- il y a 6 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait d'Apolline Matin ce matin sur RMC.
00:08Pas plus de 15 mois d'indemnisation après une rupture conventionnelle.
00:12Est-ce que c'est logique ou scandaleux ?
00:13En 2024, ce sont plus de 500 000 ruptures conventionnelles qui ont été signées
00:17pour un coût total de plus de 9 milliards d'euros.
00:20Le gouvernement a demandé aux syndicats et aux patronats de trouver un accord
00:23pour faire au moins 400 millions d'euros d'économie.
00:26Mais pour Denis Gravouille, secrétaire confédéral de la CGT,
00:28cet accord va encore plus pénaliser ceux qui se retrouvent au chômage.
00:33Il n'y a pas d'études qui montrent que les gens profitent du chômage
00:37pour rester au chômage et autres.
00:38C'est faux. Au contraire, plus on réduit les droits sur le chômage,
00:41plus on oblige les gens à aller sur des emplois précaires.
00:43Un cadre qui va avoir un raccourcissement de son chômage,
00:47il va aller prendre un emploi à quelqu'un d'autre pour être moins qualifié.
00:49Ça a déjà été prouvé par différentes études.
00:51C'est évidemment très difficile en ce moment de retrouver du boulot.
00:54Et on a près de 7,5 millions de personnes sur un site à France Travail.
00:57Donc ce n'est pas en baissant les droits des chômeurs qu'on va les aider à retrouver du boulot.
01:00On va plutôt se retrouver avec des gens qui vont se retrouver en fin de droit plus tôt
01:03et on va augmenter la pauvreté comme ça a été prouvé par les études de l'INSEE.
01:09Juliette Briens, est-ce que ça vous semble logique de réduire la durée d'indemnisation
01:13de ceux qui ont profité d'une rupture conventionnelle ?
01:16Tout ça est un peu de la tambouille, on ne va pas se mentir.
01:19On cherche le moindre euro quelque part.
01:21Après, il y a un sujet sur les ruptures conventionnelles.
01:24C'est très bien qu'il y a des abus sur les ruptures conventionnelles,
01:27qu'on se met d'accord avec son patron pour l'obtenir et puis après toucher les droits chômage
01:33alors qu'on n'est pas dans la même situation que quelqu'un qui perd son travail parce qu'il
01:37est contraint
01:38et qui se retrouve du jour au lendemain au chômage contre son gré.
01:43Il existe des situations, ça ne veut pas dire que toutes les personnes qui signent une rupture conventionnelle sont dans
01:49ce cas,
01:49mais c'est un vrai sujet et je comprends qu'on se penche dessus.
01:53Je ne sais pas si la solution c'est de réduire...
01:56En fait, pourquoi réduire les droits des gens qui ont obtenu le chômage par rupture conventionnelle ?
02:03Pour moi, ça n'a pas de sens. Il n'y a pas de logique, encore une fois.
02:05Il y a peut-être un accord.
02:06Est-ce qu'il faut plutôt se pencher sur les raisons pour lesquelles il y a eu cette rupture ?
02:10Est-ce qu'il y a des abus ? Est-ce qu'il faudrait peut-être...
02:13Il y a des gens, ils font 3, 4 ruptures conventionnelles en 6, 7 ans.
02:19Si quelqu'un part sur une rupture conventionnelle expressément pour se mettre au chômage
02:23et toucher les droits du chômage, ce n'est pas parce qu'il touche le chômage pendant 6, 7 ou
02:2815 mois
02:29que ça va changer quelque chose. C'est immoral dès le départ, vous voyez.
02:33Est-ce que la notion de baisser le temps où cette personne touche des indemnités
02:38a vraiment une logique, en fait ? C'est ça que je veux dire.
02:41Jérôme Lavrieux.
02:42Oui, c'est une logique parce que si tu diminues la durée pendant laquelle tu seras indemnisé,
02:47ce sera moins rentable de le faire.
02:49Donc tu vas réfléchir à le faire.
02:51Moi, je crois... J'aime en général pas être d'accord avec un type de la CGT.
02:56Mais là, je suis à peu près d'accord avec ce qu'il a dit.
02:58C'est globalement un jeu.
02:59Ça, c'est incroyable. Tout arrive au salon de la lecture.
03:00Tout arrive.
03:01Jérôme Lavrieux est d'accord avec la CGT.
03:03Un mec libéral comme moi, d'accord avec un type de la CGT.
03:06C'est quand même un jeu à somme nulle, en fait.
03:10Normalement, la rupture conventionnelle, c'était prévu pour fonctionner en période de baisse du chômage.
03:15C'était pour faciliter la transition d'un emploi à un autre sans faire des licenciements bidons,
03:21sans invoquer de fautes graves ou de fautes lourdes.
03:23Parce que je rappelle que si on démissionne de son poste,
03:26on n'a pas le droit à une indemnité de chômage,
03:28même pendant la période avant de recommencer un autre boulot.
03:31Donc c'était fait pour être un peu plus efficace, un peu plus souple,
03:35un peu plus rentable pour tout le monde.
03:38Il y a aussi des entreprises qui proposent à leurs salariés de signer une rupture conventionnelle
03:44parce que pour eux, c'est plus rentable que de lancer un plan social.
03:47Donc c'est dans les deux cas.
03:49Le cas de figure, de toute façon, à la fin, ça finit par une inscription sur les listes des chômages
03:53et ça fait monter les statistiques.
03:55Oui, mais autant que l'inscription, elle dure le moins longtemps possible.
03:58Oui, mais pour qu'elle dure le moins longtemps possible,
04:00moi, je ne pense pas, à part quelques personnes,
04:02qu'on s'inscrive au chômage pour le plaisir de s'inscrire au chômage.
04:05Quand vous êtes au chômage, déjà, vous avez une baisse forte et rapide de vos revenus
04:09et vous faites le plus possible pour essayer de retrouver un boulot.
04:12le chômeur qui profite du système, oui, il en existe et on en trouvera toujours.
04:17On connaît tous le petit cousin qui va le faire, etc.
04:19Mais dans l'immense majorité des cas, c'est un drame pour quelqu'un qui se retrouve au chômage.
04:23Ils essaient de se bouger le plus possible pour retrouver un boulot.
04:27En situation où l'emploi ne fonctionne pas bien,
04:29leur mettre encore un coup de massue sur la tête,
04:31je ne suis pas sûr que ça favorise la reprise d'un travail.
04:35Oui, mais là, ce n'est pas mettre un coup de massue sur la tête de tout le monde.
04:38C'est extrêmement ciblé.
04:40Gaëlle Mélule, est-ce que vous y êtes favorable ?
04:42Moi, je n'y suis pas du tout favorable.
04:44Si vous voulez, par définition, une rupture conventionnelle, c'est une convention
04:47entre l'employeur et son salarié pour mettre fin au contrat de travail.
04:51Donc, soit on considère que cette convention qui a été librement consentie
04:54est à la base viciée ou quelqu'un l'interdit.
04:57Voilà, ce n'est plus possible.
04:59Soit c'est une démission, soit c'est un licenciement.
05:01Soit, pourquoi on offrait un régime dérogatoire, en fait ?
05:03Pourquoi on considérerait que, par définition, les bénéficiaires de cette rupture conventionnelle
05:10profiteraient davantage du système ?
05:12Je ne comprends pas, en fait.
05:14Vous savez très bien qu'il y a des salariés qui vont, par exemple, tout faire pour négocier
05:19une rupture conventionnelle.
05:20Mais tant mieux pour eux, s'ils arrivaient à négocier.
05:22Par définition, c'est une négociation.
05:24Alors après, vous n'allez pas vous plaindre qu'il y a un déficit de l'assurance chômage ?
05:27Mais pourquoi on considérait que ce serait de leur faute, en fait ?
05:30Parce que si on veut partir, on démissionne.
05:31Mais oui !
05:32Si on veut partir, on démissionne.
05:33Vous n'êtes pas obligé de pousser ton employeur à bout.
05:34Mais comment ça, pousser son...
05:36C'est une convention ?
05:38Là, je croule sous les messages de l'hyperbise.
05:40Moi, j'ai eu des salariés qui m'ont demandé une rupture conventionnelle.
05:42Si je leur refuse et que je leur dis non, j'ai besoin de toi, continue à travailler,
05:45ils se mettent en arrêt pendant des mois.
05:47Ils font tout pour pourrir la situation et obtenir leur rupture.
05:49C'est un pacte qui nous démontre qu'il y a beaucoup plus de profiteurs.
05:52On voit bien l'explosion des chiffres, des ruptures conventionnelles.
05:55C'est pour ça qu'il y a ces mesures.
05:56Ça coûte 9 milliards.
05:57J'ai du mal à croire quand même qu'il y ait beaucoup,
06:00que la majorité de ces conventions-là, les employeurs étaient lésés.
06:05Eh bien, ils n'ont qu'à licencier dans ce cas-là.
06:07Plutôt que de demander une rupture conventionnelle.
06:08Si le salarié n'est pas d'accord pour partir...
06:10Eh bien, qu'il licencie.
06:11Exactement.
06:12Mais là, on a créé ce régime et on voit bien qu'il est vicié parce qu'il coûte de
06:15plus en plus cher.
06:16Si on considère qu'il est vicié, qu'on l'interdise, mais qu'on ne stigmatise pas par définition les
06:22bénéficiaires du régime.
06:23Et vous voyez d'être la loi, elle a été dévoyée quelque part.
06:25Voilà, Jérôme l'a bien expliqué.
06:27Au départ, c'était un peu au cas par cas.
06:28Et aujourd'hui, tout le monde négocie une rupture conventionnelle.
06:31Et comme tu peux partir aujourd'hui d'un boulot salarié, qu'est-ce que tu fais ?
06:33Admettons, tu es en février-mars.
06:38A priori, tu sais que tu vas retrouver du boulot.
06:40Bon, eh bien, tu essaies de négocier une rupture conventionnelle avec ton patron.
06:44Tu lui dis que de toute façon, s'il ne te l'accorde pas,
06:47grosso modo, tu vas faire pile-poil ce qu'on te demande et surtout pas un peu plus.
06:51Et que tu vas y mettre de la mauvaise volonté.
06:53Bon, à un moment, ton patron, il te signe une rupture conventionnelle.
06:57Toi, tu es tranquille, tu te mets un petit peu au chômage.
06:59Alors, pas longtemps, parce qu'évidemment, tu ne vas pas te mettre deux ans au chômage,
07:01mais quelques mois, le temps de trouver un autre emploi, etc.
07:04Mais au final...
07:05Tranquille, quoi.
07:06Oui, mais voilà, je pense qu'on en connaît tous.
07:10Et au final, c'est quelqu'un qui n'est plus heureux dans son travail,
07:13qui aurait pu démissionner.
07:15Le patron aurait pu le virer, mais ça se fait de gré à gré.
07:18Mais au final, tu vas passer quelques mois au chômage
07:21que tu n'aurais peut-être pas passé s'il n'y avait pas eu cette rupture conventionnelle.
07:24Moi, je pense que c'est à la marge.
07:25Mais bon, voilà, que les profiteurs du système sont à la marge
07:28et que du coup, on va stigmatiser tous ceux qui vont bénéficier de ce système.
07:32Et puis, attention, on dit profiteur.
07:33Il est toujours avec ce concept de base qu'être au chômage, voilà,
07:38je l'ai choisi, c'est génial, j'ai une personne qui rentre tous les mois.
07:41On dit profiteur, mais ce sont les mêmes qui ont cotisé aussi.
07:44Voilà, donc bon...
07:45Tout à fait.
07:47Est-ce que vous squattez, ça c'est les GG ce matin sur RMC,
07:50est-ce que vous squattez parfois les places de stationnement pour les voitures électriques ?
07:54Ça, c'est la hantise de tous les propriétaires de voitures électriques
07:57être bloqués par une voiture qui n'a rien à faire là.
08:00Il faut rappeler que ces stationnements illégaux sont sanctionnés
08:02de 35 euros d'amende et d'une mise en fourrière du véhicule.
08:05Une expérience vécue récemment par Damien, fidèle auditeur,
08:09qui témoignait chez les GG ce matin.
08:11Moi, j'étais en voyage pour faire un petit tour du côté de Reims,
08:15et je suis arrivé du coup avec 2% de batterie.
08:17Sur les applications, vous savez, il y avait les bornes de libre,
08:21donc je suis allé là-bas, et deux véhicules thermiques du coup garés sur les bornes,
08:25donc indisponibles.
08:27Donc là, forcément, j'étais énervé, je me suis dit,
08:29je vais appeler la police pour qu'ils viennent mettre des amendes.
08:31Et en fait, la police, ça fait mieux que ça.
08:32Ils sont venus avec du coup une dépanneuse qui a soulevé les voitures
08:35et les emmené à la fourrière.
08:38– Jérôme Lavrieux, est-ce que vous trouvez ça scandaleux
08:40de vous garer sur une place stationnement électrique ?
08:44– Si on n'a pas de véhicule électrique, oui, c'est un non-sens absolu.
08:48– Quelqu'un le fait sur ce plateau ?
08:49– Si tu tolères ça, il faut le tolérer pour le type qui a une grosse bagnole
08:53et qui n'est pas handicapé, qui va sur une place handicapée.
08:55– Intolérable.
08:56– C'est la même chose.
08:57– C'est la même chose, en fait.
08:59Les gens qui roulent en vol, ne sont pas des sur-citoyens.
09:02– Mais attends, excuse-moi.
09:03– Avec leur place à titrer, excusez-nous.
09:04– Mais pendant qu'avec ça,
09:06la voiture électrique, il est en train de recharger
09:08sur une place électrique, il ne m'emmerde pas sur une place
09:10qui est réservée aux véhicules qui ne sont pas électriques.
09:11– Mais elles sont où, les places réservées aux voitures diesel ?
09:13– Non mais attends, excuse-moi.
09:15– Où les conducteurs de voitures électriques
09:16seraient interdits de se garer, en fait.
09:18– Mais attends, mais pardon, j'ai payé plus cher
09:19ma voiture électrique pour avoir ce droit.
09:21– C'est votre choix, parce qu'on vous a obligé
09:22d'acheter une Tesla dernière génération.
09:25– Vous n'avez pas acheté les places avec.
09:26– Non, mais vous racontez n'importe quoi.
09:28– Si, j'ai acheté ce droit.
09:29– Celui qui a la voiture électrique,
09:31il a le droit de se garer sur les véhicules électriques ?
09:31– Non, vous racontez n'importe quoi.
09:33Ça n'est pas une place de stationnement
09:34sur les véhicules électriques.
09:35C'est un endroit où tu recharges ta voiture.
09:37Quand tu as fini de recharger ta voiture,
09:39tu dois aller ailleurs.
09:40Tu ne peux pas rester huit jours.
09:41– Il y en a aucun qui la laisse huit heures
09:42pendant qu'ils sont au travail, par exemple.
09:44Une fois qu'elle est rechargée,
09:45ils descendent au parking,
09:46ils la mettent sur une autre place.
09:47– Et il y a de plus en plus de villes
09:48qui font de la vidéoverbalisation
09:49qui permettent de verbaliser
09:52sans même se déplacer.
09:53– Vous avez vu, les conducteurs de voitures à essence,
09:55eux, ils n'emmerdent personne.
09:56Ils ne demandent pas des places.
09:57– Mais c'est votre problème.
09:58– Mais ils ont 98% des places de stationnement.
10:01– Nous, on va à la peau, on met de l'essence,
10:02on s'en va, on en a personne.
10:03– Mais ça change quoi ?
10:03T'especter un endroit ?
10:05– Il n'y a déjà pas assez de place pour se garer.
10:07– Mais t'enviens pour toi,
10:08t'as avec la chaîne électrique.
10:09– Ah non, si j'arrive au centre commercial
10:12et qu'il n'y a plus une place pour se garer,
10:13que j'ai les gosses qui crient derrière, etc.
10:15Si près de l'entrée,
10:16il reste trois places électriques qui sont vides.
10:18– Parce que je sais que je suis là pour une heure ou deux,
10:21que je dérange personne.
10:22– Moi, je te dénonce.
10:23Parce que c'est pas normal.
10:24Mais je te dénoncerai.
10:26Et avec un plaisir, je te dénoncerai.
10:28Et c'est pas normal, c'est incroyable ce non-respect.
10:30– Et après, voilà à quoi ça aboutit.
10:31– Vous pouvez venir déjà,
10:33je veux dire, personne n'arrive avec 0% de batterie.
10:35Personne n'a besoin de se recharger
10:36dès qu'il fait ses courses.
10:38– Mais quand bien même,
10:39mais de toute façon, c'est ma place.
10:41– C'est ça aussi, c'est une question de principe.
10:43– On a acheté cette voiture électrique plus chère,
10:47à la fois pour protéger la planète.
10:48– Pour protéger la planète,
10:49avec votre énorme batterie en lithium, merci.
10:51– Pas du tout.
10:52– Qui se recycle pas
10:53et qui va chercher tous ses métaux en Asie.
10:56– J'ai acheté une voiture pour sauver la planète.
10:58– J'ai acheté une voiture pour sauver la planète.
10:59– Oui, du coup, si Estelle se gare sur une place
11:01qui n'est pas une place de recharge électrique,
11:03elle se gare sur ma place diesel,
11:05est-ce que moi, je la dénonce ?
11:06– Non, si elle n'est pas en train de charger sa voiture,
11:10elle peut se garer où elle veut.
11:11– Excusez-moi, vous sauvez la planète, Charles ?
11:13– Non, bon ben voilà.
11:14– C'est vraiment les prolos contre la bourgeoisie, là, vous voyez ?
11:17– Oui, voilà, oui, bien.
11:17– C'est comme ça.
11:18– On vous laisse, les bobos.
11:19– Voilà.
11:19– Allez-y avec votre 4x4 de chasse au diesel, là.
11:22– Excusez-nous d'être vertueux, pardon.
11:25– Ah là là.
11:26– Le morning, présenté par Pascal de la Tour du Pain
11:29et Victor Pourchet ce matin.
11:31Est-ce que vous trouvez les tatouages tendance ou ringards aujourd'hui ?
11:35Écoutez bien, quand même, un Français sur cinq
11:37est tatoué, 13 millions de personnes en tout,
11:40c'est deux fois plus qu'il y a 15 ans.
11:42Mais alors, qui sont ces Français qui sont tatoués ?
11:44Les explications tout de suite avec Camille.
11:46Elle est tatoueuse et gérante d'un salon de tatouage.
11:50– Tout le monde, ça va du médecin
11:53à la personne qui va travailler en usine,
11:55à la personne qui va travailler en caisse.
11:58Tout le monde se fait tatouer.
11:59Ça touche toutes les classes sociales.
12:00On a beaucoup de personnes qui ne s'arrêtent pas à un tatouage.
12:03Et en règle générale, quand on commence à se faire piquer,
12:06c'est le début et pas la fin.
12:07C'est rare.
12:08– C'est addictif en fait.
12:09– C'est très addictif, c'est rare les personnes qui s'arrêtent à un tatouage.
12:12Et d'ailleurs, à nos clients, on leur dit souvent
12:14« Bienvenue dans le club des tatoués »
12:15parce qu'on sait que ce n'est pas la dernière fois qu'on les voit.
12:19– Alors, l'habit ne fait pas le moine,
12:20mais si je devais parier sur une personne tatouée autour de cette table,
12:23c'est vrai que mon regard se porte tout de suite sur Charlemagne.
12:27Vous avez le look du tatouage ?
12:29– Ah oui, il y a le look, ouais.
12:30– Eh bien, je vous déçois, je sais.
12:32Mais c'est en cours de négociation.
12:33– Mais non, un petit dauphin ?
12:35– On est sur un papillon en bas du dos, peut-être.
12:38– Oh, quelle horreur !
12:39– Projet 2026, on verra.
12:41– Mais vous voulez le faire tatouer quoi ?
12:42– Je ne sais pas encore, c'est pour ça, j'attends.
12:44– Alors, excusez-moi, quel est l'intérêt de me faire tatouer
12:47si vous ne savez même pas ce que vous voulez faire ?
12:48– J'aime bien l'idée de me faire tatouer,
12:50je n'ai pas de tabou là-dessus.
12:51– Pourquoi cette idée ?
12:52– Je ne sais pas, c'est cool, c'est la mode.
12:54– C'est la mode.
12:55– À ma génération, personne sur deux est tatouée.
12:57– C'est juste parce que c'est la mode.
12:59– Vous n'allez pas faire un truc maori, là, Charles ?
13:00– C'est tontant, mais j'attends d'avoir le bon…
13:01Je ne veux pas le faire pour le faire, justement.
13:03D'ailleurs, si vous avez des idées, n'hésitez pas,
13:05le WhatsApp de l'émission, 0612.
13:07– Mais oui, c'est fou, ça.
13:08– Non, mais ça me donne envie.
13:10Vos fringues, vous les achetez parce qu'elles vous font envie.
13:12– Enfin, vous voyez sur d'autres gens.
13:13– Ça n'a rien à voir.
13:14– Eh bien, justement, comme c'est pour toute la vie,
13:16j'attends de trouver l'idée qu'il faut.
13:17– Mais ne faites rien, surtout.
13:18– Franchement.
13:20– Tu vas te faire tatouer une sirène,
13:23et quand t'auras 70 ans, t'auras une vieille sardine à la place,
13:26toute fripée.
13:27– Les mélules, peut-être.
13:27– Et ça va être horrible, ça va être horrible.
13:30Réfléchis plus tard.
13:32– Il va se faire tatouer un vélo.
13:33– Il va se faire tatouer un vélo,
13:34il va se retrouver avec une trottinette après.
13:38– Une trottinette sur l'avant-bras.
13:40– Un beau logo Estelle Midi, là.
13:42– Ah, voilà, ça ne me croit pas.
13:43– Jujet de Brien, c'est tatoué ou pas tatoué ?
13:45– Non, pas tatoué, ma peau est vierge, évidemment.
13:48J'adore ce sujet parce que ça permet d'offenser
13:51un maximum de gens en très peu de temps.
13:53– Et gratos, en plus.
13:53– Alors, gros bisous à tous mes amis tatoués.
13:56Vous méritez une vie heureuse et prospère.
13:59Je n'ai rien contre vous.
14:00Mais admettez, s'il vous plaît, que vous vous êtes trompés.
14:03Voilà, vous avez fait les étoiles au moment de la tectonique,
14:06le tribal quand c'était la mode,
14:08vous avez fait tatouer le prénom de votre mémé
14:10qui, au final, ne vous a rien légué.
14:12– De votre ex.
14:12– Vous le regrettez et vous le regrettez tous.
14:15Je le sais très bien, je le vois dans vos yeux.
14:17Il y en a certains qui arrivent à te l'admettre.
14:19La plupart refusent de l'admettre jusqu'à leur mort.
14:21Ils ne regretteront pas leur papillon, leur étoile
14:24ou je ne sais quoi qui se sont mis à vie sur leur peau.
14:27En réalité, la plupart des gens regrettent leur tatouage au bout d'un moment.
14:31– Et surtout, il y a des gens qui se font tatouer quand ils sont ivres.
14:33Moi, j'ai un copain.
14:34On l'avait eu d'ailleurs une fois dans l'émission.
14:36Il s'est fait tatouer une dame pipi sur le volet.
14:38Et son copain devait se faire tatouer un monsieur pipi.
14:40Le copain, heureusement, a eu un éclair de lucidité.
14:42Il n'a rien fait.
14:43– Moi, j'étais très proche de l'aiguille.
14:44Ça m'est arrivé en soirée.
14:45Un copain se faisait tatouer, etc.
14:47Et la blague, c'était de me faire une petite maison sur la côte
14:49pour pouvoir draguer, pour dire que j'ai une petite maison sur la côte.
14:52– Mais une petite maison sur la côte, la côte, la côte.
14:53– Pas sur la côte, oui.
14:55– Ah oui, pas la côte, la mer.
14:56– C'était la blague.
14:57De faire une petite maison sur la côte.
15:01Et hop, de lever le bras, il y a une petite maison.
15:02La blague est drôle.
15:03Nous a fait rire pendant 2-3 heures.
15:05Mais au moment où l'aiguille, c'est lui, il a fait « bzzz ».
15:06J'ai dit non, non, c'est bon.
15:08Ça va me faire rire trois jours et je vais regretter toute ma vie.
15:10– Et votre copain l'a fait ?
15:11– Il a une petite maison sur la côte ?
15:13– Non, il a autre chose.
15:14Je n'ai plus le jeu de mots en tête, mais oui, c'est un jeu de mots aussi.
15:16Mais il a 50 autres tatouages.
15:17On dirait les portes des toilettes d'un bar.
15:20Voilà, il a 50 tatouages.
15:21Donc quand on en est à 50 tatouages, le 51e, c'est ça aussi le piège.
15:24Quand on a commencé le tatouage, on pense tout de suite au suivant, etc.
15:27– Non, je ne suis pas d'accord.
15:28Moi, j'ai un petit tatouage.
15:30– Vous savez quoi, à l'intérieur ?
15:31Moi, j'ai une lettre en hébreu « khay » qui veut dire « vie ».
15:33Voilà, c'est quelque chose que j'ai mis des années, en fait.
15:36Pour moi, c'est vraiment quelque chose qui se mûrit, qui a un symbole, qui a un sens,
15:41qui veut dire quelque chose pour toi, dans ton intimité, enfin bref.
15:44Et ce n'est pas du tout la porte ouverte à autre chose.
15:46Et quand je vois des gens qui sont remplis de tatouages, je me dis « mais, et jeune »,
15:50je me dis « mais quand ils vont avoir 50, 60, 70 ans, quand ils vont être vieux, ça va
15:54donner quoi ? »
15:55Il faut réfléchir, en fait.
15:57Il faut vraiment réfléchir, parce que c'est ancré en toi.
16:01– C'est ancré en toi, ancré.
16:03– Ancré, oui, bon, c'est ancré.
16:04– C'est excellent.
16:05– C'est excellent, il y a elle.
16:08Ah non, Jérôme Navriou, je ne sais même pas pourquoi je me trompe bien.
16:11– Mais moi, j'ai le vieux et le regard du groupe.
16:15– Non, non, pas du tout.
16:16– R.P.R. sur son papier.
16:18– R.P.R. sur le...
16:20– R.P.R. sur les deux.
16:21– Sarko Forever.
16:25– Non, celui-là, je me suis fait détatouer.
16:30Et en fait, en plus, il y a un marché du détatouage, maintenant.
16:33– Pour les gens qui regrettent.
16:35Mais par exemple, est-ce que c'est disqualifiant, une nana qui a un tatouage ?
16:39Alors, quand vous étiez célibataire, Jérôme ?
16:40– J'aime pas.
16:43J'aime pas le principe du tatouage.
16:45Moi, je trouve qu'on ne doit pas porter atteinte à l'intégrité de son corps.
16:49Et pour moi, c'est une forme d'atteinte à l'intégrité de son corps.
16:53Non, je peux pas.
16:54– Pareil pour le piercing ?
16:55– Ah bah oui.
16:56– Ah ouais.
16:57– Ça dépend quel piercing.
16:58– Non, mais ça va, on a beau être au salon de l'agriculture, ça va.
17:02– Le piercing de la lèvre, là.
17:04– Ouais, puis au nez, puis...
17:05– La langue.
17:06– Alors, attendez, juste, Charles, je sais qu'on a reçu des idées de tatouage sur le WhatsApp,
17:10c'est obligé.
17:11– Ah bah attendez, je la regarde.
17:12– Bah évidemment, évidemment.
17:14– Si vous avez des suggestions de tatouage, vous n'hésitez pas.
17:17Ah bah j'ai...
17:18Je reçois vos tatouages aussi.
17:20– Ah alors attendez.
17:21– C'est des dessins, des lettres, etc.
17:24J'ai aussi Michel qui me dit, on ne met pas des stickers sur une Ferrari, pas question de me
17:29faire tatouer.
17:30– Ah bah il a votre estime de lui-même.
17:31– Je suis d'accord.
17:32– Voilà, Florent nous dit, moi je suis tatoué, je n'ai aucun regret.
17:35Une fois qu'on commence, on ne s'arrête pas.
17:36C'est vrai que je passe mon temps à penser au prochain tatouage.
17:40J'ai fait un...
17:41J'ai un tatouage depuis 30 ans, nous raconte Estelle.
17:43Alors pas Estelle Denis, a priori, je l'ai dessiné, un copain me l'a tatoué.
17:47Et bah c'est vraiment, je l'appelle ma tâche aujourd'hui, mais je ne regrette rien.
17:51Voilà, clairement le tatouage a mal vieilli, reconnaît Estelle.
17:54Mais elle ne le regrette pas, c'est une histoire aussi.
17:56– C'est vrai, c'est un moment de vie.
17:58– Bah oui.
17:58– Ah, ça bîme, s'est fait tatouer une plume sur l'avant-bras.
18:01C'est une valeur de symbole pour moi, c'est très important.
18:03C'est le seul que j'ai.
18:04Bon, je reçois beaucoup de bras chargés, on va le dire comme ça, avec beaucoup de tatouages dessus.
18:08Mais oui, on voit que désormais, ce n'est plus un seul tatouage, souvent c'est tout le bras, toute
18:12la jambe qui est tatoué.
18:13Le tatouage, c'est ringard et même bof à mes yeux, écrit Lionel.
18:17Mais tous mes copains sont tatoués, il le reconnaît, voilà.
18:19Tout le monde autour de lui est tatoué.
18:21– Et vous Estelle, vous êtes tatouée ?
18:23– Mais non, je ne suis pas tatouée.
18:24– Ah, sûr ?
18:25– Mais non, je ne saurais pas quoi faire.
18:27Et j'ai toujours du mal avec les choix, vous savez, donc voilà, on va s'épargner ça.
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