liberté iranienne.
24:48On a des alliés quand même.
24:50On a des alliés,
24:51on a des gens
24:51qui nous veulent du mal.
24:52Ils ne se valent pas tous.
24:53Alors, Obama,
24:54que tout le monde trouvait formidable,
24:55donc Obama,
24:56c'est l'affaire Alstom,
24:57c'est l'affaire Technip,
24:58c'est une amourante
24:59de 10 milliards d'euros
25:00sur la BNP Paribas,
25:01c'est des comportements
25:03contre la France.
25:04Donc, ça veut dire
25:04que les Américains,
25:05à chaque fois,
25:05ils nous veulent du mal ?
25:06Comme ils lâchaient le micro,
25:07tout le monde le trouvait cool.
25:08C'est-à-dire quoi,
25:08M. Tanguy ?
25:09C'est qu'il faut toujours
25:09se méfier des Américains ?
25:10D'une manière générale,
25:11il faut toujours se méfier
25:12des puissances dominantes.
25:13Ce n'est pas les Américains,
25:14moi, je n'ai rien
25:15contre le peuple américain.
25:16J'ai évidemment la mémoire
25:17et les sacrifices
25:18qu'ils ont fait pour nous.
25:19Mais c'est une puissance dominante.
25:21On devrait le savoir,
25:22en tant que Français,
25:23avec Montesquieu,
25:24le pouvoir absolu
25:26corrompt absolument.
25:27Donc, dès que vous avez
25:27un pouvoir dominant,
25:28vous voulez toujours en abuser.
25:30C'est ce que fait Trump
25:31en ce moment ?
25:32Oui, mais en fait,
25:33ce qui me dérange,
25:33c'est que Trump
25:35surpersonnalise le problème.
25:37François Mitterrand
25:38l'avait dit avant de décéder
25:39que nous avions un sujet
25:41avec la prédominance,
25:43ce que les Grecs appelaient
25:43l'hégémonie
25:44des Etats-Unis
25:45sur leurs alliés.
25:46Ils ont toujours abusé
25:47de leur position.
25:48Mais le problème,
25:49ce n'est pas les Etats-Unis,
25:49c'est que nous,
25:50on se laisse faire.
25:50Le général de Gaulle avait dit
25:51je ne veux pas
25:52de base militaire
25:53en France,
25:54américaine, pardon,
25:55de base américaine en France.
25:56Je ne veux pas
25:56qu'on soit dans le commandement
25:57intégré de l'OTAN.
25:58Il nous avait donné
25:59une feuille de route.
25:59Eh bien, Nicolas Sarkozy,
26:01un copain de droite,
26:02a réintégré la France
26:04dans le commandement
26:05intégré de l'OTAN
26:05contre le communier.
26:06On sort du commandement intégré.
26:07Le Gaulle n'était pas
26:08sorti de l'OTAN.
26:09On sort du commandement intégré.
26:11Et Zelensky,
26:12on continue à envoyer
26:13des milliards ou pas ?
26:14Avec un contrôle serré,
26:16oui,
26:16et des moyens de défense.
26:17Fatima.
26:19Vous avez parlé
26:19de lobby,
26:20de liberté,
26:21il faut avoir
26:21les moyens de sa liberté.
26:22Comment sera financé
26:23le Front National ?
26:24Parce qu'on a souvent parlé
26:25de le Rassemblement National.
26:27Comment le financement ?
26:28Parce que vous vous souvenez,
26:29pour la dernière élection,
26:30on parlait des financements russes.
26:31C'est d'ailleurs comme ça
26:32que le nom de Marine Le Pen,
26:34la seule apparition
26:35dans les dossiers
26:36Einstein,
26:37c'est autour de ces questions-là
26:38de financement.
26:39Elle n'est pas concernée
26:40par le truc.
26:40Il y a son nom
26:41qui est balancé comme ça.
26:42Ça apparaît autour
26:43des questions des financements.
26:46Où vous allez aller chercher
26:47de l'argent
26:47pour rester libre
26:48et échapper au lobby ?
26:50Pour le moment,
26:51on a réussi à s'organiser
26:52avec le financement public.
26:53Mais effectivement,
26:54on a toujours un problème
26:54de financement bancaire en France.
26:56Le principal parti
26:56d'opposition en France,
26:57aujourd'hui,
26:58a portes fermées
26:59sur l'essentiel
27:00du système bancaire.
27:01Avec le nombre de députés
27:01que vous avez
27:02si vous avez un problème
27:03de financement.
27:03On s'est débrouillé
27:04grâce au soutien des militants,
27:05grâce au soutien...
27:06Je n'ai pas entendu
27:06ce qu'a dit M. Boucher.
27:07Non, mais attendez.
27:08Vous avez une situation économique
27:10avec le nombre de députés
27:11et d'élus que vous avez aujourd'hui
27:12qui est bien meilleure
27:12que celle...
27:12Ah oui, bien sûr.
27:13Oui, c'est sûr que voilà.
27:14Donc on fait attention
27:15à l'argent public.
27:15Voilà, on a une situation
27:19aujourd'hui financière saine.
27:20D'ailleurs, on a remboursé
27:21le fameux prêt...
27:22À Poutine, il vaut mieux
27:23le rembourser.
27:24Mais ce n'était pas
27:24après à Poutine, M. Boucher.
27:25Ça, ce n'est pas vrai.
27:26Je vous invite à lire
27:26le rapport parlementaire à ce sujet.
27:28C'était un prêt
27:29et les déclarations
27:30du président de la commission
27:31des comptes de campagne
27:32ont dit que le prêt russe
27:32était fait des conditions
27:33désavantageuses
27:34pour le Rassemblement National.
27:36Donc ça a été utilisé
27:37à nos adversaires,
27:38je le regrette.
27:38Je rappelle qu'on attend
27:39toujours la banque...
27:39Toujours à des taux
27:40très importants.
27:41Un mot pour terminer
27:44sur une commission
27:45qui fait beaucoup parler d'elle.
27:47Je ne sais pas si vous la suivez.
27:48C'est la commission
27:48sur le divisuel public.
27:50Vous parliez d'économie,
27:51de suppression d'agences, etc.
27:53Si vous arrivez au pouvoir,
27:54est-ce que vous privatisez France 2 ?
27:56Oui, ça a toujours été assumé
27:57comme tel.
27:58Mais ça coûte beaucoup trop cher
27:59et surtout l'État.
28:00L'État n'a pas à posséder
28:01des médias.
28:02Parce qu'il y a toujours
28:03la tentation de s'en servir.
28:04Voilà, c'est tout.
28:05Donc il faut supprimer la tentation.
28:06L'État n'a pas...
28:07C'est tous les médias alors.
28:08L'ARCOM, c'est encore autre chose.
28:10C'est-à-dire que vous privatisez
28:11tout France Télévisions ?
28:12Oui.
28:13D'accord.
28:14Sauf Arte, parce qu'on ne peut pas
28:14à cause des Allemands.
28:16Mais si l'Allemagne veut payer...
28:17Et on garde les chaînes
28:19à l'international ?
28:20Il n'en faut qu'une
28:21parce que là, aujourd'hui,
28:22il y en a trop.
28:22Et puis il y a des exilés fiscaux.
28:25Oui, et puis il faut surtout
28:26que si vous voulez aussi
28:27suivre l'argent public.
28:28C'est-à-dire qu'on ne peut pas
28:29juste dire qu'il faut une chaîne
28:29pour une chaîne.
28:30Il faut une chaîne
28:30qui ait des résultats,
28:31qui ait de l'influence.
28:38Vous ne l'avez pas rencontré encore ?
28:40Je n'ai pas eu ce bonheur.
28:41Et je crois que Jordan,
28:43à juste titre,
28:43veut garder sa vie privée privée
28:44et il a bien raison.
28:45Et d'ailleurs,
28:46ce n'est absolument pas de sa faute
28:46si cette histoire est sortie.
28:47Je le rappelle quand même.
28:48Parce qu'on a l'impression
28:48que c'est lui qui a organisé
28:49le truc.
28:50C'est ce qu'on appelle
28:50une paparazzi.
28:51Mais vous avez envie
28:52de la connaître.
28:53Vous dites que je n'ai pas
28:53ce bonheur.
28:55Moi, je suis très heureux
28:56pour Jordan.
28:56Comme je suis ami avec Jordan,
28:58par définition...
28:58Il n'y a pas de problème
28:59entre vous ?
29:00Parce que j'ai lu dans la presse,
29:08qui n'était pas forcément
29:09votre ligne,
29:10économiquement.
29:11Et qu'il y avait deux camps.
29:12Il y avait les marinistes
29:13et puis ceux qui sont
29:14du côté de Jordan Bardella.
29:16Ah non, mais sincèrement,
29:16Jordan est le premier
29:17des marinistes.
29:18Mais il n'y a aucun problème.
29:18J'ai encore déjeuné avec lui hier.
29:19C'était très sympathique.
29:21Et j'avoue,
29:22parfois on découvre
29:22des légendes urbaines
29:23comme ça dans la presse.
29:24C'est une légende urbaine ?
29:25Oui, oui.
29:25C'est une légende urbaine.
29:27Je pourrais dire que c'est faux.
29:28De toute façon,
29:28ça n'empêchera pas
29:29la légende d'arriver.
29:30Merci Jean-Philippe Tanguy,
29:31député Rassemblement
29:32National de la Sonde.
29:33Merci d'être passé par les GG.
Commentaires