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  • il y a 7 mois
Ce jeudi 18 décembre, Jacques Trottier, président de Labeyrie Fine Foods, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Notre invité ce matin, c'est Jacques Trottier, bonjour, vous êtes le président de l'Aberie Fines Food,
00:09le numéro 1 du saumon fumé, des crevettes, du harang fumé, des poissons prédécoupés, du foie gras, des blignis, des tartinades et des olives fraîches.
00:16On va évidemment parler du réveillon, mais j'ai une question clé pour vous, parce que désormais tout le monde achète de la truite à la place du saumon.
00:24Est-ce que c'est moins cher ?
00:25Alors, la truite est vendue exactement au même prix qu'il est au que le saumon.
00:29On croit qu'on achète quelque chose de moins cher.
00:31Oui, mais c'est parce que je pense que les formats sont différents.
00:33En général, les formats de truite sont un peu plus petits, avec des grammages un peu moins importants.
00:37Donc, on peut avoir certains produits qui, facialement, sont moins chers, mais la réalité, c'est que c'est à peu près le même prix.
00:43Et on vend quand même beaucoup plus. Nous vendons du saumon fumé et de la truite fumée.
00:47On vend les deux. Nous vendons quand même beaucoup plus de saumon fumé que de truite fumée, spécialement à Noël.
00:50Sur le saumon fumé, mais sur d'autres produits, il y a une sorte de traumatisme de l'inflation.
00:54C'est-à-dire qu'on sort quand même d'une période compliquée.
00:56Quand vous regardez, le saumon fumé, ça a pris combien sur la période 22-24 ?
01:02Plutôt sur la période 22-23.
01:04Ça a été effectivement des périodes d'inflation, comme pour l'ensemble de l'alimentaire.
01:08L'année dernière, les prix ont été stables, notamment sur la fin d'année.
01:11Et cette année, à Noël, les consommateurs vont pouvoir trouver des produits qui vont être...
01:15Parce que là, les catalogues commencent à être sortis.
01:17Donc, on a la visibilité maintenant, qui sont au pire stables,
01:20et dans la plupart des cas, qui sont moins chers que l'année dernière.
01:23Ah oui, donc on a une baisse de prix.
01:24Oui, c'est une bonne nouvelle. Et on le constate sur le saumon fumé, mais on le constate aussi sur le foie gras.
01:29Donc ça, c'est une bonne nouvelle pour le consommateur.
01:30Je reviens à l'histoire des poissons et des saumons fumés.
01:33Parce qu'il y a eu du mieux sur les questions de pêche,
01:37parce que sur votre arrivée de matières premières, c'était moins cher.
01:40C'est lié à quoi ?
01:41C'est lié tout simplement à un sujet d'offres et de demandes,
01:44avec une demande mondiale qui s'est un peu calmée,
01:48avec une offre qui était beaucoup plus disponible.
01:50Donc les prix se sont un peu rééquilibrés.
01:52Ça, c'est une bonne nouvelle.
01:53On a ce matin les chiffres de l'INSEE sur la croissance économique.
01:56On est à 0,9 pour 2025.
01:58C'est plutôt une bonne nouvelle.
01:59Mais ce qu'on voit, c'est que le consommateur français, lui, reste déprimé.
02:03Il continue d'épargner.
02:05Comment vous le trouvez, vous, en ce début de fête ?
02:08Alors, je dirais que le consommateur, et pas simplement cette année,
02:12est très différent entre tout au long de l'année,
02:15où il y a effectivement des arbitrages, où il fait attention,
02:18et sur la fin d'année.
02:18Et j'ai envie de dire que particulièrement, on vient de vivre une année
02:21qui n'était pas la plus sympa que l'on ait vécu,
02:23d'un point de vue social, économique, politique, géopolitique.
02:26Je me souviens que sur les 15 dernières années,
02:28les années dans lesquelles on s'est retrouvés dans cette configuration-là,
02:31c'est les années sur lesquelles les consommateurs ont eu le plus envie,
02:33justement, de sanctuariser ce moment de fin d'année,
02:36et de se lâcher vraiment.
02:37Donc, on a vraiment des indicateurs.
02:39Alors, c'est trop tôt pour parler de ventes,
02:40parce que les ventes, ça va vraiment booster à partir de ce week-end,
02:44et pour les deux semaines,
02:46parce qu'on a une configuration calendaire qui est exceptionnelle cette année.
02:49Les deux réveillons se trouvent en plein milieu
02:51des deux semaines de vacances scolaires.
02:52Donc, ça va donner plein d'occasions,
02:54cinq occasions de faire des réveillons.
02:55Pour vous, ça change beaucoup, ça.
02:57Le calendrier, c'est fondamental.
02:59C'est une excellente configuration,
03:00parce qu'on va avoir ce premier week-end...
03:02Enchaînement de réveillons.
03:03Vous savez, il y a plus en plus de familles recomposées,
03:06et donc, vous avez ce week-end,
03:08le réveillon de Noël en milieu,
03:10le week-end entre les deux,
03:12de nouveau le réveillon de premier de l'an,
03:13et puis le dernier week-end avant la reprise.
03:15Donc, il y a cinq grandes occasions de consommer des produits festifs.
03:18Mais évidemment, votre chiffre d'affaires,
03:20je ne sais pas, c'est la part que vous faites sur les 15 derniers jours,
03:22mais vous avez quand même réussi à faire une prouesse
03:25avec vos tartinables, vos mini-blignis,
03:27et toutes vos tzatziki et tout ça,
03:29qui désormais font partie quasiment pas du quotidien,
03:32mais vous êtes sortis juste de la fête.
03:34Oui, et même l'ensemble, bien évidemment,
03:36sur tous les produits, les tartinables,
03:38les tzatziki, les houmous, les guacamoles,
03:40ce sont des produits qui sont consommés tout au long de l'année.
03:42Le saumon également,
03:43le foie gras, c'est effectivement plus pour des moments importants,
03:47mais on a en fait des consommateurs
03:49qui, sur ce type de produits,
03:51veulent se faire plaisir, pas simplement en fin d'année,
03:53ils veulent se faire plaisir pour un dîner à deux,
03:54pour une réception entre amis,
03:57pour un apéritif entre copains,
03:59et c'est plein d'occasions,
04:00ça peut être en semaine,
04:01ça peut être des vendredis soirs,
04:02on a une alculture de l'apéro qui est assez forte en France,
04:05et donc on en bénéficie, c'est clair.
04:07Vous allez vous mettre sur tout ce qui est
04:09nouveaux aliments,
04:12type saumon sans saumon,
04:13type foie gras végétal,
04:16tout ça, ou pas du tout ?
04:16Nous, on n'est pas fan de ça du tout,
04:19c'est-à-dire de ce qu'on appelle les produits simili,
04:21on a toute une offre qui est importante,
04:23on fait quasiment 20% de notre activité
04:25dans le végétal,
04:26donc on a une offre végétale qui est très importante,
04:28mais nous, c'est du vrai végétal.
04:30Quand on fait des tartinables végétaux,
04:32quand on fait des olives fraîches,
04:33ce sont du vrai végétal,
04:34et on continue à se développer
04:35avec des nouvelles offres sur le végétal,
04:39avec une nouvelle marque qui s'appelle
04:40Aux petits oignons,
04:41mais c'est que du vrai végétal,
04:43on n'essaye pas de faire croire aux consommateurs.
04:45Chacun dans sa rangée, quoi.
04:46Oui, tout à fait.
04:47Nous, on est en fait pour réconcilier
04:49les convictions alimentaires,
04:50on n'est pas là pour les juger.
04:51Autour de la table,
04:52sur ces réveillons-là,
04:53ça sera peut-être votre cas,
04:54vous allez retrouver des gens
04:55qui sont fans de produits végétaux,
04:56des gens qui sont fans de foie gras,
04:57des gens qui sont fans de saumon fumé.
04:59Notre objectif,
05:00c'est de les réunir autour d'une table.
05:01On parlait des entreprises
05:02qui ont continué d'investir.
05:04Vous avez 12 sites industriels,
05:05il y en a 9 en France.
05:06Vous allez investir 120 millions d'euros.
05:08L'ambiance politique ne vous a pas déprimé ?
05:12Non, ça ne nous déprime pas.
05:14Je ne vais pas dire non plus
05:15que c'est un long fleuve tranquille.
05:16On a effectivement 9 usines en France,
05:18on en est très fiers.
05:20On est vraiment en support
05:22et on a une conviction très très forte,
05:23c'est qu'en France,
05:24si on fait des bons produits
05:25et si on arrive à bien l'expliquer
05:26à nos consommateurs,
05:27les consommateurs,
05:28les distributeurs d'abord,
05:29puis les consommateurs,
05:30vont nous préférer.
05:31Ça veut dire qu'il faut faire
05:32des investissements,
05:33c'est clair.
05:33Vous avez cité le chiffre
05:34de 120 millions
05:35sur les 5 dernières années
05:36et ça va être le même
05:36sur les 5 années qui vont venir.
05:38C'est un chiffre très important.
05:40C'est quelque part
05:40le prix à payer
05:41pour être très compétitif,
05:42pour avoir les meilleurs produits,
05:44les plus responsables
05:44et avec les meilleurs goûts,
05:47la meilleure qualité organoleptique.
05:49Et ça, c'est vraiment
05:50très très important
05:51et c'est là-dessus
05:52qu'on est mobilisés.
05:54Je vous souhaite de bonnes fêtes
05:55puisque c'est vraiment
05:56votre sujet à vous évidemment.
05:58Merci beaucoup d'être venu
05:59Jacques Trottier,
06:00le président de l'Aberie Fine Food.
06:01Merci.
06:02Merci.
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