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Ce vendredi 2 octobre, Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit Agricole S.A, Jean-François Robin, responsable mondial de la recherche de Natixis CIB, Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, et Pierre Schang, responsable des pôles France et Impact chez La Financière de l'Echiquier, se sont penchés sur les raisons de la hausse de la dette française, et sur l’utilité de l’intervention de la BCE concernant la dette française, dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:03BFM Business présente c'est votre argent spéciale crise de la dette en France Marc Furentino
00:10oui je sais je sais la situation est difficile j'allais dire catastrophique mais j'ai pas envie
00:17de faire du French Bashing mais j'ai trois bonnes nouvelles quand même enfin j'ai eu du mal à
00:20les
00:20trouver c'est votre argent c'est votre week-end et c'est une émission alors là c'est pas
00:25une
00:25émission exceptionnelle c'est une émission spéciale on s'est dit quand même que compte
00:28des événements qui se passent cette semaine on va faire une spéciale crise de la dette française
00:32on va essayer de faire le point avec nos invités sur les événements économiques et financiers de la
00:38semaine et particulièrement ce qui se passe sur la dette française comprendre les raisons de la
00:45hausse des taux comprendre les conséquences éventuellement essayer de voir s'il y a des
00:51solutions et il y en a nous sommes en guerre au sommaire aujourd'hui le mot de la semaine c
00:57'est
00:57évidemment spread c'est le différentiel de taux entre la France et l'Allemagne mais j'ai envie de
01:02dire on va en parler différentiel de taux entre la France et l'Italie entre la France et l'Espagne
01:06entre la France et la Grèce bref entre la France et tous les autres le parti prix de la semaine
01:11c'est
01:12help il faut que la BCE vienne nous mettre sous contrainte et vienne nous aider le chiffre de la
01:17semaine j'ai voulu en parler c'est la croissance aux Etats-Unis est-ce que comme nous dit Emmanuel
01:21Macron et
01:21certains de nos dirigeants la crise vient de l'extérieur parce que l'économie est trop forte trop d'IA
01:25trop d'emprunts plus la hausse
01:27du pétrole ou est-ce que c'est un mal français en deuxième partie de l'émission dans ce contexte
01:31où
01:31va la bourse dans ce contexte quel est le placement qu'il faut privilégier le top ou le flop de
01:36la
01:36semaine le top 3 des gérants les actions achetées ou ventes vous avez vu là j'ai un ton très
01:41sévère
01:41parce que c'est la guerre mais pour une émission exceptionnelle et surtout pour une émission spéciale
01:46il faut des invités très spéciaux j'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et
01:50de
01:51la finance de crise on manque cruellement de bon sens dans ce pays je me suis rappelé que le bon
01:56sens a
01:56été longtemps le slogan du Crédit Agricole dans ma jeunesse j'ai donc appelé tout de suite tout de
02:01suite je l'ai appelé je me dis Isabelle reviens ici Isabelle Jobbasi vous êtes directrice des études
02:05économiques du Crédit Agricole on va on compte sur votre bon sens je vais essayer et visiblement dans
02:12le couloir vous me disiez non mais je suis optimiste non non je dis pas que je l'optimiste mais
02:17c'est
02:17avoir raison garder et d'essayer de bien comprendre et ne pas enfin voilà de pas ne pas crier au
02:22loup
02:23comme je le fais allez quand on sur la France je vois le verre à moitié vide lui le voit
02:27à moitié plein
02:28alors ça tombe bien aujourd'hui je le vois totalement vide et vous Pierre Chang ? Totalement plein forcément
02:32totalement plein vous êtes responsable des pôles France et impact de la financière de l'échiquier ça tombe
02:37bien la France est en train de se prendre pas mal d'impact donc vous allez nous en parler pas
02:42mal non ? très belle introduction investissements internationaux or matières premières où est-ce
02:47qu'il faut se réfugier si on quitte la France elle connaît ça par coeur c'est Céline Picmalprat vous
02:52êtes présidence de Picmal-Hufton Investment vous allez nous dire si à nouveau comme vous nous le
02:57dites à chaque fois que vous venez l'or est le refuge plus que jamais plus que jamais c'est
03:03l'homme
03:03des signaux faibles qui se transforment en vagues puissantes dans le tumulte actuel j'ai besoin de
03:08savoir ce que vous entendez Jean-François Robert qu'est ce que vous entendez
03:11des signaux faibles des signaux forts ? des signaux faibles de plus en plus forts oui vous êtes responsable mondial
03:16de la recherche
03:17de Natexi Cib et on commence tout de suite avec le spread la semaine dernière
03:21j'avais déjà évoqué que le spread entre le taux d'emprunt français et le taux d'emprunt allemand donc
03:26les taux de référence à 10 ans avaient dépassé les 1%
03:29et je disais c'est un événement et nous voilà maintenant quasiment à 1,50%
03:35on a dépassé les 1,40% vendredi matin avec un taux vendredi matin qui a frôlé
03:40les 5% sur le 10 ans en France alors pourquoi est ce qu'on est attaqué est ce que
03:46c'est une attaque est ce que c'est une crise est ce que d'abord
03:48Isabelle j'ai raison de faire une spéciale crise de la dette française est ce que c'est une crise
03:53?
03:55on pourrait longtemps tergiverser sur le mot ce que j'aimerais dire c'est que oui la France est un
04:01cas un peu singulier
04:02mais dans un environnement qui est quand même très haussier sur les taux il n'y a pas que la
04:07France tous les taux
04:09vendredi matin si je peux me permettre on a vu les taux allemands baisser un peu alors que les taux
04:14français
04:14continuent à s'envoler un chiffre ne fait pas une tendance donc il faut regarder en tendance de ce qui
04:20se passe depuis un certain temps
04:21on a quand même une tendance haussière au niveau mondial sur les taux qui est lié déjà premièrement aux tensions
04:28inflationnistes que l'on connaît
04:29on vient d'avoir le chiffre de la zone euro d'une inflation qui est à 3,8 un peu
04:34supérieur d'ailleurs à ce qu'on avait anticipé
04:36mais pareil on a de l'inflation aux Etats-Unis donc lié à ce choc le choc de la guerre
04:41en Iran le choc énergétique
04:43donc ça c'est le premier élément et bien évidemment l'investisseur il demande une compensation par rapport à cette
04:49demande une prime par rapport à l'inflation
04:52deuxième élément donc on a de l'inflation on a une croissance qui ralentit un peu partout et ça effectivement
04:56c'est un cocktail
04:57qui est explosif pour les finances publiques
05:00la croissance elle est forte encore et elle repart en Allemagne
05:04on est avec 2,2% révisé à la hausse la croissance allemande révisée à la hausse à 1,3
05:09%
05:10oui mais globalement on est quand même au niveau mondial dans une économie mondiale compte tenu des chocs
05:15qui nous frappent on a quand même une tendance au ralentissement de l'activité des taux d'intérêt qui augmente
05:21voilà c'est un cocktail
05:22donc vous dites comme Emmanuel Macron vous dites c'est pas de ma faute
05:26non non je ne dis pas ça je dis qu'il y a un environnement global et à l'intérieur
05:30la France est dans une situation
05:32singulière au sens où elle a joué très longtemps le passager clandestin en disant les économies c'est pour les
05:38autres c'est pas pour moi
05:39et qu'effectivement sa situation budgétaire ne cesse de se dégrader par rapport d'ailleurs
05:44vous mentionnez par exemple la Grèce ou l'Italie en termes de niveau d'endettement et de déficit
05:51on a aujourd'hui le troisième niveau de dette le ratio d'endettement après la Grèce et l'Italie
05:56mais ces pays voient leur ratio d'endettement baisser alors que nous ils continuent de progresser
06:01119% de notre dette en pourcentage du PIB et on pense que ça c'était les chiffres d'il
06:06y a quelques semaines
06:07on doit être au-dessus de 120%
06:08exactement il continue de progresser et puisqu'on accumule du déficit ce déficit va se retrouver dans la dette
06:16donc il y a une position un peu singulière de la France qui dans cet environnement global qui n'est
06:20pas favorable
06:21et bien n'a pas fait, ne s'est pas donné les marges de manœuvre pour aujourd'hui faire face
06:26à cette situation
06:27et effectivement une vraie singularité pour ce qui concerne la France en particulier
06:30Jean-François on est en crise financière, on peut parler de crise financière
06:33est-ce que par exemple, il faut expliquer aux gens qui nous écoutent
06:36est-ce qu'on peut avoir un jour du mal à se financer ou est-ce qu'on a aujourd
06:39'hui du mal à se financer
06:40ou est-ce que pour l'instant on emprunte très bien ?
06:42Alors pour l'instant on emprunte très bien, encore hier, ça s'est très bien passé l'adjudication française
06:47jeudi on a une adjudication où il y a deux fois plus de demandes que d'offres
06:51on ne peut pas dire qu'il y a un stress, la France a émis quasiment plus de 90%
06:57de son programme de cette année
06:57et là en fait la France, le trésor français est en train plutôt d'émettre
07:01pour pouvoir éventuellement racheter une partie de sa lettre
07:03donc on n'est pas du tout dans une période de grand stress
07:05on n'est pas du tout dans une crise financière à la 2011 etc
07:08moi je m'inscris un peu en faux sur ces trucs-là
07:10et je partage complètement l'avis
07:11ce qui est clair c'est qu'on est dans un moment de stress sur le marché obligataire au niveau
07:15mondial
07:15mais c'est pas seulement mon marché obligataire
07:17J'ai parlé de spread moi, j'ai pas dit le taux
07:20je dis c'est notre écart
07:21on est quand même passé, on peut pas dire que c'est un non-événement
07:25on touche quasiment à 50% par rapport à l'Allemagne
07:28c'est spectaculaire, c'est 20% par rapport à l'Italie
07:32Je suis complètement d'accord que la France en Europe est le pays qui sous-performe maintenant
07:37sur la semaine, la France s'écarte de trois points de base par rapport à l'Italie
07:41donc c'est pas non plus un truc dingo
07:42mais c'est vrai qu'on est sur des niveaux où encore une fois il faut se souvenir
07:45qu'il y a une époque, moi je le connaissais quand je faisais du trading
07:47où on était à deux points de base de l'Allemagne
07:49donc bon, là on n'y est plus, c'est sûr qu'on est très déclassé
07:52Quand on dit 1,50% c'est 1,50% de plus que les Allemands
07:57Et pour dire les choses, c'est-à-dire que comme là on a gagné 100 points de base de
08:00plus
08:00nous on a fait une petite étude pour la commission des finances
08:03c'est-à-dire que quand vous avez 100 points de base de plus
08:05et vous prenez un ordre de calcul, un point taux de plus
08:07vous passez de 3 à 4 ou de 4 à 5
08:09vous avez un point de taux de plus
08:12c'est 3 milliards au bout d'un an et demi
08:14et c'est 30 milliards au bout de 10 ans
08:16Et on rappelle juste pour donner une idée
08:18qu'aujourd'hui la charge des intérêts
08:21c'est à peu près 65 milliards
08:23ce qui est le plus que le budget de l'éducation
08:24c'est quand même, quand on voit ce qui se passe dans les lycées
08:27c'est frappant aussi
08:29et qu'on va passer à 70 et qu'on va vers les 100
08:31Alors là on va déjà vers les 70 cette année
08:34on sera plutôt dans les 90 milliards en fin d'année prochaine
08:36et on va vers les 100 milliards d'ici 2029
08:39et sans doute un petit peu avant ça
08:39donc il faut exactement ce que vous disiez
08:41c'est qu'aujourd'hui le budget de l'éducation nationale
08:43c'est dans les 60 milliards
08:44le budget de la défense c'est 50 milliards en retraite
08:4658 milliards avec les retraites
08:48donc on est sur le premier budget de la France
08:50c'est pour payer les investisseurs
08:52qui ont la gentillesse de venir financer
08:54notre modèle social
08:55je rappelle quand même que plus de 56%
08:57de notre dette est financée par des gens
08:59des fonds de pension
09:00soi-disant méchants
09:01mais n'empêche que c'est eux qui nous financent
09:03les Hollandais
09:03les Anglais
09:05les Américains
09:06a priori il nous attaque
09:07il y a beaucoup de fonds spéculatifs
09:09nous c'est pas ce qu'on voit
09:10on voit pas de l'attaque
09:10non vous voyez pas ça
09:11d'accord
09:11non ce qu'on voit pas
09:12ce qu'on voit aujourd'hui
09:13c'est plutôt des acheteurs d'Allemagne
09:15qui font écarter les spreads
09:16c'est pour ça que
09:16en ce moment évidemment
09:17on achète peut-être moins de France
09:19qu'on en achetait avant
09:20par rapport à l'Italie
09:21il y a du repricing
09:22mais on voit pas du tout
09:23des gens se positionner
09:24ça fait très longtemps
09:25ça fait plus d'un an
09:27qu'il y a un certain nombre d'investisseurs internationaux
09:28qui achetaient un peu moins de dettes françaises
09:30on peut pas dire qu'il y a une attaque
09:31sur la dette française
09:32après c'est vrai que nous on se dégrade
09:34particulièrement par rapport aux autres
09:35mais rappelons quand même
09:36que l'énorme problème de dette
09:38aujourd'hui dans le monde
09:39c'est pas la France
09:39c'est les Etats-Unis
09:40la dette américaine
09:41c'est incroyable
09:42mais je vous entends les deux
09:43mais ça me rend dingue quoi
09:44mais non mais ce que je veux dire
09:45c'est que c'est que
09:46en fait vous donnez des excuses
09:47de gens qui font rien
09:48c'est-à-dire qu'en France
09:49qui continuent à dire
09:50c'est pas nous
09:51c'est la crise
09:52mais c'est pas vrai
09:53je dis pas que c'est pas nous
09:54je dis juste qu'il faut rappeler
09:55on a rien fait
09:55c'est-à-dire
09:57je voudrais juste rappeler ce chiffre
09:58si on ne fait pas passer ce budget
10:01on aura
10:02et ce budget
10:03qui est un budget
10:03un minima
10:04dont on sait déjà
10:05que les 43 milliards
10:06ça sera pas ça
10:07il faudra beaucoup plus
10:08puisqu'on aura moins de croissance
10:09du fait notamment
10:10de la hausse des taux d'intérêt
10:11on sera à plus de 6%
10:13de déficit
10:14c'est quand même dingue
10:15ça c'est nous
10:15ça c'est pas
10:16oui bien sûr
10:17non mais ce que je voulais juste dire
10:18c'est que les Etats-Unis
10:19eux sont à 120% de dette sur PIB
10:20ils vont nous dépasser cette année
10:21c'est encore pire que nous
10:22on est une dette américaine
10:23qui a quadruplé depuis 2007
10:24mais oui
10:25mais ils investissent dans l'IA
10:26ils n'investissent pas
10:27pour payer un bouclier tarifaire
10:29ou pour des aides aux agriculteurs
10:31ce que j'essaie de mettre en avant
10:32c'est le fait que
10:33en fait aujourd'hui
10:33on a cette espèce
10:34d'énorme questionnement
10:36sur la qualité des dettes
10:37et là-dedans
10:38évidemment
10:38quand vous êtes l'élève
10:40faible de l'Europe
10:41c'est vous
10:41qu'on vient chercher le plus
10:42en Europe
10:43mais on n'était pas
10:44l'élève faible
10:44non non
10:45si on regarde en termes d'évolution
10:49oui
10:49depuis 2000
10:50la dette française
10:51elle a doublé
10:51et si on regarde
10:53en tendance
10:54ce qui se passe
10:54ces 20 dernières années
10:55on dépense plus
10:56que nos voisins européens
10:58en particulier
10:59bien évidemment
11:00sur les retraites
11:02et la santé
11:03qu'ensuite
11:04on nous dit
11:05bah oui
11:05il y a eu tous ces chocs
11:06mais tous les pays
11:06nos voisins
11:07ils ont connu les mêmes chocs
11:08ils ont connu aussi
11:09la Covid
11:10ils ont connu
11:11la guerre en Ukraine
11:12la guerre en Iran
11:13et alors si on regarde
11:14justement la différence
11:15des aides
11:16qu'on a apportées
11:18si on regarde la Covid
11:20on était à peu près
11:21en termes d'amplitude
11:22sur ce qu'ont délivré
11:24les autres pays
11:25c'est intéressant
11:25c'est important ce que vous dites
11:26par contre
11:27on a maintenu ces aides
11:29plus longtemps qu'ailleurs
11:30le quoi qu'il en coûte
11:30voilà
11:31plus longtemps
11:32et en ce qui concerne
11:33la guerre en Ukraine
11:34oui
11:34on a été beaucoup plus protecteur
11:36en termes de pouvoir d'achat
11:37pour les ménages
11:38avec ces boucliers tarifaires
11:40qui ont été
11:42effectivement très coûteux
11:43pour l'Etat
11:44ce qui n'avait pas été fait
11:45dans d'autres
11:4575 milliards
11:46en 2022-2023
11:4775 milliards
11:50donc oui
11:50on voit bien qu'en France
11:51on a une espèce de truc
11:52maintenant
11:53où quoi qu'il en coûte
11:54il s'est un peu installé
11:55dans les esprits
11:56où à chaque fois
11:57qu'il y a un choc
11:57on le voit encore aujourd'hui
11:58et bien il faut une aide
12:00il faut un dispositif particulier
12:03normalement
12:04il doit être temporaire
12:04et puis on a l'impression
12:05que le temporaire
12:06on a bien du mal
12:07à enlever la perfusion
12:08donc oui
12:08nous sommes fautifs
12:10bien évidemment aussi
12:11de notre situation
12:11mais dans un environnement
12:13non non
12:14mais dans un environnement
12:15où il n'y a pas que
12:16la situation de la France
12:18on est dans un environnement
12:19plus global
12:20de questionnement
12:21sur la qualité
12:22effectivement
12:23de la dette
12:23environnement global
12:24détérioré
12:25environnement global
12:26détérioré
12:26je dirais même que
12:27c'est la loi
12:28de l'offrir la demande
12:29on a une indigestion
12:30de dette
12:31c'est ça
12:32c'est la maladie
12:33du moment
12:33c'est qu'on a un trop-plein
12:35et la dette
12:36elle est venue notamment
12:36du fait qu'on a
12:37les Etats-Unis
12:39qui sont partis
12:40dans un grand programme
12:41de dépenses dans la défense
12:42avec la guerre
12:43et puis donc
12:44les Etats souverains
12:45qui ont besoin
12:45de beaucoup d'argent
12:45et en même temps
12:47les Etats-Unis
12:48qui aussi ont besoin
12:49de beaucoup d'argent
12:49pour financer
12:50les dépenses
12:51de la technologie
12:51donc ça
12:52plus les gros acteurs
12:54de l'IA
12:54tout arrive en même temps
12:55et donc c'est ça
12:56qui nous cause problème
12:57c'est pour ça
12:57mais c'est important
12:58de l'avoir en tête
12:59quand même
12:59parce que
13:00on va parler de la France
13:02mais il va falloir
13:03qu'on résolve
13:03ce problème
13:04de sur-offre
13:06par rapport
13:06à la demande
13:08mais je mettrais
13:10plutôt le curseur
13:11sur 70-30
13:12je dirais
13:12c'est 70
13:13l'extérieur
13:1430 nous
13:14j'y passe
13:15c'est zéro nous
13:16mais il y a quand même
13:16beaucoup qui vient
13:17à l'extérieur
13:17et il faudra
13:18qu'on résolve
13:19le problème
13:19de l'indigestion
13:20collective de dettes
13:21pour pouvoir
13:22se charger
13:23de résoudre
13:23aussi là de problèmes
13:24mais il n'y aura pas
13:25un élément
13:25qui suffira
13:26malheureusement
13:26pour nous
13:27voilà
13:27Pierre Chang
13:29l'homme
13:30qui défend
13:31la France
13:31je vous attends
13:32je vous invite
13:32exprès
13:33aujourd'hui
13:33j'ai besoin
13:34de vous
13:34voilà
13:34là où je suis d'accord
13:37avec vous
13:37c'est qu'on est
13:38à un moment
13:38historique
13:39de mon point de vue
13:40parce que
13:40si on prend
13:41par exemple
13:41moi il y a un cas
13:42de rationalisation
13:44de finances publiques
13:45qui m'a beaucoup marqué
13:46ces dernières années
13:46c'est le Portugal
13:47et le Portugal
13:48a commencé
13:49vraiment
13:49c'est fait
13:50à le paguer
13:51par la Troïka
13:52donc le FMI
13:53la BCE
13:54la Commission européenne
13:55quand son taux
13:56d'aide sur PIB
13:57est arrivé
13:58autour de 130
13:58Albaillet
13:59il a demandé
14:00l'aide
14:00de ces institutions
14:02c'est fait
14:03bon précis
14:04rentrer en phase
14:05de restructuration
14:06financière
14:07et finances publiques
14:07profondes
14:08donc 130
14:08nous on est à 120
14:10donc on approche
14:11la zone clé
14:13voilà
14:13donc ça c'est un élément
14:14important
14:15c'est pour ça que je pense
14:16qu'on est à un moment historique
14:17deuxième élément
14:18aussi historique
14:19c'est que pour une fois
14:20dans cette campagne
14:20et là ça fait suffisamment
14:21de bruit
14:22on a fait une émission
14:22spéciale aujourd'hui
14:23je pense que ce sujet
14:24dorénavant
14:25n'a jamais été aussi haut
14:26dans les préoccupations
14:27du citoyen
14:28qu'aujourd'hui
14:29les élections précédentes
14:30je veux dire
14:30on n'en parlait même pas
14:31donc ça c'est un élément
14:33aussi de prise de conscience
14:35collective
14:35parce que sans l'électeur
14:36on ne peut rien faire
14:37si l'électeur n'a pas envie
14:39de voter
14:39pour rationner
14:40s'il n'a pas envie
14:41de faire l'effort
14:42alors est-ce que les gens
14:43sont inquiets
14:44qu'ils ont envie
14:45de faire les efforts
14:46parce qu'ils veulent
14:46que les efforts
14:47soient faits par les autres
14:48et c'est pas pour ça
14:49que les politiques
14:50quand on voit
14:50alors maintenant
14:51depuis tout à l'heure
14:51Marc vous essayez de nous faire dire
14:52que les français
14:53ne font pas d'efforts
14:54donc c'est important
14:56pourquoi les allemands
14:56sont là
14:57et pourquoi nous
14:57on en est là
14:58alors qu'il y a juste
14:59le Rhin qui nous sépare
15:00donc moi
15:00ça c'est mon interprétation
15:02si on prend du recul
15:03la France est un pays millénaire
15:05qui s'est bâti
15:06sur un modèle
15:08très centralisé
15:09et donc en France
15:11l'État
15:12passe son temps
15:12à acheter la paix sociale
15:13donc la paix sociale
15:15a un coût
15:15dans un État
15:16très centralisé
15:17et c'est comme ça
15:18qu'au fur et à mesure
15:19des années
15:20et des décennies
15:21ça dérape petit à petit
15:22mais on a la paix
15:23voilà
15:23et donc c'est
15:24on l'avait
15:25pardon ?
15:26on l'avait
15:26on l'avait
15:27donc c'est pour ça
15:28que c'est encore plus
15:28un moment historique
15:30parce que maintenant
15:30cette paix
15:31on va avoir de plus en plus
15:32de mal à l'acheter
15:33donc maintenant
15:34il y a le cas
15:35du Portugal
15:36comment on se sort
15:37de ses guépiers
15:38voilà
15:38c'est moi
15:39l'élément d'optimisme
15:40que j'ai envie
15:41d'amener aujourd'hui
15:42il y a des cas historiques
15:43donc il y a deux cas
15:44qui me marquent
15:44donc je vais parler
15:45du Portugal
15:45et aussi du Canada
15:46la première étape
15:48c'est de réduire
15:49le poids de l'État
15:49parce que là
15:50on voit bien
15:50qu'en France
15:51si on prend
15:51les ménages
15:52très rapidement
15:53si on prend
15:53les entreprises
15:54elles sont globalement
15:55en bien meilleure santé
15:57financière que l'État
15:58donc on voit bien
15:58que l'État
15:59a dégradé
16:00sa condition financière
16:01au détriment
16:02des entreprises
16:03et des ménages
16:03donc il doit avoir
16:04un retour de balance
16:05et donc si je prends
16:07le Portugal
16:07ils ont séparé
16:0910% de leurs fonctionnaires
16:10et le Canada
16:1120%
16:11donc c'est cette phase-là
16:12qu'il faut mettre
16:13en oeuvre aujourd'hui
16:14et qui se fera peut-être
16:15à l'issue des urnes
16:16mais ça c'est
16:17les Miss France
16:18c'est l'élection de Miss France
16:19on veut la paix dans le monde
16:20et moins de fonctionnaires
16:21ça n'arrivera pas
16:23moi je pense que
16:24quel que soit le parti
16:25qui soit vainqueur
16:26de ces élections
16:27il y aura un effort
16:28financier à faire
16:28on va faire la transition
16:30tout de suite
16:30justement avec le parti pris
16:31parce que vous dites
16:32comment on sort de ce
16:33guépier
16:33moi je dis que de toute façon
16:35il faut demander de l'aide
16:36à la BCE
16:36pour qu'elle nous mette
16:37sous contrainte
16:38alors on n'a pas besoin
16:39du FMI
16:41peut-être que nos économies
16:42ne sont pas d'accord
16:42moi je pense qu'on n'en est pas là
16:43mais par contre
16:44je pense qu'on a besoin
16:45de la BCE
16:45et je pense qu'aujourd'hui
16:46la BCE a les moyens
16:48d'empêcher cet écartement
16:49du spread
16:50avec son fonds
16:52anti-fragmentation
16:52il est fait pour ça
16:53ils étaient déjà intervenus
16:55au moment de la crise
16:56sur l'Italie
16:59et ils ont besoin
17:00j'ai besoin
17:01qu'ils interviennent
17:02pour qu'ils nous mettent
17:03sous contrainte
17:04est-ce que vous êtes d'accord
17:04avec ça Isabelle ?
17:05Alors c'était un élément
17:06de réassurance aussi
17:07qu'on pouvait apporter
17:08dans la situation actuelle
17:09c'est de se dire
17:11contrairement
17:11enfin comparativement
17:12à ce qui s'est passé
17:13lors de la crise
17:14des dettes souveraines
17:15aujourd'hui nous avons
17:15des instruments
17:16on a créé tout un
17:17des dispositifs
17:19pour apporter
17:20de la protection
17:21en cas d'urgence
17:22quand on a de fortes tensions
17:23sur les marchés obligataires
17:24Y a-t-il d'urgence ?
17:25Y a-t-il d'urgence ?
17:26Alors je vais essayer
17:28de développer un tout petit peu
17:29donc effectivement
17:29la Banque Centrale Européenne
17:30elle a deux instruments
17:31pour intervenir
17:33sur le marché
17:33elle a l'OMT déjà
17:35c'est la traduction
17:37du Whatever It Takes
17:38de Mario Draghi
17:39en 2012
17:40c'est-à-dire que
17:41la BCE peut acheter
17:42de manière illimitée
17:43des titres
17:44de dettes souveraines
17:45sur les marchés
17:46sur des maturités
17:47assez courtes
17:48jusqu'à 3 ans
17:49mais pour ce faire
17:50il faut que le pays
17:52signe un protocole
17:54avec le mécanisme européen
17:56de stabilité
17:57et rentre
17:58dans un programme
17:59d'ajustement
18:00donc d'ajustement structurel
18:01à la fois des réformes
18:02c'était effectivement
18:03ce qui s'est passé
18:04sur le Portugal
18:04des réformes
18:05et également
18:06bien évidemment
18:07de la consolidation
18:08budgétaire à la clé
18:09et probablement
18:10plus brutale
18:11que ce qu'on pourrait décider
18:13par nous-mêmes
18:14donc ça c'est le premier élément
18:15le deuxième
18:16vous l'avez mentionné
18:17c'est cet instrument
18:18anti-fragmentation
18:19donc depuis 2022
18:22on a cet outil
18:23qui est là
18:24effectivement
18:25pour calmer le jeu
18:26sur
18:27lorsqu'il y a des tensions
18:28souvent qui visent un pays
18:29sur le marché obligataire
18:31et qui empêchent
18:32une bonne transmission
18:32de la politique monétaire
18:34mais là
18:35les conditions
18:35d'éligibilité
18:36sont beaucoup plus strictes
18:37et alors
18:38il y en a plusieurs
18:39la plupart
18:40on les passe
18:41ou on peut faire
18:41une interprétation
18:42un peu subjective
18:43sur le sujet
18:44notamment sur la soutenabilité
18:45de la dette
18:46etc
18:46en revanche
18:47on a un problème
18:49c'est qu'il faut
18:49être conforme
18:51au cadre budgétaire européen
18:52et qu'on ne soit pas
18:53dans une procédure
18:54pour déficit excessif
18:55or aujourd'hui
18:56la France est depuis
18:57juillet 2024
18:58dans cette procédure
18:59compte tenu
18:59de notre situation budgétaire
19:01alors elle a été mise en pause
19:02en 2025
19:03parce qu'on était
19:04on avait plutôt
19:06voilà
19:06on était plutôt
19:06d'en rentrer
19:07dans la trajectoire
19:08aujourd'hui
19:09c'est un petit peu
19:09plus compliqué
19:10à défendre
19:11donc
19:14quoi qu'il en soit
19:15on ne laissera pas
19:16tomber la France
19:16après on peut inventer
19:17bien évidemment
19:18l'Europe peut inventer
19:20deux nouveaux outils
19:20etc
19:21par contre
19:22si on regarde
19:23quand la banque centrale
19:24est intervenue
19:25notamment
19:26à quel niveau
19:26de spread
19:27la banque centrale
19:28est intervenue
19:28au moment des crises
19:29des dettes souveraines
19:30etc
19:30c'est plutôt 400 à 500
19:32points de base
19:32de spread
19:35c'est plus bas
19:36pour l'instrument
19:38l'Italie
19:38c'était plutôt
19:39autour de 200
19:40là on s'en rapprocherait
19:42mais bien évidemment
19:43ça ne se fera pas
19:44sans contrainte
19:45voilà
19:45sans conditionnalité
19:46mais justement
19:48est-ce qu'on n'a pas besoin
19:48de ça ?
19:49est-ce qu'on n'a pas besoin
19:49de contrainte
19:50puisqu'on voit qu'aujourd'hui
19:51même pour passer un budget
19:52qui est ridicule
19:52puisque 43 milliards
19:54c'est rien
19:54surtout que ça ne sera pas
19:5543 milliards
19:56on a déjà du mal
19:57donc est-ce qu'on n'a pas besoin
19:58que la BCE
19:59vienne chez nous
20:00et nous mette
20:01oui
20:01on a probablement besoin
20:02d'être un petit peu plus
20:03on voit bien
20:03dans les programmes qui tournent
20:04qu'on a un petit sujet
20:05sur la crédibilité
20:06de la conciliation
20:07des finances publiques
20:08mais je suis assez d'accord
20:09avec le fait que
20:09pour moi la BCE
20:10il n'y a aucune chance
20:11qu'elle intervienne
20:12parce qu'aujourd'hui
20:12on a une situation
20:13totalement différente
20:14de ce qui était le cas
20:15en 2011-2012
20:16où là justement
20:17ça a été rappelé
20:17par le Portugal
20:18mais attention
20:18le Portugal
20:19comme la Grèce
20:19ils font appel
20:20ils appellent au secours
20:22l'Europe et le FMI
20:23pour les financer
20:24parce qu'ils n'arrivaient
20:25plus à se financer
20:26on n'est pas du tout là-dedans
20:27la Grèce je rappelle
20:28à un moment ou à un autre
20:28qu'elle a essayé une solution
20:29qui revient un petit peu ici
20:30en tête de toute façon
20:31assez intéressante
20:32c'est qu'ils avaient dit
20:32ce qu'on va faire
20:33c'est qu'on va annuler
20:34notre dette
20:34une fois que vous avez dit ça
20:35tous les créditeurs de la Grèce
20:36qui avaient un déficit courant
20:37largement supérieur au nôtre
20:38ont dit
20:39si vous voulez faire des sous
20:40sur la dette
20:40moi j'arrête de vous prêter
20:41donc je rappelle que la France
20:4256% de nos investisseurs
20:43c'est pas nous
20:44donc si vous commencez à dire ça
20:45plus personne va nous prêter
20:46de la dette
20:46donc on va se retrouver
20:48sur une situation
20:49qui est très très différente
20:50aujourd'hui
20:50donc ce ne sont pas les conditions
20:53pour l'intervention
20:53de la BCE
20:54on s'en sort comment ?
20:55On s'en sort quand même
20:55ce qui peut arriver en revanche
20:57c'est que s'il y a vraiment
20:57un stress dans les marchés
20:58parce qu'on voit bien
20:59là aujourd'hui
20:59que quand même
21:00il faut se dire les choses
21:01la BCE elle fera comme en 2017
21:03à mon avis
21:03elle n'interviendra pas aussi
21:04en 2017
21:05au même moment de la campagne
21:07quand vous aviez
21:07monsieur Mélenchon
21:08madame Le Pen
21:08qui étaient vus au deuxième tour
21:10exactement au même moment
21:11ces situations étaient différentes
21:12mais on était quand même là-dedans
21:14précisément la BCE
21:14n'était pas intervenue
21:15parce que je pense
21:16qu'elle avait plutôt intérêt
21:17à faire montrer
21:17dans sa façon de penser
21:19la vérité des prix
21:21quelque part aux français
21:24orthogonaux avec l'Europe
21:24et quelque part très dépensiers
21:27c'est la stratégie du pire
21:28c'est un peu la stratégie
21:29non mais on est quand même
21:30un petit peu là-dedans
21:30donc je trouve aujourd'hui
21:31qu'on est sur une BCE
21:33qui ne risque pas d'intervenir
21:34ce qu'elle pourrait faire
21:35en revanche
21:35et pourquoi je dis ça
21:36parce qu'on est sur un risque politique
21:38aujourd'hui
21:38pourquoi on est à 140 points de base
21:41au-dessus de l'Allemagne
21:42c'est qu'on est en train
21:43d'intégrer la possibilité
21:44d'un Mélenchon-Le Pen
21:45au deuxième tour
21:46il faut se dire quand même
21:46un petit peu les choses
21:47c'est le fait qu'on ait des programmes
21:49un petit peu orthogonaux
21:49au niveau européen
21:50pourquoi je dis ça
21:51parce qu'on a un euro qui baisse
21:52donc c'est bien qu'on est de nouveau
21:54à se dire
21:55est-ce qu'il y a un risque
21:55sur l'Europe
21:56est-ce qu'il y a un risque
21:57pas de Frexit
21:58parce qu'on n'en est pas là
21:59personne le met en avant
22:01par rapport à 2017
22:02mais quand même
22:02l'euro baisse
22:03on est sur un euro
22:04qui est en train de baisser
22:04au plus bas depuis deux ans
22:06donc on a une petite tension
22:07qui est liée au programme politique
22:09quand même là-dedans
22:09et la BCE elle a tout intérêt
22:11à dire attention
22:11voilà ce qui pourrait se passer
22:12donc le seul truc
22:13qu'on peut espérer je pense
22:15si jamais les tensions
22:17commençaient à s'accélérer
22:18encore une fois
22:19elle s'accélère je suis d'accord avec vous
22:20quand vous êtes à 140 points de base
22:21vous pouvez pas dire que tout va bien
22:22en France
22:22quand vous avez les taux
22:23qui tangentent les 5%
22:24et que vous avez une croissance de 0,4
22:26oui on a un sujet
22:27je suis d'accord avec vous
22:28maintenant la BCE
22:29ce qu'elle pourrait faire au mieux
22:30je pense
22:30c'est de dire
22:32une petite communication
22:33si jamais ça se tendait
22:34nous avons à notre disposition
22:36des instruments
22:37anti-fragmentation
22:37si jamais la transmission
22:38de la politique monétaire
22:41devenait mise en danger
22:42par ce qui se passe
22:42là on a les outils pour agir
22:45mais elle n'agira pas
22:46pour sauver le soldat français
22:47qui un on n'a pas besoin
22:48et deux
22:49c'est peut-être exactement la verse
22:51que je souhaite faire la BCE
22:51très rapidement
22:52juste on pourrait être sauvé
22:53par la patrouille
22:54pardon
22:54on peut être sauvé par la patrouille
22:56puisqu'on a des problèmes
22:57qui viennent de l'extérieur
22:57parfois on peut avoir de la chance
22:59et le mystérie pourrait passer
23:00ailleurs que chez nous
23:01si jamais on a un ralentissement
23:04de la croissance économique
23:05aux Etats-Unis
23:05parce que tout d'un coup
23:06le marché d'action
23:07non mais voilà
23:08si on fait des scénarios
23:09le marché d'action ralenti
23:10ça va tuer la croissance
23:11si tout d'un coup
23:12le conflit au Moyen-Orient
23:13s'arrête
23:14hop plus de problème d'inflation
23:15juste deux secondes
23:17on a vu le pétrole
23:18baisser cette semaine
23:19à un moment
23:20même s'il a remonté derrière
23:21et les taux d'intérêt
23:22n'ont pas bougé
23:22enfin pas beaucoup
23:23oui ok c'est vrai
23:24mais donc si jamais
23:25je suis une mauvaise femme
23:26on se dit
23:26si jamais il n'y a plus d'inflation
23:28c'est fini
23:28hop du coup
23:29ça va nous enlever le mystérie
23:30et troisième chose
23:31finalement on n'a plus
23:32notre gestion de dette
23:32parce que le capex
23:34des sociétés américaines
23:35n'en a plus besoin
23:36voilà
23:37intéressant
23:38Isabelle juste
23:38quelques secondes
23:39je suis d'accord avec vous
23:40moi j'ai toujours dit
23:41on est passagers clandestins
23:43de la zone euro et de l'Allemagne
23:44et on bénéficie d'une impunité
23:46et d'une immunité totale
23:47qu'est-ce qui fait
23:48que cette impunité
23:49et une immunité
23:49elle a sauté d'un coup
23:52alors déjà
23:52moi j'aimerais quand même
23:53remettre les choses aussi en place
23:55ça a été dit
23:57par exemple
23:57par rapport à la Grèce
23:58ou par rapport à des pays
24:00non on n'est pas dans cette situation
24:01on n'est absolument pas
24:02même l'amplitude
24:03des déficits
24:045%
24:05on était à deux chiffres
24:06pourquoi maintenant
24:07pourquoi on a eu
24:08cette impunité
24:08parce qu'on est
24:09alors non
24:10je dis jusqu'à présent
24:12on n'était pas dans un environnement
24:14où on avait
24:15ces problèmes d'indigestion
24:16de dette
24:17ces problématiques globales
24:18de dette publique
24:19et donc on pouvait jouer
24:20un petit peu
24:20nos passagers clandestins
24:21on se faisait oublier
24:24on ne faisait pas grand chose
24:25dans un environnement
24:26qui n'était pas défavorable
24:27à la dette
24:27c'est le contre à côté du radiateur
24:28donc là maintenant
24:29c'est le fait fait
24:29ça met un coup de projecteur
24:31ça met le coup de projecteur
24:32dans un environnement
24:33qui est défavorable
24:34à la soutenabilité
24:35des dettes publiques
24:37donc c'est peut-être en cela
24:38que les perceptions
24:39ont un peu évolué
24:40mais on n'est pas en situation
24:42de crise
24:43enfin voilà
24:44en un mot
24:45avant la deuxième partie
24:46d'émission
24:46vous êtes inquiète
24:47sur les finances publiques
24:49françaises ou pas ?
24:50oui ou non ?
24:51non
24:51Jean-François ?
24:52je suis préoccupé
24:53par le fait que je ne vois
24:54pas de solution politique
24:55prendre à bras le corps
24:56le problème
24:57on se retrouve en deuxième
24:58qui ne vois pas ?
24:58tu sais pas ?