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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin à l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:07Un président de la République qui renonce à sa réforme emblématique sur les retraites.
00:00:11Un Premier ministre venu de la droite qui signe un budget socialiste pour gagner son fauteuil.
00:00:16Il a flotté hier à l'Assemblée Nationale un parfum de 4ème République.
00:00:20Le régime des partis est en place, majorité provisoire, accord éphémère.
00:00:25Le parti socialiste a imposé sa loi, la Macronie a abdiqué, Edouard Philippe avait annoncé voter contre le budget avant de se raviser.
00:00:34Souvent Edouard varie, Laurent Wauquiez a contré Bruno Retailleau, souvent Laurent trahi.
00:00:41Les Républicains comptent 49 membres, 18 ont voté le budget.
00:00:46Pardonnez-leur mon Dieu, ils ne savent pas ce qu'ils font.
00:00:4928 se sont abstenus, tous effrayés à l'idée de retourner devant leurs électeurs, comme s'ils craignaient de ne pas revenir.
00:00:57Le régime des partis ignore l'intérêt général, seul compte le confort personnel.
00:01:03Macronistes, socialistes, centristes, républicains ont reformé hier l'UMPS sur le dos de la France.
00:01:11Dans ce cloaque, la France Insoumise et le Rassemblement National ont le mérite de la cohérence.
00:01:16Ils ont voté contre le budget, un opposant, ça s'oppose.
00:01:20LFI et l'ERN sont les grands vainqueurs du jour.
00:01:25Leurs adversaires les installent peu à peu dans un duel qu'ils prétendent vouloir éviter,
00:01:29mais qu'ils font tout pour mettre en place un second tour de l'élection présidentielle en 2027
00:01:35qui opposerait Jordan Bardella ou Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
00:01:38Et tout ça avec la bénédiction d'Emmanuel Macron, architecte du désastre et entrepreneur de la démolition.
00:01:46Merci pour ce moment et rendez-vous en 2027.
00:01:49Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:02Le nouveau livre de Nicolas Sarkozy sort aujourd'hui intitulé « Le journal d'un prisonnier ».
00:02:07Cet ouvrage intime et politique retrace notamment la détention de l'ancien chef de l'État.
00:02:12Peu d'interviews médiatiques sont prévues, mais une tournée de dédicaces aura lieu dans toute la France.
00:02:16Trois individus comparaîtront vendredi pour avoir participé à des livraisons par drone dans des prisons en Loire-Atlantique.
00:02:23Ils sont âgés de 24, 27 et 54 ans et sont soupçonnés d'avoir organisé plusieurs centaines de livraisons.
00:02:29Le réseau a été démantelé.
00:02:32Et puis hier à Marseille, vaste opération policière pour lutter contre le narcotrafic.
00:02:361500 forces de l'ordre étaient mobilisées et près de 80 personnes ont été interpellées.
00:02:41Cette vaste opération intervient à une semaine de la venue d'Emmanuel Macron à Marseille.
00:02:45Merci beaucoup Alice Sommerer.
00:02:47Nous sommes ce matin avec Sarah Salman, Eric Nolo, Vincent Hervouet, Jacques Serraé.
00:02:51On parlera tout à l'heure du budget.
00:02:53Je pourrais citer les 18 personnes de la droite républicaine qui ont voté pour ce budget.
00:02:58Voilà 18 personnes.
00:03:28des républicains qui ont voté pour.
00:03:30Alors il faut tout de suite qu'ils aillent au Parti Socialiste.
00:03:32Ça sera plus rapide pour les républicains puisque c'est un budget socialiste.
00:03:36Et Bruno Retailleau, je ne sais pas ce qu'il va faire avec eux puisque lui il voulait voter contre ce budget.
00:03:41Et vous avez à l'intérieur des républicains 18 qui ont voté pour.
00:03:44On verra évidemment ce qu'il fait d'eux.
00:03:47Ils ont le droit d'ailleurs.
00:03:48Ils ont tout à fait le droit.
00:03:49Ils ont le droit aussi de changer d'étiquette.
00:03:51Alors dans le flot d'informations que j'ai lues ce matin et qui m'ont fait réagir,
00:03:56je voulais vous faire écouter Trump.
00:03:57Parce qu'en fait c'est Trump.
00:03:59Je n'exclus pas qu'il dise la vérité.
00:04:02Je n'exclus pas qu'il dise la vérité.
00:04:04Je n'exclus pas.
00:04:06Il nous dit l'Europe est morte.
00:04:08L'Europe est morte.
00:04:09Voilà ce qu'il dit depuis vendredi.
00:04:11Et je vais vous dire si j'avais 20 ans aujourd'hui et je ne suis pas le seul.
00:04:14Je me dirais est-ce que je reste en France ?
00:04:16Est-ce que je reste en Europe ?
00:04:17Voilà ce que nous dit Trump.
00:04:18Je ne sais pas où je dirais.
00:04:19Mais tous les gosses aujourd'hui de 18-20 ans, beaucoup en tout cas, qu'ont la possibilité.
00:04:25On en est là.
00:04:26Ils se disent est-ce que je reste dans mon pays ?
00:04:28Ce n'est pas très gaulliste.
00:04:28Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ils ont fermé les frontières normalement.
00:04:31Ce n'est pas très gaulliste.
00:04:32Ils ne nous accueillent pas à bras ouverts.
00:04:34Ce n'est pas très gaulliste.
00:04:35Le gaullisme, c'est une espérance.
00:04:38Le gaullisme, c'est d'y croire quoi qu'il arrive.
00:04:39Le gaullisme, c'est de se battre.
00:04:41On n'est pas obligé de gaullisme non plus.
00:04:43Bon, mais bon.
00:04:45En tout cas, je voulais vous faire vraiment écouter ce qu'a dit Donald Trump.
00:04:48Les dirigeants européens sont faibles.
00:04:50C'est à mon avis quelque chose de très fort ce qu'il a dit.
00:04:54L'Europe ne sera plus l'Europe.
00:04:56Voilà ce que nous dit Donald Trump.
00:04:58Écoutez-le.
00:04:59L'Europe est un endroit différent.
00:05:02Si elle continue sur cette voie, l'Europe ne sera plus pareille.
00:05:06Et nombre de ces pays ne seront plus viables.
00:05:09Leur politique migratoire est un désastre.
00:05:12Ce qu'ils font en matière d'immigration est un désastre.
00:05:16Nous aurions pu connaître le même désastre ici, mais j'ai réussi à tout stopper.
00:05:20Si vous regardez Paris, c'est un endroit bien différent.
00:05:23J'adore Paris.
00:05:24Mais ce n'est plus le Paris que j'ai connu.
00:05:26Si vous observez Londres, ils ont un maire nommé Khan.
00:05:29C'est un maire horrible.
00:05:33Il est vicieux et dégoûtant.
00:05:34Il est terrible.
00:05:37Londres n'est plus ce qu'elle était.
00:05:39J'adore Londres.
00:05:40Mais je déteste ce qu'il s'y passe.
00:05:41Alors, je n'exclus pas qu'il ait raison.
00:05:44Je n'exclus pas qu'il ait raison, Vincent Hervé.
00:05:46Il insulte tout le monde.
00:05:47Il n'insulte personne.
00:05:51Qu'est-ce qu'il vient de dire sur le maire de Londres ?
00:05:53Je veux dire, mais ce n'est pas insulté.
00:05:55En fait, aujourd'hui, dès que tu n'es pas d'accord avec...
00:05:56Il insulte la Somalie, il insulte le maire de Londres.
00:05:58Dès que tu n'es pas d'accord avec quelqu'un, aujourd'hui, les gens disent qu'il m'insulte.
00:06:01Non.
00:06:01Donald Trump passe son temps à insulter tout le monde.
00:06:04Écoutez, est-ce qu'il a raison ? Il n'y a que ça qui m'intéresse.
00:06:08Est-ce qu'il a raison ?
00:06:09Il est dans la caricature comme toujours.
00:06:11Est-ce qu'il a raison ?
00:06:13Il est outrancier.
00:06:15Il est dans la caricature.
00:06:16Eh bien, c'est votre avis.
00:06:17Eh bien, c'est votre avis.
00:06:18Vous êtes allé à Londres récemment ?
00:06:19Non, pas récemment.
00:06:20Bon, ben, allez-y.
00:06:21Moi, il se trouve que je connais...
00:06:22Il y a 10 ans que je n'y suis pas allé.
00:06:23Eh bien, allez à Londres.
00:06:24Allez à Londres.
00:06:25Ce n'est pas la peine.
00:06:25Voilà.
00:06:27Parce qu'il se trouve que c'est une ville que les Français connaissaient très bien, Londres.
00:06:30Ils y allaient régulièrement.
00:06:32Allez-y.
00:06:32Vincent Arouette.
00:06:33Non, mais je n'ai pas l'air à Londres.
00:06:35À Londres.
00:06:35Je vais souvent à Paris, ça suffit.
00:06:37Non, mais ce n'est pas pareil.
00:06:39Londres est assez fascinant.
00:06:40Il ne reste plus que 36% de Britanniques, de Rose-Beef, de Britanniques blancs qui vivent à Londres.
00:06:48Rose-Beef, on ne va peut-être pas dire ça ?
00:06:50C'est l'expression qu'on utilisait autrefois quand on parlait des Anglais, nos ennemis préférés.
00:06:55C'est comme ça qu'on disait en Bretagne.
00:06:56Mais bon.
00:06:57Oui, oui, c'est très mal.
00:06:58Pardon, pardon, pardon.
00:07:00Pardon, mais c'est vrai.
00:07:01Alors, sur Trump, c'est comme au théâtre, il y a les trois coups.
00:07:04Il y a eu vendredi l'application de la stratégie nationale.
00:07:08Et on a retenu un mot qui était savant, mais qui nous a frappés.
00:07:11C'est le naufrage décivilisationnel.
00:07:15Cet adjectif compliqué.
00:07:17Donc, il nous expliquait que la perspective, le déclin économique avait masqué la perspective réelle et abrupte d'un déclin décivilisationnel.
00:07:28Bon, je vais y arriver à le dire.
00:07:30Oui, c'est ça.
00:07:30Et puis, il y a eu une interview, une déclaration de Trump déjà lundi, alors qu'il y avait eu un grand silence des pays européens mis en cause d'une manière très sévère par ce document officiel de la Maison-Blanche.
00:07:45Il y a eu ensuite un grand silence.
00:07:47Et puis, il y a eu Trump.
00:07:47On a rajouté une couche avec un tweet lundi.
00:07:50Et là, mercredi, il fait cette interview à Politico, en longueur, où c'est véritablement un réquisitoire.
00:07:57C'est une violence effectivement très...
00:08:00Bon, ça change quand même beaucoup de choses, parce que ça veut dire que si un jour on est en difficulté, les Américains ne vont plus nous aider.
00:08:05Alors, il y a deux choses.
00:08:06C'est très important.
00:08:07La première chose, c'est que, contrairement à ce qu'avait raconté G.D. Vance, le vice-président à Munich au printemps dernier, on en parlait hier,
00:08:14ils ne sont pas simplement en train de fustiger les Européens.
00:08:18Ils expliquent que les États-Unis ne peuvent pas se désintéresser de ce qui se passe en Europe.
00:08:24C'est-à-dire qu'on peut être décidé à ne plus intervenir à l'extérieur, comme le font aujourd'hui les Trumpistes.
00:08:33C'est l'Amérique et l'Amérique seule.
00:08:34Mais il y a quand même ce bout d'Occident qui leur importe, parce qu'ils ne peuvent pas s'en laver les mains.
00:08:40Et donc, le déclin, la décadence, la déchéance, dit aujourd'hui Trump, de l'Europe, ça leur importe.
00:08:48Parce que si ça continue comme ça, dans 20 ans, on ne reconnaîtra plus l'Europe.
00:08:51Il y a un certain nombre de pays qui seront tellement islamisés qu'ils ne pourront plus être dans l'OTAN des alliés fiables.
00:08:57Et donc, il faut intervenir.
00:08:58Donc, ce que nous annonce la Maison-Blanche depuis une semaine, c'est qu'ils vont s'occuper réellement de l'Europe.
00:09:04Si jamais ils s'en étaient désintéressés.
00:09:07Et la deuxième chose, quand même, d'un mot, c'est que sur l'Ukraine, il a des mots terribles.
00:09:10Et là, pour la première fois, moi, je l'entends, remettre en cause la vraie légitimité de Zelensky en disant, finalement, ils font la guerre pour rester au pouvoir.
00:09:22C'est pratiquement ça, ce que dit Trump aujourd'hui.
00:09:24Zelensky continue la guerre pour ne pas être chassé du pouvoir.
00:09:29Et ça, il n'y a qu'à Moscou qui ont raconté ça jusqu'à présent.
00:09:31Et c'est classique, il n'y a pas que lui, d'ailleurs.
00:09:34On l'a dit parfois avec Benjamin Netanyahou, ça a été dit.
00:09:38Non, mais ce qu'il explique, oui, mais ce qu'il explique, c'est que la guerre, on ne peut pas la régler parce qu'il y a une haine telle entre Poutine et Zelensky,
00:09:45une haine personnelle qui est telle que si on ne change pas le casting, on n'y arrivera pas.
00:09:49Or, il ne va pas virer le Kremlin, il ne va pas virer Poutine du Kremlin.
00:09:54En revanche, il faut prévoir la suite à Kiev.
00:09:58Bon, deuxième passage de Donald Trump, vraiment dans le flot de choses que j'ai entendues, c'est ce qui m'a le plus alerté,
00:10:05parce que je vous le dis, je n'exclus pas qu'il ait raison.
00:10:07Et c'est ça qui nous inquiète, c'est-à-dire que vous avez quelqu'un de l'extérieur qui nous dit, attention, danger.
00:10:13Et là, on a nos petits députés à nous qui font de la magouille, de la tambouille, mais si, pardonnez-moi,
00:10:20qui ne comprennent rien à rien ou qui refusent de comprendre et qui ne voient pas avec une certaine hauteur de vue.
00:10:26Oui, il y a la retraite en France, puis il y a la bérésina en Europe.
00:10:29Oui, écoutez ce deuxième passage, parce que c'est la question qu'on peut se poser aujourd'hui et que chacun peut se poser.
00:10:36Qui l'aimerait avoir comme dirigeant ? Un Trump ou un dirigeant européen ?
00:10:42Et cette question, elle est légitime. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui se la posent de la même manière
00:10:45qu'il y a beaucoup de gens qui se disent aujourd'hui, si j'ai 20 ans, est-ce que je reste dans ce pays avec ce qui arrive ?
00:10:53Avec ce qui arrive. Bon, et c'est ce que nous dit Trump, d'ailleurs. Donc c'est des questions légitimes.
00:10:57Écoutez Donald Trump, deuxième passage.
00:10:59La plupart des nations européennes se délabrent. Elles se délabrent. Je pense qu'ils sont faibles.
00:11:10Et je pense qu'ils veulent tellement être politiquement corrects qu'ils ne savent juste pas quoi faire.
00:11:18Ils veulent tellement être politiquement corrects que ça les affaiblit.
00:11:21Regardez le maire de Londres. C'est un désastre. Il a des idées bien différentes de ce qu'il devrait avoir.
00:11:29Et il a été élu parce que beaucoup de gens sont entrés dans le pays et ont voté pour lui. C'est ce qui se passe.
00:11:34C'est une des choses.
00:12:04Vous n'avez pas le droit. C'est un fantasme.
00:12:06Et aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon et d'autres disent
00:12:09« Mais il est là ! Et tant mieux ! On a gagné ! »
00:12:13Et on sent fort, les amis !
00:12:15Donc c'est drôle.
00:12:16Donc une nouvelle fois, ceux qui le disaient, qui se sont fait attaquer pendant 20 ans
00:12:20avec tout l'espace médiatique, qui disaient « C'est un fantasme, ça n'existe pas ! »
00:12:23« Mais vous devez raconter n'importe quoi ! »
00:12:26Eux-mêmes, c'est Jean-Luc Mélenchon qui le dit aujourd'hui.
00:12:28Donc le parti foutu, mais il ne faut pas.
00:12:33Le gaullisme, c'est un espoir, c'est une espérance.
00:12:36Je commence par éliminer quelques considérations secondaires.
00:12:39Le maire de Londres, vicieux et dégoûtant, ce n'était pas nécessaire.
00:12:42Oui, évidemment.
00:12:43Les déclarations sur l'Ukraine, de toute façon, ce que dit Trump le lundi sera contredit le mardi,
00:12:47à nouveau le mercredi.
00:12:48Zelensky sera à nouveau son meilleur ami, si ça se trouve, c'est déjà le cas.
00:12:51En revanche, vendredi, lors de la première déclaration, en effet, c'est devenu un jour férié dans mon calendrier personnel.
00:12:57C'est la première fois que je tombe d'accord avec Trump.
00:12:59Mais je pousse un tout petit peu plus loin l'analyse.
00:13:01Je pense que l'Europe est en train de mourir, mais qu'elle acquiesce à sa propre fin.
00:13:05C'est-à-dire qu'il y a dans l'inconscient collectif, l'idée qui s'installe, pas chez tout le monde,
00:13:09mais chez une majorité, que notre tour est passé, que notre civilisation doit s'effacer.
00:13:14Mais moi, je le sens.
00:13:16Je n'entends que des gens, d'ailleurs vous venez de vous en faire l'écho,
00:13:19qui me disent « je veux me barrer, je ne veux pas sauver la France, je veux me sauver moi et mes enfants ».
00:13:23C'est très différent.
00:13:24Et ensuite, vous dites « De Gaulle, De Gaulle ».
00:13:27Je reviens sur les histoires parlementaires.
00:13:29On a fait le tour de la Ve République, on est revenu à la Ve République,
00:13:32à une grande différence près, c'est qu'on ne voit aucun nouveau De Gaulle poindre.
00:13:36Ça, c'est la différence.
00:13:37Et dans la biographie de Jean-Luc Barré, dans le deuxième tome, il cite De Gaulle,
00:13:42ouvrez les guillemets,
00:13:43« Les Français croient toujours qu'il y aura quelqu'un pour venir les sauver, eux et leur pays. »
00:13:47Ce n'est pas vrai.
00:13:49Fin de citation du général De Gaulle.
00:13:51En fait, je vous parle de De Gaulle parce qu'on a été influencé hier,
00:13:53Jean-Luc Barré était là pour le deuxième tome.
00:13:56Ça, je ne connaissais pas cette formule.
00:13:59C'est Jean-Luc Barré qui la cite.
00:14:00Ah oui, ça effectivement.
00:14:02On en est là.
00:14:03Là, vous m'avez bien remonté le moral, déjà que ça n'allait pas bien ce matin.
00:14:06Mais vous l'auriez.
00:14:07Pascal, abandonnez l'espérance, rejoignez le parti fouluiste.
00:14:11Non, mais non, non, non.
00:14:12Parce que là, vous vous débattez, mais il faut arrêter de se débattre.
00:14:15Acceptez.
00:14:15Non, mais c'est lamentable.
00:14:17Le spectacle qu'on a vu hier est lamentable.
00:14:19En fait, l'UMPS, ils font tout, tout pour mettre au deuxième tour de la présidentielle
00:14:25Bardella, Le Pen, Mélenchon.
00:14:27C'est extraordinaire.
00:14:29Socialiste, macroniste, centriste, républicain.
00:14:32Ils se mettent d'accord.
00:14:34Ils sont sidérants, quoi.
00:14:35C'est-à-dire qu'ils creusent chaque jour leur tombe.
00:14:38Chaque jour.
00:14:39Jacques Serret.
00:14:41Vous avez des échos ?
00:14:41Moi, je voudrais quand même qu'on me dise ce qui se passe au LR.
00:14:45Le LR, nous sommes d'accord que Bruno Retailleau,
00:14:46Bruno Retailleau, président du LR, avait demandé de voter contre.
00:14:50Alors, pas exactement.
00:14:52Ce n'était pas aussi clair.
00:14:52C'est qu'il y pendait, en effet, ce budget de la sécurité sociale.
00:14:55Mais ce n'était pas un appel ferme pour voter contre.
00:14:57Il laissait le choix entre l'abstention et voter contre.
00:15:02Donc, ça a laissé quand même l'abstention.
00:15:03Il y avait 18 qui ont voté pour, alors ?
00:15:05Eh bien, ça fait partie de ces députés.
00:15:07Mais attention.
00:15:08Mais ils sont exclus ?
00:15:10Parce que le groupe LR à l'Assemblée, ce n'est pas Tambroune Retailleau,
00:15:14c'est M. Wauquiez qui tient ce groupe LR à l'Assemblée.
00:15:19Et quel est le mobile de Laurent Wauquiez pour voter l'abstention ?
00:15:26D'ailleurs, on va voir un petit tweet qu'il a fait, Laurent Wauquiez,
00:15:28qui est absolument formidable.
00:15:30Et on ouvre la page du budget, vous l'aurez compris.
00:15:32Parce que non seulement il vote pour, mais en plus, il nous dit que c'est formidable.
00:15:36Donc, Laurent Wauquiez a dit que l'Assemblée nationale vient d'adopter le budget
00:15:39de la Sécurité sociale, nous nous sommes battus tout au long des débats pour l'améliorer.
00:15:43Suppression de hausse d'impôt, retour de la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires,
00:15:47revalorisation des retêtes, ce texte n'est ni parfait ni idéal, c'est un moindre mal.
00:15:50Donc, il acquiesce qu'il y a une hausse d'impôt.
00:15:53Mais pourquoi ? Quelle est sa stratégie ? Quel est son intérêt ?
00:15:56Mais imaginez-vous bien que tout ça, ça a été discuté au sein du groupe LR.
00:15:59Ce ne sont pas quelques députés.
00:16:02Ils sont 18, finalement, c'est presque un tiers, un tiers, ce qui s'est passé.
00:16:06Et finalement, quand il dit que c'est un moindre mal, c'est un moindre mal,
00:16:10mais par rapport à quoi c'est un moindre mal, par rapport à quoi,
00:16:12c'est un moindre mal ?
00:16:14Mais son intérêt, il y a bien un intérêt, c'est de...
00:16:16Il y a trop fausse naïveté.
00:16:17L'intérêt, c'est de cartonner Retailleau, point, barre, fin de la discussion.
00:16:22Il n'y a pas d'autre intérêt chez Laurent Wauquiez que de cartonner Bruno Retailleau.
00:16:25Voilà, c'est tout.
00:16:27Mais l'intérêt, c'est tout simplement, la finalité, c'est de ne pas retourner aux ordres.
00:16:30Ça, j'entends bien.
00:16:32Ça, j'entends.
00:16:33Il est là, à l'intérêt.
00:16:34Mais pourquoi, à ce moment-là, ils votent pour ?
00:16:36Parce que s'ils s'abstiennent, les 18 qu'on votait pour, c'est au-delà.
00:16:39Mais parce que, jusqu'au dernier moment, hier soir, il y avait quand même une incertitude.
00:16:43Tout le monde disait que ça allait jouer à quelques voix près.
00:16:46Mais si les 18 ne votent pas, là...
00:16:48Et justement, vu que ça passe à 13 voix près...
00:16:50Si les 18 ne votent pas pour, en fait, le budget socialiste est voté avec les Républicains.
00:16:54Et sans les Républicains, ils ne seraient pas passés.
00:16:56Si les 18 ne votent pas pour, le budget ne passe pas.
00:17:00Nous sommes d'accord.
00:17:01C'est fascinant.
00:17:02Non, mais vous vous focalisez sur ceux...
00:17:03Moi, je vous assure, ce monde est fascinant.
00:17:05Non, mais vous vous focalisez sur ceux qui ont voté contre.
00:17:07Mais qu'est-ce que signifie s'abstenir dans ce cas-là ?
00:17:09Excuse-moi, qu'est-ce que ça signifie ?
00:17:10S'abstenir, c'est voter pour, c'est dire...
00:17:12C'est ce que je vous dis.
00:17:12Je suis d'accord, mais je l'ai dit...
00:17:13Il y a quelque chose qui ne va pas.
00:17:14Même les consignes de Retailleau sont incompréensibles.
00:17:16Mais voter pour, c'est dire on continue.
00:17:20Voter pour, c'est être avec la Macronie.
00:17:22Et Sébastien Lecornu, ce qui est extraordinaire, il vient de l'UMP.
00:17:26Donc il est prêt à tout.
00:17:27Alors j'entends évidemment, comme l'espace médiatique écrit sa propre histoire,
00:17:31il est habile de rien du tout.
00:17:34Il y a des gens qui ne veulent pas retourner aux urnes.
00:17:36Tu enlèves la suppression des retraites, c'est gagné.
00:17:38Il n'y a aucune habileté chez Lecornu.
00:17:40Tout ça, c'est de la poudre aux yeux.
00:17:41C'est n'importe quoi.
00:17:42C'est les petits commentateurs qui expliquent.
00:17:46Il n'y a aucune habileté.
00:17:47Ils ont tellement la trouille.
00:17:49En fait, c'est le vote de la trouille.
00:17:50Voilà, c'est le vote de la trouille.
00:17:53C'est tout, c'est assez facile.
00:17:54Non, mais Sébastien Lecornu, il fait le job.
00:17:56En l'occurrence, il protège Emmanuel Macron.
00:17:59C'est sa mission.
00:18:01Mais écoutez, Sébastien Lecornu, il a dit je m'en vais.
00:18:058 jours plus tard, il est revenu.
00:18:06Mais vous vous rendez compte, ce type de personne qui dit je m'en vais ?
00:18:08Mais personne ne voulait y aller.
00:18:09C'est un moine soldat.
00:18:10Mais vous rigolez, ce n'est pas du tout un moine soldat.
00:18:13Non, mais c'est un moine sans la foi.
00:18:14C'est quelqu'un qui pense qu'il peut être président de la République.
00:18:16Il n'est pas du tout moine soldat.
00:18:19C'est la phrase de De Gaulle.
00:18:20Après moi, ce sera le trop-plein.
00:18:21Ils veulent tous être président de la République.
00:18:23Ah ben voilà.
00:18:23Et donc, lui aussi.
00:18:26Pourquoi vous avez dit ça, suicide ?
00:18:28Parce qu'on leur demandera des comptes demain.
00:18:31Effectivement, c'est eux qui ont voté l'abandon de la réforme de la retraite.
00:18:36Donc, on leur demandera demain des comptes, même s'ils imaginent ainsi sauver leur pouvoir.
00:18:41Demain, ils seront devant l'électeur qui pourra les chasser.
00:18:44Mais bon, c'est quelque part effectivement une trahison à la fois de son électorat, de soi-même, de ses convictions.
00:18:50Mais bon, tout le monde le trop-plein, dites-vous.
00:18:53Mais depuis qu'Emmanuel Macron a été élu, hissé à la présidence de la République,
00:18:58« Chacun sait que n'importe qui peut devenir président de la République ».
00:19:02Et donc, ça suscite des vocations.
00:19:04Ça qui est bien, c'est la République.
00:19:05Quel bilan, quand même.
00:19:06Quel désastre.
00:19:08Quel désastre.
00:19:09Non, quel déclin.
00:19:10Quelle décrépitude.
00:19:12Votre ami Donald Trump dit « Quelle décrépitude ».
00:19:14Oui, mais il a raison.
00:19:15Le terme exact de la traduction.
00:19:16Je veux dire, ce monde-là.
00:19:17Et ils font tout, tout pour installer au deuxième tour RNLFI.
00:19:23Tu voudrais l'écrire.
00:19:24C'est un boulevard.
00:19:24On dirait que c'est leur but.
00:19:25Toutes ces politiques-là.
00:19:28C'est leur but de mettre RN contre LFI.
00:19:30Oui, mais cinq ans après, ils reviendront d'autant plus vigoureux.
00:19:33C'est possible.
00:19:34Bon, le budget.
00:19:36Donc, parlons du budget.
00:19:39Et voyons ce sujet de Félix Perrola, hier, qui nous dit ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
00:19:44Ce qui n'était évidemment pas une surprise.
00:19:46Et on l'avait annoncé, puisque tout le monde avait peur de retourner aux urnes.
00:19:51Donc, bilan avec Félix Perrola.
00:19:53La suspension de la réforme des retraites, création d'un congé de naissance, ou encore l'imitation des arrêts maladie,
00:20:02le projet de budget 2026 de la Sécurité sociale a été largement remanié par les députés.
00:20:08Mais quelles sont ses principales mesures ?
00:20:11D'abord concernant la suspension de la réforme des retraites.
00:20:14La progression vers l'âge légal de 64 ans est mise en pause jusqu'en 2028.
00:20:19Le texte prévoit aussi de mieux valoriser les carrières interrompues pour maternité.
00:20:24Autre mesure très attendue, la création d'un congé de naissance.
00:20:28Il sera mis en place dès le 1er janvier prochain pour une durée d'un à deux mois.
00:20:33Ce congé pourrait être fractionné et son indemnisation atteindra 70% du salaire net le premier mois, puis 60% le second.
00:20:42Concernant les arrêts maladie, les députés ont validé un nouveau plafond.
00:20:47Un mois maximum pour une première prescription, deux mois pour un renouvellement,
00:20:52avec la possibilité pour le médecin dit dérogé en cas de situation médicale particulière.
00:20:57Enfin, sur le plan financier, le texte revoit notamment la taxation des revenus du capital.
00:21:04La contribution sociale généralisée sera relevée de façon ciblée,
00:21:08mais certains placements comme les assurances-vie ou les PEL resteront exclus.
00:21:13Selon le gouvernement, ce budget doit permettre de contenir le déficit de la sécurité sociale
00:21:18à moins de 30 milliards d'euros en 2026.
00:21:21Ce qui est intéressant également, et c'est ce qu'on me dit, c'est que sur les 18 qui ont voté pour,
00:21:26il y a six suppléants de ministres à l'air, donc qui étaient obligés...
00:21:30Ils sont cohérents.
00:21:31Oui, qui étaient obligés.
00:21:33Là, ils valaient mieux quand même, oui.
00:21:34Oui, mais parce que c'est des godillots, on leur dit, ça ne sert à rien en fait.
00:21:41Ça ne sert à rien, on leur dit, tu fais ça, et ils n'ont aucune, comment dire, indépendance d'esprit.
00:21:47C'est formidable d'ailleurs.
00:21:48Et des ministres ne se sentent plus tellement à l'air, parce que rappelez-vous, ils ont été suspendus.
00:21:52Les ministres ont été aussi suspendus.
00:21:54Non, mais nous sommes malades de nos partis politiques, et nous sommes malades...
00:21:56Le régime des partis.
00:21:57Non, mais nous sommes malades du poison présidentiel aussi.
00:22:00Oui, c'est ce que je vous ai dit.
00:22:02C'est tout ça, c'est le grand démolisseur.
00:22:05Tout ça, l'architecte du désastre.
00:22:08Non, mais moi je parle de l'élection présidentielle en tant que telle, qui rend tout le monde dingue.
00:22:12Moi, je suis contre l'élection du président de la République au suffrage universel.
00:22:15Et vous vous proposez quoi ?
00:22:16Je reviens à une élection indirecte, ça les rend tous dingues.
00:22:20Là, tout ce qui se passe là, depuis quelques jours, ou depuis quelques années, c'est 2027 en ligne de mire.
00:22:27Il y a tout ça qui les intéresse.
00:22:28Mais pardonnez-moi, parce que vous avez quelqu'un qui trahit les institutions.
00:22:32Ah, peut-être.
00:22:33Parce que vous avez...
00:22:34Parce que lui d'ailleurs, et d'autres, c'est-à-dire que vous avez des gens qui ne respectent pas.
00:22:38L'intérêt général pour ces gens-là ne compte pas.
00:22:41C'est ce que je vous dis, c'est collectif.
00:22:43Donc, à partir de ce moment-là, Emmanuel Macron, lorsqu'il a dissous, il aurait tout simplement dû dire,
00:22:51si je n'ai pas de majorité, je m'en vais.
00:22:53C'est ça la logique de la Ve République.
00:22:56Ça, c'est très gaulliste en effet.
00:22:57Bah oui, c'est gaulliste.
00:22:58Ça, c'est gaullisme.
00:22:58C'est le seul qui l'a fait.
00:22:59Bah, c'est la Ve République, elle est faite pour ça.
00:23:01C'est ce qu'il avait dit lui-même d'ailleurs.
00:23:03Il avait dit dans une interview très célèbre, une prise de parole.
00:23:06Lors d'une table ronde.
00:23:07Dans une table ronde, on peut le réécouter.
00:23:09Je demande à Marine Lançon, c'est ça la cinquième.
00:23:11À partir du moment où vous avez des gens qui ne respectent pas,
00:23:15qui s'en foutent en fait de l'intérêt général.
00:23:17Ils s'en foutent.
00:23:19Donc, en fait, c'est odieux d'être comme cela.
00:23:22Mais non, l'intérêt général de ne pas mettre son mandat,
00:23:25de ne pas lier son mandat à la démocratie.
00:23:29Non, mais la vision dévoyée qu'il a de l'intérêt général,
00:23:31c'est qu'il reste à sa place.
00:23:33C'est que la stabilité l'emporte.
00:23:35Il pense qu'il est le dernier garant d'un peu d'ordre dans ce pays.
00:23:38En quoi il traie totalement sa fonction et l'esprit de l'institution.
00:23:43Je suis bien d'accord avec vous.
00:23:44Mais c'est très curieux parce qu'il a une conception quasi-monarchiste de l'État.
00:23:48C'est-à-dire, c'est le dialogue entre lui et le peuple.
00:23:52C'est-à-dire à travers les États généraux, à travers la prise.
00:23:55Cette conversation interminable, cette logorée.
00:23:58Et puis, les camps intermédiaires, les partis, n'existent pas dans ce dialogue.
00:24:03Ils sont subalternes.
00:24:04Alors qu'en réalité, dans la réalité, dans le quotidien, dans le concret,
00:24:08il n'a pas cessé de gouverner depuis qu'il est à l'Élysée.
00:24:13Il s'est directement impliqué dans la gestion.
00:24:15Il a été une sorte de super Premier ministre.
00:24:18Ce qui est totalement contraire à l'esprit de la Ve.
00:24:20Alors écoutez ce qu'il disait sur le rapport que doit avoir un chef d'État.
00:24:24C'est lui qui le dit.
00:24:25Ce n'est pas moi.
00:24:26C'est lui qui le dit.
00:24:27En quelle année, Marine Lançon va me dire, en quelle année ça avait été dit ?
00:24:312018.
00:24:31En 2018, voilà ce que disait, dans un débat d'idées, Emmanuel Macron.
00:24:35Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est lui.
00:24:38La réalité, si on allait au bout de la logique,
00:24:40c'est que le Président de la République ne devrait pas pouvoir rester
00:24:42s'il avait un vrai désavé en termes de majorité.
00:24:44En tout cas, c'est l'idée que je m'en fais
00:24:45et qui est la seule qui peut accompagner le fait d'assumer
00:24:48les fonctions qui vont avec.
00:24:50Bon, merci Mitterrand, merci Chirac.
00:24:53Vous savez quoi ? On va le réécouter une deuxième fois, en fait.
00:24:56On va le réécouter une deuxième fois.
00:24:58Écoutons ce que disait Emmanuel Macron sur Emmanuel Macron 2025.
00:25:02Écoutons Emmanuel Macron 2018
00:25:04et peut-être peut-il conseiller Emmanuel Macron 2025.
00:25:07Deuxième passage.
00:25:09La réalité, si on allait au bout de la logique,
00:25:11c'est que le Président de la République ne devrait pas pouvoir rester
00:25:13s'il avait un vrai désavé en termes de majorité.
00:25:16En tout cas, c'est l'idée que je m'en fais
00:25:17et qui est la seule qui peut accompagner
00:25:18le fait d'assumer les fonctions qui vont avec.
00:25:22Est-ce que, lorsqu'il fait une intervention à la télévision,
00:25:24quelqu'un lui soumet ça ?
00:25:26Non.
00:25:26Ah ben non.
00:25:27Non.
00:25:28Voilà.
00:25:29Plus fondamentalement, le problème de la Ve République,
00:25:31c'est que ça ne marchait vraiment qu'avec De Gaulle.
00:25:33Non.
00:25:34Non, regarde, Vincent Ravouet a cité Mitterrand et Chirac.
00:25:37Voilà.
00:25:38Tous les présidents ont refusé d'appliquer le principe gaulliste.
00:25:42Voilà.
00:25:42Maintenant, on n'est pas le premier.
00:25:43Et c'est pourquoi, en 1986, une nouvelle fois,
00:25:46Raymond Barre avait raison lorsqu'il a dit qu'il ne faut pas cohabiter.
00:25:49Et lorsque vous voyez...
00:25:50Un point de vue gaulliste, non.
00:25:51Non, non, mais ça, ma réponse est rare.
00:25:52Raymond Barre avait dit qu'on ne cohabite pas.
00:25:54On n'y va pas.
00:25:55Et là, en 1986, il est toujours pareil.
00:25:58Pour avoir son fauteuil, on y va.
00:26:00Pour avoir sa voiture à cocarde, on y va.
00:26:02Oui.
00:26:03Alors, le dérèglement a été absolu avec le quinquennat encore.
00:26:07À partir du moment où vous avez fait coïncider les deux agendas,
00:26:10législatif et présidentiel,
00:26:12là, le basse-tringue ne pouvait plus du tout tourner.
00:26:14Les roues étaient carrées.
00:26:16C'était fini.
00:26:17La vérité, c'est que la Ve République, la Constitution,
00:26:22elle était formidable.
00:26:23Mais elle n'est pas faite pour des nains.
00:26:25Elle est faite, effectivement, pour des gens qui ont...
00:26:28à un certain niveau.
00:26:29Il faut pouvoir...
00:26:30Alors, et la suite ?
00:26:32Écoutez, la suite...
00:26:33C'est triste, d'ailleurs.
00:26:36Franchement, c'est triste.
00:26:36Non, mais justement, puisqu'on revient un petit peu en arrière,
00:26:39même pas besoin d'aller jusqu'en 2018,
00:26:40mais ce qu'il faut pointer également dans le vote de certains hier,
00:26:42c'est que vous avez parlé des LR.
00:26:44Mais on peut aussi souligner les députés Modem.
00:26:46Il y a quelques mois, il y avait quand même François Bayrou,
00:26:48qui était à Matignon,
00:26:49qui nous expliquait qu'on était au bord du gouffre,
00:26:50au bord de la falaise.
00:26:52Et là, il y a des députés Modem qui ont voté ce budget.
00:26:54En tout cas, elle n'est pas faite pour des petits hommes.
00:26:58C'est triste. Évidemment que c'est triste.
00:27:00Alors, on va marquer une pause, et puis nous allons...
00:27:02Comment ?
00:27:03C'est gai, cette semaine.
00:27:04Mais non, mais...
00:27:05Il y a du formidable dans l'actualité, je vous assure.
00:27:07Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:27:08À tout de suite.
00:27:119h32, on parlera dans une seconde avec Elora Thévenet,
00:27:15que je salue, qui nous a rejoints,
00:27:16puisque le 3 décembre dernier,
00:27:17le documentaire consacré à Brigitte Bardot
00:27:19est sorti dans les salles de cinéma,
00:27:21et elle nous dira pourquoi elle est venue nous voir.
00:27:23Vous l'avez coproduit, ce documentaire,
00:27:25intitulé Bardot, mais Somaïa Labidi, bonjour.
00:27:28Vous nous rappelez les titres.
00:27:33Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:27:35Malgré la situation catastrophique en matière de dépenses publiques,
00:27:40il n'est pas question de se servir dans l'épargne des Français
00:27:42pour combler le déficit abyssal du pays.
00:27:45Les propos rassurants du gouverneur de la Banque de France,
00:27:48Villeroy de Gallo, au micro de Romain Desarbres, ce matin.
00:27:51Trois ans de prison requis contre une nourrice accusée d'avoir intoxiqué des parents juifs.
00:27:56Le parquet de Nanterre a retenu la circonstance aggravante d'antisémitisme
00:28:00et a demandé une interdiction du territoire français de 10 ans
00:28:04à l'encontre de la prévenue, une Algérienne de 42 ans
00:28:07qui a reconnu les faits durant sa garde à vue.
00:28:09Et puis en Australie, les adolescents de moins de 16 ans
00:28:13sont officiellement interdits de réseaux sociaux.
00:28:16Facebook, Instagram, Youtube, TikTok, Snapchat et Reddit
00:28:19ont désormais l'interdiction de conserver les comptes d'utilisateurs de moins de 16 ans
00:28:26ou d'en permettre la création.
00:28:27Les plateformes de streaming Kik et Twitch
00:28:30ainsi que les réseaux sociaux Threads et X
00:28:33sont eux aussi concernés.
00:28:35Merci beaucoup Smaïa.
00:28:36Et puis notre ami Olivier Delagarde est là également
00:28:39parce qu'il est membre du Presse Club.
00:28:41Et hier, le Presse Club a donné son Grand Prix 2025 de l'humour.
00:28:46Et chaque année, ça nous permet de sourire.
00:28:48Et finalement, ce n'est pas si fréquent.
00:28:50On termine avec le budget.
00:28:51Je voulais qu'on voit le sujet de Valentin Rouillon
00:28:53sur les réactions hier à ce budget qui a été voté.
00:28:56et notamment par les Républicains.
00:28:59C'est grâce aux Républicains.
00:29:01Grâce aux Républicains, un budget socialiste a été voté en France.
00:29:05Bravo ! Bravo les Républicains !
00:29:08Valentin Rouillon.
00:29:09C'est un vote qui passe de justesse.
00:29:12Une bataille de gagnés pour le gouvernement
00:29:13mais qui ne manque pas de faire réagir les oppositions.
00:29:17Pour le Parti Socialiste, c'est une réussite.
00:29:21Certains font feu sur les socialistes.
00:29:23Eh bien, je dois vous dire que ça ne nous impressionne pas.
00:29:27Une œuvre utile pour l'EPS.
00:29:29Chez les LR, même si Bruno Retailleau n'approuve pas ce budget,
00:29:33Laurent Wauquiez parle quand même de compromis.
00:29:36Nous nous sommes battus tout au long des débats pour l'améliorer.
00:29:38Ce texte n'est ni parfait, ni idéal.
00:29:40C'est un moindre mal.
00:29:41De son côté, la France insoumise parle de trahison.
00:29:45Ce qu'ont permis les socialistes, c'est de faire en sorte
00:29:47non seulement de leur donner un sursis,
00:29:49de faire perdre du temps au pays.
00:29:52A droite, Jordan Bardella lui aussi affiche son mécontentement.
00:29:55Un budget de la sécurité sociale, de punition et de taxation a été voté
00:29:59grâce à l'alliance des socialistes et des macronistes
00:30:02mais aussi grâce au soutien bienveillant,
00:30:04évidemment coordonné avec le Premier ministre des députés LR.
00:30:07Gabriel Attal, lui, a tenu à saluer le travail du Premier ministre
00:30:10tout en rappelant que l'Assemblée ne faisait que remplir sa mission.
00:30:15Ce qu'a fait le Parlement ce soir, c'est juste son travail en fait.
00:30:19Et qu'on en soit à considérer que c'est un exploit historique
00:30:22que le Parlement puisse adopter un budget,
00:30:24ça rendit long sur la crise profonde.
00:30:26Sébastien Lecornu est satisfait
00:30:28mais regrette que certains restent enfermés
00:30:30dans une opposition systématique.
00:30:33J'ai lu, chère Sarah Salmane,
00:30:37que vous alliez faire partie prochainement
00:30:40d'une émission de télé-réalité sur M6.
00:30:44Non, ce n'est pas de la télé-réalité.
00:30:45Ce n'est pas de la télé-réalité ?
00:30:46En tout cas, j'ai lu, je ne sais pas si c'est vrai ou pas,
00:30:48ça s'appelle Les Traîtres, je crois, et c'est sur M6.
00:30:51Eh bien, je propose que pour la prochaine émission,
00:30:54j'ai un petit casting pour cette émission de M6.
00:30:56J'ai quelques noms, si vous voulez,
00:30:59à leur proposer peut-être pour aller dans cette émission
00:31:02à laquelle vous avez participé, je crois.
00:31:04Mais c'est secret ? On ne peut rien dire ?
00:31:06C'est sorti dans la presse, mais je ne peux rien dire.
00:31:09Vous ne pouvez rien dire.
00:31:11On me l'a proposé, est-ce que ça vaut le coup de la faire ou pas ?
00:31:13Je vous dirai à la presse.
00:31:16Écoutez, mais ils devraient la proposer
00:31:18à quelques membres du Réde des Républicains,
00:31:19à quelques membres du PS, pourquoi pas ?
00:31:22Oui, mais ils ne sont pas très bons,
00:31:23parce que si j'ai bien compris le principe des traîtres,
00:31:25il faut se dissimuler.
00:31:26Là, ils se montrent quand même.
00:31:27Il y a des loyaux et des traîtres.
00:31:28Ah oui, parce que par exemple, le PS,
00:31:30par exemple, M. Vallot,
00:31:32il doit son siège à la France Insoumise,
00:31:34et nous sommes d'accord, je parle sous votre contrôle.
00:31:37Il doit vraiment son siège.
00:31:39Et pareil, M. Faure.
00:31:40C'est-à-dire que si non pas la France Insoumise,
00:31:43ils ne sont pas là où ils sont.
00:31:44Du moins, ça aurait été très compliqué.
00:31:45Et ils ont voté,
00:31:46mais le prochain coup, ils retourneront.
00:31:48Bah oui, bien sûr.
00:31:48Ils y retourneront...
00:31:50A la gamelle.
00:31:51Si demain, à la gamelle !
00:31:53A la gamelle !
00:31:53Ils iront.
00:31:54Oui, mais est-ce que les Insoumis auront pardonné la France Insoumise ?
00:31:56Mais oui !
00:31:57Mais évidemment !
00:31:58Parce qu'il faudra faire barrage républicain.
00:32:01Embraissons-nous sur le ville, etc.
00:32:02Bien sûr, évidemment.
00:32:03Mais tout ça, tout ça, tout ça est assez pitoyable, hélas.
00:32:06Alors, Alexandre Jardin, l'info est confirmée.
00:32:09M. Lecornu s'engage à faire exposer votre facture d'électricité
00:32:11en signant avant Noël la PP3, dit-il.
00:32:15Il y aura une lutte acharnée des gueux contre l'État et les lobbies.
00:32:18On va les battre.
00:32:18Pas question d'abandonner notre peuple.
00:32:20Signer la pétition pour, effectivement...
00:32:22Votre facture d'électricité va exploser.
00:32:24Ils sont prêts à...
00:32:26Ils vont donner aux énergies renouvelables des subventions.
00:32:34Ce qui est évidemment un scandale.
00:32:36Mais c'est pas grave.
00:32:37C'est l'argent des Français.
00:32:38On y va.
00:32:39Alors, écoutez M. Lecornu, qu'il le disait hier,
00:32:43qui achetait les écologistes pour qu'ils votent.
00:32:47Et on en est là.
00:32:48La quatrième République.
00:32:50Petits arrangements.
00:32:51Entre...
00:32:52Même pas amis, d'ailleurs.
00:32:53Entre ennemis.
00:32:54Écoutez ce que disait M. Lecornu.
00:32:56Se répand sous le contrôle du ministre Lescure.
00:32:59Partout dans Paris, la rumeur comme quoi le gouvernement
00:33:01voudrait procéder à un moratoire sur les énergies renouvelables.
00:33:04Et donc, je tiens à démentir cette rumeur qui circule partout dans Paris.
00:33:08Il n'y a pas de moratoire prévu par le gouvernement sur les énergies renouvelables,
00:33:12quels qu'ils soient.
00:33:13Et encore moins sur les énergies renouvelables
00:33:16qui s'appuient sur des filières industrielles souveraines, françaises,
00:33:19que nous avons cherchées toutes et tous à développer
00:33:21depuis maintenant de nombreuses années.
00:33:23Je suis normand.
00:33:25Je ne veux pas toutes les citer.
00:33:26Mais enfin, il est clair que cela soit sur l'éolien en mer,
00:33:29sur le solaire, sur les enjeux de géothermie.
00:33:32Bref, autant de sujets sur lesquels on aura l'occasion de revenir.
00:33:35Donc en tout cas, je veux que cette idée reçue,
00:33:38ou en tout cas cette fausse rumeur, il y soit mis fin.
00:33:41Troisième des choses, nous avons enfin aujourd'hui, Mme la Présidente,
00:33:44le rapport d'RTE sur la consommation d'énergie
00:33:48et sur les différents scénarios qu'il peut préconiser pour les années qui vont venir.
00:33:52C'est là-dessus que je souhaite qu'on redémarre nos discussions sur la PPE,
00:33:56non pas pour amoindrir les objectifs,
00:33:58ce qui est l'occasion aussi de le dire, Mme la Présidente,
00:34:00mais au contraire de voir comment on peut accélérer l'électrification décarbonée du pays.
00:34:06On voit bien qu'on a beaucoup trop de dépendance aux énergies fossiles,
00:34:09notamment au gaz, ce qui n'est pas sans poser des difficultés
00:34:12ou des gros enjeux en matière de souveraineté.
00:34:14On ne peut pas dépendre d'un gaz venu désormais d'un continent étranger.
00:34:18Donc on doit accélérer l'électrification d'un certain nombre d'usages,
00:34:21y compris d'ailleurs pour les PME.
00:34:23C'est le chantier que j'ai donné au ministre Lescure,
00:34:25également d'ailleurs sur la réflexion sur la fiscalité de l'électricité.
00:34:28Vous vous rendez compte, ça s'est dit à 15h, avant le vote.
00:34:31Il a tellement la trouille, il a tellement la trouille, Sébastien Lecord,
00:34:37qu'il dit qu'il n'y a surtout pas de moratoire.
00:34:39On est avec vous les écologistes.
00:34:40C'est l'argent des Français.
00:34:42C'est-à-dire qu'on va dépenser des subventions folles
00:34:45pour des énergies renouvelables qui ne servent à rien.
00:34:48Mais il veut tellement garder sa voiture à cocarde à Matignon
00:34:51qu'une heure avant, il dit, on est là, on est avec vous les écolos,
00:34:57on est avec vous, Sébastien Lecornu qui vient de la droite.
00:35:01Mais ces gens sont prêts à tout, je vous assure, mais c'est invraisemblable.
00:35:05Alors, il y a quand même quelques sénatrices qui sauvent la politique.
00:35:14J'aurais voulu vous la faire écouter, Christina Pluchet.
00:35:17Hélas, le temps de parole me l'interdit, donc je suis obligé de vous citer.
00:35:20Elle est sénatrice de l'heure en Normandie.
00:35:23Elle est membre de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable.
00:35:26Elle est membre du groupe des Républicains.
00:35:28Et que dit-elle hier ?
00:35:31C'est un cri du cœur.
00:35:32Elle a défendu un amendement d'arrêt des subventions aux énergies intermittentes.
00:35:36Elle a pris le cas des boulangers qui ne peuvent plus supporter une augmentation de l'électricité.
00:35:39Elle assure que financer les énergies renouvelables induira un doublement de la facture d'électricité.
00:35:44Et elle a pris à partie les sénateurs.
00:35:47Aujourd'hui, c'est quoi notre job ?
00:35:48C'est d'assurer aux Français, aux entreprises et aux collectivités une électricité qui soit fiable, abondante et surtout bon marché.
00:35:54Voilà quelqu'un qui révèle, qui relève l'honneur de la politique.
00:35:58Continue à soutenir des énergies intermittentes.
00:36:00Vous savez tous que ça coûtera des milliards et que la conséquence sera une énième hausse du coût de l'électricité.
00:36:05Ce qui se passe en France à tous les niveaux est un scandale.
00:36:08C'est un scandale.
00:36:10Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:36:11C'est un scandale.
00:36:12Et tout ça, arrangement entre amis.
00:36:15Par pitié, faisons une pause pour préserver le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité de nos entreprises.
00:36:21Et comme il n'y a pas d'élection avant un an, ils jouent la montre.
00:36:25Ils jouent la montre.
00:36:26Et vous ne savez pas ce qui peut se passer.
00:36:28Ils jouent la montre.
00:36:29Vous savez très bien qu'aujourd'hui, nos entreprises ne sont plus capables de supporter la moindre augmentation.
00:36:33Les patrons sont vent debout.
00:36:34Mais personne ne bouge dans ce pays.
00:36:36Donc, financer les énergies renouvelables induira un doublement de la facture d'électricité.
00:36:40Ce n'est plus supportable.
00:36:41Vous n'êtes pas des gens sérieux.
00:36:42Voilà ce qu'a dit Christina Pluchet, républicain.
00:36:46Elle dit ce que tous les spécialistes de l'électricité disent de M. Proglio à Donald Trump.
00:36:54Tous.
00:36:55Tous les gens sérieux disent cela.
00:36:57Mais il fallait aller à la pêche aux voies écologistes.
00:37:00Donc, il se couche le corps nu.
00:37:03Et il dit qu'il n'y a pas de moratoire.
00:37:06Les Français vont banquer.
00:37:07Mais les LR n'étaient pas obligés de voter.
00:37:12Et ils l'ont fait.
00:37:13Je suis d'accord avec vous.
00:37:15Je suis hélas d'accord avec vous.
00:37:20Madame Thévenet, vous êtes venue pour nous parler de Brigitte Bardot.
00:37:23Ça peut nous donner un peu de baume au cœur.
00:37:26Quelques secondes.
00:37:27Et pourquoi vous êtes venue ?
00:37:28Parce que le film n'est pas programmé comme vous souhaiteriez qu'il soit programmé.
00:37:32C'est bien ça ?
00:37:32Oui, ce film, c'est l'occasion de passer une heure et demie en tête à tête avec Brigitte.
00:37:37Et c'est vrai que le public se plaint beaucoup sur les réseaux de ne pas avoir accès au film en salle.
00:37:43Notamment parce qu'on manque cruellement de séances de soirée.
00:37:46Donc, on s'est demandé pourquoi.
00:37:47Est-ce que c'est à cause des propos polémiques ?
00:37:49Et c'est vrai que si c'est le cas, c'est dommage.
00:37:51Parce que Brigitte Bardot, c'est bien plus que ça.
00:37:52Dans le film, on parle de la liberté d'expression, de son rapport à la petite vierge,
00:37:56de son combat pour la cause animale.
00:37:58Mais aussi du nombre de femmes qu'elle a soutenues ou encore de son pouvoir dans l'industrie du cinéma.
00:38:04En même temps, les distributeurs, j'imagine que s'ils ne le programment pas en soirée,
00:38:08c'est qu'ils considèrent que le public n'est pas là.
00:38:12C'est la loi un peu de l'offre et de la demande.
00:38:14Ils ne sont pas fous, les distributeurs.
00:38:16Ils n'ont pas intérêt à vider leur salle.
00:38:18Donc, je...
00:38:20Je ne sais pas.
00:38:21En tout cas, j'espère que le film restera longtemps en salle
00:38:24et que le public pourra passer ce moment avec Brigitte.
00:38:26Bon, c'est vous...
00:38:28On peut voir quelques images de Brigitte Bardot.
00:38:30D'abord, ça nous permet de la saluer,
00:38:32de saluer également notre ami Norbert Saada,
00:38:34qui est proche d'elle et qui vient régulièrement nous parler
00:38:37ou nous donner de son nouvel.
00:38:38Voyons quelques images de Brigitte Bardot
00:38:39et puis allez voir évidemment ce film
00:38:42si tant est que vous soyez intéressé par Brigitte Bardot
00:38:44et par des films formidables comme En cas de malheur et La vérité, par exemple.
00:38:47Ma vie a été plusieurs vies.
00:38:52Elle était une danse, elle était une model,
00:38:54une actrice, une cantante.
00:38:56Bardot était définitivement une image iconique.
00:39:04La gloire, c'est formidable et c'est invivable.
00:39:09Il n'y a plus de l'amour.
00:39:10C'est vrai.
00:39:10Elle a osé avant tout le monde.
00:39:17On se rend compte à quel point elle a pu nous libérer.
00:39:22Je ne savais pas la révolution que j'allais amener, moi.
00:39:25Ce n'est pas marqué dans le scénario.
00:39:27Brigitte Bardot est une mace
00:39:28qui a été créée sur des fragilités.
00:39:30Je suis née libre et je m'en prie.
00:39:32Elle se plante.
00:39:33Mais ce qui est intéressant surtout,
00:39:35c'est que c'est une beauté moderne, je trouve,
00:39:38et Laura Thévenais.
00:39:39C'est-à-dire que parfois,
00:39:41la mode des beautés évolue.
00:39:43Et les femmes des années 50,
00:39:46ce ne sont peut-être pas les mêmes critères.
00:39:49Et elle, je trouve que c'est une beauté d'aujourd'hui.
00:39:52C'était une beauté aussi totalement libre.
00:39:54Libre de marcher pieds nus,
00:39:55de s'habiller comme elle voulait,
00:39:56d'embrasser qui elle voulait.
00:39:58Et cette liberté aussi rendait sa beauté
00:40:00encore plus attirante, je pense.
00:40:03Écoutez, allez voir en tout cas ce film.
00:40:04Brigitte Bardot, il est sorti le 3 décembre
00:40:06et c'est un documentaire.
00:40:07Je disais que notre ami Olivier Delagarde est là.
00:40:10Vous le connaissez.
00:40:11Vous êtes dans ce jury.
00:40:13Je fais partie de ce jury.
00:40:15C'est une des bonnes choses de notre métier.
00:40:17Vous savez, on n'a pas trop l'occasion tout le temps
00:40:19de s'amuser quand on traite la politique.
00:40:21Je parle sous le contrôle de Jacques Serret
00:40:22qui sait de quoi je parle.
00:40:23Et donc là, on se réunit
00:40:254 ou 5 fois par an.
00:40:27Alors, qui est dans le jury ?
00:40:28Alors, il y a un certain nombre de journalistes.
00:40:30Il y a Bernard Delagarde en tant que président
00:40:32du Presse Club qui préside ce jury.
00:40:34Et puis, on a des journalistes
00:40:36qui sont d'un peu tous les médias.
00:40:38Et donc, comment ça se passe ?
00:40:40De tous les médias, c'est-à-dire,
00:40:41ça va de Libération à...
00:40:43Ça va du Figaro à Libération
00:40:45en passant par France Télévisions.
00:40:48On est très, très, très, très ouverts.
00:40:53Mais vous venez, venez, Pascal.
00:40:55Que des gens labellisés.
00:40:56Mais que des gens labellisés.
00:40:59Voilà.
00:41:00Bon, alors là, je vais...
00:41:01Alors, vous me direz qu'il y a...
00:41:02Je vais citer les petites phrases.
00:41:04Claude Maluret a dit
00:41:04« Pauvre extrême-gauche,
00:41:05dont le bilan se résume un siècle
00:41:06à bouffer du curé
00:41:07pour finir par lécher les bottes des Molas. »
00:41:09Bon, il a dit également
00:41:11« Le budget s'annonce encore plus difficile
00:41:12à monter qu'un meuble Ikea. »
00:41:13Ça, c'est le grand prix, Maluret,
00:41:15pour presque l'ensemble de son œuvre.
00:41:16Parce que Maluret, il nous en a fait
00:41:18quand même quelques-unes, quoi.
00:41:21Rachida Dati.
00:41:22Alors, lui, c'est lequel est le grand prix ?
00:41:23C'est le pauvre ex-gauche ?
00:41:25C'est Maluret qui a eu le grand prix.
00:41:27D'accord.
00:41:27Pour l'ensemble de son œuvre ?
00:41:28Non, et puis, on avait mis en...
00:41:30On avait sorti ces deux phrases,
00:41:32mais il y en avait d'autres.
00:41:33D'accord.
00:41:33Oui, parce qu'il en a fait quelques-unes.
00:41:34Alors, Rachida Dati,
00:41:35n'avoir dans une écurie
00:41:36que des étalons,
00:41:37ça peut mal se terminer
00:41:38pour un meilleur équilibre.
00:41:39C'est pas mal d'avoir
00:41:40des percherons également.
00:41:41C'est excellent.
00:41:41Et il y a aussi les juments.
00:41:43Moi, je trouve que c'est plus drôle.
00:41:44Moi aussi.
00:41:45Je trouve que c'est beaucoup plus drôle.
00:41:47Ah oui, je trouve que c'est beaucoup...
00:41:48Je trouve que c'est même plutôt
00:41:49plus corrosif, plus...
00:41:51Plus acide.
00:41:52Oui, plus acide, moins convenu.
00:41:54Je trouve que Maluret,
00:41:55c'est très convenu, pardonnez-moi.
00:41:57C'est très drôle, Rachida.
00:41:58C'est très convenu, ce qu'il dit.
00:41:59Écoutez, vous savez,
00:42:00dans un jury,
00:42:01on n'est pas toujours d'accord.
00:42:02Oui, mais je trouve
00:42:02qu'il est un peu politiquement correct.
00:42:04Moi, j'aime beaucoup
00:42:05celle de Geneviève Dargusec,
00:42:06qui quitte le ministère du Travail
00:42:09et qui a cette phrase
00:42:10qui est formidable, finalement,
00:42:11qui dit, je vous avais dit
00:42:12il y a trois mois
00:42:13que je ne ferais pas de miracle.
00:42:15Eh bien, vous voyez,
00:42:16j'ai tenu parole.
00:42:17Ah oui, c'est pas mal, ça.
00:42:18Parce qu'il y a d'autres dérisions.
00:42:19Oui, moi, je suis d'accord, Égo.
00:42:20En fait, tout est mieux que Maluret.
00:42:21Je trouve que Maluret,
00:42:23pardonnez-moi,
00:42:24c'est un peu lourd.
00:42:25Alors, tout le monde
00:42:26trouve ça formidable.
00:42:27Non, c'est pas lourd,
00:42:28c'est un peu Quatrième République.
00:42:29C'est un peu démonstratif.
00:42:31C'est un peu l'ancienne.
00:42:32On dit encore une fois,
00:42:34on a le droit de s'exprimer.
00:42:35Il y a eu des bas
00:42:36qui nous donnent, etc.
00:42:37Alors, M. Delogui,
00:42:39il faut construire plus
00:42:41de logements sociaux
00:42:41pour loger
00:42:42ceux qui sont expulsés
00:42:43de leurs logements sociaux.
00:42:45Oui, alors,
00:42:46parce qu'il y a deux types d'humour
00:42:47si vous voulez.
00:42:48Ça, c'est pas un rire volontaire.
00:42:50Il y a évidemment
00:42:51ceux qui veulent faire de l'humour
00:42:52et puis il y a ceux
00:42:53qui font de l'humour
00:42:55involontaire.
00:42:56Je pense que Sébastien Delogui,
00:42:58qui nous en a fait
00:42:58quand même quelques-unes,
00:42:59c'est un candidat
00:43:01très prometteur.
00:43:01Oui, mais honnêtement,
00:43:03je trouve que votre jury,
00:43:04c'est terrible
00:43:05parce que même là,
00:43:06c'est-à-dire que vous avez
00:43:07récompensé le plus
00:43:08politiquement correct
00:43:09de tous,
00:43:10c'est-à-dire Claude Maluret.
00:43:11Par exemple,
00:43:12Sarah Knava,
00:43:13je trouve ça beaucoup plus drôle
00:43:14ce qu'elle a dit.
00:43:15Si Bruno Le Maire
00:43:16voulait rembourser
00:43:17la dette qu'il a causée,
00:43:20les 1000 milliards d'euros,
00:43:21il devrait faire la planche
00:43:22pendant 62 millions d'années.
00:43:23Moi, je trouve ça
00:43:23beaucoup mieux.
00:43:24Mais je vais vous dire
00:43:25un truc, Pascal,
00:43:26flûte !
00:43:27Le jury est souverain.
00:43:29Vous n'êtes pas d'accord.
00:43:30Mais il est politiquement correct.
00:43:32Comme toujours.
00:43:33Mais il est politiquement correct.
00:43:33Vous l'avez donné
00:43:35à Claude Maluret.
00:43:36C'est l'autre qui est politiquement...
00:43:36On a le droit.
00:43:37Mais vous avez tous les droits.
00:43:38Mais moi,
00:43:39je ne veux pas dire
00:43:39que vous êtes politiquement correct.
00:43:40Vous pouvez le dire.
00:43:41Moi, je vous dis
00:43:42que c'est très bien.
00:43:43parce qu'en fait,
00:43:45je vais vous dire,
00:43:47moi, je vous connais les journalistes.
00:43:48C'est-à-dire que récompenser
00:43:49Sarah Knafo,
00:43:50ça vous ferait mal.
00:43:51Mais on l'a récompensé !
00:43:53Mais non !
00:43:53Mais si !
00:43:54Et d'ailleurs,
00:43:55elle est venue...
00:43:55Alors d'ailleurs,
00:43:56c'était très sympa.
00:43:58Même Raju Nadati,
00:43:59ça vous ferait mal.
00:44:00C'est très sympa
00:44:00parce qu'elle est venue
00:44:01chercher son prix.
00:44:03Elle a fait un discours.
00:44:03Elle a quoi comme prix ?
00:44:05Elle a le...
00:44:05Je ne sais plus.
00:44:06Parce qu'il y a une dizaine de prix,
00:44:08si vous voulez.
00:44:08Je vous taquine.
00:44:11Ce qui est important,
00:44:12c'est d'avoir un prix.
00:44:13Exactement.
00:44:14Le premier accès-site,
00:44:15etc.
00:44:15Le deuxième...
00:44:15Vous avez bien fait de venir.
00:44:16Le troisième dauphine.
00:44:18Vous me connaissez,
00:44:19je vous taquine un peu.
00:44:20Très bien ce prix.
00:44:21C'est formidable.
00:44:21Et je pense à Gérard Leclerc
00:44:22parce qu'il était régulièrement
00:44:24dans ce prix.
00:44:25Il l'adorait et nous l'adorions.
00:44:26Mais on s'abuse bien
00:44:27quand même à ce prix.
00:44:28Exactement.
00:44:28Bruno Retailleux a expulsé
00:44:29plus de gens des LR
00:44:30que de migrants clandestins
00:44:31depuis qu'il est ministre
00:44:32de l'Intérieur.
00:44:33Ça, c'est Bardella ?
00:44:34Je trouve ça drôle.
00:44:34Pas mal.
00:44:35Je trouve ça vraiment bien.
00:44:37Non mais vraiment,
00:44:38tout est mieux que Maluré.
00:44:39Oui, tout est...
00:44:39Ah ben, rajoutez...
00:44:41Non mais je...
00:44:42Voilà.
00:44:43Éric Nolot.
00:44:44Je vais vous travailler
00:44:45en férocité, vous savez.
00:44:47Je vais vous travailler
00:44:48en férocité,
00:44:48c'est dans Pulp Fiction, ça.
00:44:50Je crois que c'est du Audiard, ça.
00:44:52C'est les tontons flingueurs.
00:44:53Non, ah bon ?
00:44:53Je vais le travailler en férocité ?
00:44:55Je ne crois pas
00:44:56qu'on attende d'un ministre
00:44:57qu'il soit spécialiste
00:44:58de ces sujets, Elisabeth Borne.
00:44:59Mais elle ne fait pas expérience.
00:45:00C'est un volontaire.
00:45:02Oui, mais bon.
00:45:04Elle l'a prouvé.
00:45:05Elle l'a prouvé.
00:45:07Alors, ce qui est dommage,
00:45:07c'est que c'est quand même
00:45:08tombé super mal,
00:45:09la remise de ce prix.
00:45:10Pourquoi ?
00:45:10Parce que c'est tombé en plein
00:45:11au milieu du vote du PLFSS
00:45:13et donc il y avait
00:45:14un certain nombre
00:45:15de parlementaires
00:45:15qui devaient venir
00:45:16récupérer leurs prix
00:45:18et puis qui étaient bloqués
00:45:19à l'Assemblée.
00:45:20C'est le cas d'Elisabeth Borne.
00:45:21Alors, Bernard Briand,
00:45:22président du Conseil,
00:45:22c'est assez sympa.
00:45:23Bernard Briand a dit
00:45:24on quitte tout facilement
00:45:25pour vivre à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:45:27On vient en quête
00:45:27de tranquillité familiale
00:45:29ou encore ouvrier qualifié
00:45:30pour travailler dans le froid.
00:45:31Alors ça,
00:45:31je vous explique un petit peu.
00:45:33Expliquez-moi ça.
00:45:34En fait, c'est une campagne
00:45:35de publicité
00:45:36sur laquelle il rebondissait
00:45:38après la proposition de Wauquiez
00:45:39qui voulait faire des prisons
00:45:42de haute sécurité
00:45:43à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:45:44et envoyer les OQTF
00:45:45à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:45:46Le député du coin s'est dit
00:45:49j'ai eu une opportunité
00:45:50de faire parler
00:45:51de Saint-Pierre-et-Miquelon
00:45:52donc on a voulu
00:45:53adresser un petit coup
00:45:55de petit bout de chapeau
00:45:56et cette campagne
00:45:56était assez marrante.
00:45:58Dernière petite saillie
00:45:59on demande à Sébastien Lecornu
00:46:00de gagner une partie de poker
00:46:01avec un 2 de trèfle
00:46:02et c'est Jean-Louis Bourlange
00:46:04ancien président
00:46:04de la commission
00:46:05des affaires étrangères
00:46:06de l'Assemblée
00:46:06c'est classique
00:46:08mais c'est plutôt rigolo
00:46:09plutôt sympa.
00:46:10C'était Rachida Dati
00:46:11le plus drôle.
00:46:12Moi je trouve que c'est Rachida Dati
00:46:13moi je vote Rachida Dati
00:46:14je n'avoir dans une écurie
00:46:16que des étalons
00:46:17ça peut mal se terminer.
00:46:19Mais Pascal, venez
00:46:19venez à ce jury
00:46:20venez
00:46:21vous êtes bien sûr
00:46:22que tous les politiciens
00:46:23ont un point.
00:46:23Franchement
00:46:23je pense qu'aucun jury
00:46:25ne m'accepterait
00:46:25dans aucun domaine.
00:46:28Fongez-vous des questions.
00:46:29Vous pouvez créer
00:46:30votre propre jury.
00:46:31Je pense qu'aujourd'hui
00:46:32je ne peux pas vous conseiller
00:46:33de m'inviter dans un jury.
00:46:36Non mais on vous mettra
00:46:37un sac en papier sur la tête
00:46:38il n'y a pas de problème.
00:46:41Bon et puis nous
00:46:42on aimerait bien inviter
00:46:42Monsieur Lecornu
00:46:43parce que ce matin
00:46:44on l'a égratigné.
00:46:45Après ce que vous l'avez collé
00:46:46il va venir justement.
00:46:47Il a envie de venir là
00:46:48parce que vous avez dit
00:46:49Vous me dites ça à moi ?
00:46:51Je vous dis ça à vous
00:46:52je vous dis ça
00:46:53je vous dis ça
00:46:53à qui veut
00:46:54donc Monsieur Lecornu
00:46:55ça serait bien qu'il vienne
00:46:56je lui dirais
00:46:56pourquoi vous soutenez
00:46:57les énergies renouvelables
00:46:58je ne veux lui en parler
00:46:59personne
00:47:00Pourquoi vous soutenez
00:47:01les énergies renouvelables
00:47:02qui vont coûter
00:47:03une blonde à la France
00:47:0440 milliards
00:47:0440 milliards
00:47:05et qui vont augmenter
00:47:06la faiture
00:47:06je lui demanderais
00:47:08pourquoi ?
00:47:09C'est pour garder
00:47:10votre santeuille
00:47:10Monsieur Lecornu ?
00:47:12Vous lui donnez envie
00:47:12de venir.
00:47:13Vous avez une manière
00:47:14de lancer des invitations
00:47:14très particulières.
00:47:16C'est assez singulier.
00:47:17Vous avez raison.
00:47:18Vous avez raison
00:47:19pour l'histoire du jury
00:47:19nous ne faisons que
00:47:23traduire simplement
00:47:24les questions
00:47:24que tout le monde se pose
00:47:26mais que en tout cas
00:47:27certains se posent
00:47:28ça sonne
00:47:29ça sonne
00:47:30on va à la porte
00:47:31Allo ?
00:47:31Qui est là ?
00:47:32Oui bonjour
00:47:33Qui va là ?
00:47:34Mauvais invité
00:47:34Qui va là je te prie ?
00:47:36Bonjour Ami
00:47:37Vous savez qu'en province
00:47:38comme ça
00:47:39c'est un truc
00:47:39vous venez de la province ?
00:47:41Je viens d'Angers oui
00:47:42Les gens comme ça
00:47:43t'es chez toi tranquillement
00:47:44et puis les gens
00:47:45frappent à ta porte
00:47:45et ils entrent
00:47:46c'est un truc qui existe
00:47:47en région
00:47:47en province
00:47:48moi à Paris
00:47:49Pas tant que ça
00:47:49je vous assure
00:47:50Ah si si
00:47:50les gens viennent
00:47:51les gens qui ne vous connaissent pas
00:47:54Je jure que c'est vrai
00:47:55Mais c'est pas des gens
00:47:56qui vous connaissent
00:47:57C'est vrai ?
00:47:58Ça s'appelle un cambriol
00:48:00Comment ?
00:48:01Je vous jure que c'est vrai
00:48:02tu rentres à des gens
00:48:03Mais des gens ils vont pas frapper
00:48:05Mais des gens qui sont des amis
00:48:06Ils disent
00:48:07Ah bah je passe
00:48:07Tiens
00:48:07Ah bah oui
00:48:08Ah mais moi je ne le souhaite pas
00:48:09Je ne le souhaite pas
00:48:12Vous n'avez pas d'amis ?
00:48:13Non mais justement
00:48:14Moi j'en ai de moins en moins
00:48:15J'en ai de moins en moins
00:48:18Monsieur Hill alors ?
00:48:20On va parler d'immobilier
00:48:21figurez-vous
00:48:22Ah oui
00:48:22Ah c'est génial
00:48:23Il est là le monsieur
00:48:24de l'immobilier de luxe ?
00:48:26Pas encore
00:48:27Parce que c'est dans 10 minutes
00:48:27Alors ça c'est hypnotique
00:48:29Comment ça s'appelle ?
00:48:30L'agence
00:48:31Ah alors
00:48:32Ça j'adore
00:48:33Alors c'est hypnotique
00:48:35Donc tu arrives dans Paris
00:48:37Il y a un appartement
00:48:38de 800 mètres carrés
00:48:39qui est sublime
00:48:40Il y a un couple qui est là
00:48:42Généralement ils ont 30 ou 35 ans
00:48:44Comment ils ont fait
00:48:44pour avoir autant d'argent ?
00:48:46Tu as trois petits enfants
00:48:47qui courent
00:48:47Et puis il y a les parents
00:48:48Là je crois qu'ils vont être bien
00:48:50Effectivement
00:48:50Tu passes une chambre
00:48:51C'est juste mon appartement
00:48:52La chambre des enfants
00:48:53C'est formidable
00:48:54Et tout d'un coup
00:48:56Mais j'aime pas trop le verre
00:48:57Et puis alors
00:48:58Il y a le type qui vient derrière
00:48:59Qui dit
00:48:59Ça a été très dur
00:49:01Parce qu'il a fallu la convaincre
00:49:02Mais bon je crois que là
00:49:03Je vais vraiment réussir
00:49:05A essayer de la convaincre
00:49:07Mais bon c'est une cliente difficile
00:49:08Parce qu'elle a vu un autre appartement
00:49:09J'adore cette émission
00:49:10Le concept c'est de vendre un appartement
00:49:11J'adore cette émission
00:49:12C'est hypnotique
00:49:13Quand tu tombes dessus
00:49:14Tu peux pas t'arrêter
00:49:15C'est fou
00:49:16Bah on va rentrer un petit peu
00:49:17dans les coulisses
00:49:17Et puis après il y a Faudel
00:49:19Qui nous rejoindra
00:49:20Faudel ?
00:49:21Mais bien sûr
00:49:21Faudel
00:49:22Faudel de Faudel ?
00:49:25Ah bah ouais
00:49:25Tellement je t'aime
00:49:27Tellement je t'aime bien sûr
00:49:29Je pense à toi
00:49:29Je pense à toi
00:49:30Bien sûr
00:49:30Formidable
00:49:30Faudel
00:49:31Bon
00:49:32Evidemment il faut avoir
00:49:33Un bel appartement
00:49:34Pour votre ami du luxe
00:49:36Ah bah là oui
00:49:37C'est pas
00:49:38C'est pas les petits apparts
00:49:39Non non
00:49:40C'est de l'appart
00:49:41À la Pascal Pro quoi
00:49:42C'est cela
00:49:43Bah ils iront chez Vincent Herbouet
00:49:44Le prochain coup
00:49:45Parce qu'il n'y a pas de raison
00:49:46Que je sois tout seul
00:49:46Il est 9h55
00:49:48Merci Pascal
00:49:48Merci beaucoup
00:49:49Et Laura
00:49:50Merci d'être venue
00:49:51Et bon courage pour ce film
00:49:52Bardot
00:49:53Qu'on peut voir dans toute la France
00:49:54Dans toute la France
00:49:56Et en plus
00:49:57Une partie des
00:49:58Du film
00:49:59Des recettes du film
00:50:00S'est renversée à la cause animale
00:50:01Donc peut-être pour Noël
00:50:02Au lieu d'acheter des animaux
00:50:04Pour les manger
00:50:05Vous pouvez acheter une place de cinéma
00:50:06Pour les sauver
00:50:06Ah oui
00:50:07Parce que vous êtes
00:50:08Moi je suis militante
00:50:10Oui pour la cause animale
00:50:11Bah
00:50:11Je trouve que c'est une belle cause
00:50:14Bien évidemment
00:50:14Mais vous ne mangez pas du tout
00:50:16Non
00:50:18Des escargots même pas
00:50:19Non
00:50:20Mais j'ai goûté
00:50:21Quand j'étais petite à tout
00:50:22Forcément
00:50:22Française
00:50:23Donc j'ai un peu goûté de tout
00:50:24Vous ne mangerez pas
00:50:25C'est quoi qu'on mange le soir de Noël
00:50:27La dinde
00:50:28Et du foie gras
00:50:29Non
00:50:30Le foie gras non
00:50:30Non
00:50:31Et même pas les marrons
00:50:33Les marrons oui
00:50:34Les jus de marrons
00:50:35Non mais c'est votre choix
00:50:36Non mais je suis sur chaque ligne
00:50:37Et vous par exemple
00:50:39De la même manière
00:50:39Vous ne mangez pas de dinde
00:50:41De foie gras
00:50:42Non non
00:50:42De foie gras encore moins
00:50:43De rose bif
00:50:44Comme disait
00:50:44Rose bif encore moins
00:50:46Utilisé dans un autre sens
00:50:47Par Vincent
00:50:48Pas de rose bif
00:50:49Pas de dinde
00:50:50Pas de foie gras
00:50:50J'entends j'entends
00:50:53Il est 9h56
00:50:55Merci beaucoup
00:50:55Et donc joyeuses fêtes
00:50:57De fin d'année
00:50:57En avance
00:50:59Alors qu'est-ce qu'on mange
00:51:01Le soir de Noël
00:51:01Chez vous par exemple
00:51:02Les huîtres
00:51:03Non mais de tout
00:51:04De tout
00:51:04Mais version végétarienne
00:51:06Et par exemple
00:51:07Le soir de Noël
00:51:08Et un menu végétarien
00:51:09De Noël
00:51:09Le foie gras par exemple
00:51:10Ça existe en végan
00:51:11Ah bon ?
00:51:13Tout existe en végan
00:51:14Oui tout existe
00:51:14Quand j'ai commencé
00:51:15Rien n'existait
00:51:16J'avais le sentiment
00:51:17De me priver de beaucoup de choses
00:51:18Mais finalement
00:51:18Tout existe maintenant
00:51:19Le tofu
00:51:21Oui
00:51:22Aussi
00:51:23Là il ne faut pas exagérer
00:51:25Le tofu le soir de Noël
00:51:27C'est quand même
00:51:28Non mais c'est quoi
00:51:29Un repas de Noël
00:51:30Un repas de Noël
00:51:32De fêtes
00:51:32Végétarien
00:51:33Mais qu'est-ce que c'est
00:51:34Pour vous par exemple
00:51:35Non mais vous répondez pas
00:51:38Ah non mais je voulais
00:51:39Que vous répondiez à la question
00:51:40Il est 9h57
00:51:41A tout de suite
00:51:42Il est 10h03
00:51:47On est 13h en retard
00:51:48Sommayal Abidi
00:51:49Nous rappelle les titres
00:51:50Deux clandestins algériens
00:51:55Condamnés à 10 mois de prison
00:51:56Pour l'agression antisémite
00:51:58D'un adolescent
00:51:59Dans un bus de Seine-Saint-Denis
00:52:00Les suspects
00:52:01Dont l'un était visé
00:52:02Par une OQTF
00:52:03Ont arraché la kippa
00:52:05D'un lycéen juif
00:52:05De 17 ans
00:52:06En fin octobre
00:52:07Et l'ont menacé de mort
00:52:08Delphine Ernotte
00:52:10Auditionnée cet après-midi
00:52:11Par la commission d'enquête
00:52:12Sur la neutralité
00:52:13De l'audiovisuel public
00:52:15Composée de 30 députés
00:52:17La commission vise à garantir
00:52:18L'impartialité
00:52:19Chez France Télévisions
00:52:20Mais aussi à interroger
00:52:22L'utilisation des fonds publics
00:52:24Une audition
00:52:24Que vous pourrez suivre
00:52:25Sur Seine-Sprime
00:52:26Et puis plus de 500 000 personnes
00:52:29Ont été évacuées
00:52:30Ont évacué les régions frontalières
00:52:33De la Thaïlande et du Cambodge
00:52:34Après des combats
00:52:35Qui ont fait au moins 11 morts
00:52:36Depuis le début de la semaine
00:52:37Situation qui a amené
00:52:39Donald Trump
00:52:40A annoncé son intervention
00:52:41Je cite
00:52:42Pour arrêter les hostilités
00:52:43Merci Soumaïa
00:52:45On a beaucoup de choses à parler
00:52:45Avant 10h30
00:52:46Mais on va recevoir Frédéric Hermel
00:52:47C'est ça la foi
00:52:49Et c'est vrai que
00:52:50C'est chez Fayard
00:52:51Et c'est le moment
00:52:53J'ai envie de dire
00:52:53Ce moment de Noël
00:52:54Qui permet parfois
00:52:55De revenir à des choses essentielles
00:52:57Aujourd'hui je pourrais disserter
00:52:58Des heures
00:52:59Écrivez-vous
00:52:59Des jours et des nuits
00:53:00Je pourrais faire appel
00:53:01A des gens beaucoup plus intelligents
00:53:02Beaucoup plus cultivés
00:53:03Beaucoup plus sages
00:53:04Je pourrais écouter avec respect
00:53:05Et admiration
00:53:06Les plus grands théologiens
00:53:07Rien ni personne
00:53:09Ne pourra me convaincre
00:53:10Que la foi n'est autre chose
00:53:11Et avant tout
00:53:12Et simplement
00:53:12Et purement
00:53:13Et définitivement
00:53:14Qu'une rencontre
00:53:15Entre Dieu
00:53:16Et l'une de ses créatures
00:53:19Appelée être humain
00:53:20Bonjour Pascal
00:53:21Bonjour à tous
00:53:22Bonjour
00:53:22Vous avez rencontré Dieu
00:53:23Oui
00:53:24Alors j'ai pas beaucoup de mérite
00:53:25Moi parce qu'il est écrit
00:53:26Dans l'évangile
00:53:27Heureux ceux qui croient
00:53:28Sans avoir vu
00:53:28Moi j'ai eu le malheur
00:53:30De perdre mon père à 13 ans
00:53:31C'était dur
00:53:32J'étais un très bon élève
00:53:34J'étais un très bon élève à l'école
00:53:35Et du jour au lendemain
00:53:36Je faisais 25 fautes
00:53:38Moi qui étais de si bon en français
00:53:39En dictée
00:53:39Et ça a été très très dur
00:53:41J'ai redoublé ma troisième
00:53:42Et une nuit
00:53:44J'ai vu la main de Dieu
00:53:45Me sortir de l'ombre
00:53:47Voilà
00:53:48Et après ma vie
00:53:49A repris son cours
00:53:50Donc il était temps
00:53:52D'écrire là-dessus
00:53:52Il était temps
00:53:53Ça c'était il y a 40 ans
00:53:55Plus de 40 ans
00:53:56Il était temps d'écrire
00:53:57Et de remercier aussi le Seigneur
00:53:58Pour ce moment
00:54:00Ou cette rencontre
00:54:01Qui après a bouleversé ma vie
00:54:03Bien entendu
00:54:04Bon comme vous avez été longtemps
00:54:05Un journaliste qui a parlé de football
00:54:07Je me dis
00:54:08Est-ce que vous avez été influencé
00:54:09Par la main de Dieu de Maradona
00:54:10Lorsque cette main
00:54:12Non moi je suis plutôt
00:54:13Zidane et Platini que Maradona
00:54:15Non mais
00:54:16Oui mais c'est vrai
00:54:18Plaisanterie
00:54:19Bien sûr
00:54:19C'est quoi la main de Dieu
00:54:21Au milieu de la nuit
00:54:22Mais je l'ai vu physiquement
00:54:23C'est physique
00:54:24C'est un songe
00:54:25C'est un songe
00:54:25C'est physique
00:54:26Vous le voyez
00:54:27Vous voyez quelque chose
00:54:29Ça peut paraître dingue
00:54:30Bah non
00:54:30Bah c'est pour un fou
00:54:31Mais c'est la réalité
00:54:32Je ne vais pas vous le dire
00:54:33Vous le voyez
00:54:33Donc vous ne dormez pas
00:54:35Je vois la main
00:54:35Et l'avant-bras de Dieu
00:54:36Je suis un peu lumineuse
00:54:38Là comme ça
00:54:38Et je sens quelque chose
00:54:41Qui me sort du trou
00:54:42Dans lequel j'étais
00:54:43Nous étions une famille
00:54:44Ma mère, ma soeur et moi
00:54:45Je veux dire
00:54:46Ma mère est veuve à 37 ans
00:54:47Ma petite soeur a 10 ans
00:54:48Moi j'ai 13 ans
00:54:49Et nous étions
00:54:52Comme je dis dans le livre
00:54:53Engloutis dans le deuil
00:54:54Et là il y a quelque chose
00:54:55Qui se passe
00:54:56Et qui me sort de ça
00:54:57Je pars au lycée
00:54:59Et après
00:54:59Parce qu'à ce moment-là
00:55:01Je ne pouvais même pas au lycée
00:55:02Je repiquais ma troisième
00:55:03Alors que j'étais un bon élève
00:55:03C'était fin de deuxième trimestre
00:55:05Vous étiez dans quelle ville ?
00:55:07J'étais à Arras
00:55:08Arras
00:55:09Et après je suis parti
00:55:10Dans un lycée
00:55:10Qui est devenu malheureusement connu
00:55:11Le lycée Gambetta
00:55:12Parce que c'est là
00:55:13Où était assassiné
00:55:14Le pauvre Dominique Bernard
00:55:15Par un terroriste islamiste
00:55:17Vous aviez 14 ans
00:55:18J'avais 14 ans
00:55:20Avec cette rencontre
00:55:20Votre père est mort très jeune
00:55:21A 37 ans
00:55:23Vous êtes plus vieux aujourd'hui
00:55:24Oui
00:55:25Ça fait bizarre le jour
00:55:26On est plus père
00:55:26Je suis d'accord
00:55:27Le jour où j'ai eu 37 ans
00:55:28Ça m'a fait quelque chose
00:55:29Oui ça ne m'étonne pas
00:55:30Voilà
00:55:31Et puis voilà
00:55:32Après on vit avec ça
00:55:33Et c'est vrai que le fait
00:55:34D'avoir la foi
00:55:35M'a aidé à surmonter
00:55:39Même si on ne se remet jamais
00:55:40Enfin
00:55:41Il y a des morts comme ça
00:55:42Dont on ne se remet jamais
00:55:43Mais voilà
00:55:44De croire à l'après
00:55:46Ça aide à vivre
00:55:48Et à accepter
00:55:49Ce qui est une évidence
00:55:51Et accepter la mort
00:55:52Comme un élément de la vie
00:55:54Ça c'est quelque chose
00:55:57De passionnant
00:55:58Mais ce livre
00:55:58C'est aussi un livre
00:56:01Qui parle de ma foi
00:56:01Mais qui parle de la foi
00:56:02De tout le monde
00:56:03De la foi populaire
00:56:04Ça je suis très attaché
00:56:05Au fait de dire
00:56:06Que c'est un livre
00:56:07Qui parle de cette France
00:56:08De village
00:56:09Moi j'ai un petit village
00:56:10À côté d'Arras
00:56:11J'ai été élevé à la ferme
00:56:13Ma mère encore aujourd'hui
00:56:14Vive dans ce qui était
00:56:14La ferme de mes grands-parents
00:56:16Au village
00:56:16Et on avait un rapport
00:56:18Je vais dire
00:56:19Naturel à la foi
00:56:20Je dis dans le livre
00:56:20Je suis le fruit d'un contexte
00:56:22Où Dieu était une évidence
00:56:23Et le catholicisme
00:56:25Un réflexe
00:56:26C'est à dire
00:56:26On allait tous au cathé
00:56:28Quand on était petit
00:56:28Moi je n'ai pas fait
00:56:29L'école privée
00:56:30J'étais
00:56:30Vous parlez de deux choses
00:56:32Totalement différentes quand même
00:56:33Parce que le catholicisme
00:56:34D'ensemble
00:56:34Et votre expérience
00:56:35Oui
00:56:36C'est tout à fait rarissime
00:56:38Alors comment vous
00:56:39Vous le ressentez
00:56:40Parce que vous avez été choisi
00:56:42Vous avez été privilégié
00:56:43En un sens
00:56:44Complètement
00:56:44Il n'y a que quelques personnes
00:56:46Qui ont vu Dieu comme ça
00:56:47Ou la Vierge
00:56:48Ou des choses comme ça
00:56:49Comment vous
00:56:49Vous estimez que vous avez été choisi ?
00:56:52En fait
00:56:52Sur le moment
00:56:53Je ne m'en rends pas compte
00:56:53Parce que sur le moment
00:56:55Comme je suis imprégné
00:56:56De cette foi populaire
00:56:57Je trouve même
00:56:58Que c'est normal en fait
00:56:59Vous savez
00:57:00Quand on est élevé
00:57:01Dans un petit village
00:57:02Et que tout le monde va à l'église
00:57:03Que tout le monde est baptisé
00:57:04Que tout le monde fait sa communion
00:57:05Moi j'étais enfant de coeur
00:57:06Mais c'était naturel
00:57:07Je suis dans 70
00:57:08Les années 70-80
00:57:09C'était normal
00:57:11Donc en fait
00:57:11Sur le moment
00:57:12Je vois qu'il se passe
00:57:13Quelque chose de fort
00:57:14Mais je n'ai pas conscience
00:57:16De l'exceptionnalité du moment
00:57:17Ce sont de nombreuses années après
00:57:18En devenant adulte
00:57:19Et en parlant avec beaucoup de gens
00:57:20Que je me rends compte
00:57:22Que oui
00:57:22Il y a quelque chose
00:57:23De particulier
00:57:24Et c'est la confrontation
00:57:25Avec les gens
00:57:26Je fais un chapitre
00:57:27Sur le baptême
00:57:27Vous savez
00:57:28C'est en 6ème
00:57:29Où j'ai rencontré
00:57:30Quelqu'un qui n'était pas baptisé
00:57:31Je ne connaissais que des baptisés
00:57:32Dans mon enfance
00:57:34Après je suis arrivé à la ville
00:57:35Et je suis très surpris
00:57:37Même un peu choqué
00:57:38De rencontrer un gamin
00:57:39Qui dit
00:57:39Tu vas faire ta communion
00:57:40Ah non non
00:57:40Moi je ne suis pas baptisé
00:57:41Ça va me choquer
00:57:42Et c'est vrai que
00:57:43Vous êtes de 70
00:57:44Bon moi je suis de 64
00:57:46Quand on avait 10 ans
00:57:48En 74
00:57:49Qu'on soit catholique
00:57:51Fervent ou pas
00:57:52Tous les gosses
00:57:52C'était baptisé
00:57:53Ou en tout cas
00:57:54Une très grande majorité
00:57:55Des enfants
00:57:56C'était baptisé
00:57:57C'était une autre France
00:57:58Ça rejoint d'ailleurs
00:57:59La conversation qu'on a eue
00:58:00Avec Trump au départ
00:58:01Sur Trump au départ
00:58:02C'est-à-dire que c'est une France
00:58:03Qui n'est plus celle
00:58:04Que vous et moi
00:58:05Avons connue
00:58:06Dans laquelle nous avons grandi
00:58:07Et d'où notre malheur
00:58:09Alors après
00:58:10On nous traite parfois
00:58:10De nostalgique
00:58:11De passiste
00:58:12Mais on a du mal
00:58:12A reconnaître
00:58:13Cette nouvelle France
00:58:14Qui arrive
00:58:15Mais la nostalgie
00:58:16Ce n'est pas mauvais
00:58:16Ce n'est pas mauvais
00:58:17Et ce livre est un peu nostalgique
00:58:19Sauf qu'elle ne sert peut-être
00:58:21Pas à grand chose
00:58:21Et qu'il faut agir
00:58:22Mais cette nostalgie
00:58:24C'est d'un moment
00:58:25Où il n'y avait pas de combat
00:58:26Je trouve que tout ça
00:58:27Tout était beaucoup plus simple
00:58:28Entre nous
00:58:29On allait à l'école de la République
00:58:30Et on allait au cathé
00:58:31Et ça ne posait de problème à personne
00:58:33C'est la chanson de Sardou
00:58:33J'ai fait les deux écoles
00:58:34Et j'ai tout oublié
00:58:35C'est-à-dire que ces combats
00:58:37N'existaient pas
00:58:38Parce qu'il y avait
00:58:39Des valeurs communes
00:58:40Bien sûr
00:58:40Il y avait un socle commun
00:58:42C'est donc Camillo et Pépone
00:58:43Dans mon village
00:58:43Il y avait l'instituteur
00:58:45En blouse grise communiste
00:58:46Et il y avait le curé
00:58:47Et tout le monde
00:58:48S'entendait très bien
00:58:49Et moi je maintiens
00:58:51Et les plus jeunes
00:58:52Ne l'entendent pas
00:58:53Quand je le dis
00:58:53Personne ne m'a parlé
00:58:54Des valeurs de la République
00:58:55Quand j'étais enfant
00:58:56Cette expression n'existait pas
00:58:58De la même manière
00:58:59Le mot laïcité
00:59:00Personne ne nous parlait
00:59:01De la laïcité
00:59:02Il était normal
00:59:03Dans une école publique
00:59:04Le vendredi saint
00:59:05De ne pas manger de viande
00:59:07Parce que tout le monde
00:59:09A la cantine c'était comme ça
00:59:10Même au collège
00:59:11Dans une école publique
00:59:13Pas dans une école confessionnelle
00:59:14Donc c'était une autre France
00:59:17C'était une autre France
00:59:18Et effectivement
00:59:19Ceux qui l'ont connu
00:59:19La regrette
00:59:20La nostalgie
00:59:21C'est de se rappeler
00:59:22D'où on vient
00:59:22C'est pas si simple
00:59:23J'aime beaucoup cela
00:59:26Parce que ce n'est pas
00:59:27Vouloir revenir
00:59:28C'est se dire
00:59:30Ça a existé
00:59:31Vincent Hervouet
00:59:32Daudeline
00:59:34Je ne suis pas tout à fait d'accord
00:59:34Avec ce que vous dites
00:59:35Parce qu'en 74
00:59:36Puisque vous prenez cette date là
00:59:38On est une dizaine d'années
00:59:40Après Vatican II
00:59:41Et il y a une grande hémorragie
00:59:43A l'intérieur du clergé français
00:59:44C'est l'époque où les prêtres envoient
00:59:46Beaucoup de prêtres envoient
00:59:47Leur soutane au fossé
00:59:50Il y a une grande désertion
00:59:52Il y a une grande crise
00:59:53Dans la catholicité
00:59:55En tout cas dans l'européenne
00:59:56Et en tout cas française
00:59:57C'est le moment où
00:59:58Les églises se vident
01:00:00C'est le moment où
01:00:01La crise des vocations
01:00:02Se manifeste
01:00:03Et donc il n'y a pas
01:00:05C'est pas cette espèce
01:00:06De passé
01:00:08Vous nous parlez d'une France
01:00:09Des années 50
01:00:10Pas de la France de 74
01:00:11En 74
01:00:12La crise était aiguë
01:00:14A l'intérieur de l'église de France
01:00:15Elle s'en remet
01:00:16Après
01:00:16Après avec l'émergence
01:00:18Des communautés
01:00:19D'un certain nombre
01:00:20De groupes
01:00:22Oui Vincent
01:00:24Mais il y avait des curés
01:00:26Moi dans mon petit village
01:00:26Il y avait
01:00:27Il y avait encore des curés
01:00:28Il y avait trois messes par semaine
01:00:30Aujourd'hui il y a une messe
01:00:31Tous les trois mois
01:00:31Et Vincent
01:00:32Il y avait
01:00:32La messe était diffusée le matin
01:00:35Non mais
01:00:35L'effondrement
01:00:37De la catholicité
01:00:38Populaire
01:00:40C'est avant
01:00:42C'est au moment du concile
01:00:43Je ne vous dis pas ça
01:00:45Je vous dis que
01:00:46Nous étions tous
01:00:47Imprégnés
01:00:48D'une culture chrétienne
01:00:49Très puissante
01:00:50En 74
01:00:51Pardonnez-moi
01:00:51Vous nous dites qu'il y avait
01:00:52Moins de musulmans en France
01:00:53C'est ce que vous nous dites
01:00:54Il n'y avait pas de concurrence
01:00:56Il n'y avait encore de la foi
01:00:58Non mais ça n'a pas de rapport
01:00:59Mais je n'ai pas du tout dit ça
01:01:01Enfin
01:01:01Ben non mais moi
01:01:02Je vais jusqu'au bout
01:01:03Ben oui mais
01:01:03Ne me dites pas ce que je n'ai pas dit
01:01:04Enfin tout le monde
01:01:06Pas vous pas ça
01:01:07Vous étiez
01:01:08Alors je veux bien
01:01:09Que d'autres gens me prêtent
01:01:11Des intentions que je n'ai pas dites
01:01:12Mais pas vous pas ça
01:01:13Non mais dans le village
01:01:14Près d'Arras
01:01:15Dont nous parle
01:01:15Monsieur
01:01:16Effectivement
01:01:17Aujourd'hui
01:01:18Il n'y a plus
01:01:19Il n'y a plus de messe
01:01:20Mais parce qu'il n'y a plus de curé
01:01:21Il n'y a plus de curé
01:01:21Ce n'est pas la foi des musulmans
01:01:22C'est parce qu'il n'y a plus de curé
01:01:23Alors là je vous comprends
01:01:24Alors franchement
01:01:25Vincent je vous admire beaucoup
01:01:26Mais je ne vous comprends pas
01:01:27Là vous êtes à côté
01:01:28La concurrence
01:01:28La concurrence de l'église catholique
01:01:30Ce n'est pas les musulmans
01:01:31Ce n'est pas les juifs
01:01:32Ça n'a rien à voir
01:01:33C'est le fait qu'il y a moins de
01:01:34Même s'il y a un retour de gens
01:01:35A l'église
01:01:36Mais c'est qu'il y a moins de curé
01:01:37Bon
01:01:37Et ça c'est un vrai problème
01:01:39Oui
01:01:39On ne va pas à la messe
01:01:40Parce qu'il n'y a pas de curé
01:01:41Moi je vous parle simplement
01:01:43Ce n'est que mon témoignage
01:01:44D'ailleurs vous avez raison
01:01:45Ce n'est que mon témoignage
01:01:46J'essaye de l'étayer
01:01:47Par quelques arguments
01:01:48Que je donne
01:01:50C'est-à-dire que
01:01:50On ne peut pas parler d'effondrement
01:01:51Dans les années 70
01:01:52Le catholicisme populaire
01:01:54Était encore extrêmement vivace
01:01:56Dans les années 70
01:01:56Que le vert soit dans le fruit
01:01:58D'accord
01:01:58Mais ça ne s'est pas effondré
01:01:59Dans les années 70
01:02:00Ah oui
01:02:00Mais demandez donc
01:02:02Moi j'allais à l'église
01:02:02A cette époque
01:02:03Demandez donc
01:02:03Je vais vous dire
01:02:04Les prêtres qui aujourd'hui
01:02:07Ne portent pas la retraite
01:02:08Mais cessent d'exercer
01:02:10Cessent de prendre
01:02:12Leur responsabilité
01:02:13Dans les paroisses
01:02:13Ce sont des prêtres
01:02:14Qui ont été séminaristes
01:02:16Justement en 74
01:02:17Cette génération-là
01:02:18Et bien cette génération-là
01:02:20Vous allez leur poser la question
01:02:21Et vous diront
01:02:21Que quand ils sont rentrés
01:02:22Au séminaire
01:02:23Ça a été un choc
01:02:24Dans tout leur milieu
01:02:25Ça a été une décision
01:02:27Qui était révolutionnaire
01:02:29Et c'était autre chose
01:02:29Parce que l'époque
01:02:30Était vraiment
01:02:30Au babar
01:02:31Mais Vincent
01:02:32On ne parle pas de la même chose
01:02:33On ne parle pas de la même chose
01:02:36Parce que nous
01:02:37Les petits chrétiens
01:02:37Dans les villages
01:02:38On n'avait pas ces considérations-là
01:02:40On ne parle pas de la même chose
01:02:41On parle d'une société
01:02:42Qui était encore
01:02:43Dont la culture
01:02:45Était très christianisée
01:02:46Je ne peux pas vous dire autre chose
01:02:47C'est ça dont on parle
01:02:49Mais que
01:02:50Effectivement
01:02:50Après Vatican II
01:02:51Il y a eu un propre mouvement
01:02:52En fait
01:02:54L'événement le plus important
01:02:55Une fois que tu as tout dit
01:02:56Souvent
01:02:57Je vous ai dit ça
01:02:58Une fois que tu as tout dit
01:02:58L'événement le plus important
01:03:00En France
01:03:00Depuis 1945
01:03:01C'est la déchristianisation
01:03:03C'est l'événement
01:03:04Le plus important
01:03:05C'est-à-dire que
01:03:06Mais effectivement
01:03:06Entre 1946 et 1974
01:03:08Les églises déjà
01:03:09Avait commencé à se vider
01:03:10Vous avez raison
01:03:11Mais la culture chrétienne
01:03:13Était encore très vivace
01:03:15Dans nos vies de tous les jours
01:03:17Et j'ai cité
01:03:17Quelques exemples
01:03:18Précis
01:03:19Qui montrent cette culture-là
01:03:21Mais on ne parle pas
01:03:21Tout à fait de la même chose
01:03:23Mais ne me dites pas
01:03:24Ou ne me faites pas dire
01:03:25Ce que je n'ai jamais
01:03:26Non seulement dit
01:03:27Mais même pas pensé
01:03:28Mais c'est les années 60
01:03:30Et les années 80
01:03:32Mais 1974
01:03:33La bande que vous fixez là
01:03:34Oui
01:03:35J'avais 10 ans
01:03:36C'est pour ça
01:03:36Vous avez bien quel âge
01:03:37J'avais 10 ans
01:03:38C'est pour ça que je cite ça
01:03:39C'est un repère
01:03:39J'avais 10 ans
01:03:40Je veux dire
01:03:41C'est des événements
01:03:41Le jour où Jean-Paul
01:03:42Ou Paul Siss meurt
01:03:44En 78
01:03:44C'est un événement considérable
01:03:45Bien sûr
01:03:46Voilà
01:03:46Tous les journaux s'arrêtent
01:03:48Même ceux qui ne sont pas catholiques
01:03:50Toute la France s'arrête
01:03:52C'est cela que je veux vous dire
01:03:54Paul Siss
01:03:54C'était un événement
01:03:55Aujourd'hui
01:03:55Ce n'est pas vécu de la même manière
01:03:57Mais bon
01:03:57Cette discussion
01:03:58On pourrait l'avoir
01:03:59Plus longuement
01:04:00J'ai dit qu'on avait
01:04:01Beaucoup de choses
01:04:02Alors on va revenir
01:04:03Dans votre bouquin
01:04:03Sur la foi
01:04:04Parce qu'on a un peu dérivé
01:04:05Simplement
01:04:05Il y a l'actualité
01:04:06Il y a Nicolas Sarkozy
01:04:07Qui aujourd'hui publie
01:04:09Aux éditions Fayard
01:04:10Son livre intitulé
01:04:11Journal d'un prisonnier
01:04:12Une dédicace est organisée
01:04:13D'ailleurs dans une grande librairie
01:04:14Du 16ème arrondissement
01:04:15Aujourd'hui
01:04:16C'est un succès
01:04:17Manifestement
01:04:18Très important
01:04:19Moi j'ai lu le livre
01:04:20Je trouve que c'est un livre formidable
01:04:21Parce qu'il témoigne
01:04:23D'une réalité
01:04:24Avec beaucoup de
01:04:26Comment dire
01:04:27De sensibilité
01:04:28Beaucoup d'intelligence
01:04:29Et beaucoup aussi
01:04:31Parfois
01:04:32Je ne sais pas si le colère
01:04:33Est le mot
01:04:34Mais c'est quand même
01:04:35Quelqu'un qui a été en prison
01:04:36Pendant trois semaines
01:04:37Alors qu'il n'aurait jamais dû y être
01:04:38Disons-le
01:04:39Et que le conseil constitutionnel
01:04:41Via
01:04:41Via l'exécution provisoire
01:04:45Est revenu sur l'idée
01:04:47Que quelqu'un puisse être
01:04:48En prison
01:04:49Alors même que
01:04:50Cette exécution provisoire
01:04:51N'est pas débattue
01:04:51Donc je vous propose
01:04:52De voir le sujet
01:04:53De Sarah Warnie
01:04:54C'est un livre intime
01:04:58Mais dans lequel
01:04:59La politique garde
01:05:00Une place importante
01:05:01Nicolas Sarkozy
01:05:02Revient notamment
01:05:03Sur ses liens
01:05:04Distendus
01:05:05Avec le président
01:05:05De la République
01:05:06Emmanuel Macron
01:05:07Et leurs échanges
01:05:08Avant son incarcération
01:05:10Je n'avais rien à lui dire
01:05:11Et n'avais guère envie
01:05:12D'une discussion amicale
01:05:13Avec lui
01:05:14Il aborde également
01:05:15Ses liens
01:05:15Avec les républicains
01:05:16Ou anciens LR
01:05:17Et regrette
01:05:18Le soutien timide
01:05:19De sa famille politique
01:05:20A l'exception
01:05:21De l'ancien premier ministre
01:05:23Michel Barnier
01:05:23Le seul dirigeant
01:05:25De ma famille politique
01:05:26Qui a demandé
01:05:26A venir me visiter
01:05:27En prison
01:05:28L'ancien président
01:05:29Évoque une conversation
01:05:30Avec son ancienne adversaire
01:05:32Marine Le Pen
01:05:33Finalement
01:05:33Les meilleures surprises
01:05:34Sont venues
01:05:35De ceux que j'attendais
01:05:36Le moins
01:05:36La chef de file
01:05:37Du Rassemblement national
01:05:38Tenait à féliciter
01:05:40Carla Bruni
01:05:40Pour avoir retiré
01:05:42La bonnette
01:05:42De Mediapart
01:05:43Au tribunal
01:05:44Dans son ouvrage
01:05:45Nicolas Sarkozy
01:05:46Revient sur la visite
01:05:47Des députés
01:05:48De la France insoumise
01:05:49Leur dessin
01:05:50Était clair
01:05:51Me voir
01:05:52Me photographier
01:05:53Et surtout vérifier
01:05:54Que je ne bénéficiais
01:05:55Pas davantage
01:05:56Indus
01:05:56Lesquels
01:05:57Ma cellule
01:05:58Était celle
01:05:58Des autres détenus
01:05:59Elle n'avait pas
01:06:00Été construite pour moi
01:06:02Un récit personnel
01:06:03Sur son quotidien
01:06:04De détenus
01:06:05Qu'il aura ébranlé
01:06:06Et changé
01:06:07Et puis
01:06:08Il y a effectivement
01:06:10Cette interview
01:06:10Du Point
01:06:11Où je retiens
01:06:12On l'a eu déjà hier
01:06:13Mais je retiens
01:06:14Une chose
01:06:15Dans ce qu'a dit
01:06:15Le président Sarkozy
01:06:18Ne peut-on pas dire
01:06:20Aujourd'hui
01:06:20Que la situation
01:06:21De la France
01:06:21Est très préoccupante
01:06:22Il dit
01:06:22La situation est grave
01:06:23Car depuis près de 70 ans
01:06:25Les conditions d'une explosion
01:06:26Ont rarement été
01:06:27A ce point réunies
01:06:28Dans notre pays
01:06:28Voilà ce qu'il dit
01:06:29Si on observe l'histoire
01:06:31On peut se dire
01:06:31Que nous sommes à la veille
01:06:32De ce qu'on appellera
01:06:33Un changement de régime
01:06:33On peut le souhaiter
01:06:34Ou le redouter
01:06:35Il risque de se produire
01:06:37Les siècles passés
01:06:38Nous ont montré
01:06:38Que chez nous
01:06:39Les changements de régime
01:06:39Ne sont jamais
01:06:40Faits sans violence
01:06:42Tout ça c'est un continuum
01:06:43Très fort ça
01:06:44Bien sûr
01:06:44Je trouve que c'est
01:06:45La phrase la plus forte
01:06:46Donc il y a un continuum
01:06:47Entre ce que dit
01:06:48Donald Trump
01:06:50Pourquoi pas
01:06:52Ce que nous disons
01:06:52Sur la déchristianisation
01:06:54Pourquoi pas
01:06:55Ce que dit Nicolas Sarkozy
01:06:57Pourquoi pas
01:06:58Effectivement
01:06:58Cette Europe
01:06:59Et cette France
01:06:59Qui aujourd'hui
01:07:01Ne sait pas où elle va
01:07:02Et il y en a qui
01:07:02Alors quand tu dis ça
01:07:04Tu te fais ou traiter
01:07:05De défaitiste
01:07:06Evidemment
01:07:08Et ceux qui sont au pouvoir
01:07:09Dites mais non
01:07:09Tout va très bien
01:07:10C'est formidable
01:07:10Regardez
01:07:11Non mais ils disent
01:07:13Pas tout à fait la même chose
01:07:14Donald Trump
01:07:15Il a l'air de considérer
01:07:16Que ça va continuer
01:07:17Comme ça
01:07:17Se dégrader pour l'Europe
01:07:19Nicolas Sarkozy
01:07:19A l'air de dire
01:07:20Qu'il va se passer
01:07:20Quelque chose de considérable
01:07:22Changement de régime
01:07:23C'est fort
01:07:23Comme
01:07:23C'est pas un changement
01:07:25De présidence
01:07:25C'est un changement de régime
01:07:26C'est à dire
01:07:26Un bouleversement
01:07:28Une révolution
01:07:29On pense une révolution
01:07:30Forcément
01:07:30Donc il dit pas ça
01:07:31Trump il a l'air de dire
01:07:32Bon les Européens
01:07:33Se sortiront jamais
01:07:34La France ne sortira
01:07:35Jamais de l'ornière
01:07:36Dans laquelle est tombée
01:07:36Nicolas Sarkozy
01:07:38A l'air d'annoncer
01:07:38Quelque chose
01:07:39Alors à quelle échéance
01:07:40Je ne sais pas
01:07:41Mais quelque chose
01:07:41De très fort historiquement
01:07:42Sarah Salman
01:07:45Moi je pense que
01:07:46Le livre de Nicolas Sarkozy
01:07:47Va être très lu
01:07:48Et c'est le seul politique
01:07:49A chaque fois qu'il fait
01:07:50Qu'il publie un livre
01:07:51C'est un succès
01:07:52Philippe de Villiers
01:07:53Oui Philippe de Villiers aussi
01:07:54Mais dans les politiques
01:07:55En fait
01:07:55Ceux qui publient
01:07:57Un livre à gauche
01:07:58Personne ne les lit
01:07:59En Macronie
01:08:00Vous avez eu
01:08:01Pas que à gauche
01:08:01Bruno Le Maire
01:08:02A publié un livre
01:08:03Ça n'a pas été
01:08:03Un franc succès
01:08:04Oui
01:08:04En fait il n'y a que
01:08:05Les livres d'écrivains de droite
01:08:07Qui marchent
01:08:08Vous avez aussi
01:08:09Des gens de droite
01:08:09Ça fait des flops
01:08:10Oui mais
01:08:11Il n'y a pas de succès à gauche
01:08:13Sauf si vous m'en trouvez
01:08:14En fait il n'y en a pas
01:08:15Et je crois qu'Éric Dupond-Maurici
01:08:17A vendu quelques-uns
01:08:19Quelques-uns
01:08:20Il y a un journaliste
01:08:21Que je ne citerai pas
01:08:22Éditorialiste
01:08:23Qu'en a vendu
01:08:23Moins que quelques-uns
01:08:24Donc
01:08:25Ça commence par un A
01:08:26Comment ?
01:08:27Ça commence par un A
01:08:28Je ne l'ai pas
01:08:28Ça commence par un A
01:08:30Oui
01:08:31Ça commence par un A
01:08:33Oui il n'en a pas vendu
01:08:33Et puis je ne sais pas
01:08:34Si on peut le classer
01:08:35Parmi les hommes politiques
01:08:36Mais je crois que Guénolé
01:08:37On est à 4 ventes
01:08:38Oui
01:08:39Ce qui n'est pas un franc succès
01:08:40Non mais c'est très intéressant
01:08:42D'ailleurs le succès
01:08:42De Philippe de Villiers
01:08:43C'est intéressant
01:08:44S'il vous plaît
01:08:44Nicolas Sarposy
01:08:45C'est intéressant
01:08:45Jordan Bardella
01:08:46Vend aussi beaucoup de livres
01:08:47Bon c'est un indicateur
01:08:48Comme un autre
01:08:49Mais de la même manière d'ailleurs
01:08:51Mais Nicolas Sarposy
01:08:51Tous ses livres
01:08:52Parce que ce n'est pas le premier
01:08:52Qu'il fait
01:08:53C'est vraiment un succès
01:08:54Les gens se vont regarder
01:08:55Les files d'attente
01:08:56Pour aller dédéblier
01:08:57Mais par exemple
01:08:58L'audience c'est toujours intéressant
01:08:59Édouard Philippe était sur LCI
01:09:00Il y a deux jours
01:09:01Il a fait moins de 200 000
01:09:04Philippe de Villiers
01:09:05Il a été sur CNews
01:09:06Il a fait 700 000
01:09:06Oui alors est-ce que c'est
01:09:08L'interlocuteur ou la chaîne ?
01:09:10Moi je pense que
01:09:12Si vous mettez Philippe de Villiers
01:09:14Sur LCI
01:09:14Je pense qu'il fera du monde
01:09:15D'ailleurs
01:09:17Ça je le pense vraiment
01:09:19Je pense que si demain
01:09:20Philippe de Villiers
01:09:21Est interrogé par David Pujadas
01:09:23Il fera beaucoup de monde
01:09:24Et ça permettra sûrement
01:09:26Il y a la chaîne bien sûr
01:09:27Et si nous on invite M. Philippe ?
01:09:30Ah ben si on invite nous M. Philippe
01:09:31Ça peut faire plus de monde
01:09:32Parce que les gens savent
01:09:33Qu'on va l'interroger comme il n'est pas interrogé ailleurs
01:09:35Et vous pensez qu'il viendra ?
01:09:37Non
01:09:37Ah oui ?
01:09:38Ben non
01:09:38Pour cette raison
01:09:39Voilà
01:09:41C'est QFG
01:09:42Pour la raison qu'on a dite
01:09:44C'est-à-dire qu'on va lui dire
01:09:45M. Philippe
01:09:46Il y a quand même
01:09:46Vous êtes étrange
01:09:48Vous avez été ancien Premier ministre
01:09:49Vous n'avez pas de mots à séduire
01:09:52C'est Emmanuel Macron
01:09:53Vous voulez vous représenter
01:09:54Et vous avez
01:09:55Le budget
01:09:56Vous avez
01:09:57Non il ne viendra pas
01:09:58Donc il ne viendra pas
01:09:59Il ne viendra pas
01:10:00Mais l'invitation est lancée
01:10:03Que voulez-vous dire
01:10:04Je vous sens
01:10:05Rien
01:10:05J'admire la façon dont vous lancez vos invitations
01:10:07Effectivement
01:10:08Ça donne envie de venir
01:10:09Bon
01:10:10Il nous reste quoi ?
01:10:11Il nous reste
01:10:12Combivial et chaleureux
01:10:13Dernière chose avant de revenir sur votre livre
01:10:14Le manuel de la CFDT
01:10:16Vous avez vu ?
01:10:17Le manuel du journaliste de la CFDT
01:10:18Le manuel anti-extrême droite
01:10:20Je voudrais vraiment qu'on m'explique
01:10:22Ce qu'est l'extrême droite dans ce pays
01:10:23Je vous assure
01:10:24Ça m'intéresserait une définition
01:10:25C'est un parti qui rejette l'autre
01:10:28Qui rejette les étrangers
01:10:30C'est un parti axé sur la xénophobie
01:10:32Alors ça vous avez raison
01:10:33Mais de quelle partie vous parlez ?
01:10:36L'extrême droite sur l'échiquier
01:10:37Vous regardez même l'hémicycle
01:10:39Je veux dire à l'Assemblée nationale
01:10:40Qui est à l'extrême droite ?
01:10:42Qui rejette l'autre ?
01:10:43Moi je voudrais
01:10:44Quelle est la loi
01:10:48La proposition
01:10:49La phrase
01:10:50Qui fait dire
01:10:51Qu'un tel rejette l'autre ?
01:10:53Une proposition
01:10:55Qui pourrait être jugée
01:10:56D'extrême droite
01:10:57C'est la suppression
01:10:57Du droit du sol
01:10:58Par exemple
01:10:59Pourquoi ?
01:11:00Pascal pourquoi ?
01:11:02Oui mais pourquoi ?
01:11:03Pourquoi le droit du sol
01:11:04Pourquoi c'est d'extrême droite ?
01:11:06Mais moi je veux argumenter
01:11:07A contrario
01:11:08Vous voyez
01:11:08Le droit du sol
01:11:09Le droit du sang
01:11:10Si vous rejetez le droit du sol
01:11:11C'est que vous ne voulez pas
01:11:12Que d'autres personnes
01:11:13L'aient
01:11:14La nationalité française
01:11:15Oui mais
01:11:16Il y a beaucoup de pays
01:11:17Qui appliquent le droit du sang
01:11:19Ils ne sont pas définis
01:11:20Par définition
01:11:20Je vais vous me demander
01:11:21Une position
01:11:22Que je peux juger
01:11:23D'extrême droite
01:11:24Vous avez raison
01:11:24Vous avez raison
01:11:26C'est une espèce d'indicateur
01:11:27C'est devenu
01:11:28Une sorte de totem
01:11:28C'est très difficile
01:11:30A remettre
01:11:30Ce sera très difficile
01:11:31A remettre en cause
01:11:32Alors que
01:11:33Je veux dire
01:11:33La République a existé
01:11:34Avant
01:11:35Le droit du sol
01:11:37D'abord
01:11:37Et puis ensuite
01:11:39Il a été instauré
01:11:40Pour permettre
01:11:42D'enrégimenter
01:11:43Les étrangers
01:11:44Qui ne faisaient pas
01:11:44Leur service militaire
01:11:46Et qui n'avaient pas
01:11:47A servir dans l'armée
01:11:47C'est pour ça
01:11:48Que la troisième république
01:11:50L'a imposé
01:11:51Et enfin
01:11:52Ça a été imaginé
01:11:53A une époque
01:11:54Où il n'y avait pas
01:11:54La mondialisation
01:11:55Il n'y avait pas
01:11:55Cette circulation
01:11:57Invraisemblable
01:11:58Des populations
01:11:59Qui font souche ailleurs
01:12:00Moi je ne trouve pas
01:12:02Que c'est un marqueur
01:12:02D'extrême droite
01:12:03Mais dans l'hémicycle
01:12:04On pourrait très bien
01:12:04Imaginer qu'on le remette
01:12:05En cause
01:12:05Mais c'est un marqueur
01:12:06Idéologique
01:12:07Extrêmement plus important
01:12:07Oui bien sûr
01:12:08Mais Pascal
01:12:08Dans l'hémicycle
01:12:09Le rassemblement national
01:12:10Est situé à l'extrême droite
01:12:12Mais on fiche de l'hémicycle
01:12:13Ce n'est pas un argument
01:12:13Non plus
01:12:14Ce que je veux
01:12:14C'est qu'on me dise
01:12:15Telle proposition
01:12:17Est d'extrême droite
01:12:17On vous en a cité
01:12:19Vous trouvez que le droit
01:12:20Du sol par exemple
01:12:20Pour vous
01:12:20C'est d'extrême droite
01:12:21La suppression
01:12:22Du droit du sol
01:12:23Avec vous par exemple
01:12:24Moi je ne trouve pas
01:12:25Que ce soit un marqueur
01:12:26D'extrême droite
01:12:27Mais pour vous
01:12:27Rien n'est d'extrême droite
01:12:28Je pense que si
01:12:29L'antiparlementarisme
01:12:30C'est d'extrême droite
01:12:31Mais aucun parti
01:12:32Pour vous en France
01:12:33N'est d'extrême droite
01:12:34Aucun
01:12:34D'accord
01:12:34Il n'y a pas d'extrême droite
01:12:36Sauf si vous me dites
01:12:37Le contraire
01:12:38L'extrême droite
01:12:39C'est l'antiparlementarisme
01:12:41Et c'est la remise
01:12:42En cause de la république
01:12:43Pour vous
01:12:43A l'Assemblée nationale
01:12:44Aucun parti n'est d'extrême droite
01:12:46Et aucun n'est d'extrême gauche
01:12:47Non plus
01:12:47Mais ils sont
01:12:53L'extrême droite
01:12:54Et l'extrême gauche
01:12:55Ça existe
01:12:56Non mais Pascal
01:12:56Vous demandiez un exemple
01:12:58De qui rejette l'autre
01:12:59Monsieur Jean-Luc Mélenchon
01:13:00A déclaré que le problème
01:13:01De la France
01:13:02C'est les français de souche
01:13:02Voilà quelqu'un
01:13:03Qui rejette l'autre
01:13:04Voilà
01:13:05Pour moi c'est un propos
01:13:06D'extrême droite
01:13:07C'est le contraire
01:13:08De la xénophobie
01:13:09On préfère
01:13:10A priori
01:13:11On préfère l'étranger
01:13:12Oui absolument
01:13:13Un petit mot
01:13:15Sur le manuel du journaliste
01:13:17Ça m'intéresse beaucoup
01:13:17Avec Mathieu Deves
01:13:18Voyez ça
01:13:18Parce que c'est la CFDT
01:13:20La CFDT en plus
01:13:20C'est a priori
01:13:21Un syndicat modéré
01:13:23Et bien la CFDT
01:13:24Journaliste a publié
01:13:25Un livret de ressources
01:13:27Et conseils
01:13:28Destinés aux journalistes
01:13:29Pour les accompagner
01:13:29Je cite
01:13:29Dans le rôle démocratique
01:13:30Face à l'extrême droite
01:13:31Son nommément visé
01:13:33RN et reconquête
01:13:34CFDT très modéré
01:13:36A priori
01:13:36Voyez le sujet
01:13:37De Mathieu Deves
01:13:38Dans ce livret
01:13:40De 24 pages
01:13:41La CFDT journaliste
01:13:43Délivre une série
01:13:44De conseils
01:13:45Destinés aux rédactions
01:13:46Pour lutter
01:13:47Contre ce que
01:13:48Le syndicat qualifie
01:13:49D'extrême droite
01:13:50Les auteurs du document
01:13:51Ciblent d'abord
01:13:52Un parti politique
01:13:53Le Front National
01:13:54Devenu en 2018
01:13:55Le Rassemblement National
01:13:57Est à l'origine
01:13:58La vitrine électorale
01:13:59D'un mouvement
01:13:59De jeunes activistes
01:14:00Néofascistes
01:14:01Le lepénisme
01:14:02Est aujourd'hui
01:14:03Le parti dominant
01:14:04Du bloc électoral
01:14:05D'extrême droite
01:14:05Mais il a des alliés
01:14:07L'union des droites
01:14:08Pour la république
01:14:08D'Eric Ciotti
01:14:09Et Identité Liberté
01:14:10De Marion Maréchal
01:14:11Et parmi les dix commandements
01:14:13Du journaliste
01:14:14Face à la montée prétendue
01:14:15Des idées d'extrême droite
01:14:17L'un d'eux affirme
01:14:18Refuser tout compromis
01:14:20A la présentation
01:14:21Objective des faits
01:14:22Le RN
01:14:22Reconquête
01:14:23Les faits sont et doivent
01:14:24Être présentés
01:14:25Comme des partis
01:14:25D'extrême droite
01:14:26Du choix des mots
01:14:27Au choix des couleurs
01:14:28Dans les infographies
01:14:29Des consignes
01:14:30Qui ont immédiatement
01:14:31Fait bondir Marine Le Pen
01:14:33Pour ceux qui auraient
01:14:34Encore un doute
01:14:34Sur la politisation extrême
01:14:36De nombre de journalistes
01:14:37Pour ceux affiliés
01:14:38A la CFDT
01:14:39Il n'y a aucun doute
01:14:40C'est édifiant
01:14:41Le livret va encore plus loin
01:14:43Des médias
01:14:44Se retrouvent clairement
01:14:45Dans le viseur
01:14:46Du syndicat
01:14:47Censé défendre les journalistes
01:14:48Certains médias
01:14:49Font mine de confondre
01:14:50Liberté de la presse
01:14:51Et liberté d'expression
01:14:52Décomplexée
01:14:53Ce qui leur permet
01:14:54De revendiquer
01:14:55Une ligne éditoriale
01:14:56Anxiogène
01:14:57Qui amalgame
01:14:58Immigration
01:14:58Délinquance
01:14:59Et insécurité
01:15:00Et fait la part belle
01:15:01Aux opinions
01:15:02Au détriment
01:15:02Du travail de terrain
01:15:03En clair
01:15:04Seuls les partis
01:15:06Et les médias
01:15:06Conformes à la ligne
01:15:07Du syndicat
01:15:08Sont épargnés
01:15:09Bah écoutez
01:15:10C'est simple
01:15:11D'abord je pense
01:15:12Qu'aucun journaliste
01:15:12Devrait être syndiqué
01:15:13A la CFDT
01:15:14Parce que tu ne peux pas
01:15:15Faire ton métier
01:15:16Si par exemple
01:15:16Tu es un représentant
01:15:18Du Rassemblement national
01:15:18Tu viens sur un plateau
01:15:19De télévision
01:15:20Tu dis
01:15:20Est-ce que vous êtes syndiqué
01:15:21CFDT monsieur
01:15:22Si le type dit oui
01:15:23Je dis
01:15:23Je ne vous réponds pas
01:15:24Je ne vous réponds pas
01:15:25Il n'y a aucun journaliste politique
01:15:26Qui peut être
01:15:26Aujourd'hui syndiqué
01:15:28A la CFDT
01:15:29Une nouvelle fois
01:15:30C'est contre-productif
01:15:31Parce qu'en fait
01:15:32Tu ne peux pas
01:15:33Considérer
01:15:34Que tu fais ton métier
01:15:35Si tu es précisément
01:15:36Syndiqué de la CFDT
01:15:37C'est surtout
01:15:39Très régressif
01:15:40Parce qu'on a connu
01:15:40Une époque
01:15:41Où ces syndicats
01:15:43Étaient des courroies
01:15:43Transmissions avérées
01:15:44De certains partis
01:15:45Ils s'en étaient émancipés
01:15:46Et là ils reviennent
01:15:47La CGT
01:15:48Et sur cette ligne aussi
01:15:49La CFDT
01:15:50Ce vœu politique
01:15:51Avant d'être syndical
01:15:52C'est quand même
01:15:52Une régression totale
01:15:53Mais régression
01:15:54C'est un des mots-clés
01:15:54De l'époque
01:15:55Frédéric Hermel
01:15:55C'est ça la foi
01:15:57Et la foi
01:15:58Ce n'est pas une régression
01:15:58Sur l'importance de la femme
01:16:00Par exemple
01:16:00Dans le catholicisme
01:16:01C'est intéressant ça
01:16:02Vous dites
01:16:02J'ai beau chercher
01:16:03Je ne trouve pas
01:16:03Aucune grande religion
01:16:05De par le monde
01:16:05Ne donne autant d'importance
01:16:07Et de place aux femmes
01:16:07Que ce bon vieux catholicisme
01:16:09Aucune église
01:16:10N'est aussi matriarcale
01:16:12Aucune croyance
01:16:13Ne partage ce dogme
01:16:14N'utilise cette expression
01:16:15De mère de Dieu
01:16:16Aucune ne s'appuie tant
01:16:17Sur les femmes
01:16:18Pour exister au quotidien
01:16:19Aujourd'hui
01:16:21Qui fait vivre l'église en France ?
01:16:22Les femmes
01:16:22Puisqu'il y a
01:16:24Moi je parle toujours
01:16:25De ma France rurale
01:16:26Beaucoup d'églises sont fermées
01:16:27Les obsèques
01:16:28Il n'y a pas de curé
01:16:29Et ce sont les femmes
01:16:30En général
01:16:30Qui officient
01:16:32Voilà
01:16:32Qui organisent des lectures
01:16:33Etc
01:16:34Pour les funérailles
01:16:36Les femmes sont aujourd'hui
01:16:36Essentielles dans la vie de l'église
01:16:38Et puis je dis dans le livre aussi
01:16:39On tutoie Dieu
01:16:42Mais on vouvoie la Vierge Marie
01:16:44Et de prière
01:16:45Notre Père qui est aux cieux
01:16:47Et je vous salue Marie
01:16:48Il y a un respect extrême
01:16:50Pour la mère de Dieu
01:16:52Pour la Vierge Marie
01:16:53C'est la mère de l'église
01:16:54On peut même dire
01:16:55Que notre religion
01:16:55Elle est matriarcale
01:16:57Je parle de la mienne
01:16:58La religion
01:16:59Les majorités de français
01:17:01Qu'est le catholicisme
01:17:02Et les femmes aujourd'hui
01:17:03Sont essentielles
01:17:04Donc on peut se poser la question
01:17:04Sur le rôle
01:17:06Dans quelques temps
01:17:06De femmes dans l'église
01:17:08Mais aujourd'hui
01:17:09S'il n'y a pas des femmes
01:17:10Pour les enterrements en France
01:17:11Beaucoup d'églises
01:17:13Il n'y aurait rien du tout
01:17:13C'est un peu contestable
01:17:14Tout de même
01:17:14Parce qu'il n'y a pas de femmes prêtres
01:17:15Il y a des femmes rabbins
01:17:16Dans quelle autre religion
01:17:18Il y a des femmes rabbins
01:17:19Uniquement chez les libéraux
01:17:20Oui mais enfin
01:17:20Pas au consistant
01:17:21Enfin il n'y a pas de femmes prêtres
01:17:23Chez les libéraux
01:17:23Non après il y a
01:17:24Maintenant le catholicisme
01:17:25La patronne de l'église anglicane
01:17:27C'est une femme
01:17:28Depuis quelques mois
01:17:28D'accord
01:17:29Je vous parle du catholicisme
01:17:30Comment quelqu'un
01:17:31Qui a la foi
01:17:32Et qui est donc catholique
01:17:34Mets-t-il en pratique
01:17:36Au quotidien
01:17:37Cette foi
01:17:38Dans les milieux
01:17:39Parfois rudes
01:17:40Dans lesquels nous sommes
01:17:41Où les vanités
01:17:43Peuvent être grandes
01:17:44Les combats importants
01:17:46Les combats existaient
01:17:48Est-ce que chaque soir
01:17:50Est-ce que vous priez
01:17:51Par exemple ?
01:17:53Ah oui
01:17:53La prière
01:17:53Elle est essentielle
01:17:54Alors après
01:17:55Je fais un chapitre
01:17:56Qui s'appelle
01:17:56La beauté du doute
01:17:57Parce qu'il y a des moments
01:17:58Où on prie plus qu'à d'autres
01:17:59Il y a des moments
01:18:00Où on est plus proche de Dieu
01:18:01Que voilà
01:18:01C'est fluctuant
01:18:03C'est fluctuant
01:18:03D'ailleurs même
01:18:04Mère Thérésa
01:18:05A même eu des moments
01:18:06De grands doutes
01:18:06Non la prière
01:18:07Est très importante pour moi
01:18:08Oui je prie plusieurs fois par jour
01:18:09Oui bien sûr
01:18:10Et vous priez pour qui ?
01:18:12D'abord pour ma mère
01:18:13Ma soeur et mon neveu
01:18:14Qui sont les gens
01:18:15Les plus importants
01:18:16Je n'ai pas la chance
01:18:16D'avoir d'enfants
01:18:18Donc voilà
01:18:19Puis pour plein de gens
01:18:20Puis il y a des gens aussi
01:18:22Qui n'arrivent plus à prier
01:18:22Ils me demandent de prier pour eux
01:18:23Voilà il y a des gens
01:18:24Qui ne savent plus
01:18:25Ils disent
01:18:26Toi fais-le
01:18:26Fais-le
01:18:27Et pourquoi ils ne savent plus ?
01:18:30Parce qu'il y a des gens
01:18:31Qui sont en colère
01:18:31Contre Dieu aussi
01:18:32Moi je sais que ma maman
01:18:33Qui nous écoute
01:18:34Quand on est veuve à 37 ans
01:18:36Avec deux petits enfants
01:18:37Elle est un peu en colère
01:18:38Avec Dieu quoi
01:18:39Donc c'est moi
01:18:40Qui ai un peu la charge de ça
01:18:42Mais je suis ému
01:18:42Quand j'en parle
01:18:43Parce que
01:18:43J'ai l'impression d'avoir ce rôle
01:18:45Dans la famille en fait
01:18:46C'est un peu celui
01:18:47Qui prie
01:18:48J'héritais ça
01:18:48De ma grand-mère maternelle
01:18:50Qui était une petite paysanne
01:18:52À peine lettrée
01:18:52Et qui m'a emmené à la messe
01:18:53J'avais 15 jours
01:18:54Donc
01:18:55C'est un livre qui raconte ça aussi
01:18:57Une époque
01:18:58Et je pense que même les gens
01:19:00Qui aujourd'hui
01:19:02Ne se réclament plus
01:19:04De l'église catholique
01:19:05Qui ne se définissent plus
01:19:07Comme catholiques
01:19:07Qui ne vont plus à l'église
01:19:08Ont des souvenirs
01:19:10On a tous une grand-mère
01:19:11Qui a offert un saint Christophe
01:19:12Pour mettre dans la voiture
01:19:13Quand on a eu notre permis
01:19:14On a tous
01:19:15Je fais un chapitre
01:19:15Qui s'appelle
01:19:16Les saints de bondieuserie
01:19:16Moi je suis très attaché
01:19:17Aux bondieuserie
01:19:18Je pense que ça aide à prier
01:19:18Que ça aide dans la vie quotidienne
01:19:20On a tous une culture chrétienne
01:19:21Et moi ce que j'aimerais
01:19:23À mon infime niveau
01:19:25C'est que
01:19:26Quand les gens vont refermer ce livre
01:19:27Les gens qui se sentent un peu
01:19:29Éloignés du catholicisme
01:19:30Et même de la culture catholique
01:19:31Se disent
01:19:31Ouais quand même je suis catho
01:19:32Je suis de ce milieu là
01:19:34Et la prière
01:19:36C'est parfois aussi
01:19:38Mettre une petite lumière
01:19:39Dans une église
01:19:39Parfois on n'a pas les mots
01:19:40Un petit cierge
01:19:41Un petit truc comme ça
01:19:43Ça suffit
01:19:44En tout cas
01:19:45Vous venez de temps en temps
01:19:46De nous voir
01:19:46Et à chaque fois
01:19:47Moi je suis séduit
01:19:48Par votre énergie
01:19:49Et une chose qui est assez rare
01:19:51De nos jours
01:19:52C'est votre authenticité
01:19:53Puisque tout le monde triche
01:19:55Plus ou moins
01:19:56Et il semble que vous
01:19:58Vous soyez à l'écart
01:19:59De ça
01:20:01Et ça s'entend
01:20:02Comme ça se voit
01:20:03Donc
01:20:04Je ne peux pas tricher
01:20:05Oui
01:20:06Je ne peux pas tricher
01:20:07Parce que ce serait tricher
01:20:08Avec ce qui m'a fait
01:20:10C'est-à-dire mon éducation
01:20:11Ma famille
01:20:11A l'école
01:20:13De la République
01:20:13Au cathé
01:20:15Et puis dans ma foi
01:20:16On ne peut pas tricher
01:20:16Là c'est avec le temps
01:20:17C'est ça la foi
01:20:18Et il est 10h31
01:20:20Et à ce Maya
01:20:21Nous attend
01:20:22Pour le rappel des titres
01:20:23Un réseau de livraison
01:20:28Par drone dans des prisons
01:20:29De Loire-Atlantique
01:20:30Démantelés
01:20:313 individus âgés
01:20:32De 24, 27 et 54 ans
01:20:34Sont soupçonnés
01:20:35D'être à l'origine
01:20:36De centaines de livraisons
01:20:38Pour des détenus
01:20:39Ils comparaîtront
01:20:40Devant la justice
01:20:41Vendredi
01:20:42Au moins 79 interpellations
01:20:44Hier
01:20:45Lors d'une opération
01:20:46Antidrogue à Marseille
01:20:471500 policiers
01:20:48Ont été déployés
01:20:49A travers les 15 points
01:20:51De 10 visés
01:20:52Par les forces de l'ordre
01:20:53Une opération d'ampleur
01:20:55Qui a été lancée
01:20:55Dans les quartiers nord
01:20:56De la ville
01:20:56Pour reprendre le terrain
01:20:58Aux narcotrafiquants
01:20:59Et puis on termine
01:21:00Avec la grogne
01:21:01Des agriculteurs
01:21:02Qui ne retombent pas en Grèce
01:21:04Bien au contraire
01:21:05Les pêcheurs
01:21:05Ont même décidé
01:21:06De se joindre
01:21:06Au mouvement de colère
01:21:08Vous découvrez
01:21:09Ces images
01:21:09De manifestations
01:21:10En cours à Volos
01:21:11Les manifestants
01:21:13Maintiennent la pression
01:21:14Sur le gouvernement grec
01:21:15En poursuivant leur barrage
01:21:16Ils réclament
01:21:17Le versement
01:21:18De subventions européennes
01:21:19Subventions retardées
01:21:20Par un vaste scandale de fraude
01:21:22Je salue
01:21:23Steven Gunel
01:21:24Merci Somaïa
01:21:25Et le félicite de nouveau
01:21:26Pour son livre
01:21:27Pour son film
01:21:28Sacré cœur
01:21:29Et il me dit
01:21:29Je serais très heureux
01:21:30De rencontrer Frédéric et Armel
01:21:32Ben écoutez
01:21:33On va passer
01:21:34On va passer
01:21:35Les coordonnées
01:21:38Et je suis très heureux
01:21:38De succès de Sacré cœur
01:21:39Écoutons Christine Kelly
01:21:41C'est mon Noël à moi
01:21:42En Guadeloupe
01:21:47Aux Antilles
01:21:48Où je suis née
01:21:49Noël
01:21:50C'est la fête de la famille
01:21:51Grand-mère
01:21:52Grand-mère
01:21:52Grand-mère
01:21:52Grand-mère
01:21:52Grand-mère
01:21:52Tonton
01:21:52Tati
01:21:53Tout le monde
01:21:54Toujours réuni
01:21:54Autour d'une chose
01:21:56Un plat
01:21:57Le plat traditionnel de Noël
01:21:59Du riz
01:22:00Des pois d'angoles
01:22:02Et le cochon
01:22:02Le cochon c'est la star de Noël
01:22:04Le cochon en boudin par exemple
01:22:06Le cochon en sauce
01:22:08C'est vraiment le plat traditionnel
01:22:10Que ma grand-mère maternelle
01:22:12Faisait pendant toute la famille
01:22:13Et vraiment
01:22:14Lorsque même aujourd'hui
01:22:15On me parle de Noël
01:22:16Je pense encore
01:22:17A ces merveilleux moments
01:22:18La famille
01:22:19Le cochon
01:22:20Et ces moments de fête
01:22:22Salut à tous
01:22:23Eh bien merci
01:22:24Sarah Knafou est convoquée
01:22:26Par le comité de déontologie
01:22:27De la Cour des comptes
01:22:28Parce qu'elle a critiqué
01:22:29La Cour en qualité de membre
01:22:30De cette institution
01:22:31Et la possible arrivée
01:22:33De Rémi Rioux
01:22:34Et dans ce pays parfois
01:22:36Où la délation existe
01:22:37Il y a sûrement quelqu'un
01:22:38Qui a fait fuiter
01:22:39Cette information
01:22:41Qu'a eu le Parisien
01:22:42Donc je ne sais pas
01:22:43Qui a fait fuiter
01:22:44Cette information
01:22:44Mais Sarah Knafou
01:22:46Sera ce soir
01:22:47Chez nous
01:22:47Sur CNews
01:22:48Et on pourra évidemment
01:22:49Parler de cela
01:22:50Parce que la liberté d'expression
01:22:51En France
01:22:52C'est sujet à caution
01:22:54Jean-Marc Morandini
01:22:55Heureusement
01:22:55Vous l'avez la liberté d'expression
01:22:56Exactement
01:22:57Est-ce que vous connaissez
01:22:58Le déjanté ?
01:22:59Le déjanté ?
01:23:00C'est sur TikTok
01:23:00C'est un influenceur sur TikTok
01:23:02Qui a plus de 30 000 abonnés
01:23:03Oui
01:23:03Et simplement
01:23:04Il fait des lives
01:23:05Il parle avec des filles
01:23:07Etc
01:23:07Et c'est un prisonnier
01:23:09Voilà
01:23:09Et aujourd'hui
01:23:10Il a plusieurs dizaines
01:23:11De milliers d'abonnés
01:23:12Il a plusieurs comptes
01:23:13Sur TikTok
01:23:13On va vous raconter ça
01:23:14Et il fait ça
01:23:16Depuis sa prison
01:23:16A Châteaudun
01:23:17En toute illégalité
01:23:19En toute illégalité
01:23:20Bien évidemment
01:23:21On a les vidéos
01:23:22Vous allez voir
01:23:22Il est très heureux
01:23:24Il raconte
01:23:24Ses évolutions à l'extérieur
01:23:26Avec une arme
01:23:26Etc
01:23:27Enfin histoire de fou
01:23:28Frédéric Hermel
01:23:29C'est ça
01:23:30La foi
01:23:30Ça aussi
01:23:31Tous les jours
01:23:31On reçoit un livre
01:23:32Et on dit qu'on peut
01:23:33Le glisser sous le sapin
01:23:34Parce que c'est cela
01:23:35C'est vrai que c'est un bocado
01:23:37Là il est à sa juste place
01:23:38Sous le sapin
01:23:38Exactement
01:23:39Cette soirée du 24 décembre
01:23:41À la messe
01:23:42La messe de 19h
01:23:44Où il y a tous les enfants
01:23:45Qui sont en train de crier
01:23:46Où effectivement
01:23:48La messe de minuit
01:23:49Mais qui est à 19h
01:23:49Où il y a les parents
01:23:50Qui sont là
01:23:51Parfois bien habillés
01:23:51Parce qu'ils vont dîner
01:23:52Et tu vois cette église pleine
01:23:54C'est un des plus jolis moments
01:23:56De l'année
01:23:57Vraiment
01:23:57Et je l'attends
01:23:58Avec impatience
01:23:59Kylian Salé
01:24:01Était avec nous
01:24:01Arnold Cara
01:24:02Était à la réalisation
01:24:02Juliette
01:24:03Était à la vision
01:24:04Grégory Pocidalo
01:24:05Était au son
01:24:06Merci à Marine Lançon
01:24:08Non pas Marine Salé
01:24:09Marine Lançon
01:24:10Et Kylian Salé
01:24:11Toutes ces émissions
01:24:12Sont retrouvées
01:24:13Sur cnews.fr
01:24:14Rendez-vous ce soir
01:24:14Donc avec Sarah Knafo
01:24:15Ce soir
01:24:16Pour le moment
01:24:16C'est Jean-Marc
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