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  • il y a 7 mois
Mardi 6 janvier 2026, retrouvez Léa Dunand-Chatellet (Gérante et directrice de l'investissement responsable, DNCA Investments), Benjamin Louvet (Directeur de la Gestion Matières Premières, Ofi Invest Asset Management), Matthieu Barrière (Co-responsable de l'allocation d'actifs, ODDO BHF AM) et Nuno Texeira (Directeur Analyses et Stratégie, Vega Investment Solutions) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change,
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision, via vos box,
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en replay, en rattrapage sur bsmart.fr
00:21ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition, ce soir, nous sommes au démarrage de cette nouvelle année,
00:28l'occasion d'évoquer ou de réévoquer certains des grands enjeux de marché pour cette année 2026,
00:34des marchés qui confirment et poursuivent les tendances qu'on observait ces derniers mois,
00:39avec un appétit toujours significatif pour les actifs risqués,
00:44en parallèle d'un appétit également toujours pour des métaux précieux comme l'or et l'argent,
00:48qui se rapprochent à nouveau de leur record historique au moment où on se parle,
00:52et puis dans le palmarès des premières séances de l'année,
00:55on notera un très bon démarrage pour la partie asiatique,
00:59là aussi dans le sillage de ce qu'on a pu observer au cours des derniers mois,
01:03des marchés actions asiatiques qui restent portés notamment par la thématique de la technologie au sens large
01:08et de l'intelligence artificielle en particulier,
01:10nos marchés en Europe et les marchés américains sont également positifs en ce début d'année.
01:16Pauline Grattel vous apportera un peu plus de détails sur la séance du jour dans un instant.
01:21La semaine macro sera intense avec aujourd'hui de premières estimations d'inflation pour les grands pays de la zone euro,
01:28l'Allemagne et la France, une inflation qui est en train quand même de baisser assez vite,
01:33on est à 2% sur un an en Allemagne et on est à 0,7% désormais sur un an en France,
01:39très très loin de la cible de la Banque Centrale Européenne.
01:42D'autres chiffres seront à venir tout au long de la semaine,
01:44et puis l'autre marqueur de la semaine sur le plan macroéconomique,
01:48ce seront toutes les données d'emploi aux Etats-Unis avec des chiffres pour le secteur privé demain et vendredi,
01:54le grand rapport mensuel du marché du travail américain relatif au mois de décembre.
02:01Ces données avaient été particulièrement bruitées avec le shutdown du mois d'octobre aux Etats-Unis,
02:06on verra si ce rapport de décembre sur le marché du travail américain permet de remettre un petit peu l'église au milieu du village.
02:14Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché dans un instant sur ces enjeux de marché,
02:18et puis dans le dernier quart d'heure, focus autour des matières premières avec un enjeu immédiat,
02:23celui de la géopolitique entre le Venezuela, le Groenland et l'Iran.
02:28C'est Benjamin Louvet qui sera avec nous en visioconférence à partir de 17h45 en direct,
02:32avec le directeur des gestions matières premières d'Ophi Invest Asset Management.
02:47Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:52Bonsoir Pauline.
02:53Bonsoir.
02:53Je le disais, les tendances de début d'année confirment ce qu'on observait déjà depuis de nombreux mois sur les marchés,
02:59les records s'enchaînent pour les grands indices actions mondiaux.
03:02Oui, à commencer par le record hier du Dow Jones aux Etats-Unis.
03:06Aujourd'hui, les indices américains évoluent en hausse mesurée.
03:10En Asie, les indices sont au plus haut avec des nouveaux records à la clé pour le MSCI Asie-Pacifique,
03:15le CSI 300, le COSPI et à Taïwan.
03:18En Europe, les grandes places sont dans le vert et inscrivent aussi des records pour le MIB, le FTSE, l'IBEX, le DAX ou encore l'Eurostoxx 50.
03:26À Paris, le CAC 40 évolue en légère hausse au-delà de 8200 points.
03:30Oui, le CAC soutenu notamment par une valeur comme STMicro aujourd'hui.
03:35Oui, le titre progresse de 2,5% dans le sillage d'un relèvement d'objectifs de chiffre d'affaires trimestriel chez Microchip Technology.
03:43Le fournisseur américain de semi-conducteurs constate une reprise généralisée avec des carnets de commandes pleins.
03:50Microchip bondit de plus de 8% dans les premiers échanges.
03:53Les analystes de Bank of America sont pessimistes vis-à-vis d'un secteur, celui du sportswear.
03:58Oui, ils anticipent un ralentissement significatif de la croissance dans ce secteur et abaissent ainsi les recommandations sur Adidas et GD Sports qui plongent tous les deux de 7%.
04:08À Amsterdam, enfin, InPost spécialisé dans les consignes de colis indique avoir reçu une proposition de rachat.
04:15Le titre s'envole de 25%.
04:17Sur le plan macro, les investisseurs ont préconnaissance aujourd'hui des premières estimations d'inflation pour la France et l'Allemagne.
04:23Oui, l'inflation française de décembre est inférieure aux attentes en données harmonisées.
04:28Et en première lecture, elle progresse de 0,1% sur un mois et de 0,8% sur un an.
04:34Côté allemand, l'inflation ralentit également plus que prévu en hausse de 0,2% sur un mois et de 2% sur un an en données harmonisées.
04:43Et puis des enquêtes de conjoncture également au menu de la séance aujourd'hui avec les versions finales des enquêtes PMI, composites et services pour la zone euro.
04:51Oui, ils ressortent tous les deux inférieurs aux attentes.
04:54Pour le PMI service, tout d'abord pour le mois de décembre, il s'établit à 52,4%, également inférieur au mois de novembre.
05:01Le PMI composite ressort à 51,5% après 52,8% en novembre.
05:06Quels sont les mouvements qu'on observe sur les grands marchés macro à commencer par les marchés obligataires, Pauline ?
05:11En Europe, tout d'abord, les rendements se sont un petit peu détendus avec un rendement allemand à 10 ans autour de 2,85% et un 2 ans légèrement sous 2,10%.
05:20Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans est stable entre 4,15 et 4,20%.
05:25A noter côté asiatique que les rendements japonais évoluent au plus haut pour le 20 et le 30 ans.
05:30Côté métaux précieux, l'or et l'argent poursuivent leur hausse.
05:33L'or se rapproche de 4 500 dollars et l'argent de 80 dollars.
05:37Quel sera le programme de demain à l'agenda pour les investisseurs ?
05:39La journée de demain sera chargée en termes d'indicateurs.
05:42On attend notamment la première estimation d'inflation de la zone euro pour le mois de décembre et de l'autre côté de l'Atlantique.
05:49On regardera l'enquête ADP sur l'emploi privé pour décembre et aussi l'ISM Service aussi pour le mois de décembre.
05:55Tendance mon ami, chaque soir c'est avec Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:09Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:14Léa Dunant-Châtelet est à nos côtés, directrice de l'investissement responsable de DNCA.
06:18Bonsoir Léa.
06:19Bonsoir Grégoire.
06:19Nuno Texera nous accompagne, le directeur analyse et stratégie de Vega IS.
06:24Bonsoir Nuno.
06:24Bonsoir Grégoire.
06:25Et Mathieu Barrière est également à nos côtés, co-responsable de l'allocation d'actifs chez Odo BHF Asset Management.
06:31Bonsoir Mathieu.
06:32Bonsoir.
06:32Merci beaucoup d'être avec nous Mathieu.
06:35On a parlé évidemment du Venezuela hier.
06:38On peut encore redire un mot du Venezuela et de ce que ça reflète de la nouvelle stratégie de sécurité américaine par exemple.
06:48Mais c'est vrai que la conclusion à laquelle on arrivait dans l'émission hier, Mathieu, était de dire que finalement les marchés et la géopolitique sont deux mondes qui s'ignorent de plus en plus.
06:57La grande variable macro étant le pétrole.
06:59Et c'est vrai que, quoi qu'on en dise, peu à peu le monde est de moins en moins sensible au pétrole du fait notamment de l'électrification massive dans certains pays.
07:09Je pense évidemment à la Chine qui continue bien sûr malgré tout de consommer du pétrole.
07:13Bref, je voulais avoir votre regard là-dessus.
07:15Et c'est vrai qu'on s'est focalisé sur les grands marchés macro, mais on peut regarder un peu plus finement peut-être la situation des marchés qui existent au Venezuela, Mathieu.
07:24Alors, juste un point sur le pétrole.
07:27Effectivement, durant le week-end, on a vu pas mal d'analyses qui cherchaient tous les produits dérivés qu'ils pouvaient coter durant le week-end pour avoir une idée, préparer leurs notes.
07:38Finalement, il n'y a pas eu beaucoup de variations.
07:39Pourquoi ? Parce que ça représente environ 1 million de barils par jour, c'est 1% de la consommation mondiale.
07:48Il y a une quinzaine d'années, c'était 2 millions de barils de production.
07:51Pour y retourner, ce seraient des investissements sur 5 ans, en dizaines de milliards d'euros.
07:58Bon, finalement, pourquoi est-ce que le Venezuela aussi avait une baisse de la production pétrolière ?
08:02Ce n'était pas forcément par incompétence, c'est simplement qu'ils se finançaient à des taux d'intérêt très élevés, des taux d'intérêt tellement élevés que ce n'était pas rentable pour eux d'investir pour produire du pétrole.
08:13Le gros de la cotation des actifs vénégéliens, en fait, c'était des bonds émis, des obligations émises par le principal exploitant gouvernemental de pétrole.
08:23Et effectivement, il y a eu une réappréciation de ces obligations, que ce soit de court terme, de plus long terme, ou même celles qui ne sont pas encore remboursées et qui sont pourtant antérieures,
08:33qui remontent à environ, on va dire, 30 centimes du pair.
08:37Mais ça reste des actifs qui ont un rendement au-delà de 20%.
08:42On verra, comment ça se passe entre les équipes Trump et Delcy Rodriguez, par où passeront les financements, les joint ventures entre les majors américaines.
08:54Le redressement de la production, c'est à minima une histoire de long terme ?
08:58C'est à minima une histoire de long terme, c'est peut-être 500 000 barils par jour d'ici deux ans, et un million, un million et quelques, au mieux, d'ici cinq ans.
09:06Mais oui, ça représente 1% de la production mondiale, et puis sur du baril qui n'est pas de première qualité, en fait, à raffiner, c'est compliqué.
09:13Les structures pour raviser les Nesta, il y en a un peu aux États-Unis, il y en a beaucoup en Asie, et ce n'est pas sûr qu'il y ait une prise de contrôle américain,
09:20que ce soit du pétrole lourd qui rejoigne la raffinerie asiatique.
09:23Qu'est-ce qu'il faut comprendre plus globalement ? Enfin, qu'est-ce que cette démonstration de force américaine, disons-le, au Venezuela, nous dit de ce nouvel ordre mondial,
09:32mais qu'on décrit depuis déjà un certain temps, alors qui se déroule sous Trump aujourd'hui, mais qui a peut-être commencé avant Trump,
09:39et qui continuera au-delà de Donald Trump. Et encore une fois, quand on se place dans la sphère des marchés, qu'est-ce que l'investisseur doit retenir de cette situation ?
09:50Alors, c'est effectivement le retour de la doctrine Monroe version Trump, qui avait sorti sa stratégie il y a environ un mois,
10:01écrit dans un style très Trumpien, qui a fait férir certains observateurs. Bon, il prouve au moins qu'il la met en application.
10:07Ce qui peut être intéressant, c'est qu'on a eu quand même beaucoup de digressions sur une dédollarisation très rapide des actifs de réserve.
10:15Bon, du point de vue d'un dirigeant d'un pays qui ne s'entend pas forcément très bien avec les États-Unis,
10:22finalement, la question essentielle, ce n'est pas savoir si son chef de la Banque centrale a gardé ses réserves de change en banque du Trésor ou en or.
10:32Donc, l'urgence à liquiter les banques du Trésor américains pour les mettre en or, c'est peut-être un mouvement qui peut se ralentir un tout petit peu.
10:41Ça devient un peu secondaire dans certains cas.
10:42Et dans certains cas, ce n'est effectivement pas là où s'inscrit directement le rapport de force.
10:46C'est ce que nous a prouvé Trump, à la surprise de la plupart des gens, le dernier week-end.
10:50Bon, cet aspect géopolitique, encore une fois, quand on est dans la sphère des marchés et de l'investissement,
10:57Nuno, alors c'est le Venezuela, mais on parle évidemment du Groenland, l'Iran est toujours un point chaud.
11:03Je parle aussi du Moyen-Orient en général et puis toujours l'Ukraine-Russie, bien sûr.
11:07Oui, alors c'est vrai que la doctrine Monroe tendrait à inciter les États-Unis à intervenir surtout sur leur zone d'influence majeure,
11:16qui est quand même l'Amérique du Sud, voire du Nord.
11:20Oui, du Nord-Sud.
11:21Cependant, s'il y a des gains faciles à obtenir, et en particulier en Iran, avec quand même un soulèvement populaire qui prend de l'ampleur
11:32et qui menace très sérieusement le régime pour la première fois, avec notamment des soutiens à l'Iran, au régime iranien, qui sont en diminution.
11:43Donc, il est clair qu'il n'y a plus le Hezbollah, la masse qui peuvent amener autant de soutien.
11:51S'il y a une opération possible entre Israéliens et Américains pour préparer une éventuelle transition, je pense que ça sera saisi.
12:02Apparemment, il y a des mouvements militaires assez importants d'avions cargo qui transporteraient notamment des hélicoptères et des troupes potentiellement
12:12pour pouvoir intervenir sur quelque chose qui serait probablement davantage soutenu par la population,
12:21parce qu'on n'avait pas vu ce même mouvement récemment, en tout cas au Venezuela.
12:27Là, on a un mouvement quand même d'ampleur qui déstabilise profondément le régime iranien.
12:31On en a eu dans le passé, des mouvements de contestation populaire en Iran, qui ont toujours été matés pour dire les choses.
12:37Oui, tout à fait.
12:39Là, peut-être que la situation peut prendre une ampleur différente.
12:42C'est ça, d'autant que, effectivement, les différents dominos qui soutenaient quand même l'Iran sont en train de tomber eux aussi.
12:49Et peut-être que la menace d'une opération type Maduro pourrait peser sur le leader iranien Kamenei, l'inciter à fuir en Russie.
12:59Bon, on reste dans la discussion géopolitique.
13:02Ou est-ce que le marché essaye ou peut mettre un prix sur ce genre de situation, de changement de régime, dans des pays qui ne sont pas des petits pays ?
13:11Le marché n'a pas été trop ému par les bombardements sur les sites nucléaires lorsqu'ils sont intervenus en 2025.
13:18On peut imaginer que ça n'aura pas beaucoup plus d'impact en cas de chute du régime iranien.
13:25Donc, là encore, c'est des pays qui, même si l'Iran représente une capacité de production plus importante,
13:32ça va plutôt dans le sens d'une augmentation de la production, au moins à terme, par baisse des mesures d'embargo, etc.
13:40Donc, ce n'est pas quelque chose qui inquiète particulièrement les marchés.
13:44Oui, ce n'est pas inflationniste, par exemple.
13:45Exactement.
13:46Léa, quelques commentaires, c'est toujours des sujets qui nous intéressent et qui vous intéressent en tant qu'investisseurs.
13:53Mais voilà, j'essaie de garder le lien entre géopolitique et marché, même si ce lien est peut-être distendu aujourd'hui.
13:58Je dirais que depuis, en fait, l'invasion de la Russie en Ukraine, les marchés n'ont plus vraiment réagi à aucune de ces nouvelles.
14:05Donc, ça, c'est la première chose.
14:06Donc, on a un marché qui s'en désintéresse totalement.
14:08Le pétrole est une des raisons, puisqu'effectivement, ça a souvent été, je dirais, le catalyse, l'indicateur un petit peu de ces tensions.
14:16Il y a effectivement, c'est l'épaisseur du trait pour l'affaire au Venezuela.
14:20Mais en réalité, c'est surtout qu'on arrive à un stade où, finalement, il y a trop de pétrole.
14:24La demande, ça fait structurellement.
14:27L'électrification, entre autres, mais pas que.
14:29On a des économies qui sont de plus en plus matures.
14:31Et le choc de croissance sur la demande est largement derrière nous.
14:35Et donc, finalement, la seule chose que le marché regarde, c'est ça.
14:38Alors, dans les chocs géopolitiques qui pourraient avoir un impact, je disais, la guerre en Ukraine en a eu un parce que ça a réveillé l'Europe.
14:44Ça, c'est la bonne nouvelle.
14:45Et d'ailleurs, les marchés, pour le coup, ont véritablement...
14:48Ça a réveillé des dépendances très fortes, bien sûr.
14:50Absolument.
14:51Ça a réveillé à la fois la politique, mais ça a réveillé aussi les acteurs économiques.
14:55Et donc, ça a enclenché une phase d'investissement très importante et qui va durer, très probablement.
15:00Et qui va continuer de durer, étant donné, justement, les actions que certains hommes politiques, notamment Trump, peuvent avoir de manière spontanée,
15:07dépasser totalement les règles, finalement, de la politique internationale.
15:12Donc, je pense que ça conforte l'idée que l'Europe doit aller vers cette indépendance.
15:16Et puis, je pense que le seul conflit qui pourra être éventuellement problématique, c'est celui qui concerne Taïwan, pour des raisons liées au marché.
15:22Parce qu'on a le plus gros producteur de puces qui est TSMC, et qui, du coup, mettrait à mal une chaîne de valeur extrêmement importante dans le monde entier, s'il venait d'ailleurs avoir un...
15:34TSMC, alors, qui anticipe aussi.
15:36Et les clients de TSMC anticipent aussi avec un groupe qui est capable, aujourd'hui, quand même, de construire des sites en dehors des sites historiques de Taïwan.
15:45Tout à fait, mais ça serait néanmoins les capacités de production, aujourd'hui, même massives, et ne permettraient pas, si demain, il y a effectivement une situation qui évolue, pas dans le bon sens pour Taïwan, de pallier à tous les besoins les demandes des entreprises.
15:58Bon, parlons du réveil de l'Europe, c'est un sujet que j'aime bien en ce moment, enfin, et pas que moi, le marché, peut-être, les gérants d'actifs, les sociétés de gestion.
16:06Comme je le disais hier, je mesure l'engouement du thème de la souveraineté européenne ou de l'autonomie stratégique de l'Europe, à travers le nombre de fonds, par exemple, qui se lancent sur ce sujet-là depuis des semaines et des mois, Léa.
16:19Vous êtes dans le camp de celles et de ceux qui pensent qu'il y a vraiment des raisons d'y croire.
16:23Ah oui, oui.
16:24C'est pas un mythe.
16:24Oui, oui, je pense que là, effectivement...
16:25Qui a une réalité au bout du chemin.
16:27Oui, il y a une dynamique qui est enclenchée et il va falloir distinguer tout ce qui rentre dans la souveraineté.
16:31Parce qu'en réalité, la souveraineté qui a bien fonctionné sur les marchés pour l'instant, c'est la souveraineté au sens de la défense et de l'armement.
16:38Mais en fait, elle est couverte par beaucoup d'autres thèmes au niveau européen.
16:42Ça passe par la santé, ça passe par la technologie, ça passe même par la banque, les financements, et on peut même aller jusqu'évidemment à la transition énergétique.
16:49Donc en fait, on a un thème de souveraineté qui est extrêmement large.
16:52Le seul qui fonctionne aujourd'hui, en termes de placement boursier, c'est la défense et l'armement.
16:58N'oublions pas, en revanche, que ce ne sont pas des entreprises qui avaient besoin de financement en tant que telles.
17:01Les entreprises de la défense et de l'armement européenne cotées sont des entreprises d'extrêmement bonne qualité, avec des leaderships assez importants, pas de problématiques de bilan particulier.
17:11La valorisation qui était largement sous-cotée, ça commence évidemment à s'approcher plus de valorisation, on dira normalisée.
17:18Mais ce n'est pas là où le financement sur la souveraineté doit aller en réalité.
17:22Et d'ailleurs, l'Europe le redit régulièrement, il y a le tissu ensuite industriel en dessous, qui a véritablement lui besoin d'être accompagné par des financements beaucoup plus importants.
17:31Donc la dynamique peut passer par des carnets de commandes et on va les voir en réalité arriver, ces carnets de commandes.
17:36Il ne faut pas oublier qu'on a eu des annonces, qu'on a effectivement certains acteurs très précis comme Rheinmetall qui, eux, pour un contexte spécifique, vont avoir effectivement une explosion de leurs carnets de commandes à très court terme.
17:47La question, c'est maintenant comment le plan européen va s'irriguer réellement dans ces grandes entreprises, comment ces carnets de commandes vont être alloués.
17:54On voit bien que tous ne vont pas dans les entreprises européennes, ça c'est la première chose.
17:58Et surtout, comment ensuite ils vont être délivrés opérationnellement.
18:01Et ça, on a vu des explosions dans beaucoup de secteurs de carnets de commandes, ça pouvait être le ferroviaire à une époque, l'énergie à une autre époque.
18:09L'industrie, lorsqu'elle engrange des carnets de commandes importants, il peut y avoir des grains de sable dans les rouages, tout simplement opérationnels.
18:16Crise de croissance, crise d'exécution.
18:18Exactement, crise d'exécution, donc choc sur les marges, délai, retard, impayé parfois.
18:23Et donc, c'est ça qu'il va falloir surveiller, parce qu'il va être question de la qualité ensuite, ce qu'on appelle du delivery de ces entreprises.
18:30Ce n'est pas un thème boursier qui est un long fleuve tranquille pour autant ?
18:34Non, mais c'est un thème boursier qui est à mon avis intéressant de toute façon à avoir dès lors qu'on garde un horizon de temps long.
18:41On est quand même sur les marchés actions, donc il ne faut pas l'oublier.
18:44Mathieu, c'est un thème, c'est plus qu'une mode, cette idée d'une souveraineté européenne, d'une autonomie stratégique retrouvée.
18:52Ou est-ce que ça coïncide à un moment où la somme des intérêts domestiques, nationaux, va dans un sens et pourrait diverger de main, d'une certaine manière ?
19:02Alors, la souveraineté, c'est l'objectif en premier de sécurité.
19:07Effectivement, la sécurité, soit ça se construit, soit ça s'achète.
19:12On l'a jeté, notamment en ayant des balances commerciales défavorables.
19:18Là, elle commence à se reconstruire, ça va être un travail long.
19:21Certains pays ont peut-être plus les marges de manœuvre pour réussir à attirer ces investissements.
19:27On peut penser à l'Allemagne, où finalement la somme des différents plans de relance sur les cinq prochaines années est assez gigantesque.
19:34Et je pense notamment des perspectives de baisse de taux d'imposition des résultats à partir de 2028 en Allemagne.
19:42Et puis même de manière transitoire et de manière assez intelligente, des augmentations des taux de dépréciation sur les dépenses d'investissement que vont pouvoir passer les entreprises allemandes.
19:52Et puis, au-delà de ça, pour faire vivre tout un écosystème de l'investissement dans les infrastructures.
19:56Donc, là-dessus, la réindustrialisation partielle de l'Europe, c'est quelque chose auquel on adhère.
20:03On va voir tactiquement sur la défense aussi de nouveau.
20:06On avait eu une espèce de reflux.
20:08Il y a eu une forme de saisonnalité ces dernières années sur la thématique de la défense.
20:11On avait eu un reflux des valorisations à la fin de l'automne.
20:15Et effectivement, on parlait d'impact marché du Venezuela.
20:18On l'a bien vu dans le cours de bourse, par exemple, de Rheinmetall.
20:21Mais globalement, oui.
20:25Ensuite, savoir où la capter et dans quel pays européen, ça risque d'être compliqué.
20:29Une Allemagne qui se permet pour la première fois de descendre à des déficits budgétaires de l'ordre de 4% hors période récessive.
20:38Effectivement, c'est peut-être un endroit où les entreprises peuvent se projeter plus facilement à moyen terme.
20:43D'autant plus qu'au dos, BHF est franco-allemand.
20:47Vous êtes un établissement franco-allemand, si je puis dire, Mathieu.
20:52Le marché n'a pas encore ajusté le bon prix quand on regarde les actions allemandes, les small et mid-cap allemandes.
20:59Il y a eu des belles performances déjà derrière nous.
21:02Mais le prix du plan de relance allemand, le bon prix est encore à venir ?
21:08Il y a eu des belles performances.
21:11Il y a eu des valorisations qui sont redressées.
21:13Mais on n'est pas vraiment sur des taux de marge qui correspondent à ceux de moyenne de cycle.
21:19On est plutôt proche de marge de bas de cycle dans encore pas mal de compartiments.
21:23Donc oui, on pense qu'on aura une poursuite de la croissance du marché européen dans son ensemble, même au-delà de l'Allemagne.
21:29Attention, on parlait du réveil de l'Europe.
21:33C'est vrai que les analystes et le consensus prévoient un réveil et puis même un réveil très dynamique.
21:40Je crois que les perspectives de croissance des résultats pour 2026, c'est bien au-delà de 10 %.
21:46On va rattraper trois années de croissance nulle, c'est ça ?
21:49Historiquement, je crois que sur plus d'une décennie, en dehors peut-être de 2020 ou 2022,
21:55on a toujours eu des révisions à la baisse qui, en général, nous ont ramené en territoire très proche de zéro, parfois en dessous.
22:04Mais oui, on pense qu'on aura effectivement une hausse.
22:07Et puis, pas simplement dans certains segments des large caps, des résultats nets, agglomérés des entreprises européennes.
22:12L'environnement 2026 est bon pour nos marchés en Europe, nos actions européennes.
22:1925 a été une belle année, il faut quand même le dire, malgré tout ce qu'on peut nous-mêmes dire, commenter ou entendre sur l'Europe,
22:27ses fragilités, ses faiblesses, ses imperfections, etc.
22:30Les marchés boursiers, eux, voient les choses peut-être de manière un peu différente.
22:34En 2026, les paramètres économiques, politiques, sont bons encore pour l'Europe en 2026 ?
22:40Oui, c'est ce qu'on pense.
22:42Alors, c'est d'autant plus vrai qu'on a eu quand même des vents contraires en 2025.
22:47On a eu la force de l'euro qui aurait pu pénaliser.
22:52On a eu les droits de douane qui auraient pu pénaliser les droits de douane américains.
22:58Et finalement, on a eu quand même une dynamique boursière assez bonne,
23:03un retour des flux.
23:05C'est vrai qu'on attend les résultats.
23:08Si on n'a pas l'effet de change et qu'on digère un petit peu cette dynamique des droits de douane,
23:15on devrait quand même pouvoir avoir des résultats en progression assez sensible.
23:20D'autant plus qu'il y avait un paramètre qui, jusqu'en 2022 manquait,
23:24c'était le secteur bancaire qui pèse quand même beaucoup dans les indices
23:28et qui devrait continuer à délivrer des croissances bénéficiaires,
23:32peut-être pas aussi spectaculaires, mais encore positives.
23:36Donc, il y a pas mal de secteurs qui pourraient quand même rattraper un peu
23:41parce qu'ils ont été délaissés.
23:43Tout ce qui est qualité a été délaissé.
23:49Il y a évidemment une dynamique peut-être un peu meilleure à attendre
23:55du côté des pharmaceutiques, qui a quand même été un secteur dans la qualité
23:59qui a été, on a vu un mieux, on va dire, à partir du mois de septembre quand même,
24:05septembre-octobre.
24:06Donc, il y a des raisons, à mon sens, d'être assez confiants,
24:10d'autant plus qu'on a des conditions financières qui sont quand même détendues.
24:15Il y a toujours un effet de latence entre la détente des conditions financières.
24:20Ce qui manque, c'est peut-être justement la partie longue des courbes de taux
24:25où on a eu quand même des tensions.
24:26Ça n'a pas été une bonne année obligataire.
24:29Non, l'Allemagne va être en déficit excessif de 4%.
24:32Alors, pour les entreprises qui ont une structure de bilan un peu moins favorable,
24:38ça peut peser.
24:40Si ça se détend de ce côté-là, avec l'inflation qui maintenant rentre quand même dans les clous,
24:46c'est quand même ça qui est le déterminant des taux à long terme le plus important,
24:50on devrait avoir un environnement un peu plus favorable.
24:55Donc, en tout cas, suffisamment favorable pour autoriser probablement une performance
25:01peut-être à deux chiffres sur les marchés européens,
25:03sans que ce soit quelque chose de spectaculaire.
25:07J'ai regardé de manière intéressante,
25:10puisqu'on parle beaucoup de bulles sur les sets magnifiques,
25:13mais le parcours des banques sur les cinq dernières années,
25:20ça a été du même tonneau.
25:21On en discutait avec les mêmes tonneaux.
25:23Juste avant que vous arriviez...
25:24Une des questions pour les indices européens,
25:26c'est est-ce qu'on va continuer sur le secteur bancaire pour l'instant ?
25:30J'ai posé la question pour la première fois sous cette forme,
25:32je crois, il y a quelques semaines, juste avant la fin d'année.
25:35Faut-il s'inquiéter d'un risque de bulle sur les banques européennes ?
25:39Après cinq ans de surperformance, plus de 20 trimestres de beat and raise,
25:44des niveaux de valorisation qui ont quand même peut-être doublé
25:47par temps de très très bas pour certaines banques d'entre elles.
25:50Je ne me réfère pas à ce qu'on a connu avant la période de la grande crise financière.
25:54Peut-être que ce sont des objectifs inatteignables aujourd'hui.
25:57Je n'en sais rien, mais est-ce qu'il y a une surchauffe quand même
25:59autour du thème bancaire en ordre ?
26:01On va avoir un élargissement du marché, aussi bien aux États-Unis,
26:06où on sent bien quand même que les investisseurs commencent à regarder
26:08un petit peu en dehors de la tech.
26:10Si ça doit continuer, ça doit continuer de cette manière-là.
26:12Exactement, et en Europe, peut-être regarder un petit peu au-delà
26:15du secteur bancaire et de la défense pour investir sur d'autres secteurs
26:20et peut-être aussi descendre un petit peu aussi en termes de taille de capitalisation
26:24parce que c'est là où les besoins de financement sont les plus importants.
26:27Donc tous ces fonds sur la thématique de la souveraineté,
26:30ils devraient quand même irriguer un petit peu toutes ces valeurs.
26:34Oui, je vous pose la question, Mathieu, un de vos confrères,
26:37donc c'était chez Edmond Rothschild,
26:40m'affirmaient qu'il n'y avait pas de bulle sur le secteur bancaire,
26:44mais je pose quand même la question, après 50 sur performance,
26:46est-ce que c'est un sujet quand même ?
26:48Alors, c'est vrai qu'en Europe, ça fait longtemps qu'on n'avait pas été habitué
26:53à avoir des cours boursiers au-delà des capitaux propres.
26:59Deutsche vient, je crois, de repasser au-delà de sa valeur intrinsèque.
27:03Quand les bancaires italiennes étaient passés au-delà de 100% de la book value,
27:07effectivement, ça surprenait un peu,
27:10mais ça va avec un retour d'une bonne rentabilité de ses capitaux propres.
27:16Schématiquement, on a traversé toute une décennie
27:18avec un rendement des capitaux propres qui était aux alentours,
27:23un peu au-delà de 5%, 5-6%,
27:25et puis des banques qui se payaient 60% des fonds propres.
27:30On est remonté vers des niveaux de rentabilité de ses fonds propres bancaires
27:33actuellement qui sont un peu au-delà de 12%.
27:35Et effectivement, des banques, on paye 1,2 fois les capitaux propres.
27:41En 2005-2006, la rentabilité des fonds propres bancaires,
27:48en tout cas celle qui était comptabilisée à la santé,
27:50était de l'ordre de 18%,
27:52et effectivement, on payait les banques.
27:54Mais ce monde n'existe plus, Mathieu.
27:55Ce monde n'existe plus,
27:59mais il n'y a pas eu finalement une énorme distorsion
28:04et un re-rating gigantesque des banques.
28:06Oui, on peut trouver des points, effectivement,
28:08où tel ou tel établissement était vraiment une valeur absolument massacrée.
28:12C'était une question de continuation ou d'arrêt, d'une certaine manière.
28:15Mais le gros du re-rating bancaire de cette année n'a pas été un re-rating,
28:22c'était une réappréciation des résultats.
28:23Ah bien sûr, les résultats ont été là.
28:25Et à contrario, quelque chose d'assez intéressant,
28:28c'est sur le secteur de l'énergie qui a été très en retard cette année,
28:32quand on prend les majors pétrolières européennes,
28:36effectivement, elles ont une performance à peu près nulle, on va dire, sur 2025,
28:40mais avec des perspectives de résultats 2026 qui sont en baisse,
28:44dans certains cas de 20%.
28:45Donc, finalement, là aussi, on a eu un re-rating,
28:47donc finalement, il y a à peu près l'ensemble de la cote qui s'est re-reactée,
28:51et puis les banques, pas forcément plus que la moyenne des autres secteurs.
28:53Oui, je comprends.
28:55Léa, sur ce marché européen,
28:56et l'idée qu'il y a peut-être eu des excès dans l'univers de la quality,
29:00quality growth, effectivement,
29:02alors pourtant, le luxe a été plus qu'une darling pendant des années
29:06pour les gestionnaires d'actifs,
29:08food and beverage, la santé aussi,
29:12dans le secteur des logiciels, il y a eu des histoires compliquées,
29:15enfin, il n'y a jamais eu autant d'écart de performance
29:17entre la qualité, la qualité et le reste du marché.
29:20Je dirais même, au-delà de la qualité,
29:22de la croissance que l'on oppose à la value,
29:26et donc des défensives qu'on oppose aux cycliques.
29:29En réalité, ce qui a fonctionné en 2025,
29:31c'est les values cycliques.
29:34Ce qui est sûr aussi,
29:35c'est qu'on a eu une année 2025,
29:36et tout le monde l'a dit, particulièrement concentrée.
29:39Sans certains secteurs,
29:40il n'y a quasiment pas de performance pour beaucoup d'indices,
29:42ou sans certaines entreprises,
29:44très concentrées aux Etats-Unis,
29:45notamment dans la technologie.
29:46Donc, c'est important que le marché aussi
29:49se réapproprie les autres idées d'investissement,
29:52et y trouve de la valeur.
29:53Parce qu'on a pu voir certaines aberrations de marché en 2025.
29:56Les logiciels étaient un très bon exemple,
29:58avec des performances catastrophiques.
30:00Prenons SAP.
30:01Je pense que c'est un des pires performeurs
30:04dans les grandes capitalisations européennes l'année dernière.
30:07Alors même que les perspectives de résultats,
30:09et d'ailleurs, toute leur publication,
30:11ont été de très bonnes factures.
30:12Pourquoi ?
30:13Parce que les logiciels sont perçus par les marchés,
30:16comme disruptés par l'intelligence artificielle.
30:18Voilà.
30:18Cette perception, elle peut changer ?
30:19Parce que ça a été le grand thème de la deuxième partie d'année,
30:22winners ou losers de l'IA,
30:24et le marché exerce une pression très forte de part et d'autre.
30:27Le marché fait des choix assez radicaux,
30:29et se polarise de manière assez forte.
30:31Prenez aujourd'hui...
30:32Et la perception peut changer.
30:33Alors oui, je vais citer quelques exemples.
30:36Prenez aujourd'hui Johnson Control,
30:38qui n'a rien dit, mais qui...
30:40Équipement anti-automobile, c'est ça ?
30:41Non, non, non, non, Johnson Control,
30:43ils font des systèmes de refroidissement,
30:44notamment pour les data centers,
30:46ils font beaucoup d'autres choses, c'est très gros.
30:47Mais Johnson...
30:48Oui, il y a Johnson Maté.
30:49Ok.
30:50Johnson Control, énorme capitalisation aux Etats-Unis,
30:53qui perd plus de 10%, en tout cas avant que je n'arrive,
30:56pour une seule raison,
30:57parce que Nvidia propose une nouvelle génération de puces
31:00qui consomment moins d'eau et donc moins de refroidissement.
31:02Et en fait, on a eu énormément de thèmes comme ça en 2025.
31:05Et donc c'est là où il va falloir différencier
31:06ceux qui ont beaucoup trop souffert,
31:08alors même que finalement,
31:09la réalité va être assez différente.
31:11Je pense que la publication des résultats annuels
31:13va être la première étape pour reconsolider.
31:15Parmi les secteurs qui sont intéressants
31:17à regarder, effectivement, la santé,
31:19où on a eu de bons résultats,
31:20où on a de bonnes perspectives,
31:21où on a des croissances bénéfices...
31:23Si on met nouveau à part, par exemple...
31:25Voilà.
31:25C'était un cas...
31:26Qui était déjà un ovni,
31:27mais des astras, des grandes valeurs comme ça...
31:30Absolument.
31:30Qui ont...
31:31On délivré, quoi.
31:32On délivré.
31:32On fait d'ailleurs, pour certaines,
31:33de belles performances,
31:34mais il y a encore du chemin pour revenir
31:36sur des valorisations
31:37comme on a pu connaître précédemment.
31:39Je ne crois pas trop aux thématiques
31:41qui touchent à la consommation.
31:42Pauline en a parlé notamment
31:43sur le sportswear.
31:45Malheureusement,
31:46les consommateurs ne sont pas trop là,
31:48que ce soit en Asie,
31:49que ce soit aux Etats-Unis,
31:50bon, en Europe,
31:50c'est légèrement un tonne aussi.
31:51Donc, cette thématique-là,
31:53elle ne va pas rebondir immédiatement.
31:55Et puis, pour revenir sur le point,
31:57les perceptions peuvent changer.
31:58Prenez les énergies renouvelables,
31:59la perception a complètement changé
32:01l'année dernière,
32:02parce que l'IA est arrivée.
32:03Prenez les banques,
32:04en 10 ans,
32:05la perception a complètement changé.
32:06Il y a des cycles dans tout.
32:07En revanche, ce qui est sûr,
32:08c'est qu'il ne faut pas perdre de vue
32:10qu'on a un marché européen,
32:11et ça, c'est mon point pour l'année 2026,
32:13qui va certainement encore bénéficier
32:15d'une très belle croissance,
32:17appuyée,
32:17et c'est beaucoup plus sain cette année,
32:19par une revalorisation des bénéfices.
32:21On a eu une revalorisation multiple
32:23l'année dernière.
32:23Cette fois, c'est la bonne.
32:24Tout le monde y croit.
32:25Et il y a des raisons.
32:26Elles sont simples à expliquer.
32:28Les marges,
32:29notamment dans les valeurs cycliques
32:30et les industriels,
32:30vont s'améliorer.
32:31Les financements sont plus bas,
32:33les coûts sont plus bas,
32:34globalement.
32:34Et donc là,
32:35on est sur un super cycle
32:36d'investissement et de capex
32:38avec normalement des rentabilités meilleures.
32:40Ça, c'est une très bonne nouvelle.
32:41Si ça se concrétise,
32:43je pense que l'année 2026
32:44sera un bon cru.
32:46Gagnant et perdant de l'IA,
32:48c'est un thème,
32:50ou en tout cas une question,
32:51qui va animer le marché,
32:52encore, j'imagine,
32:53pendant des mois et des trimestres.
32:54Et même au sein du...
32:56Avec des changements de pieds ?
32:58Voilà.
32:58On a vu des écarts
32:59de performances importantes
33:01au sein des acteurs de l'IA
33:02aux Etats-Unis,
33:04selon les périodes.
33:06Une brode com.
33:07Là, on voit NVIDIA
33:08qui annonce à nouveau
33:10une nouvelle génération
33:11de microprocesseurs
33:12beaucoup plus performants,
33:15qui devraient être
33:16mis en fonctionnement
33:17au deuxième semestre.
33:18Donc, ça peut redonner
33:20du tenus à cette valeur.
33:23Donc, on aura, oui,
33:25des évolutions.
33:26Au-delà des fournisseurs
33:28de vallées de pioche,
33:29c'est ça mon sujet,
33:30c'est-à-dire l'IA irrigue
33:31l'ensemble des secteurs,
33:33et dans ces secteurs,
33:33il y aura des gagnants
33:34et des perdants,
33:35en dehors de savoir
33:36si c'est NVIDIA,
33:37Brodecom, AMD,
33:38etc., dans le secteur
33:39des semi-conducteurs.
33:40Oui, oui.
33:41Non, non, tout à fait.
33:41Il y a effectivement
33:43des évolutions
33:44qui sont très différentes.
33:47Il y aura, d'abord,
33:48il y aura probablement
33:49des acquisitions aussi
33:51qui seront faites
33:51pour se positionner
33:53sur tel ou tel segment.
33:54et donc, on voit
33:56que le marché
33:58commence à être
33:58beaucoup plus discriminant.
33:59On a vu l'exemple
34:00d'Oracle,
34:01parce qu'il y a le sujet
34:02des bilans aussi.
34:03C'est plus 30
34:05et moins 40 derrière.
34:06Si on n'est pas capable
34:07de financer
34:08un certain nombre
34:09de développement
34:09et on veut faire
34:10du buzz pour le buzz,
34:12ça ne marche plus
34:13aussi facilement.
34:15Et on a vu
34:16le même phénomène,
34:18je dirais,
34:18à la fin des années 90
34:19où il y a eu
34:21des excès
34:22d'annonces
34:24et puis,
34:24à un moment donné,
34:25des déceptions
34:26sur les résultats.
34:28Pour l'instant,
34:29ce qu'on ne voit pas
34:30vraiment aux États-Unis,
34:31c'est-à-dire que,
34:32pour l'instant,
34:32sur l'IA,
34:33il y a plutôt
34:34des bons résultats.
34:35Il n'y a pas,
34:36je dirais,
34:37d'annonce
34:37de baisse des marges,
34:39de baisse des résultats
34:40qui pourraient commencer
34:42à inquiéter un peu
34:42les investisseurs.
34:432026,
34:45c'est déjà
34:45le point de rendez-vous
34:46entre les investisseurs
34:47et ceux qui développent
34:48ces infrastructures
34:49d'intelligence artificielle,
34:52Mathieu,
34:52ceux qui déploient
34:53les CAPEX,
34:54qui s'engagent
34:55sur des CAPEX
34:56stratosphériques
34:57avec désormais
34:58de la dette
34:59pour financer
35:00ces CAPEX.
35:02C'est au cours
35:02d'une année
35:03comme 2026
35:03qu'il y a un point
35:04de rendez-vous
35:04à attendre
35:05entre le marché
35:06et la rentabilité
35:07de ses investissements
35:07ou le marché
35:09peut rester bienveillant
35:11et confortable
35:11avec l'idée
35:12que la rentabilité
35:13sera toujours
35:14un peu plus lointaine
35:15peut-être.
35:15Alors,
35:16c'est des entreprises
35:17qui font des CAPEX
35:18qui accumulent
35:19des actifs
35:19et des actifs
35:20dont la valeur
35:21de marché
35:21est ensuite difficile
35:22à évaluer
35:23et c'est certain,
35:25c'est des actifs
35:26dont la valeur
35:26baisse de jour en jour
35:27parce que ça se déprécie.
35:29C'est un monde
35:29où il y a des évolutions
35:30technologiques rapides.
35:32Pour donner
35:33un ordre
35:34de grandeur
35:35juste au niveau
35:36des principaux
35:38acteurs américains
35:39en termes de CAPEX
35:40sur les prochaines années,
35:41on parle quand même
35:41de 500 milliards
35:42d'investissement.
35:45Une hypothèse
35:46assez raisonnable,
35:47c'est peut-être
35:47de cause.
35:48Disons que sur 5 ans,
35:53ensuite,
35:54on a du matériel
35:55qui devient obsolète.
35:57Effectivement,
35:58ça veut dire
35:58que sur 5 ans,
35:59il faut réussir
35:59à générer
36:00500 milliards
36:01de revenus.
36:04C'est des chiffres
36:05difficiles
36:07à mettre en place.
36:08Alors,
36:08si on essaie
36:09de reprendre
36:09un peu de macro
36:10dans tout ça,
36:11quand on croise
36:11les différentes études,
36:12ça peut être
36:13de broker
36:13ou alors universitaire,
36:15on se dit,
36:16on peut peut-être
36:16avoir d'ici
36:172035
36:18une contribution
36:20à la croissance
36:21du PIB
36:22via les gains
36:23de productivité
36:24de l'ordre
36:24de 0,3 par an.
36:26Ça fait 3,4%
36:27de PIB en plus
36:28au horizon 2035.
36:30Ça peut faire,
36:32oui,
36:32de l'ordre
36:32de 4 000 milliards
36:33de PIB au total.
36:36Ça risque
36:36d'être compliqué
36:37parce que
36:38c'est peut-être
36:38pas effectivement
36:39simplement
36:40les fournisseurs
36:41d'IA
36:42qui vont réussir
36:42à capter
36:43l'ensemble
36:43de la survaleur
36:44et de la croissance
36:45économique supplémentaire
36:46créée.
36:48Donc,
36:48effectivement,
36:49en fait,
36:49une décorrélation
36:50qui est en train
36:51de se produire.
36:51On parlait beaucoup
36:52il y a un an
36:53de la décorrélation
36:54qui était croissante
36:55entre secteurs
36:56au sein du SP500
36:57et là,
36:58il y a de nouveau
36:58une décorrélation
36:59qui se voit
36:59dans les marchés optionnels
37:00au sein du secteur
37:02de la tech.
37:03De la tech.
37:03Voilà,
37:04c'est-à-dire que
37:04pour parler simplement
37:05les options
37:06sur la moyenne
37:08de la cherté
37:09des options
37:10sur les boîtes
37:10de tech
37:11devient de plus en plus
37:12élevé par rapport
37:13à la moyenne
37:13des options
37:14sur l'indice.
37:14Oui,
37:14je comprends.
37:15Comment va se structurer
37:16cette conversation
37:17il y a en 2026 ?
37:18Vous avez déjà répondu
37:19en partie à la question.
37:20L'énergie,
37:21pour vous,
37:21c'est un vecteur naturel
37:23d'exposition
37:24à ce cas-là ?
37:25Oui,
37:26l'énergie,
37:26l'électrification,
37:27la construction,
37:28la gestion des data centers.
37:30En fait,
37:30la chaîne de valeur
37:30est extrêmement large.
37:33Je pense que
37:33la première moitié
37:34de l'année
37:34est assez confortable
37:35pour toutes les raisons
37:37qu'on vient d'évoquer.
37:38Ce sont des entreprises
37:39saines,
37:39pas très valorisées,
37:40pas particulièrement
37:42de bulles.
37:43En revanche,
37:44la politique monétaire
37:45américaine
37:46va être essentielle
37:47dans le maintien
37:48de bilans sains.
37:50L'endettement
37:51qui est en train
37:52de se faire,
37:52il peut faire peur,
37:54notamment si les boucles
37:55de financement
37:56entre entreprises,
37:57on voit beaucoup
37:58de schémas qui sortent
37:58et qui expliquent
37:59qu'elles sont toutes liées
38:00les unes par rapport
38:00aux autres.
38:01Donc, si en plus
38:02les bilans se gonflent
38:03et que l'intérêt
38:05de la dette
38:05est très élevé
38:06et que la rentabilité
38:07n'est pas aussi bonne
38:08que prévu,
38:09ça peut faire peur.
38:10Ça, c'est plutôt
38:11deuxième moitié
38:12de l'année.
38:12J'ai beaucoup
38:13de confiance
38:13en Donald Trump
38:14pour inciter
38:15son nouveau
38:17gouverneur
38:18de la Fed
38:19vers une politique
38:19monétaire
38:20accommodante
38:21et pour les investissements
38:22de la technologie
38:23mais aussi
38:23pour le bilan américain.
38:25une Fed quand même
38:26qui trouvera
38:27les arguments
38:28bien sûr
38:28mais qui capitulera
38:31dans une certaine mesure.
38:32Non, ils ont annoncé
38:3330 ou 35 000 milliards
38:35de dollars d'économie
38:36sur l'intérêt de la dette
38:37si les taux américains
38:39devaient baisser.
38:39Je crois même
38:39qu'il a annoncé avant-hier
38:40qu'il ne voyait pas
38:42pourquoi les taux américains
38:42ne seraient pas
38:43les plus bas du monde.
38:44On comprend que
38:45dans son annonce générale
38:46qu'ils ont besoin de ça.
38:49En tout cas,
38:50ce cycle de super capex,
38:51s'il est trop cher
38:52à financer,
38:52ça va être compliqué.
38:53Voilà, donc ça
38:54c'est plutôt
38:54la deuxième moitié de l'année.
38:55Pour l'instant,
38:56ceux qui financent ce cycle
38:57le financent plutôt
38:59sur les cash flows en fait.
39:00Oui, oui,
39:01la tête vient dans l'idée.
39:02Non, non.
39:03On commence un petit peu
39:04pour des entreprises
39:05des entreprises
39:06qui ont des signatures
39:08exceptionnelles.
39:09Tout à fait.
39:09L'autre risque aussi
39:10c'est que si
39:11il y a perception
39:13par le marché
39:14d'une perte d'indépendance
39:15de la Fed
39:15trop importante,
39:17là ça peut faire monter
39:18les taux longs
39:19parce que ça voudrait dire
39:21une perte de crédibilité
39:22sur l'inflation
39:23et donc ça c'est
39:24contre-productif.
39:25Donc le chemin
39:26doit être quand même
39:27bien géré
39:28mais je pense
39:29qu'il devrait être
39:31bien géré
39:31parce qu'il y a quand même
39:32des équilibres
39:33au sein de la Fed
39:34qui font que
39:36même le nouveau patron
39:38de la Fed
39:38n'aura pas forcément
39:39complètement
39:40les coups des franches.
39:41Bon, ça fait partie
39:42des annonces qu'on attend
39:43en ce début d'année.
39:44Alors il y a quand même aussi,
39:45on y reviendra,
39:45mais une décision
39:46de la Cour suprême
39:47sur la validité
39:48des tarifs douaniers
39:49qui ont été appliqués
39:50par Trump
39:51et son administration.
39:52La nomination
39:52du successeur
39:54de Jérôme Powell
39:54également
39:54qui est attendue
39:55dans les prochaines semaines.
39:56Et aussi, sauf erreur,
39:56sur la possibilité
39:57pour l'administration
39:59de démettre
40:00justement
40:01parce qu'il y a
40:02le cas de l'ISA...
40:03La Cour suprême
40:04a protégé
40:06la réserve fédérale américaine
40:08notamment par rapport
40:08à d'autres administrations
40:10fédérales.
40:13Un mot des marchés,
40:13c'était une enquête
40:14toujours intéressante
40:16à décrypter,
40:16que vous suivez forcément
40:17le Fund Manager Survey
40:19de Bank of America.
40:20Je les cite, bien sûr.
40:21Un de leurs analystes
40:22était avec nous
40:22en toute fin d'année dernière
40:24pour commenter
40:24le baromètre de décembre
40:26qui montre,
40:27c'est ce qu'on appelait
40:28à l'époque,
40:28Mathieu, je me tourne...
40:29La capitulation
40:30des investisseurs institutionnels.
40:31C'est-à-dire
40:31le niveau de cash
40:32est tombé légèrement
40:34au-dessus de 3%
40:35dans les portefeuilles
40:36des grands gérants
40:37institutionnels mondiaux
40:39au mois de décembre
40:40et l'enseignement
40:41de l'analyste de Bofa
40:42était de nous dire
40:43qu'effectivement,
40:44c'est des gérants
40:44qui ont quand même,
40:46pour certains d'entre eux,
40:46en tout cas,
40:47couru après le papier
40:49et en courant derrière le papier,
40:51couru après les petits porteurs
40:52et les investisseurs particuliers.
40:54Le jeu des marchés
40:55désormais est plutôt
40:56à la faveur du retail
40:58des investisseurs particuliers
40:59plutôt que des investisseurs
41:00institutionnels, Mathieu ?
41:02Alors, moi,
41:03ce qui m'a surpris,
41:04on peut même remonter
41:04à l'enquête de novembre
41:06où, pour la première fois
41:08depuis, je crois,
41:08une dizaine d'années,
41:10les gérants trouvaient
41:11que leurs entreprises
41:13en portefeuille
41:13faisaient trop de CAPEX.
41:15Et il y a un retournement
41:17violent.
41:18Alors, ça faisait 10 ans
41:19qu'ils disaient
41:19que les entreprises
41:20ne sont pas sous-investisseurs,
41:22les spreads de crédit
41:23sont serrés,
41:24il faut y mettre de la tête.
41:26Voilà.
41:26Là, d'un coup,
41:27c'est l'inverse.
41:28Alors, effectivement,
41:29on a les taux de cash
41:31croix moyen
41:31dans les portefeuilles
41:32des gérants actifs
41:32qui est tombé
41:33à 3,3%.
41:34Il y a une chose
41:37qui doit expliquer ça,
41:39c'est qu'on a eu
41:40une grosse sous-performance
41:41en moyenne
41:42de la gestion active
41:43par rapport au marché.
41:44Évidemment,
41:44c'est une histoire de flux.
41:46Les ETF captaient des flux
41:47au détriment
41:49des gérants actifs
41:50et puis ça a même accéléré
41:51avec des gérants actifs
41:52qui décollectaient.
41:53Donc,
41:54des tracking errors
41:54qui ont augmenté,
41:55des gérants
41:56qui sont un peu
41:56recollés au bench.
41:58Ensuite,
42:00est-ce qu'il est bon
42:00de voir l'exposition
42:02du cash en nominal ?
42:043,3%,
42:05ça ne paraît pas beaucoup,
42:06mais dans un monde
42:07où la volatilité
42:09est faible,
42:10finalement,
42:12ça permet déjà
42:13de gérer les choses.
42:14Il faut avoir
42:15une part de cash
42:16un peu proportionnelle
42:16à la volatilité.
42:17Une chose qui m'a surpris,
42:19actuellement,
42:20au niveau des marchés,
42:21on disait qu'on attend
42:21un fort réveil de l'Europe
42:23et puis ensuite,
42:23une journée calme.
42:25Si on regarde
42:25les options longues,
42:26à un an,
42:26actuellement,
42:27le marché anticipe
42:28moins de volatilité
42:29en Europe
42:29qu'aux Etats-Unis.
42:31Ça peut être un point
42:32éventuellement aussi
42:33de surprise.
42:34Ah oui, d'accord.
42:35Dans l'idée contrariante,
42:37vous dites
42:37que le réveil de l'Europe,
42:39ça peut être aussi
42:39le réveil de la volatilité
42:41sur les marchés européens.
42:42Oui,
42:42alors c'est aussi expliqué
42:43par des flux structurés,
42:44il y a différentes choses,
42:45mais voilà.
42:46Les gérants ont peu de cash,
42:47mais les marchés optionnels
42:51laissent aussi penser
42:52que ce cash
42:53est relativement important
42:54par rapport
42:54aux variations
42:55de marché attendues
42:56et puis les politiques
42:57des banques centrales
42:59a priori
42:59n'auraient pas bougé énormément.
43:01Ah oui,
43:01bon,
43:02c'est vrai,
43:02là aussi,
43:03petit commentaire pour finir,
43:04Léa et puis Nuno.
43:05Oui,
43:06c'est ce qu'on disait
43:06en début d'émission,
43:08le marché confirme
43:10les tendances
43:10qu'on a vues
43:11avec un appétit
43:11pour le risque.
43:12On en parlera
43:13avec Benjamin Louvet
43:13dans quelques instants,
43:14mais on a à la fois
43:16des actifs risqués
43:17purs qui montent
43:18et puis des actifs
43:19alors historiquement
43:20dits refuges
43:21comme l'or
43:22qui montent de concert.
43:23Oui,
43:23très peu de choses
43:24qui n'ont pas monté
43:24l'année dernière
43:25en réalité,
43:26à part le dollar,
43:28le bitcoin finalement
43:29et le pétrole.
43:31Sinon,
43:31tout a monté.
43:32Ce qui est sûr,
43:33c'est que
43:33les éléments exogènes
43:35qui ont par habitude
43:37bousculé les marchés
43:38sont tous derrière nous.
43:40Honnêtement,
43:40à part Taïwan
43:41dont je parlais,
43:41moi je ne vois rien
43:42qui va faire bouger
43:43le marché
43:43de manière un peu surprenante
43:44et c'est une bonne nouvelle
43:47pour les gérants actifs
43:48parce que
43:49qu'est-ce que ça a été compliqué
43:50de gérer
43:51avec ces marchés
43:51qui bougeaient
43:52dans tous les sens
43:53au gré des annonces
43:54des uns et des autres.
43:54Donc je pense que ça
43:55c'est derrière nous
43:56et la très bonne nouvelle
43:57c'est plutôt
43:57la santé économique
43:59de l'Europe,
43:59des Etats-Unis,
44:00un petit peu moins la Chine
44:01même si le réveil
44:02se fera à un moment
44:03ou un autre
44:03il faudra le surveiller.
44:04Moi je suis une gérante
44:05plutôt européenne,
44:06on a quand même
44:06une zone qui va bien,
44:08il n'y a pas de signaux
44:09très compliqués,
44:10c'est un peu moins vrai
44:11sur les US,
44:11l'emploi il va falloir surveiller
44:13mais l'Europe
44:13ça va être
44:14pas un long flux tranquille
44:16mais bon
44:16c'est rare
44:18des périodes comme ça
44:18avec beaucoup de signaux verts
44:19qui s'accumulent.
44:21Il y a l'idée
44:21que les choses
44:21sont plutôt bien balisées
44:23alors je ne sais pas
44:24entre le wishful thinking
44:25etc.
44:25mais c'est vrai
44:26que ne serait-ce
44:27que le choc des tarifs
44:28on se dit que
44:29la radicalité tarifaire
44:31de Trump
44:31sans doute
44:32est derrière nous
44:32par exemple.
44:34Elle est derrière nous
44:35elle est également
44:36probablement derrière
44:38l'Asie
44:40qui a également
44:41assez bien digérée
44:42quand on regarde
44:43le solde extérieur
44:44de la Chine
44:45qui a battu
44:45des records
44:46en 2025
44:47on se dit que finalement
44:48ils sont assez bien débrouillés
44:49pour réorienter
44:51vers d'autres zones
44:52dont l'Europe
44:52malheureusement
44:53leurs exportations
44:54et donc ça
44:56ça devrait être
44:56effectivement
44:57un élément
44:57moins perturbant
44:58d'autant plus
44:59qu'on est en année
44:59de mid-term
45:01aux Etats-Unis
45:02donc je pense que
45:04personne n'intéresse
45:05que ça déraille
45:06au niveau extérieur
45:07Trump va essayer
45:08d'avoir quelques gains
45:09faciles comme ça
45:10comme le Venezuela
45:11mais au niveau économique
45:13il va s'attacher
45:16effectivement
45:16à permettre
45:17aux entreprises
45:17de bien bosser
45:18éventuellement
45:20d'aider quelques secteurs
45:21comme le secteur pétrolier
45:22et puis voilà.
45:23C'est plus la question
45:24comme ils disent
45:24de l'offordability
45:25qui compte aujourd'hui
45:27sur le plan domestique
45:28aux Etats-Unis
45:28que le Venezuela
45:29Oui, tout à fait
45:31et puis il y a effectivement
45:32le marché du travail
45:33qui doit rester également
45:34satisfaisant
45:35pour permettre
45:36des scores électoraux
45:37corrects.
45:38Une partie de la réponse
45:39vendredi
45:40avec le rapport mensuel
45:41sur l'emploi américain.
45:42Merci à vous trois
45:43d'avoir participé
45:44à l'émission
45:44ce soir
45:45Planète Marché
45:46avec Léa Dunant-Châtelet
45:47DNCA
45:48Nuno Texera
45:49Vega IS
45:49et Mathieu Barrière
45:50Odo BHFAM.
46:02Le dernier quart d'heure
46:03de Smart Bourse
46:04et le quart d'heure thématique
46:05le thème ce soir
46:06c'est celui des matières premières
46:07et en premier lieu
46:08du pétrole
46:09qui reste quand même
46:10historiquement
46:11la grande variable
46:12macro-géopolitique
46:15et avec les événements
46:16des derniers jours
46:17nous en parlons
46:17avec Benjamin Louvet
46:18qui est en visio avec nous
46:19le directeur des gestions
46:20matières premières
46:20d'Ofi Invest
46:21Asset Management
46:22bonsoir et bienvenue
46:23Benjamin
46:23merci beaucoup
46:24d'être avec nous
46:25c'est pas la première fois
46:26qu'on parle du Venezuela
46:27avec vous
46:28Benjamin
46:29pour décrire un pays
46:30qui a alors
46:31les réserves prouvées
46:33parmi les plus importantes
46:35du monde
46:35peut-être les plus importantes
46:36du monde
46:37je sais pas
46:37quelle fiabilité
46:38effectivement
46:39est-ce qu'il faut donner
46:39à cette métrique là
46:41j'ai quand même en tête
46:44que vu ce qui s'est passé
46:45ce week-end
46:45et vu la réaction
46:47des marchés pétroliers
46:48ou l'absence
46:48de réaction
46:49des marchés pétroliers
46:49les investisseurs
46:50sont pas en train
46:51de se dire
46:51que le redressement
46:52de la production vénézuéenne
46:53est là tout de suite
46:54prête devant nous
46:55pour demain
46:56bonsoir Grégoire
46:58plusieurs remarques
47:00sur le sujet
47:00la première
47:01c'est qu'effectivement
47:02il y a un vrai questionnement
47:03autour du montant
47:05des réserves
47:06de pétrole
47:07du Venezuela
47:07les réserves
47:08sont aujourd'hui affichées
47:09à 300 milliards
47:11de barils
47:11ce qui en fait
47:12effectivement
47:12les plus grosses réserves
47:13du monde
47:13devant l'Arabie saoudite
47:15d'une courte tête
47:16mais ça fait grossoir
47:1717-18%
47:18des réserves prouvées
47:19alors prouvées
47:20est un bien grand mot
47:20parce qu'en fait
47:21cette estimation
47:23elle est basée
47:24sur des chiffres
47:24qui ont été communiqués
47:25à l'époque
47:25de Chavez
47:26au Venezuela
47:28et qui sont
47:29une extrapolation
47:30d'un modèle
47:30qui a été exécuté
47:31sur une partie
47:31du territoire vénézuélien
47:33donc on peut se poser
47:34la question
47:35de la véracité
47:36de ces données
47:36d'autant plus
47:37qu'il y a un organisme
47:38très sérieux
47:39un consultant spécialiste
47:40des énergies
47:40qui s'appelle Ristal Energy
47:41qui a publié une étude
47:42courant 2024
47:44dans laquelle
47:44il faisait état
47:45de réserves
47:46qui seraient plutôt
47:46autour des 30 milliards
47:47de barils
47:48alors c'est déjà beaucoup
47:49mais c'est quand même
47:50beaucoup moins
47:51que 300 milliards
47:52de barils
47:52effectivement
47:53le deuxième point
47:54qui se pose
47:54comme question
47:55c'est de savoir
47:56combien de temps
47:58il faudra
47:59pour relancer
48:00la production
48:00la première chose
48:02concernant ce sujet
48:03c'est que
48:04la situation politique
48:05n'est pas stabilisée
48:06au Venezuela
48:07on le voit bien
48:08Delcy Rodriguez
48:11a au début
48:12annoncé
48:13qu'elle jouerait le jeu
48:14avec les américains
48:14pour finalement
48:15reprendre la main
48:16et dire que
48:17le Venezuela
48:19n'était pas
48:19en quelque sorte
48:20un paillasson
48:20et qu'il continuerait
48:23à gouverner
48:23ce qui a amené
48:25Donald Trump
48:25à la menacer
48:26de la façon
48:28la plus violente
48:28qui soit
48:28en disant que son sort
48:29pourrait être pire
48:30que celui
48:30de Maduro
48:31donc on a une situation
48:33qui est compliquée
48:34et qui n'exclut pas
48:35que les Etats-Unis
48:36aient encore besoin
48:36d'intervenir
48:37s'ils veulent vraiment
48:38stabiliser la situation
48:40et puis ensuite
48:41il y a une autre question
48:42qui se pose
48:42c'est que le pétrole
48:43vénézuélien
48:43est un pétrole
48:44très lourd
48:45qui n'est pas forcément
48:46un pétrole très recherché
48:47parce qu'il demande
48:48à être mélangé
48:49pour arriver
48:50à être raffiné
48:51les raffineries
48:52ne sont pas tellement équipées
48:54pour traiter ce type de pétrole
48:55mais il peut intéresser
48:55les américains
48:56parce qu'il faut savoir
48:57que le pétrole de schiste
48:58que les américains
48:58ont beaucoup développé
48:59ces dernières décennies
49:00est un pétrole
49:01lui très léger
49:02donc en mélangeant les deux
49:03ils peuvent arriver
49:04à obtenir un pétrole
49:05qui a un niveau moyen
49:06de densité
49:08qui convient
49:09à leur raffinerie
49:10maintenant
49:11il y a un deuxième problème
49:13qui est de savoir
49:13si les champs pétroliers
49:14du Venezuela
49:16peuvent être redémarrés
49:17pour ce qui est
49:18des champs de pétrole conventionnels
49:19et notamment
49:20une question se pose
49:20autour du champ
49:21de Maracaibo
49:21qui est le plus gros
49:22champ pétrolier du pays
49:23parce que
49:25l'ancien directeur
49:26des installations
49:27de la compagnie nationale
49:29vénézuélienne
49:30PDVSA
49:31qui maintenant est exilée
49:32aux Etats-Unis
49:32a il y a quelques temps
49:34dans une interview
49:34montré son scepticisme
49:36quant à la capacité
49:37de redémarrer correctement
49:38ce champ pétrolier
49:40parce qu'il a été arrêté
49:41de façon un peu anarchique
49:42et que la production pétrolière
49:43est quelque chose
49:44d'assez complexe
49:45et il n'est donc pas du tout
49:46certain qu'on puisse
49:47redémarrer ce champ pétrolier
49:48et puis il y a un dernier point
49:50c'est que
49:50avant de pouvoir relancer
49:53l'exploitation de ce pétrole
49:54il va falloir mettre
49:55les installations à niveau
49:55ce qui va prendre du temps
49:56demander beaucoup d'argent
49:58et puis comme ce pétrole
49:59est très lourd
49:59il va falloir le mélanger
50:02pour ensuite le faire passer
50:03dans des pipelines
50:04donc ça veut dire
50:04construire des infrastructures
50:06pour mélanger ce pétrole
50:07ensuite construire
50:08des infrastructures
50:09de transport
50:10donc ça va être
50:11des investissements très lourds
50:12et d'ailleurs
50:13le patron d'Exxon
50:13a été relativement prudent
50:15sur le sujet
50:16quand on l'a interrogé
50:17depuis les déclarations
50:18de Donald Trump
50:19et l'intervention au Venezuela
50:20de même que le patron
50:21de ConocoPhillips
50:22en gros Grégoire
50:23quand vous êtes un producteur
50:25de pétrole
50:25aujourd'hui
50:26et que vous avez le choix
50:27entre produire du pétrole
50:28de schiste chez vous
50:29avec un robinet
50:30que vous pouvez allumer
50:31très vite
50:31grosso modo
50:32ça met 3-4 mois
50:33pour lancer un puits
50:34de pétrole de schiste
50:34et que vous pouvez aussi
50:36éteindre assez rapidement
50:37pourquoi aller s'embêter
50:39à aller développer
50:40des ressources
50:41dans un pays
50:42où la situation politique
50:44n'est pas stable
50:44et où comme le rappelait
50:45le patron d'Exxon
50:46ils se sont déjà fait exproprier
50:47une fois
50:47donc on est très très loin
50:49les spécialistes parlent
50:50de 6 à 8 ans minimum
50:51pour revenir à un niveau
50:52de production
50:53comparable à ce qu'on a pu
50:54connaître par le passé
50:55donc vous voyez bien
50:55qu'on est très très loin
50:57d'avoir trouvé
50:58un nouveau gisement de pétrole
51:00immédiatement utilisable
51:02par les Etats-Unis
51:02L'autre sujet
51:03qui mêle
51:04production pétrolière
51:06et géopolitique
51:06c'est l'Iran
51:07peut-être Benjamin
51:08alors c'est pas la première fois
51:10qu'il y a une contestation
51:10populaire en Iran
51:12mais peut-être
51:13que cette fois
51:14c'est une contestation
51:16qui pourrait prendre
51:17une ampleur différente
51:18avec un soutien
51:20peut-être plus appuyé
51:21et en tout cas
51:21des soutiens de l'Iran
51:23qui ont été considérablement
51:24affaiblis
51:25au cours des derniers mois
51:27et des derniers trimestres
51:28Benjamin
51:29si jamais
51:30on avait un vrai changement
51:31en Iran
51:32est-ce que
51:33
51:34il y a matière
51:35à imaginer
51:35que la donne pétrolière
51:37puisse être modifiée
51:38alors le vrai sujet
51:41et on l'a vu d'ailleurs
51:42aussi au Venezuela
51:42c'est que
51:43si jamais
51:44il y avait
51:44un changement
51:47en Iran
51:48comme vous le mentionnez
51:48ce qui compte
51:49c'est de savoir
51:49comment se fait ce changement
51:50est-ce qu'il se fait
51:51de façon violente
51:51ou pas
51:53je pense que
51:54la vraie question
51:55est de savoir
51:55si les Etats-Unis
51:57interviendront
51:57parce que
51:58tant qu'on est
51:59dans une contestation
51:59populaire
52:00à moins qu'elle
52:01dégénère réellement
52:03on peut s'attendre
52:04à ce que
52:05l'Iran continue
52:07à profiter
52:07en partie
52:07de ses soutiens
52:08mais quand bien même
52:10le gouvernement
52:11iranien
52:12perdrait
52:12on est en droit
52:15de se dire
52:15que
52:15les installations
52:16pétrolières
52:17dans ce cas-là
52:18ne seront pas une cible
52:18et donc
52:19que la production
52:20pétrolière
52:21pourra continuer
52:21et avec un régime
52:22plus favorable
52:23peut-être que
52:23le pétrole
52:24pourra plus facilement
52:24couler vers le reste
52:26du monde
52:26avec peut-être
52:26moins de sanctions
52:27que c'est le cas
52:28aujourd'hui
52:28si on devait avoir
52:30en revanche
52:31une intervention
52:32américaine
52:33à nouveau
52:33en Iran
52:35comme ça peut être
52:35le cas il y a quelques mois
52:36là la situation
52:37pourrait
52:38se surveiller très près
52:39parce que ça
52:40pourrait dégénérer
52:41parce que là
52:41il faudra voir la réaction
52:42des autres pays
52:43autour
52:44en cas d'ingérence
52:45américaine
52:46dans cette crise
52:47qui pour l'instant
52:47est une crise populaire
52:48vous le disiez
52:49donc crise populaire
52:51probablement pas
52:52d'atteinte
52:53aux installations
52:55pétrolières
52:56et donc possiblement
52:57s'il y a un changement
52:58de régime
52:58peut-être un retour
53:00de l'Iran sur le marché
53:00ce qui ne serait pas
53:01forcément une bonne nouvelle
53:02pour les prix du pétrole
53:03qui continueraient à baisser
53:05mais qui serait plutôt
53:05une bonne nouvelle
53:05pour la consommation
53:06mais qui poserait
53:08d'autres problèmes
53:08parce que du coup
53:09le pétrole de chiffre
53:11deviendrait beaucoup
53:11moins rentable
53:12voire pas rentable
53:13du tout
53:13donc ça réduirait
53:14peut-être la production
53:15des compagnies américaines
53:16aux Etats-Unis
53:17donc une équation
53:18relativement compliquée
53:19qui sera le métal
53:20gagnant de 2026
53:22Benjamin
53:22je passe du coq à l'âne
53:23mais c'est vrai
53:23qu'il soit précieux
53:25ou industriel
53:26les métaux flambent
53:27le cuivre est au sommet
53:28l'argent a fait 150%
53:30l'an dernier
53:30l'or
53:31je n'en parle même pas
53:32qui est dans tous les esprits
53:33et qui est devenu un sujet
53:34presque populaire
53:35aujourd'hui
53:36qui sera le gagnant
53:37de 2026
53:38et vous en oubliez
53:40l'an dernier
53:42l'or a battu
53:44un nouveau record historique
53:45l'argent a battu
53:46un nouveau record historique
53:47le platine a battu
53:48un nouveau record historique
53:49et le cuivre a battu
53:50un nouveau record historique
53:51depuis le cuivre a à nouveau
53:53battu son record historique
53:54aujourd'hui
53:54c'est très difficile
53:56de répondre
53:56j'ai envie de vous dire
53:57que nous
53:58on a
53:59je dirais
53:59trois métaux
54:01qu'on aime particulièrement
54:02chez Ophine Investe AM
54:03le premier
54:04c'est le cuivre
54:04parce que
54:06le cuivre
54:06c'est le couteau suisse
54:07de la transition
54:07on en a déjà
54:08beaucoup parlé ensemble
54:09et que
54:09clairement
54:10compte tenu
54:11des difficultés
54:12qu'on a côté production
54:12et compte tenu
54:14de la hausse
54:14de la demande
54:14qu'on a
54:15à cause de
54:15la transition énergétique
54:16mais aussi
54:17de la transition digitale
54:18avec le développement
54:18des data centers
54:19la demande
54:20ne fait que flamber
54:21et donc
54:22cette année
54:23ce marché est attendu
54:24en déficit
54:25pour la première année
54:25mais tout le monde
54:26s'attend à ce que ce soit
54:26le début
54:27d'un déficit structurel
54:28comme on l'évoquait
54:29dans notre livre
54:29avec Emmanuel H
54:30il y a quelques années
54:32de ça
54:32on arrive dans l'ère
54:34de raréfaction
54:35de ces matières
54:36non pas qu'on n'en est pas assez
54:38le problème
54:39ce n'est pas la taille du réservoir
54:39c'est la taille du robinet
54:40et sur le cuivre
54:41on arrive dans cette équation-là
54:42l'agence internationale
54:43à l'énergie
54:44je le rappelle
54:44dit qu'à horizon 2030
54:45on devrait avoir
54:47un supply gap
54:47sur le cuivre
54:48de 20%
54:49ce qui veut dire
54:50que la demande
54:51serait 20% supérieure
54:52à l'offre
54:52avec une partie
54:53des stocks rapatriés
54:54aux Etats-Unis
54:54aujourd'hui
54:55qui ne servent plus
54:55de coussins amortisseurs
54:57dans ce marché-là
54:58d'ailleurs Benjamin
54:59exactement
55:00il y a eu
55:01un envoi des stocks
55:02à cause des craintes
55:03de barrières douanières
55:05de tarifs
55:06comme on dit en anglais
55:07finalement
55:08le cuivre raffiné
55:09a été exclu
55:10de la base taxable
55:12néanmoins
55:12ce cuivre reste
55:13aux Etats-Unis
55:14aujourd'hui
55:14parce que
55:15c'est pour les
55:16maisons de négoces
55:18un moyen de faire de l'argent
55:19le cuivre est stocké
55:20à moindre prix
55:21il est sur une tendance
55:23qui est intéressante
55:24pour eux
55:24et en vendant
55:25ce cuivre à terme
55:26et en roulant leur position
55:27ils encaissent
55:28tous les mois
55:28un peu d'argent
55:30donc ils n'ont pas
55:31de velléité
55:32à leur renvoyer ailleurs
55:33pour l'instant
55:33il y aura des mécanismes
55:35de marché
55:35qui se mettront en place
55:35si ça continue
55:36et que le cuivre continue
55:37à beaucoup monter
55:38et qu'on commence
55:38à avoir des raréfactions
55:39ailleurs
55:39les deux autres métaux
55:40que vous aimez
55:40avec le cuivre
55:41le cuivre évidemment
55:43l'argent
55:44et il faut bien comprendre
55:45que dans les matières premières
55:46c'est pas parce que ça a beaucoup monté
55:47que ça va arrêter de monter
55:48il faut rééquilibrer le marché
55:49et là sur l'argent
55:50on était dans la cinquième année
55:51consécutive de déficit
55:52l'année prochaine
55:53ça sera une nouvelle année de déficit
55:54donc ça va être relativement compliqué
55:56et puis un joker
55:57je dirais c'est l'aluminium
55:58l'aluminium
55:59le plus gros producteur
56:00c'est la Chine
56:00la Chine arrive tout près
56:01du maximum de production
56:03que le gouvernement a fixé
56:04alors que la consommation
56:05continue à augmenter
56:06donc on risque d'avoir
56:06des tensions
56:07qui vont se multiplier
56:08dans les années qui viennent
56:08sur l'ensemble
56:11de ces métaux
56:11c'est d'ailleurs
56:12les thèses d'investissement
56:13sur lesquelles nous
56:14on travaille
56:15chez Offi Invest AM
56:16depuis plusieurs années
56:16Merci beaucoup Benjamin
56:17merci de participer
56:19régulièrement
56:20à ce quart d'heure thématique
56:21et de venir nous éclairer
56:23sur les enjeux
56:23des marchés de matières premières
56:25entre l'énergie
56:26le pétrole
56:27et les métaux
56:28Benjamin Louvet
56:29directeur des gestions
56:30matières premières
56:31d'Offi Invest AM
56:32qui était l'invité
56:32de ce dernier quart d'heure
56:33de Smart Bourse
56:34à retrouver
56:34comme le reste de nos émissions
56:36en replay
56:37sur bismart.fr
56:38ou encore en podcast
56:39sur l'ensemble
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